La coordonnatrice de la Cand Mme Françoise S. Laly à la tête de la Caravane
La Coalition des artisans pour le nouveau départ ( Cand) a tapé fort pour démarrer sa campagne pour les elecions de la Chambre des métiers de l’artisanat du 24 juillet prochain. Sous la houlette de sa coordonnatrice, Mme Françoise Laly, elle a fait une géante caravane de mobilisation des artisans pour ses listes ce jeudi 14 juillet 2022 à Cotonou dans le Littoral et à Abomey-Calavi dans l’Atlantique.
Ghislain Gbènakpon
Gbégqmey, Akpakpa, Gbèdjromédé, Woleguede, étoile rouge, Agonticon, Vèdoko, stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou et autres dans le Littoral puis Godomey, Cocotomey, Hevié, Togbin, Calavi centre et autres dans la commune d’Abomey-Calavi. Voilà entre autres, des quartiers de villes dont les artisans ont accueilli en grande pompe, l’impressionnant cortège de la Cand qui a sonné la mobilisation générale pour la libération du secteur de l’artisanat béninois à travers une victoire par K.O au soir du 24 juillet 2022.
Après ce long périple, la caravane a pris fin par un géant meeting à Abomey-Calavi. Occasion pour les membres de la coordination de la Cand de galvaniser la troupe. Prenant en premier la parole, M. Justin Sonon a mis l’accent sur les grandes lignes du projet de société de la coalition gagnante. On retient entre autres, le rétablissement de la confiance des partenaires techniques et financiers aujourd’hui mise à mal par la mauvaise gestion des projets ces 13 dernières annees afin de permettre la mobilisation des ressources pour des formations professionnelles de qualité au profit des artisans, la mise en place d’un registre de l’artisanat et la délivrance des cartes professionnelles d’artisans ainsi que la mise en place d’une politique pour l’avènement de l’artisanat de développement en remplacement de l’artisanat de survie actuel pour lequel on travaille juste pour se nourrir.
La. Coordonnatrice Françoise Laly.
Clôturant la série des discours, la coordonnatrice Mme Françoise Laly s’est fait très convaincante: « Ce qu’il faille voter le 24 juillet prochain, c’est la coalition Cand. C’est la coalition qui donne de l’insomnie aux gens. Car tout le monde veut aujourd’hui, le changement. Et c’est la Cand qui incarne ce changement. C’est la Cand qui veut fortement contribuer à la mise en oeuvre du Pag et des réformes du président Talon ».
La candidate Cand aux élections Cma, Mme Nadia Adanlé.
Au nombre des participants à la gigantesque caravane de la Coalition des artisans pour un nouveau départ ( Cand) de ce jeudi 14 juillet 2022 à Cotonou et Abomey-Calavi dans le cadre de la campagne pour les elecions de la chambre des métiers de l’artisanat du 24 juillet , il y avait la candidate Nadia Adanlé, promotrice de l’entreprise Couleurs Indigo. A la faveur d’une interview à la presse, elle a livré les raisons pour lesquelles elle a décidé d’être candidate et celles qui expliquent son choix de la coalition Cand.
Ghislain Gbènakpon
« J’ai accepté de représenter ma branche au niveau du département de l’Atlantique parce que j’ai eu la chance de voir autres choses. J’ai eu la chance de voyager. J’ai meme eu la chance de travailler à l’Uemoa. Et j’ai un peu participé à l’élaboration des textes qui créaient la Chambre des métiers de l’Artisanat. Mais arrivée au Bénin, je me rends compte qu’on était en arrière. Non seulement, on n’était pas à jour, mais le secteur était quasiment à terre avec un conflit qui le rongeait. Donc, quand les gens de la Cand étaient venus me voir, j’ai accepté. Car je suis membre d’une association et je ne peux donc pas refuser de répondre à l’appel du groupe », a expliqué Mme Nadia Adanlé.
La candidate Cand a fait observer qu’elle s’est bien renseignée avant de faire son choix: « Mais avant de faire le choix, je me suis renseignée. Et très vite, j’ai compris qu’il y a avait des oppresseurs et des opprimés. Très vite, j’ai compris qu’il y a des gens qui étaient soit disant dans la lumière et qui maintenaient les autres dans l’obscurité. D’un côté, je vois qu’il y a des gens qui sont forts et qui exercent cette force pas pour lever le secteur, mais pour le maintenir en bas. D’un autre côté, nous avons des gens qui ont un savoir-faire et qui essaient juste de se faire entendre, qui essaient juste de faire valoir leurs droits. Je me suis dit, je ne peux pas refuser cet appel. Je vais y répondre et apporter ma petite pierre à l’édifice ».
