BOA-Bénin: des résultats financiers 2025 en nette progression

A la présentation des résultats annuels des six banques du Groupe Bank Of Africa ( Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal ) organisée le 16 avril 2026 à Sofitel Ivoire d’Abidjan et accessible par visioconférence, BOA-Bénin a affiché en 2025 des performances solides marquées par une progression de son Résultat Net, une optimisation continue de son bilan et une revalorisation exceptionnelle de son titre à la BRVM. C’est ce qu’indique un communiqué de presse du Groupe BOA avec pour chiffres clés, entre autres, un résultat net qui s’établit à 20,1 milliards de FCFA, en hausse de 2,3% et un ROE qui ressort à 17,1% avec un ratio de solvabilité confortable de 19,2%. Télécharger ci-dessous.

https://drive.google.com/file/d/15mDq_EDDOsey1t55aWI6hbvVZO-ojAtP/view?usp=drivesdk

Cliniques Privées au Bénin : la digitalisation pour gagner en temps et en qualité

( L’ACPB dans des initiatives multidimensionnelles )

Une vue de famille des participants

« Le numérique et l’innovation au service des cliniques privées » C’est le thème du deuxième Rendez-vous du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement ( REMAPSEN Bénin ) de l’année qui s’est tenue  ce mardi 5 avril 2026 au siège de la clinique Les Mélodies de Godomey avec pour conférencier, le président de l’Association des cliniques privées du Bénin ( ACPB ) et directeur général de ladite clinique. Occasion pour Dr. Josias Sohinto, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, de présenter les avantages qu’offre la digitalisation aux cliniques privées mais aussi les risques et défis à prendre en compte.

Ghislain Gbènakpon

Amélioration de la qualité des soins, réduction des erreurs médicales, optimisation de la gestion des cliniques et une meilleure réponse aux attentes des patients. Voilà selon le président de l’ACPB, les quatre raisons ou avantages qui militent fortement pour la digitalisation des cliniques privées au Bénin encore majoritairement en mode gestion papier. Dr. Josias Sohinto fait observer toutefois que des solutions sont déjà utilisées notamment le développement de logiciels de gestion hospitaliers avec la généralisation de la facture normalisée: « Ces logiciels combinent en même temps un dossier médical, un système de prise de rendez-vous, un système de calcul des horaires, un tableau de bord et certains plus évolués ont parfois des outils de comptabilité, des outils de gestion des ressources humaines ». Il ressort des éclairages du conférencier qu’avec les rendez-vous digitalisés, les dossiers patients informatisés et la facturation automatisée, les cliniques privées gagnent en temps et en qualité.

Une vue partielle des participants

Les initiatives multidimensionnelles de l’ACPB

On retient aussi de la présentation du conférencier que l’ACPB est dans l’action pour la généralisation de la digitalisation dans les cliniques privées à travers des initiatives multidimensionnelles. Il en est ainsi par exemple des Journées du numérique du secteur privé de la santé qu’elle organise chaque année avec au menu les innovations, les défis de la digitalisation et du numérique. L’ACPB est aussi dans un plaidoyer avec le ministère de la santé pour une plateforme unique afin que le système sanitaire ne soit plus à deux vitesses: « On a l’impression que le public a son mode de fonctionnement et le privé a le sien. Alors qu’ils ne sont pas antagonistes mais les deux pieds d’un même corps. Ils doivent réussir à travailler ensemble. Quand le patient sort du public pour le privé, qu’on puisse avoir une plateforme unique qui permette d’avoir une traçabilité. Mieux, que le système national de gestion des statistiques soit une plateforme unique pour des données fiables » Autres Initiatives de l’ACPB évoquées par Dr. Josias Sohinto, un gros lobbying avec l’Autorité de régulation du secteur de la santé ( ARS ), l’association des sociétés d’assurances et la direction des assurances au Ministère de l’économie et des finances pour une plateforme digitale unique mutualisée de l’assurance maladie d’une part et de l’autre, un plaidoyer pour l’interopérabilité entre les différents logiciels de gestion médicale. Par ailleurs, l’ACPB entend jouer sa partition pour la maîtrise et le développement de la télé médecine face à la réalité de la faible couverture sanitaire: « Il y a des zones entières sans certaines spécialistes. Alors ce serait intéressant de développer en partenariat avec l’Etat, un système de consultation à distance qui va permettre dans une zone qui a besoin d’un infirmier, de consulter grâce à un outil, l’avis d’un spécialiste d’une autre zone. Cela va permettre de réduire les coûts de transport, de désenclaver de fait certaines zones et de rendre accessibles les spécialistes »

