Lutte contre les violences basées sur le genre: l’Inf fait le point des plaintes en un an d’exercice

La Secrétaire exécutive de l’Inf Me Huguette Bokpè Gnacadja et des collaboratrices face à la presse.

Le point chiffré des plaintes enregistrées par l’Institut national de la femme depuis le mois de septembre 2021. C’est l’exercice auquel s’est prêté l’Inf ce vendredi 2 septembre 2022 à la faveur d’une conférence de presse animée à Azalaï Hôtel de Cotonou par sa secrétaire exécutive, Me Huguette Bokpè Gnacadja et deux de ses collaboratrices

Ghislain Gbènakpon

156. Voilà le nombre total de plaintes enregistrées depuis septembre 2021 à ce jour à l’Inf selon le bilan chiffré présenté à l’occasion de cette  conférence de presse . Elles portent sur des violences basées sur le genre de plusieurs catégories dont entre autre,18 cas de viols sur mineure, 8 cas de viol sur majeure, 23 violences physiques, psychologiques, 5 violences psycolociques et domestiques, 20 violences patrimoniales, 3 cas d’enlèvement et de séquestration et 25 refus de payer une pension alimentaire et 5 cas d’engrossement de mineure. « La tranche d’âges de 0 à 19 ans est la plus touchée pour les cas de viol. Au niveau des violences psycologiques, la tranche d’âges la plus touchée est 36, 37ans. Au niveau des violences domestiques, c’est les femmes de la trentaine », a souligné Me Huguette Bokpè Gnacadja.

Il faut dire que ces cas de Vbg font pour certains objet de traitement par l’Inf avec des décisions de justice. « L’institut est engagé dans sa mission de faire en sorte que la vie quotidienne des femmes et des filles du Bénin soit améliorée. Il y a beaucoup de cas venus d’Abomey-Calavi. Ça, c’est quelque chose qui est récurrent sur lequel, l’Institut national de la femme envisage de faire une étude », a soutenu Me Huguette Bokpè Gnacadja. 

Et pour plus d’effiacité , la secrétaire exécutive annonce  que 100 points focaux seront installés dans les divers arrondissements: « Certains seront installés dans les mairies et certains seront installés dans les bureaux des arrondissements. Ils vont nous représenter, vont recevoir les plaignantes. Ils vont les accompagner selon les besoins au niveau du commissariat ».