L’impact des réformes administratives sur les politiques publiques en Afrique et dans le monde : le regard de Paul Loko Lokossou dans son nouvel ouvrage

Et de deux pour M. Paul Loko Lokossou sur la thématique. Après une publication sur la déontologie administrative, l’administrateur civil, inspecteur des services et emplois publics à la retraite et aujourd’hui enseignant en administration publique dans beaucoup de centres de formation vient de signer un nouvel ouvrage intitulé « Les réformes administratives en Afrique et dans le monde : leur impact sur les politiques publiques ». Le lancement a officiellement eu lieu ce mardi 23 décembre 2025 à la direction générale des impôts à Cotonou sous le haut patronage du président émérite de la Cour Suprême, M. Ousmane Batoko qui l’a préfacé.

Ghislain Gbènakpon

La réforme de la fonction publique par le nouveau management public, la réforme de l’administration, la décentralisation, la dématérialisation de la fonction publique, etc. Voilà entre autres sujets abordés par l’auteur sur environ 600 pages à travers huit chapitres. « Ce sont des sujets d’actualité qui impliquent que la transformation de nos administrations doit s’opérer suivant un certain nombre de normes. De même, tout ce que nous faisons en matière de réformes doit viser, comme je l’ai dit dans l’ouvrage, la satisfaction des usagers, des populations. Toute réforme doit avoir un impact sur la vie des populations. C’est pourquoi, il faut qu’il y ait la responsabilité sociale des réformes. Toute action publique doit tendre à la satisfaction de la population », a expliqué M. Paul Loko Lokossou à la faveur d’une interview à la presse.

Le Pr Narcisse Tometin invité au lancement de l’ouvrage a dans son mot de circonstance soutenu que celui doit servir de guide pour les enseignants. Dans sa préface, le président émérite de la Cour Suprême Ousmane Batocko a recommandé que tous ceux qui veulent s’engager dans les réformes suivent les instructions qui s’y trouvent.

Il faut dire que l’ouvrage vient à point nommé pour donner suite à un constat fait par l’auteur. « Dans les enseignements que je donne notamment  à l’ENAM et  dans les centres administratifs des  ministères, j’ai constaté qu’en matière de réformes, nous avons des problèmes. Et compte tenu du fait que j’étais rapporteur général des états généraux de la fonction publique et également de l’étude sur l’environnement institutionnel du Bénin, je dispose de certains documents qui m’ont permis de retracer le cours historique des réformes en Afrique et dans le monde. C’est ce qui m’a décidé à publier ce livre aujourd’hui sous le haut patronage de M. Ousmane Batoko », a soutenu M. Paul Loko Lokossou.

Clôture de formation à la CACU: Les responsables des Associations et Clubs pour l’UNESCO d’Afrique s’arment d’un nouveau leadership

Un nouveau souffle pour les Associations et Clubs pour l’UNESCO d’Afrique à travers un nouveau leadership dans la gestion de leurs responsables. C’est la principale retombée de la session de formation de cinq jours organisée par la Confédération Africaine des Associations et Clubs pour l’UNESCO dont les travaux ont été clôturés ce vendredi 19 décembre 2025 à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Je voudrais m’assurer que nous sortons tous en tant que leaders et que  nous sommes débarrassés des déchets qui nous empêchaient d’être de vrais leaders », a déclaré le président de la CACU, M. Gabin Allognon au terme des travaux de la session de formation régionale et continentale sur le leadership et l’animation dynamique à même de donner un nouveau souffle aux associations et clubs pour l’UNESCO d’Afrique. Venus du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, RDC, Sénégal, Togo, les responsables se sont appropriés le concept du leadership transformationnel à travers de riches communications présentées par l’expert burkinabè M. Daniel Da Hien.  