Le conférencier Dr. Josias Sohinto, pdt de l’ACPB

Vision de l’ACPB face aux risques et défis de la digitalisation

Cyberattaque avec la prise en otage des systèmes de gestion médicale, fuites de données, manque de régulation avec la question de responsabilité médicale et des possibilités d’abus, coût élevé des solutions qui nécessitent de lourds investissements, formation insuffisante du personnel encore habitué à la gestion papier, résistance au changement et interopérabilité limitée. Voilà ainsi déclinés par le conférencier, les risques et défis de la digitalisation auxquelles les cliniques privées sont confrontées au Bénin. Face à cet état de chose, l’ACPB porte une vision plutôt inclusive. « Notre vision, c’est de parvenir à cette digitalisation par une mutualisation des solutions. Un logiciel que j’achète seul me revient cher. Mais si on se met à 15, 20 pour acheter le même logiciel, on va faire une économie d’échelle. Nous voulons la mise en place d’un livre blanc de la digitalisation du secteur privé de santé au Bénin, une feuille de route pour qu’on n’ai pas un système à deux vitesses dans le privé afin que toutes les cliniques pussent avancer ensemble vers la digitalisation, la mise en place de projets pilotes, la structuration du dialogue public-privé afin que si une innovation intervient dans le public, qu’elle soit implémentée aussi dans le privé. L’avenir de la digitalisation réside dans les initiatives mutualisées », a soutenu pour finir Dr. Josias Sohinto.

BOA-Bénin : les comptes de bilan et de résultats de l’exercice clos le 31 décembre 2025 en hausse

La table d’honneur

Les actionnaires de BOA-Bénin ont entre autres approuvé des comptes de bilan et de résultats de l’exercice clos le 31 décembre 2025 en hausse comparativement à 2024. C’est à la faveur de leur assemblée générale ordinaire tenue ce 30 avril 2026 à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

A fin décembre 2025, un total du bilan en progression de 2,6 % par rapport à décembre 2024, un résultat net qui s’élève au terme de l’exercice à 20.107 millions de CFA en hausse de 2% sur l’année glissante, des indicateurs de rentabilité qui demeurent solides avec un rendement de fonds propres ( ROE ) de 17, 12% contre 17,4% en 2024 et un rendement de l’actif ( ROA ) de 2,11% contre 2,13% un an auparavant. Voilà quelques principales statistiques de la gestion exercice 2025 de BOA-Bénin passée au crible à cette assemblée générale ordinaire par les actionnaires qui ont approuvé entre autres, les comptes de bilan et de résultats de l’exercice clos au 31 décembre 2025, les projets de textes de résolutions et le rapport général des Commissaires aux comptes, exercice clos le 31 décembre 2025. Il a été aussi question, entre autres, de l’affectation des résultats de l’exercice clos au 31 décembre 2025, de la distribution des dividendes et de la fixation des indemnités de fonction des administrateurs pour l’exercice 2026.

Une vue partielle des actionnaires

Il faut dire que cette assemblée générale est statutaire car organisée conformément aux textes. « C’est statutaire. Lorsque vous êtes une société anonyme comme la nôtre, vous avez l’obligation d’avoir un conseil d’administration et une fois par an, vous devez passer devant les actionnaires pour leur rendre compte de votre gestion et obtenir leur quitus, voter les différentes résolutions, répartir les résultats. Ce sont donc des actes qui sont consacrés par le droit OHADA, le droit des sociétés. Nous avons donc accompli un devoir lié à ce droit des sociétés. », a expliqué face à la presse le directeur général de BOA-Bénin, M. Abdel Mumin Zampalégré qui a exprimé sa satisfaction au terme des assises.

