Ananas Pain de sucre du Bénin: la CETRAB et l’AIAB à la conquête du marché américain

( 10 jours en Floride chez l’Oncle Sam)

La Coopérative des entreprises transformatrices de l’ananas du Bénin ( CETRAB ) et l’Association interprofession de l’annas au Bénin ( AIAB ) se sont lancées dans la conquête du marché américain pour l’ananas Pain de sucre du Bénin ou pour les américains, le « Sugarloaf Pineapple ». Avec le soutien du Pfd/PINEX, une délégation de transformateurs d’ananas conduite par le président de la CETRAB M. Adjahouinou Cyrille et celle des Exportateurs conduite par le VP/ AIAB Satola Xavier ont séjourné en Floride USA du 15 au 24 Septembre pour promouvoir les qualités organoleptiques exceptionnelles de l’ananas Pain de sucre. Pendant 10 jours donc au pays de l’Oncle Sam, elles ont vanté les qualités exceptionnelles de l’annas Pain de sucre du Bénin.

Avec ce déplacement, la CETRAB et l’AIAB s’inscrivent dans la droite ligne de la promotion du made in Bénin. C’est d’ailleurs l’objectif premier du Mois de consommer local qui vient d’être lancé ce mercredi 4 octobre 2023 à Cotonou par le ministère de l’industrie et du commerce. La CETRAB et l’AIAB ont donc fait œuvre utile.

Ghislain Gbènakpon

Prix des enfants du monde 2023: Cyndi Blastock élue lauréate par des enfants du Bénin et du monde

4 octobre 2023

Des enfants du monde entier, notamment du Bénin, ont voté pour désigner le ou la lauréate du « Prix Nobel des enfants »

Des millions d’enfants du monde entier, notamment au Bénin, ont voté pour attribuer le Prix des enfants du monde (PEM), souvent appelé « prix Nobel des enfants », à Cindy Blackstock, qui se bat depuis plus de 30 ans pour les droits des enfants autochtones du Canada.

Aujourd’hui, Cindy Blackstock et deux autres activistes des droits de l’enfant ont été honorées lors de la Cérémonie du PEM au château de Gripsholm, à Mariefred en Suède. Des enfants originaires de dix pays, notamment d’anciens enfants soldats et esclaves, ont décerné les prix, aidés de la reine Silvia de Suède.Cindy Blackstock, elle-même issue de la première nation gitxsan, est à l’origine de changements dans la loi garantissant le droit à une éducation de qualité et à l’eau potable à 165 000 enfants autochtones vivant dans des réserves. En 2021, lors de la découverte de tombes d’enfants à proximité d’anciens pensionnats, cela faisait dix ans qu’elle poursuivait le gouvernement en justice pour obtenir des réparations et compensations financières pour les victimes du « génocide culturel » des enfants autochtones du Canada, qui a débuté à la fin du XIXe siècle.

Deux Prix honoraires des enfants du monde ont également été attribués : l’un au Bangladais Mohammed Rezwan, qui lutte depuis 25 ans pour le droit des enfants, en particulier des filles, à l’éducation. Grâce à ses bateaux-écoles uniques, c’est l’école qui vient aux enfants, même lors des inondations, maintenant accrues par le changement climatique. Le second prix a récompensé la nonne bouddhiste vietnamienne Thích Nu Minh Tú, qui se bat depuis 40 ans en faveur des orphelin·e·s et tous les enfants qui ne peuvent pas grandir auprès de leur famille. Doté d’une somme de 45 000 euros, ce prix permet aux Héros et Héroïnes des droits de l’enfant de continuer à œuvrer en faveur des enfants vulnérables.

