Foire d’équipements médicaux du RESHAOC: les offres exceptionnelles de Bénin Médicaux Group

Le DG de Bénin Médicaux Group, M. François Milido et ses collaborateurs

Au nombre des exposants à la foire des équipements médico-techniques qu’organise le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes ( RESHAOC) en marge de ses journées biomédicales qui se sont ouvertes ce mardi 24 octobre 2023 pour trois jours au palais des congrès de Cotonou, il y a la société Bénin Médicaux Group. A la faveur d’une interview à la presse, son directeur général M. François Milido a levé le voile sur les qualités exceptionnelles des offres en équipements médico-techniques de la société. Lire ci-dessous les échanges.

Le DG de Bénin Médicaux Group François Milido

Cause Commune: Quels sont les produits que vous exposez?

François Milido: Je pense qu’on ne peut pas citer tous nos produits en exposition. Mais on peut vous citer les différentes familles de produits que nous avons ici. Il y a les équipements médicaux de façon générale, il y a les réactifs de laboratoire, il y a les consommables, les dispositifs médicaux stériles et non stériles. Il y a les équipements qui relèvent d’ordre orthopédique.

Quelle est la nouveauté que vous apportez dans ce monde?

Il faut dire que Bénin Médicaux Group s’est révélé dans le secteur médical aujourd’hui de par la disponibilité à plein temps des dispositifs médicaux, même ceux que la bonne partie des utilisateurs et praticiens pensent en rupture, on les trouve chez nous. Je ne pourrai pas vous lister toutes ces nouveautés. On a par exemple des tensiomètres Omron qui peuvent être à la fois des appareils 2CG pour mesurer la fréquence cardiaque en même temps. On a beaucoup d’équipements durables. Nous faisons aussi le rapport qualité prix. A Bénin Médicaux Group, il y a des produits qui sont moins chers et qui sont de très très bonnes qualités.

Depuis quand vous existez ?

A Bénin Médicaux Groupe, on existe depuis près de 10 ans. C’est vrai que nous avons toujours travaillé avec le secteur privé et les organisations internationales. Mais depuis près de deux, trois ans, nous avons commencé par travailler avec le secteur public.

Quelles sont vos attentes à cette foire?

Que beaucoup connaissent davantage Bénin Médicaux Group. C’est vrai qu’aujourd’hui nous faisons un grand effort. Nous sommes cachés mais avec la politique du bouche à oreilles, beaucoup de gens connaissent déjà Bénin Médicaux Group. Et cette foire permet de révéler davantage notre société, toutes les potentialités qui sont cachées et que certains ne savent pas; mais que nous sommes venus exposer à la face du monde parce que cette foire ne concerne pas seulement le Bénin. Ça concerne la sous-région, ça concerne même le monde entier.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue des merveilles de Bénin Médicaux Group

JPO2023: la transformation en cours du port de Cotonou et l’amélioration de ses performances expliquées au public

Les officiels à l’ouverture de la première édition des Journées Port Ouvert

« Le port de Cotonou, d’hier à aujourd’hui ». Voilà le thème de la première édition des Journées Port Ouvert ( JPO 2023) organisées par le Port autonome de Cotonou les 20 et 21 octobre 2023 sur la place de l’Amazone. C’était sous le haut parrainage du ministère du cadre de vie, des transports, chargé du développement durable. Grâce à ces journées, les populations savent désormais mieux sur les transformations en cours au Port de Cotonou et l’amélioration de ses performances.

Ghislain Gbènakpon

« Nous traitons environ 12 millions de tonnes de marchandises. Nous souhaitons doubler cette capacité et aller jusqu’à 25 millions de tonnes », a déclaré Bart Van Eenoo, directeur général du Port dans son allocution de circonstances pour donner une idée de la transformation qui s’y opère ainsi que les perspectives d’amélioration de ses performances. Il faut dire que ces journées Port Ouvert ont pour objectif de faire découvrir ou redécouvrir la plateforme portuaire, présenter ses projets à court, moyen et long terme et donner un coup de projecteur sur la métamorphose du port de Cotonou. Elles ont enregistré plusieurs centaines de participants dont des acteurs majeurs de la communauté portuaire du Bénin et de la sous-région, des décideurs, des pouvoirs publics, ainsi que des représentants du secteur public et privé.

