Valorisation de l’Indigo béninois: le processus de labellisation de la marque Eluvo lancé !

La promotrice Nadia Adanlé présentant le visuel du label Eluvo

Une première étape vient d’être franchie en vue de la labellisation de Eluvo, la marque de fabrique du tissu indigo produit à Ouidah au Bénin par l’entreprise Couleur Indigo. Le jeudi 12 septembre 2024 à la faveur d’un atelier à Sèmè City, sa promotrice Nadia Adanlé a présenté à des experts et des représentants de diverses structures, une proposition de référentiel d’élaboration dont l’adoption après amendements entérinera toutes les étapes et conditions formelles recquises pour sa labellisation.

Ghislain Gbènakpon

« Il a été question de la présentation du référentiel qui conduira au label et servira de point d’appui aux prescrits dans ce cadre. Ce que nous avons fait aujourd’hui, c’est proposer une première version du référentiel qui pourra être alimenté afin de le rendre plus complet et à la portée de toutes les unités de production de Eluvo qui voudraient être reconnues en tant que telles », a expliqué Nadia Adanlé à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux de l’atelier.

La promotrice Nadia Adanlé présentant le Référentiel d’élaboration

Il faut dire que depuis sa création en 2007, l’entreprise Couleur Indigo qui promeut le tissu teint à l’indigo selon le procédé naturel ancestral s’emploie à vulgariser les savoir-faire qui y sont liés tout en oeuvrant de manière significative pour sa protection et sa préservation en tant que patrimoine historique, culturel et artistique reconnu comme tel. Et cette reconnaissance impose naturellement, entre autres, une structuration du savoir-faire, de la méthodologie, de la discipline, une organisation, une expertise, des contrôles, bref, une démarche qualité. C’est pourquoi, la promotrice de Couleur Indigo a soumis le projet aux critiques des voix autorisées pour son amendement et adoption.

Une feuille de route adoptée

D’autres séances de relecture du document sont annoncées. « Une fois que cette relecture du référentiel aura été réalisée, on va l’alimenter avec l’apport des uns et des autres et ensuite, voir quelles sont les mesures et les dispositions organisationnelles appropriées à prendre pour que cette labellisation devienne une réalité » En attendant, le visuel du label qui pourrait être apposé sur le Eluvo a été projeté à l’assistance pour recueillir son avis. Les travaux se sont achevés par un brainstorming qui a débouché sur l’élaboration, par les participants, d’une feuille de route en vue de l’opérationnalisation du processus.

Une vue partielle …

… des participants

« Il faut saluer cette initiative qui vise à valoriser le savoir-faire béninois. Au niveau de la CCI-Bénin nous travaillons à porter à l’échelle les entreprises qui créent de la valeur. Et c’est une satisfaction morale pour nous de constater qu’il y a des initiatives pareilles et d’y être associé . La CCI- Bénin jouera sa partition dans tout le processus de la labellisation », a déclaré à la presse, le représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin ( CCI Bénin ) M. Camarou Bello. Ce dernier a tenu à féliciter la promotrice de Couleur Indigo Mme Nadia Adanlé. Le représentant de l’Agence Nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité ( ANM ), M. Jean-Jacques Yadélin n’a pas été du reste.

Lutte contre la criminalité faunique au Bénin et en Côte d’Ivoire: les équipes spéciales nationales outillées à Cotonou sur la gestion du renseignement d’origine humaine

Les équipes spéciales nationales de lutte contre la criminalité liée aux espèces fauniques de la Côte d’Ivoire et du Bénin viennent de renforcer à Cotonou leurs capacités en matière d’acquisition et de gestion du renseignement d’origine humaine. C’était à la faveur d’un atelier de formation du 9 au 11 septembre 2024 avec le soutien technique et financier du gouvernement américain à travers l’Ong Born Free USA. En marge des travaux, le point focal national de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction ( CITES) , le Conservateur de deuxième classe Ulysse Sinagabé Korogoné s’est confié à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Lorsqu’on veut faire des enquêtes au-delà de ce que nous avons l’habitude de faire sur les espèces sauvages, il ne s’agit plus seulement d’arrêter des braconniers, les mettre en prison et c’est fini. Ce n’est plus ce que nous voulons aujourd’hui; nous voulons démanteler les réseaux. Et pour le faire, il faut forcément le renseignement, il faut l’information. Donc, il faut savoir comment aller chercher cette information pour aider la résolution d’enquêtes beaucoup plus larges, beaucoup plus accomplies », a expliqué le Conservateur de deuxième classe Ulysse Korogoné pour mettre en relief la pertinence de cet atelier qui a réuni le Bénin et la Côte d’Ivoire à Cotonou. Les participants viennent de plusieurs agences d’application des lois dont la police, la douane, les unités mixtes comme la cellule aéroportuaire anti trafic, Interpol, le personnel qui relève des structures judiciaires. Il s’agit fondamentalement de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique, ceux qui sont dans la partie répressive mais aussi des professionnels des médias.

