Préservation de l’écosystème transfrontalier du parc W: vers la mise en place de la plateforme nationale du Bénin

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce lundi 26 août 2024 au chant d’oiseau de Cotonou, un atelier pour la mise en place de la plateforme nationale de l’écosystème transfrontalier du complexe naturel transfrontalier W partagé par le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Les travaux qui prennent fin ce 28 août ont été lancés par M. Aurélien Tossa, représentant du ministère de l’énergie, de l’eau et des mines ( MEEM ). Il avait à ses côtés M. Allomasso Tchokponhoué, coordonnateur du projet de gestion des ressources en eau du fleuve Niger et des eaux souterraines NB-ITTAS dans lequel s’inscrit la mise en place de cette plateforme et M. Ibro Adamou, représentant du secrétariat exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger ( ABN ), l’une des agences d’exécution dudit projet.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

« Cette plateforme joue un rôle de coordination de tous les acteurs qui interviennent dans le système; que ce soit les collectivités territoriales et locales, les structures étatiques, les communautés à la base, les associations, les usagers d’eau du bassin . Ils doivent discuter ensemble de comment maintenir l’écosystème intact », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le coordonnateur régional du projet NB-ITTAS, M. Allomasso Tchokponhoué. Il faut dire que dans ses efforts d’accompagner les Etats membres dans la préservation des ressources naturelles du bassin du Niger, le secrétariat exécutif de l’ABN a identifié à travers ce projet qui concerne 11 pays, un certain nombre d’écosystèmes d’importance mondiale dont le parc régional W. Et des plateformes nationales et régionales sont prévues pour créer un environnement favorable à une meilleure gestion des ressources en biodiversité de ces écosystèmes. « Nous savons tous l’importance du parc W pour les trois pays le Bénin, le Burkina et le Niger. Nous connaissons également les défis liés à la gestion de ce parc dont les questions anthropiques, les questions de changement climatique et malheureusement, les questions d’ordre sécuritaire qui s’y sont greffées. C’est la preuve que nous devons davantage mettre nos intelligences et nos efforts ensemble pour que nous puissions préserver ce potentiel d’importance mondiale », a déclaré le représentant du secrétariat exécutif de l’ABN, M. Ibro Adamou dans son allocution de circonstance. Il a fait observer que les plateformes sont une opportunité que l’ABN propose aux pays pour promouvoir la synergie des differents acteurs afin de mieux faire face aux grands défis liés à la gestion du parc. La mise en place de la plateforme nationale du Bénin vient après celle du Burkina Faso. En lançant les travaux , M. Aurélien Tossa a exprimé l’engagement du MEEM à jouer sa partition pour le bon fonctionnement de cette plateforme nationale de l’écosystème transfrontalier du complexe naturel du parc W en vue de l’amélioration de la gestion de sa gouvernance et la conservation de ses ressources naturelles.

Conseil Syndical National 2024: l’UNSTB fait le point des préparatifs du 9e congrès et du 50e anniversaire

Une vue de familles des conseillers

( Les bilans moral et financier du BDN adoptés )

L’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin ( UNSTB ) était en Conseil Syndical National ce vendredi 23 août 2024 à la bourse du travail à Cotonou. Au coeur des travaux lancés par le sécrétaire général confédéral Apollinaire Afféwé, les préparatifs de son 9e congrès et de son cinquantième anniversaire. Le bilan moral et le bilan financier du bureau directeur national ont été adoptés par les conseillers.

Ghislain Gbènakpon

Présentation du bilan moral du BDN points des préparatifs du 9e congrès et du 50e anniversaire, fixation de la date et du lieu du congrès et de l’anniversaire, approbation de l’ordre du jour du congrès, étude des propositions d’amendements aux statuts de l’UNSTB, bilan financier et questions diverses. Ce sont là les importants dossiers sur lesquels s’est penché ce conseil national syndical 2024. Il faut dire que comme l’a rappelé le secrétaire général confédéral dans son allocution d’ouverture des assises, au terme des textes, le Conseil Syndical National est l’instance de décision de l’UNSTB entre deux (02) Congrès. Il est responsable de l’exécution des décisions du Congrès National et est habilité à prendre des initiatives dans le cadre de ses attributions. Par ailleurs, à chaque session du Conseil Syndical National Ordinaire, le Bureau Directeur National (BDN) présente le rapport moral et le rapport financier sur les activités menées depuis les assises du précédent Conseil Syndical National. « Ainsi, le Conseil Syndical constitue un grand rendez-vous de démocratie syndicale. En dehors du Congrès qui est l’instance suprême, le Conseil Syndical est le cadre prévu par nos textes fondamentaux pour la mise en œuvre de l’obligation de reddition de comptes qui incombe au Bureau Directeur National, obligation qui est une exigence de la bonne gouvernance de toute institution digne du nom », a soutenu le Sg Apollinaire Afféwé.