Des stands d’exposition

Plusieurs activités étaient au menu de ces journées Port Ouvert. Il en est ainsi des panels de discussions qui ont abordé des enjeux clés du secteur portuaire pour les économies sous-régionales dont les performances des ports en Afrique de l’Ouest, la numérisation des activités portuaires, l’égalité genre pour un port durable et les métiers portuaires d’hier à aujourd’hui. Une plateforme dénommée forum des métiers a d’ailleurs été dédiée à la promotion des métiers du secteur portuaires offrant un aperçu des carrières potentiels. De même, une plateforme B2B ouvert au grand public pendant deux jours a accueilli des exposants. Mais les plus grandes attractions du public auront été d’une part, les visites guidées qui ont permis de découvrir l’histoire, les activités et les infrastructures du port de Cotonou avec une mise en contexte historique et d’autre part, les balades en mer dont seulement les chanceux en ont fait l’expérience. C’est un concert festif avec le soutien de ENABEL et de l’Union Européenne qui a clôturé cette première édition des Journées Port Ouvert.

Hagbè en pleine prestation au concert de clôture des JPO 2023


Échanges: l’ANSALB outille le public sur les fondamentaux de la monnaie et crypto-monnaie en Afrique

« Monnaie et crypto-monnaie en Afrique ». C’est le thème de la grande conférence organisée ce jeudi 19 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou par l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin ( ANSALB). Les assises ont été officiellement lancées par le secrétaire perpétuel de l’ANSALB, Pr. Michel Boko. Il avait à ses côtés, entre autres, le Pr. Maxime da-Cruz, représentant du président du comité de préparation intellectuelle et matérielle de cette grande conférence .

Ghislain Gbènakpon

« Histoire des moyens d’échanges commerciaux en Afrique jusqu’aux lendemains de la colonisation », « Politiques africaines et monnaie » et « Crypto-monnaie et dématérialisation de la monnaie ». Ce sont les problématiques abordées par les trois panels de discussions avec deux communications chacun qui ont meublé cette grande conférence organisée par l’ANSALB. Les six conférenciers étaient les professeurs Sébastien Sotindjo, Latoundji Babatoundé, Mathieu Adjagbé, Orphée Zoundji, Eugène Ezin et Julien Hounkpè.

« Cette conférence doit être perçue comme la contribution de l’académie à la diffusion des connaissances utiles au bien-être et à l’épanouissement du peuple béninois. Car de la discussion nait la connaissance qui permettra à l’académie des sciences, arts et lettres du Bénin de réussir sa mission qui est et demeure le savoir au service du développement », a déclaré dans son mot de bienvenue, le Pr. Maxime da-Cruz qui intervenait au nom du président du comité de préparation intellectuelle et matérielle de cette grande conférence, le Pr. Théodore Holo.

Pour le secrétaire perpétuel de l’ANSALB, l’objectif de cette conférence est de porter à l’attention du public, des fondamentaux sur la monnaie et la cryptomonaie. « Elle permettra à nous tous de repenser les relations économiques internationales de nos pays africains, à comprendre les enjeux pour le développement de l’économie en Afrique. Vos débats, vos contributions et propositions vont certainement être de la plus grande utilité pour mieux cerner les enjeux liés aux mutations en cours dans le domaine de la monnaie et de la cryptomonaie en Afrique », a soutenu le Pr. Michel Boko.

