Dignité humaine dans le droit constitutionnel: le regard de Aleyya Gouda Baco à la 7ème AG de la CJCA

La Conseillère Aleyya Gouda Baco dans sa communication

A la tête d’une délégation de la Cour Constitutionnelle du Bénin qui participe à la 7ème Assemblée générale de la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines ( CJCA ) qui s’est ouverte mercredi 30 octobre 2024 pour cinq jours à Victoria Falls au Zimbabwe, la conseillère Aleyya Gouda Baco a présenté ce jeudi 31 octobre une communication sur « le concept de la dignité humaine dans le droit constitutionnel » et a réussi à tenir en haleine son auditoire.

Ghislain Gbènakpon

La dignité humaine est un pilier essentiel du droit constitutionnel qui garantit que les individus ne soient jamais réduits au rang de simples objets ou moyens, a fait observer la conseillère Aleyya Gouda Baco. Dans sa communication, la représentante de la Cour constitutionnelle du Bénin a fait savoir que dans certains États, les constituants ont affirmé sans ambiguïté que « la personne humaine est sacrée ». Elle a cité le cas du Bénin, de la République du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, de la République Centrafricaine, du Sénégal, du Tchad, du Togo. Mme GOUDA BACO évoquera ensuite la dignité humaine, en tant que valeur fondamentale, qui se heurte à de nouveaux défis face auxquels le juge constitutionnel est interpelé. Pour elle, « les défis modernes qui se posent à la dignité humaine procèdent de la mondialisation, d’une part, et sont d’ordre technologique, d’autre part. En ce qui concerne la mondialisation, elle engendre des inégalités économiques, car les richesses sont inégalement réparties et les conditions de travail sont de plus en plus précaires dans certaines régions du monde, notamment dans les États en voie de développement. Les crises migratoires exposent de nombreux individus à des traitements indignes, à la discrimination et à la violence. Elle a également souligné les impacts du changement climatique, tels que les déplacements de population et la perte de moyens de subsistance, peuvent nuire à la dignité des individus touchés. Mais également l’intelligence artificielle qui soulève des questions éthiques importantes en ce qui concerne la dignité humaine.

Face à ces nombreux défis, le droit constitutionnel peut vite révéler ses limites en matière de préservation de la dignité humaine. C’est pourquoi pour la conseillère à la Cour constitutionnelle, il devient impératif de trouver des moyens d’adaptation qui permettront de préserver cette valeur fondamentale. Elle souhaite une intervention vigoureuse et audacieuse du juge constitutionnel pour assurer aux humains, une protection infaillible et continue afin de garantir une société juste et équitable, gage d’un développement harmonieux et durable sur le continent. Pour ce déplacement, la cheffe de délégation de la Cour constitutionnelle du Bénin avait à ses côtés l’assistant juridique, Dr Issaou Soumanou.

Il est à noter que cette 7ème Assemblée générale de la CJCA qui prend fin ce dimanche 3 novembre a pour thème « La dignité humaine comme valeur et principe fondateur: une source d’interprétation constitutionnelle, de protection et d’application des droits fondamentaux de l’homme et d’application ». Le congrès a pour taches d’adopter les rapports d’activités et financier, de statuer sur les nouvelles demandes d’adhésion, d’adopter le programme d’activité et le budget prévisionnel 2024 -2026, de procéder à l’élection d’un nouveau Bureau exécutif, d’annoncer et de remettre les trophées aux lauréats du « Prix de thèse de la CJCA », de choisir le pays qui accueillera de la 8ème Assemblée Générale en 2026.
A noter que la CJCA regroupe actuellement 48 juridictions constitutionnelles africaines et 4 instances judiciaires constitutionnelles non africaines (Brésil, Russie et Turquie et l’Irak comme membres observateurs). C’est l’occasion pour ces juridictions de partager leurs expériences et discuter des défis et des opportunités dans la protection des droits fondamentaux.

Scannage des données pétrolières de Sèmé: Akrake Petroleum fait don de materiels informatiques à la SNH

De gauche à droite : Mme Jocelyne HANGBE , Mme Jocelyne AGBAHOUNDO, M Charbel AKANHO et Mme Gnanki DOKOTO équipe digitalisation, M
Issifou Moussa Yari – Directeur général de la SNH, M Mike Hopkinson – Directeur Général Akrake Petroleum, Mme Bastatou Salami – Directrice
Générale Adjointe Octogone, M Yannick Le Bloa – Directeur Résident Akrake Petroleum, M Jean Jacques Atchade – Senior Consultant Octogone.

