8e Forum Continental des organismes électoraux: Communiquer pour une durable relation entre les OGEs et les parties prenantes

Photo de famille de quelques participants

« Communication stratégique: Établir une relation durable entre les Organismes de gestion des élections ( OGE ) et les parties prenantes ». C’est le thème du 8e Forum Continental annuel des Organismes électoraux démarré ce mercredi 1er novembre 2023 à Cotonou pour deux jours et qui sera suivi ce vendredi 3 novembre de l’assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. Les assises initiées par le département des affaires politiques, paix et sécurité de l’Union Africaine ont été lancés par le ministre de la justice et de la législation, Me Yvon Détchénou qui représentait le président Patrice Talon.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

L’importance de la communication dans la gestion des élections, la communication stratégique des OGE, perspectives des experts électoraux en matière de développement de la communication stratégique et les leçons apprises et bonnes pratiques, la communication à l’ère du numérique et le défi de l’exploitation des potentiels et de minimisation des défis et le calcul des coûts ainsi que le renforcement des capacités de communication durable dans la gestion des élections. Ce sont les sujets des différentes sessions de panels de discussions de ce huitième Forum Continental annuel des Organismes électoraux à Cotonou.

Le Pdt du Conseil électoral de la CENA du Bénin, Dr. Sacca Lafia
Une vue partielle des participants

Les travaux connaissent la participation des délégations d’une cinquantaine d’OGE, de partis politiques, de structures étatiques, d’organisations de la société civile et des communautés économiques regionales dont, entre autres, la CEDEAO, la CEEAC et l’UMA. « C’est pour un échange d’expériences. On sait que quelques fois, quand la communication n’est pas bien faite, cela est source de conflits. Ce forum est pour pouvoir harmoniser, échanger des expériences entre les différents organismes de gestion des élections. Le Bénin a son expérience, le Ghana a la sienne, l’Afrique du Sud a une expérience. On veut mettre en commun ces expériences pour une meilleure gestion des processus électoraux très sensibles pour les États démocratiques comme le nôtre », a expliqué Dr. Sacca Lafia, président du Conseil électoral de la CENA au Bénin.

Le ministre Yvon Détchénou

On retient du discours de lancement des assises de Cotonou par le ministre de la justice que le Bénin fait sienne la nécessité d’une mutualisation des expériences pour l’amélioration des processus électoraux Afrique. « Certains processus ont parfois généré des frustrations et des tensions soit liées aux insuffisances des lois électorales, soit à des défaillances dans l’organisation des élections. Je voudrais dire avec conviction que le président Patrice Talon est d’avis que la recherche constante de l’amélioration du régime électoral et des lois devient un impératif de survie de nos processus démocratiques. Et que l’immensité de la tâche commande une synergie d’actions et mutualisation des réflexions, des efforts, des expériences et des moyens », a déclaré le ministre Yvon Détchénou.

Communication entre OGEs et parties prenantes en Afrique : Mefoua Traoré de la CEI expose la situation en Côte d’Ivoire

Le Commissaire central à la CEI Mefoua Traoré

Le huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections ( OGEs ) en Afrique qu’abrite Cotonou depuis ce mercredi 1er novembre 2023 à Cotonou et qui porte sur la communication stratégique pour construire une relation durable entre les OGEs connait la participation de M. Mefoua Traoré, Commissaire central à la Commission électorale indépendante ( CEI ) de la Côte d’Ivoire et représentant de son président. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, il a exposé un état des lieux plutôt encourageant de la situation dans son pays. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune: Comment appréhendez-vous le thème central des assises qui porte sur la communication stratégique pour une relation durable entre les OGEs et les parties prenantes ?

Mefoua Traoré: La thématique est très importante parce que la communication est l’arme des forts. Il faut savoir communiquer à temps, au bon moment avec les mots justes dans le sens d’informer à la fois les parties prenantes à savoir les électeurs, les partenaires, les journalistes, tous ceux qui sont acteurs des élections. C’est vrai que les OGEs sont effectivement les organisateurs, mais on fait l’élection pour les électeurs, les partis politiques et autres. Donc la communication est un élément essentiel dans la réussite de notre mission sutout en ce qui concerne le choix des dirigeants où il y a toujours des partis pris ou il y a toujours alors des positions tranchées. Nous sommes organisateurs en même temps plus ou moins arbitres. Donc nous devons communiquer sur ce que nous faisons aux différents partenaires que nous avons sur tous les bords.

