Congrès de l’AIMF à Cotonou: les attentes du maire Grégoire Kouffa de Pokola au Congo

Le maire de Pokola au Congo M. Hadjinsy Grégoire Kouffa

Au nombre des participants au congrès annuel et à la 43e assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones ( AIMF) qui se tient du 11 au 14 octobre 2023 à Cotonou, il y a le président du conseil municipal et maire de la ville de Pokola au Congo. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Hadjinsy Grégoire Kouffa, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a exprimé ses attentes.

Ghislain Gbènakpon

« La première attente, c’est de savoir ce qui se passe ailleurs aux différents coins de la planète car les pays francophones sont partout sur la planète. On aura simplement à découvrir les choses innovantes qui se passent ailleurs pouvant nous permettre de recadrer notre action et s’inspirer de ces expériences pour améliorer ce que nous faisons chez nous. », a déclaré le maire Hadjinsy Grégoire Kouffa.

Le président du conseil municipal de Pokola a fait savoir ensuite qu’il est aussi question de chercher à connaître le cadre synergique et dynamique: « N’oubliez pas que nous rêvons d’une Afrique qui se développe ». L’autorité municipale n’a pas manqué de se prononcer sur la thématique centrale de ce congrès annuel de l’AIMF à Cotonou. « La thématique de ce congrès est relatif au dialogue. Car ce n’est qu’à travers le dialogue que nous allons éviter les conflits, les minimiser, préserver et maintenir un climat de paix », a soutenu pour finir le maire Hadjinsy Grégoire Kouffa.

Congrès annuel et 43e AG de l’AIMF : Cotonou sonne la mobilisation pour des dialogues sous-régionaux au service de la diplomatie des villes

La table ronde sur la co-construction des dialogues locaux nationaux et sous-régionaux

( L’appel du maire Luc Atrokpo )

La ville de Cotonou accueille depuis ce mercredi 11 octobre 2023 au palais des congrès pour 4 jours, les travaux du congrès annuel et de la 43 e assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones ( AIMF ). Plus de 300 maires et représentants des capitales et métropoles de 54 pays sont invités par le maire Luc Atrokpo à ces assises de la capitale économique du Bénin. Avec pour thématique en toile de fond, les dialogues sous-régionaux comme instruments de co-développement de la diplomatie des villes.

Ghislain Gbènakpon

« Le thème de cette journée doit résonner dans le monde entier comme un plaidoyer des villes pour un changement de la gouvernance de notre monde. En effet, depuis Cotonou, je lance un appel à toutes les organisations interétatiques et multilatérales afin que progressivement, elles puissent accorder une place aux collectivités territoriales et surtout aux villes et aux métropoles qui abritent en majorité, les citoyens de la planète », a déclaré le maire Luc Atrokpo.

Une vue partielle des congressistes

Il faut dire qu’à travers cette rencontre au plus haut niveau, les maires entendent porter haut et fort leur ambition pour une coopération décentralisée construite sur de nouvelles bases, qui puisse nourrir les changements de regards et d’attitudes dont le monde a besoin. Et la maire de la métropole Cotonou plaide pour une complémentarité entre la diplomatie des États et celle des villes pour le bien-être des bénéficiaires des politiques publiques: « La proximité du pouvoir local prédispose les maires à plus de sensibilité et de compréhension des attentes des populations. Ce qui fait de l’autorité locale, un acteur indispensable pour une gouvernance mondiale en phase avec les attentes de nos concitoyennes et de nos concitoyens. Je reste donc persuadé que notre monde se porterait davantage mieux si les autorités locales avaient une place autour des tables de négociation, de prise de décision qui engagent la planète toute entière. Dans cette quête de complémentarité au niveau de l’AIMF, les maires ont compris qu’il faut d’abord dialoguer, affiner la diplomatie des villes entre elles avant d’aller à la conquête du monde ».

Des panélistes

En fait , face aux crises qui s’expriment avec une actualité toute particulière dans l’espace francophone et face à l’exacerbation des débats publics, il s’agira pour ce congrès de l’AIMF de faire valoir l’importance d’une diplomatie des villes pour la compréhension entre les peuples et pour la paix.