Des millions d’enfants ont découvert leurs droits

Le Prix des enfants du monde est bien plus qu’un prix. Depuis l’an 2000, plus de 47 millions d’enfants, dont plus d’un million au Bénin, ont découvert leurs droits et le travail des Héros et Héroïnes des droits de l’enfant lors du programme scolaire annuel du PEM. Celui-ci se conclut par le Vote mondial, qui permet aux enfants de faire entendre leur voix quant aux changements qu’ils espèrent voir. La plupart des participant·e·s au programme sont des enfants vulnérables, qui apprennent pour la première fois l’existence de leurs droits.



Parrains et marraines du monde entier

Parmi ses parrains et marraines, le Prix des enfants du monde compte Malala Yousafzai, les regrettés Nelson Mandela et Desmond Tutu, Graça Machel, la reine Silvia de Suède, ainsi que plusieurs anciens Premiers ministres et ministres de la famille suédois. Le Programme du PEM reçoit le soutien de 75 000 écoles de 120 pays, dont 610 au Bénin, ainsi que de plus de 860 organismes et de plusieurs ministères de l’Éducation, y compris Ministère des Enseignements Secondaire, Bénin.

Contact média

Au Bénin 
Salomé Agbodjan, Juriste Echos Consult (JEC) 
juristeechos@gmail.com+229 62 05 60 01

En Suède 
Carmilla Floydcarmilla.floyd@worldschildrensprize.org+46 70 9507 407 ou +46 159 129 00

Plus d’informations et de photos sur
worldschildrensprize.org/media

Filière Cajou au Bénin : le DG Charles Kayembé loue les efforts du gouvernement et fait des plaidoyers

Le DG de l’usine Afokantan Bénin Cashew, M. Charles Kayembé

( Afokantan Bénin Cashew, N°1 dans la transformation )

Au nombre des principaux acteurs de la filière cajou au Bénin qui participent depuis ce lundi 2 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou à l’édition 2023 de Bénin Cashew Week ( BCW23 ), entendez la Semaine du Cajou du Bénin, il y a le directeur général de l’usine de transformation Afokantan Bénin Cashew sise à Tchaourou et président du Conseil national des transformateurs de Cajou ( CNTC ) qui a été membre d’un panel de discussion au terme duquel, il a reçu une distinction pour son engagement au service de la filière cajou au Bénin. A la faveur d’une interview à la presse, M. Ndomba Charles Kayembé, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, salué les efforts louables du gouvernement pour le développement de la filière et fait des plaidoyers en direction de tous les acteurs.

Ghislain Gbènakpon

« Actuellement nous sommes reconnaissants envers le gouvernement surtout pour cette opportunité de Bénin Cashew Week qu’il nous a donnée pour pouvoir échanger et comprendre les perspectives de Cajou. Et déjà, avec les différents échanges à travers les différentes allocutions et les panels que nous avons eus, beaucoup de zones d’ombres se sont levées dans la tête des gens et nous voyons les efforts du gouvernement puisque que vous savez, pour le commun des mortels, quand on parle de cajou, on pense seulement aux producteurs et on ignore les pépiniéristes. La production ne commence donc pas avec les producteurs mais plutôt les pépiniéristes. La qualité du produit commence aussi dans les pépinières. Vraiment, ce sont des efforts louables faits par le gouvernement », a soutenu le DG Charles Kayembé.

Le DG Charles Kayembé recevant sa distinction

Il faut dire qu’il s’est d’abord réjoui de la place numéro 1 qu’occupe l’usine qu’il dirige dans le secteur de la transformation au Bénin: « L’usine Afokantan Bénin Cashew est la première usine de transformation au Bénin. Nous n’allons pas passer sous silence le label qu’est Afokantan Bénin Cashew pour la transformation non seulement au Bénin mais aussi dans la sous-région ». Et c’est en reconnaissance de son engagement au service de la filière cajou que M. Charles Kayembé a été distingué au terme d’un panel de discussion auquel il a participé avec de pertinentes contributions.