Dans son mot de clôture, le conseiller technique Barthélémy Tonadji, représentant du ministre des enseignements maternel et primaire du Bénin a félicité les participants pour leur assiduité durant toute la durée de la formation. Il faut dire qu’ils sont désormais bien outillés pour repenser leurs modes de leadership, promouvoir des formes d’animation plus dynamiques et inclusives, et renforcer les synergies entre leurs structures à l’échelle continentale. La grande annonce de cette grande rencontre de Cotonou faite par le président Gabin Allognon est le bouclage du financement de la construction du siège de la CACU qui sera bientôt érigé dans la municipalité d’Abomey-Calavi. En attendant, il a eu le plaisir de faire cas, dans son mot à la clôture de la session de formation, du don d’équipements du siège provisoire de la confédération évalué à 10 million de FCFA que vient de faire le gouvernement béninois.

Protection des forêts au Bénin : Survie ONG mobilise les acteurs pour la prise en compte de la mutualisation des moyens endogènes et modernes dans le code forestier en instance au parlement

Au terme d’une réflexion approfondie sur l’opportunité ou non  de susciter l’élaboration et le vote d’une loi sur la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts, l’Ong Survie de la Mère et de l’Enfant et les autres acteurs concernés optent pour un lobbying en vue de sa prise en compte dans le code forestier en instance à l’Assemblée nationale. C’était ce vendredi 19 décembre 2025 à la faveur d’un atelier au chant d’oiseau de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Le code forestier actuellement sur la table des députés devra avant son adoption prendre en compte la nécessaire mutualisation des moyens endogènes et tradionnels de protection des forêts au Bénin. C’est la résolution qui a sanctionné l’atelier de réflexion sur la prise d’une loi relative à la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts organisé par l’ONG Survie de la Mère et de l’Enfant. Les acteurs mobilisés pour la circonstance sont les représentants d’Ong, les cadres de l’administration et des universitaires. Il était concrètement question au départ pour eux d’étudier l’opportunité ou non d’une telle loi. Mais après avoir revisité l’arsenal juridique existant relatif à la protection des forêts au Bénin, la présence d’un code forestier en instance à l’Assemblée nationale a été portée à leur connaissance.

A la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de Survie ONG, M. Bernard Gnantonnou a fait savoir que la recherche d’un support légal à la mutualisation des moyens traditionnels et modernes de protection des forêts est née d’une série de trois ateliers déjà organisés sur la problématique. On retient qu’au premier atelier, les prêtres de Fà, les tradipratriciens, les chefs de couvent ont confirmé que les moyens endogènes pour protéger les forêts existent bel et bien encore. Au second atelier, à la question de savoir si elle a besoin de renforcer la protection des forêts avec les moyens traditionnels, l’administration à travers cinq ministères dont celui du cadre de vie, de la culture, de l’intérieur, de la décentralisation et de la justice a répondu par l’affirmative. C’est donc à juste titre que le troisième atelier qui a réuni les traditionnels et les acteurs publics a eu pour objectif, la définition d’une feuille de route pour la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts. « Et c’est cette feuille de route qui a recommandé l’élaboration d’une loi pour sécuriser cette nécessaire mutualisation », a fait observer le DE Bernard Gnantonnou. Mais il est désormais question de faire le lobbying pour la prise en compte de la mutualisation dans le code forestier en gestation au parlement.

Pour rappel, ce lobbying s’inscrit dans le cadre du projet de Revalorisation de la biodiversité en s’appuyant sur les connaissances traditionnelles africaines au Centre du Bénin qu’a proposé et conduit l’ONG Survie de la Mère et de l’Enfant avec l’appui financier et technique de l’Alliance pour le Climat et le Développement ( CDKN ) et ses partenaires.