Quel est l’état des lieux de la communication entre la CEI et les parties prenantes en Côte d’Ivoire ?

C’est une communication parfaite et suivie entre la CEI et les parties prenantes de tous bords. Parfaite en ce sens qu’à chaque grande opération, nous invitons la cible à une réunion d’information et de sensibilisation. Comme je l’ai dit lors de mon exposé, lorsque nous sommes dans le cadre du recensement de la liste électorale, les cibles sont les électeurs. Mais nous invitons d’abord les partis politiques pour leur indiquer le mode opératoire et l’ensemble des pièces dont nous avons besoin. Et on leur donne le chronogramme même de l’activité de telle sorte qu’ils puissent à leur tour informer leurs militants et faire la modification. Cela ne nous empêche pas de rencontrer dans les régions encore les populations, le corps préfectoral, les chefs coutumiers, les chefs religieux, la sécurité pour encadrer et pour mobiliser les uns et les autres autour de l’opération. Voilà donc un exemple précis pour dire qu’à chaque fois qu’il y a une opération électorale importante, les parties prenantes sont invitées à suivre le mouvement avec la commission électorale et infine, nous atteignons toujours nos objectifs. Naturellement, l’activité humaine n’est jamais parfaite. Donc, nous essayons toujours d’élaborer des stratégies qui puissent permettre aux parties prenantes de trouver en ce que nous faisons, des raisons de nous faire confiance.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

8e Forum Continental des Organismes électoraux à Cotonou: le regard de l’ambassadeur Francis Oké

L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E Francis Oké

L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’Union Africaine S.E Francis Oké prend activement part au huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections ( OGE ) qu’abrite Cotonou depuis ce mercredi 1er novembre 2023 et qui sera suivi ce 3 novembre de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. A la faveur d’une interview à la presse, il a porté un regard d’expert sur ces assises initiées par l’Union Africaine. Lire ci-dessous les échanges

Cause Commune: Le Bénin accueille le huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections suivi de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. Quel est votre regard sur l’événement ?

Francis Oké: C’est une association qui a été mise en place depuis 1995 et a effectivement commencé ses activités en 1998. Elle est créée dans le souci d’avoir une plateforme d’échange entre les commissions électorales. Comme vous le savez, certaines commissions électorales sont plus avancées que d’autres. Certaines pratiques électorales dans certains pays sont plus avancées et donc, ce genre de forum constitue un lieu d’échanges de bonnes expériences entre commissions électorales. Et nous sommes tout heureux que cette fois-ci, ça se passe au Bénin parce que le Bénin a été un des membres fondateurs depuis 1995 à Accra. C’est donc un honneur pour nous d’organiser cette rencontre internationale. La CENA a pu mobiliser une cinquantaine de commission électorale. C’est la preuve que notre pays se révèle de jour en jour.

A quoi va consister l’Assemblée générale du 3 novembre ?

Ça va permettre d’abord d’évaluer là où nous en sommes pour ce qui est des activités de l’Association. L’événement majeur est l’élection de son prochain président. Nous allons faire le bilan aussi bien financier que celui des activités et projeter dans les les deux ans à venir ce que l’association aura comme activités. Et vous savez qu’il y a beaucoup de défis sur notre continent actuellement. S’il y a des avancées démocratiques de part et d’autres, il y a aussi d’autres pays qui traînent le pas. Et les OGE vont réfléchir surtout sur comment gagner plus la confiance des citoyens, des partis politiques, de la société civile afin de les conforter dans les résultats des élections. C’est ça le grand défi des commissions électorales. Comment assurer la confiance des électeurs ? C’est ce qui sera au cœur des discussions. L’avantage, c’est que c’est un forum d’autocritique entre les commissions électorales. Nous avons fait des assemblées générales de commissions électorales où les présidents se sont interpellés sur des questions. Le thème du forum vient à point nommé. C’est comment améliorer la communication? Et la qualité de la communication influe sur la confidentialité des résultats. Il faut informer, informer à temps sur les questions qui concernent le processus électoral. Il faut que les électeurs, les candidats, les partis politiques s’approprient le processus. C’est quand on se se l’approprie pas qu’on a toujours des doutes. La communication est très importante et la qualité de la communication surtout. C’est pourquoi le forum se penche sur la communication et va amener les experts à explorer tous les contours de la communication institutionnelle.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Mois du Consommer Local 2023 : Fernando Gomez fait le bilan et décline les perspectives

