Production aviaire: des poussins d’un jour de Ehua Agripa Bénin bientôt sur le marché

Dr. Koffi Benoit Amoussou de Ehua Agripa Bénin SA

Bonne nouvelle pour la production aviaire au Bénin. Ehua Agripa Bénin SA sise à Hayakpa dans la commune de Tori va bientôt mettre sur le marché, des poussins d’un jour à des prix défiant toute concurrence. Le médecin vétérinaire praticien et partie prenante du projet, Dr. Koffi Benoit Amoussou l’a présenté à un panel de la première édition des Journées Vétérinaires du Bénin qui s’est ouverte ce jeudi 26 septembre 2024 à Cotonou. Il y est revenu à la faveur d’une interview à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Il faut que la population arrive à bien se nourrir. Et quand nous parlons de bien se nourrir, d’ici 2050 nous allons atteindre un pic démographique dans le monde entier. Et chaque territoire essaie de protéger ce que sa population doit manger. Donc, nous au Bénin, on a un grand défi qui est d’avoir les semences d’élevage que sont les poussins d’un jour pour produire de la viande et des oeufs. Et Ehua-Agripa-Bénin est un acteur incontournable qui s’installe pour produire ces semences et les mettre à disposition des éleveurs et des populations de façon efficiente en prévision de ce qui arrivera qu’on appelle aujourd’hui l’everest alimentaire », a expliqué Dr. Koffi Benoit Amoussou.

Il ressort de ses éclairages qu’Ehua Agripa SA a à coeur la compétitivité de l’éleveur au Bénin: « Dans notre chaine de production, nous avons depuis les reproducteurs que sont les parents qui nous donnent les oeufs fécondés qu’on va mettre en machine pour sortir des poussins d’un jour. Aujourd’hui, il faut reconnaitre que la grande majorité des poussins d’un jour que les éleveurs utilisent au Bénin est importée. On ne peut pas développer une filière en important des poussins d’un jour. Il faut produire localement et avoir un coût de production faible pour permettre à l’éleveur d’être compétitif »

Interdiction annoncée de l’importation des produits aviaires congelés: Camille Azomahou explique les contours aux acteurs

Le consultant Camille Azomahou de  l’IAB

À la première édition des Journées Vétérinaires du Bénin ( JVB ) à laquelle il prend activement part au palais des congrès de Cotonou, le consultant en élevage et organisations professionnelles agricoles à l’Interprofession de l’aviculture du Bénin ( IAB ) a présenté une communication sur l’interdiction annoncée de l’importation des produits aviaires congelés. À la faveur d’une interview à la presse, M. Camille Azomahou, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a partagé l’essentiel à retenir de sa présentation.

« Il était d’abord question d’aider les acteurs présent à appréhender suffisamment les contours de cette affaire. Ensuite, sensibiliser ceux qui hésitent encore à savoir que tout porte à croire que cette décision annoncée sera actée très bientôt. Quels sont les enjeux? Quels sont les défis? Est-ce que tout le monde est au même niveau d’information ? Non, pas même la moitié. Et alors, comment on y va pour que ça aboutisse sans trop de casses? D’où nous avons terminé notre présentation par des recommandation. Des recommandations à l’endroit des acteurs eux-mêmes qui doivent agir un peu plus avec célérité et des recommandations à l’égard du gouvernement qui en est le décideur », a expliqué celui qui est aussi représentant de la société française Vitalac de fourniture d’intrants d’élevage au Bénin et au Togo.

1ère édition des Journées Vétérinaires du Bénin: la place essentielle de la profession dans la santé publique en réflexion

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

« Le vétérinaire, un agent essentiel au coeur de l’approche one health ». C’est sous ce thème que s’est ouverte ce jeudi 26 septembre 2024 au palais des congrès de Cotonou pour trois jours, la première édition des Journées Vétérinaires du Bénin. Les travaux lancés par le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche M. Gaston Dossouhoui connaissent la participation d’une centaine de médecins vétérinaires et de plusieurs acteurs des secteurs connexes à la profession dont, entre autres, les aviculteurs et éleveurs.

