L’Algérie n’est pas partante pour une intervention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du 26 juillet dernier. Si elle affirme son soutien à M. Mohamed Bazoum comme président légitime de la République du Niger, elle estime que le retour à l’ordre constitutionnel doit impérativement d’accomplir par des moyens pacifiques qui éviteront au pays et à l’ensemble de la région un surcroît d’insécurité et d’instabilité et aux peuples un surcroît d’adversité. En conséquence, l’Algérie met en garde et appelle à la prudence et à la retenue face aux intentions d’interventions militaires qui ne sont que de facteurs de complication et d’aggravation de la crise actuelle. C’est par la voie d’un communiqué de presse en date de ce 1er août 2023 de son ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger. Lire ci-dessous le communiqué de presse.
La CEDEAO n’entend manifestement pas laisser passer le coup d’Etat survenu ce mercredi 26 juillet 2023 au Niger. Aux termes de l’une de ses décisions à l’issue du 51e sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement ce dimanche 30 juillet à Abuja au Nigeria, elle donne un ultimatum d’une semaine aux putschistes pour rétablir l’ordre constitutionnel. C’est l’une des principales informations du communiqué final parvenu à la rédaction.
Ghislain Gbènakpon
« Prendre toutes les mesures nécessaires, au cas où les exigences de la Conférence ne seraient pas satisfaites dans un délai d’une semaine, pour assurer le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République du Niger. Lesdites mesures peuvent inclure l’usage de la force. A cet effet, les Chefs d’Etat-major de la Défense de la CEDEAO devront se réunir immédiatement ». Voilà l’une des décisions contenues dans le communiqué final ayant sanctionné le sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation politique au Niger.
Il faut dire qu’après avoir rappelé le principe de la tolérance Zéro pour les changements anticonstitutionnels de gouvernement, la Conférence affirme que le président Mohamed Bazoum demeure le Chef d’Etat légitime de la République du Niger, reconnu par la CEDEAO, l’Union Africaine et la communauté internationale. Elle condamne avec la plus grande fermeté la tentative de renversement de l’ordre constitutionnel dans le pays et la détention illégale du président Mohamed Bazoum ainsi que de membres de sa famille et de son gouvernement. La Conférence exige sa libération immédiate et son rétablissement dans ses fonctions de président de la République, Chef de l’Etat ainsi que le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger. Elle rejette toute forme de prétendue démission qui serait attribuée au président Mohamed Bazoum.
Des sanctions économiques
En attendant le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la Conférence a opté pour des sanctions économiques à travers une série de mesures à effet immédiat. Il en est ainsi, entre autres, de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Niger, de l’établissement d’une zone d’exclusion de la CEDEAO pour tous les vols commerciaux à destination ou en provenance du Niger, de la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les Etats membres de la CEDEAO et le Niger, du gel de toutes les transactions de service y compris les services publics, du gel des avoirs de la République du Niger dans les banques centrales de la CEDEAO, du gel des avoirs de l’Etat du Niger ainsi que des entreprises publiques et parapubliques logés dans les banques commerciales et de la suspension du Niger de toutes formes d’assistance financière et de transactions avec toutes les institutions financières, notamment la BIDC et la BOAD. La Conférence lance un appel à l’UEMOA et à tous les organismes régionaux pour la mise en application de ces mesures.
L’Association des cheminots retraités de l’OCBN ( ACR ) portée sur les fonts baptismaux le 23 septembre 1968 a tenu ce vendredi 28 juillet 2023 à la bourse du travail de Cotonou, son onzième congrès ordinaire. A l’ouverture des assises, on notait la présence , entre autres, du président à vie de l’ACR, M. Albéric Ahoyo, des représentants des secrétaires généraux des confédérations syndicales et ceux du ministre du cadre de vie chargé des transports et du ministre des affaires sociales et de la microfinance. Au terme des travaux, M. Aurélien Dossou-Yovo est élu à la tête d’un nouveau bureau exécutif national qui a devant lui, plusieurs chantiers importants pour l’amélioration des conditions de vie des cheminots retraités.
Ghislain Gbènakpon
Le président élu Aurélien Dossou-Yovo lors de son intervention
« Tous les retraités vis-à-vis desquels l’Etat a une dette entreront dans leurs droits. La première action à mener est une audience que nous allons solliciter auprès du ministre du cadre de vie et des transports dans ce sens. Nous allons être de près avec eux pour penser à la renaissance du rail. Comme les gens l’ont souhaité, le train sifflera à nouveau. » C’est un peu en ces termes que s’exprimait après son élection à la tête de l’ACR, le président Aurélien Dosou-Yovo pour donner un aperçu global des chantiers sur lesquels le nouveau bureau va se pencher.
Une vue de famille de membres d’ACR et d’invités
Il Faut dire que ces chantiers étaient d’une manière ou d’une autre ouverts par le bureau sortant présidé par M. Paul Tomavo. Dans une interview à la presse, il a évoqué l’octroi de 1,25 point indiciaire à tous décidé par le gouvernement en 2011 et dont n’a pas encore bénéficié jusque-là les cheminots retraités de l’OCBN aujourd’hui dissoute avec les employés licenciés. Les représentants des différentes structures invitées ont apporté leur soutien au combat de l’ACR qui a pour but de resserrer les liens de solidarité entre ses membres, de défendre les intérêts matériels et moraux de chacun d’eux.
Une vue partielle des congressistes
Dans son allocution à l’ouverture des travaux, le président à vie de l’ACR a dlivré un véritable message d’espoir. « Tél que je l’espère sincèrement, que ces retrouvailles vous permettent de faire le point exhaustif du chemin parcouru et surtout l’élaboration d’une feuille de route incluant l’avenir du chemin de fer OCBN et le sort humain qui est réservé aux acteurs que sont les cheminots encore en activité de service. Il serait plus utile, à mon humble avis, de vous asseoir avec le SYNCOBENI ( Groupement officiel reconnu pour la défense de droits légitimes des travailleurs ). Vous, j’entends SYNCOBENI et ACR, vous devez conjuguer tous vos efforts et faire en sorte que le train reprenne de souffler comme dans le passé et continue de siffler pour toujours. Le bonheur de tout un peuple en dépend », a déclaré M. Albéric Ahoyo.
« Onze millions d’habitants même sang ». C’est le thème de la première édition du Festival Mots Pour Maux ( FMPM ) qui s’est tenu ce vendredi 28 juillet 2023 à Azalaï Hôtel de Cotonou. Et de par la forte participation du public dont les institutions, les confessions religieuses, les Ong, les OSC et les partis politiques , on peut raisonnablement dire que c’est un pari gagné pour l’initiateur Samson Ahouignan alias Ahouignan K-You, slameur, poète et chantre de l’Eternel.
Ghislain Gbènakpon
De jeunes slameurs en herbe coachés qui prestent sur le thème appelant à la fraternité et l’unité avant la prestation majestueuse de l’initiateur Ahouignan K-You qui aura tenu le public en haleine pendant des heures, le tout ponctué par des virgules musicales et chorégraphiques. Voilà ainsi résumée, la soirée slam de la première édition du Festival Mots Pour Maux ( FMPM 2023 ).
Une vue globale du public
« Nous avons sélectionné de jeunes slameurs. Nous avons effectué deux jours de résidence de création avec des coachs, poètes, musiciens, écrivains y compris moi-même. Ils ont fait la restitution tout à l’heure. Les textes portent sur la thématique. Ce spectacle est une invite à la paix, à la cohésion, à l’unité nationale, à la culture profonde et réelle de la fraternité entre tous les humains, les béninois, au respect de notre République et de ses lois car de plus en plus, la morale déserte le forum, la vie devient ce qu’elle ne doit pas être. Plutôt que de secourir un accidenté, on va le dépouiller de son téléphone portable et de son portefeuille. Plutôt que de se comprendre dans la circulation, on s’insulte alors qu’un petit mot-excuse-pourrait apaiser l’autre. Nous avons l’ambition que personne ne pense plus qu’en face de lui, c’est Jean, Jonas, Paul, pierre mais plutôt une autre copie de lui-même. Et qu’il n’a plus aucun intérêt à le violenter, à l’envoûter, à bloquer ses affaires. Donc, c’est de cela qu’il s’agit » a expliqué Ahouignan K-You dans son intervention d’après prestation.
Le public manifestement conquis
A la faveur d’une interview à la presse, il est revenu, entre autres, sur le concept Mot Pour Maux. « Nous allons nous servir des mots. Nous croyons en tant que poète en la puissance des mots pour changer et guérir les maux de la vie. Amener les uns les autres à réellement cultiver la fraternité, la paix dans nos maisons, autour de nous, dans la rue. Partout où on va, tous les hommes sont un. Que l’on soit blanc, rouge, noir, tous sont issus d’un même sang. Les hommes sont un. C’est en cela que je parle de l’unicité humaine universelle. Il faut que qu’on reconnaisse cela et qu’on arrête de se déchirer inutilement », a soutenu Ahouignan K-You. Les regards sont désormais tournés vers la deuxième édition dans deux ans car le FMPM est une biennale.
Le Sg/Cosi Bénin Noël Chadaré lançant les activités
La COSI Bénin et la CGTB disposent désormais d’une feuille de route pour les activités à mener cette année dans le secteur bois et bâtiment. La réunion préparatoire de lancement de ces activités dans le cadre du projet régional bois et bâtiment 2023 conjointement mis en oeuvre par les deux confédérations syndicales a eu lieu ce vendredi 28 juillet 2023 à la bourse du travail de Cotonou. C’est le secrétaire général de la COSI Bénin, M. Noël Chadaré qui a officiellement lancé les travaux.
Ghislain Gbènakpon
« Il y a des journées de réflexion à organiser sur la protection sociale des travailleurs du secteur bois et construction que ce soit secteur formel ou informel, un forum à organiser sur les enjeux et défis du secteur au Bénin et quelques actions de plaidoyer à faire en direction des entreprises et des organisations patronales pour vraiment que les portes s’ouvrent davantage surtout pour ce qui est de la syndicalisation parce que nous avons des secteurs qui restent fermés à la chose syndicale. Vous savez, le contexte global est celui des grands travaux et qui dit grands travaux, dit sollicitation des travailleurs et entreprises du secteur bois et bâtiment. C’est bien de voir les nouvelles routes sur lesquelles nous passons mais encore faudrait-il se demander quelles sont les conditions de vie et de travail de ceux qui travaillent pour que les infrastructures soient belles. Donc c’est le moment de voir si les entreprises qui gagnent les marchés respectent les règles en matière de travail décent. Les questions de protection des travailleurs, sécurité santé au travail sont toutes aussi importantes que la qualité des infrastructures réalisées », a déclaré à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, le chargé de programme de la Cosi-Bénin M. Calixte Adiyéton.
On retient de ses éclairages que l’objectif global de ce programme régional est de contribuer à la promotion du travail décent dans le secteur du bois et de la construction au Bénin de façon générale. Il faut aussi retenir que c’est un programme qui a commencé depuis 2 ans maintenant. « Nous sommes à la 3e année de ce programme qui est en train de prendre fin. Nous avons donc lancé les activités du plan annuel 2023. Nous avons profité pour passer au peigne fin les résultats du plan 2022 que ce soit en matière de protection sociale, d’organisation des travailleurs, du respect des normes et conventions et bien d’autres. Nous en avons tiré des conclusions. C’est vrai que nous avons des résultats plus ou moins satisfaisants mais on s’est regardé dans les yeux, on s’est dit des vérités car nous avons des défis sur lesquels il faut vraiment qu’on fasse des efforts », a expliqué le chargé de programme de la Cosi-Bénin. Au terme des travaux de cette réunion préparatoire de lancement, un planning des différentes activités a été adopté et le comité conjoint Cosi-Cgtb a la charge de veiller à sa mise en œuvre.
Le président du Syntra-INAB, El Hadj Rabiou Garba à côté du représentant de l’ANaTT intervenant, M. Théophile Dégbey
Pour faciliter une gestion rationnelle du fret au Bénin, l’Agence nationale des transports terrestres ( ANaTT ) va mettre en œuvre sous peu, le système électronique de gestion de fret ( Syg.Fr ). Du 10 au 17 juillet dernier, elle a organisé au profit des acteurs du sous-secteur transport béninois, une visite de travail au Cameroun qui expérimente déja la plateforme. Un peu plus d’une semaine après, le président du SYNTRA-INAB, figure emblématique du transport béninois, a fait le point de la visite pour mobiliser tous les acteurs à adhérer à la nouvelle donne. C’est à la faveur d’une conférence de presse que El hadj Rabiou Garba a conjointement animée ce mercredi 26 juillet à la bourse du travail à Cotonou avec le chef service des études, de la réglementation et du contrôle de l’ANaTT, M. Théophile Dégbey.
Ghislain Gbènakpon
« Nous sommes allés. Il y a eu une séance de travail entre eux et nous. Nous avons constaté que le bureau de gestion de fret est le bureau régulateur de la clé de répartition des frets. Ici, nous avons depuis des lustres une clé de répartition 1/3 pour les pays à façade maritime comme le Bénin et 2/3 pour les pays de l’lnterland. Et vous n’êtes pas sans savoir que depuis quelques années, il a été toujours dit que le Niger dépasse les 2/3 qui lui reviennent et que le Bénin qui ne charge même pas son tiers est lésé. Et que ce que nous voulons , c’est notre tiers. Aujourd’hui, le Bénin veut savoir combien de transporteurs il y a sur son territoire. Qui est transporteur au Bénin ? C’est celui qui a l’autorisation de transport. Ainsi, réellement, on saura si le Bénin charge son tiers et que le Niger charge ses deux tiers. Et dans cette perspective, il y a une plateforme qui va être mis en place à savoir le Syg.Fr. Et vous devez vous y adapter en vous mettant à jour », a expliqué le président du Syntra-Inab, El hadj Rabiou Garba à l’endroit des transporteurs et importateurs présents.
Une vue partielle des transporteurs et importateurs
Il faut dire qu’il ressort des éclairages des conférenciers qu’une fois développé au Bénin, le système Syg.Fr permettra à l’ANaTT de faciliter conformément à la réglementation en vigueur, la délivrance de façon électronique des autorisations de transport pour les transporteurs professionnels et l’émission des lettres de voiture pour tous les frets en provenance du port de Cotonou et des autres centres générateurs de fret situés sur le territoire national, l’archivage électronique et la protection des données à caractère personnel, la facilitation de la gestion de fret routier et le respect des quotas.
A l’image du président du SYNTRA-INAB, le représentant de l’ANaTT a aussi fait une restitution de la visite de travail sur le Cameroun et n’a pas manqué d’exhorter les transporteurs et importateurs du Bénin à adhérer au système syg.Fr. « C’était l’occasion pour les transporteurs de voir avec leurs homologues du Cameroun quels sont les avantages et difficultés qu’ils ont eus dès la mise en place de ce système; puisque c’est de ce système que nous voulons hériter. Aujourd’hui, chers transporteurs, chers importateurs, Syg.Fr est à votre disposition. Si vous êtes ici et que vous n’êtes pas encore à jour, commencez par vous rapprocher de nous et de vos représentants syndicaux pour voir comment enregistrer vos entreprises, vos véhicules, vos conducteurs. A partir de cet instant, on saura que vous êtes disposés à exploiter Syg.Fr avec nous et pour votre bien », a déclaré M. Théophile Dégbey.
L’Ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E.M Francis Oké félicitant le nouveau premier ministre nommé du Cambodge, S.E.M Hun Maneth
Changement à la tête du gouvernement cambodgien aux lendemains des législatives du dimanche 23 juillet 2023 dernier. S.E.M Hun Maneth est nommé ce mercredi 26 juillet, nouveau premier ministre du royaume. Très vite, il a reçu les félicitations du Représentant Permanant de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E.M Francis Oké. Pour rappel, l’Ambassadeur est au Cambodge depuis le vendredi 21 juillet sur invitation du gouvernement pour une mission d’assistance électorale et d’observation qu’a conduite une délégation d’experts d’Afrique de l’Ouest dans le cadre de ces législatives. Il faut dire que cette invitation du gouvernement cambodgien est une reconnaissance de l’expertise incontestable et incontestée de S.EM, Francis Oké précédemment chef Division Assistance Électorale de la CEDEAO.
Il se tient depuis ce mardi 25 juillet 2023 à Grand-Popo avec le soutien du HCR, un atelier de formation sur la Détermination du Statut d’Apatride ( DSA ) au profit des membres de la Commission nationale chargée des Réfugiés et des Apatrides ( CNRA ). C’est le directeur adjoint de cabinet ( DAC ) du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Adam Yafradou qui a officiellement lancé cette formation de trois jours animée par d’éminents professeurs et personnalités du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la France. Il avait à ses cotés, le secrétaire permanent de la CNRA, le contrôleur général de police, M. Aristide Dagou et le représentant du HCR, M. Karim Tarouadada.
Ghislain Gbènakpon
La table d’honneur
La détermination du statut d’apatride, identification et traitement des demandes de reconnaissance de statut d’apatride en Côte d’Ivoire, procédure de détermination du statut d’apatride ( DSA ) en Côte d’Ivoire, le système de référencement des demandes de DSA auprès des Commissions, le manuel du HCR pour la protection des personnes apatrides, les causes de l’apatridie dans le contexte du Bénin, droit et protection de la nationalité au Bénin, le droit béninois face aux défis de l’essor de l’apatridie. Voilà des communications parmi d’autres au programme des trois jours de formation sur la détermination du statut d’apatride financée par le HCR au profit des membres de la CNRA du Bénin. Elle va être ponctuée de partages d’expériences et de bonnes pratiques de la Côte d’Ivoire par un représentant de la direction d’aide et d’assistance aux réfugiés et apatrides ( DAARA ) de ce pays. Pour rappel, l’apatride est toute personne qu’aucun État ne considère comme son ressortissant par application de sa législation ( Art 1er de la Convention de 1954 relative au statut d’apatride ).
Dans son allocution de circonstances, le représentant du HCR a fait observer que contrairement à la détermination du statut des réfugiés, profondément ancrée dans la pratique, la détermination du statut d’apatride est un nouvel outil de protection peu connu et au même titre que la problématique d’apatridie. « Le présent atelier sur la détermination du statut d’apatride nous donne une formation initiale, une base d’apprentissage qui sans doute sera améliorée et perfectionnée au fil du temps », a déclaré M. Karim Tarouadada.
Une formation qui vient à point nommé
En mettant en place la Commission nationale chargée des réfugiés et des apatrides, soutient le représentant du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, la loi 2022-31 du 20 décembre 2022 portant statut des réfugiés et des apatrides en République du Bénin a voulu renforcer le dispositif national de lutte contre l’apatridie. « Il est donc devenu impérieux d’accompagner les membres de cette commission à s’approprier ce concept, à mieux le comprendre et à maîtriser la procédure de Détermination du Statut d’Apatride afin de protéger au mieux les apatrides puis éradiquer progressivement l’apatridie », a déclaré le DAC Adam Yafradou.
Une vue partielle des participants
Il faut dire effectivement qu’au terme de cet atelier de formation, les membres de la CNRA disposeront de connaissances indispensables leur permettant de recevoir, traiter puis donner une suite de droit aux éventuelles demandes de statut d’apatride qui leur parviendraient. « La formation sur la Détermination du Statut d’Apatride est un évènement. Un évènement qui va certainement entraîner un avènement. L’avènement d’une ère nouvelle; celle donc de la protection des apatrides par la Commission nationale chargée des réfugiés et des apatrides. Je voudrais faire remarquer que cette formation est une formation spéciale. Les formations se suivent mais ne se ressemblent pas. Celle-ci est particulière, elle est spéciale de deux points de vue. D’abord par la qualité des formateurs et ensuite par la qualité des participants », a soutenu le secrétaire permanent de la CNRA, M. Aristide Dagou.