M. Fernando Gomez, DDIC-ATL-LIT

L’édition 2023 de Mois d’Octobre, Mois de Consommer Local a pris fin ce mardi 31 octobre. A la cérémonie de clôture à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( CCI-BÉNIN ) à Cotonou, le directeur départemental de l’industrie et du commerce de l’Atlantique et du Littoral ( DDIC-ATL-LIT ) a fait le point et décliné les perspectives. C’est à la faveur d’une interview que M. Fernando Gomez a donnée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Cette année, le Bénin a eu la chance d’organiser la foire régionale qui a regroupé les huit pays de l’espace UEMOA. A l’issue de cette foire, les départements ont pris le relais et ont organisé à leur tour la foire en tenant compte des produits qui sont fabriqués dans les communes qui les composent. Il faut noter qu’il y a eu beaucoup de panels qui ont été organisés. Il y a aussi des initiatives privées. Nous avons eu le temps de rensenser les préoccupations; à cet effet, il y a eu même une formation qui a été organisée avec l’African Design School pour leur permettre de donner une certaine identité visuelle, une certaine visibilité à leurs produits pour qu’ils soient mieux vendables. Donc voilà globalement de quoi le mois d’octobre 2023 a été meublé », a déclaré M. Fernando Gomez.

Le directeur départemental de l’industrie et du commerce de l’Atlantique et du Littoral a d’abord pris le soin de faire l’historique de Octobre, Mois du Consommer Local: « C’est depuis 2019 à l’issue d’une réunion des conseils des ministres de l’UEMOA qu’ils ont observé que les populations de notre espace préfèrent consommer les produits venant d’ailleurs alors que nous avons de la potentialité à l’intérieur. C’est ainsi qu’ils ont décidé de faire du mois d’octobre, le mois du consommer local. Et l’année qui a suivi, c’est-à-dire depuis 2020, il y a une foire qui est organisée durant tout le long du mois d’octobre. Donc le mois d’octobre est dédié aux consommer Local dans tous les pays de l’UEMOA »

Pour finir, il a levé le voile sur les perspectives après l’édition 2023 de Mois de Consommer Local avant de lancer un appel aux populations béninoises et à tous les consommateurs de l’espace UEMOA. « En termes de perspectives, il faut dire que nous sommes en train de discuter sérieusement avec les responsables de nos communes à savoir les maires pour que les habitudes de consommation changent depuis la base. Chaque produit importé que nous achetons, nous l’achetons avec le chômage comme j’ai l’habitude de le dire. Alors que chaque produit local que nous consommons, c’est avec la matière première locale, avec la main-d’œuvre locale  et source de richesse pour la localité et donc source de richesse pour le pays. Donc, je voudrais exhorter tous les  béninois et tous les consommateurs de l’espace UEMOA à miser beaucoup plus sur les produits qui sont fabriqués chez eux pour espérer avoir un développement de leur localité et un développement de tout l’espace UEMOA », a déclaré M. Fernando Gomez.

Visite du Chancelier allemand à la Commission de la CEDEAO: Scholz et Touray scellent une nouvelle phase de coopération

Le Chancelier Olaf Scholz et le Pdt de la Commission Dr. Omar Alieu Touray

Les bases d’une nouvelle phase de coopération entre la CEDEAO et la République Fédérale d’Allemagne sont désormais jetées à la faveur de la visite que son Chancelier a faite ce dimanche 29 octobre 2023 à la Commission. Il y a eu de fructueux échanges entre S.E Olaf Scholz et le président de la Commission S.E Dr. Omar Alieu Touray. Le Chancelier allemand était en visite d’État au Nigeria.

Ghislain Gbènakpon

Le Chancelier allemand Olaf Scholz à son arrivée

Cette visite aura été effectivement l’occasion pour le chancelier allemand et les hommes d’affaires qui l’accompagnent d’une part et la CEDEAO de l’autre, d’engager des discussions sur les bases d’une nouvelle phase de coopération. Dernièrement, la CEDEAO a signé avec l’Allemagne pour la période 2023-2024, un nouvel accord de coopération technique et financière d’un montant de 80,75 millions d’euros pour soutenir la mise en œuvre de projets et programmes dans plusieurs domaines dont entre autres, la paix et l’inclusion sociale, promotion de changements constitutionnels de gouvernement, climat et énergies, développement économique durable, la santé, les politiques de protection sociale. Cela a porté à 494,41 millions d’euros le volume de la coopération technique et financière entre la CEDEAO et l’Allemagne depuis 1985.