COMMUNIQUE

A l’occasion de la venue au Benin de M. Mike Hopkinson, Directeur Général d’Akrake Petroleum, il a été procédé à la remise officielle de matériels informatiques de la part de la compagnie pétrolière à la Société Nationale des Hydrocarbures, représentée par son Directeur Général M Issifou Moussa Yari.

En décembre 2023, Akrake Petroleum a signé avec la République du Benin un contrat de partage de production comme opérateur du bloc1 dont le premier objectif est la remise en production du champ de Sèmè en 2025. Pour ce faire, Akrake Petroleum, filiale du groupe Rex Holding International, s’appuie sur un partenariat local fort avec la compagnie Octogone mais aussi sur l’expérience des autres filiales du groupe qui produisissent avec succès à Oman et en Norvège et dont les équipes techniques ont démontré un savoir-faire unique pour ce type de projet.

Akrake Petroleum et ses partenaires sont particulièrement motivés d’opérer au Benin et ont à cœur d’établir des liens forts avec son ministère de tutelle. C’est dans ce cadre, que ce matériel informatique d’une valeur de plus de 20,000 USD a été offert et envoyé à la SNH afin que cette dernière puisse correctement et rapidement scanner l’ensemble des données pétrolières qui se trouvent encore sous forme papier dans ses archives. Cette digitalisation qui emploie à plein temps quatre stagiaires pendant plusieurs mois est importante pour la mise en place d’une base de données de qualité au Bénin et pour l’opérateur du champ de Sèmè et du Bloc 1.

Sécurité et Santé dans l’Agriculture: les affiliés de l’UITA au Bénin s’approprient la C184 pour un Accord de Branche

La table d’honneur

Les organisations syndicales béninoises affiliées à l’UITA sont désormais mieux outillées sur la Convention 184 de l’OIT sur la sécurité et la santé dans l’agriculture et les enjeux d’un Accord de Branche pour le secteur au Bénin. C’est à la faveur d’un séminaire de formation qui a eu lieu ce mardi 29 octobre 2024 à la bourse du travail à Cotonou sous la houlette du coordonnateur de l’UITA-Bénin, M. Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon

Promouvoir la sécurité et la santé dans l’agriculture au Bénin en réduisant les risques liés à l’utilisation des intrants minéraux et chimiques et parvenir à court et moyen terme à doter cet important secteur d’un Accord de Branche. C’est tout l’objectif général de ce séminaire de formation qui a eu pour thème, « La Convention 184 de l’OIT et les enjeux d’un accord de branche pour l’agriculture au Bénin ». Il faut dire que comme l’a relevé la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés à l’UITA ( COFESYB ) dans son allocution de circonstance, l’agriculture est classée parmi les trois secteurs les plus dangereux, avec l’exploitation minière et les BTP. Selon les estimations de l’OIT, sur environ 330.000 accidents mortels sur le lieu de travail dans le monde, on compte environ 170.000 victimes parmi les travailleurs agricoles. C’est pourquoi, elle a adopté la C184 entrée en vigueur en 2003. « Chers camarades, les objectifs spécifiques de ce séminaire sont entre autres de s’approprier et d’avoir une parfaite maîtrise des dispositions de la C184 et de sa Recommandation 192 d’une part et de mettre en place un Cadre approprié pour élaborer un avant-projet d’Accord de Branche pour l’agriculture au Bénin d’autre part », a déclaré Mme Nouratou Gambia.

Une vue de famille des participants
Le communicateur principal lors de sa présentation

Mais que sont devenues les Conventions Collectives Sectorielles et les Statuts Particuliers censés prendre en compte les spécificités de chaque secteur ou branche d’activités comme l’agriculture et dont personne ne se préoccupe ? Selon M. Guillaume Tossa, c’est pour répondre à cette grande interrogation et bien d’autres que la coordination nationale de l’UITA a conçu ce séminaire de formation syndicale au profit des affiliés. Les différentes communications dont celle ayant porté sur le thème central présentée par M. Adrien Massessi leur a permis, entre autres, d’apprécier les politiques et programmes mis en oeuvre pour limiter les conséquences de l’action humaine sur l’environnement et le climat. Des travaux de groupes ont été l’occasion pour eux de se pencher sur la mise en place du Cadre approprié pour l’élaboration de l’avant-projet d’Accord de Branche pour l’agriculture au Bénin. Il a été aussi question des approches syndicales de plaidoyer pour la ratification et la mise en oeuvre effective par le Bénin de la C184 pour qu’à terme, la sécurité et la santé dans l’agriculture y soient une réalité grâce à la prévention des risques professionnelles.