Le point focal national du CITES, le Conservateur de deuxième classe, Ulysse Sinagabé Korogoné

Le point focal national de la CITES a fait observer que cette formation fait suite à une première qui a eu lieu à Abidjan pour les mêmes profils de participants et qui a porté sur les bases du renseignement. Il a aussi rappelé que la particularité de cette criminalité est qu’elle est transfrontalière car généralement, le crime se produit au Bénin mais pour satisfaire des besoins bien au-delà de ses limites continentales. Elle génère des flux financiers énormes au service du blanchiment des capitaux et même du financement du terrorisme. « Ce n’est donc pas une lutte localisée. Il faut que toutes les forces s’unissent pour la gestion de nos écosystèmes. Nous allons demander aux populations de nous accompagner pour avoir la bonne information, pour pouvoir agir efficacement et à temps pour stopper ce trafic illicite d’espèces fauniques », a déclaré pour finir, le Conservateur de deuxième classe Ulysse Sinagabé Korogoné.

Progrès dans la lutte contre le SIDA au Bénin: « Il reste le défi des nouvelles infections » dixit Winnie Byanyima

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima face à la presse

En marge de sa visite officielle au Bénin, la directrice exécutive de l’ONUSIDA a échangé avec la presse sur le projet de partenariat avec Expertise France pour une réponse communautaire à la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les porteurs de Vih. Occasion pour Mme Winnie Byanyima de saluer le progrès enregistré par le Bénin dans la lutte contre le SIDA et de relever qu’il reste le défi d’arrêter les nouvelles infections.

Ghislain Gbènakpon

« Le Bénin a fait beaucoup de progrès dans la lutte contre le SIDA. En 14 ans, les nouvelles infections et déces réduits de moitié, les personnes en sous traitement énormes. Mais 1400 nouvelles infections enregistrées l’année dernière chez les jeunes surtout chez les filles qui sont six fois infectées par rapport aux garcons. Il y a donc le défi d’arrêter les nouvelles infections », a déclaré Mme Winnie Byanyima.

La directrice exécutive de l’ONUSIDA a fait observer que le partenariat avec Expertise France est une première qui va renforcer l’engagement en faveur de la réduction des stigmatisations qui amènent les personnes infectées à éviter les services de santé. Elle a salué l’aide financière de la République française à travers Expertise France. « L’idée est qu’au lieu de faire chacun dans son coin son programme, unissons nos forces pour le succès de la lutte », a déclaré, Dr. Diallo Kanny, Directeur Pays ONUSIDA Bénin Togo.

Il faut dire que l’accent a été mis sur l’initiative Education Plus qui plaide pour la scolarisation et le maintien des filles à l’école. « Education Plus est une initiative de 5 agences pour prévenir l’infection chez les filles qui sont touchées au trois quart. Cela est due aux inégalités, à la faible scolarisation. Donc, il s’agit de faire la promotion de l’éducation universelle et de l’achèvement du Lycée pour toutes les filles. Le Plus c’est une autre initiative pour que la fille reste plus à l’école. Et une éducation sexuelle appuyée. Appendre un metier dans l’agriculture , une formation pratique en cas de déscolarisation. Il s’agit aussi de mettre fin à la toxicité des garçons par l’éradication la violence sexuelle au-delà du maintien de la fille à l’école », a expliqué la Directrice Exécutive de ONUSIDA. La Coordonnatrice Résidente de Système des Nations Unies, Mme Aminatou Sar a exhorté la presse a joué sa partition dans la sensibilisation pour l’atteinte des objectifs de l’initiative Education Plus.