Les deux personnalités face à la presse

Dans son mot de bienvenue au chancelier, le président de la Commission , S.E Dr. Omar Alieu Touray a remercié le gouvernement allemand pour son engagement au côté de la CEDEAO et pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et a exprimé l’engagement de l’organisation à œuvrer pour le renforcement de la coopération existante entre les deux parties. Il n’a pas manqué d’ajouter que cette visite du Chancelier allemand marque une nouvelle phase de cette coopération qui va permettre à la région de bénéficier de l’expertise de l’Allemagne en matière de politique de développement. Dans son allocution de circonstances, le Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne, S.E Olaf Scholz a réaffirmé la disponibilité totale de l’Allemagne à soutenir aussi bien la paix et la démocratie dans la région ainsi que le développement des échanges commerciaux.

Gestion des élections en Afrique : le 8e forum continental des OGE s’ouvre demain à Cotonou

M. Boucary Abou Soulé Adam, directeur général des élections au Bénin

Le huitième forum annuel continental des Organes de Gestion des Élections ( OGE ) s’ouvre demain mercredi 1er novembre 2023 à Cotonou. Ce dimanche 29 octobre sur l’émission Grand Format de Canal 3 Bénin, le directeur général des élections, M. Boucary Abou Soulé Adam a, au nom de la CENA, donné des éclairages sur l’événement qui sera suivi le 3 novembre de l’assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines

Ghislain Gbènakpon

« Communication stratégique: construire une relation durable entre les OGE et les parties prenantes » Voilà ainsi décliné par M. Boucary Abou Soulé Adam, le thème central de ce huitième forum annuel continental des organes de gestion des élections. Pour le directeur général des élections, ce forum vise des échanges entre OGE pour améliorer la communication en période électorale en Afrique : « Le thème est inspiré par le développement de ce que nous constatons dans notre vie quotidienne. Il y a beaucoup d’informations qui circulent dans tous les domaines. Et aucun domaine n’échappe à la vraie et la fausse information. Au 7e forum à Maputo, il a été décidé d’élaborer des principes et lignes directrices pour l’utilisation des médias numériques et sociaux lors des élections en Afrique.  Donc ce document sera adopté le 3 novembre par l’assemblée générale pour cadrer tous les OGE africains sur la manière de communiquer, d’informer largement l’opinion de ce qui se fait dans les OGE »

Il ressort aussi des éclairages de M. Boucary Abou Soulé Adam que le Forum annuel continental des organes de gestion des élections est une initiative du département des affaires politiques, paix et sécurité de l’Union Africaine. Pour la huitième édition, des délégations d’une cinquantaine d’organes de gestion des élections du continent et des communautés économiques régionales dont la CEDEAO, SADCC, la CEEAC, l’UMA sont attendues à Cotonou pour trois jours d’échanges sur les bonnes stratégies de communication et de lutte contre les fakes news en période électorale.

Société Béninoise d’Hépato-Gastroenterologie: les troubles fonctionnels digestifs au coeur du 1er congrès

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

« Les troubles fonctionnels digestifs » C’est sous ce thème que s’est déroulé ce 27 et 28 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou, le premier congrès de la Société Béninoise d’Hépato-Gastroenterologie ( SBHGE ). Les travaux qui ont connu la participation de spécialistes venus de la sous-région ont été lancé par le Pr. Francis Dossou, représentant du ministre de la santé. C’est un pari gagné pour le président de la SBHGE, Pr. Jean Sèhonou.

Ghislain Gbènakpon

Hépatopathies liées à l’alcool, cancers digestifs, médecine traditionnelle en hépato-gastroentérologie. Ce sont les sous thèmes de ce premier congrès de la Société Béninoise d’Hépato-Gastroenterologie qui ont permis, deux jours durant, aux spécialistes nationaux et de la sous-région de partager leurs connaissances et leurs expériences afin de gérer au mieux les différentes pathologies de l’appareil digestif dont, entre autres, les troubles intestinaux qui comprennent le syndrome du côlon irritable, la constipation, la diarrhée fonctionnelle et le ballonnement.