Plaidoyers au gouvernement

S’il salue les efforts louables du gouvernement pour l’essor de la filière cajou au Bénin, le directeur général de l’usine Afokantan Bénin Cashew n’a toutefois pas manqué de faire des plaidoyers à l’adresse de l’exécutif. « Néanmoins, je profite pour passer un message au gouvernement de ne pas oublier les vieilles usines de transformation de cajou au Bénin. Nous avons entendu dans le discours de la présidente de fenapab comment le gouvernement a appuyé les vieilles plantations pour leur mise en norme. Ce sont des choses que nous devons vraiment encourager. Nous en sommes reconnaissants; mais qu’il n’oublie pas qu’il y a aussi les vieilles usines. Nous avons au Bénin 15 usines qui sont en dehors de la zone économique. Nous demandons un appui aux usines qui sont en cessation d’activités parce que nous accompagnons aussi le gouvernement dans sa vision de transformer toute la production localement ici. Nous n’allons pas oublier nos amis qui pour des raisons ne sont plus actifs. Nous demandons au gouvernement de nous accompagner à relever ces usines mais aussi celles actives à continuer dans la politique du gouvernement à booster les emplois.  La transformation est source d’emplois. Nous nous inscrivons donc dans la droite ligne de son Excellence M. Patrice Talon, de tout son gouvernement, de nos ministères de tutelle à savoir le MAEP , le MIC qui nous accompagnent un tant soit peu pour la réalisation du rêve du gouvernement », a déclaré le DG Charles Kayembé pour qui, l’interdiction de l’exportation de noix brut de cajou est une décision salutaire qui apaise les transformateurs.

Plaidoyers aux autres acteurs

« Nous lançons aussi un appel aux différents acteurs de l’interprofession. Nous parlons de la Fenapat, Fenapab, du CNTC que je représente, que nous puissions mettre tous nos efforts ensemble et voir dans la même direction. Bien sûr, nous lançons aussi un appel aux usines qui nous ont rejoint au Bénin, nous parlons aussi des usines qui sont à la GDIZ. Que nous puissions conjuguer nos efforts pour un Bénin prospère, un Bénin émergent, unis, développé »

MTCA: La direction départementale de l’Atl/Lit distingue les anciennes gloires de la musique béninoise

Le directeur Jean-Marie Aniglé remettant à l’une des anciennes gloires de la musique béninoise Timothée Akpovo son trophée et son enveloppe

La direction départementale du tourisme, de la culture et des arts de l’Atlantique Littoral vient de célébrer et de reconnaître les mérites et talents des anciennes gloires de la musique béninoise. C’était à Bénin Royal Hôtel ce samedi 30 septembre 2023 à la faveur d’une cérémonie de distinction riche en sons et en couleurs au cours de laquelle les lauréats ont reçu leurs trophées et chaun une enveloppe symbolique de 100.000 FCFA des mains du directeur Jean-Marie Aniglé.

Ghislain Gbènakpon

Bah Flora l’amazone, Maturin d’Almeida de Poly rythmo, Timothée Akpovo, d’Almeida Blouki, El Rego, Sèna Joy, Vincent Ahéhéhinou, Ahossi Ayessi Johnny, Gbessi Zolawadji, Nel Oliver.  Ce sont les 10 anciennes gloires de la musique béninoise célébrées et distinguées par la direction départementale du tourisme, de la culture et des arts. Chaune d’entre elles a eu l’opportunité de prester sur un de ses titres phares avant d’entrer en possession de son trophée et de l’enveloppe symbolique. Il faut dire que cela a été pour le public, l’occasion de savourer avec une forte émotion, les rythmes et messages de vie dont ces anciennes gloires ont le secret.

« Il s’agit de la célébration et de la reconnaissance de vos talents pour avoir porté haut, l’étendard de la musique béninoise sur le plan national et international. Chers artistes, c’est une occasion pour le ministère du tourisme, de la culture et des arts à travers la direction départementale du tourisme pour vous rendre hommage car comme nous le disons souvent, l’histoire ne disparaît jamais. Tous autant que vous êtes, vous avez une histoire. C’est le moment pour le ministère de vous dire merci pour tout ce que vous avez fait pour la nation béninoise », a soutenu le directeur Jean-Marie Aniglé dans son allocution de circonstances.