Leadership et animation dynamique : les leaders des associations et clubs pour l’UNESCO d’Afrique en formation à Cotonou

La table d’honneur

« Leadership et animation dynamique : vers un nouveau souffle du mouvement pour les Associations et Clubs pour l’UNESCO d’Afrique' ». C’est le thème de l’atelier régional de formation des leaders des associations et clubs pour l’UNESCO d’Afrique qu’abrite Cotonou sur initiative de la Confédération africaine des associations et clubs pour l’UNESCO ( CACU ). Les travaux lancés ce vendredi 19 décembre 2025 sont sous le haut patronage du ministère des enseignements maternel et primaire du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Outiller, inspirer et renforcer le leadership des femmes et des hommes qui animent le réseau des Associations et Clubs pour l’UNESCO en Afrique. Voilà selon M. Barthélémy Tonadji, conseiller technique et représentant du ministre des enseignements maternel et primaire béninois, l’ambition de cet atelier régional et continental de formation. Les pays participants sont le Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, RDC, Sénégal et le Togo.

Pour le président de la CACU, le thème de cette formation régionale loin d’être un simple slogan traduit une conviction globale, l’engagement, la créativité et la bonne gouvernance pour un leadership  visionnaire, capable d’anticiper et de transformer, responsable, fondé sur la probité, la transparence et le service. « Nous ne sommes pas venus ici pour assister à une simple formation. Nous sommes venus pour poser les fondations d’un mouvement continental plus fort, plus cohérent, plus ambitieux et plus compétitif vis à vis des autres régions du monde définies par l’UNESCO à savoir la région arabe contenant le Maghreb et le Moyen Orient, l’Asie, les Amériques et l’Europe. Ce sont les quatre régions qui font face à l’Afrique », a expliqué le président Gabin Allognon.

Par la voix de sa secrétaire générale, la Commission nationale béninoise pour l’UNESCO a insisté sur l’urgence de former, d’encadrer et de responsabiliser une nouvelle génération de leaders, capables de préserver, de valoriser et de transmettre nos savoirs et notre patrimoine. « À travers cet atelier, nous sommes invités à repenser nos modes de leadership, à promouvoir des formes d’animation plus dynamiques et inclusives, et à renforcer les synergies entre nos structures à l’échelle continentale », a déclaré Mme Paulette Opeicha Gnanvi.

Élections Générales de 2026: des jeunes formés par la COSI-Bénin s’engagent pour la paix

« Jeunesse, maturité, responsabilité et sécurité pour la consolidation de la paix, de la sécurité, de la croissance économique et du processus démocratique ». C’est le thème de la formation causerie organisée par la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin) au profit d’une cinquantaine de jeunes. A la faveur d’une déclaration au terme des travaux, ils s’engagent pour la paix dans la perspective des élections générales de 2026 et exhortent leurs pairs à être des ambassadeurs de la paix.

Ghislain Gbènakpon

« Nous appelons tous les jeunes Béninois, de l’intérieur comme de l’extérieur à se démarquer de tout esprit de violences; violences qui mettent à mal la paix et le vivre ensemble. Nous invitons la jeunesse à éviter l’utilisation des réseaux sociaux, la publication et/ou la manipulation des informations et conduisent par ricochet, à des troubles à l’ordre public. Nous sommes prêts à être les ambassadeurs de la paix partout sur le territoire national ». Voilà un extrait de la déclaration des jeunes ayant participé à la causerie-formation organisée par la COSI-Bénin sur la partition qu’ils ont à jouer pour la consolidation de la paix, de la sécurité, de la croissance économique et du processus démocratique dans leur pays.

Cette déclaration intervient en prélude aux élections municipales, communales, législatives et présidentielles qui vont se dérouler au Bénin en 2026. Les jeunes font observer que  c’est une période d’effervescence qui les emballe souvent dans des situations compromettantes en conflit avec la loi. Ils sont désormais mobilisés pour être des ambassadeurs de la paix à travers tout le pays. C’est dire que la déclaration des jeunes venus de différents horizons sous la bannière de la COSI-Bénin vient à point nommé.

Alliance Droits et Santé : 13 ans de lutte contre les VBG avec des résultats probants dans six pays d’Afrique de l’Ouest

Mme Tapsoba Caroline, Présidente du Réseau ALLIANCE DROITS ET SANTÉ.