Une vue partielle des caravaniers
La promotrice de l’entreprise Couleurs Indigo n’a pas manqué de lancer un appel aux populations en généralel et aux artisans en particulier. « Sortons massivement le 24 pour aller faire ce geste salutaire qui est de voter et de donner sa voix à la coalition Cand. Maintenant, c’est vrai qu’en sillonnant la ville, très peu de personnes sont au courant de cette élection. Et les médias publics ont commencé par faire la promotion, la sensibilisation. Donc, je voudrais nous inviter tous à prendre cette élection au serieux parce que le secteur de l’artisanat est un grand secteur. Même si on n’est pas électeur, qu’on en parle aux artisans autour de nous; au mécanicien, à la couturière, la coiffeuse, etc. Nous ne devons pas négliger ce secteur et négliger ce qui va se passer le 24 parce qu’avec la Cand, nous voulons faire du secteur de l’artisanat, un véritable levier de développement économique », a déclaré pour finir, la candidate Nadia Adanlé.
« Travailleurs, poursuivez et renforcez vos luttes pour la satisfaction de vos revendications contre la faim, la vie chère et l’insécurité ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce jeudi 14 juillet 2022 à la bourse du travail à Cotonou, la réunion extraordinaire du bureau directeur national de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ( Cstb). Les travaux lancés par le Sg Nagnini Kassa Mampo ont permis à la plus grande confédération syndicale du Bénin de s’engager à poursuivre résolument sa lutte pour la défense des travailleurs.
Ghislain Gbènakpon
« Au cours de cette rencontre, nous verrons ensemble à quel niveau nous sommes dans l’exécution du Plan de Travail Annuel (PTA) que nous nous sommes donné et nous prendrons des résolutions pour sa poursuite conséquente en visant notre objectif général qui est de renforcer notre organisation dans tous ses compartiments en vue d’aider les travailleurs du Bénin à lutter et à obtenir satisfaction de leurs revendications ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture des travaux, le Sg Nagnini Kassa Mampo.
Il fait observer que cette réunion du bureau directeur national a été initiée face aux conditions de vie et de travail qui s’aggravent de jour en jour avec des cas de crise d’Avc et de suicide et à la volonté affichée des travailleurs de sortir de cet état de misère et de famine généralisée et d’insécurité. « Chers camarades du Bureau Directeur National, vous êtes donc appelés ici à réfléchir sur comment nous devons nous mobiliser pour poursuivre intensément la lutte pour la satisfaction de nos revendications. A cet effet, nous avons annoncé à l’issue de la marche du 1er mai dernier qu’une grève générale devant paralyser tous les secteurs d’activité est appelée. Chacun d’entre vous doit bander le muscle et déployer toute l’énergie », a-t-il déclaré.
Une vue partielle des participants
L’actualité marquée par les rencontres au sommet pour la décrispation de la situation politique s’est invitée aussi à cette réunion extraordinaire du bureau directeur national de la Cstb. « Pour la CSTB et les travailleurs, il n’y aura pas de décrispation avec des lois liberticides et anti-grève pour lesquelles l’OIT a d’ailleurs condamné le gouvernement du Bénin et lui a demandé de réviser ces lois qui violent les conventions 87 et 98 de l’OIT. On ne peut pas parler de décrispation tant que les 305 enseignants et la trentaine de policiers arbitrairement radiés de la fonction publique ne sont pas ramenés. Il ne peut pas avoir de décrispation tant que les Aspirants ne sont pas payés 12 mois sur 12 et tant que les travailleurs n’ont pas leurs actes sortis et les rappels payés et j’en passe », a soutenu le Sg Kassa Mampo qui appelle au nom de la Cstb, à la libération de tous les détenus politiques et au retour des exilés politiques.
On est bien parti pour l’avènement du Fonds de protection des épargnants dans l’Uemoa. Les projets de textes du cadre réglementaire dudit Fonds ont été validés ce mardi 12 juillet 2022 à Novotel de Cotonou par les acteurs à divers niveaux fortement mobilisés en présentiel et en visioconférence par le Centre régional de l’épargne publique et des marchés financiers ( Crepmf). Les travaux de validation ont été officiellement lancés par le représentant du ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances, M. Hugues Oscar Lokossou. Il avait à ses côtés, le directeur général du Dépositaire Central/ Banque de règlement ( Dc / Br, M. Birahim Diouf et le secrétaire général du Crepmef, M. Ripiert Bossoukpè.