Ghislain Gbènakpon

Le président du Conseil de l’Ordre, Dr. Christian Dovonou face à la presse

« Les journées vétérinaires rentrent dans une politique globale de l’Ordre qui vise à faire davantage connaitre ce que c’est la profession. Car il n’y a pas beaucoup de béninois qui comprennent le vétérinaire au-delà de l’agent de santé des animaux. C’est une profession dont les implications sur le bien-être humain et la santé publique sont capitales. Il s’agit de communiquer sur la profession vétérinaire et d’identifier ses enjeux, histoire de faire un plaidoyer pour avoir des solutions », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le président du Conseil de l’Ordre des vétérinaires du Bénin, Dr. Christian Dovonou

Dans son allocution de circonstance à l’ouverture des travaux, il a fait observer que le rôle du vétérinaire au Bénin est plus essentiel que jamais: « En tant que professionnels de la santé animale, nous avons la responsabilité de veiller à la santé des animaux qui jouent un rôle crucial dans le développement économique de notre pays. Le vétérinaire par son travail contribue significativement à la santé publique, la sécurité alimentaire et le développement durable de nos territoires ». Le président de l’Ordre a aussi insisté sur l’importance de travailler dans une approche « One Health » qui reconnait le lien indispensable entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale.

Les travaux de cette première édition des JVB ont démarré avec la conférence inaugurale sur la profession vétérinaire par le vice-premier ministre honoraire du Bénin, Pr. François Abiola. Quatre panels de discussions sont au programme. Le premier a porté sur les services vétérinaires du Bénin. Le second est intitulé « PAG et filières animales prioritaires au Bénin » Le Panel n°3 se consacre à « la Biosécurité, zoonose et résistance aux antimicrobiens ( RAM ) » alors que le quatrième panel se penche sur l’approche « une seule santé » au Bénin. Par ailleurs, le 28 septembre, journée mondiale de lutte contre la rage, ces JVB seront faites de campagnes de vaccination et d’information de la population sur cette maladie qui a déjà causé cette année selon le ministre Gaston Dossouhoui, des dizaines de pertes en vies humaines.

Gestion budgétaire en mode programme: le MEF outille les IGF et les IGM

Le SGM, M. Alban Bienvenu Bessan

Le ministère de l’économie et des finances en charge de la coopération ( MEF ) forme depuis ce mardi 24 septembre 2024 au palais des congrès de Cotonou, les acteurs de contrôle que sont les inspecteurs généraux des finances ( IGF ) et les inspecteurs généraux des ministères sectoriels ( IGM ) sur la gestion budgétaire en mode programme. C’est le Secrétaire général du ministère ( SGM ) M. Alban Bienvenu Bessan qui a officiellement lancé les travaux qui durent deux jours.

Ghislain Gbènakpon

« Cette formation, c’est pour permettre aux acteurs de contrôle d’être outillés pour mieux apprécier les rapports de performance qui sont des documents qui sont élaborés au terme de chaque exercice budgétaire. Ces acteurs sont recommandés pour apprécier les rapports de performance, les évaluer et permettre à chaque ministère ordonnateur de son budget de pouvoir envoyer ce rapport à la Cour des comptes et copie est faite au ministère de l’économie et des finances », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le SGM, M. Alban Bienvenu Bessan.

Le SGM, Alban Bienvenu Bessan lors de son allocution

La formation des IGF et des IGM des ministères sectoriels s’inscrit dans la droite ligne de la réforme du cadre budgétaire et comptable des finances publiques instituée par l’UEMOA à travers la Directive n°06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant lois de finances au sein de son espace qui a ainsi consacré la gestion budgétaire en mode programme. Le Bénin a transposé cette directive à travers la Loi Organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux Lois de finances. Le pays a basculé définitivement à la gestion en mode programme depuis le 1er janvier 2022.

Une vue partielle …

Il ressort de l’allocution d’ouverture des travaux que cette réforme vise deux objectifs à savoir d’une part, l’amélioration de l’efficacité de l’action publique, pour le bénéfice de tous ( citoyens, usagers, contribuables et agente de Etat )  et de l’autre, l’instauration d’une véritable transparence dans la gestion publique, en rendant notamment plus lisibles les documents budgétaires à la fois pour le Parlement et pour le citoyen. « Il ne s’agit plus de faire des budgets moyens, mais des budgets axés sur les résultats. Nous devons affecter de façon rationnelle, les moyens dont nous disposons à l’ensemble des programmes à exécuter pour que infine, nous puissions répondre aux attentes de lac population et des citoyens en général », a aussi déclaré face à la presse, le SGM Alban Bessan. Il a tenu à remercier le ministre d’Etat en charge de l’économie et des finances pour son appui déterminant dans la bascule effective du Bénin à la gestion en mode programme et pour avoir autorisé le financement de cette formation des acteurs de contrôle sur le budget national.