Le directeur Jean-Marie Aniglé lançant la cérémonie de distinction de anciennes gloires de la musique béninoise

Les lauréats n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude à la direction départementale du tourisme, de la culture et des arts pour cette initiative noble et ont plaidé pour davantage de reconnaissance au plan national. Et ils peuvent manifestement compter sur la direction départementale pour jouer sa partition.  « Nous n’allons pas finir de vous remercier. Ce n’est que le début. Certainement l’année prochaine, nous allons essayer de trouver autres moyens pour valoriser les talents de l’année et également ce que vous avez laissé comme patrimoine culturel. Aujourd’hui, nous sommes en train de valoriser le tourisme béninois. Est-ce que nous pouvons parler du tourisme sans parler de la culture? Et si nous parlons de la culture, nous allons nécessairement parler de la chanson. Et si nous parlons de la chanson, nous allons parler de la musique béninoise. Est-ce que nous pouvons parler aujourd’hui de la musique béninoise sans citer les lauréats à l’honneur ? C’est pourquoi, nous vous disons merci à travers ce geste symbolique même si ce n’est pas grand’chose. », a soutenu le directeur Jean-Marie Aniglé.


Présence de PFAS dans les emballages en papier au Bénin : l’Ong La Grande Puissance de Dieu alerte et fait des recommandations

Une vue de famille des participants

« Les emballages alimentaires en papier contenant de PFAS au Bénin, l’avenir de nos enfants et des femmes enceintes, résultats de nos études » C’est le thème de la conférence de presse animée ce samedi 30 septembre 2023 à Cotonou par le président de l’Ong La Grande Puissance de Dieu. Occasion pour M. Joseph Dénougbèto d’exposer le processus de l’étude qui a ciblé l’année passée cinq supermarchés de Cotonou et ses résultats avant d’alerter sur la présence dangereuse des substances chimiques organiques persistantes qu’est le PFAS dans les emballages alimentaires en papier au Bénin et de faire des recommandations entre autres au gouvernement. Les échanges ont été lancés par le représentant de la direction générale de l’environnement et du climat ( DGEC ), M. Bertin Bossou qui est, entre autres, le point focal national de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur avec Côte à côte le représentant de la DGEC Bertin Bossou et le président de l’Ong Joseph Dénougbèto

L’étude dont les résultats étaient au cœur de cette conférence de presse de l’Ong La Grande Puissance de Dieu a porté sur des emballages alimentaires qu’elle a achetés de septembre 2022 à novembre 2022 dans les supermarchés Franc Prix, Super U, Mont Sinaï, Bon Prix et Erévan à Cotonou et envoyés à un laboratoire internationale pour analyse. Et il ressort de la présentation du président de l’Ong que les emballagesdu supermarché Bon Prix ont été traités positifs au PFAS. « C’est une conférence de presse pour présenter les résultats de notre analyse biochimique des emballages alimentaires en papier contenant des PFAS. Après l’échantillonnage et l’envoie des échantillons, le laboratoire a analysé les emballages que nous avons achetés dans les supermarchés. Suite à l’analyse, le laboratoire a trouvé qu’il y a un échantillon qui contient du PFAS. Nous savons que les PFAS sont des substances chimiques très dangereuses. Elles durent longtemps dans l’environnement, même dans le corps humain. Ça cause l’hypertension, plusieurs cancers dont le cancer rénal, de la prostate, du rein et des testicules, l’avortement précoce, des problèmes dans la formation des os, la croissance du fœtus et de l’enfant, la stérilité et la réduction de la capacité de défense du système immunitaire de l’organisme. Et c’est justement pour cela que nous avons fait cette étude », a expliqué M. Joseph Dénougbèto à la faveur d’une interview.