Lancement du projet BPSysProD pour l’agroécologie de la banane et le plantin: les éclairages du doyen de la FSA, Pr. Bonaventure Ahohuendo

Le doyen de la FSA, Pr. Bonaventure Ahohuendo

Avec le soutien du royaume de la Belgique, il a été procédé ce mercredi 18 octobre 2023 au chant d’oiseau de Cotonou au lancement du projet Développement de l’agroécologie intensive au sein des systèmes de culture basés sur la banane et le plantin pour une meilleure gestion des contraintes biophysiques au Bénin ( BPSysProD ). A la faveur d’une interview à la presse, le doyen de la Faculté des sciences agronomiques ( FSA ) de l’UAC, le Pr. Bonaventure Ahohuendo a donné des éclairages sur le projet.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit du lancement d’un projet qui va concourir au développement de la filière banane et plantin. Comme vous le savez, c’est une culture qui est en train d’entrer dans le programme du gouvernement actuel compte tenu de l’engouement qu’il y a aujourd’hui pour cette filière. Les populations du Bénin raffolent de la banane et du plantin. C’est très consommé sous plusieurs formes même comme plat de résistance », a d’abord expliqué le Pr. Bonaventure Ahohuendo.

Le doyen de la FSA mettra ensuite en relief, les avantages écologiques de ce projet pour la culture de la banane et le plantin: « Ce projet va concourir à produire davantage la banane et le plantin sans avoir recours de manière exagérée aux intrants chimiques de synthèse, les engrais chimiques ou les pesticides. Il y aura la manipulation de l’environnement. Comment produire aujourd’hui ou demain le plantin en manipulant l’environnement de telle manière qu’on puisse désormais tirer profit, avoir de grandes quantités de cette culture sans utiliser des engrais chimiques et les pesticides de synthèse ».

Il ressort aussi de ses éclairages que la culture de la banane et le plantin se fait à Tori Bossito et à Zè dans l’Atlantique, fortement à Athiémé dans le Mono, à Ouinhi dans le Zou et que le projet BPSysProD va contribuer grandement à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle: « Car, en dehors de l’alimentation, il faut que les aliments apportent les éléments nécessaires pour le bon fonctionnement de l’organisme ».

Sport et développement urbain : le ministère des sports et des loisirs du Togo partage son expérience au Congrès 2023 de l’AIMF à Cotonou

Le grand oral sur les journées nationales du sport au Togo

( Grand oral sur la pratique des journées nationales du sport au Togo )

« Sport et développement urbain, cas de la pratique des journées nationales du sport au Togo ». C’est la communication co-présentée le jeudi 12 octobre dernier par le conseiller en communication du ministre des sports et des loisirs du Togo, M. Gilbert Halba et le chargé de mission de l’autorité ministérielle, M. Tchagnani Ouro-Gandi au congrès 2023 de l’Association internationale des maires francophones ( AIMF ) du 11 au 14 octobre à Cotonou. Ils participaient à l’un des panels intitulé « Le sport et le développement urbain comme antidote à l’immigration des jeunes ».

Ghislain Gbènakpon

M. Gilbert Halba, Conseiller en communication du ministère des sports et loisirs du Togo

« Le gouvernement a constaté qu’il y a un véritable problème de santé publique à savoir que la population togolaise devient de plus en plus sédentaire et cela est dû à l’évolution de la technologie, à l’évolution de la science qui nous dispense de certaines activités que l’on peut confier à la machine. La conséquence avec la forte sédentarisation est qu’il y a un taux élevé de diabétiques, d’hypertendus. Il était important d’agir pour améliorer la santé des populations et aussi mettre à contribution le sport. Le sport est un véritable outil de socialisation, de vivre ensemble. Donc ces journées sportives instituées ont pour objectif essentiellement de susciter la pratique du sport au sein des populations; pas pour faire de la compétition, mais pour se maintenir en bonne santé. Car pour contribuer au développement de son pays, il faut être en bonne santé. Si la sédentarisation continue avec ses conséquences, on finira par investir seulement dans la santé plutôt que d’investir dans le développement », a déclaré M. Gilbert Halba pour lever le voile sur les motivations et l’objectif des journées nationales du sport au Togo instituées par le gouvernement togolais.

Une vue des congressistes affectés à ce panel

Le conseiller en communication du ministre des sports et loisirs a aussi abordé les modalités pratiques d’organisation des journées nationales du sport au Togo: « Ces journées s’organisent généralement les derniers samedis du mois dans toutes les communes à travers trois étapes. On commence par un point A avec des activités de courses,  de vélo, de marche. Ensuite, arrivés à un point B, on fait des exercices d’étirement qui permet de se relaxer, de se mettre en forme. Et on finit par la sensibilisation parce qu’on profite pour échanger sur les thématiques de l’heure dans chaque commune. Les thématiques varient selon les communes. Elles ne sont pas nationales ».