Le Réseau Alliance Droit et Santé boucle 13 ans de lutte contre les violences basées sur le genre ( VBG ) avec des résultats probants dans six pays d’Afrique de l’Ouest. C’est ce que renseigne un communiqué de presse du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Abidjan, le 10 décembre 2025 – Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé, le mercredi 10 décembre 2025, un webinaire de haut niveau en collaboration avec le Réseau Alliance Droits et Santé (ADS), autour du thème : « Réseau Alliance Droits et Santé, 13 ans d’existence : acquis, défis et perspectives ».

Cette rencontre virtuelle a permis de mettre en lumière les actions menées et les résultats obtenus par l’ADS dans ses six pays membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et pour la promotion des droits et de la santé des femmes et des filles.

Un réseau engagé depuis 2013

Intervenant en ouverture, la présidente du Réseau Alliance Droits et Santé, Mme Caroline Tapsoba, également cheffe du département projets et programmes de l’Association Songui Manégré / Aide au Développement Endogène (ASMADE) au Burkina Faso, a présenté l’historique et les missions de l’ADS ainsi que le projet Alliance Transformative mis en œuvre dans les pays membres.

Créé en 2013 à Ouagadougou, le Réseau Alliance Droits et Santé est né de la volonté d’acteurs engagés à défendre les droits des femmes et des filles, en particulier celles issues de milieux vulnérables. Le réseau adopte une approche participative et inclusive, impliquant directement les bénéficiaires dans l’identification des besoins et la définition des axes d’intervention.
Ses actions ciblent notamment les jeunes filles, les femmes vulnérables et les personnes en situation de handicap, avec un fort accent sur le plaidoyer aux niveaux national, sous-régional et régional.

Des avancées significatives

Dans l’ensemble des six pays notamment le Niger, il y a eu des avancées significatives. Le coordonnateur du projet Alliance Transformative au Niger, M. Amadou Lawali, a présenté les actions mises en œuvre dans son pays. Il a souligné que les interventions sont contextualisées selon les réalités de chaque pays membre, chaque État ayant développé sa propre stratégie de plaidoyer.

Au Niger, la stratégie repose sur deux axes majeurs :

la lutte contre les violences basées sur le genre, le mariage d’enfants et le mariage forcé ;

la promotion des droits et de la santé sexuelle et reproductive des femmes et filles en situation de handicap.

Selon M. Lawali, les VBG demeurent très répandues au Niger, avec un taux de prévalence national estimé à 29 %, atteignant 38,2 % chez les femmes, contre 16,3 % chez les hommes. Par ailleurs, 63,6 % des femmes ont été en union avant l’âge de 18 ans.

Il a salué les efforts du gouvernement nigérien, notamment à travers l’adoption de la Stratégie nationale de prévention et de réponse aux VBG, abus et exploitations sexuelles (2024-2028), ainsi qu’une stratégie nationale de lutte contre le mariage d’enfants (2024-2028).

Grâce au projet Alliance Transformative, 144 mariages de jeunes filles ont pu être retardés ou annulés, des capacités locales ont été renforcées et plusieurs collectivités territoriales mobilisées. Le projet a également permis l’installation de rampes d’accès dans des structures de santé, facilitant la mobilité des personnes en situation de handicap, et la promotion de l’éducation des jeunes filles.

Défis et résilience

La troisième paneliste, Mme Maïga Adam Dicko, directrice exécutive de l’AJICAD au Mali, a mis en avant la synergie d’actions entre les organisations membres de l’ADS, qui a permis d’enregistrer des résultats encourageants.

Elle a toutefois relevé plusieurs défis, notamment l’ampleur des phénomènes des VBG et du mariage d’enfants, ainsi que le contexte sécuritaire et l’instabilité politique, qui entravent le déploiement des actions. Malgré ces obstacles, les acteurs poursuivent leurs efforts, notamment en faveur du durcissement de la législation malienne sur les violences basées sur le genre.

Un plaidoyer régional porteur de changements

Mme Kaya Sy, responsable plaidoyer à Equipop Sénégal et membre du conseil de l’Alliance, est revenue sur les actions menées au niveau régional. Elle a indiqué que les efforts conjoints de l’ADS ont contribué à influencer l’adoption par l’Union africaine d’une stratégie régionale de lutte contre les violences basées sur le genre.