Paradoxe et recommandations

« Ces emballages contenant de PFAS sont déjà interdits dans les pays industrialisés. Paradoxalement, on trouve ici ce qui est interdit dans l’Union européenne, les États-Unis et autres. Ce n’est pas bon. Nous ne pouvons pas tolérer cela. C’est nous tuer à petits coups. C’est dangereux pour la santé et l’environnement », a dénoncé le président de l’Ong Grande Puissance de Dieu. Toute chose qui a amené M. Joseph Dénougbèto à faire d’importantes recommandations: « Il est important que les supermarchés sélectionnent les articles qui ne contiennent pas des produits chimiques dangereux dont le PFAS. Nous demandons au gouvernement de doter les laboratoires d’équipements adéquats afin que cette étude qu’on vient de faire puisse être pérennisée. Que les PFAS soient réglementés dans notre pays. Nous demandons aussi au gouvernement d’interdire l’importation, la commercialisation et l’utilisation des emballages contenant de PFAS en général et en particulier des emballages en papier contenant de PFAS dans notre pays pour la protection de nos populations, enfants et femmes enceintes »

Une vue partielle de l’assistance

Dans son intervention, le représentant du directeur général de l’environnement et du climat a assuré qu’une bonne suite sera donnée aux recommandations issues de l’étude. « Ces éléments détectés au Bénin feront l’objet d’un suivi et on verra au niveau des différentes frontières par où ces produits passent pour entrer dans le pays afin d’attirer l’attention des agences de contrôle telles que la douane, les inspecteurs de commerce, la police environnementale et pourquoi pas la police républicaine pour que de pareilles choses ne se répètent plus. Car à défaut de les éliminer, il faut réduire l’entrée, l’utilisation et la consommation de ces produits au Bénin. », a déclaré M. Bertin Bossou.

Réunion à Cotonou sur le projet de révision du traité de l’OHADA: Bienvenu Babela expose les attentes de la CNO Congo

Le président de la commission nationale OHADA du Congo, M. Bienvenu Babela

Au nombre des participants à la Réunion plénière des commissions nationales OHADA ( CNO ) sur le projet de révision du traité et des textes relatifs à l’arbitrage qui se tient depuis ce jeudi 28 septembre à Cotonou pour deux jours, il y a le président de la CNO du Congo. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Bienvenu Mabela, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a exposé, entre autres ses attentes. Lire ci-dessous les échanges.


Cause Commune: Veuillez nous expliquer en détail l’objectif de votre séjour à Cotonou.

Bienvenu Babela: Je suis venu dans le cadre de la rencontre plénière des commissions nationales OHADA, qui traite de l’avant projet du traité révisé de l’OHADA. Pour les 30 ans de notre commune organisation, il a été prévu la révision du traité fondateur. Et donc, nous sommes en train de travailler dessus pour aider les chefs d’État et de gouvernement dont la conférence aura lieu à Kinshasa le 17 octobre prochain à pouvoir adopter la révision de ce traité qui a pour objectif de booster l’arbitrage et la médiation dans l’espace OHADA.

Quelles sont vos attentes à cette réunion plénière?

Ce que j’attends de cette réunion est que le projet soit adopté, et que nos chefs d’État puissent finalement le ratifier, que l’arbitrage OHADA puisse fonctionner au meilleur des mieux dans notre espace. Car avec l’entrée en vigueur de la ZELECAF, l’OHADA est convoquée pratiquement pour pouvoir gérer les conflits notamment en matière des investissements et de conflits qu’il peut y avoir entre les Etats et les investisseurs. Pendant deux jours donc, nous nous nous penchons sur les dispositions qui doivent être révisées pour tonifier l’arbitrage de la cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Niger: Le GARA reste mobilisé et appelle Tiani à entendre raison