Une vue partielle des participants

« C’est ce que nous mangeons qui nous rend malade. Je pense que les troubles fonctionnels que vous aborderez permettons de voir les solutions locales . Quels conseils donner à nos populations? Comment contrôler l’alimentation de nos populations pour avoir des patients moins exposés », a déclaré le doyen de la Faculté des sciences de la santé ( FSS ), le Pr. Josué Avakoudjo dans son allocution de circonstances. Pour le président de la SBHGE, Pr. Jean Sèhonou, la société béninoise est à la croisée des chemins: « Elle est engagée sur plusieurs fronts. Celui de la formation avec par exemple le démarrage dans les prochaines semaines du diplôme d’études spécialisée en hépato-gastroentérologie »

Traitement des troubles neurologiques par le toucher : un livre sur la thérapie Kunga du Rwanda à la disposition des parents

Le conférencier et auteur du livre Gad Kirenga au milieu et à droite, le président du Réseau Africain des Réflexologues M. Jacques Gbadessi

( Le Pdt du Réseau Africain des Réflexologues salue une aubaine pour l’Afrique )

« Genuine Kunga, An Introduction Into Kunga Therapy Basics », entendez Introduction aux basiques de la thérapie Kunga. Voilà le titre de l’ouvrage sur la Thérapie Kunga au Rwanda pour le traitement des troubles neurologiques chez les enfants par le toucher objet d’une conférence animée ce jeudi 26 octobre 2023 au siège de l’Association Béninoise des Réflexologues ( ABR ) à Cotonou par son auteur, le spécialiste Gad Kirenga, directeur général de Kigali Kunga Clinic. Il a annoncé cette bonne nouvelle aux parents avec à ses côtés, le président du Réseau Africain des Réflexologues, M. Jacques gbadessi.

Ghislain Gbènakpon

le conférencier et auteur du livre Gad Kirenga en interview

La maladie d’Alzheimer, de parkinson, l’autisme, les crises d’épilepsie. Voilà entre autres troubles neurologiques que traite définitivement la thérapie Kunga du toucher au Rwanda détaillée dans l’ouvrage du spécialiste et conférencier Gad Kirenga. « C’est un livre que nous voulons que les parents des enfants autistes se procurent pour s’approprier les techniques du toucher pouvant aider à diminuer la turbulence des enfants, les aider à dormir. Ça va les aider au bout de 40, 45 séances soient deux mois environ, à commencer par parler. Nous avons édité ce livre avec nos docteurs et neurologues parce qu’il y a les parents qui n’ont pas la possibilité de s’acheter un billet d’avion pour amener leurs enfants au Rwanda comme le font les américains, les européens et les canadiens. Alors que dans le livre, il y a les techniques de la thérapie Kunga et la notice de leur utilisation. », a-t-il expliqué.

Il faut dire effectivement que le détenteur du livre peut appliquer lui-même les soins à un enfant autiste par exemple car les techniques de la thérapie Kunga y sont bien détaillées. « Kounga, en signification littérale, c’est de mettre les choses ensemble. C’est une thérapie du toucher comme le massage qui permet de régler les troubles neurologiques. C’est une thérapie du toucher seulement, mais qui permet de régler définitivement ces problèmes. Les enfants autistes ont des difficultés à se prendre en charge; par exemple se laver, manger et faire ses besoins normalement. Et c’est un défi pour les neurologues aujourd’hui face à cette problématique », a fait observer M. Jacques Gbadessi.

Le conférencier exerçant la thérapie Kunga sur un volontaire

Pour le président du Réseau Africain des Réflexologues, l’avènement d’une thérapie qui vient de l’Afrique et qui peut aider les africains est une aubaine: « C’est une occasion que nous devons saisir. Et c’est pourquoi je suis content de recevoir ce spécialiste qui nous vient du Rwanda. Mais cette thérapie Kunga qui a pris racine au Rwanda est aujourd’hui au Bénin, va prendre racine dans d’autres pays. Et c’est le but de cette conférence.; rendre publique, accessible cette thérapie pour que les gens puissent en bénéficier. Si la thérapie se rapproche des bénéficiaires, je pense que c’est ce qui peut nous aider à avoir rapidement accès. Nous devons voir comment l’intégrer dans nos systèmes de soins en Afrique ». La conférence a pris fin avec un exercice pratique de la thérapie Kunga par le spécialiste Gad Kirenga sur un volontaire.

Journées biomédicales du RESHAOC à Cotonou: l’appel du Dr. Mohamed Said Belkadi

Dr. Mohamed Said Belkadi, point focal Maroc du RESHAOC

Aux journées biomédicales du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes ( RESHAOC ) à Cotonou du 24 au 26 octobre 2023, l’une de ses figures de proue et son point focal au Maroc a lancé un appel à tous les acteurs concernés en générale et aux autorités sanitaires en particulier. C’est à la faveur d’une interview que Dr. Mohamed Said Belkadi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit a accordée à la rédaction.