Libéria : la Mission d’observation de la CEDEAO note une forte mobilisation aux élections générales

Le chef de la Mission et le Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO

Une forte mobilisation des électeurs. C’est en tout cas, entre autres, ce qu’a noté une délégation de la Mission électorale d’observation de la CEDEAO conduite par son chef Attahirou Jega et le Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, M. Abdel Fatau Musah sur le terrain à Monrovia lors des élections générales de ce mardi 10 octobre 2023 au Liberia comprenant la présidentielle, les sénatoriales et l’élection des membres de la chambre des représentants.

Ghislain Gbènakpon

Le chef de la Mission M. Attahirou Jega face à la presse

« C’est clair que les choses se passent bien. Dans les bureaux de vote que nous avons visités, les choses se passent de la belle manière. Et il y a une forte mobilisation des électeurs qui observent l’ordre et la discipline et également une mobilisation des agents de bureaux de vote qui assistent les électeurs. Ce qui promet des élections calmes, transparentes et bien organisées », a déclaré le chef de la mission électorale d’observation de la CEDEAO M. Attahirou Jega face à la presse après la visite de quelques bureaux de vote à Monrovia.

Il faut dire que cette Mission de la CEDEAO a déployé des observateurs sur toute l’étendue du territoire libérien. Leurs critères d’appréciation sont, entre autres, les conditions d’ouverture des bureaux de vote, le comportement des électeurs et la disponibilité du matériel électoral. Ils sont 2. 471.617 électeurs qui étaient attendus ce mardi dans les bureaux de vote pour élire le président de la République, 30 sénateurs et 73 membres de la chambre des représentants. La présidentielle oppose 20 candidats dont le président sortant Georges Weah, candidat à sa propre succession.

Le Commissaire aux affaires politiques paix et sécurité de la CEDEAO M. Abdel Fatau Musah

« C’est la première fois que le pays organise lui-même ses élections. Avant, c’était l’ONU qui l’aidait. Ça veut dire qu’il y a beaucoup de progrès. Et nous en sommes très impressionnés par ce qu’on a vu », s’est réjouit le Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, M. Abdel Fatau Musah.

La salle de situation de la CEDEAO
Un expert en pleine intervention à la salle de situation de la CEDEAO

C’est la visite de la salle de situation de la CEDEAO d’où l’équipe technique est en contact avec les observateurs et où les informations sont remontées et traitées par les experts pour une vue globale du déroulement des opérations de vote à l’effet de s’assurer de la transparence et de la sincérité des élections qui a mis un terme à cette descente de la mission électorale d’observation de l’organisation ouest-africaine sur le terrain.


Élections générales libériennes: le chef de la mission d’observation de la CEDEAO fait le point et lance un appel aux parties prenantes

M. Attahirou Jega, chef de la mission électorale d’observation de la CEDEAO au Liberia

48 h avant le déroulement des élections générales au Liberia ce mardi 10 octobre 2023, le chef de la mission électorale d’observation de la CEDEAO fait le point et lance un appel à toutes les parties prenantes. C’est à la faveur d’une interview que l’ancien président de la commission électorale nationale du Nigeria, M. Attahirou Jega a donnée à la presse ce dimanche 8 octobre à Monrovia. Lire ci-dessous l’intégralité de son intervention.

Intervention du chef de mission Attahirou Jega

Depuis mon arrivée ici, j’ai avec ma délégation rencontré toutes les parties prenantes à ces élections, notamment la commission électorale, le ministre de la justice, la police. Nous avons rencontré les candidats, notamment le président en exercice et l’opposition. Nous avons rencontré aussi les medias, les organisations de la société civile et nous avons écouté leurs doléances. Au cours de ces rencontres, nous avons saisi l’opportunité pour véhiculer des messages de paix afin que les élections se déroulent dans un climat apaisé.

La CEDEAO déploie ses missions d’observation électorale sur la base des normes de non-ingérence établies mondialement et juste pour observer et rédiger des rapports qui à mon avis contribuent à l’amélioration continue du processus électoral; et par extension au développement de la démocratie dans les pays où se tiennent les élections. Ainsi, comme je l’ai dit, nous avons les yeux et les oreilles grands ouverts pour observer sans s’ingérer de quelque manière que ce soit et pour produire les rapports concernant les recommandations qui ajouteront de la valeur pour une amélioration de la préparation et du déroulement des élections au Liberia. Nous sommes également solidaires du peuple libérien et partout où nos opinions sont demandées sur ce qui doit être fait pour améliorer la situation. J’ai été président d’une commission électorale pendant 5 ans; période au cours de laquelle j’ai organisé deux élections au Nigeria où nous avons 80 millions d’électeurs. Donc subtilement, je peux vous aider lorsque mon expertise est sollicitée. Je peux partager les informations et les expériences partout où l’occasion se présente.