Le conférencier Adrien Poussou

Le Conseil Exécutif du Groupe Alternatif pour le Renouveau Africain ( GARA ) réuni ce mercredi 27 septembre 2023 a examiné la situation politique au Niger ainsi que ses graves répercussions pour la sous-région. Les travaux ont été sanctionnés par l’adoption d’une déclaration rendue publique ce jeudi 28 septembre à Cotonou à la faveur d’un point de presse fait par l’ancien ministre centrafricain, M. Adrien Poussou. On retient entre autres que le GARA reste activement mobilisé pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger et appelle le chef de la junte, le Général Tiani à entendre raison.

Ghislain Gbènakpon

Aux termes de la déclaration, le GARA décide de rester activement mobilisé sur la situation au Niger et appelle le chef de la junte le Général Tiani qu’il tient pour personnellement responsable de la situation à entendre les appels à la raison et à favoriser la restauration des institutions légitimes du Niger. Pour ce faire, le Conseil Exécutif du GARA exhorte toutes les parties prenantes du dossier nigérien à contribuer activement à la mise en œuvre de la feuille adoptée lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 30 juillet 2023 et encourage les autres membres de la communauté internationale à intensifier les pressions sur les membres de la junte afin d’une issue rapide à cette crise qui n’a que trop duré.

Le Conseil Exécutif dénonce le fait qu’aujourd’hui, en Afrique, des néopanafricains du numérique, « ces anti-impérialistes autoproclamés au discours virulent et clivant qui tentent, avec un certain succès, d’offrir comme seule alternative à la jeunesse montante, le mirage des nouveaux partenaires qui n’est rien d’autre que de l’affairisme mâtiné d’autoritarisme et de militarisme » De nouveaux partenaires dont les systèmes politiques, fait observer le Conseil Exécutif, « n’ont rien de démocratique, qui ne s’encombrent pas de scrupule et qui obligent les Africains à gager leurs sols, sous-sol et autres biens ainsi qu’à tout vendre, montrent avec quelle force, le néo panafricanisme des réseaux sociaux se fourvoie et avec quelle vitesse l’élite africaine a déserté le champ de la réflexion »

Il faut dire que dans la déclaration, le Conseil Exécutif du GARA a d’abord félicité le gouvernement de la République du Bénin pour son adhésion pleine et entière aux résolutions du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 30 juillet et ses efforts pour leur stricte application malgré les nombreux défis d’ordre intérieur, notamment économique, que ces résolutions impliquent. Pour le GARA, « C’est au Niger et maintenant que se joue l’avenir de la démocratie en Afrique. Le président Mohamed Bazoum, pris en otage depuis plusieurs semaines avec son épouse et son fils, qui refuse courageusement de signer une démission qui scellerait la mort des institutions du Niger et donnerait carte blanche à ces militaires félons, demeure l’ultime rempart pour éviter le basculement du pays vers des lendemains incertains. La CEDEAO est en droit, la CEDEAO est en devoir, d’agir le plus vite et par tous les moyens pour le libérer des mains de ses ravisseurs et le rétablir dans ses droits »

Intervention militaire au Niger: le Front Patriotique réaffirme son opposition et l’acte fondateur signé

La table d’honneur

Le Front Patriotique contre la guerre au peuple frère du Niger ( FP) réitère sa farouche opposition à toute intervention militaire de la CEDEAO et exige du président Patrice Talon, son retrait de ce projet de l’impérialisme français. C’est à la faveur d’un point de presse ce vendredi 22 septembre 2023 à la bourse du travail à Cotonou sous la houlette de son coordonnateur général Laurent Métongnon. Il avait à ses côtés le président du comité béninois de motivation des peuples pour les États-Unis d’Afrique ( COBEMOP-EUA ), l’ancien ministre Ali Houdou et un représentant de l’Ong Urgences Panafricanistes de Kèmi Séba.