Table d’honneur

Il faut dire aussi que la poursuite de la transition digitale dans une optique d’amélioration des services occupe une place de choix dans les perspectives approuvées par les actionnaires. « L’objectif de BOA, c’est de faire de chaque smartphone une agence. C’est comme ça que nous pouvons être proche de nos clients. Et aujourd’hui, c’est une réalité, puisque que vous pouvez faire des opérations de virement, d’alimentation de comptes, de paiement chez des commerçants avec votre téléphone ou bien via le Wallet notamment avec les opérateurs de téléphonie. C’est ça aujourd’hui le digital. Comme vous l’avez entendu lors de l’AG, nous avons investi plusieurs centaines de millions pour améliorer le réseau de distribution automatique de billets, nous équipons nos clients de cartes bancaires qui leur permettent d’aller au distributeur et de retirer du cash, de payer dans les magasins; ce qui est plus sécurisant et vous avez votre argent qui vous suit partout au Bénin et à l’international. C’est donc une attitude de consommation que nous voulons encourager. Nous allons mettre toute la pédagogie qu’il faut pour accompagner nos clients. Et pour nous, c’est ça le virage digital », a soutenu le DG Abdel Mumin Zampalégré.

Bénin: hausse des prix des produits pétroliers

Après analyse de l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers pour le compte du 2ème trimestre 2026, la commission de régulation des prix des produits pétroliers au Bénin a décidé d’une nouvelle grille de prix en hausse à compter du 1er mai. C’est ce qu’informe le ministère de l’industrie et du commerce dans un communiqué en date du 30 avril 2026.

Cotonou, le 30 avril 2026

N° MIC/2026D/217/MIC/DC/SGM/DCI/SPD/SA

COMMUNIQUÉ
 
La Ministre de l’Industrie et du Commerce communique :

Au cours de la 2ème session ordinaire de la commission de régulation des prix des produits pétroliers au titre de l’année 2026, il a été analysé l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers pour le compte du 2ème trimestre 2026.

Il ressort des travaux de la Commission que depuis la fin du premier trimestre 2026, il est observé une tension sur le marché pétrolier international consécutive à la guerre au Moyen-Orient. Cette conjoncture a entraîné une hausse significative des cours mondiaux des produits pétroliers susceptible de se poursuivre au regard de la persistance des tensions géopolitiques dans cette région.
Au regard de ce qui précède et soucieux de préserver le pouvoir d’achat des populations tout en garantissant la continuité de l’approvisionnement de l’ensemble du territoire national en produits pétroliers, il est décidé la nouvelle grille suivante des prix des produits pétroliers pour compter du 01 mai 2026 :
Essence : 725 FCFA/L ;
Gasoil : 750 FCFA/L ;
Gaz domestique bouteille de 1,5 kg : 1000 FCFA ;
Gaz domestique bouteille de 3kg : 2000 FCFA ;
Gaz domestique bouteille de 6kg : 4500 FCFA ;
Gaz domestique bouteille de 12,5kg : 10000 FCFA ;
Gaz domestique  ≥ 12,5kg : 800 FCFA/kg ;
Pétrole : 1040 FCFA/L ;
Gasoil aux industriels : 680 FCFA/L ;
Gaz domestique aux industriels : 697 FCFA/kg.
 
La Ministre de l’Industrie et du Commerce invite les opérateurs économiques au respect strict de cette nouvelle grille des prix et invite les populations à dénoncer toute surenchère.

Pour la Ministre de l’Industrie et du Commerce et P.O.
Le Secrétaire Général du Ministère, Éric Kader GBIAN TABE

JMP2026/Tournoi 3×3 au Bénin : le Basketball comme canal de sensibilisation contre le paludisme

Remise de moustiquaires

( Le partenariat Speak Up Africa-I AM Foundation fait œuvre utile )

Le sport plus que jamais au service de la lutte contre le  paludisme. La première édition du tournoi 3×3 de basketball organisée ce 25 avril 26 avril 2026 à Cotonou par IAM Foundation avec le soutien de Speak Up Africa et de Basketball African League ( BAL ) à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme ( JMP2026 ) a servi de vitrine pour la sensibilisation des communautés notamment à travers les jeunes athlètes.