Gestion équitable de l’eau au Bénin: Join For Water célèbre 30 ans d’engagement envers les communautés

Une des vues de famille

(Partage d’expériences sur la gouvernance locale des zones humides alluviales)

1994-2024. L’organisation internationale Join For Water (JFW) a célébré dans l’après-midi de ce jeudi 24 octobre, trois décennies d’engagement au Bénin envers les communautés pour la gestion équitable de l’eau. C’était à Bénin Royal Hôtel de Cotonou sous la houlette du Coordonnateur Pays, M. Jean Patient Kakpo en présences de ses partenaires étatiques et non étatiques. La matinée a été consacrée à un partage d’expériences sur la gouvernance locale des zones humides alluviales.

Ghislain Gbènakpon

Join For Water a mis les petits plats dans les grands pour célébrer avec fast ses 30 ans d’intervention au Bénin. Une cérémonie riche en sons, danses et couleurs a marqué l’évènement. Occasion pour les membres de l’organisation internationale et leurs différents partenaires de faire le bilan d’hier en tant que Protos à aujourd’hui en tant que Join For Water. Une projection vidéo assez édifiante a été faite pour la circonstance. Il en ressort que durant ces trois dernières décennies, JFW a développé des outils simples pour dynamiser le dialogue social autour de l’eau ; renforcer les capacités des acteurs sur la gouvernance locale de l’eau ; promouvoir l’hygiène et l’assainissement de base et accompagner la maitrise de l’eau agricole. C’est ainsi par exemple que l’organisation a développé des techniques sur la maitrise et la gestion des forage artésiens ; a conçu et promu des latrines qui prennent en compte le sexe, le handicap et l’hygiène menstruelle ; a accompagné l’usage multiple de l’eau à travers la réalisation d’ouvrage d’irrigation avec des forages solaires qui servent dans certains cas à l’alimentation en eau potable. Avec ses partenaires locaux, Ongs et instituts de recherche, Join For Water travaille depuis 2022 à améliorer la résilience socio-écologique des communautés à travers la restauration des services écosystémiques liés aux ressources en eau et aux écosystèmes aquatiques et le développement d’approches innovantes de gouvernance locale.

Les principales cibles des interventions de JFW ont rendu des témoignages qui confirment la pertinence et l’efficacité de l’accompagnement. Par ailleurs, les anciens employés de JFW dont le premier chargé de programme de Protos au Bénin, le premier chef de l’antenne de Lokossa et un ancien technicien ont partagé leurs expériences avec la jeune génération. La remise d’attestations de reconnaissance aux membres de JFW et partenaires les plus engagés a mis un terme à la célébration.

Deux panels sur la gouvernance locale des zones humides alluviales

Il ressort d’une interview que le Conseiller technique en charge du plaidoyer et du renforcement mutuel de capacités à JFW, M. Ganyou Abou Soumanou a accordée à la presse que ces deux panels s’inscrivent dans le cadre d’un partage d’expériences que l’organisation initie chaque année et qui coïncide avec la célébration des 30 ans. Le premier panel est intitulé ‘’rôles et implications des acteurs de la gouvernance locale des écosystèmes aquatiques : analyse des mécanismes de mobilisation des fonds FADEC par les communes pour le financement des actions de restauration des services écosystémiques fournis par les canaux et drains agricoles’’. Il ressort des éclairages du CT Ganyou Abou Soumanou que les collectivités territoriales décentralisées n’allouentttt pas des fonds à l’entretien des canaux et drains agricoles parce qu’il leur est impossible de les justifier en cas d’audits. Pour rappel, les canaux sont des voies de circulation des personnes et des biens dans les localités lacustres. Ils constituent également un réseau de drainage des terres agricoles et sont des sites de reproduction ou d’habitat pour certaines espèces aquatiques. Le panel a mobilisé toutes les parties prenantes qui sont dans la chaine d’approbation, de suivi et même de contrôle des dépenses dans les communes tel que la Commune, la Préfecture, la DDAEP, la CONAFIL. Il ressort des échanges qu’une séance soit initiée entre Join For Water, la CONAFIL et l’ANCB pour apprécier la nature des travaux ainsi que les procédures de justification appropriées pour l’entretien des canaux qui jouent des rôles et des services écosystémiques très importants au niveau des zones lacustres ou semi-lacustres. Un trajet de plaidoyer envers le gouvernement est envisagé avec l’ANCB en vue des mesures spéciales pour lever le goulot d’étranglement au niveau des communes », a déclaré M. Ganyou Abou Soumanou.