Ghislain Gbènakpon

Dans sa déclaration, M. Laurent Métongnon a d’abord fait l’historique de l’avènement du Front Patriotique porté sur les fonts baptismaux le 14 septembre 2023 avant de lever le voile sur les tâches qu’il s’est assignées. Il s’agit de mettre en place des comités du Front Patriotique dans toutes les communes, les arrondissements et les 5 295 villages du Bénin, contre la guerre au Niger et contre l’impérialisme français, de mettre dans les ministères et unités de production, les marchés, des comités pour le même objectif. Il est aussi question d’exiger du Président Talon de se retirer de cette guerre impérialiste que son peuple rejette, d’exiger l’ouverture des frontières Bénin – Niger qui est vitale pour l’économie béninoise et de rappeler constamment au peuple et notamment à la jeunesse de rester éveillés et débout car l’avenir de l’Afrique entière se joue actuellement au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

Le coordonnateur général a également insisté sur ce que c’est qu’un front qui plus est Patriotique. On retient que c’est est un creuset qui rassemble tous les partis politiques d’obédience diverses, les organisations de jeunes, de femmes, les syndicats, les confessions religieuses qui adhèrent à un objectif précis à un moment donné. Et dans le cas présent, les objectifs sont de s’opposer par tous les moyens à la guerre d’agression contre le peuple frère du Niger ; de lutter contre l’installation de bases militaires étrangères notamment françaises au Bénin et en Afrique, lutter pour la paix, la sécurité et la démocratie dans notre pays, lutter contre la faim et la privation des libertés.

« Ainsi défini, le Front est ouvert à tous ceux qui ne sont pas encore prêts ou qui ne saisissent pas encore correctement, l’importance du tournant. Le Front Patriotique n’empêche pas les organisations membres de poursuivre leurs activités de façon indépendante, pourvu qu’elles ne soient pas contraires à ses objectifs. Ceci dit, tout béninois qui souscrit à ces nobles idéaux, peut adhérer au Front Patriotique. Comme nous sommes à la veille d’une guerre, les militants du Front Patriotique doivent saisir l’importance du tournant dans lequel nous rentrons pour cultiver l’amitié, l’estime et la solidarité face aux menaces qui pèsent sur le pays. Comme on le voit, le Front Patriotique est né pour arrêter la guerre au Niger, combattre l’impérialisme français qui fait et défait les pouvoirs en Afrique (cas de la Côte d’Ivoire), allume les guerres çà et là (Libye), chasser toutes ses bases militaires en Afrique, pour une Afrique unie et prospère et à terme voir naître les États-Unis d’Afrique », a expliqué Laurent Métongnon. Il faut dire que l’un des temps forts de ce point de presse a été la signature de l’acte fondateur du Front Patriotique par les partis politiques, syndicats, associations et organisations engagés dans l’atteinte de ses objectifs.

Forum sur la démographie au Bénin : l’INIREF rejette les assises nationales du gouvernement

La table d’honneur

« Démographie en Afrique et au Bénin: enjeux planétaires et perspectives » C’est le thème du forum sur la démographie organisé le 7 septembre 2023 dernier au chant d’oiseau de Cotonou par l’Institut international de recherche ( INREF ). Au terme des travaux sous la houlette du coordonnateur du comité d’organisation M. Koukou Zounon, les participants ont dans une déclaration dénoncé les assises nationales annoncées par le gouvernement et les jugent nulles er non avenues. Lire ci-dessous la Déclaration du Forum.