Mobilisation générale pour le cinquantenaire

Au terme de cette reddition de compte, les conseillers ont adopté à l’unanimité le rapport moral du BDN présenté par le secrétaire général confédéral et le rapport financier du trésorier général. Mais ce conseil syndical national a surtout sonné la mobilisation pour la réussite du 9 e congrès et de la célébration du cinquantenaire de l’UNSTB. Les nouvelles orientations à proposer au congrès sur la vie de la confédération pour les prochaines années afin de lui permettre de prendre une part active dans le renouveau syndical appelé de tous leurs vœux par les travailleurs ont été également abordées. Dans son intervention, le secrétaire général confédéral n’a pas manquer de faire cas de la situation préoccupante des travailleurs béninois marquée par le rétrécissement de l’espace de libre expression ou manifestation, de pression de toutes sortes, de remise en cause des acquis, de dérèglementation du cadre juridique d’emploi dans les différents secteurs etc… C’est pourquoi il plaide pour le resserrement des rangs au sein des organisations syndicales pour une réflexion conséquente sur les moyens innovants leur permettant de continuer à défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs. »Il nous faut bannir les guerres de leadership et de chapelle syndicale qui n’avance en rien les travailleurs. Il nous faut nous remobiliser et nous pencher résolument sur nos problèmes. Il nous faut nous donner la main et réaliser cette unité qui gagne.
L’inertie qui s’est emparée du mouvement syndical depuis quelques années et qui s’apparentait à du défaitisme n’est pas de nature à militer pour la satisfaction de nos revendications. Heureusement que la prise de conscience est en train de prendre corps au plus haut niveau de la hiérarchie syndicale. Je voudrais saluer ici les actions menées en bonne intelligence par l’UNSTB, la CGTB et la CSA Bénin ces derniers mois et qui ont donné le signal fort de ce que le syndicat peut encore beaucoup de choses », a soutenu Apollinaire Afféwé.

JPIB-2iE 2024: de nouveaux ingénieurs béninois reçoivent leurs parchemins avec la bénédiction des ainés

Une vue partielle des diplômés master

L’édition 2024 des Journées Promotionnelles de l’Ingénieur Béninois ( JPIB ) de l’Institut International de l’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement ( 2iE ) du Burkina Faso se sont tenues ce samedi 24 août 2024 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou sous le haut parrainage de l’honorable Jérémie Adomahou représenté par l’ancien directeur général de la SONEB, M. Camille Dansou et avec le soutien du sponsor officiel IGIP. Occasion pour les nouveaux diplômés de recevoir leurs parchemins sous les regards encourageants des alumni, c’est-à-dire leurs ainés qui entendent oeuvrer pour leur insertion professionnelle. C’était sous la houlette du président du comité d’organisation de ces journées, l’ainé M. Facia Giraude Adéossi et en présence du Pr. Sylvie de Chacus, représentante du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ( MESRS )

Ghislain Gbènakpon

Le Pdt du Comité d’organisation Facia Giraude Adéossi

Bachelor et Master CTI. Ce sont les parchemins qu’une vingtaine de diplômés béninois de l’Institut 2iE ont reçus à cette édition de la JPIB-2iE riche en sons et en couleurs. « Ce que nous faisons va au-delà d’une cérémonie officielle de remise de diplômes. Pour nous, c’est une activité de retrouvailles, c’est une activité de mise en relation des jeunes frères, des jeunes diplômés avec les ainés afin que ceux-ci les accueillent, facilitent leurs insertions, soient leurs coach et leurs mentors », a expliqué le président du comité d’organisation de la JPIB-2iE 2024, M. Facia Giraude Adéossi. Il a fait observer que dans la stratégie d’insertion des diplômés de l’institut 2iE, le réseau des alumini constitue un maillon essentiel et constitue l’interlocuteur principal avec lequel l’institut entend discuter sur les questions d’insertion professionnelle, mais aussi sur les questions d’amélioration des curricula.

M. Alexandre Tossa de IGIP Afrique

« IGIP Afrique en acceptant d’être sponsor voudrait témoigner de son engagement à accompagner l’insertion professionnelle et la mise sur le marché de cadres compétents dans ses domaines d’activités que sont l’adduction d’eau potable en milieu urbain et rural, l’assainissement fluvial, la voirie », a déclaré le représentant du sponsor officiel, M. Alexandre Tossa.

Célébration de l’Excellence

La porte-parole des récipiendaires, Emmanuelle-Marie Hounkpatin

Il faut dire que l’institut 2iE du Burkina Faso offre plusieurs filières de formation dont entre autres, génie civil, bâtiment et travaux publics, génie électrique et génie de l’eau. « Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est aussi l’excellence de la formation que nous avons reçue à l’institut 2iE. Une formation rigoureuse et exigeante, qui nous a façonnés, non seulement en tant qu’ingénieurs de haut niveau, mais aussi en tant que leaders et citoyens responsables, porteurs d’une vision claire et déterminée pour le developpement de notre continent », a déclaré la porte-parole des récipiendaires Emmanuelle-Marie Hounkpatin .

Pr. Sylvie de Chacus, représentante du MESRS

Et la représentante de ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr. Sylvie de Chacus partagera cet avis avec une bonne nouvelle pour le club des alumini de l’institut : « Nous célébrons ce soir l’excellence, le talent, le génie béninois. S’il y a des personnes qui doutent encore de la qualité de vos formations, avec ce que nous avons vu ce soir, il n’y a plus de doute.  Considérez que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique se fait désormais votre partenaire ».

M. Camille Dansou, représentant du parrain

M. Camille Dansou, le représentant du parrain, a félicité dans son intervention de circonstance, les récipiendaires au nom des ainés et les a assurés de leur accompagnement pour leur insertion professionnelle. Eux et le sponsor ont d’ailleurs reçu une distinction pour leur soutien à l’évènement. Il est à préciser que cette édition des JPIB-2iE a été clôturée ce dimanche par un match de football qui opposé à Togbin les jeunes diplômés à leurs ainés qui l’ont gagné sur un scor de 1-2.

Une vue partielle des diplômés bachelor
Le président Adéossi avec sa distinction et les autres membres du comité d’organisation

Dossier frère Hounvi: »Une arrestation sans mandat », dixit Igor Campos de Les Démocrates

M. Igor Campos, coordonnateur LD du 5ème arrondissement de Cotonou

Au nombre des responsables du parti Les Démocrates présents à la CRIET lundi matin 19 août 2024 pour apporter leur soutien au cyber chroniqueur Steeve Amoussou, alias frère Hounvi, il y avait le coordonnateur du 5eme arrondissement de Cotonou dans la 15 e circonscription  électorale. A la faveur d’une interview à la presse, M. Igor Campos, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a exprimé sa désolation. Lire ci-dessous sa réaction.

« C’est une arrestation sans mandat. On ne s’est pas quel nom donner à ce qui est en train d’arriver actuellement au Bénin. Le Bénin c’est pour nous tous. Le Bénin n’est pas une entreprise privée. C’est pour le peuple. Et si on ne peut plus respecter le peuple, alors, c’est grave. Toute la zone a été militarisée. Ça m’étonne pour un simple citoyen qui a été appréhendé. C’est comme si c’est une arrestation d’une haute personnalité politique de l’Etat béninois. Personne ne sait ce qui se passe. Hounvi actuellement est dans un couvent. Moi j’appelle ça un couvent »

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Comité Interparlementaire de l’UEMOA: la 54e session ordinaire ouverte à Cotonou

Une vue de famille des participants

Les travaux de la 54 e session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’UEMOA ( CIP ) se sont ouverts ce lundi 19 août 2024 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou. Les questions budgétaires et autres thématiques fondamentales pour l’Union sont au coeur des assises qui durent dix jours. Ces dernières ont été lancées par Pr. Abdoulaye Soma, président par intérim du CIP . Il avait à ses côtés, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, M. Louis Vlavonou.

Ghislain Gbènakpon

« La présente session est destinée à aborder les questions budgétaires dans un contexte d’austérité financière et d’enjeux économiques », a précisé Pr. Abdoulaye Soma dans son allocution d’ouverture des travaux. Il ressort de l’intervention du président par inté qu’en plus des sujets budgétaires, les assises de Cotonou sont aussi consacrées à quatre thématiques qui sont d’importance fondamentale. Il en est ainsi par exemple de la contribution de la Politique Agricole de l’Union ( PAU ) à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans les Etats membres de l’UEMOA et de l’harmonisation de la règlementation sur la gestion intégrée des zones côtières qui passe par l’adoption des Protocoles Additionnels à la Convention d’Abidjan et la mise en application des réglements communautaires de l’Union. Les deux autres thématiques sont « les entraves à la libre circulation et au droit d’établissement dans l’espace UEMOA » d’une part et de l’autre, « la Dématérialisation des procédures douanières et des formalités du Commerce Extérieur: Défis et perspectives ». Les travaux vont traiter également des questions d’actualité dans les Etats membres.