Le second panel

Le second panel est intitulé « Approche territoriale de la délimitation des CLE au Bénin : portes d’entrée et stratégies de mise en œuvre ». Elle a réuni la DG Eau, la GIZ, la Mairie et Join For Water. « C’est pour mette en lumière une approche innovante que nous avons eu à développer pour caractériser les territoires de compétence des Comités Locaux de l’Eau (CLE). Il s’agit d’une approche qui accorde une attention égale aux espaces hydrologiques, aux acteurs et à leur système de gestion pour définir des espaces hydro-sociaux comme territoire de compétences des CLE. Ce résultat de recherche est une contribution aux dispositions du Guide National de mise en place des CLE qui privilégie la délimitation par unité hydrologique pour les CLE. Pour insuffler la mobilisation des communautés autour de la gestion durable des ressources en en, une attention particulière doit être accordée à la dynamique sociale et aux enjeux économiques liés aux questions GIRE pour définir les territoires d’eau. « , a expliqué le CT Ganyou Abou Soumanou.

Autonomie énergétique du Bénin: le poste 161/63/15KV de Sèmé Podji mis en service

La coupure du ruban

Le Bénin vient de faire un pas de plus vers l’autonomie énergétique. Le poste 161/63/15 KV de Sèmé Podji a été mis en service ce jeudi 24 octobre 2024 sous la houlette du ministre d’Etat en charge du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il avait à ses côtés, entre autres, le ministre de l’énergie, de l’eau et des mines, M. Samou Séidou Adambi, le directeur général de la Communauté électrique du Bénin ( CEB ), M. Karimou Chabi Sika, le directeur général de la SBEE, André-Marie Kaczmarek, le maire de Sémé Podji, M. Jonas Gbènaméto et le PDG de Vinci Energies réalisatrice dudit poste, André Grison.

Ghislain Gbènakpon

« Ce poste de Sèmé -Kpodji est destiné à devenir l’un des meilleurs du pays avec 200 Mgw haute tension et 80 Mgw en moyenne tension. Sa caractéristique réside dans le fait qu’il sera dédié à la partie moyenne tension, à l’alimentation des clients actuels et futur de la zone franche industrielle de sèmé. Il permettra également de mettre à disposition 100 Mgw complémentaire pour l’alimentation des régions au nord de ce poste et pourra renforcer à terme la ville de Cotonou et environs », a expliqué le directeur général de la SBEE André-Marie Kaczmarek dans son allocution de circonstance. Avec la mise en service de ce poste de Sèmé Podji, la CEB aura installé en 40 ans, au total 11 postes au Bénin. Le DG Karimou Chabi Sika a salué leadership du président Patrice qui a permis d’en installer deux en trois ans.

Le ministre Samou Seidou Adambi

Le ministre de l’énergie de l’eau et des mines a aussi salué la vision du président de la République qui permet d’accélérer la marche du Bénin vers l’autonomie énergétique  » Je voudrais remercier le chef de l’Etat pionnier de ce que nous sommes en train de faire ici. Par sa vision, il a décidé de doter notre pays de toutes les infrastructures nécessaires pour le transport de l’énergie sur tout le territoire national et aussi des infrastructures de production d’énergie pour que sous peu nous ayions notre autonomie énergétique », a déclaré Samou Séidou Adambi. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a réaffirmé la détermination du gouvernement pour l’atteinte de cette autonomie.

En marge de la mise en service du poste de Sèmé, il y a la remise de 8 véhicule Pickup à la SBEE. « D’une valeur de 500 millions de FCFA, ces véhicules vont faciliter les interventions de dépannage et d’entretien pour une meilleure satisfaction de la clientèle », s’est réjouit le DG André-Marie Kaczmarek.