Ghislain Gbènakpon

Des slogans aux différents messages sur les maillots et les affiches en passant par les discours de mobilisation, le don de moustiquaires imprégnées aux athlètes des équipes en compétition et les prestations d’artistes engagés, tous les moyens de communication et de sensibilisation contre le paludisme ont été mis à contribution à cette première édition de tournoi 3×3 de basketball. Pour le promoteur Ian Mahimi, président de IAM Foundation, le sport a sa place dans la solution pour l’éradication du paludisme notamment en tant que meilleur vecteur de messages de sensibilisation . « Je sais que normalement, ce sont des messages qui sont portés d’un point de vue institutionnel, avec les ministres, avec les députés, etc. Mais donner un peu la voie à la jeunesse, aux acteurs du sport, c’est aussi bien. Donc on le fait à travers un beau tournoi », a-t-il déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

Remise de prix

Il faut dire que la tenue de ce tournoi est le fruit du partenariat entre IAM Foundation et Speak Up Africa. « La jeunesse est au cœur de ce que nous faisons. Nous pensons que vous les jeunes athlètes représentez le présent et l’avenir. Et à travers votre sport, vous pouvez, aussi bien au niveau de votre communauté et de votre famille, passer haut et fort le message de la sensibilisation contre le paludisme pour que vous soyez forts et en bonne santé. Nous sommes ici aujourd’hui à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme pour profiter de ce tournoi et faire de la sensibilisation » a déclaré la directrice exécutive de Speak Up Africa Yacine Djibo dans son allocution de circonstances.

Il faut dire que cette première édition du tournoi 3×3 de basketball a tenu toutes ses promesses. Chez les hommes, l’équipe Héritiers 2A2B a remporté la finale face à Street Warriors sur un score de 12 contre 10. Chez les dames, c’est Énergie BBC qui a soulevé la coupe. Et c’était sous le regard du coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme ( PNLP ), Codjo Gandonougbo qui n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction au terme du tournoi : « C’est un sentiment de joie qui m’anime parce que j’ai vu l’engouement qu’il y a autour de cet événement et j’ai vu également toute la qualité de la préparation. Et si tous ceux qui ont pris part à cet événement s’engagent vraiment, tel que les différents slogans le disent, je pense que nous allons faire un pas, un grand pas au Bénin vers l’élimination du paludisme »

Sensibilisation sur le Palu par des histoires captivantes: les jeunes béninois créateurs de contenu outillés sur le Storytelling

Une vue de famille des participants

Dans le cadre de la campagne Zéro Palu! Je m’engage, Speak Up Africa a organisé un atelier de Storytelling au profit des jeunes béninois créateurs de contenu. L’oobjectif est de les outiller à construire des histoires qui accrochent les populations dans la sensibilisation contre le paludisme à l’occasion de la quinzaine de mobilisation sociale qui vient d’être lancée. C’était ce vendredi 24 avril à l’hôtel Azalaï de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Les jeunes créateurs béninois de contenu sont désormais mieux outillés pour raconter des histoires à même d’impacter leurs abonnés en particulier et partant les communautés dans le cadre de la campagne Zéro Palu ! Je m’engage et de la quinzaine de mobilisation sociale contre le paludisme . Et l’atelier de Storytelling organisé à leur intention par Speak Up Africa est passé par là. « Cet atelier de storytelling est vraiment pour pouvoir démocratiser les messages et nous assurer que la jeunesse qui se trouve majoritairement en ligne sur les réseaux sociaux puisse accéder à cette information et se sentir vraiment impliquée dans le cadre de la lutte contre le paludisme; parce que comme on l’a dit et dans le cadre de la campagne zéro paludisme je m’engage, le paludisme est l’affaire de tous et on doit tous et toutes s’impliquer pour son élimination », a expliqué la chargée de communication de Speak Up Africa Maelle Ba.

Les formateurs et des membres de Speak Up Africa

Les jeunes créateurs de contenu ont été outillés par leurs aînés plus expérimentés sur comment utiliser leur voix, comment utiliser le Storytelling, comment filmer, comment monter pour réussir à capter l’attention pour derrière, impacter les communautés et sensibiliser sur le sujet qu’est la lutte contre le paludisme. Pour l’une des formatrices Malangue Astrid Djidjoho, créatrice de contenu et animatrice télé, la création de contenu, ce sont les histoires que l’on raconte, des histoires visuelles, écrites, audio qui vont impacter parce que cela peut permettre aux gens de s’identifier à ce qui se passe: « Lorsqu’on va sensibiliser sur le fait de perdre quelqu’un, on va tous se sentir concernés parce qu’on a tous déjà perdu quelqu’un. Lorsqu’on va parler des femmes enceintes, des enfants, on est tous entourés de femmes et d’enfants. En fait, ça va permettre de parler autrement de la maladie et surtout d’impacter autrement. On n’est plus tant sur les chiffres, même s’ils sont importants, mais on est sur le vécu, l’expérience, l’histoire et les gens peuvent mieux assimiler, mieux partager et mieux sensibiliser à leur tour. »

