6ème Journée Mondiale du Coton: l’Ambassadeur Baptiste Jean-Pierre exprime les attentes du Tchad

L’Ambassadeur Dr. Baptiste Jean-Pierre du Tchad

A la sixième Journée mondiale du Coton à laquelle il prend activement part à Cotonou, l’ancien Représentant Résident de l’OMS dans plusieurs pays notamment au Bénin pendant 4 ans et actuel Ambassadeur du Tchad auprès de la Confédération Suisse et des organisations  à Genève a exprimé les attentes de son pays. C’est à la faveur d’une interview que Dr. Baptiste Jean-Pierre, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a donnée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Le Tchad a dirigé le C4 à Genève pendant au moins un an et on a passé le relai au Mali. Le Coton est une partie très importante de notre agriculture et nous sommes venus ici pour discuter de l’avenir du coton au Tchad. On doit profiter des expériences du Bénin, du Mali, du Burkina et de la Côte d’Ivoire par rapport à la transformation du coton », a déclaré Dr. Baptiste Jean-Pierre.

L’Ambassadeur a fait observer que ces pays qu’il a évoqués ont des produits dérivés du Coton avant de réaffirmer l’urgence pour le Tchad de s’inspirer des expériences de ces pays à l’occasion des assises de Cotonou pour relever aussi le défi de la transformation de l’or blanc. « Malheureusement chez nous, on ne fait que vendre du coton. On n’a pas développé le côté transformation au Tchad. Nous sommes à cette rencontre de Cotonou avec le ministre du commerce et le conseil économique pour voir comment collaborer étroitement avec les partenaires qui ont travaillé avec vous pour transformer le coton au Tchad. C’est le but recherché. S’inspirer des expériences des autres pays pour développer la filière coton au Tchad », a-t-il expliqué.

Journée mondiale du Coton à Cotonou: Relever le défi de la transformation pour le bien de tous

Une vue partielle des participants avec en première ligne les officiels

« Le coton pour le bien de tous ». C’est le thème de la sixième Journée Mondiale du Coton qui s’est ouverte ce lundi 7 octobre 2024 à Cotonou pour deux jours. Ces assises qui se tiennent pour la première fois sur le continent africain avec les acteurs venus des quatre coins du monde et avec pour centre d’intérêt, la transformation de l’or dans les pays en développement, ont été lancées par le ministre d’Etat du Bénin en charge du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il avait à ses côtés le ministre de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Alimatou Assouma et plusieurs de ses homologues d’autres pays dont celui du Mali et président du C4+ ( Bénin, Mali, Burkina Faso, Tchad ) et la Côte d’Ivoire, M. Moussa Allassane Diallo , ainsi que la directrice générale de l’OMC, Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, 

Ghislain Gbènakpon

« L’industrialisation de nos pays pour transformer les matières premières notamment le coton afin de créer de la valeur ajoutée, des emplois n’est pas une urgence. C’est une exigence », a déclaré dans son discours de circonstance, le ministre du commerce du Mali et président du C4+, M. Moussa Allassane Diallo pour mettre en relief l’urgence à relever le défi de la transformation de l’or blanc surtout dans les pays en développement.

Plusieurs panels de discussions sont programmés pour penser aux stratégies de résilience du secteur cotonnier en vue d’en faire une culture de rente productrice de richesse. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a partagé avec les participants les différentes réformes engagées par le Bénin en vue de renforcer les capacités de transformation de ses matières premières dont fondamentalement le coton avec pour symbole de référence la zone économique et spéciale de Glo Djigbé ( GDIZ ). Il s’agit d’une prouesse industrielle que la directrice générale de l’OMC a tenu à saluer. « La GDIZ a un rôle crucial à jouer pour ce qui est de créer la capacité de connecter le Bénin aux chaînes de valeurs mondiales de coton. C’est un bon exemple de la remondialisation que nous prônons à l’OMC », a déclaré Dr. Ngozi Okonjo-Iweala.