Le conseil que j’ai à donner est d’impliquer continuellement toutes les parties prenantes jusqu’à la dernière minute, en donnant les informations sur ce que fait la commission électorale, en corrigeant les informations erronées et en veillant à ce que les électeurs soient bien informés sur la structure, le processus et les procédures que la commission électorale a mis en place pour les élections du 10 octobre. Plus ils combattent la désinformation, plus ils seront en mesure d’atteindre les objectifs d’élections libres, équitables, transparentes et pacifiques.

Mon message clé est que c’est une occasion formidable pour le peuple libérien de participer activement et choisir son leader. Les jeunes doivent prendre cette responsabilité au sérieux. Nous leur demandons de faire attention, de ne pas se laisser manipuler pour saboter ces élections ou pour saboter toute la démocratie qui est en train de se consolider. Nous souhaitons donc des élections calmes, apaisées et crédibles au Liberia parce que ça va consolider la paix et la démocratie dans toute la région.

Version française transcrite par Ghislain Gbènakpon

Énergies industrielle et renouvelable: l’ASEIR-Bénin portée sur les fonts baptismaux

Une vue de famille de l’équipe dirigeante de ASEIR-BÉNIN

Une nouvelle association vient de voir le jour dans le secteur de l’énergie au Bénin. Il s’agit de l’Association des spécialistes de l’énergie industrielle et renouvelable du Bénin ( ASEIR-BÉNIN ) portée sur les fonts baptismaux ce samedi 7 octobre 2023 à la faveur de leur congrès constitutif à la bourse du travail à Cotonou. Les travaux qui ont connu la participation de plusieurs associations sœurs ont accouché d’un bureau exécutif national de 9 membres avec à sa tête M. Stéphane Kpènou.

Ghislain Gbènakpon

M. Schérif Sossou, secrétaire général à la formation et à l’information de l’ASEIR-Bénin

Les acteurs à divers niveaux du secteur de l’énergie ont décidé de prendre leur destin en main avec la création de l’ASEIR-Bénin. « Elle a pour mission de rassembler les artisans, les techniciens, tous ceux qui interviennent dans le domaine de l’électricité. Nous avons vu que ce secteur est un peu délaissé. Chacun fait ses installations à sa manière. Il n’y a pas une certaine cohésion pour le partage des bonnes pratiques dans le secteur. On veut donc y mettre un peu plus de professionnalisme en rassemblant les acteurs, en leur offrant des formations, en défendant leurs intérêts et aussi ceux des clients pour des prestations de qualité », a déclaré à la faveur d’une interview à la presse M. Schérif Sossou, secrétaire général à la formation et à l’information de l’ASEIR-Bénin.

Le président élu de l’ASEIR-Bénin, Stéphane Kpènou

Au cours des travaux, les congressistes ont amendé et adopté le les statuts et le règlement intérieur de l’association avant la publication du bureau exécutif national de consensus de 9 membres que préside M. Stéphane Kpènou. L’homme s’est également confié à la presse au terme des assises: « Nous allons nous battre pour le meilleur dans le secteur de l’énergie au Bénin. Vous savez, aujourd’hui nous avons beaucoup de problèmes dans le secteur. ASEIR-Bénin est une association de plusieurs responsables pour défendre la cause des consommateurs et renforcer la capacité des artisans du secteur de l’énergie. »

Le président d’honneur Godfroy Tchokpodo

L’ASEIR-Bénin peut compter sur son président d’honneur dont l’engagement pour l’essor du secteur de l’énergie ne fait l’objet d’aucun doute. « Nous sommes pour le développement en matière d’énergie au Bénin. Sans énergie, il n’y a pas de développement. Nous comptons aider nos amis et frères à saisir de grandes opportunités pour le renforcement de leurs capacités et leur épanouissement », a déclaré M. Godfroy Tchokpodo à la presse.