Les jeunes créateurs de contenu formés sur le Storytelling sont mis en contribution dans la quinzaine de mobilisation sociale contre le paludisme lancée à l’occasion de la commémoration de la 19e Journée mondiale de lutte contre le paludisme ( JMP 2026 ). Et l’accent sera mis sur les cinq actions prioritaires identifiées dans le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone aussi lancé à l’occasion. Les jeunes créateurs de contenu se sont constitués en 5 groupes de travail avec chacun, une des cinq priorités du Rapport. « Ils vont faire passer des messages parce que dans le rapport, il y a cinq piliers et donc en fait, chaque groupe va véhiculer un pilier. Ils auront l’opportunité de pouvoir vraiment partager des contenus très pertinents, mettre en avant donc ces thématiques du rapport mais avec du concret au niveau du Bénin », a expliqué Maelle Ba.

Actes de torture à Sèmé-Kpodji: consternation et indignation du REMAPSEN Bénin

Michaël Tchokpodo , Coordonnateur national du REMAPSEN Bénin

Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement ( REMAPSEN Bénin ) exprime sa profonde consternation et sa vive indignation suite aux actes de violences d’une extrême gravité perpétrés contre une jeune fille à Ekpè dans la commune de Sèmé-Koodji. C’est à la faveur d’un communiqué de presse en date du 27 avril 2026 dans lequel il condamne avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables et appelle à la poursuite rigoureuse des procédures déjà engagées afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient établies. Lire ci-dessous l’intégralité dudit communiquer de presse.

JMP 2026: le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone lancé à Cotonou avec la quinzaine de mobilisation sociale

Une vue de famille des officiels et personnalités invitées

« Mettre fin au paludisme : Maintenant c’est possible ; Agissons Maintenant ». C’est le thème de la 19 e Journée mondiale de lutte contre le paludisme ( JMP 2026 ) dont les manifestations officielles ont été lancées à Cotonou ce vendredi 24 avril 2026 à la veille de la commémoration. L’événement a été aussi marqué par le lancement du Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone et la quinzaine de mobilisation sociale pour renforcer la lutte contre la maladie.

Ghislain Gbènakpon

13% de la population mondiale exposée au paludisme vit dans les pays francophones ; 42% des cas mondiaux de paludisme sont enregistrés dans ces pays soit 118 millions de cas estimés en 2024 dans cet espace francophone et 40% des décès liés au paludisme y surviennent. Ce sont les statistiques globales du paludisme dans l’espace francophone qui transparaissent dans ce Rapport préfacé par le Bénin à travers le ministre de la santé, Pr. Benjamin Hounkpatin. Le Rapport intitulé « Un effort collectif contre le paludisme dans l’espace francophone » relève que certains pays francophones ont franchi des étapes importantes vers l’élimination du paludisme. En 2024, lit-on, l’Égypte et le Cap-Vert ont été certifiés exempts de paludisme, rejoignant ainsi l’Algérie, le Maroc et l’Arménie parmi les pays francophones ayant éradiqué la maladie depuis 2000. Autres bonnes nouvelles dans ce Rapport, aucun décès dû au paludisme n’a été recensé au Vanuatu depuis 2012, au Cambodge depuis 2018 et au Vietnam depuis 2019. Par ailleurs, dans certains pays francophones les plus touchés, des progrès significatifs ont été réalisés depuis 2015. Il en est ainsi de la Guinée Équatoriale avec une réduction de 32% des cas, du Ghana membre à part entière de l’OIF depuis 2024 avec une réduction de 29% des cas et de 32% des décès, du Rwanda avec une réduction de 75% des cas et du Sénégal avec une réduction de 45% des cas et des décès.

Il faut dire que malgré ces progrès, le Rapport note des défis à relever dans d’autres pays francophones d’Afrique où les taux de paludisme restent préoccupants. Différents facteurs ont contribué à la stagnation des progrès dont la « croissance démographique rapide dans les régions où le paludisme est endémique, l’émergence ou l’expansion de la résistance des parasites aux antipaludéens et de la résistance des moustiques aux insecticides, les perturbations causées par les urgences sanitaires, notamment les épidémies, les pandémies, les crises humanitaires et les catastrophes naturelles, l’accès insuffisant des populations vulnérables à la prévention et au traitement.