Système Carcéral Béninois: la CBDH mobilise les acteurs pour un cadre de concertation

Une vue de famille des participants

Il s’est ouvert ce lundi 9 septembre 2024 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou pour deux jours, un atelier de mise en place d’un cadre de concertation des acteurs des lieux de privation de liberté. Les travaux initiés par la Commission béninoise des droits de l’homme ( CBDH ) avec le soutien financier de l’Agence française de développement ( AFD ) ont été lancés par le ministre de la justice et de la législation , M. Yvon Détchénou. Il avait à ses côtés la vice-présidente de la CBDH, Mme Sidikatou Adamon Houédété et le secrétaire général de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme ( AFCNDH ), M. Michel Forst.

Ghislain Gbènakpon

« Cette plateforme de dialogue et de coordination est cruciale pour garantir une gestion humaine, respectueuse et conforme aux normes nationales, et internationales dans ces espaces particuliers. Elle permettra de mieux coordonner nos efforts, de partager nos expériences, et de mettre en place des stratégies concrètes pour améliorer les conditions de détention, tout en veillant au respect des droits des personnes privées de liberté », a déclaré la vice-présidente de la CBDH, Mme Sidikatou Adamon Houédété dans son allocution de circonstance pour mettre en relief l’importance du cadre de concertation des acteurs des lieux de privation de liberté à mettre en place.

La table d’honneur

Les acteurs concernés sont, entre autres, les autorités pénitentiaires, la société civile, les organisations internationales et les institutions nationales des droits de l’homme. Un panel de discussion pour la mise en place du cadre du cadre de concertation va permettre aux participants d’élaborer dans cette perspective une feuille de route. Le ministre de la justice et de la législation M. Yvon Détchénou a salué cette volonté des acteurs à mettre en place ce cadre de concertation.

Trois importantes communications sont au programme. La première est intitulée « Situation carcérale au Bénin: état des lieux, réformes en cours et l’attente de l’APB des OSC » présentée par le directeur de l’Agence pénitentiaire du Bénin, M. François Hounkpè. La deuxième communication a donné l’occasion au rapporteur général de la CBDH, M. Serge Prince Agbodjan d’entretenir son auditoire sur les obligations de l’INDH en matière de visite des lieux de détention. La troisième communication prévue pour la deuxième journée porte sur « Le rôle des OSC dans la prise en charge des détenus au Bénin ». Des responsables du suivi de la feuille de route pour la mise en place du cadre de concertation des acteurs des lieux de privation de liberté seront désignés.

Clôture du projet Digital Women Heroes 2: 68 femmes formées et accompagnées dans les métiers du numérique par l’Envol et son partenaire Simplon

Un vue de famille des bénéficiaires du DWH2

Un pas de plus dans la réduction des inégalités genre dans les métiers du numérique. Avec le soutien de son partenaire Simplon, l’Envol a outillé 51 femmes dans trois métiers du secteur et accompagné 17 porteuses d’idées dans la création de leur solution digitale. C’est dans le cadre du projet Digital Women Héroes 2 ( DWH2 ) financé par digital Africa. La remise des attestations et de prix aux porteuses des cinq meilleurs idées d’entreprise a eu lieu ce vendredi 6 septembre 2024 à la clôture dudit projet à Bénin Royal Hôtel de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

La directrice de Simplon Bénin, Mme Adeline Koboudé

Le marketing digital, le développement web et le graphisme desing. Ce sont les trois filières dans lesquels les 51 jeunes femmes ont été formées pendant un peu plus de 4 mois. Il faut dire que les bénéficiaires qui ont reçu leurs attestations n’avaient aucune formation de base en numérique avant leur sélection. « On a aussi remis les attestations de fin de formation au 51 jeunes filles qui ont été formées sur les métiers du numérique. Elles ont été formées pendant 4 mois avec une pédagogie qu’on appelle la pédagogie active. Ça veut dire qu’elles ont été autonomes. Elles ont fait de la pratique. Et c’est ça qui leur permet aujourd’hui d’être employables, de trouver un emploi dans le secteur du numérique; malgré une formation très courte, elles ont pu acquérir des compétences directement mises en oeuvre et employables pour leur future insertion professionnelle », a soutenu la directri de Simplon Bénin, Mme Adeline Koboudé à la faveur d’une interview à la presse.

5 meilleures idées d’entreprise primées

Le quadrinôme gagnant recevant l’a1er Prix

Quant au 17 porteuses d’idées d’entreprises, l’Envol a fait créer des quadrinômes dans lesquels elles ont bénéficié d’accompagnement pour structurer leurs projets afin qu’ils deviennent de véritables starts up cogérées par les femmes suivies. A la clôture du DWH2 , les cinq idées de projets qui étaient vraiment aboutis et qui ont de grandes chances de devenir des start up de demain dans le domaine de la santé, de l’environnement et autres qui touchent les populations ont été primées.

