
Une étape importante dans la mise en place d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales dans l’espace UEMOA. La note d’orientation stratégique et opérationnelle y relative est en cours de validation à Cotonou avec le soutien financier de la Coopération Suisse à travers le Programme régional d’appui à la décentralisation financière en Afrique de l’Ouest ( PRADEF ). C’est le Représentant Résident de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi qui a officiellement lancé à Bénin Royal Hôtel, les travaux qui prennent fin ce jour.
Ghislain Gbènakpon
Partager le contenu du projet de la note d’orientation stratégique et opérationnelle sur la mise en place et le fonctionnement d’un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales de l’espace UEMOA et le valider. C’est tout l’objectif général de cet atelier de deux jours qu’abrite Cotonou. Les assises connaissent la participation, entre autres, de la Commission de l’UEMOA, du Conseil des Collectivités Territoriales de l »UEMOA ( CCT-UEMOA ), des Associations des pouvoirs locaux des huits pays de l’UEMOA, de la Coopération Suisse ( DDC ), de la BOAD des ministères de la décentralisation des huit pays de l’UEMOA et des personnes ressources. Un de

« Il s’agit de mettre en place au niveau régional, une réglementation qui prévoit un minimum d’affectation de ressources aux collectivités territoriales, un mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales. Vous savez que la plupart de nos Etats sont engagés depuis quelques années dans un processus de décentralisation. Mais cette décentralisation ne s’est pas faite systématiquement avec l’accompagnement des ressources nécessaires pour les collectivités territoriales. Ce qui fait que avec notre partenaire financier la Suisse, la Commission de l’UEMOA a décidé de mettre en place une norme au niveau communautaire pour faciliter l’affectation de ressources de financement en direction des collectivités territoriales. Car nous savons que les collectivités territoriales sont plus près des populations et donc si elles ont les ressources, elles vont beaucoup plus mener des actions en leur faveur », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le Représentant Résident de l’UEMOA au Bénin, M. Yawovi Batchassi.
Une initiative saluée

Le représentant du Conseil des Collectivités Territoriales ( CCT-UEMOA ) M. Abdoulaye Bassinga qui est le président de l’Association des Régions du Burkina Faso a salué ce pas important vers la mise en place du mécanisme communautaire de financement des collectivités territoriales: « La décentralisation a consacré le transfert des compétences aux collectivités territoriales. Mais force est de constater que ce transfert de compétences n’est pas suivi totalement du transfert des ressources. Hors, le manque de ressources handicape sérieusement les missions des collectivités territoriales. Je pense que la Commission de l’UEMOA a pris l’initiative d’organiser cet atelier afin de mettre en place ce mécanisme de financement des collectivités territoriales qui va leur permettre de jouer leur rôle de maitrise d’ouvrage du developpement local. Et cela est important parce que les collectivités sont le relai des populations. Elles prennent en compte leurs aspirations »

Au niveau de la Coopération Suisse, l’accent est particulièrement mis sur une importante Directive portant transfert des ressources financières des Etats aux collectivités territoriales en souffrance. « Aujourd’hui quand on prend l’ensemble des pays dans l’espace UEMOA, on est autour de 5% de transfert des ressources du budget de l’Etat vers les collectivités. Ce qui reste faible par rapport aux besoins parce qu’il faut le dire, les collectivités ont en charge plusieurs secteurs dont ,entre autres, l’éducation, le développement de l’économie locale, faire face aux effets du changement climatique, l’emploi des jeunes. Comment assurer tous ces besoins quand on n’a pas les ressources ? Donc le but de cet atelier , c’est de réfléchir ensemble à des mécanismes qui permettent au niveau régional d’accompagner les Etats dans les processus de décentralisation financière. Ce qui est important aussi, c’est d’arriver à ce que nous avons appelé la Directive portant transfert de 20% des recettes fiscales des Etats à leurs collectivités. Si on réussit cela, c’est qu’on aura fait un grand pas en Afrique de l’Ouest vers l’autonomisation des collectivités pour répondre efficacement aux besoins des populations », a soutenu face à la presse, M. Babalola Gérard Lalèyè, Conseiller Régional Gouvernance Afrique de l’Ouest pour la Suisse en charge du suivi des programmes coopération locale et le PRADEF.





