Allocution du ministre de la santé du Bénin, Pr. Benjamin Hounkpatin

Une quinzaine de mobilisation sociale sur cinq priorités identifiées dans le Rapport

Dans le cadre de la JMP 2026 au Bénin, le ministère de la santé à travers le Programme national de lutte contre le paludisme a choisi de faire de cette édition, un temps fort de mobilisation sociale avec une quinzaine dédiée à la caravane de sensibilisation dans plusieurs quartiers de Cotonou et dans d’autres localités du pays. Pour le Représentant Résident de l’OMS et chef de file des partenaires techniques et financières Dr. Konan Kwamé Jean, ces actions de proximité sont essentielles pour toucher les communautés et les populations les plus vulnérables. Le ministre de la santé du Bénin fera observer que le thème du JMP 2026 indique que le moment est, plus que jamais venu, pour prendre les dispositions idoines à tous les niveaux en vue de mettre fin au paludisme. « La participation et l’engagement communautaires, demeurent un élément central et un maillon essentiel de toutes les stratégies de lutte contre le paludisme », a soutenu Pr. Benjamin Hounkpatin.

Le panel sur le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone modéré par Yacine Djibo, Directrice Exécutive de Speak Up Africa

Il faut dire que cette quinzaine de mobilisation sociale porte sur les cinq priorités identifiées par le Rapport sur le paludisme dans l’espace francophone pour éradiquer la maladie. Ces priorités ont été au coeur d’un panel modéré au lancement par Mme Yacine Djibo, la directrice exécutive de Speak Up Africa, l’un des partenaires au développement engagés dans la lutte contre le paludisme. La priorité numéro 1 est la promotion de la souveraineté sanitaire et une mobilisation robuste des ressources domestiques. Ces dernières, indique le Rapport, sont essentielles pour accélérer l’élimination du paludisme dans les pays francophones. L’exemple du Bénin qui a presque quadruplé son budget national de lutte contre le paludisme entre 2020 et 2025 le faisant passer de 1.7 millions de dollars US à 6,3 millions de dollars US grâce à une stratégie de plaidoyer coordonnée impliquant le gouvernement, la société civile, le parlement et le secteur privé y est mentionné. La seconde action prioritaire est la promotion d’un financement durable des donateurs Internationaux grâce à des sources existantes et diversifiées. Sans financement suffisant, « les stratégies nationales de lutte contre le paludisme ne peuvent pleinement mettre en œuvre les programmes de prévention, de traitement et de surveillance de la maladie ». La priorité numéro 3 est de promouvoir un engagement plus fort du secteur privé. « Le secteur privé doit passer de la marge  au centre de la lutte contre le paludisme, en tant que partenaire stratégique et non plus seulement comme bailleur de fonds ». La quatrième action prioritaire est de promouvoir une accélération de l’innovation contre le paludisme. « L’innovation doit être accélérée et rendue accessible, acceptable et abordable pour les pays et les communautés qui en ont le plus besoin ». La cinquième priorité est relative à la promotion d’une approche sociétale globale de la lutte contre le paludisme. Les gouvernements et leurs partenaires sont appelés à « intégrer les actions menées par les jeunes en tenant compte des questions de genre dans l’ensemble des stratégies de lutte contre le paludisme, en reconnaissant le fardeau disproportionné que cette maladie fait peser sur les femmes, les enfants et les adolescents »

Reddition de comptes au CNP-Bénin: la gestion 2025 présentée et adoptée en Assemblée générale ordinaire

Une vue de famille des participants

La gestion 2025 de l’équipe dirigeante du Conseil National du Patronat du Bénin ( CNP-Bénin ) a été présentée et adoptée en Assemblée générale ordinaire de reddition de comptes ce vendredi 24 avril 2026 à Novotel de Cotonou. Elle a été riche en actions et en avancées significatives pour l’institution avec des défis que celle-ci doit toutefois relever.