Actualités et virtualités du recouvrement et des voies d’exécution:Les innovations de l’acte uniforme révisé

Une vue de famille des participants

Un colloque international autour du recouvrement et des voies d’exécution : actualités et virtualités s’est ouvert ce jeudi 24 Octobre 2024 à Cotonou. L’objectif principal de cette rencontre de deux jours, est d’approfondir la réflexion scientifique sur la réforme de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution. Ledit colloque regroupe des experts, des chercheurs, des praticiens de droit dont le directeur du centre de recherches et d’études en droit et Institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ), le Professeur Joseph DJOGBENOU et le Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé SOSSA.

L’acte uniforme OHADA portant procédures simplifiées de recouvrement des créances et des voies d’exécution vient de faire l’objet d’une révision importante. Cette révision est intervenue le 16 octobre 2023 soit 25 ans après l’adoption du texte initial. Elle a entraîné de nombreuses modifications dont certaines sont de pure forme et d’autres de fond. Elle a surtout donné lieu à diverses innovations pour tenir compte de certaines évolutions, prendre en compte la jurisprudence et certaines réalités des pays de l’OHADA qui n’avaient pas été intégrées dans le texte initial. C’est donc l’occasion d’offrir aux praticiens le cadre d’une réflexion approfondie et de la confrontation des idées et pratiques, en vue d’affiner la mise en œuvre des dispositions nouvelles et ainsi, valoriser l’expertise sur ces questions. La rencontre de Cotonou marque également le lancement des activités de l’association africaine des processualistes.
A la cérémonie d’ouverture des assises, le Professeur Joseph DJOGBENOU, Directeur du CREDIJ, a fait remarquer que l’acte uniforme sur les procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution est le plus important, le plus sollicité par les praticiens, celui auquel recourent le plus les citoyens de l’espace OHADA, celui qui est sollicité aussi bien par le plus faible que par le plus fort, par le particulier que par l’État, par les groupes que par les individus. Il était donc normal, selon lui que cet acte uniforme soit actualisé. Pour Joseph DJOGBENOU, cet acte uniforme n’a de vie et de vigueur que, contrairement à ce que l’on peut penser, que s’il est discuté devant les
tribunaux.

Le Président de la Cour constitutionnelle a entretenu les participants sur le thème: “entre exécution interne et exécution internationale”. Une communication riche en enseignement.

Il faut dire que la conférence inaugurale a été présentée par le Professeur Ndiaw DIOUF, de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar au Sénégal. Il a porté sur“ les apports du nouvel Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution : clarifications et enrichissements”.
Une vingtaine de communications seront données au cours des deux du colloque qui regroupent plusieurs pays d’Afrique.
A noter que ce colloque est organisé collaboration avec la Faculté de Droit et de Sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi (FADESP-UAC), le Centre de recherche et d’études en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ), l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA) sous le haut patronage du Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Dorothé SOSSA.

Session budgétaire 2024 de l’Assemblée Nationale: participation notable du président Dorothé Sossa à l’ouverture des travaux

Le président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa

Au nombre des hautes personnalités de l’Etat à l’ouverture des travaux de la session budgétaire 2024 de l’Assemblée nationale ce jeudi 24 octobre par le président Louis Vlavonou, il y avait la présence notable du président de la Cour Constitutionnelle, Pr. Dorothé Sossa.

Ghislain Gbènakpon

La participation du Président de la Cour Constitutionnelle à cet événement souligne l’importance de la collaboration et du respect mutuel entre les différentes institutions politiques du pays. Cela renforce également la confiance dans le système démocratique et constitutionnel. Le Professeur Cossi Dorothé Sossa avait également à ses côtés d’autres Présidents d’institutions dont la Professeure Dandi Gnamou, Présidente de la Haute cour de justice. Sur les 109 députés, 81 étaient présents à cette session.

Dans son discours de circonstance, le Président de l’Assemblée nationale Louis Gbèhounou VLAVONOU est revenu sur l’affaire de tentative de coup d’Etat qui défraie la chronique depuis quelques jours au Bénin.
“Qui d’entre nous n’a pas eu quelque frayeur en apprenant, par la voix du Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qu’il y avait un complot en préparation contre la sûreté de l’Etat, donc un projet de remise en cause de l’ordre démocratique laborieusement instauré et entretenu dans notre pays depuis trois décennies ? C’eût été vrai que notre institution parlementaire n’existât plus et son président mis aux arrêts et vous autres députés mis au chômage. Je voudrais nous inviter à la retenue en attendant que les instances compétentes achèvent leurs investigations et situent les responsabilités sans aucune intrusion ni entrave de quelque nature que ce soit de la part de la représentation nationale….. Chacun peut avoir son opinion, mais en tant qu’institution, nous devons nous abstenir d’ingérence dans ce dossier”, a-t-il déclaré.