Le Bénin se prépare pour mieux faire face à toute crise humanitaire. Avec le soutien financier du Système des Nations Unies ( SNU ), l’Agence nationale de protection civile ( ANPC ) mobilise depuis ce lundi 24 juillet 2023 à Grand-Popo, tous les acteurs à un atelier de validation des fiches harmonisées de collecte de données sur les déplacés, d’évaluation des besoins en situation d’urgence et de la feuille de route pour la mise en place d’un système de collecte de données humanitaires. C’est M. Abasse Alossoumaré, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique ( MISP ) qui a officiellement lancé les travaux de deux jours.
Ghislain Gbènakpon
« Lors de la survenance d’une catastrophe, la connaissance de la situation est impérative à la prise de décision pour l’intervention et le soutien d’urgence à apporter aux personnes sinistrées. Des informations concernant l’ampleur des dommages dans une zone et la population touchée sont donc nécessaires ainsi que des informations logistiques telles que la localisation des hôpitaux, les ponts et le routes en bon état, les infrastructures de communication et j’en passe », a déclaré le directeur de cabinet M. Abasse Alossoumaré pour montrer l’importance de cet atelier national qui réunit les structures étatiques et organismes internationaux ainsi que les organisations de la société civile concernés par la problématique en jeu.
La table d’honneur
Il faut dire que si le Bénin n’est pas actuellement un pays en crise humanitaire, il se prépare chaque année à toute éventualité surtout que depuis 2019, la situation sécuritaire dans le nord, plus précisément dans l’Atacora s’est légèrement dégradée entraînant des déplacés internes et des réfugiés ressortissants du Burkina Faso et du Togo. Dans son intervention, la représentante du coordonnateur du Système des Nations Unies, Mme Jelena Katic a fait observer que les différents acteurs intervenant dans les situations d’urgence se heurtent à des défis majeurs sur le terrain liés à la disponibilité de fiches harmonisées et actualisées de collecte de données sur le profil des déplacés internes et externes d’une part, et celles pour l’évaluation rapide de leurs besoins d’autre part. Les participants à cet atelier de Grand-Popo vont donc remédier à cette situation et surtout adopter une feuille de route pour la mise en place d’un système de collecte de données humanitaires au Bénin.
Au lendemain des législatives de ce dimanche 23 juillet 2023 au royaume du Cambodge, les observateurs internationaux décernent un satisfecit pour ce qui est de la transparence des opérations de vote, mais appellent à l’inclusivité du processus électoral lors des échéances à venir. C’est à la faveur d’une conférence de presse ce lundi 24 juillet à Phnom Penh.
Ghislain Gbènakpon
Que ce soit l’OIF, les experts des États membres de la CEDEAO, l’ancien président du Nigeria, l’ancien premier ministre de Guinée Bissau, la délégation de Chine, la délégation de Russie et autres, ils ont tous reconnu la transparence, le calme et la crédibilité des élections législatives au Royaume de Cambodge. Néanmoins la question du vote de la diaspora, le problème soulève par la disqualification des deux grands partis d’opposition ont atténué les appréciations de la plupart des observateurs internationaux qui ont vivement recommandé l’amélioration du cadre légal afin de permettre plus d’inclusivite du processus électoral.
Le Représentant Permanant de la CEDEAO, S.E.M Francis Oké avec l’ancien premier ministre de la Guinée Bissau
Pour rappel, le parti de la bougie et le parti Mohasameakki khmer ( la grande Solidarité Khmer) qui sont les principales formations de l’opposition cambodgienne n’ont pas pu participer au scrutin car exclues. A en croire le Représentant Permanent de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E.M Francis Oké de la délégation des experts de l’Afrique de l’Ouest, la raison officielle est le défaut de présentation de l’original de leur récépissé d’enregistrement. Les observateurs plaident pour que toutes les parties prenantes du processus électoral au royaume du Cambodge œuvrent à ce que les consultations à venir soient inclusives.