Ghislain Gbènakpon
La gouvernance pour le Fonds, la catégorie des adhérents teneurs de comptes/conservateurs, les actifs dont la perte donnerait lieu à l’indemnisation, le mécanisme déclencheur de l’intervention du Fonds et sa cohérence avec les dispositifs du Fonds de garantie des marchés et du Fonds de garantie des dépôts, les montants des dépôts titres et espèces garantis, les modalités d’intervention du Fonds. Ce sont là les thématiques importantes du cadre réglementaire du Fonds de protection des épargnants dans l’Uemoa qui vient d’être validé par les différents acteurs aux assises de Cotonou.
La tribune officielle à l’ouverture des travaux
Il faut dire que le Fonds de protection des épargnants a pour objectif d’organiser et d’offrir un système de protection aux clients des teneurs de comptes et conservateurs qui ont subi ou pourraient subir une perte financière du fait de l’insolvabilité ou de l’incapacité de ces derniers à restituer les titres et espèces qu’ils détiennent pour le compte de ses clients. Ainsi, le Fonds vise à pallier l’éventuel défaut d’un adhérent dans l’impossibilité de satisfaire à ses obligations envers ses clients. Dans son allocution de circonstance, le Secrétaire général du Crepmf, M. Ripert Bossoukpè a souligné que ce chantier qui vise à doter l’espace Uemoa d’un outil dédié à la protection de l’épargne investie en valeur mobilière s’inscrit dans le contexte de réformes du marché financier régional de l’Uemoa engagées en mars 2016.
Protection pour un secteur privé fort
« La protection des investisseurs revêt une importance cruciale pour garantir la capacité des entreprises à lever les capitaux nécessaires pour être compétitifs. Sans un dispositif approprié de protection des investisseurs, les marchés boursiers pourraient être freinés dans leur ambition d’attirer des ressources et être contraints de laisser les banques endosser le rôle exclusif de source de financement », a soutenu en visio conférence, le représentant du directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières ( Brvm).
Une vue partielle des participants en pleins travaux
En lançant les travaux de validation, le représentant du ministère de l’économie et des finances, M. Hugues Oscar Lokossou a fait observer qu’avec seulement 160.000 comptes titres ouverts par les investisseurs et plus de 15. 600 milliards de francs CFA levés depuis 1998, le marché financier de l’Uemoa reste un marché d’endettement essentiellement souverain avec plus de 70 % de titres émis par les Etats membres. « Au regard de ce constat, il me paraît indispensable d’entamer une transition pour un financement accru des économies de l’Union portées par le secteur privé », a plaidé M. Hugues Oscar Lokossou
Il se tient depuis ce lundi 11 juillet 2022 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, un atelier de renforcement des capacités des acteurs intervenant dans le sous-secteur forestier dans la formulation de projets bancables pour une bonne conservation des forêts au Bénin. Cette formation financée par le Forum des Nations Unies pour les forêts ( Unff) qui dure cinq jours a été officiellement lancée par le représentant du ministre du cadre de vie et du développement durable ( Mcvdd), le conseiller technique M. Koffi Séverin Nsia. Il avait à ses côtés le directeur général des eaux, forêts et chasses, le conservateur principal Rémi Hèfoumé et le représentant de l’Unff, M. Peter Gondo.
Ghislain Gbènakpon
« Former les acteurs pour assurer de meilleures mobilisations de ressources afin de relever le niveau de conservation de nos forets ». C’est en ces termes que le directeur général des eaux, forêts et chasses, le conservateur principal Rémi Hèfoumé a décliné dans son allocution de bienvenue, l’objectif général de cet atelier de formation. De façon specifique, poursuit-il, il s’agit de renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques du Bénin sur le développement d’une stratégie nationale de financement des projets forestiers d’une part et d’autre part, sur l’élaboration d’une note conceptuelle sur la gestion durable des forêts pour l’accès aux fonds découlant d’une des sources de financement multilatéral.
La tribune à l’ouverture des travaux
Les acteurs non étatiques bénéficiaires de cette formation sont les Ong et Osc intervenant dans le sous-secteur. Quant aux acteurs étatiques, il s’agit des officiers et sous officiers de la direction générale des eaux, forêts et chasses souvent en charge de l’inspection forestière dans les villes et départements ainsi que des enseignants chercheurs de laboratoires.