Lien entre sport et santé

M. Tchagnani Ouro-Gandi, chargé de mission du ministre des sports et loisirs du Togo lors de sa présentation

C’est au chargé de mission du ministre des sports et loisirs du Togo qu’est revenu la charge de partager avec les congressistes le lien entre le sport et la santé. « Le sport améliore la santé, renforce les conditions physiologiques, renforce les liens sociaux. Le sport contribue au renforcement de la cohésion sociale tant recherchée au niveau des communautés. Sur le plan physiologique, le sport contribue à la perte de poids, améliore la concentration. Le sport renforce l’endurance dans l’exécution des tâches quotidiennes à travers beaucoup d’énergie. Le sport améliore la circulation sanguine et par conséquent, l’apport d’oxygène aux organes. Ce qui permet de lutter contre la pression artérielle », a expliqué Tchagnani Ouro-Gandi.

Des panélistes

Le chargé de mission a invité pour finir, les congressistes à retenir que « l’instauration des journées nationales du sport a permis au Togo de renforcer la cohésion sociale, d’améliorer la condition physique de certaines couches de la population et a permis d’instaurer les échanges intergénérationels, et aux autorités, de passer leurs messages de sensibilisation ».

3e édition de Consommons Local Tour: le Salon de l’Entrepreneur Local bat son plein à Novotel Cotonou

La coupure du ruban par la promotrice Faridatou Yèkini aidée du DAC Sacramento et autres officiels

( Encore un pari gagné pour Mme Faridatou Yèkini )

« Numérique au service des entreprises locales africaines ». C’est le thème de la troisième édition du Consommons Local Tour ( CLT 3 ) dans le cadre de laquelle s’est ouvert ce lundi 16 octobre jusqu’au vendredi 20 octobre 2023 à Novotel Cotonou, le Salon de l’Entrepreneur Local ( SEL ). Il s’agit d’une initiative de Mme Faridatou Yèkini qui vise à faire la promotion des produits made in Bénin et s’inscrit dans la droite ligne de la décision des ministres du commerce de l’UEMOA de faire du mois d’octobre, le Mois du Consommer Local. Le SEL a été officiellement lancé par M. Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet ( DAC ) du ministre de l’industrie du du commerce. C’était en présence, entre autres, des cadres du ministère du tourisme, de la culture et des arts, des représentants de la CCI-Bénin et des associations professionnelles du secteur privé, transformateurs et artisans.

Ghislain Gbènakpon

Le DAC Sacramento entouré de la promotrice de CLT et du représentant du ministère du tourisme, de la culture et des arts

Mode, décoration, immobilier, cosmétiques, restauration, boissons locales etc. Voilà parmi tant d’autres, la diversité de produits pour lesquels les populations du Bénin sont invitées à faire le déplacement du Salon de l’Entrepreneur Local à Novotel Cotonou dans le jardin à côté du lac artificiel pour découvrir de 10h à 20 h pendant les cinq jours qu’il dure, les talents locaux et les merveilles de la création locale. « Quand elles verront de leurs yeux, quand elles goûteront de leurs langues, je pense que la conscience n’attendra pas et les choses vont vraiment bouger comme on le souhaite », a soutenu la promotrice Mme Faridatou Yèkini à la faveur d’une interview à la presse. Plusieurs entreprises exposent à ce Salon de l’Entrepreneur Local. On peut citer à titre indicatif, entre autres, Kenaya, 10.000 Cooeurs Yan’île, Manolys, Label Group, Préfabatim et Mod’ukpè.