Au Sénégal, le projet mis en œuvre par le Réseau Siggil Jiggen, Jeunesse et Développement (JED), Equipop et le RAES a permis de mobiliser des ressources en faveur des organisations de jeunes dans la région nord, notamment à Saint-Louis. Un centre adolescents fonctionnel a également été ouvert à Diamaguène, avec l’appui du projet, par l’organisation Takhawou Ndaw yi (« soutenir les jeunes »).

Poursuivre la dynamique

À l’issue des échanges, les participants ont unanimement reconnu la nécessité de poursuivre et renforcer la dynamique collective pour une lutte efficace et durable contre les violences basées sur le genre, et pour le respect des droits des femmes et des filles.

Pour rappel, le Réseau Alliance Droits et Santé, créé en 2013, regroupe 22 associations issues de six pays d’Afrique de l’Ouest. Il œuvre à l’amélioration du statut et de la santé des femmes et des filles à travers le plaidoyer, les campagnes de communication et les événements mobilisateurs impliquant leaders politiques, religieux et communautaires.

REMAPSEN

Journée de réflexion à la FENSSA/ COSI-Bénin: les défis de la Fédération passés à la loupe

Une vue de famille

La Fédération nationale des syndicats du secteur de la santé affiliés à la COSI-Bénin ( FENSSA-COSI-Bénin) a organisé conformément à son plan d’actions, une journée de réflexion qui a mobilisé à la bourse du travail de Cotonou, des responsables syndicaux à divers niveaux. Les travaux ont été officiellement lancés ce mardi 16 décembre 2025 par les secrétaire général de la COSI-BÉNIN, M. Codjo Hinlin avec pour thème « Les défis de la FENSSA »

Ghislain Gbènakpon

Défis organisationnels, défis de la gouvernance, défis de la mobilisation, défis de la communication, mais aussi défis liés à l’adaptation des réformes observées dans le pays. Voilà ainsi déclinés par le secrétaire général de la FENSSA, M. Morel Sagbohan dans son allocution de circonstances, les nouveaux défis auxquels fait face la fédération qui depuis sa création, a su s’imposer comme un cadre de rassemblement, de défense et de promotion des droits des travailleurs du secteur de la santé. « Cette journée est donc une opportunité précieuse. Une opportunité pour faire le bilan sans complaisance, identifier les obstacles, partager les expériences, renforcer la cohésion interne et surtout, dégager des orientations claires et consensuelles pour une FENSSA plus forte, plus structurée et plus influente », a-t-il déclaré.

La table d’honneur

Les travaux de cette journée de réflexion ont été notamment marqués par une présentation détaillée de chacun des défis en lien avec le fonctionnement de la FENSSA. Les échanges ont été francs, constructifs et orientés vers des solutions concrètes au bénéfice des travailleurs du secteur de la santé et, au-delà, du système de santé béninois . L’appel du secrétaire général de la COSI-Bénin a été donc entendu. « Nous appelons les syndicats du secteur de la santé qui constituent un maillon essentiel de la COSI-Bénin à raffermir les liens, à prendre des résolutions qui vont permettre à la FENSSA de mieux se porter demain et que les travailleurs du secteur de la santé puissent voir leurs avantages matériels, moraux et financiers s’améliorer pour une répercussion positive sur la qualité des soins », a plaidé le Sg Codjo Hinlin à la faveur d’une interview à la presse.

Marché moderne de PK3 : un tirage au sort décisif pour une installation équitable des marchands

Une vue tu tirage au sort

Le nouveau marché moderne de PK3 a franchi ce mercredi une étape déterminante : le tirage au sort des emplacements et des espaces marchands. Une opération capitale pour l’ANaGeM, qui en a fait une règle d’or dans sa stratégie de modernisation des marchés : transparence, équité et méthode rigoureuse.