… des participants

SIDA et ODD au Bénin: la priorité reste le VIH pédiatrique selon Winnie Byanyima

La DE/ ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima

« La priorité si nous voulons atteindre nos objectifs de 2030 reste le VIH pédiatrique et l’ONUSIDA soutiendra tous les efforts du Bénin pour augmenter la couverture du traitement pour les enfants qui n’est que de 36% actuellement », a déclaré Winnie Byanyima selon le communiqué de presse ayant sanctionné la fin de sa récente visite officielle au Bénin. Cette visite que la directrice exécutive de l’ONUSIDA a effectuée du 9 au 13 septembre 2024 s’inscrit dans le cadre du projet de partenariat avec Expertise France qui marque un tournant décisif dans le renforcement des efforts pour éradiquer le VIH/ Sida dans la région Afrique de l’Ouest et du Centre. Aux termes du communiqué de presse, Mme Winnie Byanyima a achevé sa mission au Bénin sur une note de satisfaction au regard des efforts fournis par le Bénin pour endiguer cette pandémie. Lire ci-dessous ledit communiqué de presse.

Divergences entre acteurs de la filière Cajou: « Il y a matière à discuter », dixit le Pdt IFA, Moussa do Rego

Le Pdt/IFA, M. Moussa do Rego

A la 18e Conférence annuelle sur le Cajou organisée par Alliance Africaine du Cajou ( ACA ) du 17 au 20 septembre 2024 à Cotonou, le président de l’Interprofession de la filière anacarde ( IFA ) a été interrogé par la presse, entre autres, sur les divergences entre producteurs, exportateurs et transformateurs, notamment sur le prix du cajou. Pour, M. Moussa do Rego, il y a matière à discuter.

Ghislain Gbènakpon

« Moi je pense qu’il y a matière à discuter, à essayer de trouver des terrains d’entente. C’est ce que nous faisons depuis. Aucun prix n’a été imposé à qui que ce soit. Que ce soit aux producteurs, encore moins aux transformateurs. Avant de déterminer le prix de vente, nous discutons en tenant compte du coût de la production. C’est de bonne guerre que chacun essaie de tirer le drap de son côté. Moi j’ai espoir », a déclaré M. Moussa do Rego.

Le président de l’IFA invite tous les acteurs à continuer de persévérer malgré les difficultés auxquelles fait face la filière: « Mon message aux acteurs est de continuer à persévérer. Aucune usine de transformation ici au Bénin ne peut dire qu’il gagne de l’argent. Et quand nous regardons le nombre énorme d’employés que nous avons, cela nous encourage à continuer. Car nous nous disons qu’un jour viendra et les gouvernants vont nous entendre. Et je pense que nous sommes en train d’y arriver. Ils essaient de nous écouter. C’est l’occasion pour moi de remercier le ministre de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, le ministre de l’économie et des finances, qui travaillent d’arrache-pied pour que nous puissions nous en sortir. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a aussi pas mal d’usines qui ont fermé parce qu’elles n’en pouvaient plus. Je pense que le chef de l’Etat commence par entendre notre voix »

Pour rappel, cette 18 e Conférence a pour thème « Bâtir les capacités pour une industrie du Cajou africain durable ». Pour le président Moussa do Rego, celui-ci s’inscrit dans la droite ligne du travail que font « nos gouvernants avec l’interdiction de l’exportation du noix de cajou et la réorganisation de la filière anacarde, de l’Interprofession pour nous conduire vers l’accord-cadre qui fera que l’Interprofession aura les moyens de sa politique ».

Emploi: la COSI Bénin sensibilise les jeunes sur le programme Azoli

Une vue partielle de la sensibilisation

La COSI continue de jouer sa partition dans la lutte contre le chômage des jeunes. Conformément à son plan d’action 2024, elle a organisé à leur intention une séance de sensibilisation sur l’analyse de l’efficacité et de l’accessibilité du programme Azoli en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat. C’était ce jeudi 19 septembre à la bourse du travail à Cotonou avec l’appui technique de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi ( ANPE ) et le soutien financier de la CNV Internationaal.

Ghislain Gbènakpon

Le Communicateur de l’ANPE

Mieux comprendre le programme Azoli puis analyser son efficacité et son accessibilité pour les jeunes. C’est tout l’objectif de cette séance de sensibilisation organisée par la COSI Bénin. De façon spécifique, il s’est agi, entre autres, d’informer les jeunes sur les composantes et mécanismes du programme Azoli, d’analyser son accessibilité pour les jeunes à partir de l’identification des obstacles potentiels. C’est l’ANPE qui a dépêché une personne ressource pour entretenir les jeunes sur les opportunités qu’offre le programme Azoli. « Voilà ceux qui envoient les gens vers les entreprises qui recrutent. Il est venu vous dire comment on fait ? Quelle est la procédure? La conduite à tenir. Là où ils sont », a déclaré le secrétaire à l’information de la COSI, M. Paul Gninton dans son intervention à l’ouverture de la sensibilisation.

Le CP/ COSI Bénin et la responsable du Centre Espace Travail Emploi

Il est à noter que c’est le Centre Espace Travail et Emploi de la COSI qui a eu la charge de l’organisation pratique de cette sensibilisation. Pour le chargé de programme ( CP ) de la COSI, M. Calixte Adiyéton, l’existence de ce centre créé en partenariat avec l’ANPE est l’une des preuves que dans cette confédération, le syndicalisme ne rime pas seulement avec revendication et protestation mais aussi avec proposition. Pour rappel, le programme Azoli se concentre sur la formation, l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat. La séance de sensibilisation de jeudi dernier a permis non seulement d’informer les jeunes sur ledit programme mais aussi de formuler des recommandations à l’endroit du gouvernement pour renforcer sa visibilité et optimiser son efficacité.

18 e Conférence annuelle du Cajou de l’ACA: le message de Omar Bio-Tchané aux acteurs béninois

Le PDG de Donga Treasure SA, M. Omar Bio-Tchané

Le président directeur général de Donga Treasure SA est l’une des figures de proue de la filière anacarde à la 18 Conférence annuelle du Cajou de l’Alliance africaine de Cajou ( ACA ) qui s’est ouverte ce 17 septembre 2024 à Sofitel Hôtel de Cotonou pour quatre jours. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Omar Bio-Tchané, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, lancé un message aux acteurs de la filière au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Il faut maintenir le cap. Beaucoup de réformes ont été faites ces dernières années. C’est vrai que c’est difficile. Beaucoup d’usines ont eu du mal à s’approvisionner cette année. Mais avec tout ce qui a été fait par le gouvernement, je pense qu’il y a beaucoup d’espoir. Mon message est donc de garder espoir et de maintenir le cap sur ce qui est en train d’être fait’, a déclaré M. Omar Bio Tchané. Il ressort de son intervention que cette conférence réunit tous les acteurs du monde pour célébrer le cajou et réfléchir sur les réformes qui peuvent être entreprises pour redynamiser la filière.

Le PDG de Donga Treasure n’a pas manqué d’exprimer ses attentes à ces assises: « Je suis ici pour m’informer de ce qui se passe dans le monde du Cajou et apporter aussi mes réflexions sur ce qui peut être amélioré. Personnellement, je suis venus tisser des nouvelles relations, rencontrer de nouveaux acteurs et pourquoi pas découvrir de nouveaux marchés pour mes produits. Pour la filière, on peut apprendre des autres pays. Qu’est-ce qu’ils ont fait qui a marché pour eux et comment l’implémenter chez nous »

Transformation du Cajou au Bénin: le DG Charles Kayembé appelle à soutenir les réformes du gouvernement

Le DG Charles Kayembé

« Bâtir les capacités pour une industrie du Cajou africain durable » C’est le thème de la 18e Conférence annuelle du Cajou de l’Alliance africaine de Cajou ( ACA ) à laquelle prend activement part le directeur général de l’usine de transformation Afokantan Bénin Cashew sise à Tchaourou et président du Conseil national des transformateurs de Cajou ( CNTC ). A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Charles Kayembé a salué les réformes en marche dans la filière Cajou au Bénin notamment dans le secteur de la transformation et a exhorté ses confrères à soutenir la vision du président Patrice Talon, ne serait-ce que par patriotisme.

Ghislain Gbènakpon

La problématique au coeur de cette 18e conférence annuelle du Cajou de l’ACA qui est de bâtir les capacités pour une industrie du Cajou africain durable est parfaitement en phase avec la vision du chef de l’Etat de transformer toute la production locale ici au Bénin. C’est l’assurance qu’a donnée le président du Conseil national des transformateurs de Cajou ( CNTC ). « Je lance un appel à tous les confrères pour que nous puissions réellement travailler main dans la main, en esprit d’équipe et ne pas oublier le patriotisme. C’est important. Donc, soutenons notre patrie. Nous n’avons qu’une seule industrie de Cajou. Alors, nous devons travailler main dans la main; puisque ce sont des initiatives que nous avons attendues longtemps. Et comme le chef de l’Etat s’y est mis aussi, alors, c’est une main tendue. Il est là pour nous soulager. Nous ne devons pas donc nous décourager. Soutenons ses réformes et faisons ensemble des propositions pour la durabilité de notre filière », a déclaré Charles Kayembé.

La GDIZ, une traduction en acte de la vision du gouvernement

Pour le président du CNTC, la révolution en cours à la Zone économique industrielle de Glo Djigbé est l’expression grandeur nature de la noble vision du gouvernement: « Le Conseil national des transformateurs regroupe tous les transformateurs de cajou au Bénin. Et aujourd’hui avec les investissements qui ont été faits dans la zone économique industrielle de Glo Djigbé, il y a environ 5 usines sont fonctionnelles d’une capacité de plus de 100 mille tonnes qui viennent s’ajouter aux 64.000 t qui étaient déjà là. Nous vous informons que d’ici l’année prochaine, avec ce que j’ai vu dans cette zone, la capacité pourrait aller à plus de 180 mille tonnes de transformation. C’est à dire que le Bénin sera en mesure de tout transformer localement ». M. Charles Kayembé a souligné qu’à ces assises de Cotonou consacrées au renforcement de capacités dans la filière Cajou spécialement dans la transformation de la noix en Afrique, les panelistes ont tous salué les efforts du gouvernement béninois à accompagner les transformateurs. « Nous serions ingrats de ne pas remercier le chef de l’Etat Patrice Talon pour tous les efforts qu’il fait pour redorer le blason de notre filière. Nous devons nous donner la main pour soutenir les réformes salutaires en cours au Bénin », a-t-il déclaré.

Eau et Assainissement: les acteurs du secteur en formation sur la prise en compte des changements climatiques

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce mardi 17 septembre 2024 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou avec le soutien de l’UNICEF, l’atelier de renforcement des capacités des membres du Groupe sectoriel Eau et Assainissement sur l’intégration des chargements climatiques dans tous les projets WASH ( Eau, Assainissement et Hygiène ). Les travaux qui prennent fin ce jour ont été officiellement lancés par M. Yarou Alassane Tossounon, directeur adjoint du cabinet ( DAC ) du ministère des ministère de l’énergie, de l’eau et des mines ( MEEM ). C’était en présence de Dr. Mariam Silla Diene, cheffe de la section Survie  à UNICEF Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Accroître les connaissances et compétences des acteurs du groupe sectoriel Eau et Assainissement sur comment intégrer les changements climatiques dans les actions du secteur. Voila ainsi décliné par Dr. Mariam Silla Diene, cheffe Suivi à l’UNICEF Bénin, le principal objectif de cet atelier. De façon spécifique, il s’agit d’améliorer et harmoniser la compréhension des services eau, hygiène et assainissement résilients au climat, d’analyser les initiatives, stratégies et politiques existantes pour identifier les lacunes et les opportunités futures soutenant une intégration de la résilience climatique dans les actions secteur eau, hygiène et assainissement, de renforcer les connaissances sur les vulnérabilités spécifiques des enfants et des jeunes face aux changements climatiques au Bénin.

La table d’honneur

Toutefois, au delà des connaissance théoriques, fait observer le DAC, Yarou Alassane Tossounon, cette formation permettra d’identifier des enseignements techniques qu’il convient de pérenniser pour la prise en compte des générations futures.  » A quoi sert un monde si le capital humain est en voie de disparition. C’est pourquoi la nécessité d’une résiliente permanente nous oblige à travers ces genres de formation, de réfléchir dans le sens de l’identification d’un certain nombre de solutions pour améliorer la résilience de nos populations », a-t-il déclaré.

Il faut dire que pour atteindre l’ODD 6.2, le gouvernement béninois prévoit l’accès universel à l’eau potable, et d’améliorer l’assainissement du cadre de vie tant en milieu urbain qu’en milieu rural, en mettant l’accent sur l’assainissement des eaux usées et boues de vidange dans le PAG 2. « Il est donc indispensable pour les différents acteurs du secteur, de maîtriser les concepts clés des changements climatiques, leurs manifestations au Bénin, les vulnérabilités des enfants au Bénin face à cela afin d’harmoniser les points de vue sur les indicateurs nécessaires pour le suivi de l’évolution des actions. L’UNICEF, comme toujours, reste disponible pour appuyer dans la mesure du possible, les priorités du gouvernement afin de garantir des services Eau Hygiène et Assainissement résilients aux changements climatiques, un environnement plus sain et un cadre de vie agréable pour nos enfants », a déclaré Dr. Mariam Silla Diene, cheffe de la section Survie à l’UNICEF Bénin.