Les assises de Cotonou sonnent la mobilisation générale pour la mutualisation des efforts pour faire du coton, un levier pour l’industrie, la croissance économique et le bien-être de tous. « L’importance du coton pour les pays en développement notamment ceux d’Afrique n’est plus à démontrer. Le secteur cotonnier apporte des revenus substantiels aux populations de nos pays. Nous devons oeuvrer pour la préservation et à l’amélioration de ces ressources dans notre intérêt », a déclaré la ministre béninoise de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Alimatou Assouma.

Conférence A la Découverte de la Chine 2024: l’influence mutuelle entre les cultures chinoise et béninoise exposée

Le conférencier Dr. Vignon Maurice Gountin

« Influence mutuelle entre la culture chinoise et la culture béninoise ». C’est le thème de l’édition 2024 de la Conférence annuelle « A la découverte de la Chine » qui a eu lieu ce vendredi 4 octobre au Centre culturel chinois ( CCC ) de Cotonou. Elle a été lancée par le directeur du CCC, M. Kuang Lin avec pour conférencier, Dr. Vignon Maurice Gountin, enseignant-chercheur à l’Institut Confucius de l’UAC.

Ghislain Gbènakpon

Le directeur du Centre Culturel Chinois, M. Kuang Lin

« L’objectif de cette conférence annuelle A la découverte de la Chine, est d’inviter des experts à interpréter la Chine afin de montrer à travers une petite fenêtre la ce pays où l’ancien et le moderne, l’histoire et la mode se reflètent mutuellement. Ceci, pour aider les Béninois à redécouvrir et mieux comprendre la Chine, renforçant ainsi l’amitié entre les peuples pour développer les relations bilatérales », a expliqué le directeur du Centre culturel chinois, M. Kuang Lin dans son allocution de circonstance.

Dans sa présentation le conférencier Dr. Vignon Maurice Gountin a, dans un premier temps, mis en relief l’influence de la culture chinoise sur le Bénin et les Béninois. Il en ressort que cette influence s’exerce à travers les formations des couturiers et brodeurs Béninois en Chine, les prestations de troupes artistiques chinoises au Bénin, les programmes de bourse d’études en Chine au profit des jeunes Béninois qui finissent en réalité par être ses ambassadeurs à leur retour au Bénin . On retient aussi de l’exposé du conférencier que les Béninois ont adopté beaucoup de produits chinois tels que le « zoro chinois » assez populaire par le passé et aujourd’hui les moyens de déplacement comme les motos Dayang, Haojoue, Sania, Sanili et les moyens de communication dont entre autres les téléphones portables Hawé et Redmi. Tous ces produits ont des noms chinois, a fait observer Dr. Vignon Maurice Gountin. Par ailleurs, il note que les Béninois aiment les arts martiaux chinois et dégustent de plus en plus les mets chinois.

Une vue du panel animé par le conférencier

Dans un second temps, le conférencier a répondu par l’affirmative à la question de savoir si la culture béninoise a une influence sur la culture chinoise. Dr. Vignon Maurice Gountin en veut pour preuve, l’influence des Béninois intervenant sur les podium et dans les studios chinois, l’influence à double sens qu’exerce le directeur de l’institut Confucius de l’UAC, Pr. Julien Sègbo, les Chinois qui apprennent les chorégraphies et danses du Bénin avec Adolphe Koffi Alladé, l’exposition des articles d’art au musée africain de Chine, l’existence d’un centre de recherche sur le Bénin en Chine, les Chinois qui apprennent à jouer au tam-tam Jimbe et nombreux d’entre eux qui aiment de plus en plus à s’habiller à la béninoise. « L’influence culturelle entre la Chine et le Bénin est déséquilibrée car les chinois nous influencent plus qu’on les influence. L’impact de la culture chinoise sur la nôtre est important à cause de sa puissance globale et ses moyens pour diffuser sa culture. L’intérêt culturel est très important. Nos dirigeants doivent savoir comment donner d’importance à la valorisation de notre culture, non seulement chez nous mais aussi ailleurs », a toutefois conclu Dr. Vignon Maurice Gountin. La conférence a pris fin avec un panel sur cette influence mutuelle entre les cultures béninoise et chinoise qu’il a animé avec pour invités, Dr. Léoncio Lanmadoucélo et Pr. Julien Sègbo.