Sous la supervision du cabinet de Maître Kossouho, huissier de justice, ce tirage au sort ouvre la voie à l’installation prochaine de près de 2 200 marchands, majoritairement issus des anciennes zones de friperie de Missèbo et de Dantokpa. Trois communautés y sont représentées : Béninoise, Nigériane et Nigérienne, toutes appelées à rejoindre ce marché entièrement réaménagé pour accueillir l’activité de friperie dans de meilleures conditions.

Un marché repensé, agrandi, adapté

Le marché de PK3 n’est pas un simple espace de relocalisation : c’est un site pensé pour durer, structuré selon trois types d’espaces marchands :
• Des boutiques, réparties en façade, en latérale, en arrière et à l’intérieur du marché ;
• Des étals, près de 1 700 au total, conçus pour accueillir l’essentiel de l’activité ;
• 266 hangars supplémentaires, construits suite aux instructions de la haute autorité, qui avait estimé insuffisante la capacité initiale.
Cet agrandissement, réalisé ces derniers mois, explique le léger décalage observé sur le calendrier d’ouverture.  L’objectif : garantir que chaque marchand dispose d’un emplacement sûr, adapté et conforme à son activité.

Un processus strict, transparent et éprouvé

Comme dans les 18 marchés déjà ouverts par l’ANaGeM, aucune place n’est attribuée par affinité ou intervention. La Directrice Générale insiste : « _L’ANaGeM travaille dans la transparence et l’équité._ »
Le processus suit un protocole précis : affichage public des listes, une semaine avant l’opération ; expression des préférences, non pas sur un numéro de place, mais sur un type d’espace (boutique, étal ou hangar) ; tirage au sort sous huissier, garantissant un système d’attribution neutre et lisible pour tous.
Avec plus de 2 200 places à attribuer, l’opération s’étale sur toute la journée, mais la direction assume la longueur du processus : « _Cela rassure tout le monde_. »

Une ouverture repoussée à janvier pour répondre aux doléances

Initialement prévue pour décembre, l’ouverture du marché a été décalée à début janvier 2026, afin de tenir compte des demandes des commerçants. Ces derniers souhaitaient conserver leurs habitudes de vente pendant la période des fêtes, particulièrement vitale pour leurs revenus. L’ANaGeM a accédé à cette requête tout en annonçant un mois de janvier chargé : ouverture du marché de PK3 ; ouverture du marché de Cococodji, dont le tirage au sort est prévu le 11 décembre ; poursuite du déménagement du marché de Dantokpa, en vue de l’occupation du pôle commercial Général Mathieu Kérékou et du pôle agroalimentaire du Grand Nokoué.

PK3 : un marché moderne, un symbole de réorganisation nationale

En orchestrant avec rigueur ce tirage au sort, l’ANaGeM réaffirme sa vision : faire des marchés modernes des espaces structurés, équitables et mieux organisés, capables d’accueillir dans la dignité les acteurs de la chaîne commerciale. Pour les marchands de friperie, longtemps confrontés aux risques, aux incendies et à l’insécurité des anciens sites, PK3 représente bien plus qu’un changement de décor : c’est une nouvelle ère, fondée sur la transparence et la justice marchande.

16 jours d’activisme contre les VBG : la CONAF/COSI Bénin initie une journée de réflexion sur les violences numériques

Une vue de famille des participants

« Violences numériques contre les femmes au Bénin, états des lieux, défis et perspectives ». C’est le thème de la journée de réflexion organisée par la Commission nationale des femmes de la COSI-Bénin ( CONAF-COSI Bénin ) avec le soutien du Sg Codjo Hinlin ce vendredi 5 décembre 2025 à la bourse du travail de Cotonou. C’était dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre initiées à travers le monde.

Ghislain Gbènakpon

« Partout dans le monde, c’est les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.  La COSI ne veut pas rester en marge de ces 16 jours qui constituent quand-même des moments forts pour que chaque institution puisse dire son mot. Donc comme vous le constatez, la COSI a voulu attirer l’attention de ses militants sur les violences basées sur le genre et de façon beaucoup plus précise sur les violences numériques », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, la présidente de la CONAF-COSI Bénin, Mme Ayicha Massadimi Amoussa. Elle a fait observer qu’à l’ère du numérique, ce sont ses différentes plateformes qui sont le plus utilisées pour exercer la violence sur la gent féminine en particulier et sur les humains en général.

