Démocratie et gouvernance participative: l’Ong ACGP initie une réflexion sur la place du citoyen dans un Etat de droit

« Démocratie et gouvernance participative: la place du citoyen dans un Etat de droit » C’est le thème de la conférence-débat organisé ce samedi 19 octobre 2024 au chant d’oiseau de Cotonou par l’Ong Actions citoyennes pour une gouvernance participative ( ACGP ). Son directeur exécutif Joseph Tonin a mobilisé pour la circonstance, acteurs de la société civile, personnalités politiques, activistes et étudiants avec pour communicateur principal, Pr. Patrick Hinnou, sociologue et spécialiste en gouvernance démocratique à l’Université d’Abomey-Calavi.

Ghislain Gbènakpon

« Cette conférence-débat est la mise en œuvre de notre vision qui est de bâtir au Bénin, un pays où les institutions républicaines fonctionnent de façon harmonieuse, chacune d’elles assumant avec efficacité et efficience, la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles. Et ce bon fonctionnement va inspirer les citoyens qui à leur tour, vont s’acquitter de leurs droits et devoirs avec un esprit de patriotisme et de civisme librement consenti », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de l’Ong ACGP, M.Joseph Tonin.

Dans sa communication liminaire relative à la thématique de cette conférence-débat, le Pr. Patrick Hinnou a rappelé que dans un Etat démocratique, le citoyen a des droits dont il bénéficie et au même moment, des devoirs et obligations pour l’effectivité d’une gouvernance participative. Selon le conférencier, lorsque dans la mise en oeuvre des politiques publiques de développement, les gouvernants démocratiquement élus s’écartent des intérêts du peuple, les citoyens sont libres de s’organiser pour les rappeler à l’ordre afin d’agir sur les différents paliers d’exécution des projets. Le riche débat qui a suivi a permis aux participants d’approfondir la réflexion sur la place du citoyen dans un Etat de droit pour une démocratie et une gouvernance participative.

Il faut dire que l’engagement de l’Ong ACGP en faveur d’une citoyenneté active va se poursuivre. « Les participants sont demandeurs de nos conférence-débats. Ils nous invitent à aller dans les universités, afin de multiplier ce genre de conférence. Par ailleurs, notre agenda est bien garni pour continuer la noble mission à l’intérieur du pays, pour que les autres contrées du Bénin puissent bénéficier de nos programmes avec des thématiques comme la citoyenneté, la démocratie, le développement et bien d’autres », a soutenu le directeur exécutif Joseph Tonin.

Concours La Belle Voix des Cantiques 2024: les quarts de finale ont livré leurs 16 heureux élus

( Satisfaction du promoteur Ronald Légouda )

Ils sont 16 candidats sur les 19 encore en compétition à la troisième édition du concours de chants gospel La Belle Voix des Cantiques qui ont été retenus par les coachs pour poursuivre l’aventure au terme des quarts de finale ce samedi 19 octobre 2024 à la bourse du travail de Cotonou. C’était sous la houlette de son promoteur M. Ronald Légouda et en présence, entre autres, du parrain Donatien Akpo, des différents coachs, des pasteurs et des prêtres.

Ghislain Gbènakpon

Les 19 candidats en lice à ces quarts de finale ont tous tenu en haleine le public ayant massivement fait samedi dernier le déplacement de la bourse du travail. Tour à tour, ils ont mis leurs timbres vocales au service du louange à l’Eternel sous l’accompagnement d’un orchestre professionnel sollicité par le comité d’organisation de cette troisième édition du concours gospel La Belle Voix des Cantiques. Mais, par obligation de choisir, 16 ont été retenus par les coachs pour continuer l’aventure conformément au règlement du concours qui a une phase de présélection, les quarts de finale, les demi-finales et la grande finale. Il ressort de l’intervention du promoteur que celui-ci a débuté avec une trentaine de candidats dont 20 ont été présélectionnés. Cependant, une candidate a dû se retirer pour des raisons professionnelles. Des 16 candidats retenus à ces quarts de finale, il en restera 12 au terme des demi-finales pour concourir lors de la grande finale.

Le promoteur Ronald Légouda

Le promoteur n’a pas manqué de présenter les buts et objectifs du concours. « Permettez-moi maintenant de vous parler de La Belle Voix des Cantiques. Un concours de chant gospel qui réunit des talents passionnés de musique chrétienne, avec pour mission de glorifier Dieu à travers les chants. Nous cherchons à révéler des voix exceptionnelles qui interprètent des cantiques, tout en offrant une plateforme pour l’adoration et la louange. La Belle Voix des Cantiques est plus qu’une simple compétition : c’est un moment de communion, de partage spirituel, et de découverte de talents, où chaque participant a l’opportunité d’exalter la foi et de toucher les cœurs par la musique », a expliqué M. Ronald Légouda qui a assuré que tout se fera dans la transparence et l’intégrité afin que ce soit effectivement les meilleurs qui gagnent. Il faut dire que les prix de cette édition seront à la hauteur de l’engagement des candidats. Le premier prix est de 250.000 FCFA, le deuxième empochera 150.000 FCFA et le troisième, 100. 000 FCFA

« Cette année est particulièrement spéciale, car nous avons l’honneur d’accueillir parmi nos candidats, une sœur musulmane, qui a choisi de se joindre à nous pour louer Jésus-Christ à travers ses chants. Ce geste montre la beauté et la profondeur de ce que nous faisons ici : élever des voix pour adorer notre Seigneur, au-delà de toutes différences », s’est réjoui M. Ronald Légouda visiblement satisfait.

Elections générales de 2026: le président Dorothé Sossa reçoit la directrice Afrique de l’IFES

La directrice Afrique IFES, Mme Clara Cole et le Pdt de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa

Les élections générales de 2026 au Bénin étaient au coeur de l’audience que le président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa a accordée ce vendredi 18 octobre 2024 à la directrice Afrique de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux ( IFES ) Mme Clara Cole. Elle était accompagné de Mathias Hounkpè, directeur de IFES-Mali.

Ghislain Gbènakpon

Cette audience s’inscrit dans le cadre d’une mission exploratoire que mène la directrice régionale de l’IFES à Cotonou pour apprécier le contexte socio-politique du Bénin dans la perspective des élections générales de 2026. La cellule de communication du président de la Cour Constitutionnelle a noté des échanges fructueux dans une ambiance bon enfant avec le Pr. Dorothé Sossa. C’est en tout cas ce qui ressort de l’interview que la directrice Afrique de l’IFES a accordée à la presse à sa sortie d’audience. “Nous venons de rencontrer le Président de la Cour constitutionnelle pour échanger sur les attributions de la Haute juridiction lorsqu’il s’agit de la gestion des élections. Son appréciation, le contexte, les défis qu’il anticipe et les pistes de collaboration possible entre l’IFES et la Cour constitutionnelle. Nous avons parlé des différentes actions que la Cour est appelée à mener pour garantir la crédibilité et le caractère pacifique des élections de 2026. Par rapport à ces différentes actions et activités, comment est-ce que l’IFES, sur la base de ces ressources, de sa connaissance des procédures électorales, peut collaborer avec la Cour constitutionnelle pour des élections pacifique et intègres en 2026. Le Président de la Cour a été très ouvert lors de nos échanges puisqu’on a fini sur le constat qu’il reste disponible, parce qu’après cette mission exploratoire, nous irons travailler à concevoir le projet adapté au contexte béninois”, a déclaré Mme Clara Cole.

Il faut dire que l’hôte du président Dorothée Sossa n’est pas novice dans la gestion des processus électoraux. En qualité de conseillère politique au Secrétariat du Commonwealth à Londres, Mme Clara Cole a déployé plus de 25 missions internationales d’observation électorale et développé de bonnes pratiques électorales dans l’ensemble du Commonwealth. De nationalité nigériane, elle a été nommée directrice régionale pour l’Afrique de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) en décembre 2021. Avant de rejoindre l’IFES, elle était responsable du soutien réglementaire à la Commission électorale du Royaume-Uni où elle a dirigé l’équipe qui fournissait des conseils, des orientations et un soutien réglementaire aux partis politiques et aux militants britanniques.

Restauration de la confiance numérique: « Kinninssi ou la rançon du sang » de Osséni Yaya lancé

( Dans les méandres de la cybercriminalité )

Et de 7 pour l’écrivain béninois Osséni Yaya qui vient de mettre un nouvel ouvrage sur le marché livresque. Cette fois-ci, il se penche sur la restauration de la confiance numérique à travers « Kinninssi ou la rançon du sang » sous titré « Dans les méandres de la cybercriminalité ». Ce chef-d’oeuvre littéraire est une pièce de théâtre d’environs 200 pages pour 10 chapitres des Editions Fou Sans Frontières. Son  lancement a eu lieu ce samedi 19 octobre 2024 à la bibliothèque Bénin Excellence de la FSS à Cotonou

Ghislain Gbènakpon

L’auteur Osséni Yaya face à la presse

« C’est une fiction qui nous replonge au coeur de la criminalité mélangée avec nos cultures. Moi, l’aspect qui me chagrine et qui me révolte, ce n’est pas la micro cybercriminalité. Ce n’est pas le fait d’aller pigeonner quelqu’un sur l’Internet. Mais c’est les crimes rituels, les sacrifices humains. Donc l’ouvrage est passé de ce qu’on appelle information, éducation, communication à écoute, compréhension et communication. De quoi il s’agit ? Il faut aujourd’hui écouter les jeunes. Pourquoi les jeunes deviennent cybercriminels Pourquoi s’adonnent-ils aux sacrifices humains ? Pourquoi les jeunes pensent que l’homme peut fabriquer l’argent ? C’est parce qu’il y a un problème de repère. Donc, c’est pour formater les mentalités pour un changement positif des conduites dans la société que cet ouvrage a vu le jour », a expliqué Osséni Yaya à la faveur d’une interview à la presse.

Osséni Yaya entouré de ses soutiens

Il ressort des éclairages de l’auteur que la rédaction de l’ouvrage a démarré en 2019 suite à un cauchemar et tout s’est accéléré avec le kidnapping à Missèbo et l’assassinat en 2020 à Ste Rita à Cotonou de la petite Prunelle Assogba victime d’un horrible crime rituel. Osséni Yaya fait observer que l’ouvrage n’est pas un procès de la divinité Kinninssi avec toutefois, une nuance: « On n’est pas là pour faire le procès de la divinité Kinninsi, mais ça ne doit pas tomber dans la main des profanes, des enfants et des non initiés. Kinninssi à toujours existé au Sud Bénin. Mais ce n’était pas un instrument à la portée des personnes cupides et assoiffées du sang et du pouvoir ». La trilogie famille-école-rue, soutient-il, a une grande partition à jouer pour la conscientisation des jeunes face au fléau de la cybercriminalité et de l’usage criminel du Kinninssi.

Compétitivité des entreprises ouest-africaines: Cotonou abrite une formation régionale de l’ITC sur un Outil de leur mise en relation

Une vue de famille des participants

Dans le cadre du Programme de Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest ( WACOMP ) soutenu par le CEDEAO et l’Union Européenne, le Centre du Commerce International ( ITC ) a organisé du lundi 14 à ce jeudi 17 octobre 2024 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, une formation régionale pour les formateurs sur l’Outil de mise en relation des entreprises. Cet Outil est une composante clé de l’Observatoire de la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest.

Ghislain Gbènakpon

L’ITC et l’UEMOA se donnent la main pour la compétitivité des entreprises ouest-africaines

Renforcer les capacités des institutions et des entreprises locales à utiliser cette plateforme numérique innovante permettant aux entreprises de la région de créer des profils, de promouvoir leurs produits et services, et de nouer des partenariats commerciaux. C’est tout l’objectif de cette formation régionale initiée par l’ITC sur cet Outil proposé par l’Observatoire de la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest.

Il faut dire par ailleurs que cette plateforme numérique facilite la communication multilingue grâce à un système de traduction automatique éliminant ainsi les barrières linguistiques. Pendant quatre jours, les participants ont été formés à l’utilisation de cet outil et des outils d’intelligence artificielle afin de permettre la création de profils attrayants et de maximiser la visibilité des entreprises sur la scène régionale et internationale. L’objectif ambitieux à long terme de l’Outil est de dynamiser les chaines de valeur régionales et favoriser la création d’emplois en Afrique de l’Ouest.

Une vue des participants en séance

Pour les institutions partenaires de l’ITC comme l’APIEX Bénin, la plateforme offre des fonctionnalités leur permettant de valider et certifier les entreprises, renforçant ainsi la confiance entre utilisateurs. C’est donc a raison que le Centre du Commerce International, avec ses partenaires, encourage vivement les institutions participantes à promouvoir l’outil dans leurs réseaux respectifs afin de permettre à un maximum d’entreprises de profiter des opportunités qu’il offre. L’inscription à l’Outil est gratuite et ouverte à toutes les entreprises, qui peuvent y accéder sous le lien https://b2b.wacomp-observatory.org/fr/.

Promotion de l’emploi des femmes: la situation dans les secteurs de l’UITA au Bénin en examen

Une vue de famille des participants

« La promotion de l’emploi des femmes dans les entreprises des secteurs de l’UITA au Bénin », C’est le thème des journées de réflexion qui se tiennent depuis ce mercredi 16 octobre 2024 à Cotonou sur initiative du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( COFESYB ). C’est le coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA (CONASYB ), M. Guillaume Tossa qui a officiellement les travaux qui durent deux jours. Avec pour communicateur, Dr. Edmond Danhoégbé.

Ghislain Gbènakpon

L’état des lieux, les défis liés à la promotion de l’emploi des femmes, les initiatives de promotion de l’emploi des femmes aujourd’hui, le rôle des entreprises dans la promotion de l’emploi des jeunes, les statistiques sur l’emploi des femmes et les perspectives d’avenir. Ce sont les principales articulations de la communication introductive de ces deux journées de réflexion sur la promotion de l’emploi des femmes dans les entreprises des secteurs de l’UITA au Bénin présentée par Dr. Edmond Danhoégbè.

La table d’honneur

Dans son mot de bienvenue, la présidente du COFESYB a fait observer que selon une étude de l’OIT, le taux global de participation au marché du travail chez les femmes est actuellement proche de 49 % tandis que celui des hommes est de 75%, soit une différence de 26 points. « En effet, dans beaucoup de pays, les distorsions et les discriminations sur le marché de travail limitent les débouchés des femmes et leur présence aux postes de responsabilité et dans la direction des entreprises restent modeste. C’est pourquoi, il est nécessaire de faire la promotion professionnelle des femmes; laquelle consiste à la nomination ou l’accession d’un employé à un poste plus élevé dans la même entreprise, cela conduit à plus de responsabilité, à des niveaux d’autorité plus élevés et à un meilleur salaire », a expliqué la présidente Nouratou Gambia pour qui, l’objectif de ces journées de réflexion est, entre autres, d’apprécier le travail des femmes au niveau des entreprises et de comprendre la politique de la promotion des femmes au niveau des entreprises.

Une vue partielle des participants en séance

Dans son allocution d’ouverture, le coordonnateur du CONASYB a félicité le COFESYB pour la pertinence de la thématique proposée et remercié l’UITA pour avoir accepté la mise en oeuvre de cette activité avant de partager aussi avec les participants, des statistiques peu reluisantes les unes que les autres sur la place de la femme sur le marché de l’emploi. « Ces statistiques illustrent parfaitement le déséquilibre que présente le marché de l’emploi en défaveur des femmes à partir des inégalités, des distorsions et des disparités sociales. Les présentes journées sont donc organisées pour nous permettre de prendre la pleine mesure de la situation et de préconiser des solutions bien adaptées au contexte », a soutenu, M. Guillaume Tossa. Il est attendu qu’au terme de ces journées de réflexion que les syndicats du Bénin affiliés à l’UITA fassent de l’emploi des femmes, une priorité notamment dans quatre entreprises identifiées.

Valorisation de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest: La capitalisation des acquis du projet VaRRIWA actée

La table d’honneur à la clôture des travaux

Du 7 au 10 octobre 2024 à Cotonou, l’AUF avec le soutien de l’Union Européenne a organisé un atelier de capitalisation des acquis du projet de Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest ( VaRRIWA ) qui est à son terme après 4 ans de mise en oeuvre. C’était sous la houlette du directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée ( ANRSA ) du Sénégal et membre du consortium VaRRIWA, Pr. Cheikh Mouhamadou Lô et M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE.

Ghislain Gbènakpon

Le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô

« Après 4 ans, il était normal que nous nous retrouvions pour voir là où nous sommes et penser perspectives puisque c’est la fin du projet. Pendant ces quatre jours de rencontre, nous avons écouté ceux qui ont dirigé les sous-projets, notamment les 14 projets générés par VaRRIWA et comparé aux résultats attendus. La comparaison nous montre que les résultats que nous avons aujourd’hui sont supérieurs à ce que nous attendions. Et nous nous projetons maintenant dans les perspectives », a expliqué le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô à la faveur d’une interview à la presse. Le directeur général de l’ANRSA a toutefois fait observer que le bilan global de ce projet qui couvre le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo révèle des insuffisances. « Mais le plus important, c’est qu’on puisse pérenniser ce projet au grand bénéfice de toute l’Afrique. C’est pour cela que nous avons élaboré un plaidoyer que allons affiner et présenter au sénégal au mois d’avril à l’intention de tous ces pays pour que les autorités, les hommes politiques puissent nous soutenir pour que ce projet puisse perdurer afin que les acquis que nous avons avec VaRRIWA puissent jaillir sur toute l’Afrique », a-t-il déclaré.

M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE

Il faut dire que pour la capitalisation des acquis du projet et sa pérennisation, les responsables à divers niveaux de VaRRIWA peuvent compter sur le soutien de M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE très satisfait du bilan des quatre années d’exécution. « VaRRIWA est ce projet financé par l’UE et les pays ACP pour permettre aux pays bénéficiaires d’améliorer la situation des transferts des connaissances des universités, des centres de recherche à la société pour améliorer la résolution des problèmes sociétaux. Le bilan du projet a montré qu’il y a des expériences remarquables qui ont été réalisées, il y a de très bons résultats, un nombre de brevets interessants mais cela montre aussi la nécessité d’aller de l’avant. Cet atelier a montré l’envie des responsables du projet de consolider les acquis, les capitaliser, les pérenniser. Moi je suis là pour les soutenir et les rassurer. J’espère pouvoir aussi donner un coup de main afin de permettre à l’Afrique de l’Ouest d’avoir un programme efficace de valorisation de la recherche scientifique », a-t-il déclaré à la presse.

Valorisation de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest: La capitalisation des acquis du projet VaRRIWA actée

La table d’honneur à la clôture des travaux

Du 7 au 10 octobre 2024 à Cotonou, l’AUF avec le soutien de l’Union Européenne a organisé un atelier de capitalisation des acquis du projet de Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest ( VaRRIWA ) qui est à son terme après 4 ans de mise en oeuvre. C’était sous la houlette du directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée ( ANRSA ) du Sénégal et membre du consortium VaRRIWA, Pr. Cheikh Mouhamadou Lô et M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE.

Ghislain Gbènakpon

Le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô

« Après 4 ans, il était normal que nous nous retrouvions pour voir là où nous sommes et penser perspectives puisque c’est la fin du projet. Pendant ces quatre jours de rencontre, nous avons écouté ceux qui ont dirigé les sous-projets, notamment les 14 projets générés par VaRRIWA et comparé aux résultats attendus. La comparaison nous montre que les résultats que nous avons aujourd’hui sont supérieurs à ce que nous attendions. Et nous nous projetons maintenant dans les perspectives », a expliqué le Pr. Cheikh Mouhamadou Lô à la faveur d’une interview à la presse. Le directeur général de l’ANRSA a toutefois fait observer que le bilan global de ce projet qui couvre le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo révèle des insuffisances. « Mais le plus important, c’est qu’on puisse pérenniser ce projet au grand bénéfice de toute l’Afrique. C’est pour cela que nous avons élaboré un plaidoyer que allons affiner et présenter au sénégal au mois d’avril à l’intention de tous ces pays pour que les autorités, les hommes politiques puissent nous soutenir pour que ce projet puisse perdurer afin que les acquis que nous avons avec VaRRIWA puissent jaillir sur toute l’Afrique », a-t-il déclaré.

M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE

Il faut dire que pour la capitalisation des acquis du projet et sa pérennisation, les responsables à divers niveaux de VaRRIWA peuvent compter sur le soutien de M. Simone Ceramicola de la Commission de l’UE très satisfait du bilan des quatre années d’exécution. « VaRRIWA est ce projet financé par l’UE et les pays ACP pour permettre aux pays bénéficiaires d’améliorer la situation des transferts des connaissances des universités, des centres de recherche à la société pour améliorer la résolution des problèmes sociétaux. Le bilan du projet a montré qu’il y a des expériences remarquables qui ont été réalisées, il y a de très bons résultats, un nombre de brevets interessants mais cela montre aussi la nécessité d’aller de l’avant. Cet atelier a montré l’envie des responsables du projet de consolider les acquis, les capitaliser, les pérenniser. Moi je suis là pour les soutenir et les rassurer. J’espère pouvoir aussi donner un coup de main afin de permettre à l’Afrique de l’Ouest d’avoir un programme efficace de valorisation de la recherche scientifique », a-t-il déclaré à la presse.

Le Pdt Sossa à la rentrée solennelle du CAMeC Bénin: « Le juge n’est pas votre adversaire. Il vous accompagne »

Le Pdt de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa

« Les Modes Alternatifs de Règlement des Litiges (MARL), une réelle alternative aux procédures judiciaires ». C’est le thème de la première édition de la rentrée du Centre d’Arbitrage de Médiation et de Conciliation du Bénin ( CAMeC Bénin ) ouverte ce jeudi 10 octobre 2024 au palais des congrès de Cotonou par le président de la Cour Constitutionnelle, parrain de l’évènement. Occasion pour le Pr. Dorothé Sossa de prodiguer de sages conseils aux médiateurs du centre pour un arbitrage judicieux des différends entre entreprises.

Ghislain Gbènakpon

« L’arbitrage n’a rien à imposer. Il faut aller devant le juge. Le juge n’est pas votre adversaire, il vous accompagne, il coopère avec vous, il vous aide à composer le tribunal arbitrage. Il reste un acteur important dans le système. Il assure un équilibre et les structures du système judiciaire », a observé le Professeur Dorothée Sossa aux médiateurs du CAMeC Bénin en insitant sur la nécessité pour eux de coopérer avec le juge. Le président de la Cour Constitutionnelle a appelé les responsables du centre à être ambitieux pour les justiciables. « Il faut saisir les litiges. Vous devez aller à la rencontre des entrepreneurs », a-t-il soutenu.

Le Pdt du CAMeC Bénin ici en gros plan

Dans son allocution de circonstance,  le président du CAMeC, M. Alain Amousoukpévi a exprimé toute sa gratitude au Professeur Dorothée Sossa pour avoir accepté d’être le parrain de cette première rentrée solennelle du centre. Il a ensuite exposé les avantages des Modes Alternatifs de Règlement des Litiges (MARL). Pour lui, le faible taux de sollicitation et de fréquentation sont des défis à relever. Pour parvenir à changer de paradigme, il pense qu’il faut élargir le champ avec des formations aux acteurs. “Chaque année, une vingtaine de dossiers sont enregistrés et 70% des cas se sont soldés par arbitrage, 30% ne sont pas instruits en raison de l’abandon. À l’horizon 2030, le centre ambitionne renforcer et élargir ses formations au profit des arbitres et médiateurs, renforcer le partenariat, faire des plaidoiries pour un recours à l’arbitrage, développer une plateforme digitale pour la médiation en ligne etc »

La secrétaire permanente du CAMeC, Mme Sidonie HOUNDONOUGBO et la Conseillère Juridique du Centre, Mme Claire AMOUZOUN, ont présenté l’évolution des activités jusqu’en 2025 et exposé les défis que le CAMeC doit relever à moyen et à court terme. Les résultats ne sont pas aussi négligeables, mais de nombreux chantiers restent encore à explorer. Il faut préciser pour finir que les manifestations de cette première édition de la rentrée solennelle au CAMeC Bénin se sont déroulées en présence de plusieurs personnalités dont le Directeur de cabinet du Ministre du commerce, des responsables à divers niveau de la CCI Bénin. De nouveaux engagements ont été pris pour offrir un meilleur espace aux entreprises pour le règlement des litiges sans passer devant les tribunaux ont été réitérés.

Espace Vert et Développement et Maison des Tortues: deux ONGs au service des ODD

M. Hubert Gbiribou, dirigeant des deux ONGs

Les Ongs Espace Vert et Développement ( EVD ) à Kirou et Maison des Tortues à Natitingou toutes dans le Nord Bénin jouent à fond leur partition pour l’atteinte des objectifs de développement durable ( ODD ) qui visent d’ici 2030 à « éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous » C’est ce qu’on retient de l’entretien que M. Hubert Gbiribou, directeur de la première et président de la seconde, a accordé à la presse sur les actions qu’elles mènent.

Ghislain Gbènakpon

« D’abord en entendant Espace Vert, il est à noter que dans le vert, il y a la verdure. La verdure a deux sens chez nous. Il y a en premier lieu le couvert végétal que nous voulons reprendre chez nous. Car Kirou, c’est le nord Bénin dévasté par la forte production cotonnière avec la déforestation. Donc notre mission, c’est de recouvrir le couvert végétal qui est parti. Le deuxième volet du vert, c’est la relève comme le vert du drapeau de Bénin. C’est donc le renouvellement avec la jeunesse. Nous sommes là pour conserver et donner la continuité aux jeunes », a expliqué M. Hubert Gbiribou. Il ressort de ses éclairages que Espace Vert et Développement a vu le jour en 2017 dans un but précis: « je suis un ancien agent de la mairie où j’étais chef division environnement. Je me suis rendu compte que je ne jouais pas normalement mon rôle parce que l’administration ne me permettait pas d’agir sans consulter le chef qui n’est jamais présent. C’est pourquoi j’ai démissionné pour créer l’Ong afin de répondre aux besoins de la population »

Quant à la Maison des Tortues, son président fait savoir qu’elle est dans la récupération des animaux en voie de disparition. « Il s’agit des animaux sauvages qui sont menacés comme les pythons, les lions, les buffles, les serpents. Nous avons des potentialités de biodiversité que nos enfants ne pourront plus voir. C’est pourquoi, nous, très rapidement en conservation in situ, nous avons créé l’Ong Maison des Tortues dont je suis le président. », a déclaré M. Hubert Gbiribou.

Des actions salvatrices en cours

Les deux Ongs sont globalement dans la reprise du couvert végétal, la promotion de l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme rurale. « Chez nous au Nord, la femme est reléguée au dernier rang et n’a pas droit à la parole. Aujourd’hui, grâce à nous, il y a des chaînes de valeur ajoutée des productions sorties de nos champs qui sont transformées et qui donnent un plus. Car, celui qui a l’argent a le pouvoir. Aujourd’hui, les femmes transforment et se font de l’argent », se réjouit le président Gbibirou.

Il faut dire qu’elles mènent actuellement d’importantes actions au profit des ODD notamment n° 8 10, 11 et 13.  Il s’agit de la restauration de 1000 ha en plants fourragères pour la nourriture des animaux et la formation de 100.000 femmes dans la transformation de fromage, de césame, de beurre de karité et du soja. La bonne nouvelle est qu’elles bénéficient du soutien des autorités locales et du gouvernement. « C’est comme si le projet était attendu. L’avènement des ONGs Espace Vert et Développement et La Maison des Tortues a été accueilli à bras ouvert par les autorités qui nous accompagnent. La mairie, la préfecture. Je remercie aussi le gouvernement Talon qui nous a beaucoup accompagnés et j’ai gagné des financements de Pacofide, de l’UE, du Fonds mondial pour l’environnement pour pouvoir réaliser nos rêves », s’est également réjoui M. Hubert Gbiribou.