Une vue partielle des participants

Coopération bénino-néerlandaise:le Pdt Dorothé Sossa reçoit en audience l’ambassadeur des Pays-Bas

L’ambassadeur Joris Jurriens et le Pdt Dorothé Sossa

Le renforcement de la coopération entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas était au coeur de l’audience que le président de la Cour Constitutionnelle, le Pr. Cossi Dorothé Sossa a accordée à son ambassadeur Joris Jurriens. C’était ce vendredi 4 octobre 2024 au siège de la haute juridiction à Cotonou. Le Directeur de Cabinet, M. Clément Quenum et l’Assistante du Président de la Cour constitutionnelle, Mme Albertine Borori ont pris part à la rencontre.

Ghislain Gbènakpon

L’ambassadeur Joris Jurriens tenait à faire part au président de la Cour Constitutionnelle de l’engagement du Royaume des Pays-Bas à continuer de soutenir le développement économique du Bénin et sa cohésion sociale. Il ressort de son intervention de circonstances que l’excellente relation qu’il y a entre les deux pays matérialisée déja par des résultats concrets dans les domaines politique, multilatérale, de l’alimentation et du développement économique inclusif, est bien partie pour se renforcer.

Les droits humains et les élections générales de 2026 ont eu une place de choix dans les échanges entre les deux personnalités. Occasion pour le président Dorothé Sossa d’expliquer à son hôte, les différentes étapes du processus électoral et le rôle qu’aura à jouer la Cour constitutionnelle, avant, pendant et après les élections générales de 2026. Il n’a pas manqué de lui exprimer sa gratitude pour l’excellent travail accompli depuis sa venue au Bénin pour le renforcement de la coopération ancienne et fructueuse entre les deux pays.

Pour rappel, M. Joris Jurriens a succédé à Mme Catharina Geetruida Maria Tjoelker-Kleve au poste d’ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume des Pays-Bas près la République du Bénin en prenant fonction officiellement le 29 février 2024, date de la présentation de ses lettres de créance au Président Patrice TALON. Agé de 57 ans, diplomate de carrière, marié et père de trois enfants, il a également juridiction sur le Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale.

Protection des données personnelles: la Cour Constitutionnelle renforce les capacités de ses agents

Une vue de famille des participants

Du mardi 1er à ce jeudi 3 octobre 2024, la Cour Constitutionnelle, en partenariat avec l’Autorité de Protection des Données Personnelles ( APDP ), a renforcé les capacités de ses agents sur le régime de protection des données personnelles. C’est à la faveur d’un atelier de formation qui a été lancé par la représentante du président de la haute juridiction, Mme Abibatou Chabi Douarou, directrice de la planification, de l’administration et des finances.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Notions et principes généraux de la protection des données à caractère personnel; le rappel des droits des personnes concernées et les modalités de mise en oeuvre; les régimes de traitement des données personnelles; la sécurité des données personnelles et politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat; gestion des violations de données personnelles et mise en place de procédure de gestion des incidents de violation des données personnelles; etc.. Ce sont entre autres thématiques abordées par les communications présentées par les experts de l’APDP au cours de cette formation au profit d’une quarantaine d’agents de la Cour Constitutionnelle. Pour les experts, la protection des données personnelles est un enjeu majeur à l’ère du numérique qui nécessite une prise de conscience et une mobilisation collective.

