
A la 19 e Réunion de l’Initiative Afrique à laquelle il prend activement part à Cotonou, le directeur du répertoire de l’assiette et de la promotion du civisme fiscal au sein de la Direction Générale des impôts et des domaines de la République du Congo, M. Juslain Mvoussa s’est confié à la presse pour donner des éclairages sur les assises qui portent sur la transparence fiscale en Afrique à travers les échanges de renseignements à des fins fiscales.
Ghislain Gbènakpon
« Au cours de cette session, nous avons compris la nécessité de conjuguer ensemble nos efforts pour développer davantage nos Etats, surtout en ce qui concerne les pays africains. Aujourd’hui, le monde est toujours considéré comme un village planétaire. Il n’y a plus de barrières et il faut avoir suffisamment d’informations sur tous les acteurs économiques qui travaillent au sein de nos Etats. La question de la transparence fiscale est donc une question fondamentale, parce que nous pouvons aujourd’hui avoir un opérateur qui est résident ici à Cotonou au Bénin et qui tire ses revenus au Congo. Mais pour que le Bénin soit capable de fiscaliser ses revenus, il va falloir que le Congo ait des renseignements. Donc il faut mettre en place un échange de renseignements forts pour que nous tirions des profits de toutes les retombées économiques de nos Etats », a expliqué le délégué du Congo, M. Juslain Mvoussa.
Le directeur du répertoire de l’assiette et de la promotion du civisme fiscal au sein de la Direction Générale des impôts et des domaines de la République du Congo juge très importante la thématique de cette 19e Réunion de l’Initiative Afrique et fait observer qu’il n’est plus possible aujourd’hui pour un Etat de travailler en vase-clos: « Il faut s’ouvrir aux autres, il faut nouer des partenariats afin que chaque État tire des profits des richesses qui sont les siens. Et c’est le cas de cette question de la transparence fiscale où nous profitons de cette session pour tirer davantage les leçons et capitaliser les expériences des autres pays pour que nous les intégrions dans notre cadre juridique afin de renforcer notre législation et mobiliser davantage des recettes à travers les flux financiers illicites qu’il y a dans nos Etats »






