Le bureau exécutif national élu de l’ASEIR-Bénin

Président : Stéphane Kpenou

Vice-président: Thomas KOUDJINA

Secrétaire général : Armand KEDOLOU

Secrétaire Adjoint Jaurès ODOH

– Trésorier : Barthélémy DAKLOUNON

Trésorerier Adjoint: Dieudonné SODJEDO

Secrétaire Général à la Formation et à l’Information: Schérif SOSSOU

Organisateur: Arnaud MAKOUTODE

Conseiller : Henrick TOSSAVI
Commissaire aux Comptes: Virgile BEBADA
Commissaire aux comptes: Vincent ACHOKOSSI

Élections générales au Liberia: la CEDEAO outille ses observateurs pour la réussite de leur mission

Le chef de la mission d’observation électorale de la CEDEAO, M. Attahirou Jega lors de son intervention

Dans le cadre des élections générales qui se déroulent ce mardi 10 octobre 2023 au Liberia avec la présidentielle, les sénatoriales et le scrutin pour le renouvellement de la chambre des représentants, la CEDEAO a déployé une mission d’observation électorale conduite par l’ancien président de la commission nationale électorale indépendante du Nigéria, M. Attahirou Jega. A la faveur d’une séance de briefing, l’organisation sous-régionale a outillé ses observateurs, la centaine environ, pour mener à bien leur mission avec à l’appui, les enjeux politiques, sociaux et sécuritaires du Libéria dans ce contexte électoral.

Ghislain Gbènakpon

« Le plus important est de savoir qu’en tant qu’observateurs, nous devons être impartiaux et nous devons être très professionnels dans ce que nous faisons. Nous devons éviter d’interférer de quelque manière que ce soit et nous devons nous assurer que nous ne créons pas de problème à travers notre conduite. Nous voulons que tout se passe bien et chacun devrait orienter ses efforts dans cette direction. Je n’ai pas de doute que c’est ce que tout le monde fera et qu’à la fin, je prie que tout se passe bien. », a déclaré à l’adresse des observateurs, le chef de la mission d’observation électorale de la CEDEAO aux élections générales du Libéria, M. Attahirou Jega.

Le chef de la Division Assistance Électorale de la CEDEAO
Une vue partielle des observateurs

Ces observateurs sont environ une centaine constitués de spécialistes des questions électorales, de sécurité, du droit, du genre et médias et autres venus des 15 pays de la CEDEAO avec pour mission de suivre de façon méticuleuse les différentes étapes du processus électoral et en faire rapport fiCe mardi jour des élections, ils seront déployés dans les 15 comités du Libéria.

Le Commissaire aux affaires politiques paix et sécurité de la CEDEAO, M. Abdel Fatau Musah

Leur appropriation des enjeux politiques, sociaux et sécuritaires du pays à la veille de ces élections générales a été assurée par le Commissaire aux affaires politiques paix et sécurité de la CEDEAO, M. Abdel Fatau Musah: « Le Libéria est à sa 4e élection en dépit de la prolifération des coups d’État dans la région avec le dernier coup en date au Niger après ceux du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. Je sais que plusieurs chefs d’État de la région de demandent celui qui sera la prochaine victime. Donc ces élections élections démontrent que contrairement aux cas cités, la démocratie peut fonctionner et elle est en train de fonctionner dans certaines parties de la région ».

Le président de la Commission, S.E Dr. Omar Alieu Touray saluant les participants

Pour rappel, le président de la République du Libéria Georges Weah est candidat à sa propre succession et s’apprête à affronter 19 autres candidats en lice pour la magistrature suprême. Le président de la commission de la CEDEAO, S.E Dr. Omar Alieu Touray a participé à la séance de briefing.

Mois du Consommer local 2023: l’exposition Indigo Trait d’Union UEMOA célèbre l’intégration régionale

Une vue de la visite de l’exposition

Indigo Trait d’Union UEMOA. C’est le nom de l’exposition qu’abrite depuis ce vendredi 6 octobre à Ouidah, l’espace Indigo Home ouvert par l’entreprise Couleur Indigo de Nadia Adanlé. Le vernissage de cette exposition qui s’inscrit dans le cadre de l’opération Mois d’octobre, Mois du Consommer local, édition 2023 de l’UEMOA et l’inauguration de l’espace Indigo Home qui propose à la vente du linge domestique en indigo ont eu lieu sous la houlette de M. Filiga Michel Sawadogo, Commissaire chargé du département du marché régional et de la Coopération de l’UEMOA. C’était en présence des exposants de 7 pays de l’UEMOA, des cadres du ministère de l’industrie et du commerce, des élus de la 5e circonscription électorale, des clients de Couleur Indigo et du chef suprême du culte Vodoun, sa majesté Dagbo Hounon Hounan II.