La problématique
Dans son intervention de circonstance, le représentant de l’Unff, a fait observer que les financements de projets forestiers existent de plus en plus à l’international. Mais le problème, soutient Peter Gondo, c’est que les acteurs des pays en développement ne sont pas souvent informés des démarches idoines à mener d’une part, et de l’autre, ne maîtrisent pas les bonnes techniques de rédaction de projets bancables.
Une vue d’ensemble des participants
Et c’est convaincu de la véracité de la problématique ainsi posée par le représentant de l’Unff, que le conseiller technique du Mcvdd, M. Koffi Séverin Nsia a exhorté les acteurs bénéficiaires à bien suivre cette session de formation pour la rédaction de projets forestiers à même de capter des financements au service de la conservation des forêts et de la protection de la biodiversité au Bénin.
Pr. Francis Dossou, nouveau président élu de la Fbtt
Changement à la tête de la Fédération béninoise de Tennis de table ( Fbtt). A la faveur de son assemblée générale élective de ce samedi 9 juillet 2022 au chant d’oiseau de Cotonou, le professeur chirurgien, Francis Dossou est élu pour présider aux destinées de la fédération pendant les quatre années à venir. C’était au terme d’un scrutin très disputé qui l’opposait au président sortant Ferdinand Sounou. Dans ses premiers mots, l’homme a annoncé ses principaux chantiers pour redorer le blason du tennis de table sur l’échiquier sportif béninois.
Ghislain Gbènakpon
Consolidation de l’unité retrouvée et travail en synergie d’une part et de l’autre, organisation régulière de compétitions multiples. C’est ainsi qu’on peut résumer les chantiers ou ambitions du nouveau président élu de la fédération béninoise de tennis de table.
Il faut dire que le souci de l’unité au sein de la famille du tennis de table et du travail en synergie a transparu à l’entame de l’intervention du président Francis Dossou après son élection. « Cette journée marque un tournant important dans le développement de notre sport préféré, le tennis de table. Nous avons su premièrement garder la famille unie car l’unité a pu être restaurée. Pour cela, nous rendons grâce à Dieu », a-t-il déclaré.
Pour le nouveau visage de la Fbtt, il urge de tisser l’ancienne corde à la nouvelle. « Nous devons rester soudés et tisser la nouvelle corde à l’ancienne. Le score a été plus que serré à tous les niveaux. Cela signifie qu’il y a une bonne partie des délégués qui ont jeté leur dévolu sur le challenger. Et donc, pour satisfaire les souhaits de cette famille qui se retrouve, nous devons travailler les mains dans les mains avec ceux qui partent du bureau pour grandir en expérience, en efficacité et en unité »,a soutenu le président Francis Dossou
Le défi de compétitions multiples et régulières
Il faut dire aussi que le relèvement du défi de l’organisation régulière de compétitions multiples est très attendu. « Les athlètes vont devoir travailler énormément avec un vice-président organisateur de tournoi hors pair. Nous allons avancer ensemble pour qu’à force de compétitions multiples, non pas seulement à Cotonou, mais à Bohicon, Athieme, Lokossa, Comé, Natitingou, à Parakou et partout ailleurs sur toute l’étendue du territoire national afin de galvaniser l’ardeur des tous petits, des jeunes, des adultes », a averti le président Dossou.
Le nouveau bureau de la Fbtt peut d’ores et déjà compter sur le soutien de l’ancien président M. Fréjus Quenum qui s’est confié à la presse : « Pour moi, c’est une aube nouvelle qui se lève sur le tennis de table au Bénin. Avec le Pr. Francis Dossou, je ne doute point qu’une nouvelle page sera écrite pour le tennis de table béninois. J’espère que nos attentes seront comblées. Nous espérons que le tennis de table va retrouver ses lettres de noblesse ».
La communauté musulmane d’Agla Filao et Agla Gbodjètin a célébré aussi ce samedi 9 juillet 2022, la Tabaski. C’est la cour de l’école primaire publique de la localité qui a abrité la traditionnelle prière à laquelle ont massivement participé les fidèles. Occasion pour I’Imam DeGanos Ahmadou Moussa de la mosquée d’Agla Filao de prier non seulement pour eux mais aussi pour le Bénin et son président Patrice Talon avant de procéder au saint sacrifice du mouton.
Ghislain Gbènakpon
« Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir accordé de faire cette célébration en bonne santé. Que Dieu nous accorde son pardon. Qu’il ne nous impose pas les épreuves au-delà de notre poids, au-delà de notre force. Nous lui demandons une vie dans la paix, une mort digne lorsque nous allons mourir. Que le seigneur nous accorde une issue heureuse dans toutes nos activités. Que la fête se passe dans la paix et la quiétude. Que Dieu nous protège contre les forces maléfiques. Que Dieu réduise les accidents de la route et nous en protège ». C’est la prière que l’Imam DeGanos Ahmadou Moussa a faite dans sa prêche à l’endroit des fidèles ce samedi à l’occasion de la Tabaski.
Le prédicateur, muezzin de la mosquée d’agla filao M. Sosso Abdoul Hakim Salifou Fafana en aparté avec l’Imam
Le dignitaire religieux a également prié pour le peuple béninois et le gouvernement ainsi que son chef, le président Talon: « Nous demandons et nous implorons le seigneur Tout Puissant d’accorder la réussite au gouvernement du président Patrice Talon. Paix et tranquilité au Bénin. Que la pitié et le pardon règnent dans notre pays. Richesse dans chaque foyer, corporellement, spirituellement et matériellement ».
Le sens du sacrifice du mouton
Dans sa prêche, l’Imam DeGanos Ahmadou Moussa a mis l’accent sur le sens qu’il faut donner au sacrifice du mouton à la Tabaski: « C’est la tradition de notre père Ibrahim. Lorsqu’il voulait immoler son fils Ismaël, Dieu l’a sauvé par un bélier de valeur. Le mouton doit être immolé dans toutes les familles qui en ont les moyens. Le sacrifice du mouton se fait toujours après la prière. Car selon le prophete, celui qui s’empresse de le faire avant doit le refaire sinon, il n’aura offert qu’une simple viande ».
L’Imam DeGanos Ahmadou Moussa procédant …… à l’immolation du mouton
Il a par ailleurs indiqué les conditions dans lequelles le sacrifice du mouton est valable devant Dieu. « Le mouton doit être en bonne santé pour que le sacrrifice soit valable. Premierement, pas de bête borgne ou avec de défaut visible. Deuxièmement, pas de bête visiblement malade. Troisièmement pas de bête visiblement boiteux et quatrièmement, pas de bête très maigre », a-t-il soutenu.
Une vue de famille des participants à la validation
( Sa mise en oeuvre, l’autre défi )
Le Bénin a désormais son document de procédures opérationnelles standards harmonisées (Posh) en matière d’arrestation, de detention, de remise et de collecte de preuves sur les arrestations, détentions pour une poursuite efficace de la piraterie et autres crimes maritimes. Au terme de sa finalisation quatre jours durant sous la supervision de la préfecture maritime, le document a été validé ce vendredi 8 juillet 2022 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou par le représentant du ministère de la justice et de la législation, le Dac Gilbert Togbonon. C’était en présence des représentants des administrations parties prenantes de l’action de l’Etat en mer et de Mme Sylvia Hartleif, Ambassadrice de l’Union européenne qui a financé la rédaction des Posh en soutien au Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime ( Gmcp) de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ( Onudc).
Ghislain Gbènakpon
« Ce document définit le rôle de chaque administration pour chaque type d’incident qui pourrait subvenir en mer. Il a été principalement décliné en trois phases, la phase d’alerte, la phase d’intervention, la phase post intervention. L’objectif est d’abord de pouvoir gérer la scène de crime, de pouvoir sécuriser les preuves et de pouvoir amener ces preuves au tribunal pour l’aboutissement du procès », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, l’un des consultants de l’Onudc qui a présenté le manuel des Posh avant sa validation, le capitaine de Corvette, Wenceslas Gbaguidi de la marine nationale.
La tribune officielle
Dans son mot de bienvenue, M. Assoti Sosso, représentant de la coordonnatrice de projets du Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime de l’Onudc a indiqué qu’il s’agit de valider des solutions innovantes proposées contre la menace de la piraterie et d’autres crimes maritimes grâce à la coopération et à la collaboration entre les organismes chargés de l’application des lois maritimes. « Donner des instructions communes à tous les agents d’application de la loi en mer, parler un langage unique pour résoudre de façon efficiente une crise maritime, c’est en résumé l’essence des procédures opérationnelles standards, harmonisées », a-t-il déclaré. Il n’a pas manqué de remercier l’Union européenne pour son soutien financier.