Ghislain Gbènakpon

Le renforcement du positionnement du CNP-Bénin en tant qu’acteur incontournable du dialogue public-privé au Bénin avec à la clé, la consultation de son premier responsable dans le cadre de l’élaboration du Programme de gouvernance du nouveau président de la République dans le domaine économique, l’intensification de sa participation aux grandes réformes économiques nationales, le développement de nouveaux partenariats stratégiques au plan national et international et surtout le lancement des travaux de construction du siège du patronat qui est un projet structurant et symbole de son ambition collective. Ce sont les faits marquants de la gestion 2025 du CNP-Bénin relevés par son président M. Eustache Kotingan dans son allocution de circonstances avant que les secrétaires généraux et les trésoriers généraux ne donnent aux participants la quintessence des activités menées par le bureau exécutif avec une rigueur et une transparence unanimement saluées. C’est donc sans surprise que les rapports d’activités et la synthèse des États financiers exercice 2025 ainsi que la situation financière du CNP-Bénin du 1er janvier au 23 avril 2026 ont été adoptés.

Allocution du président Eustache Kotingan

Le président Kotingan a fait observer que le chantier de construction du siège du CNP-Bénin, au-delà de sa dimension immobilière, incarne la volonté des dirigeants de bâtir une institution plus forte, plus visible et mieux outillée pour servir efficacement ses membres: « C’est pourquoi, je voudrais, à cet instant, solliciter solennellement la contribution de chacun de vous, tant en nature qu’en numéraire, afin de soutenir la réalisation de ce projet commun. Chaque apport, quel qu’il soit, constitue une pierre essentielle à l’édifice que nous construisons ensemble ».

Il faut dire que si les avancées sont incontestables dans la gestion 2025 du CNP-Bénin, des défis sont à relever notamment la capacité collective des membres à innover et à anticiper pour un avenir davantage rayonnant du patronat du Bénin. « A cet effet, nous envisageons notamment le renforcement des services d’accompagnement aux entreprises, la digitalisation accrue de nos procédures et de nos interactions avec les membres, la création de cadres sectoriels de concertation plus dynamiques, et le développement d’initiatives en faveur de la jeunesse entrepreneuriale. Toutes les idées novatrices sont les bienvenues. Le patronat est votre maison : faites-la vivre, faites-la grandir », a déclaré le président Eustache Kotingan aux membres participants.

Droits humains au Bénin : le tableau peu reluisant de Amnesty International dans son rapport 2025-2026

Amnesty International Bénin face à la presse

Un tableau très peu reluisant sur la situation des droits humains au Bénin. C’est ce qui transparaît dans le rapport 2025-2026 d’Amnesty International sur l’état des droits humains dans le monde qui a été présenté ce mardi 21 avril 2026 à Cotonou par le directeur exécutif de sa section béninoise Dieudonné Dagbéto.

Ghislain Gbènakpon

De la régression de la liberté d’expression et de presse aux expulsions forcées en passant, entre autres, par les longues détentions provisoires, les expulsions forcées et les déplacés internes dus à la dégradation sécuritaire dans le nord, quasiment aucun point du rapport 2025-2026 d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde n’est encourageant pour le Bénin. Il faut dire que sur le front de la liberté de la presse, il a été relevé plusieurs suspensions d’organes dont, entre autres, le Patriote, Bénin Web TV. Des arrestations de journalistes sont aussi évoquées. Il en est ainsi de Olivier Alochémé de l’Evènement Précis et de Cosme Hounsa de La Boussole. Le rapport note des poursuites contre les voix critiques avec en illustration par exemple le cas de Julien Kandé Kansou arrêté en juin pour « harcèlement par le biais d’une communication électronique » et « publication de fausses nouvelles », après des propos critiques.

Des milliers de familles expulsées en attente d’indemnisation

Un nombre impressionnant de familles qui se comptent par milliers notamment à Cotonou ont été expulsées dans le cadre des nombreux projets d’aménagement urbain et souvent sans indemnisation, regrette le rapport. C’est le cas de Fiyégnon 1 à Cotonou avec plus de 3000 personnes affectées.La crise sécuritaire au nord avec ses déplacés internes en situation difficile

La crise sécuritaire au nord avec ses déplacés internes en situation difficile

« Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a plus que doublé », rapporte Amnesty International. La dégradation de la situation sécuritaire dans le nord en est pour beaucoup. Entre janvier et octobre, des attaques de groupes armés, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans affilié à Al-Qaïda, ont causé la mort d’au moins 82 soldats. Ces violences ont provoqué une forte augmentation du nombre de personnes déplacées. Le rapport précise que « la plupart des personnes déplacées à l’intérieur du pays avaient perdu leurs sources de revenus et vivaient dans des conditions déplorables », avec un accès limité à l’alimentation, à l’eau, à la santé et au logement.