Dans son allocution de circonstance, le président de l’Assemblée nationale du Bénin a fait observer que sur la problématique des entraves à la libre circulation et au droit d’établissement dans l’espace UEMOA, son pays fait montre d’engagement sans faille et renouvelé en faveur de l’intégration régionale. « Les évaluations faites de la mise en œuvre des décisions relatives à la libre circulation des personnes et des biens dans notre sous-région, au cours de ces dernières années, prouvent à suffisance l’engagement sincère et résolu des autorités béninoises en faveur de cette intégration. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, l’Etat béninois a supprimé les visas d’entrée aux ressortissants de tous les pays du Continent africain et offre désormais la nationalité béninoise à tous les afro-descendants qui aspirent à revenir sur la terre de leurs aïeux déportés, pour la plupart, à partir des côtes ouest-africaines », a rappelé le président Louis Vlavonou. Et dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest se retrouve dans la tourmente avec de sérieuses menaces sur l’intégration régionale, il fait une exhortation: « Dans les difficultés actuelles que nous traversons dans la sous-région, nous devons faire en sorte que, par notre foi inébranlable en un destin commun, notre sens aigu de responsabilités et notre esprit de tolérance, l’espoir vienne de cet outil d’intégration privilégié qu’est l’UEMOA qui aspire, à terme, à s’élargir à d’autres, si non à tous les pays ouest-africains. »

Savi Xwé 2024: forte mobilisation sous le leadership du CA Brice Eriola

le CA de Savi Brice Eriola

L’édition 2024 de la fête identitaire des habitants et surtout ressortissants de l’arrondissement de Savi dans la commune d’Abomey-Calavi ( Savi Xwé 2024 ) a connu une forte mobilisation sans précédent. C’était ce jeudi 15 août sous le leadership du ched de l’arrondissement M. Brice Eriola.

Ghislain Gbènakpon

« Aujourd’hui 15 août 2024, l’arrondissement de Savi célèbre sa fête identitaire qui a réuni les fils et filles de l’ensemble de ses villages. Comme on peut le constater,on note une grande mobilisation. Je voudrais nous inviter à rester unis davantage pour que l’année prochaine, la mobilisation soit encore plus forte », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse le CA Brice Eriola. Il faut dire effectivement que la mobilisation a été au rendez-vous avec des populations qui ont massivement fait le déplacement grâce au travail de fourmi fait par le comité d’organisation sous l’impulsion du chef d’arrondissement.

La première autorité de l’arrondissement a aussi abordé face aux professionnels des médias ce que Savi Xwé apporte à la localité. « Ça apporte beaucoup de choses à l’arrondissement. Vous savez que Savi est un royaume qui regorge des cites touristiques qui restent à valoriser. Savi Xwé en donne une opportunité. Par ailleurs, Savi Xwé fait des dons communautaires dans plusieurs secteurs depuis 2020. En 2020, nous avons agi dans le secteur de la sécurité en offrant une moto neuve au commissariat d’arrondissement de Savi. En 2021, nous sommes intervenus dans la santé avec un don de lits et de matelas au centre de santé de l’arrondissement. En 2022, l’éducation a été notre préoccupation avec des dons de table-bancs dans toutes les écoles primaires publiques . En 2023, nous avons offert des houes, des brouettes, des râteaux aux groupements des femmes balayeuses de l’arrondissement pour une journée ville propre. Cette année 2024, nous avons encore agi dans le secteur de l’éducation car il est noté un manque de table-bancs dans des CEG de l’arrondissement », a soutenu Brice Eriola.

Lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme: le GIABA conclut une Mission de plaidoyer avec le Togo

Le groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest ( GIABA ) s’engage avec le gouvernement du Togo à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans la région de l’Afrique de l’Ouest. C’est à la faveur d’une Mission de plaidoyer de haut niveau qu’il a conclue ce lundi 12 août 2024 auprès des autorités du pays.