Une vue de famille des entrepreneurs locaux exposants
Visite des stands

Il faut dire qu’en plus de l’exposition, y a des panels organisés pour les entrepreneurs qui sont déjà sur l’événement mais aussi pour les non exposants qui ont envie d’apprendre à mieux gérer leurs entreprises, à mieux organiser leurs business, à avoir une bonne visibilité en ligne. La pomotrice du Consommons Local Tour a mis un accent particulier sur le Gala Local prévu pour clôturer cette grande messe de la célébration des produits made in Bénin. « Il y a le Gala local vendredi autour de la piscine de Novotel à ne pas manquer. Un programme riche a été concocté spécialement pour l’occasion. Vous aurez des animations culturelles, une foire des produits locaux, un défilé des produits locaux ; ce n’est plus les hommes qui défilent; c’est les produits made in Bénin qui seront célébrés bien évidemment avec une animation culturelle dosée sur mesure pour vous faire plaisir. Venez nombreux pour qu’on célèbre ensemble la créativité locale et africaine », a déclaré Mme Faridatou Yèkini.

Une initiative bien pensée à vocation régionale

Il ressort aussi des éclairages de la promotrice que le Consommons Local Tour est une initiative bien mûrie qui se veut régionale déjà à cette troisième édition avec le cap bientôt sur le Togo et le Sénégal. « En tant que créatrice de mode qui fait dans le kanvo, j’ai eu beaucoup de difficultés au cours de mon parcours professionnel sur le terrain avec les gens qui sont très très réticents à essayer ce qui se fait localement. C’est ça qui a créé le déclic et m’a poussée à chercher comment donner envie aux gens d’aimer le local, de consommer ce que je fais. Donc, on a pensé à faire des tournées. C’est ainsi qu’on a fait tout le tour du Bénin en 2022. Pour la première édition, on a fait le tour de Cotonou et de Porto-Novo. Et pour cette troisième édition, nous n’allons pas rester qu’au Bénin. Nous allons au Togo, nous allons au Sénégal pour présenter et valoriser les produits made in Bénin », a expliqué Mme Faridatou Yèkini face à la presse.

Une vue partielle des stands

En lançant le Salon de l’Entrepreneur Local, le directeur adjoint du cabinet du ministre de l’industrie et du commerce a mis en relief, la pertinence de l’initiative de la promotrice de CLT avant de remercier tous les entrepreneurs locaux du Bénin pour leur participation au développement de leur pays. « Cette initiative participe ainsi à la promotion de la consommation aussi bien des biens béninois que ceux de l’UEMOA. Elles participent des relations privilégiées entre l’ensemble des acteurs économiques afin d’inciter à la consommation locale tout en mettant en valeur la diversité et le dynamisme de la création artisanale. Mes sincères remerciements à toutes nos entreprises, artisans et professionnels qui opèrent dans la transformation de nos biens et services. Vous êtes un levier indispensable de la croissance économique du Bénin. », a soutenu M. Ebo Sacramento.

Élections professionnelles sectorielles: La CSTB dénonce une préparation cahotique dans l’éducation et la santé

Le Sg/ CSTB, Kassa Mampo faisant la déclaration de presse

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( CSTB ) dénonce la préparation des élections professionnelles dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Elle l’a fait savoir à la faveur d’un point de presse au cours duquel le Sg Kassa Mampo a invité les travailleurs à se mobiliser pour la satisfaction de leurs revendications. Lire ci-dessous la déclaration.

CONFEDERATION SYNDICALE DES TRAVAILLEURS DU BENIN (CSTB)

03 B.P. 932 Cotonou

Tél. : (00229) 67-08-61-14 (00229) 96-11-09-69 (00229) 64-58-00-86

Email : cstbsn@yahoo.fr / Siteweb : http://www.cstb.bj

POINT DE PRESSE DE LA CSTB SUR LES PREPARATIFS DES ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES SESCTORIELLES A L’ÉDUCATION ET A LA SANTE

– Camarades travailleurs,

– Chers amis de la presse,

Merci d’avoir répondu à notre appel cet après-midi à la Bourse du Travail où la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) s’adressera à vous pour parler des préparatifs des élections professionnelles sectorielles et vous rappeler la nécessité pour les travailleurs de se mobiliser pour la satisfaction de leurs revendications.