Vers la mise en oeuvre avec le soutien de l’Ue
Dans son allocution de circonstances, l’Ambassadrice de l’Union européenne au Bénin a fait observer que les espaces maritimes représentent une ressource vitale pour le commerce mondial alors que les routes transocéaniques sont menacées par de nombreux actes de priaterie et de brigandage et le Golf de Guinée, théâtre dans les dernières années de plusieurs attaques aux navires commerciales qui le croisent n’en est nullement épargné. « Actuellement quelques pays cibles du Golf de Guinée dont le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin, sont accompagnés dans la mise en place des procédures opérationnelles standards harmonisées avec le soutien de l’Union européenne dans le cadre du projet Appui à la sécurité maritime intégrée de l’Afrique de l’Ouest ( Swaims) financé à hauteur de 27,9 millions EUR soit plus de 18 milliards de FCFA sur la période 2017-2024. », a déclaré Mme Sylvia Hartleif.
Une vue partielle des participants
Il faut dire qu’avec la validation de son document de Posh, le Bénin rejoint le Nigeria, le Ghana et le Togo qui en disposent déjà. Et comme l’a relevé le préfet maritime, le capitaine de vaisseau Maxime Ahoyo dans son allocution, il reste le défi de sa mise en œuvre efficace. Dans son discours de validation, le représentant du ministère de la justice et de la législation, le Dac Gilbert Togbonon a exprimé l’engagement du gouvernement à jouer sa partition dans la mise en application de toutes les recommandations du document.
Le consultant Wenceslas Gbaguidi présentant le document de Posh
Le Bénin peut compter ici aussi sur le soutien de l’Union européenne. « Nous espérons également que l’opérationalstaion de ce document ne va pas tarder avec la tenue des exercices sur table et en mer, pour tester le document Posh. L’Union européenne réitère sa disponibilité aux côtés de l’Onudc, et est prêt à apporter son soutien au Bénin tout au long de cette nouvelle phase de mise en œuvre des Posh ainsi qu’à appuyer toute autre initiative portant à assurer la lutte contre la criminalité en mer dans le pays et dans le Golf de Guinée », a déclaré Mme Sylvia Hartleif.
Le préfet Christophe Mégbédji lors de l’une de ses interventions
Un coup de projecteur inhabituel vient d’être jeté sur le processus de la décentralisation au Bénin par un spécialiste. L’ouvrage « Les Anecdotes de la décentralisation » de l’ingénieur en développement local et cadre de l’Association nationale des communes du Bénin ( Ancb), M. Minakpon Stanislas Hounkanlin a été officiellement lancé ce jeudi 7 juillet 2022 au chant d’oiseau de Cotonou. C’était sous la houlette du préfet du Couffo, M. Christophe Mégbédji qui l’a préfacé. A la faveur d’un échange avec la presse, l’auteur a levé le voile sur les grands axes de son chef-d’oeuvre qui n’est que le tome 1 d’une série à venir.
Ghislain Gbènakpon
« Au fil des missions sur le terrain, des échanges avec les différents acteurs, j’enregistre certaines absurdités que l’observateur lamda ne voit pas parce que orienté beaucoup plus sur le volet institutionnel de la décentralisation. Et cette expérience que nous vivons depuis 2003 est beaucoup plus riche en anecdotes, en détails que dans les pratiques ordinaires. Pendant de longues années, nous avons essayé de documenter ces anomalies qu’on a traduites dans un langage littéraire », a expliqué M. Stanislas Hounkanlin.
L’auteur Stanislas Hounkanlin
Il faut dire que si « Les Anecdotes de la décentralisation » est un recueil de nouvelles, il a la particularité d’être un mélange de genres littéraires comprenant aussi le théâtre, l’essai et le roman avec pour objectif d’agrémenter la lecture à ceux qui vont se le procurer. « Les acteurs de la décentralisation, même les observateurs en général, ont besoin de prendre connaissance de ces récits, de ces nouvelles pour mieux appréhender la quintessence de la décentralisation au Bénin, les vraies expériences au delà de la parade, du paravent d’expériences institutionnelles que nous menons », a soutenu M. Stanislas Hounkanlin.
Rapports entre parties prenantes au menu
« Nous nous sommes intéressés aux rapports entre les différentes parties prenantes. Si on prend par exemple les relations entre le maire et le préfet, il y a beaucoup de choses qui clochent, beaucoup d’expériences assez tendues entre ces deux autorités. Certains parlent de relent de corruption. Nous, on constate juste que les rapports ne sont pas ce qu’ils doivent être. Et c’est ça qu’on expose. C’est des observations empiriques qu’on a traduites dans un langage littéraire » a expliqué l’auteur.
En dehors du maire et de la tutelle, M. Stanislas Hounkanlin a fait observer que l’ouvrage fait aussi cas des rapports tendus par moments entre l’autorité communale et l’autorité traditionnelle: « Dans certaines communes, le roi se pose en autorité suprême estimant que le maire est plutôt délégataire d’un volet du pouvoir traditionnel qu’il exerce en tant que personne sur le plan administratif ».
L’auteur Stanislas Hounkanlin dans une dédicace
D’autres parties prenantes, en réalité des invités surprises pour ainsi dire de l’écosystème de la décentralsation, vont retenir l’attention du lecteur. « Nous avons aussi les gens engagés pour façonner l’opinion publique qu’on appelle les grogneurs qui interviennent tout le temps sur les médias locaux pour orienter un peu la compréhension des populations. Ils sont à la solde des pouvoirs politiques, soit du maire ou des forces de l’opposition locale », a-t-il déclaré.
Le consultant en décentralisation Claude Dawson
Et la pertinence de l’ouvrage de Stanislas Hounkanlin a été certifiée par l’expert consultant en décentralsation, M. Claude Dawson aussi face à la presse: « Il y a beaucoup de méandres de la décentralisation qui sont méconnus. Et à travers cet ouvrage, il les a mis au grand jour. Contrairement à ce que certains pourraient penser, l’ouvrage ne fragilise pas la décentralisation mais la renforce plutôt en montrant les dessous de cette décentralisation qui a résisté à toutes les intempéries pour faire partie aujourd’hui des modèles phares de la sous region voire du monde ».
Il se tient depuis ce lundi 4 juillet 2022 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, un atelier de finalisation et de validation des procédures opérationnelles standards harmonisées ( Posh) relatives à la criminalité maritime. Il s’inscrit dans le cadre du Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime ( Gmcp) de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ( Onudc ) avec le soutien financier de l’Union Européenne ( Ue) à travers son projet Appui à la sécurité maritime intégrée de l’Afrique de l’Ouest. Les travaux de finalisation du document qui prennent fin ce jeudi et qui connaissent la participation des parties prenantes de l’action de l’Etat en mer ont été officiellement lancés par le préfet maritime, capitaine de vaisseau, Maxime Ahoyo.
Ghislain Gbènakpon
« Ce document a pour finalité le renforcement des capacités des acteurs judiciaires afin de les préparer à poursuivre efficacement les actes de criminalité et la coordination nationale entre les principales entités impliquées dans la lutte contre la criminalité maritime », a déclaré dans son allocution d’ouverture des travaux, le préfet maritime Maxime Ahoyo pour montrer l’importance de la finalisation du document.
Le préfet maritime Maxime Ahoyo lançant les travaux
Dans une interview à la presse, le chargé de programme de l’Onudc pour le Gmpc, M. Assoti Sosso a fait observer que la rédaction du document de procédures opérationnelles standards harmonisées ( Posh) en matière d’arrestation, de collecte, de remise des preuves, des suspects et de leurs biens sur les scènes de la criminalité maritime a démarré depuis plus d’un an et tend vers son terme. « Lorsqu’un acte de criminalité maritime survient, je veux dire piraterie maritime, pollution marine, pêche illicite, il y a plusieurs acteurs qui interviennent. Donc, il faut séquencer l’intervention de chaque acteur. Le document retrace étape par étape toutes les procédures depuis l’arrestation jusqu’à la remise des personnes et des preuves au procureur », a-t-il expliqué.
Les participants en plein travaux
Pendant quatre jours donc sous la coordination de la préfecture maritime, les acteurs de l’action de l’Etat en mer vont revisiter le draft du document qu’ils ont eux-mêmes réalisé. En plus de la coordination de la préfecture maritime, il y a, entre autres, la marine nationale, la police fluviale, la police scientifique, ocertid, le Centif, le ministère de l’environnement et Interpol. Après sa finalisation jeudi prochain, le document Posh sera validé vendredi en présence des ministres et de l’Union Européenne.