Ghislain Gbènakpon

« L’un des principaux appels qu’on lance aux autorités sanitaires d’abord, c’est qu’il faut prendre au sérieux cette question d’encadrement et surtout de pilotage institutionnel de la fonction biomédicale. Car c’est elle qui est justement garant de la qualité des soins. Deuxièmement, ce serait intéressant que tout le monde s’inscrive dans une démarche de réglementer et d’élaborer des normes professionnelles pour que les acteurs du biomédicale puissent réaliser leur fonction dans les règles de l’art et par là, le patient trouvera un dispositif médical de qualité et sécurisé », a déclaré Dr. Mohamed Said Belkadi dont l’engagement avec le RESHAOC a démarré depuis 2007.

Pour le point focal Maroc du RESHAOC, ces journées biomédicales sont fort intéressantes du fait du rôle que joue la fonction biomédicale à l’hôpital. Un directeur d’hôpital, fait-il observer, a besoin de s’appuyer sur le biomédical pour garantir justement un plateau technique performant, un plateau technique fonctionnel et accessible. « C’est l’enjeu de ces journées, mais ça va au-delà. Ces journées ont en effet passé en revue pratiquement toutes les fonctions biomédicales à l’hôpital. Il y a des gens de divers horizons, autorités sanitaires, directeurs d’hôpitaux, ingénieurs biomédicaux, associations professionnelles et j’en passe; tout l’écosystème et même des équipementiers qui ont participé à un débat pour répondre à la question de savoir faut-il normer l’activité biomédicale au niveau de nos structures? Et la réponse c’était oui, il faut normer. Il faut mettre un référentiel des bonnes pratiques pour garantir cet objectif de disponibilité et de qualité des dispositifs médicaux », a expliqué Dr. Mohamed Said Belkadi.


Foire d’équipements médicaux du RESHAOC: les offres exceptionnelles de Bénin Médicaux Group

Le DG de Bénin Médicaux Group, M. François Milido et ses collaborateurs

Au nombre des exposants à la foire des équipements médico-techniques qu’organise le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes ( RESHAOC) en marge de ses journées biomédicales qui se sont ouvertes ce mardi 24 octobre 2023 pour trois jours au palais des congrès de Cotonou, il y a la société Bénin Médicaux Group. A la faveur d’une interview à la presse, son directeur général M. François Milido a levé le voile sur les qualités exceptionnelles des offres en équipements médico-techniques de la société. Lire ci-dessous les échanges.

Le DG de Bénin Médicaux Group François Milido

Cause Commune: Quels sont les produits que vous exposez?

François Milido: Je pense qu’on ne peut pas citer tous nos produits en exposition. Mais on peut vous citer les différentes familles de produits que nous avons ici. Il y a les équipements médicaux de façon générale, il y a les réactifs de laboratoire, il y a les consommables, les dispositifs médicaux stériles et non stériles. Il y a les équipements qui relèvent d’ordre orthopédique.

Quelle est la nouveauté que vous apportez dans ce monde?

Il faut dire que Bénin Médicaux Group s’est révélé dans le secteur médical aujourd’hui de par la disponibilité à plein temps des dispositifs médicaux, même ceux que la bonne partie des utilisateurs et praticiens pensent en rupture, on les trouve chez nous. Je ne pourrai pas vous lister toutes ces nouveautés. On a par exemple des tensiomètres Omron qui peuvent être à la fois des appareils 2CG pour mesurer la fréquence cardiaque en même temps. On a beaucoup d’équipements durables. Nous faisons aussi le rapport qualité prix. A Bénin Médicaux Group, il y a des produits qui sont moins chers et qui sont de très très bonnes qualités.

Depuis quand vous existez ?

A Bénin Médicaux Groupe, on existe depuis près de 10 ans. C’est vrai que nous avons toujours travaillé avec le secteur privé et les organisations internationales. Mais depuis près de deux, trois ans, nous avons commencé par travailler avec le secteur public.

Quelles sont vos attentes à cette foire?

Que beaucoup connaissent davantage Bénin Médicaux Group. C’est vrai qu’aujourd’hui nous faisons un grand effort. Nous sommes cachés mais avec la politique du bouche à oreilles, beaucoup de gens connaissent déjà Bénin Médicaux Group. Et cette foire permet de révéler davantage notre société, toutes les potentialités qui sont cachées et que certains ne savent pas; mais que nous sommes venus exposer à la face du monde parce que cette foire ne concerne pas seulement le Bénin. Ça concerne la sous-région, ça concerne même le monde entier.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue des merveilles de Bénin Médicaux Group