1- Préparation chaotique des élections professionnelles dans les secteurs de l’éducation et de la santé :

Après l’organisation des élections professionnelles nationales en janvier 2021 où les travailleurs ont massivement désigné la CSTB pour porter et défendre leurs revendications au sommet de l’Etat, le gouvernement entame l’organisation des élections professionnelles au niveau des ministères.

A cet effet, que cela soit au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, au Ministère de l’Intérieur ou au Ministère du Travail et de la Fonction Publique, le mode de scrutin utilisé a été le vote manuel transparent permanent aux travailleurs de contrôler la transparence et la fiabilité de l’élection utilisé contrairement au vote électronique frauduleux utilisé par le gouvernement lors des élections professionnelles nationales de 2021.

Tout le monde sait que même dans les pays à technologie développée les gens décrient toujours la non transparence du vote électronique à plus forte raison dans un pays arriéré comme le Bénin où les citoyens n’ont aucun moyen technique pour contrôler la sincérité du scrutin. Seul l’organisateur des élections, le gérant de la plateforme connait les vrais résultats.

Curieusement, après le scrutin des élections professionnelles du Ministère du Travail et de la Fonction Publique qui a connu la victoire du SYNTRA, syndicat affilié à la CSTB, le gouvernement fait volteface et décide de faire recours au vote électronique pour les élections professionnelles des trois Ministères de l’Education et du Ministère de la Santé et d’autres ministres sans tenir compte de l’avis contraire des travailleurs exprimé par le Secrétaire Général de la CSTB à plusieurs reprises lors des dernières séances de la commission nationale de négociations avec le gouvernement qui ont eu lieu les 28 juillet et le 08 septembre 2023 au Ministère en charge en présence du Ministre d’Etat Abdoulaye BIO Tchané, du Ministre Adidjatou MATHYS et des trois Ministres de l’Education, de celui de la Santé et du Patronat.

– Les manifestations de la préparation de la fraude au MEMP ;

– A la commission électorale au MEMP, sur 12 représentants des travailleurs représentés par huit (08) fédération. La fédération de la FéSEN/CSTB n’a qu’un seul représentant malgré ses 11.185 suffrages exprimés dans le secteur public aux dernières élections professionnelles nationales pendant que la fédération de la CSUB de Maxime AGOSSOUVE a deux (02) sièges alors que la CSUB n’a eu que 114 suffrages exprimés aux élections nationales. Les Fédérations de l’UNSTB, de la CGTB et de la COSI-Bénin ont aussi chacune deux (02) sièges et la première aux élections de la CSTB a un (01) siège.

– Ce n’est pas tout. Le comité électoral a un bureau de quatre (04) membres : deux de l’administration et deux des syndicats que sont : Vice-Président : Maxime AGOSSOUVE (CSUB), Rapporteur : Bakary Fawaz (COSI-Bénin). Cela se passe de commentaire. C’est inadmissible. La CSTB réclame un second siège au moins.

– Alors qu’aux élections professionnelles nationales les alliances ne pouvaient se faire que de façon informelle entre Confédérations et centrales syndicales qui s’entendent et présentent un seul candidat, pour le élections sectorielles des syndicats de base peut-on demander de constituer des alliances officielles en violation des textes et de présenter un protocole d’accord et des pièces pour chaque syndicat alors qu’un protocole d’accord entre syndicats ne concerne que les syndicats signataires et non l’administration. C’est la violation de la convention 87 de l’OIT.

Normalement les syndicats s’entendent et désignent un syndicat de leur choix qui présente sa candidature comme cela s’est passé avec les confédérations. Sinon on est en plein dans la violation du décret n°2020-459 du 23 septembre 2020 portant modalités d’organisation des élections professionnelles en République du Bénin.

Aux dernières nouvelles, il nous est revenu qu’un représentant du ministère den charge du travail ne sera plus membre de la commission électorale contrairement à la pratique en la matière et aux dispositions du décret susvisé. Le Ministère du Travail et de la Fonction Publique qui a toujours participé à l’organisation des élections professionnelles des autres ministères veux-t-il se décharger lors du déroulement des différentes élections ?

C’est impensable qu’un gouvernement puisse agir avec tant de légèreté dans le pilotage d’une opération aussi sensible qui concerne les choix des représentants des travailleurs pour une période de cinq (05) ans.

A la rencontre du comité électorale du MEMP, il a été porté l’information sur le choix des dates des élections qui seraient pour le 20 décembre au MEMP, le 23 décembre au secondaire, le 26 décembre au supérieure et le 29 décembre 2023 à la santé alors que les commissions électorales du secondaire, du supérieur et de la santé n’ont même pas encore été installé à plus forte raison établir de chronogramme.

C’est tout simplement scandaleux. C’est apparemment un simulacre d’élection.

2- Levons-nous pour la satisfaction de nos revendications.

Camarades travailleurs de tous les secteurs et en particulier de l’éducation et d la santé,

Vos revendications sont multiples et multiformes. Elles varient de la fin de la précarité de l’emploi, de la lutte contre la faim et la cherté, de la vie, de la bonne gestion de vos carrières, à la fin des privations des libertés.
A un autre point de presse les responsables de la FëSEN/CSTB (éducation) et de la FéNAS/BCSTB (santé) vont revenir sur les contenus des plates formes revendicatives qui perturbent vos journées et votre sommeil.
Je vous souhaite beaucoup de courage pour la poursuite de la lutte.
Je vous remercie

Le Secrétaire Général Confédéral
Nagnini KASSA MAMPO.-

Congrès 2023 AIMF à Cotonou: les attentes de Tagba Tchalim du District autonome de Grand Lomé

M. Tagba Tchalim, secrétaire général par intérim du district autonome du Grand Lomé

Le secrétaire général par intérim du district autonome du Grand Lomé qui participe activement au congrès 2023 et 43e assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones ( AIMF ) démarrés le 11 octobre pour quatre jours a exprimé à la presse ses attentes. C’est à la faveur d’une interview que M. Tagba Tchalim a accordée ce jeudi 12 octobre en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons partagé nos expériences sur des thèmes bien précis. Et donc, nous attendons de ces assises que les questions sur lesquelles les discussions ont été menées puissent être implantées au niveau de chaque ville puisque ces problèmes, nous les vivons tous les jours . On est donc obligé de les implémenter sur nos territoires respectifs et de faire en sorte que les solutions idoines soient trouvées. », a déclaré M. Tagba Tchalim pour ce qui est des attentes du district autonome du Grand Lomé.

Le secrétaire général du district autonome du Grand Lomé a été amené aussi à lever le voile sur les défis que doivent aujourd’hui relever les maires de l’AIMF. « Il y a toujours à ces rencontres, des questions qui reviennent et qui ont trait aux défis que doivent relever les villes. Nous venons de discuter ce après-midi du sport, le matin de la culture. Tout cela concerne la gestion locale, la gestion de la municipalité à ce moment où les villes doivent faire face à des problèmes liés à ces défis. Et c’est les mêmes problèmes que toutes les villes rencontrent en rapport entre autres avec l’urbanisation, la jeunesse en mal d’emploi, avec le sport, etc. Il faut dire que les défis sont quasiment les mêmes dans toutes les villes », a soutenu M. Tagba Tchalim qui n’a pas manqué d’exprimer aussi sa satisfaction de la bonne organisation des assises de Cotonou.

Prévention de la fraude fiscale : Cotonou abrite un colloque scientifique international

Un des panels de discussions

( La DGI et le CERAF font œuvre utile )

Il se tient depuis ce jeudi 12 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou un colloque scientifique international sur la prévention de la fraude fiscale. C’est une initiative conjointe de la direction générale des Impôts ( DGI ) et du Centre d’études et de recherche en administration fiscale ( CERAF ). Les travaux qui prennent fin ce vendredi 13 octobre ont été lancés par M. Peter Ruyumbu, représentant du ministre d’État, chargé de l’économie et des finances.