Les co-fondateurs de l’Envol Emeline Amoussou et Elisée Ditcharé aussi primés par les bénéficiaires

Dans une interview à la presse, la co-fondatrice de l’Envol, Emeline Amoussou est revenue sur les opportunités que ce prix leur offre. « Elles bénéficient déjà de l’incubation au sein l’Envol 6 mois durant, de l’accès à notre espace coworking qui est normalement payant. Nous les priorisons en termes d’opportunités liées aux financement, à la participation aux évènements », a-t-elle soutenu. Elle n’a pas manqué de présenter brièvement l’Envol: « Nous faisons partie d’une grande communauté au Bénin qui travaille à réduire les inégalités liées au genre dans les métiers du numérique. L’objectif est réellement de décomplexer les femmes qui pensent que le numérique est réservé aux hommes et de réellement les motiver à s’investir et en même temps de faciliter la reconversion parce que la plupart des femmes qu’on a pris cette édition ci ont suivi des formations en géographie, en histoire, en philosophie et autres; rien à voir avec le numérique, mais qui n’arrivent pas à s’insérer sur le marché de l’emploi »

Eradication du Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre: Visite officielle de la Directrice Exécutive de l’ONUSIDA au Bénin ce lundi

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima

Un tournant dans le renforcement des efforts de l’ONUSIDA pour éradiquer le VIH/SIDA dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre. La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima entame ce lundi 9 septembre 2024, une visite officielle de 5 jours au Bénin. L’organisation onusienne l’a annoncée dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un projet de partenariat avec Expertise France. Mme Winnie Byanyima rencontrera, entre autres, le chef de l’Etat et la Première Dame, des représentants du gouvernement, des partenaires et des acteurs de la société civile pour discuter de la riposte au VIH. Lire-ci dessous l’intégralité du communiqué de presse.

Communiqué de Presse

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima en visite officielle au Bénin dans le cadre du partenariat stratégique avec Expertise France

Cotonou, le 09 septembre 2024 — L’ONUSIDA a le plaisir d’annoncer la visite officielle de sa Directrice Exécutive, Mme Winnie Byanyima, au Bénin, dans le cadre du projet de partenariat avec Expertise France. Cette visite, qui se déroulera du 09 au 13 Septembre 2024, marque un tournant dans le renforcement des efforts de l’ONUSIDA pour éradiquer le VIH/SIDA dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Au cours de sa visite, Mme Winnie Byanyima, également Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies, rencontrera le Chef de l’Etat et la Première dame, des représentants du gouvernement béninois, des partenaires internationaux, ainsi que des acteurs de la société civile pour discuter des progrès réalisés dans le cadre du projet en partenariat avec Expertise France. Ce projet financé à hauteur de 1.921.520 € pour la première année, vise à améliorer les réponses juridiques et sociales face au VIH dans six pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine, le Sénégal et le Togo, en mettant l’accent sur l’accès aux traitements, la prévention et la sensibilisation au niveau communautaire.

La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA qui sera accompagnée d’une délégation d’Expertise France et de la Directrice régionale Mme Berthilde Gahongayire, durant son séjour au Benin, visitera également plusieurs sites de projets soutenus par ONUSIDA et Expertise France, où elle échangera avec les bénéficiaires et les professionnels de santé. En plus des problématiques touchées par le projet avec Expertise France, les priorités de l’ONUSIDA dans la sous-région et particulièrement au Benin, restent : le VIH pédiatrique, Education +, et le dépistages des hommes. Ces rencontres permettront d’évaluer les avancées sur le terrain et d’identifier les défis restants.

Cette visite témoigne de l’engagement continu de l’ONUSIDA à soutenir les initiatives locales pour atteindre l’objectif de mettre fin à l’épidémie de VIH/SIDA d’ici 2030.