DECLARATION DU FORUM SUR LA DEMOGRAPHIE AU BENIN

– Considérant que la dynamique démographique est un enjeu planétaire des puissances ;
– Considérant que depuis quelques années, la préoccupation majeure et l’obsession des puissances impérialistes, c’est de travailler à la destruction de la population africaine ;
– Considérant que pour ce faire, ces puissances s’appuient sur divers organismes et ONG comme l’OMS, l’UNICEF, les programmes de planning familiale, l’utilisation des OGM pour atteindre leurs objectifs ;
– Considérant les déclarations d’Emmanuel MACRON affirmant que les terres africaines font trop d’enfants et qu’avec cela, l’Afrique ne peut que continuer dans la misère ;
– Considérant que la dynamique démographique répond à des lois fondées sur des réalités économiques et sociales du pays ;
– Considérant que la décision du gouvernement de Patrice TALON d’organiser des assises nationales sur la démographie est totalement arbitraire et découle de pressions impérialistes visant la limitation des naissances dans notre pays ;
– Considérant l’opposition unanime du peuple béninois dans toutes ses composantes à tous les projets du gouvernement de limiter les naissances pour plaire à ses maîtres impérialistes.
Les participants au forum organisé par l’Institut International de Recherche et de Formation (INIREF) sur le thème « Démographie et Afrique et au Bénin : Enjeux planétaire et perspectives. » :
– Dénoncent les assises projetées par le pouvoir de Talon en vue de faire passer sa décision de limiter les naissances ;
– Observent que ces assises si elles se réunissaient sont nulles et non avenues ;
– Recommandent à tous de diffuser les résultats du présent Forum partout dans notre pays.

Fait à Cotonou, le 13 septembre 2023.

Les participants.

Une vue d’ensemble des participants

Formation en hôtellerie et restauration: les conseils de Benoîte Hounménou de CPET BB 7 sur 7 pour booster le tourisme au Bénin

Mme Benoîte Hounménou, promotrice de CPET BB 7 sur 7

La promotrice du centre de formation en hôtellerie et restauration CPET BB 7 sur 7 sis à Porto-Novo a pris part à la rencontre avec le monde économique sur le développement du tourisme au Bénin organisé le jeudi 14 septembre 2023 au palais des congrès de Cotonou par le gouvernement. A la faveur d’une interview à la presse, Mme Benoîte Hounménou, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a salué les efforts des autorités avant de faire une proposition dans le domaine de la formation en hôtelière et restauration pour l’essor du tourisme béninois, avec en pôle position, les acteurs locaux. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune : Quelles sont vos impressions au terme de la rencontre d’échanges sur le développement du tourisme au Bénin?

Benoîte Hounménou: Mes impressions sont très bonnes. Je remercie le gouvernement pour tout ce qu’il fait pour nous accompagner. Ils nous ont vraiment montré tout ce qu’ils ont fait jusque-là. Mais comme on dit, tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait. Mais nous remercions le gouvernement pour tout ce qu’il fait pour le développement du tourisme au Bénin.

Il est établi que ce sont les étrangers qui dominent le secteur touristique au Bénin. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que les investisseurs béninois s’imposent aussi sur le marché?

Pour nous imposer face aux entreprises étrangères, ce n’est pas compliqué. C’est à nous les acteurs économiques locaux de savoir les dispositions que nous devons prendre. Je donne un exemple simple étant hôtelière de formation et restauratrice. Par rapport à la formation concernant l’hôtellerie et restauration, moi je prie mes collègues de tout faire pour avoir les restaurants d’application; parce que l’hôtellerie aujourd’hui, ce n’est pas la théorie. C’est plus la théorie. Donc, ils doivent avoir les restaurants d’application pour donner le meilleur d’eux-mêmes pour que ces étrangers ne nous arrachent le marché.

Présentez-nous brièvement votre structure.

Ma structure s’appelle CPET BB 7 sur 7 est sis à Porto-Novo qui est en train d’ouvrir ses portes cette année et prendra surtout en compte les handicapés et les sourds; parce que les sourds peuvent travailler, faire la pâtisserie et la restauration très facilement. En effet, j’ai remarqué que les handicapés au Bénin n’ont pas de formations techniques. J’ai donc pensé à eux en les intégrant dans mon centre pour leur donner cette formation en cuisine et en pâtisserie.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon