Violences basées sur le genre: après Cotonou, la COSI-Bénin sensibilise les agents de santé de Porto-Novo

La COSI-Bénin poursuit sa croisade contre les violences basées sur le genre ( VBG ) dans le secteur sanitaire avec le soutien de CNV International. Après les agents de santé de Cotonou, elle a organisé une séance de sensibilisation et de renforcement de capacités sur la lutte contre ce fléau social au profit de leurs homologues de Porto-Novo. C’était ce vendredi 25 août 2023 au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau ( CHDOP) dans la capitale en collaboration avec les syndicats membres de la fédération des syndicats du secteur de la santé affiliés à la COSI-Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Sensibiliser les agents de santé sur la réalité des faits de violences basées sur le genre et les informer sur les mécanismes légaux de prise en charge existants des travailleurs victimes. C’est l’objectif de cette séance de sensibilisation sur les violences basées sur le genre organisée par la COSI Bénin. Les bénéficiaires sont entre autres, les travailleurs et l’administration du CHDOP, la CONAF COSI Bénin départementale, le SYNPAT, le SYNAASSA, la CCD COSI Bénin, le SYPIMB, SIDE, SYNSAFEB, SYNIB et l’hôpital bon Samaritain. Ils ont eu droit à un rappel des éléments de contexte en lien avec les VBG en général et les VBG en milieu du travail en particulier dans le secteur de la santé, des définitions de notions clés comme les violences sexuelles, le harcèlement sexuelle et ont été sensibilisés sur les mécanismes de dénonciation et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre ainsi que les stratégies et comportements à adopter face aux VBG.

Il faut dire que la lutte contre les VBG et la protection des droits de la femme fait partie des priorités de la COSI Bénin qui depuis plus d’une décennie s’évertue à développer non seulement des stratégies de renforcement de capacités des femmes travailleuses sur les textes qui régissent la répression des VBG, mais également des actions de plaidoyer en direction des autorités politico-administratives en vue de l’amélioration des politiques et de la législation nationale pour cette cause. Ces séances de sensibilisation sur les VBG dans le secteur de la santé s’inscrivent dans la droite ligne de l’engagement de la COSI-Bénin en faveur de la protection des droits de la femme.

Crise au Niger: Dr. Alieu Touray assure que la CEDEAO travaille à une solution à l’amiable

Le président de la Commission de la CEDEAO, S.E Dr. Alieu Touray face à la presse internationale

La CEDEAO travaille à une solution à l’amiable en vue de la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger. C’est l’assurance qu’a donnée le président de la commission de la CEDEAO, ce vendredi 25 août 2023 à la faveur d’une conférence de presse à Abuja sur la situation politique au Niger. Face à la presse internationale, S.E Dr. Alieu Touray a tenu à rassurer les populations nigériennes que l’organisation régionale est très préoccupée par leur prospérité économique et leurs conditions sociales et croit que leurs aspirations au bien-être ne peuvent se réaliser qu’avec la démocratie et une gouvernance participative.

Une vue partielle de la presse internationale

Il faut dire que lors de sa dernière session extraordinaire, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a décidé du déploiement de sa force en attente en vue d’une éventuelle intervention militaire au Niger pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du 26 juillet 2023. Cette sortie médiatique du président de la commission S.E Dr. Alieu Touray vient confirmer que la CEDEAO recherche toujours une solution pacifique à la crise.

Ghislain Gbènakpon

Niger: la COSI-Bénin condamne le coup d’Etat mais s’oppose à une intervention militaire

Les premiers responsables de la COSI Bénin

La Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin ) vient de réagir sur la crise politique au Niger née de la prise de pouvoir par une junte militaire. Dans une déclaration lue ce jeudi 24 août 2023 à la bourse du travail par son secrétaire général Noël Chadaré, elle condamne sans équivoque le coup d’Etat du 26 Juillet convaincue que le pouvoir légal, c’est dans les urnes et non au bout du fusil. Toutefois, elle invite la CEDEAO dans la recherche de solutions à écarter l’option d’intervention militaire qui est un saut dans l’inconnu. Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration.

PRISE DE POUVOIR PAR UNE JUNTE MILITAIRE SUIVIE DE TENSION POLITIQUE AU NIGER

DÉCLARATION DE LA COSI-BENIN

Le 26 Juillet 2023, le Bureau Exécutif de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin(COSI
Bénin) a appris avec consternation que le président Mohamed Bazoum, élu démocratiquement en 2021, a été renversé par un coup d’État mené par un groupe de militaires autour du chef de la garde présidentielle, le général Omar Tchiani,
soutenu plus tard par l’armée nigérienne.

Malgré les messages de protestation de la communauté internationale et les pressions exercées par les instances régionales à savoir la CEDEAO, l’UEMOA et l’UA, le président déchu n’a, ni été libéré, ni réinstallé dans ses fonctions jusqu’à
ce jour.

Cette situation a engendré de vives tensions politiques et sociales dans le pays avec des manifestations violentes et des
attaques aux frontières entre le Niger et le Nigéria notamment.

Aussi, les nigériens et les nigériennes, commencent-ils par souffrir au quotidien des conséquences des sanctions économiques et des mesures de restrictions frontalières mises en œuvre par les pays des espaces UEMOA et CEDEAO auxquels appartient le Niger, souffrance qui n’épargne pas aussi les populations de nos pays.

Face à cette situation qui se dégrade chaque jour un peu plus, la COSI-Bénin se joint à la communauté internationale pour condamner sans équivoque cette prise de pouvoir par la force par des militaires qui se répand comme une contagion
dans la sous-région région ouest africaine. Le pouvoir légal c’est dans
les urnes et non au bout du fusil.

La COSI-Bénin, tout en condamnant fermement le coup d’Etat au Niger invite la CEDEAO dans la recherche de solutions à écarter la thèse d’une intervention armée et à recouvrir
exclusivement au dialogue et aux pressions de toutes sortes pour une issue heureuse à cette crise. La COSI-Bénin pense que l’option du recours à une intervention militaire serait un saut dans l’inconnu et une aventure périlleuse qui pourrait
déstabiliser la sous-région et avoir de lourdes conséquences pour tout le monde aussi bien pour les pays qui constitueraient éventuellement cette force que pour le pays assiégé car nos peuples sont des peuples frères et nous avons des ressortissants béninois au Niger comme des ressortissants nigériens au Bénin. Il en est de même pour les autres pays qui ont aussi des liens séculaires avec le Niger. De plus entre notre pays, le Bénin et le Niger, il y a une interdépendance économique dont il faut tenir compte et grand compte avant d’envoyer des troupes combattre à Niamey.

Par ailleurs un recours à la force ne garantirait pas la vie sauve au président BAZOUM. C’est pour cela que nous invitons le chef de l’Etat Béninois à user de son intelligence avérée et de son sens de responsabilité pour convaincre ses pairs d’abandonner le recours à la force et privilégier exclusivement
le dialogue et les pressions de toutes sortes pour obtenir des militaires au pouvoir la libération du président BAZOUM et le retour rapide à la normalité.On peut comprendre que sous le coup de l’émotion engendrée par le coup d’état, on décide
dans la foulée de recourir à la force mais une fois l’émotion tombée, il faut savoir raison gardée car on peut se tromper de bonne foi. La COSI-Bénin apporte son soutien indéfectible aux travailleurs du Niger et à leurs organisations syndicales.

-Que Dieu éclaire les dirigeants ouest africains pour la paix
dans l’espace CEDEAO
-Vive la COSI-Bénin

Fait à Cotonou, le 24/08/2023
Le Secrétaire Général

Lutte contre les VBG en milieu sanitaire: la COSI-Bénin sensibilise ses syndicats de base du secteur

Le Sg/COSI-Bénin Noël Chadaré lançant le travaux

La Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin ) a organisé ce jeudi 24 août 2023 au CNHU-HKM de Cotonou avec le soutien de la CNV International, une séance de sensibilisation et de renforcement de capacités sur les compétences de vie en lien avec les violences basées sur le genre ( VBG ) au profit des travailleuses et travailleurs des centres de santé publics et privé du Bénin. C’est le secrétaire général de la COSI Bénin, Noël Chadaré qui a officiellement lancé la sensibilisation avec pour interlocuteurs, les délégués des organisations syndicales de base du secteur de la santé.

Ghislain Gbènakpon

« Sensibiliser les participants sur la réalité des faits de violences basées sur le genre dans le secteur de la santé en général et dans le milieu hospitalier en particulier et les outiller sur les mécanismes de prise en charge existants au profit des victimes ». Voilà ainsi décliné par la secrétaire générale adjointe de la COSI Bénin, Mme Basilia Ahouansou dans son mot de bienvenue, l’objectif de cette séance de sensibilisation et de renforcement de capacités sur les compétences de vie en lien avec les VBG au profit des travailleuses et travailleurs des centres de santé publics et privés du Bénin. Elle a fait observer que les faits de harcèlement sexuel, de violences physiques ou psychologiques y sont régulièrement commis, mais malheureusement, la loi de l’omerta qui règne dans le milieu empêche toute dénonciation et tout processus de prise en charge des victimes.

Une vue partielle des participants
Le chargé de programme de la COSI-Bénin Calixte Adiyéton

Dans son allocution de lancement des travaux, le secrétaire général de la COSI Bénin, Noël Chadaré a soutenu que la lutte contre les VBG a toujours été l’une des priorités de la confédération et n’a pas manqué d’expliquer pourquoi le secteur de la santé est de plus en plus concerné: « Venir dans ce secteur avec ce thème est un défi que nous sommes en train de relever. Car, la COSI a toujours fait de ce thème, un de ses chevaux de bataille. Il y a longtemps que nous y sommes parce que le genre, la protection de la femme, le travail décent sont importants. Nous avons commencé petitement avec ABPF et ABMS dans le secteur de l’éducation. Et nous avons été dans les établissements pour sensibiliser les enseignants parce que c’est là que c’est criard, on le voit à l’oeil nu. Et cela a fait ses effets. Nous sommes allés aussi dans l’administration publique où nous avons mis sur pied une ligne verte pour un centre d’assistance psychologique pour les survivantes. Mais nous nous sommes dit qu’en dehors du secteur de l’éducation et dans l’administration, le fléau existe aussi dans nos centres de santé mais de façon pernicieuse, insidieuse et on n’en parle pas. L’objectif de cette séance, c’est d’abord vous faire connaître les textes qui répriment les VBG notamment le harcèlement sexuel et vous sensibiliser pour la réduction du mal ». La fédération des syndicats de la santé affiliés à la COSI-Bénin à travers son secrétaire général Adolphe Houssou a remercié la confédération et CNV International pour la tenue de cette sensibilisation.

Rencontre des organisations des travailleurs de l’Afrique de l’Ouest : l’UGTAO portée sur les fonts baptismaux à Cotonou

La table d’honneur à l’ouverture de la rencontre

Union générale des travailleurs de l’Afrique de l’Ouest ( UGTAO ). Telle est la dénomination de l’organisation syndicale ouest africaine dont a accouché la Rencontre des organisations des travailleurs de l’Afrique de l’Ouest qui a eu lieu ce jeudi 24 août 2023 à l’hôtel de la bourse du travail de Cotonou. Les travaux de ladite rencontre ont été officiellement lancés par le président de l’Organisation des peuples de l’Afrique de l’Ouest ( OPAO ) créée en décembre 2023, M. Philippe Noudjènoumé. Il avait à ses côtés le secrétaire général de la Confédération général des travailleurs de la Côte d’Ivoire ( CGTCI ), Désiré Atsé et le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( CSTB ), Nagnimi Kassa Mampo. Dans une déclaration dite Proclamation de Cotonou, les membres de l’UGTAO y font, entre autres, un diagnostic des maux qui minent l’Afrique de l’Ouest, proclament que leur union est anti-impérialiste, anti-néocolonialiste , antiraciste et s’engagent à oeuvrer dans chaque pays pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs de toutes catégories. Lire ci-dessous, la Proclamation de Cotonou.

Union Générale des Travailleurs de l’Afrique de l’Ouest -UGTAO

PROCLAMATION DE COTONOU

Nous représentants des Travailleurs de l’Afrique de l’Ouest
Réunis à Cotonou ce jour 24 Août 2023- sur la base des discussions initiées à Winneba en décembre 2022 à la constitution de l’Organisation des Peuples de l’Afrique de l’Ouest rendons publique la Déclaration dont le contenu suit :

I- LE DIAGNOSTIC DU MAL.

1°- La crise de l’Afrique de l’Ouest

L’Afrique de l’Ouest dispose de terres, d’eau, de forêts, de minéraux, d’énergie et de bio-ressources en abondance. Nous avons une population jeune, énergique et créative. Pourtant, nous sommes pauvres et nous nous appauvrissons. Pendant 500 ans, l’impérialisme a sous-développé l’Afrique de l’Ouest à travers la traite des esclaves, le colonialisme et le néocolonialisme. L’élite capitaliste mondiale nous exploite par le biais de sociétés transnationales soutenues par des États occidentaux et des institutions économiques, sociales et militaires multilatérales (telles que la Banque mondiale, le FMI, l’OMC et l’OTAN). Nos élites locales utilisent le pouvoir de l’État pour promouvoir cette exploitation étrangère et pour nous opprimer politiquement, physiquement, idéologiquement et culturellement, tout en pillant nos États pour leur profit personnel. Le problème essentiel de toute l’Afrique de l’Ouest est la permanence de la domination et de l’exploitation impérialiste.

Nos 425 millions d’habitants souffrent également d’inégalités massives. Au bas de la pyramide, nos citoyens n’ont pas accès à une alimentation, un logement, des soins de santé, une éducation et des emplois adéquats. Notre importante population rurale, en particulier nos femmes, ne peut accéder à la terre ou au capital nécessaire à l’agriculture.
2°- La guerre au Sahel et la menace de guerre contre le Niger.
Le Sahel est désormais confronté à un conflit multiforme. La cause immédiate de ce conflit est le déclin du néocolonialisme français (minéraux stratégiques, contrôle des devises et accords commerciaux « préférentiels » dans toute l’Afrique de l’Ouest) et le désespoir de la France Les États-Unis et la France se sont depuis saisis de ce djihadisme pour intensifier leur engagement militaire dans la région, ce qui a entraîné une escalade exponentielle du conflit. Les États-Unis et la France possèdent au moins 20 bases militaires couvrant l’Afrique occidentale.

La guerre ou menace de guerre qui profile à l’horizon contre le peuple du Niger sous la bannière de la CEDEAO n’est que l’exécution d’un plan impérialiste notamment français tendant à maintenir et prolonger indéfiniment l’exploitation impérialiste des ressources minières au détriment des peuples de la sous-région.
3°- Les défis des travailleurs de l’Afrique de l’Ouest.
Les travailleurs de l’Afrique de l’Ouest sont confrontés à trois grands défis ! La domination impérialiste des monopoles qui pillent nos ressources d’une part ; l’exploitation et la surexploitation de notre force de travail payé à des salaires dérisoires pour des superprofits capitalistes, livrés que nous sommes à la menace de chômage, de sous-emploi et de précarisation constante des emplois d’autre part ; enfin le défi de l’unité et de la solidarité entre les travailleurs.

II- LES DÉCISIONS

Au regard de cess considerations

Les travailleurs de l’Afrique de l’Ouest réunis ce jour à Cotonou

1°- Proclament la naissance de l’Union Générale des Travailleurs de l’Afrique de l’Ouest -UGTAO en anglais All-West African Workers’Union (AWAWU) à la dimension des seize pays de la sous-Région

2°-Saluent la création de l’Organisation des Peuples de l’Afrique de l’Ouest (Créée en décembre 2022 et s’inscrivent entièrement dans les Objectifs et Charte adoptés à cet effet.

3°- S’inscrivent dans la grande Tradition progressiste et panafricaniste de l’UGTAN de glorieuse mémoire pour la libération et l’Union de la sous-région et de toute l’Afrique.

4°- Proclament que notre Union est anti-impérialiste, anti-néocolonialiste, antiraciste et se battra pour l’éradication de la domination impérialiste sous toutes ses formes

5°- S’engagent à œuvrer dans chaque pays pour la défense sans faille des intérêts matériels et moraux des travailleurs de toutes catégories.

6°-Déclarent qu’elle se battra de toutes ses forces pour promouvoir la solidarité internationaliste entre les travailleurs de toute la sous-région et du monde entier.

7°- Déclare qu’elle reste ouverte à toute organisation de travailleurs de la sous-région ouest-africaine et même au-delà qui partage ses idéaux et inscrivent leurs actions dans ce cadre.

Cotonou, le 24 Août 2023

Pour le Bénin

La CSTB : KASSA Mampo Nagnini

L’UNSTB : AHITCHEME Bonaventure

Pour la Côte d’Ivoire

La CGTCI : ATSE Désiré

Pour le Ghana

TUC : NANA Yaw

Niger: Rencontre entre le Représentant de la CEDEAO auprès de l’UA Oké et son homologue de la Ligue Arabe Shiltagh

L’Ambassadeur de la CEDEAO au près de l’UA Francis Oké et son homologue de la Ligue Arabe Hamed Shiltagh

La crise politique au Niger continue de faire objet de tractations diplomatiques. Elle a été au coeur de la rencontre d’échanges entre le Représentant Permanent de la CEDEAO auprès de l’Union Africaine (  UA ), S.E Francis Oké et celui des États de la Ligue Arabe auprès de l’UA, l’Éthiopie et l’UNECA, S.E Hamed Shiltagh.  C’était ce mardi 22 août 2023 à Addis Abeba.