Les échanges ont permis de renforcer les compétences des agents de la Cour constitutionnelle en matière de protection des données, en mettant l’accent sur les nouvelles obligations et les meilleures pratiques pour garantir la confidentialité et la sécurité des informations personnelles. Au terme des trois jours de formation, participants sont désormais outillés pour se conformer aux réglementations et appréhender les risques juridiques et les sanctions potentielles. Cela montre l’importance de sensibiliser et de former les citoyens sur ces sujets pour garantir la sécurité et la confidentialité des données.

Il faut dire que cette formation a été convenue lors de l’audience que le Président de la Cour constitutionnelle, le Professeur Cossi Dorothé SOSSA avait accordée au premier responsable de L’Autorité de Protection des Données personnelles (APDP), Me Luciano MARIANO en juillet dernier.

Promotion du made in Bénin: le Mois du Consommons local lancé à Cotonou

Coupure du ruban des stands d’exposition

« Consommer local, un levier de développement industriel, de compétitivité et de résilience des économies de l’UEMOA ». C’est sous ce thème que le ministre de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Alimatou Assouman a officiellement lancé ce mercredi 2 octobre 2024 à la place des Amazones à Cotonou, la cinquième édition du Mois du Consommons local. C’était présence de ses collègues du numérique et de la digitalisation, Mme Aurélie Adam Soulé Zoumarou et des PME, Modeste Kérékou ainsi que des membres des représentations diplomatiques.

Ghislain Gbènakpon

« Comme j’ai l’habitude de le dire, le « consommer local », c’est d’abord une question de choix personnel, celui de la préférence des produits locaux. Que chaque béninois décide de consacrer une partie de ses revenus à la consommation de nos produits locaux. Ainsi, nous aurions encouragé l’implantation de nouvelles industries, gage d’une économie compétitive et résiliente », a déclaré la ministre de l’industrie et du commerce pour s’inscrire dans la droite ligne du thème de cette cinquième édition du Mois de Consommer Local. Mme Shadiya Alimatou Assouman fait observer que ce thème trouve en parfaite concordance avec les grandes orientations stratégiques du Programme d’actions du gouvernement visant à transformer de façon structurelle notre économie. Il nous lance, poursuit-elle, encore un grand défi qui peut se résumer à : « Comment faire de la consommation des produits locaux, un instrument stratégique pour l’industrialisation, la compétitivité et la résilience économique de notre pays ? »

Pour rappel, c’est le 25 octobre 2019 à Ouagadougou au Burkina Faso que les Ministres en charge du Commerce des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont recommandé aux pays membres, de faire du mois d’octobre de chaque année, le mois de la consommation des produits locaux. L’objectif principal de cette initiative est de faire la promotion des biens et services locaux dans le but de stimuler l’émergence des secteurs primaire, secondaire et tertiaire, productifs et porteurs de la valeur ajoutée, gage de la création d’emploi et de réduction de la pauvreté. Il s’agit également de consacrer une place de choix aux produits locaux dans les habitudes de consommation des populations. Du 1er au 13 octobre 2024, celles de Cotonou et environs sont donc invitées à faire durant ce mois le déplacement de la place des Amazones pour visiter les stands d’exposition et surtout s’acheter les articles de qualité made in Bénin de toutes sortes.

Présumée tentative de coup d’Etat: la Fondation Malêhossou exprime son soutien au pdt Talon

Le Pdt de la Fondation, l’Honorable Yacoubou Malêhossou

La Fondation Malêhossou était face à la presse ce samedi 28 septembre 2024 à son siège à Cotonou pour se prononcer sur quatre dossiers de l’actualité nationale dont celui relatif à la présumée tentative de coup d’Etat. Occasion pour son président l’honorable Yacoubou Malêhossou et les siens de réaffirmer leur soutien au chef de l’Etat.

Ghislain Gbènakpon

Lecture de la déclaration liminaire

« Nous affirmons notre soutien total au chef de l’Etat, M. Patrice Talon et nous demandons à Allah de ne jamais accepter que cela n’arrive dans notre pays. Nous profitons de cette occasion pour appeler l’ensemble de la population à rester calme et à laisser la justice suivre son cours. Nous adressons une requête respectueuse à tous les religieux du Bénin afin qu’ils continuent de prier pour que les élections de 2026 se déroulent dans les meilleures conditions ». Voilà un extrait de la déclaration liminaire de la Fondation Malêhossou qui aborde cette chaude actualité qu’est la prétendue tentative de coup d’Etat dans laquelle seraient impliqués l’ancien ministre Oswald Homéky et l’homme d’affaire Olivier Boko.

Le deuxième sujet au menu de cette sortie médiatique est la situation des désormais anciens de la police municipale suspendus de leur fonction par arrêté ministériel. La Fondation Malêhossou implore la clémence du chef de l’Etat afin qu’ils soient redéployés dans d’autres secteurs pour éviter l’augmentation du chômage au Bénin. Les deux autres sujets de la déclaration liminaire sont d’une part, la fermeture de la mosquée centrale de la place bulgarie dont la réouverture est respectueusement demandée par la Fondation Malêhossou à l’Union Islamique du Bénin ( UIB ) au profit des jeunes fidèles de la localité et de l’autre, le point de la rencontre qu’une délégation de la Fondation a eue avec la directrice générale des marchés du Bénin. « Au cours de cette audience, nous avons été impressionnés par la qualité de la communication de la directrice générale. Ce qui démontre l’engagement du président de la République à promouvoir les femmes intellectuelles aux postes de responsabilité. Nous saisissons également cette occasion pour demander à tous les usagers des marchés de respecter scrupuleusement les consignes données »

Production aviaire: des poussins d’un jour de Ehua Agripa Bénin bientôt sur le marché

Dr. Koffi Benoit Amoussou de Ehua Agripa Bénin SA

Bonne nouvelle pour la production aviaire au Bénin. Ehua Agripa Bénin SA sise à Hayakpa dans la commune de Tori va bientôt mettre sur le marché, des poussins d’un jour à des prix défiant toute concurrence. Le médecin vétérinaire praticien et partie prenante du projet, Dr. Koffi Benoit Amoussou l’a présenté à un panel de la première édition des Journées Vétérinaires du Bénin qui s’est ouverte ce jeudi 26 septembre 2024 à Cotonou. Il y est revenu à la faveur d’une interview à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Il faut que la population arrive à bien se nourrir. Et quand nous parlons de bien se nourrir, d’ici 2050 nous allons atteindre un pic démographique dans le monde entier. Et chaque territoire essaie de protéger ce que sa population doit manger. Donc, nous au Bénin, on a un grand défi qui est d’avoir les semences d’élevage que sont les poussins d’un jour pour produire de la viande et des oeufs. Et Ehua-Agripa-Bénin est un acteur incontournable qui s’installe pour produire ces semences et les mettre à disposition des éleveurs et des populations de façon efficiente en prévision de ce qui arrivera qu’on appelle aujourd’hui l’everest alimentaire », a expliqué Dr. Koffi Benoit Amoussou.

Il ressort de ses éclairages qu’Ehua Agripa SA a à coeur la compétitivité de l’éleveur au Bénin: « Dans notre chaine de production, nous avons depuis les reproducteurs que sont les parents qui nous donnent les oeufs fécondés qu’on va mettre en machine pour sortir des poussins d’un jour. Aujourd’hui, il faut reconnaitre que la grande majorité des poussins d’un jour que les éleveurs utilisent au Bénin est importée. On ne peut pas développer une filière en important des poussins d’un jour. Il faut produire localement et avoir un coût de production faible pour permettre à l’éleveur d’être compétitif »

Interdiction annoncée de l’importation des produits aviaires congelés: Camille Azomahou explique les contours aux acteurs

Le consultant Camille Azomahou de  l’IAB

À la première édition des Journées Vétérinaires du Bénin ( JVB ) à laquelle il prend activement part au palais des congrès de Cotonou, le consultant en élevage et organisations professionnelles agricoles à l’Interprofession de l’aviculture du Bénin ( IAB ) a présenté une communication sur l’interdiction annoncée de l’importation des produits aviaires congelés. À la faveur d’une interview à la presse, M. Camille Azomahou, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a partagé l’essentiel à retenir de sa présentation.