Il ressort des éclairages de la présidente de la CONAF-COSI Bénin que la communicatrice Mme Amélie Delphine Akplogan Massessi, consultante sur les VBG a eu le mérite de faire toucher du doigt aux participantes, les réalités de la problématique. Ceci, en faisant le tour des types de violences que l’on peut observer, des choses que l’on banalise et que pourtant on ne doit pas admettre.  « Il est donc important que l’on mette la puce à l’oreille des militants de la COSI.  C’est le lieu de remercier le Sg Codjo Hinlin pour l’initiative », a déclaré Mme Ayicha Massadimi Amoussa

Le secrétaire général confédéral Codjo Hinlin a tenu à apporter son soutien aux objectifs des 16 jours d’activisme contre les VBG: « Nous sommes totalement engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Les femmes ne doivent pas faire objet de violences et de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. Nous devons tous nous donner la main pour le combat contre les violences basées sur le genre. Nous ne faisons pas ce combat pour les femmes mais pour l’humanité. L’humain en nous doit nous amener à respecter l’autre. Nous sommes à vos côtes dans ce combat ».

Santé/Bénin:  la FENSSA de la COSI outille ses responsables syndicaux sur le leadership transformationnel

Une vue partielle des participants en séance

La Fédération nationale des syndicats du secteur de la santé ( FENSSA) affiliés à la Confédération des organisations syndicales indépendantes ( COSI-Bénin) est préoccupée par l’amélioration de la gouvernance et de la performance de ses organisations syndicales. Les responsables syndicaux ont bénéficié du 4 au 5 décembre 2025 d’un atelier de renforcement de capacités. C’était à la bourse du travail dans la salle de conférence de la Conféderation avec pour thème, « Le leadership transformationnel au service de l’action syndicale »

Ghislain Gbènakpon

Introduction sur les défis actuels de l’action syndicale dans le secteur de de la santé; définition du leadership transformationnel en milieu syndical, ses principes; les avantages d’une communication claire et active pour le leader syndical; définition du feedback et sa relation avec la gestion du groupe; la gestion du changement et les compétences pour s’adapter. Ce sont les grandes articulations de cet atelier de formation au profit des secrétaires généraux des syndicats de base et des membres du bureau directeur fédéral de la FENSSA.

Une vue de famille des participants

« On est là pour un atelier de formation , de renforcement de capacités des SG des syndicats de base de FENSSA et des membres du bureau directeur fédéral. Ça permet d’améliorer la gouvernance au niveau de nos différentes structures. Ça nous parle des qualités d’un leader, le minimum d’organisation qu’un syndicat doit avoir, la nécessité d’avoir une vision claire et partagée qui va servir de boussole pour le SG  afin de conduire à bon port l’organisation. Le SG qui doit être un bon manager », a expliqué M. Fidégnon Akpovi, le secrétaire administratif de la FENSSA qui s’est confié à la presse en marge des travaux.

Il faut dire que la formation dispensée par M. Calixte Adiyéton, chargé de programme à la COSI-Bénin a été participative et a permis de relever les défis majeurs de la FENSSA aujourd’hui. Au nombre de ceux-ci, il y a entre autres la faible visibilité de la fédération, le besoin de renforcer la cohésion interne, le faible respect des principes démocratiques, la faible capacité de mobilisation des membres, la faible capacité de recrutement de nouveaux membres. Une clarification conceptuelle a permis de définir le leadership transformationnel qui implique pour le responsable syndical, entre autres, une capacité d’influence positive, une bonne capacité de communication, l’humilité, un sens de responsabilité élevé, une bonne capacité d’écoute, être un bon manager, être un modèle à suivre et un mobilisateur.