Ghislain Gbènakpon

La situation au Niger, la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et le dernier communiqué du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine. Ce sont les principaux sujets au coeur des échanges entre l’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E Francis Oké et son homologue de la Ligue Arabe, S.E Hamed Shiltagh.  Il faut dire que la crise au Niger née du coup d’Etat militaire survenu le 26 juillet 2023 mobilise toutes les énergies. Pour rappel, la CEDEAO a initié sans succès jusque-là, plusieurs missions diplomatiques pour le rétablissement pacifique de l’ordre constitutionnel avant de décider lors de la dernière session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de déployer sa force en attente dans le pays en vue d’une intervention militaire au besoin. L’Union Africaine à travers son conseil de paix et de sécurité a pris note de cette option et a suspendu la participation du Niger de toutes ses activités et de ses organes et institutions jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. A cette rencontre d’échanges avec son homologue de la Ligue Arabe, S.E Francis Oké a sans doute expliqué à son hôte, les différentes initiatives de la CEDEAO pour la résolution de la crise au Niger. Il a été aussi question de la collaboration nécessaire entre les deux institutions sur les nouveaux défis à relever dans la région ouest africaine.

9e conférence de WAAPAC à Cotonou: participation active de l’hle Issaka Tapsoba du Burkina Faso

Le député Issaka Tapsoba du Burkina Faso

La 9e conférence et assemblée générale de l’Association des commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest ( WAAPAC ) qui s’est ouverte ce lundi 21 août 2023 à Cotonou pour 5 jours connait une participation active de l’honorable Issaka Tapsoba, membre de l’Assemblée nationale de transition ( ANT ) du Burkina Faso. A la faveur d’une interview à la presse après l’ouverture des travaux, il a livré ses impressions. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune: Vous participez à la 9e conférence et assemblée générale de l’Association des commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest. Quelles sont vos impressions et que comptez-vous faire pour la pérennisation de cette structure africaine ?

Issaka Tapsoba: Elles sont bonnes. Déja la philosophie qui sous-tend la mise en place d’une telle structure est à saluer. Les messages qui ont été présentés ce matin m’ont convaincu dans cette compréhension de la chose. Je pense que si nous sommes là, c’est pour le renforcement de la collaboration entre les commissions des finances et du budget des pays de l’Afrique de l’Ouest. Bien entendu, il y a d’autres structures soeurs qui ont été invitées et ont prononcé des mots à l’ouverture des travaux.

La préoccupation aujourd’hui est la préparation du budget. En tant que membre de la commission des finances du Burkina Faso, comment s’y prendre ?

Quand on parle du budget, nous savons qu’au sein de l’UEMOA, nous ne sommes pas dans le cadre du budget programme. Qui parle de budget programme parle de gestion axée sur les résultats. Donc cela s’entend une bonne gestion des dépenses mais également le développement optimal des recettes .

Un message à vos pairs du Burkina.

A mes pairs du Burkina, je dirai qu’on est bien accueilli et nous apprécions l’hospitalité légendaire du Bénin à sa juste valeur. Nous sommes chez nous.

Comment se porte l’Assemblée nationale du Burkina Faso ?

Elle se porte très bien sous la houlette du Dr. Ousmane Bougouma. Il a un charisme et un leadership affirmé. Ce qui permet à l’assemblée nationale du Burkina Faso de rayonner sur le plan national et je dirai aussi sur le plan international. La preuve, on est là pour prendre part à cette conférence.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

9e assemblée générale de WAAPAC à Cotonou: L’invite du Pdt Sèmodji Djossou du Togo

Le président Sèmondji Djossou

Le président de la commission des finances et du développement économique à l’Assemblée nationale du Togo prend activement part à la 9eme conférence et assemblée générale de l’Association des commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest ( WAAPAC ) qui se tient depuis ce lundi 21 août 2023 à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse, l’honorable Sèmodji Djossou a, entre autres, fait une invite à ses pairs africains. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune: Veuillez-nous rappeler l’objectif de votre présence à Cotonou?