Ghislain Gbènakpon

L’initiatrice de l’exposition Indigo Trait d’Union UEMOA Nadia Adanlé lors de son intervention

« Cette idée a germé parce que pendant plus de 16 années où j’ai voyagé dans l’univers du bleu, j’ai compris que malgré nos différences, nous avions des points communs et que nous avions ce savoir en partage, même si le produit fini n’avait pas la même physionomie. Mais il ne nous est jamais arrivé entre producteurs de nous asseoir et de mettre ensemble nos produits et voir ce que chacun a de plus, ce que chacun a de spécifique. Et Couleur Indigo qui fait la promotion depuis 16 ans du textile teint à l’indigo selon le procédé traditionnel a décidé dans son petit parcours, d’ouvrir un nouvel espace qui s’appelle Indigo Home. Et dans Indigo Home, nous allons surtout monter le textile mais en lien avec l’habitat. C’est les premières heures de cet espace que nous avons mises dans les mains de l’UEMOA en abritant cette exposition », a expliqué dans son mot de bienvenue, Nadia Adanlé, la promotrice de l’entreprise Couleur Indigo initiatrice de l’exposition Indigo Trait d’Union UEMOA. Elle n’a pas manqué de remercier la commission de l’UEMOA et le ministère de l’industrie et du commerce pour leur soutien, les exposantes venues de loin pour honorer de leur présence le vernissage ainsi que les autorités locales, religieuses et élus de la cinquième circonscription électorale.

Le chef suprême du culte Vodoun visitant l’exposition

Le chef suprême du culte Vodoun Daagbo Hounon Hounan II se réjouit de l’initiative de cette exposition sur l’indigo dans l’UEMOA: « Le consommons tissu Indigo contribue à l’affirmation de l’indépendance de l’Afrique. Et si notre sœur arrive à faire émerger la fabrication du tissu Indigo qui disparaissait déjà c’est que les mânes de nos ancêtres l’accompagnent. Nous devons tous contribuer chacun à sa manière au développement intégral et durable de notre pays et de l’Afrique par le consommons tissu Indigo ».

Une vue de famille des officiels avec la promotrice de l’exposition
Coupure du ruban

7 pays à l’honneur

Visite de l’exposition

Pendant ce mois d’octobre, mois du consommer local, édition 2023, les populations sont donc invitées à faire le déplacement de Indigo Home à Ouidah pour découvrir les savoir-faire en indigo de 7 pays de l’UEMOA à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. « C’est un savoir-faire qui est partagé au sein de notre communauté. C’est un travail qui est fait par les femmes, mais certainement de différentes manières en fonction des contextes. Sur 7 pays sur les 8 de la communauté, nous avons pu retracer un travail et un savoir-faire concernant l’indigo. Le seul pays où on n’a pas eu d’informations, c’est la Guinée-Bissau. C’est peut-être dû à la barrière linguistique. Mais dans les 7 pays, il y a une pratique avérée de l’indigo », a soutenu Nadia Adanlé à la faveur d’une interview à la presse.

Le commissaire de l’UEMOA Filiga Michel Sawadogo

Le Commissaire chargé du marché régional et de la coopération à l’UEMOA, responsable direct de l’opération annuelle Mois d’octobre, Mois du Consommer local a salué l’initiative de la promotrice de Couleur Indigo Nadia Adanlé qui joue ainsi sa partition dans l’effort d’intégration régionale. « L’approche qu’elle a est vraiment une approche d’intégration. En effet, ce que nous souhaitons comme consommer local par rapport à un pays, c’est consommer non seulement les produits du pays mais aussi ceux des 7 autres pays de l’UEMOA. Car si ça va être l’occasion pour chacun de s’enfermer uniquement dans sa production locale, ça ne sera pas une opération favorable à l’intégration. C’est ce qu’elle a compris en essayant de comparer l’indigo dans les autres États membres, en réunissant les producteurs à travers cette exposition. Je pense que chaque pays peut tirer quelque chose de l’expérience des autres. Et c’est un enrichissement de consommer aussi ce que le voisin fait », a déclaré M. Filiga Michel Sawadogo.