Ghislain Gbènakpon

« Faut-il le rappeler, la fraude fiscale est un fléau à facettes multiples qui présente plusieurs enjeux et défis. De l’économie informelle ou souterraine aux prix de transfert en passant par les flux financiers illicites, la fraude fiscale affecte le consentement à l’impôt, induit des manques à gagner et compromet la répartition de la charge fiscale. Par ailleurs, elle ne fait que s’accentuer avec le développement des outils de la digitalisation ete e-commerce qui rendent possibles la réalisation d’opérations et revenus qui, bien que taxables localement, sont réalisées par des entreprises non territorialement implantées en Afrique », a soutenu dans son discours de bienvenu, le directeur général de la DGI, M. Nicolas Yenoussi pour montrer que la tenue de ce colloque scientifique international qui se veut un espace de partage d’expériences et d’échanges vient à point nommé et permettra au Bénin de redynamiser son système de prévention et de lutte contre la fraude fiscale.

Une vue partielle des participants

Il faut dire qu’il est prévu plusieurs panels qui portent sur des thèmes très intéressants tels que la prévention normative de la fraude fict, la prévention managériale et la prévention technologique. « Ce colloque offre l’occasion de partager les connaissances et les expériences des différents experts fiscalistes, spécialistes et universitaires tant du Bénin que des autres pays représentés. Je reste convaincu que les recommandations qui découleront de ce colloque permettront de faire une lutte efficace et efficiente contre ce fléau », a déclaré le représentant du ministre d’État, M. Peter Ruyumbu. La DGI et le CERAF ont donc fait œuvre utile.

Deuxième journée du congrès 2023 AIMF à Cotonou : La place de l’art et des cultures urbaines dans les actions de développement au cœur de la réflexion

« L’art et les cultures urbaines: enjeux et facteurs de développement et de paix ». C’est le thème du colloque scientifique qui a eu lieu ce jeudi 12 octobre 2023 pour le compte de la deuxième journée du congrès annuel de l’AIMF à Cotonou. Les travaux ont été officiellement lancés par le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, M. Raphaël Akotegnon. Il avait à ses côtés, le maire de Cotonou, Luc Atrokpo et le secrétaire permanent de l’AIMF, M. Pierre Baillet.

Ghislain Gbènakpon

« C’est avec enthousiasme et grand plaisir que la population de Cotonou et du Bénin  accueille le monde municipal, entre autres, depuis le 11 octobre 2023. Dans un contexte mondial en constant changement et souvent instable, la concertation et la coopération entre les villes et les territoires sont plus que jamais nécessaires. C’est pourquoi, ce congrès revêt une importance particulière car il permettra de partager les bonnes pratiques et les expériences et les solutions concrètes mises en œuvre pour améliorer la qualité de vie de nos citoyens. Ce colloque scientifique regroupe 4 panels dont les thématiques incarnent particulièrement la vie des populations de nos collectivités territoriales. Il s’agit de la culture, des arts de la rue, du sport urbain et spécialement du Vodoun que la plupart d’entre vous découvriront dans sa dimension scientifique et culturelle, la dimension cultuelle étant réservée uniquement aux initiés », a déclaré le maire Luc Atrokpo dans son mot de bienvenu ete.

Le secrétaire permanent de l’AIMF M. Pierre Baillet s’est réjoui de l’importance de la thématique proposée à la réflexion aux maires et élus locaux francophones ayant massivement faite le déplacement de Cotonou: « Vous êtes 196 délégations de 33 pays, 205 élus locaux, une grande famille qui se retrouve pour parler de nos programmes, de nos réseaux et d’une thématique de société importante à savoir, les arts de la rue. La rue est le cordon ombilical qui relie l’individu à la société disait Victor Hugo. Ce qui signifie que le soutien apporté aux arts de la rue est une politique culturelle des villes. Ils portent également en eux la vision du monde. Les arts de la rue sont davantage une catégorie spécifique de spectacle vivant. Ils sont une démarche artistique globale. Un véritable creuset de dialogue et de rencontre entre les disciplines artistiques et les populations locales ».

On retient de l’allocation d’ouverture du ministre Raphaël Akotègnon que les actions de développement qui impliquent souvent une forte urbanisation doivent prendre en compte les valeurs qui sont propres aux populations.