Sèmndji Djossou: Nous sommes à la 9e conférence et assemblée générale de WAAPAC. C’est l’Association des commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest. Le thème de la conférence porte sur la dette publique. Comme nous, les commissions des finances avons pour rôle de contrôler l’action du gouvernement à travers l’adoption du budget et la dette étant un élément du budget, ce thème est très important pour notre travail à l’Assemblée nationale.

Que peut-on retenir déjà des premiers travaux ?

Nous avons eu quelques généralités sur la dette; les éléments que les députés doivent connaître sur la dette pour pouvoir apprécier les stratégies d’endettement des gouvernements. Cette première communication nous a permis de discuter pour voir comment les gouvernements doivent s’y prendre pour que le dette ne devienne pas un obstacle pour le développement des États.

Un message à l’endroit de vos pairs africains.

Nous devons tous travailler dans le cadre de nos législations et plus globalement dans le cadre qui a été défini au sein des organisations sous régionales comme l’UEMOA et la CEDEAO. Ces organisations à travers la surveillance multilatérale, fixent un certain nombres d’indicateurs que les gouvernements doivent respecter. Et donc, nous contribuons également à surveiller le respect de ces indicateurs. Nous appelons tous les gouvernements à faire en sorte que les choses se passent mieux pour nos États.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Gestion de la dette publique en Afrique de l’Ouest: l’appel du Pdt Issouf Traoré à la 9e AG de WAAPAC à Cotonou

Le président Issouf Traoré

A la 9e conférence et assemblée générale de l’Association des Commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest ( WAAPAC ) qui s’est ouverte ce lundi 21 août 2023 à Cotonou pour 5 jours, le président de la commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire et premier vice-président francophone de l’association a lancé un appel sur la transparence dans la gestion de la dette publique dans cet espace sous régional qui est la problématique centrale des assises. C’est à la faveur d’une interview que l’honorable Issouf Traoré, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Ce que je peux dire est que cette expérience nous permet d’harmoniser nos points de vue. Vous avez déjà vu que le WAAPAC, c’est une interpellation, une dénomination anglophone. Donc, si nous harmonisons nos points de vue, si nous intégrons ce que nous appelons le cadre juridique comme on le fait au niveau de l’UEMOA, de la CEDEAO, il est tout à fait normal que nous arriverons à trouver un consensus sur la manière de gérer les deniers publics et surtout le parlement qui légifère et fait le contrôle de l’action gouvernementale à juguler un tant soi peu tout ce qui est dette, tout ce qui est budget, tout ce qui peut amener nos pays à vraiment se développer dans une harmonie totale. », a déclaré le président Issouf Traoré.

Il faut dire que la rencontre de Cotonou permet aux participants de partager leurs expériences en matière de contrôle de la transparence dans la gestion de la dette publique. Et le président Issouf Traoré n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction déja pour la première journée de travail: « Elle est très enrichissante parce qu’elle a permis aux différents parlementaires de voir que leurs régimes sont différents, qu’il y a des régimes parlementaires, des régimes présidentiels et semi présidentiels. Donc au vu des expériences de chaque régime, l’intervention est différente dans la mesure où le vote est politique. Vous comprenez aisément que nous devons accompagner le projet du président de la République lorsque nous sommes du régime au pouvoir ».

Niger: les chefs d’état-major de la CEDEAO planchent sur l’activation de la force en attente

Les stratégies d’activation de la force en attente de la CEDEAO sont au coeur de la réunion du Comité des chefs d’état-major de la défense qui se réunit du 17 août au 18 août 2023 au Ghana pour discuter de la situation politique en République du Niger. Cela s’inscrit dans la droite ligne de la directive de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

Pour rappel, après le coup d’Etat du 26 juillet au Niger, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a donné au terme d’une session extraordinaire, un ultimatum d’une semaine aux putschistes pour le retour à l’ordre constitutionnel en rétablissant le président Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Mais à l’expiration de l’ultimatum, les lignes n’ont pas bougé malgré les offres de négociation par voie diplomatique de l’organisation régionale. Et c’est réunie une nouvelle fois en session extraordinaire que la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a ordonné l’activation de la force en attente de la CEDEAO dans la perspective d’une invention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel tout en maintenant son offre de résolution de la crise par la négociation.

Ghislain Gbènakpon