Sécurité maritime dans le Golfe de Guinée: l’exercice Grand African Némo 2023 officiellement lancé

Une vue partielle de famille des participants au lancement de l’exercice Grand African Némo

( La phase opérationnelle du 10 au 15 octobre )

Du 10 au 15 octobre prochain va se dérouler la phase opérationnelle de l’exercice Grand African Némo qui s’impose aujourd’hui comme le rendez-vous annuel majeur de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée réunissant pas moins de 26 pays de trois continents, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique sur initiative de la marine française. Elle a été officiellement lancée ce jeudi 5 octobre à Bénin Royal Hôtel de Cotonou par le directeur de cabinet du ministre de la défense, le Col-major Sannu Bachabi Abdul Baki. Il avait à ses côtés, l’ambassadeur de France Marc Vizy et le préfet maritime, le capitaine de vaisseau major Maxime Ahoyo.

Ghislain Gbènakpon

Des exercices de lutte contre la piraterie maritime, la pollution marine, la pêche illégale non déclarée et non réglementée ( INN ) et le trafic de drogue. C’est le menu qui ressort de la présentation de l’exercice maritime multinational dans le Golfe de Guinée, Grand African Némo, édition 2023 qui va durer 6 jours dans sa phase opérationnelle. « Il permet d’encore mieux nous connaître, d’éprouver et d’améliorer nos méthodes communes issues du processus de Yaoundé, garant du maintien de la sécurité maritime dans la zone. Il permet de montrer à nos adversaires que nous restons mobilisés, avec l’ambition d’éradiquer l’ensemble des fléaux qui menacent les côtes africaines et nuisent à l’économie bleue, et plus largement à toutes les populations », a déclaré l’ambassadeur de France, Marc Vizy dans son allocution de circonstances.

Dans son intervention, le préfet maritime a exprimé le voeu que cet exercice soit une occasion d’apprentissage et de renforcement des liens qui unissent les nations participantes. « Que nous quittions cet événement avec une détermination renouvelée, des connaissances accrues et une conviction profonde qu’ensemble, nous allons assurer un avenir plus sûr et plus prospère pour le Golfe de Guinée », a prié le capitaine de vaisseau major Maxime Ahoyo.

Le représentant du ministre de la défense s’est inscrit dans la même dynamique dans son discours de lancement de l’exercice Grand African Némo 2023. « Au cours de ces exercices, nos marines échangeront des compétences, partageront des connaissances et renforceront nos capacités collectives. Ils forgeront des liens qui vont au-delà des frontières nationales, liens qui seront essentiels pour relever les défis à venir », a soutenu le Col-major Sannu Bachabi Abdul Baki qui n’a pas manqué de remercier l’Union européenne, le Centre l’Atlantique Nord ( CECLANT ) pour leur engagement au service de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée et particulièrement, le rôle de la marine française initiatrice de l’exercice.

Semaine du Cajou du Bénin 2023: Omar Bio Tchané se réjouit des échanges mais plaide pour des actions concrètes

Le DG/ Donga Treasure M. Omar Bio Tchané

Le Bénin Cajou Week, édition 2023 ( BCW23) qui s’est déroulé du 2 au 4 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou a connu la participation d’un acteur présent sur toute la chaîne du cajou. Il s’agit de M. Omar Bio Tchané directeur général de Donga Treasure, une usine de transformation du cajou basée à Djougou et de ALAFIA Training Entreprise à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, il a salué la pertinence de cet événement véritable occasion d’échanges entre acteurs de la filière avant de plaider d’aller au-delà de la théorie pour des actions concrètes en vue d’un développement certain de la filière cajou au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Je pense que ce genre d’événement est important pour la filière cajou parce que c’est quand même la deuxième filière du pays après le coton. C’est donc important qu’on puisse avoir des évènements comme celui-ci où tous les acteurs se rencontrent au moins une fois dans l’année ; qu’on puisse échanger sur tous les problèmes pertinents de la filière et essayer d’avoir une approche de solutions », a déclaré M. Omar Bio Tchané.

A la question de savoir les perspectives en matière d’organisation pour relever le défi du développement de la filière cajou au Bénin après les différents panels de discussions, le directeur général de Donga Treasure a plutôt fait preuve de pragmatisme loin de toute langue de bois : « Vous allez m’excuser; mais j’estime qu’il y a beaucoup de théories dans ce qui a été dit. Il faudrait qu’on passe un peu plus à la pratique. Et j’espère que le projet Bénin Cajou tirant à sa fin va essayer de bien finir et de poser les bases d’actions concrètes qui auront d’impacts sur les acteurs à divers niveaux. Si vous avez fait attention, le président de la Fenapat disait qu’on entend beaucoup de milliards circuler mais que nous même les acteurs n’en voyons pas la couleur. Alors que faire ? Après avoir échangé sur toutes les approches de solutions, il faudra passer à la phase d’implémentation au lieu que ça reste théorique comme d’habitude ».