Contact   

UNAIDS Benin | Achille ADOKO | tel. +1 917 861 2283 | Adokoa@unaids.org 

 UNAIDS Dakar | Jeanne SECK | tel +221 784650346 | seckj@unaids.org 

  UNAIDS Communications | communications@unaids.org    

1ère Session de l’Assemblée Consultative du CNE: le système éducatif béninois passé à la loupe pour son amélioration

Les trois ministres de l’éducation ici au premier rang

« Etat actuel du système éducatif béninois: bilan et perspectives ». C’est le thème de la première session de l’Assemblée consultative du Conseil National de l’Education ( CNE ) qui s’est tenue du 28 au 30 août 2024 à Cotonou. Elle a abouti à d’importantes recommandations en vue de l’amélioration de l’offre éducative au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Assurer la mise à dispositon d’enseignants qualifiés en nombre suffisant dans les trois ordres de l’enseignement, veiller à l’adoption en conseil des ministres de la stratégies de renforcement des alternatives éducatives, veiller à la réouverture des écoles normales d’instituteur, assurer la mise en place d’un système intégré et inclusive des plateformes numériques des trois ordres d’enseignements, assurer la vulgarisation et l’application des textes relatifs aux déviances en milieu scolaire et universitaire » Ce sont les principales recommandations et résolutions ayant sanctionné les travaux de la première session de l’Assemblée consultative du CNE.

Au cours des travaux, les participants ont été répartis en trois groupes de réflexion. Le premier s’est penché sur l’état du sous-secteur enseignement préscolaire, primaire et éducation alternative. Le deuxième groupe a porté son regard sur l’état du sous-secteur enseignement du second degré et le troisième, l’état du sous-secteur enseignement supérieur et recherche scientifique. Il a été questions, entre autres, des conditions environnementales adéquates des salles de cours qui s’avèrent nécessaires pour une bonne concentration de l’apprenant et de réfléchir par rapport à l’amélioration des techniques d’apprentissage des enseignants pour une meilleure assimilation des connaissances. Une séquence de film de classe de mathématique de l’enseignement primaire a été analysée par des experts didacticien des mathématiques, des psychopédagogue, un néro scientifique et d’autres collègues intéressés par cette discipline. Toute chose qui a renforcé les capacités des enseignants à mieux aborder les mathématiques avec les apprenants.

Le Pdt du CNE, Pr. Noël Gbaguidi

En clôturant les travaux auxquels ont participé activement les trois ministres de l’éducation, le président du CNE, le Pr. Noël Gbaguidé a salué la disponibilité de tous les participants qui a permis l’exécution pleine et entière de toutes les activités au programme de cette première session de l’Assemblée consultative.

25ème Assemblée Générale Ordinaire de Consortium Alafia: Valentine Adoukonou à la tête d’un nouveau Conseil d’Administration

Une vue de famille des participants

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( APSFD ), Consortium Alafia a tenu ce vendredi 30 août 2024 à son siège à Cotonou, sa 25ème Assemblée générale ordinaire. Au terme des travaux, un nouveau Conseil d’Administration a été élu avec à sa tête, Mme Valentine Adoukonou de Africa Finance.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur à l’ouverture des tracaux

Mme Valentine Adoukonou est le nouveau visage du Conseil d’Administration de l’APSFD qu’elle préside désormais. Ainsi en ont décidé les SFD membres lors de la 25 ème Assemblée générale ordinaire de vendredi dernier qui a permis le renouvellement de cette instance décisionnelle du Consortium Alafia. Elle succède au président Philippe Dahoui qui un mois plutôt, soit le 30 juillet 2024 a été nommé directeur général de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés ( ANSSFD ).

M. Ignace Dovi, DG/ Consortium Alafia

Cette Assemblée générale a été aussi l’occasion pour les participants d’apprécier les rapports d’activités du Conseil d’Administration, du Conseil de surveillance et du Commissariat au compte de l’Association. Il faut dire que le tableau présenté par le directeur général de l’APSFD dans son allocution de circonstance est plutôt encourageant. « Pour 2023, les programmes d’activités ont été réalisés à 86 %, au niveau financier notamment en matière de mobilisation de ressources, l’APSFD a réalisé une performance de 81,6 % des prévisions globales », a soutenu le DG Ignace Dovi.

Une vue partielle des participants

Le Consortium Alafia peut compter sur le gouvernement pour davantage d’amélioration de son cadre d’intervention. « Le gouvernement compte sur le secteur de la microfinance pour le déploiement des programmes sociaux de lutte contre la pauvreté. Vous avez pu constater que depuis l’année dernière, il y a eu le réseau des maires pour l’assainissement du secteur de la microfinance, il y a eu la première édition des journées communales d’assainissement du secteur; tout cela pour favoriser un meilleur cadre d’intervention des SFD légalement reconnus au Bénin », a déclaré au nom du gouvernement, le DG/ ANSSFD, M. Philippe Dahoui. Il faut préciser qu’en reconnaissance de l’engagement pour le rayonnement du Consortium Alafia dont il a fait preuve, l’homme a été solennellement distingué par l’Assemblée générale.