Promotion du Consommons Local: deux panels à l’initiative du MIC pour des stratégies idoines

Le panel modéré par la DAC du MIC, Mme Emilie Tabouté Sama

Les activités entrant dans le cadre du Mois du Consommons Local au Bénin suivent leur cours normal. Le ministère de l’industrie et du commerce ( MIC ) a organisé ce mercredi 23 octobre à la CCI Bénin, deux panels de riches discussions sur les enjeux et les stratégies efficaces à mettre en oeuvre pour l’adoption des produits locaux par les Béninois C’était sous la houlette de Mme Emilie Tabouté Sama, la directrice adjointe de cabinet du ministère.

Ghislain Gbènakpon

« Le développement industriel à travers la consommation des produits locaux » d’une part pour le premier panel modéré par M. Ozias Sounouvou et « La promotion des produits locaux, un levier de développement à la base » d’autre part pour le second panel modéré par la directrice adjointe du cabinet, Mme Emilie Tabouté Sama elle-même. Ce sont les deux thématiques abordées par les deux panels de discussions organisés par le ministère de l’industrie et du commerce. Cette initiative marque l’engagement du ministère à promouvoir les produits béninois, à renforcer la compétitivité des entreprises béninoises et à stimuler le développement économique par la valorisation des richesses locales du pays.

Une vue du second panel

Il faut dire que ces panels ainsi que les débats qui sont, à chaque fois, suivis ont permis aux participants d’approfondir les enjeux liés à la consommation locale tout en identifiant des stratégies pour favoriser la résilience de l’économie béninoise.. « Le mois du consommons local a tout son sens dans la mesure où chacun de nous se l’approprie au quotidien. Quand on célèbre nos produits locaux, ça appelle à une responsabilité et à une lucidité. Comment nous faisons en sorte que la promotion de nos produits locaux puisse impacter notre développement de façon holistique? C’est de ça qu’il s’agit. Et comment faire en sorte que la balance commerciale soit équilibrée de telle sorte que nous importions moins et exportions plus. C’est en boostant justement la production locale en consommant et en faisant le feedback pour l’améliorer. Et donc, le mois du Consommons Local n’est pas dédié seulement au mois d’octobre. Ça devrait être une action au quotidien. Les panels nous invitent à poser les questions essentielles pour évaluer les cinq années du mois de consommons local et voir ce que nous allons faire dans les cinq prochaines années pour penser à comment conquérir le marché international’, a déclaré la DAC Mme Sama dans son intervention d’ouverture des panels.

Promotion des produits locaux: les initiatives des acteurs de la distribution exposées à une conférence Média

Les représentants des distributeurs, de SENS Bénin et de BeniBiz

( SENS Bénin et BeniBiz font oeuvre utile )

« Consommons Local ». C’est le thème de la conférence Médias que le collectif des acteurs de la distribution des produits locaux ont organisée ce mardi 22 octobre 2024 au chant d’oiseau de Cotonou en collaboration avec Solidarités Entreprises Nord Sud ( SENS Bénin ) et avec l’appui du projet BeniBiz. Occasion pour les offres structurantes que sont JINUKU, AMAP, La Bonne Viande, Panier MIB, Mark’Etik de présenter les différentes actions qu’ils mènent pour l’effectivité de la consommation des produits locaux au Bénin en toute sécurité.

Ghislain Gbènakpon

Les acteurs de la distribution des produits locaux au Bénin prennent beaucoup d’initiatives qui concourent à la croissance de l’économie locale et à la santé des populations. C’est ce qui ressort des exposés faits par les représentants de JINUKU, AMAP, La Bonne Viande, Panier MIB et Mark’Etik à cette conférence Médias . Celle-ci a été l’occasion pour les participants de discuter véritablement des voies et moyens de valoriser les produits locaux et de promouvoir une consommation saine.

Il ressort en effet des échanges qu’il existe un déficit de sensibilisation autour des produits locaux. Beaucoup d’entre eux, bien que de qualité et adaptés aux besoins des populations, restent méconnus du grand public. Et c’est cette ignorance qui pousse les consommateurs à se tourner vers des produits importés souvent perçus comme plus accessibles ou modernes. Face à cette situation, les acteurs de la distribution et de la promotion des produits locaux unissent leurs forces dans des groupes de Synergie. Sous l’impulsion du projet A2M, mis en oeuvre par SENS et financé par BeniBiz, ils s’engagent à créer un cadre de référence pour la concertation et le partage d’opportunités en faveur de la promotion et de la distribution des produits locaux.