Ghislain Gbènakpon

La délégation du GIABA était conduite par son directeur général, M. Edwin W. Harris Jr qui avait à ses côtés, le Général Idrissa Toure, les chefs des cellules d’enquête financière (FIU) ivoirienne et togolaise, ainsi que des membres du personnel. Elle a eu une rencontre d’échange avec S.E Mme Victoire S. Tomegah-Dogbe, Premier Ministre de la République du Togo, qui a réitéré son engagement et son soutien à la Mission et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le pays et a promis de combler toutes les lacunes identifiées dans le rapport d’évaluation mutuelle de deuxième cycle du pays. Occasion pour le DG M. Edwin W. Harris Jr de réitérer le soutien continu du GIABA au Togo.

L’équipe a également rencontré les ministres des finances et de l’économie, de la sécurité et de la justice, qui ont tous deux renouvelé leur engagement et leur soutien à la CRF et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le pays. Il faut fire qu’il y a eu aussi une séance d’échange entre la délégation du GIABA et l’équipe de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui a convenu d’accroître son rôle en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la criminalité organisée, de supervision bancaire et a plaidé pour l’adoption de la Loi Uniforme de l’UEMOA au Togo.

Fin des travaux du FIDEPA5: Cotonou, le point de départ d’une nouvelle dynamique de développement à la base

Célébration du leadership local africain

( Les premiers lauréats du Prix d’Excellence du Leadership Local distingués )

Les rideaux sont tombés ce samedi 10 août 2024 à Cotonou sur les travaux du cinquième Forum International de la Démocratie Participative en Afrique (  qui a réuni les acteurs à divers niveaux de la gouvernance locale. Pour Luc Sètondji Atrokpo, maire de Cotonou et président en exercice de l’Observatoire International de la Démocratie Participative pour l’Afrique ( OIDP Afrique ), organisateur des assises, celles-ci sont le point de départ d’une nouvelle dynamique de développement à la base. Elles ont enregistré la première édition sous-régionale du Prix d’Excellence du Leadership Local ( PELL ) de l’espace l’UEMOA avec de nombreux lauréats distingués.

Ghislain Gbènakpon

Le président maire Luc Atrokpo

« Ce forum est le point de départ d’une nouvelle dynamique de développement à la base. Les échanges fructueux et les connaissances partagées ici à Cotonou, seront diffusés dans nos territoires respectifs pour bâtir une Afrique plus forte, plus juste et plus inclusive. Je vous invite à continuer sur cette lancée, à rester engagés sur la promotion de la démocratie participative dans toutes vos actions. Ensemble, nous pouvons relever les défis et construire un avenir meilleur pour nos citoyens », a déclaré aux participants, le président maire Luc Sètondji Atrokpo dans son allocution.

Une vue partielle des participants

Pendant trois jours, les participants à savoir les autorités locales, les universitaires et les membres des organisations de la société civile venus de plusieurs pays ont eu l’occasion d’aborder divers sujets allant des droits humains et de la citoyenneté à la résilience communautaire en passant par la transparence et la redevabilité dans la gouvernance démocratique. Les panels et sessions ont permis de mettre en lumière les expériences innovantes et les bonnes pratiques nécessaires au renforcement de la démocratie participative dans les territoires en Afrique.

Le leadership local primé

Le maire d’Adjarra Germain Wanvoégbè recevant sa distinction

Il faut noter que le clou de la clôture du FIDEPA5 a été la première édition sous-régionale du Prix d’Excellence du Leadership Local ( PELL ) dans l’UEMOA. Selon son comité d’organisation, c’est pour reconnaître, mettre en lumière et honorer les porteurs des initiatives et innovations au niveau des territoires qu’il a été institué. On retient que le PELL fait écho aux préconisations de la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local adoptée par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine réunie en juin 2014 à Malabo, Guinée Équatoriale. Les lauréats distingués pour cette première édition dans la sous-région UEMOA sont des maires, des universitaires, et des journalistes identifiés pour leur leadership dans la gouvernance à la base selon un certain nombre de critères. Le Bénin a été honoré notamment par les maires d’Adjarra et de Kalalé. « Tout le monde se souviendra que la première réunion pour primer le leadership des collectivités territoriales au niveau de la région UEMOA a été organisée ici à Cotonou », s’est réjoui au micro de la télévision nationale béninoise, le secrétaire général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU Afrique ), M. Jean Pierre Elong Mbassi.