Le nouveau Conseil d’Administration élu

Présidente: Mme Valentine Adoukonou (Africa Finances)

Vice Président: Alain DEDO (ALIDé)

Secrétaire Général: Koudous HINTENOU (SIA N’SON Microfinance)

SGA: Razack OROU DOUAROU (CMMB)

Membres: Faustin KANLINSOU (COMUBA), Vivien HOUNKPE (CAP Finances) et Moumouni Baguidi (CESCA)

Clôture de la 54ème session du CIP- UEMOA: des résolutions sur la situation socio-sécuritaire dans l’Union

La clôture des travaux de la 54e session du Comité Interparlementaire de l’UEMOA à Cotonou a été marquée par des motions dont celles sur la situation socio-sécuritaire de certains pays de l’Union. C’était ce 28 août 2024 sous la houlette de la vice présidente du CIP, l’honorable Pereira Maria Paula.

Ghislain Gbènakpon

La persistance des attaques terroristes qui mettent durablement en cause la paix et la stabilité dans la sous-région préoccupe le CIP-UEMOA. Dans une de ses résolutions au terme de sa 54 ème session ordinaire, il condamne avec la plus grande fermeté, celles dont été dernièrement victimes les populations du Mali et du Burkina Faso. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, au peuple burkinabè et malien et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Cette 54 ème Session ordinaire demande la fin des violences dont sont victimes les populations civiles et invite tous les acteurs à renouer le dialogue. Elle encourage les hautes autorités à poursuivre les efforts inlassables en vue de l’éradication dve la menace terroriste au sein de l’Union.

Les inondations au Niger, au Mali et en Côte d’Ivoire ont également fait l’objet d’une résolution dans laquelle le CIP a fait par de sa solidarité aux victimes et exhorté les hautes autorités à poursuivre les efforts pour la résilience des populations. « En dépit des moments consacrés aux débats, nous avons pu atteindre nos objectifs que nous nous sommes fixés malgré le volume de la tâche. Nous avons également passé en revue la situation socio-politique dans les Etats membres de l’UEMOA et discuté des préoccupations qui touchent directement la vie quotidienne de nos populations » a soutenu la vice présidente du CIP, l’honorable Pereira Maria Paula Costa dans son allocution de clôture des assises de Cotonou. Il faut dire que dans une motion spéciale lue par le député à l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire et vice-président de l’institution parlementaire de l’Union, l’honorable Cheick Ahmed Coulibaly, le CIP, se félicitant de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à Cotonou a exprimé sa profonde gratitude au président Patrice Talon pour son dévouement profond à la cause de l’intégration sous-régionale.

9ème Assemblée Générale de l’APNODE à Cotonou: l’honorable Abdoulaye Méité exprime les attentes de le Côte d’Ivoire

L’hle Abdoulaye Méité de la Côte d’Ivoire

Au nombre des participants à la neuvième Assemblée générale annuelle du réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement ( APNODE ) qui se tient depuis ce mercredi 28 août 2024 à Cotonou, il y a l’honorable député Dr. Abdoulaye Méité, membre de la Commission d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire. A la faveur d’une interview à la presse, il a, entre autres, exprimé les attentes de son pays.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes là pour partager les expériences des autres pays qui ont plus d’avancées sur nous sur la question. Nos attentes, c’est de renforcer au terme de cette assemblée générale, nos capacités dans les techniques d’évaluation », a expliqué l’honorable Abdoulaye Méité. Il a été aussi amené à aborder l’état des lieux de l’évaluation publique par le parlement en Côte d’Ivoire: « Il est bon de noter qu’en Côte d’Ivoire, il y a une très bonne volonté politique de séparer les pouvoirs. C’est pourquoi, la commission en charge de l’évaluation est une 7ème commission en plus des 6 commissions permanentes existantes. C’est dire qu’il y a une volonté manifeste de séparer les différents pouvoirs afin de permettre une véritable évaluation des politiques publiques ». Le député a fait observer que le principal défi de l’évaluation parlementaire des politiques publiques sur le continent est la mise en oeuvre effective des recommandations de l’APNODE ». Il est à noter que le thème de cette 9ème assemblée générale annuelle est « Une décennie de renforcement des capacités des parlementaires africains pour mieux légiférer, mieux contrôler er mieux évaluer les politique:Réflexion, collaboration et perspectives »