Plaidoyer des groupes de Synergie

Lecture du plaidoyer des distributeurs de produits locaux

Les groupes de Synergie ont dans un plaidoyer identifié quelques actions que les gouvernants peuvent mener dans les politiques de promotion des produits locaux. C’est ainsi qu’ils plaident pour la mise en place des aides financières pour encourager les entreprises qui fabriquent et vendent des produits locaux, comme des crédits à taux bonifiés, des subventions ou des réductions d’impôts. Ils proposent l’utilisation des produits locaux dans les cantines à travers leur introduction dans les repas des écoles et des services publics. Cela va permet aux enfants de découvrir l’importance d’en consommer. Les groupes de synergie invitent les autorites à créer des foires et des animations pour faire connaître les producteurs locaux. Cela aide à substituer les produits importés par des produits locaux, soutenant ainsi l’économie locale et réduisant l’impact environnemental des transports.

« Il est temps de repenser notre relation avec les produits que nous consommons. Choisir des produits locaux, c’est faire le choix de la qualité, de la durabilité et de l’authenticité. C’est également soutenir nos producteurs et artisans qui travaillent sans relâche pour nous offrir le meilleur. Rejoignez-nous ! Faisons briller nos produits locaux, donnons-leur la place qu’ils méritent sur nos étals et dans nos assiettes », ont-ils déclaré. Il faut préciser que cette conférence Médias a pris fin par la découverte et la dégustation de merveilles culinaires locales. SENS Bénin et le projet BeniBiz ont manifestement fait oeuvre utile !

Le Haut Commissaire à la Cour: riches échanges entre le Pr. Dorothé Sossa et Jacques Migan

Le Haut-commissaire Jacques Migan et le président de la Cour, Pr. Dorothé Sossa

Des échanges très riches. C’est ce que pense le Haut-commissaire à la prévention de la corruption, Me Jacques Atcheffon Migan des échanges qu’il a eus avec le président de la Cour Constitutionnelle le Pr. Dorothé Sossa qui l’a reçu en audience ce mardi 22 octobre 2024. Il a été bien évidemment question de la lutte contre la corruption au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

“En rencontrant ce matin le Président de la Cour constitutionnelle, qui a servi aussi à l’extérieur, dans la sous-région, dans des organismes internationaux, qui a été ministre et qui est aujourd’hui président de la Cour constitutionnelle, je peux vous dire que les échanges que nous avions eus ont été des échanges très riches sur comment travailler pour lutter contre la corruption dans notre pays. Il nous a prodigués de sages conseils et nous a dit qu’il est prêt à nous accompagner, à accompagner le Haut-commissariat à la prévention de la corruption que nous avons l’honneur de diriger. Nous avions mis l’accent sur les élections générales qui doivent se tenir dans notre pays courant 2026, et 2026 c’est là! Quelles sont les dispositions qui sont en train d’être prises par la Cour constitutionnelle? Et comme vous le savez, la Cour constitutionnelle rend sa décision conformément aux dispositions de la Constitution, et ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent à tous. Il nous a rassurés sur les dispositions qui sont en train d’être prises. Nous lui avons dit que nous ne voudrions pas connaître ce qui s’est passé au Sénégal, et il nous a rassuré que les élections se passeront dans la paix”, a déclaré à sa sortie d’audience, le Haut-commissaire à la prévention de la corruption qui n’a pas caché sa joie après le tête-à-tête qu’il a eu avec le président de la Cour.

Il faut dire que Me Jacques Migan fait désormais de la lutte contre la corruption, son cheval de bataille. Il en est ainsi depuis sa nomination en conseil des ministres le 12 juin 2024 et sa prestation de serment le 22 juillet dernier au palais de la Marina. Pour rappel, le Haut-commissariat à la prévention de la corruption a été crée conformément à la loi N°2020-09 du 23 avril 2020. Il a pour mission de suivre la mise en œuvre au sein des institutions et administrations de l’Etat, des mesures de lutte contre la corruption, d’initier et de mettre en œuvre des actions de prévention de la corruption dans le secteur public comme privé.