« Il était d’abord question d’aider les acteurs présent à appréhender suffisamment les contours de cette affaire. Ensuite, sensibiliser ceux qui hésitent encore à savoir que tout porte à croire que cette décision annoncée sera actée très bientôt. Quels sont les enjeux? Quels sont les défis? Est-ce que tout le monde est au même niveau d’information ? Non, pas même la moitié. Et alors, comment on y va pour que ça aboutisse sans trop de casses? D’où nous avons terminé notre présentation par des recommandation. Des recommandations à l’endroit des acteurs eux-mêmes qui doivent agir un peu plus avec célérité et des recommandations à l’égard du gouvernement qui en est le décideur », a expliqué celui qui est aussi représentant de la société française Vitalac de fourniture d’intrants d’élevage au Bénin et au Togo.

1ère édition des Journées Vétérinaires du Bénin: la place essentielle de la profession dans la santé publique en réflexion

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

« Le vétérinaire, un agent essentiel au coeur de l’approche one health ». C’est sous ce thème que s’est ouverte ce jeudi 26 septembre 2024 au palais des congrès de Cotonou pour trois jours, la première édition des Journées Vétérinaires du Bénin. Les travaux lancés par le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche M. Gaston Dossouhoui connaissent la participation d’une centaine de médecins vétérinaires et de plusieurs acteurs des secteurs connexes à la profession dont, entre autres, les aviculteurs et éleveurs.

Ghislain Gbènakpon

Le président du Conseil de l’Ordre, Dr. Christian Dovonou face à la presse

« Les journées vétérinaires rentrent dans une politique globale de l’Ordre qui vise à faire davantage connaitre ce que c’est la profession. Car il n’y a pas beaucoup de béninois qui comprennent le vétérinaire au-delà de l’agent de santé des animaux. C’est une profession dont les implications sur le bien-être humain et la santé publique sont capitales. Il s’agit de communiquer sur la profession vétérinaire et d’identifier ses enjeux, histoire de faire un plaidoyer pour avoir des solutions », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le président du Conseil de l’Ordre des vétérinaires du Bénin, Dr. Christian Dovonou

Dans son allocution de circonstance à l’ouverture des travaux, il a fait observer que le rôle du vétérinaire au Bénin est plus essentiel que jamais: « En tant que professionnels de la santé animale, nous avons la responsabilité de veiller à la santé des animaux qui jouent un rôle crucial dans le développement économique de notre pays. Le vétérinaire par son travail contribue significativement à la santé publique, la sécurité alimentaire et le développement durable de nos territoires ». Le président de l’Ordre a aussi insisté sur l’importance de travailler dans une approche « One Health » qui reconnait le lien indispensable entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale.

Les travaux de cette première édition des JVB ont démarré avec la conférence inaugurale sur la profession vétérinaire par le vice-premier ministre honoraire du Bénin, Pr. François Abiola. Quatre panels de discussions sont au programme. Le premier a porté sur les services vétérinaires du Bénin. Le second est intitulé « PAG et filières animales prioritaires au Bénin » Le Panel n°3 se consacre à « la Biosécurité, zoonose et résistance aux antimicrobiens ( RAM ) » alors que le quatrième panel se penche sur l’approche « une seule santé » au Bénin. Par ailleurs, le 28 septembre, journée mondiale de lutte contre la rage, ces JVB seront faites de campagnes de vaccination et d’information de la population sur cette maladie qui a déjà causé cette année selon le ministre Gaston Dossouhoui, des dizaines de pertes en vies humaines.