Les entreprises du DG Omar Bio Tchané en quelques mots.

« Mon entreprise la plus importante est l’usine de transformation de cajou basée à Djougou. Nous avons une capacité de transformation de 3000 t. Nous avons commencé à transformer depuis avril 2022. Nous sommes dans la transformation de noix de cajou. Egalement sur les fermes, on produit des noix de cajou, les pépinières. L’année dernière, on a planté 100.000 t d’anacardiers greffés certifiés. Je suis donc un peu sur toute la chaîne de cajou, que ce soit à la production, à la la commercialisation, à la transformation et à l’exportation », a soutenu pour finir le DG Omar Bio Tchané.

Bénin Cashew Week 2023: le Pdt Moussa do Rego analyse les défis à relever par l’Interprofession

M. Moussa do Rego, président de l’IFA

Au terme de l’édition 2023 de Bénin Cashew Week ( BCW23), entendez la Semaine du Cajou du Bénin qui a eu lieu du 2 au 4 octobre au palais des congrès à Cotonou, le président de l’Interprofession de la filière anacarde ( IFA) a livré ses impressions à la faveur d’une interview à la presse. Occasion pour M. Moussa do Rego, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, d’analyser les défis à relever par l’interprofession pour l’essor de la filière au Bénin. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune: Quelles sont vos impressions au terme de la Semaine du Cajou du Bénin 2023 ?

Moussa do Rego: Elles sont très bonnes d’autant plus que c’est une bonne initiative de Technoserve qui fait déjà beaucoup pour la filière. En tant que président de l’IFA, je le remercie beaucoup. C’est dommage que le projet Bénin Cajou tire à sa fin. J’espère qu’ils vont trouver d’autres projets pour pouvoir continuer à aider la filière car elle est dans une phase où on a encore besoin d’eux. Vous n’êtes pas sans savoir la décision du gouvernement de transformer localement toute la production nationale. J’espère qu’on a pu capitaliser toute l’aide qu’on a pu avoir de Technoserve.

Quels sont les défis à relever par les acteurs nationaux et éventuellement d’autres projets pour l’essor de la filière cajou au Bénin ?

Déjà, transformer la totalité du produit au Bénin est un grand défi. Il y a le défi de qualité. Il faut continuer à mettre la barre très haut pour ce qui est de la qualité du produit. C’est une filière qui génère beaucoup de devises à l’Etat. Il y a beaucoup de choses à faire dans le secteur du cajou.

Cela fait combien de temps vous êtes à la tête de l’IFA et quelles sont vos actions phares depuis votre arrivée ? Quel bilan peut-on déjà faire ?

Ça fait moins d’un an que je suis à la tête de l’IFA. Quand je suis arrivé, il y a un problème d’organisation de la filière. Nous sommes en train de mettre une organisation sur place pour mieux structurer les différents acteurs. A un moment, la filière n’avait pas beaucoup de moyens financiers pour pouvoir fonctionner. Nous avons fait une rencontre des familles d’acteurs à Dassa dernièrement et nous espérons que les autorités à divers niveaux vont nous accompagner pour nous permettre d’être autonomes. Car Technoserve, Enabel et autres structures qui nous aident finiront par partir un de ces jours. Il va falloir qu’on travaille à être autonome pour ne pas toujours dépendre des autres.

Beaucoup d’acteurs ont prôné une synergie d’actions au sein des faîtières. Vous y réfléchissez ?

Absolument. C’est pourquoi j’ai évoqué la rencontre dialogue entre familles d’acteurs à Dassa. On y était pour travailler. Quand vous prenez la commercialisation, il faut une synergie d’actions pour que les rentes puisent aller directement au niveau des usines de transformation et que les producteurs puissent trouver leurs comptes. Qu’il n’y ait pas beaucoup d’intermédiaires. C’est ce qui tue cette filière où on a pas mal d’intermédiaires. Nous avons déjà les producteurs, les acheteurs et les transformateurs. Ça suffit. On n’a plus besoin d’autres intermédiaires sur le marché.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon