M. Igor Campos, coordonnateur LD du 5ème arrondissement de Cotonou
Au nombre des responsables du parti Les Démocrates présents à la CRIET lundi matin 19 août 2024 pour apporter leur soutien au cyber chroniqueur Steeve Amoussou, alias frère Hounvi, il y avait le coordonnateur du 5eme arrondissement de Cotonou dans la 15 e circonscription électorale. A la faveur d’une interview à la presse, M. Igor Campos, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a exprimé sa désolation. Lire ci-dessous sa réaction.
« C’est une arrestation sans mandat. On ne s’est pas quel nom donner à ce qui est en train d’arriver actuellement au Bénin. Le Bénin c’est pour nous tous. Le Bénin n’est pas une entreprise privée. C’est pour le peuple. Et si on ne peut plus respecter le peuple, alors, c’est grave. Toute la zone a été militarisée. Ça m’étonne pour un simple citoyen qui a été appréhendé. C’est comme si c’est une arrestation d’une haute personnalité politique de l’Etat béninois. Personne ne sait ce qui se passe. Hounvi actuellement est dans un couvent. Moi j’appelle ça un couvent »
Les travaux de la 54 e session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’UEMOA ( CIP ) se sont ouverts ce lundi 19 août 2024 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou. Les questions budgétaires et autres thématiques fondamentales pour l’Union sont au coeur des assises qui durent dix jours. Ces dernières ont été lancées par Pr. Abdoulaye Soma, président par intérim du CIP . Il avait à ses côtés, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, M. Louis Vlavonou.
Ghislain Gbènakpon
« La présente session est destinée à aborder les questions budgétaires dans un contexte d’austérité financière et d’enjeux économiques », a précisé Pr. Abdoulaye Soma dans son allocution d’ouverture des travaux. Il ressort de l’intervention du président par inté qu’en plus des sujets budgétaires, les assises de Cotonou sont aussi consacrées à quatre thématiques qui sont d’importance fondamentale. Il en est ainsi par exemple de la contribution de la Politique Agricole de l’Union ( PAU ) à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans les Etats membres de l’UEMOA et de l’harmonisation de la règlementation sur la gestion intégrée des zones côtières qui passe par l’adoption des Protocoles Additionnels à la Convention d’Abidjan et la mise en application des réglements communautaires de l’Union. Les deux autres thématiques sont « les entraves à la libre circulation et au droit d’établissement dans l’espace UEMOA » d’une part et de l’autre, « la Dématérialisation des procédures douanières et des formalités du Commerce Extérieur: Défis et perspectives ». Les travaux vont traiter également des questions d’actualité dans les Etats membres.
Dans son allocution de circonstance, le président de l’Assemblée nationale du Bénin a fait observer que sur la problématique des entraves à la libre circulation et au droit d’établissement dans l’espace UEMOA, son pays fait montre d’engagement sans faille et renouvelé en faveur de l’intégration régionale. « Les évaluations faites de la mise en œuvre des décisions relatives à la libre circulation des personnes et des biens dans notre sous-région, au cours de ces dernières années, prouvent à suffisance l’engagement sincère et résolu des autorités béninoises en faveur de cette intégration. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, l’Etat béninois a supprimé les visas d’entrée aux ressortissants de tous les pays du Continent africain et offre désormais la nationalité béninoise à tous les afro-descendants qui aspirent à revenir sur la terre de leurs aïeux déportés, pour la plupart, à partir des côtes ouest-africaines », a rappelé le président Louis Vlavonou. Et dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest se retrouve dans la tourmente avec de sérieuses menaces sur l’intégration régionale, il fait une exhortation: « Dans les difficultés actuelles que nous traversons dans la sous-région, nous devons faire en sorte que, par notre foi inébranlable en un destin commun, notre sens aigu de responsabilités et notre esprit de tolérance, l’espoir vienne de cet outil d’intégration privilégié qu’est l’UEMOA qui aspire, à terme, à s’élargir à d’autres, si non à tous les pays ouest-africains. »
L’édition 2024 de la fête identitaire des habitants et surtout ressortissants de l’arrondissement de Savi dans la commune d’Abomey-Calavi ( Savi Xwé 2024 ) a connu une forte mobilisation sans précédent. C’était ce jeudi 15 août sous le leadership du ched de l’arrondissement M. Brice Eriola.
Ghislain Gbènakpon
« Aujourd’hui 15 août 2024, l’arrondissement de Savi célèbre sa fête identitaire qui a réuni les fils et filles de l’ensemble de ses villages. Comme on peut le constater,on note une grande mobilisation. Je voudrais nous inviter à rester unis davantage pour que l’année prochaine, la mobilisation soit encore plus forte », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse le CA Brice Eriola. Il faut dire effectivement que la mobilisation a été au rendez-vous avec des populations qui ont massivement fait le déplacement grâce au travail de fourmi fait par le comité d’organisation sous l’impulsion du chef d’arrondissement.
La première autorité de l’arrondissement a aussi abordé face aux professionnels des médias ce que Savi Xwé apporte à la localité. « Ça apporte beaucoup de choses à l’arrondissement. Vous savez que Savi est un royaume qui regorge des cites touristiques qui restent à valoriser. Savi Xwé en donne une opportunité. Par ailleurs, Savi Xwé fait des dons communautaires dans plusieurs secteurs depuis 2020. En 2020, nous avons agi dans le secteur de la sécurité en offrant une moto neuve au commissariat d’arrondissement de Savi. En 2021, nous sommes intervenus dans la santé avec un don de lits et de matelas au centre de santé de l’arrondissement. En 2022, l’éducation a été notre préoccupation avec des dons de table-bancs dans toutes les écoles primaires publiques . En 2023, nous avons offert des houes, des brouettes, des râteaux aux groupements des femmes balayeuses de l’arrondissement pour une journée ville propre. Cette année 2024, nous avons encore agi dans le secteur de l’éducation car il est noté un manque de table-bancs dans des CEG de l’arrondissement », a soutenu Brice Eriola.
Le groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest ( GIABA ) s’engage avec le gouvernement du Togo à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans la région de l’Afrique de l’Ouest. C’est à la faveur d’une Mission de plaidoyer de haut niveau qu’il a conclue ce lundi 12 août 2024 auprès des autorités du pays.
Ghislain Gbènakpon
La délégation du GIABA était conduite par son directeur général, M. Edwin W. Harris Jr qui avait à ses côtés, le Général Idrissa Toure, les chefs des cellules d’enquête financière (FIU) ivoirienne et togolaise, ainsi que des membres du personnel. Elle a eu une rencontre d’échange avec S.E Mme Victoire S. Tomegah-Dogbe, Premier Ministre de la République du Togo, qui a réitéré son engagement et son soutien à la Mission et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le pays et a promis de combler toutes les lacunes identifiées dans le rapport d’évaluation mutuelle de deuxième cycle du pays. Occasion pour le DG M. Edwin W. Harris Jr de réitérer le soutien continu du GIABA au Togo.
L’équipe a également rencontré les ministres des finances et de l’économie, de la sécurité et de la justice, qui ont tous deux renouvelé leur engagement et leur soutien à la CRF et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le pays. Il faut fire qu’il y a eu aussi une séance d’échange entre la délégation du GIABA et l’équipe de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui a convenu d’accroître son rôle en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la criminalité organisée, de supervision bancaire et a plaidé pour l’adoption de la Loi Uniforme de l’UEMOA au Togo.
( Les premiers lauréats du Prix d’Excellence du Leadership Local distingués )
Les rideaux sont tombés ce samedi 10 août 2024 à Cotonou sur les travaux du cinquième Forum International de la Démocratie Participative en Afrique ( qui a réuni les acteurs à divers niveaux de la gouvernance locale. Pour Luc Sètondji Atrokpo, maire de Cotonou et président en exercice de l’Observatoire International de la Démocratie Participative pour l’Afrique ( OIDP Afrique ), organisateur des assises, celles-ci sont le point de départ d’une nouvelle dynamique de développement à la base. Elles ont enregistré la première édition sous-régionale du Prix d’Excellence du Leadership Local ( PELL ) de l’espace l’UEMOA avec de nombreux lauréats distingués.
Ghislain Gbènakpon
Le président maire Luc Atrokpo
« Ce forum est le point de départ d’une nouvelle dynamique de développement à la base. Les échanges fructueux et les connaissances partagées ici à Cotonou, seront diffusés dans nos territoires respectifs pour bâtir une Afrique plus forte, plus juste et plus inclusive. Je vous invite à continuer sur cette lancée, à rester engagés sur la promotion de la démocratie participative dans toutes vos actions. Ensemble, nous pouvons relever les défis et construire un avenir meilleur pour nos citoyens », a déclaré aux participants, le président maire Luc Sètondji Atrokpo dans son allocution.
Une vue partielle des participants
Pendant trois jours, les participants à savoir les autorités locales, les universitaires et les membres des organisations de la société civile venus de plusieurs pays ont eu l’occasion d’aborder divers sujets allant des droits humains et de la citoyenneté à la résilience communautaire en passant par la transparence et la redevabilité dans la gouvernance démocratique. Les panels et sessions ont permis de mettre en lumière les expériences innovantes et les bonnes pratiques nécessaires au renforcement de la démocratie participative dans les territoires en Afrique.
Le leadership local primé
Le maire d’Adjarra Germain Wanvoégbè recevant sa distinction
Il faut noter que le clou de la clôture du FIDEPA5 a été la première édition sous-régionale du Prix d’Excellence du Leadership Local ( PELL ) dans l’UEMOA. Selon son comité d’organisation, c’est pour reconnaître, mettre en lumière et honorer les porteurs des initiatives et innovations au niveau des territoires qu’il a été institué. On retient que le PELL fait écho aux préconisations de la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local adoptée par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine réunie en juin 2014 à Malabo, Guinée Équatoriale. Les lauréats distingués pour cette première édition dans la sous-région UEMOA sont des maires, des universitaires, et des journalistes identifiés pour leur leadership dans la gouvernance à la base selon un certain nombre de critères. Le Bénin a été honoré notamment par les maires d’Adjarra et de Kalalé. « Tout le monde se souviendra que la première réunion pour primer le leadership des collectivités territoriales au niveau de la région UEMOA a été organisée ici à Cotonou », s’est réjoui au micro de la télévision nationale béninoise, le secrétaire général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique ( CGLU Afrique ), M. Jean Pierre Elong Mbassi.
La ville de Cotonou abrite depuis ce jeudi 8 août 2024, le cinquième Forum International de la démocratie participative en Afrique ( FIDEPA 5 ). Les assises organisées par l’Observatoire international de la démocratie participative ( OIDP ) que préside le maire Luc Atrokpo prennent fin ce samedi 10 août au Palais des Congrès.
Ghislain Gbènakpon
M. Franck Kinninvo, coordonnateur du FIDEPA5
« Ce forum FIDEPA 5 qui se tient à Cotonou doit permettre aux maires et aux élus locaux d’améliorer les mécanismes de participation citoyenne parce que dans un cadre de dialogue communautaire, on peut améliorer non seulement la gestion de l’administration communale mais aussi régler beaucoup de problèmes, de défis en permettant aux acteurs de contribuer à trouver des solutions », a déclaré le coordonnateur du FIDEPA5 M. Franck Kinninvo à la faveur d’une interview à la presse. L’expert en communication et en décentralisation est également revenu sur un panel sur la démocratie participative auquel il a participé: « Nous avons travaillé sur le rôle de la participation citoyenne dans l’enracinement de la démocratie participative. En réalité, la démocratie participative, c’est des mécanismes qui permettent, une fois que la démocratie représentative a été exécutée par les élections, aux citoyens de contribuer à la formulation des politiques publiques, à la prise des décisions et à leur mise en oeuvre. Nous avons dit que la démocratie participative a besoin de deux éléments. Des mécanismes de participation citoyenne mais aussi des citoyens formés et capables de participer à la gestion des affaires du pays. Donc, c’est le message que nous avons développé »
M. Luc Atrokpo, Maire de Cotonou et Pdt de l’OIDP
Il faut dire que ce ce 5eme forum est un laboratoire de la gouvernance à la base. Les défis liés aux concours de crises de tous ordres et aux transitions en cours dans le monde sont discutés dans le but de trouver des solutions. Il s’agit de trois jours pour écouter les critiques des solutions proposées par la recherche universitaire, entendre le son de cloche des experts de la gouvernance locale de la société civile et découvrir les bonnes pratiques et expériences enrichissantes. « Nous devons également évoquer les défis qui sont les nôtres. La résistance au changement, le manque de ressource et la nécessité de former et de sensibiliser davantage les citoyens et leaders locaux afin d’asseoir une vraie vraie démocratie participative dans nos territoires. Mais ces défis sont aussi une opportunité renforcer nos partis, d’innover et de construire des alliances solides pour une démocratie participative durable », a déclaré dans son discours de circonstance, le maire de Cotonou et président de l’Observatoire International de la Démocratie Participative ( OIDP), M. Luc Atrokpo.
Parmi les personnalités présentes à la cérémonie nationale d’hommages à l’académicien et professeur émérite Eusèbe Alihonou ce mercredi 7 août 2024 au palais des congrès de Cotonou, il y avait l’ancien ministre de la santé, Pr. Dorothée Kindé-Gazard. A la faveur d’une interview à la presse, elle est revenue sur le vibrant et solennel hommage rendu à l’illustre disparu. Lire ci-dessous ses propos.
« Je pense qu’il ne saurait en être autrement, vu le charisme du Pr. Alihonou que nous saluons aujourd’hui. Je pense que ses oeuvres le précèdent. Il a beaucoup contribué pour la santé gynécologique de la mère et de l’enfant, la santé communautaire. Il nous a appris que les soins devraient être au sein de la communauté. Et sur le plan international, n’oublions pas qu’il a été nommé à l’académie française de médecine, spécialité chirurgicale. Donc, c’est une icone pour nous et nous voulons saluer son humilité légendaire. C’est un professeur qui était vraiment disponible pour les apprenant que nous étions. Il nous a toujours dit d’aller plus haut. Et notre objectif est de faire comme lui et accéder à un rang magistral dans la corporation des médecins. Ça a été une motivation pour nous et nous en sommes là aujourd’hui. Nous ne pouvons pas ne pas lui rendre cet hommage mérité. Le Professeur Alihonou est un baobab qui est tombé. Mais nous pouvons dire que quel que soit l’âge de la personne qui nous quitte, on a toujours beaucoup d’émotion et beaucoup de tristesse. Que son âme repose en paix »
Forte mobilisation des nouveaux bacheliers qui manifestent un grand engouement pour la 4e édition du Salon National de l’orientation professionnelle et de l’inclusion financière ( SaNOPIF ) qui s’est ouvert ce jeudi 8 août 2024 pour deux jours à l’amphi Idriss Deby de l’UAC. C’était en présence, entre autres, des sponsors dont la BIIC, du directeur général du Fonds National de la microfinance ( FNM ), M. Louis Biaou et de Pr. Sylvie de Chacus, représentante de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans son intervention de circonstance, M. Armel Allavo, Gérant de la Société d’Inclusion Financière ( SIF Groupe ) promotrice dudit salon a rappelé que celui-ci s’est assigné pour mission d’informer les jeunes bacheliers sur les métiers de l’économie numérique.
Ghislain Gbènakpon
« Le SaNOPIF est une plateforme que nous avons mise en place qui permet à tout jeune, quel que soit le domaine dans lequel il veut évoluer, la pharmacie, la médecine, l’économie, banque et finances, les assurances, l’agriculture, etc, qu’il ait un regard sur le numérique. Car le numérique a tout changé aujourd’hui. Alors, le SaNOPIF a été créé pour faire la promotion des métiers de l’économie numérique qui est différents des métiers du numérique. Ça veut dire que tout secteur que vous embrassez est aujourd’hui impacté par le numérique. Vous devez développer un côté numérique dans tout ce que vous embrassez » a déclaré M. Armel Allavo pour rappeler que le SaNOPIF a été créé pour permettre aux jeunes bacheliers de venir s’informer sur les métiers de l’économie numérique dans un contexte où le numérique impacte aujourd’hui tous les secteurs de la vie soicioéconomique.
Le Gérant de SIF Groupe a aussi rappelé l’autre dimension du SaNOPIF qui porte sur la gestion de son argent, l’éducation financière: « Pendant longtemps, on ne nous a jamais entretenus sur les questions qui ont trait à la gestion de notre argent. Or, on a besoin de savoir comment utiliser son argent. Les secours, les bourses. On a donc choisi de profiter du salon, pendant qu’on est en train de vous parler des métiers de l’économie numérique pour vous préparer à une insertion professionnelle réussie, pour vous donner les connaissances et les compétences notamment en termes de gestion de votre argent. Nous avons donc associé à l’insertion professionnelle, un volet éducation financière »
Des experts sollicités
Il faut dire que SIF Groupe a mobilisé des experts qui entretiennent les nouveaux bacheliers sur un certain nombre de thématiques afin de les aider non seulement à faire le choix de leur filière de formation, mais aussi à l’entretenir dans la durée. Dans son intervention, le directeur général du FNM, M. Louis Biaou a encouragé les nouveaux bacheliers à nourrir des projets d’entrepreneuriat: « Il est important que quel que soit votre choix que vous puissiez avoir à l’idée que vous devez que vous devez entreprendre des choses qui vont vous rapporter des revenus. Si vous avez des revenus, avec l’éducation financière, vous allez savoir comment gérer pour que vous soyez non seulement inclus financièrement mais inclus socialement. »
Pr. Sylvie de Chacus, la représentante du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,
La représentante du ministre de l’enseignement et de la recherche scientifique a aussi prodigué des conseils aux nouveaux bacheliers participants. « En attendant que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique démarre sa session d’orientation, vous avez aujourd’hui la chance de recevoir des personnes qui savent aussi faire la chose et qui ont initié pour vous ce forum; ce salon que je vous invite à suivre attentivement, à puiser le meilleur des échanges, des informations et surtout des expériences qui vous seront présentées et pourront certainement vous inspirer », a déclaré Pr. Sylvie de Chacus.
« Consolidation de la pyramide syndicale: importance de la mobilisation et du recrutement dans le développement des organisations syndicales ». C’est le thème du séminaire national de formation syndicale que le Comité National des Syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( CONASYB- UITA) organise depuis ce mercredi 7 août 2024 à la bourse du travail à Cotonou. Les travaux qui durent deux jours ont été lancés par le coordonnateur Guillaume Tossa.
Ghislain Gbènakpon
Amener les syndicats affiliés à l’UITA à pouvoir compter sur une base de membres solide et élargie comprenant le secteur informel afin d’asseoir une pyramide syndicale consolidée. C’est l’objectif visé par ce séminaire national de formation syndicale . De façon spécifique, il s’agit entre autres, de créer les conditions favorables à la poursuite de l’élargissement des bases des affiliés à travers l’augmentation constante de leurs effectifs ainsi que du nombre des organisations syndicales affiliées, de donner la possibilité aux leaders syndicaux d’accroitre leurs connaissances et de renforcer de façon continue leurs potentiels de négociation, leur leadership en matière de dialogue social ainsi que leurs capacités à défendre la liberté syndicale.
La table d’honneur
Dans son mot de bienvenue, la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( COFESYB UITA ), Mme Nouratou Gambia a fait observer que le monde du travail est aujourd’hui en pleine mutations et les organisations syndicales doivent adopter des stratégies innovantes pour s’adapter et répondre aux aspirations des travailleurs. » Parmi ces stratégies, on peut noter la représentativité des syndicats, d’où la nécessité d’élargir les bases pour l’adhésion d’un plus grand nombre de travailleurs tels que les travailleurs indépendants, les travailleurs migrants, domestiques et l’amélioration du taux de syndicalisation », a-t-elle déclaré.
Des participants…
Dans son discours de circonstance, le coordonnateur de CONASYB-UITA, M. Guillaume Tossa a sonné la mobilisation pour l’effectivité de la consolidation de la pyramide syndicale dans les organisations affiliées: « Nous devons reconstruire dans toutes nos organisations, cette fameuse PYRAMIDE SYNDICALE dont la Base est la plus large possible et le SOMMET rétréci; ce qui signifie que le pouvoir social en réalité est et reste à la base. Mais chers camarades, pour que la BASE soit et reste toujours plus large, nous devons mettre en oeuvre une véritable politique de recrutement et doter nos organisations d’une capacité réelle de Mobilisation. La Mobilisation à la Base et pat la Base ». Et pour cela, plusieurs communications sont au programme de ce séminaire national de formation syndicale. A l’issue des travaux, il est attendu, entre autres, à court, moyen et long terme, la mise sur pied d’au moins 10 syndicats ou fédérations dans les secteurs couverts par l’UITA.
Pour marquer le cinquième anniversaire de l’adoption de la Convention 190 de l’OIT ( C190 ) sur la violence et le harcèlement en 2019 à Genève en Suisse, la CNV Internationaal a organisé ce lundi 5 août 2024 à Cotonou, une conférence de presse pour rallier les professionnels des médias à la sensibilisation pour sa ratification par tous les Etats en particulier ceux d’Afrique. C’était à Bénin Royal Hôtel avec une forte mobilisation des femmes des syndicats de la Belgique, des Pays-Bas, de la Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal, la RDC et la Mauritanie.
Ghislain Gbènakpon
Faire à la presse, un point analytique des progrès réalisés à travers les actions des syndicats dans ce domaine, en vue de sensibiliser les dirigeants africains en général et ceux du Bénin à l’importance de ratifier la C190. C’est tout l’objectif poursuivi par la CNV Internationaal en organisant cette conférence de presse avec le soutien de ses partenaires dont la CSI Afrique et CSC Belgique. De façon spécifique, il s’est agi de motiver les dirigeants africains à ratifier la C190 et à mettre en oeuvre des politiques efficaces contre la violence et le harcèlement au travail, de valoriser les actions syndicales en faveur de la ratification C190, notamment les initiatives de la CNV Internationaal des Pays-Bas, de CSI-Afrique, WSM et CSC Belgique et de leurs partenaires nationaux pour promouvoir un environnement de travail sûr et respectueux en Afrique. Il a été aussi question de susciter une synergie dynamique entre les acteurs de la société civile et les organisations publiques oeuvrant à la cessation des violences sexistes en général et les violences en milieu de travail en particulier.
Il faut dire que 5 ans après son adoption, seul 44 pays au monde ont ratifié la C190 dont 9 en Afrique sur les 54 à savoir l’Afrique du Sud, Centrafrique, Lesotho, Maurice, Namibie, Nigeria, Ouganda, Rwanda et Somalie. Le défi à relever est donc d’amener le Bénin et les 44 autres Etats à la ratifier en intégrant cet instrument dans leur arsenal juridique. « Cette convention est le premier outil que nous avons de manière consensuelle qui donne une définition de la violence, du harcèlement et que lorsque nous avons des cas de violence et de harcèlement, tout le monde est unanime pour dire ce cas de violence que nous avons en face de nous, voilà comment on peut le définir, voilà comment on peut le défendre. », a soutenu la Coordonnatrice de CSI Afrique, Mme Ghislaine Saïzonou lors d’un panel animé pour la circonstance. Au terme de cette conférence de presse, les professionnels des médias ont désormais une meilleure compréhension du contenu de la C190 et sont acquis à la cause de sa ratification.