Gouvernance à la base: les jalons du renforcement de la démocratie participative en Afrique posés à Cotonou

Une vue partielle des participants

La ville de Cotonou abrite depuis ce jeudi 8 août 2024, le cinquième Forum International de la démocratie participative en Afrique ( FIDEPA 5 ). Les assises organisées par l’Observatoire international de la démocratie participative ( OIDP ) que préside le maire Luc Atrokpo prennent fin ce samedi 10 août au Palais des Congrès.

Ghislain Gbènakpon

M. Franck Kinninvo, coordonnateur du FIDEPA5

« Ce forum FIDEPA 5 qui se tient à Cotonou doit permettre aux maires et aux élus locaux d’améliorer les mécanismes de participation citoyenne parce que dans un cadre de dialogue communautaire, on peut améliorer non seulement la gestion de l’administration communale mais aussi régler beaucoup de problèmes, de défis en permettant aux acteurs de contribuer à trouver des solutions », a déclaré le coordonnateur du FIDEPA5 M. Franck Kinninvo à la faveur d’une interview à la presse. L’expert en communication et en décentralisation est également revenu sur un panel sur la démocratie participative auquel il a participé: « Nous avons travaillé sur le rôle de la participation citoyenne dans l’enracinement de la démocratie participative. En réalité, la démocratie participative, c’est des mécanismes qui permettent, une fois que la démocratie représentative a été exécutée par les élections, aux citoyens de contribuer à la formulation des politiques publiques, à la prise des décisions et à leur mise en oeuvre. Nous avons dit que la démocratie participative a besoin de deux éléments. Des mécanismes de participation citoyenne mais aussi des citoyens formés et capables de participer à la gestion des affaires du pays. Donc, c’est le message que nous avons développé »

M. Luc Atrokpo, Maire de Cotonou et Pdt de l’OIDP

Il faut dire que ce ce 5eme forum est un laboratoire de la gouvernance à la base. Les défis liés aux concours de crises de tous ordres et aux transitions en cours dans le monde sont discutés dans le but de trouver des solutions. Il s’agit de trois jours pour écouter les critiques des solutions proposées par la recherche universitaire, entendre le son de cloche des experts de la gouvernance locale de la société civile et découvrir les bonnes pratiques et expériences enrichissantes. « Nous devons également évoquer les défis qui sont les nôtres. La résistance au changement, le manque de ressource et la nécessité de former et de sensibiliser davantage les citoyens et leaders locaux afin d’asseoir une vraie vraie démocratie participative dans nos territoires. Mais ces défis sont aussi une opportunité renforcer nos partis, d’innover et de construire des alliances solides pour une démocratie participative durable », a déclaré dans son discours de circonstance, le maire de Cotonou et président de l’Observatoire International de la Démocratie Participative ( OIDP), M. Luc Atrokpo.

Cérémonie nationale d’Hommages au Pr. Eusèbe Alihonou: « C’est un baobab qui est tombé », dixit Dorothée Kindé-Gazard

La ministre Dorothée Kindé-Gazard

Parmi les personnalités présentes à la cérémonie nationale d’hommages à l’académicien et professeur émérite Eusèbe Alihonou ce mercredi 7 août 2024 au palais des congrès de Cotonou, il y avait l’ancien ministre de la santé, Pr. Dorothée Kindé-Gazard. A la faveur d’une interview à la presse, elle est revenue sur le vibrant et solennel hommage rendu à l’illustre disparu.  Lire ci-dessous ses propos.

« Je pense qu’il ne saurait en être autrement, vu le charisme du Pr. Alihonou que nous saluons aujourd’hui. Je pense que ses oeuvres le précèdent. Il a beaucoup contribué pour la santé gynécologique de la mère et de l’enfant, la santé communautaire. Il nous a appris que les soins devraient être au sein de la communauté. Et sur le plan international, n’oublions pas qu’il a été nommé à l’académie française de médecine, spécialité chirurgicale. Donc, c’est une icone pour nous et nous voulons saluer son humilité légendaire. C’est un professeur qui était vraiment disponible pour les apprenant que nous étions. Il nous a toujours dit d’aller plus haut. Et notre objectif est de faire comme lui et accéder à un rang magistral dans la corporation des médecins. Ça a été une motivation pour nous et nous en sommes là aujourd’hui. Nous ne pouvons pas ne pas lui rendre cet hommage mérité. Le Professeur Alihonou est un baobab qui est tombé. Mais nous pouvons dire que quel que soit l’âge de la personne qui nous quitte, on a toujours beaucoup d’émotion et beaucoup de tristesse. Que son âme repose en paix »

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon