Protection des forêts au Bénin : Survie ONG mobilise les acteurs pour la prise en compte de la mutualisation des moyens endogènes et modernes dans le code forestier en instance au parlement

Au terme d’une réflexion approfondie sur l’opportunité ou non  de susciter l’élaboration et le vote d’une loi sur la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts, l’Ong Survie de la Mère et de l’Enfant et les autres acteurs concernés optent pour un lobbying en vue de sa prise en compte dans le code forestier en instance à l’Assemblée nationale. C’était ce vendredi 19 décembre 2025 à la faveur d’un atelier au chant d’oiseau de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Le code forestier actuellement sur la table des députés devra avant son adoption prendre en compte la nécessaire mutualisation des moyens endogènes et tradionnels de protection des forêts au Bénin. C’est la résolution qui a sanctionné l’atelier de réflexion sur la prise d’une loi relative à la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts organisé par l’ONG Survie de la Mère et de l’Enfant. Les acteurs mobilisés pour la circonstance sont les représentants d’Ong, les cadres de l’administration et des universitaires. Il était concrètement question au départ pour eux d’étudier l’opportunité ou non d’une telle loi. Mais après avoir revisité l’arsenal juridique existant relatif à la protection des forêts au Bénin, la présence d’un code forestier en instance à l’Assemblée nationale a été portée à leur connaissance.

A la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de Survie ONG, M. Bernard Gnantonnou a fait savoir que la recherche d’un support légal à la mutualisation des moyens traditionnels et modernes de protection des forêts est née d’une série de trois ateliers déjà organisés sur la problématique. On retient qu’au premier atelier, les prêtres de Fà, les tradipratriciens, les chefs de couvent ont confirmé que les moyens endogènes pour protéger les forêts existent bel et bien encore. Au second atelier, à la question de savoir si elle a besoin de renforcer la protection des forêts avec les moyens traditionnels, l’administration à travers cinq ministères dont celui du cadre de vie, de la culture, de l’intérieur, de la décentralisation et de la justice a répondu par l’affirmative. C’est donc à juste titre que le troisième atelier qui a réuni les traditionnels et les acteurs publics a eu pour objectif, la définition d’une feuille de route pour la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts. « Et c’est cette feuille de route qui a recommandé l’élaboration d’une loi pour sécuriser cette nécessaire mutualisation », a fait observer le DE Bernard Gnantonnou. Mais il est désormais question de faire le lobbying pour la prise en compte de la mutualisation dans le code forestier en gestation au parlement.

Pour rappel, ce lobbying s’inscrit dans le cadre du projet de Revalorisation de la biodiversité en s’appuyant sur les connaissances traditionnelles africaines au Centre du Bénin qu’a proposé et conduit l’ONG Survie de la Mère et de l’Enfant avec l’appui financier et technique de l’Alliance pour le Climat et le Développement ( CDKN ) et ses partenaires.

Leadership et animation dynamique : les leaders des associations et clubs pour l’UNESCO d’Afrique en formation à Cotonou

La table d’honneur

« Leadership et animation dynamique : vers un nouveau souffle du mouvement pour les Associations et Clubs pour l’UNESCO d’Afrique' ». C’est le thème de l’atelier régional de formation des leaders des associations et clubs pour l’UNESCO d’Afrique qu’abrite Cotonou sur initiative de la Confédération africaine des associations et clubs pour l’UNESCO ( CACU ). Les travaux lancés ce vendredi 19 décembre 2025 sont sous le haut patronage du ministère des enseignements maternel et primaire du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Outiller, inspirer et renforcer le leadership des femmes et des hommes qui animent le réseau des Associations et Clubs pour l’UNESCO en Afrique. Voilà selon M. Barthélémy Tonadji, conseiller technique et représentant du ministre des enseignements maternel et primaire béninois, l’ambition de cet atelier régional et continental de formation. Les pays participants sont le Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, RDC, Sénégal et le Togo.

Pour le président de la CACU, le thème de cette formation régionale loin d’être un simple slogan traduit une conviction globale, l’engagement, la créativité et la bonne gouvernance pour un leadership  visionnaire, capable d’anticiper et de transformer, responsable, fondé sur la probité, la transparence et le service. « Nous ne sommes pas venus ici pour assister à une simple formation. Nous sommes venus pour poser les fondations d’un mouvement continental plus fort, plus cohérent, plus ambitieux et plus compétitif vis à vis des autres régions du monde définies par l’UNESCO à savoir la région arabe contenant le Maghreb et le Moyen Orient, l’Asie, les Amériques et l’Europe. Ce sont les quatre régions qui font face à l’Afrique », a expliqué le président Gabin Allognon.

Par la voix de sa secrétaire générale, la Commission nationale béninoise pour l’UNESCO a insisté sur l’urgence de former, d’encadrer et de responsabiliser une nouvelle génération de leaders, capables de préserver, de valoriser et de transmettre nos savoirs et notre patrimoine. « À travers cet atelier, nous sommes invités à repenser nos modes de leadership, à promouvoir des formes d’animation plus dynamiques et inclusives, et à renforcer les synergies entre nos structures à l’échelle continentale », a déclaré Mme Paulette Opeicha Gnanvi.

Élections Générales de 2026: des jeunes formés par la COSI-Bénin s’engagent pour la paix

« Jeunesse, maturité, responsabilité et sécurité pour la consolidation de la paix, de la sécurité, de la croissance économique et du processus démocratique ». C’est le thème de la formation causerie organisée par la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin ( COSI-Bénin) au profit d’une cinquantaine de jeunes. A la faveur d’une déclaration au terme des travaux, ils s’engagent pour la paix dans la perspective des élections générales de 2026 et exhortent leurs pairs à être des ambassadeurs de la paix.

Ghislain Gbènakpon

« Nous appelons tous les jeunes Béninois, de l’intérieur comme de l’extérieur à se démarquer de tout esprit de violences; violences qui mettent à mal la paix et le vivre ensemble. Nous invitons la jeunesse à éviter l’utilisation des réseaux sociaux, la publication et/ou la manipulation des informations et conduisent par ricochet, à des troubles à l’ordre public. Nous sommes prêts à être les ambassadeurs de la paix partout sur le territoire national ». Voilà un extrait de la déclaration des jeunes ayant participé à la causerie-formation organisée par la COSI-Bénin sur la partition qu’ils ont à jouer pour la consolidation de la paix, de la sécurité, de la croissance économique et du processus démocratique dans leur pays.

Cette déclaration intervient en prélude aux élections municipales, communales, législatives et présidentielles qui vont se dérouler au Bénin en 2026. Les jeunes font observer que  c’est une période d’effervescence qui les emballe souvent dans des situations compromettantes en conflit avec la loi. Ils sont désormais mobilisés pour être des ambassadeurs de la paix à travers tout le pays. C’est dire que la déclaration des jeunes venus de différents horizons sous la bannière de la COSI-Bénin vient à point nommé.

Alliance Droits et Santé : 13 ans de lutte contre les VBG avec des résultats probants dans six pays d’Afrique de l’Ouest

Mme Tapsoba Caroline, Présidente du Réseau ALLIANCE DROITS ET SANTÉ.

Le Réseau Alliance Droit et Santé boucle 13 ans de lutte contre les violences basées sur le genre ( VBG ) avec des résultats probants dans six pays d’Afrique de l’Ouest. C’est ce que renseigne un communiqué de presse du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Abidjan, le 10 décembre 2025 – Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé, le mercredi 10 décembre 2025, un webinaire de haut niveau en collaboration avec le Réseau Alliance Droits et Santé (ADS), autour du thème : « Réseau Alliance Droits et Santé, 13 ans d’existence : acquis, défis et perspectives ».

Cette rencontre virtuelle a permis de mettre en lumière les actions menées et les résultats obtenus par l’ADS dans ses six pays membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et pour la promotion des droits et de la santé des femmes et des filles.

Un réseau engagé depuis 2013

Intervenant en ouverture, la présidente du Réseau Alliance Droits et Santé, Mme Caroline Tapsoba, également cheffe du département projets et programmes de l’Association Songui Manégré / Aide au Développement Endogène (ASMADE) au Burkina Faso, a présenté l’historique et les missions de l’ADS ainsi que le projet Alliance Transformative mis en œuvre dans les pays membres.

Créé en 2013 à Ouagadougou, le Réseau Alliance Droits et Santé est né de la volonté d’acteurs engagés à défendre les droits des femmes et des filles, en particulier celles issues de milieux vulnérables. Le réseau adopte une approche participative et inclusive, impliquant directement les bénéficiaires dans l’identification des besoins et la définition des axes d’intervention.
Ses actions ciblent notamment les jeunes filles, les femmes vulnérables et les personnes en situation de handicap, avec un fort accent sur le plaidoyer aux niveaux national, sous-régional et régional.

Des avancées significatives

Dans l’ensemble des six pays notamment le Niger, il y a eu des avancées significatives. Le coordonnateur du projet Alliance Transformative au Niger, M. Amadou Lawali, a présenté les actions mises en œuvre dans son pays. Il a souligné que les interventions sont contextualisées selon les réalités de chaque pays membre, chaque État ayant développé sa propre stratégie de plaidoyer.

Au Niger, la stratégie repose sur deux axes majeurs :

la lutte contre les violences basées sur le genre, le mariage d’enfants et le mariage forcé ;

la promotion des droits et de la santé sexuelle et reproductive des femmes et filles en situation de handicap.

Selon M. Lawali, les VBG demeurent très répandues au Niger, avec un taux de prévalence national estimé à 29 %, atteignant 38,2 % chez les femmes, contre 16,3 % chez les hommes. Par ailleurs, 63,6 % des femmes ont été en union avant l’âge de 18 ans.

Il a salué les efforts du gouvernement nigérien, notamment à travers l’adoption de la Stratégie nationale de prévention et de réponse aux VBG, abus et exploitations sexuelles (2024-2028), ainsi qu’une stratégie nationale de lutte contre le mariage d’enfants (2024-2028).

Grâce au projet Alliance Transformative, 144 mariages de jeunes filles ont pu être retardés ou annulés, des capacités locales ont été renforcées et plusieurs collectivités territoriales mobilisées. Le projet a également permis l’installation de rampes d’accès dans des structures de santé, facilitant la mobilité des personnes en situation de handicap, et la promotion de l’éducation des jeunes filles.

Défis et résilience

La troisième paneliste, Mme Maïga Adam Dicko, directrice exécutive de l’AJICAD au Mali, a mis en avant la synergie d’actions entre les organisations membres de l’ADS, qui a permis d’enregistrer des résultats encourageants.

Elle a toutefois relevé plusieurs défis, notamment l’ampleur des phénomènes des VBG et du mariage d’enfants, ainsi que le contexte sécuritaire et l’instabilité politique, qui entravent le déploiement des actions. Malgré ces obstacles, les acteurs poursuivent leurs efforts, notamment en faveur du durcissement de la législation malienne sur les violences basées sur le genre.

Un plaidoyer régional porteur de changements

Mme Kaya Sy, responsable plaidoyer à Equipop Sénégal et membre du conseil de l’Alliance, est revenue sur les actions menées au niveau régional. Elle a indiqué que les efforts conjoints de l’ADS ont contribué à influencer l’adoption par l’Union africaine d’une stratégie régionale de lutte contre les violences basées sur le genre.

Au Sénégal, le projet mis en œuvre par le Réseau Siggil Jiggen, Jeunesse et Développement (JED), Equipop et le RAES a permis de mobiliser des ressources en faveur des organisations de jeunes dans la région nord, notamment à Saint-Louis. Un centre adolescents fonctionnel a également été ouvert à Diamaguène, avec l’appui du projet, par l’organisation Takhawou Ndaw yi (« soutenir les jeunes »).

Poursuivre la dynamique

À l’issue des échanges, les participants ont unanimement reconnu la nécessité de poursuivre et renforcer la dynamique collective pour une lutte efficace et durable contre les violences basées sur le genre, et pour le respect des droits des femmes et des filles.

Pour rappel, le Réseau Alliance Droits et Santé, créé en 2013, regroupe 22 associations issues de six pays d’Afrique de l’Ouest. Il œuvre à l’amélioration du statut et de la santé des femmes et des filles à travers le plaidoyer, les campagnes de communication et les événements mobilisateurs impliquant leaders politiques, religieux et communautaires.

REMAPSEN

Journée de réflexion à la FENSSA/ COSI-Bénin: les défis de la Fédération passés à la loupe

Une vue de famille

La Fédération nationale des syndicats du secteur de la santé affiliés à la COSI-Bénin ( FENSSA-COSI-Bénin) a organisé conformément à son plan d’actions, une journée de réflexion qui a mobilisé à la bourse du travail de Cotonou, des responsables syndicaux à divers niveaux. Les travaux ont été officiellement lancés ce mardi 16 décembre 2025 par les secrétaire général de la COSI-BÉNIN, M. Codjo Hinlin avec pour thème « Les défis de la FENSSA »

Ghislain Gbènakpon

Défis organisationnels, défis de la gouvernance, défis de la mobilisation, défis de la communication, mais aussi défis liés à l’adaptation des réformes observées dans le pays. Voilà ainsi déclinés par le secrétaire général de la FENSSA, M. Morel Sagbohan dans son allocution de circonstances, les nouveaux défis auxquels fait face la fédération qui depuis sa création, a su s’imposer comme un cadre de rassemblement, de défense et de promotion des droits des travailleurs du secteur de la santé. « Cette journée est donc une opportunité précieuse. Une opportunité pour faire le bilan sans complaisance, identifier les obstacles, partager les expériences, renforcer la cohésion interne et surtout, dégager des orientations claires et consensuelles pour une FENSSA plus forte, plus structurée et plus influente », a-t-il déclaré.

La table d’honneur

Les travaux de cette journée de réflexion ont été notamment marqués par une présentation détaillée de chacun des défis en lien avec le fonctionnement de la FENSSA. Les échanges ont été francs, constructifs et orientés vers des solutions concrètes au bénéfice des travailleurs du secteur de la santé et, au-delà, du système de santé béninois . L’appel du secrétaire général de la COSI-Bénin a été donc entendu. « Nous appelons les syndicats du secteur de la santé qui constituent un maillon essentiel de la COSI-Bénin à raffermir les liens, à prendre des résolutions qui vont permettre à la FENSSA de mieux se porter demain et que les travailleurs du secteur de la santé puissent voir leurs avantages matériels, moraux et financiers s’améliorer pour une répercussion positive sur la qualité des soins », a plaidé le Sg Codjo Hinlin à la faveur d’une interview à la presse.

Marché moderne de PK3 : un tirage au sort décisif pour une installation équitable des marchands

Une vue tu tirage au sort

Le nouveau marché moderne de PK3 a franchi ce mercredi une étape déterminante : le tirage au sort des emplacements et des espaces marchands. Une opération capitale pour l’ANaGeM, qui en a fait une règle d’or dans sa stratégie de modernisation des marchés : transparence, équité et méthode rigoureuse.

Sous la supervision du cabinet de Maître Kossouho, huissier de justice, ce tirage au sort ouvre la voie à l’installation prochaine de près de 2 200 marchands, majoritairement issus des anciennes zones de friperie de Missèbo et de Dantokpa. Trois communautés y sont représentées : Béninoise, Nigériane et Nigérienne, toutes appelées à rejoindre ce marché entièrement réaménagé pour accueillir l’activité de friperie dans de meilleures conditions.

Un marché repensé, agrandi, adapté

Le marché de PK3 n’est pas un simple espace de relocalisation : c’est un site pensé pour durer, structuré selon trois types d’espaces marchands :
• Des boutiques, réparties en façade, en latérale, en arrière et à l’intérieur du marché ;
• Des étals, près de 1 700 au total, conçus pour accueillir l’essentiel de l’activité ;
• 266 hangars supplémentaires, construits suite aux instructions de la haute autorité, qui avait estimé insuffisante la capacité initiale.
Cet agrandissement, réalisé ces derniers mois, explique le léger décalage observé sur le calendrier d’ouverture.  L’objectif : garantir que chaque marchand dispose d’un emplacement sûr, adapté et conforme à son activité.

Un processus strict, transparent et éprouvé

Comme dans les 18 marchés déjà ouverts par l’ANaGeM, aucune place n’est attribuée par affinité ou intervention. La Directrice Générale insiste : « _L’ANaGeM travaille dans la transparence et l’équité._ »
Le processus suit un protocole précis : affichage public des listes, une semaine avant l’opération ; expression des préférences, non pas sur un numéro de place, mais sur un type d’espace (boutique, étal ou hangar) ; tirage au sort sous huissier, garantissant un système d’attribution neutre et lisible pour tous.
Avec plus de 2 200 places à attribuer, l’opération s’étale sur toute la journée, mais la direction assume la longueur du processus : « _Cela rassure tout le monde_. »

Une ouverture repoussée à janvier pour répondre aux doléances

Initialement prévue pour décembre, l’ouverture du marché a été décalée à début janvier 2026, afin de tenir compte des demandes des commerçants. Ces derniers souhaitaient conserver leurs habitudes de vente pendant la période des fêtes, particulièrement vitale pour leurs revenus. L’ANaGeM a accédé à cette requête tout en annonçant un mois de janvier chargé : ouverture du marché de PK3 ; ouverture du marché de Cococodji, dont le tirage au sort est prévu le 11 décembre ; poursuite du déménagement du marché de Dantokpa, en vue de l’occupation du pôle commercial Général Mathieu Kérékou et du pôle agroalimentaire du Grand Nokoué.

PK3 : un marché moderne, un symbole de réorganisation nationale

En orchestrant avec rigueur ce tirage au sort, l’ANaGeM réaffirme sa vision : faire des marchés modernes des espaces structurés, équitables et mieux organisés, capables d’accueillir dans la dignité les acteurs de la chaîne commerciale. Pour les marchands de friperie, longtemps confrontés aux risques, aux incendies et à l’insécurité des anciens sites, PK3 représente bien plus qu’un changement de décor : c’est une nouvelle ère, fondée sur la transparence et la justice marchande.

16 jours d’activisme contre les VBG : la CONAF/COSI Bénin initie une journée de réflexion sur les violences numériques

Une vue de famille des participants

« Violences numériques contre les femmes au Bénin, états des lieux, défis et perspectives ». C’est le thème de la journée de réflexion organisée par la Commission nationale des femmes de la COSI-Bénin ( CONAF-COSI Bénin ) avec le soutien du Sg Codjo Hinlin ce vendredi 5 décembre 2025 à la bourse du travail de Cotonou. C’était dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre initiées à travers le monde.

Ghislain Gbènakpon

« Partout dans le monde, c’est les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.  La COSI ne veut pas rester en marge de ces 16 jours qui constituent quand-même des moments forts pour que chaque institution puisse dire son mot. Donc comme vous le constatez, la COSI a voulu attirer l’attention de ses militants sur les violences basées sur le genre et de façon beaucoup plus précise sur les violences numériques », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, la présidente de la CONAF-COSI Bénin, Mme Ayicha Massadimi Amoussa. Elle a fait observer qu’à l’ère du numérique, ce sont ses différentes plateformes qui sont le plus utilisées pour exercer la violence sur la gent féminine en particulier et sur les humains en général.

Il ressort des éclairages de la présidente de la CONAF-COSI Bénin que la communicatrice Mme Amélie Delphine Akplogan Massessi, consultante sur les VBG a eu le mérite de faire toucher du doigt aux participantes, les réalités de la problématique. Ceci, en faisant le tour des types de violences que l’on peut observer, des choses que l’on banalise et que pourtant on ne doit pas admettre.  « Il est donc important que l’on mette la puce à l’oreille des militants de la COSI.  C’est le lieu de remercier le Sg Codjo Hinlin pour l’initiative », a déclaré Mme Ayicha Massadimi Amoussa

Le secrétaire général confédéral Codjo Hinlin a tenu à apporter son soutien aux objectifs des 16 jours d’activisme contre les VBG: « Nous sommes totalement engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Les femmes ne doivent pas faire objet de violences et de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. Nous devons tous nous donner la main pour le combat contre les violences basées sur le genre. Nous ne faisons pas ce combat pour les femmes mais pour l’humanité. L’humain en nous doit nous amener à respecter l’autre. Nous sommes à vos côtes dans ce combat ».

Santé/Bénin:  la FENSSA de la COSI outille ses responsables syndicaux sur le leadership transformationnel

Une vue partielle des participants en séance

La Fédération nationale des syndicats du secteur de la santé ( FENSSA) affiliés à la Confédération des organisations syndicales indépendantes ( COSI-Bénin) est préoccupée par l’amélioration de la gouvernance et de la performance de ses organisations syndicales. Les responsables syndicaux ont bénéficié du 4 au 5 décembre 2025 d’un atelier de renforcement de capacités. C’était à la bourse du travail dans la salle de conférence de la Conféderation avec pour thème, « Le leadership transformationnel au service de l’action syndicale »

Ghislain Gbènakpon

Introduction sur les défis actuels de l’action syndicale dans le secteur de de la santé; définition du leadership transformationnel en milieu syndical, ses principes; les avantages d’une communication claire et active pour le leader syndical; définition du feedback et sa relation avec la gestion du groupe; la gestion du changement et les compétences pour s’adapter. Ce sont les grandes articulations de cet atelier de formation au profit des secrétaires généraux des syndicats de base et des membres du bureau directeur fédéral de la FENSSA.

Une vue de famille des participants

« On est là pour un atelier de formation , de renforcement de capacités des SG des syndicats de base de FENSSA et des membres du bureau directeur fédéral. Ça permet d’améliorer la gouvernance au niveau de nos différentes structures. Ça nous parle des qualités d’un leader, le minimum d’organisation qu’un syndicat doit avoir, la nécessité d’avoir une vision claire et partagée qui va servir de boussole pour le SG  afin de conduire à bon port l’organisation. Le SG qui doit être un bon manager », a expliqué M. Fidégnon Akpovi, le secrétaire administratif de la FENSSA qui s’est confié à la presse en marge des travaux.

Il faut dire que la formation dispensée par M. Calixte Adiyéton, chargé de programme à la COSI-Bénin a été participative et a permis de relever les défis majeurs de la FENSSA aujourd’hui. Au nombre de ceux-ci, il y a entre autres la faible visibilité de la fédération, le besoin de renforcer la cohésion interne, le faible respect des principes démocratiques, la faible capacité de mobilisation des membres, la faible capacité de recrutement de nouveaux membres. Une clarification conceptuelle a permis de définir le leadership transformationnel qui implique pour le responsable syndical, entre autres, une capacité d’influence positive, une bonne capacité de communication, l’humilité, un sens de responsabilité élevé, une bonne capacité d’écoute, être un bon manager, être un modèle à suivre et un mobilisateur.

Grande Nuit de l’Indigo en clôture du SIA 25: la collection sup’ɛlu révèle l’immensité de la créativité à Couleur Indigo

La promotrice Nadia Adanlé

Après les journées scientifiques faites de conférences-débats et de panels de discussions, les rideaux sont tombés le samedi 29 novembre 2025 à Indigo Village sur la quatrième édition du Symposium sur l’Indigo Africain ( SIA 25 ) avec la 13eme édition de la Grande Nuit de l’Indigo. Celle-ci a été marquée par le traditionnel défilé de mode aux standards internationaux au cours duquel la collection sup’ɛlu du Élu Vo a révélé l’immensité de la créativité à Couleur Indigo. Le SIA 25 a accouché d’importantes recommandations rendues publiques par la promotrice Nadia Adanlé.

Ghislain Gbènakpon

« Le message derrière sup’ɛlu c’est qu’aujourd’hui, on n’a pas de limite.  La créativité n’a pas de limite et on n’a pas de limite dans le travail de l’indigo.  On ne peut pas faire économie de beauté, de brillance, de fraîcheur, d’audace en parlant de l’indigo. C’est ce que sup’ɛlu a voulu nous montrer. On est allé très loin dans la précision et la finesse des motifs. Et c’est aussi montrer un degré d’expertise et voir tous les horizons qui restent à explorer. Souvent je dis que l’Indigo est bleu et rien de bleu dans la nature n’est petit. Il n’y a pas de raison que notre Indigo soit petit », a expliqué la promotrice Nadia Adanlé à la faveur d’une interview à la presse au terme du défilé de mode de la 13e édition de la Grande Nuit de l’Indigo.

D’autres tableaux ont été présentés par des mannequins de renom. Il y a eu d’abord, les costumes des Bahiana au Brésil dont la journée nationale était célébrée le 25 octobre dernier, ensuite, une mode écoresponsable où tous les costumes ont été montés à partir des chutes de tissus, la collection couture sans oublier le tableau avec el’gouda, la nouvelle gamme de élu vo qu’est le tissu teint à l’indigo selon le procédé ancestral par Couleur Indigo. Pour rappel, el’gouda est inspiré d’un inventaire de bâtiments afro brésiliens dont certains ont été transposés sur du elu vo afin d’en préserver l’âme. La quatrième édition du SIA a eu une résonnance brésilienne très prononcée. C’est ainsi que la Grande Nuit de l’Indigo 2025 a démarré avec la salutation des  Ganhadeiras  qui à l’origine, explique Nadia Adanlé, « sont des femmes parties de nos côtes et qui ont gardé comme activité principale, la préparation du ata et avec les fruits de leur vente qu’elles partageaient en partie avec leurs maîtres, elles ont pu acheter leur liberté et la liberté d’autres personnes mises en esclavage »

Les recommandations du SIA 25

La création d’un closer scientifique pour se réapproprier tout le narratif autour de ce savoir-faire et autour de ce textile tel qu’il a existé avant l’arrivée des colons; la création d’un courant artistique qui aurait pour pilier l’indigo; la mise en place d’un musée virtuel avant d’avoir le musée physique; une triangulation entre le Bénin, le Brésil et le Nigeria en écho au commerce triangulaire mais en créant une route de l’indigo; la documentation de toutes les réflexions menées depuis la première édition à travers des masters ou des thèses de doctorat à financer. Ce sont les recommandations du SIA 25 présentées par la promotrice à l’entame de la 13 édition de la Grande Nuit de l’Indigo.

Nadia Adanlé n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction au terme des travaux. « Pour nous, c’est une satisfaction de réaliser que sur un travail ancestral, purement artisanal, on arrive à arrimer à notre cause, d’historiens de renom, des muséologues, des architectes du patrimoine, des traditionalistes, des spécialistes de gestion de patrimoine. Le public m’a agréablement surprise parce que nous avons lancé le Symposium en semaine un mercredi; nous sommes quand-même en dehors de la Capitale et le public a répondu présent. Nous avons fait les trois demi journées scientifiques et le public était encore là. Et l’apothéose pour la Grande Nuit, vous avez vu vous-même le nombre. Ça veut dire que de la même manière que le tissu gagne du marché et cela est de plus en plus visible, de cette même manière, le public devient de plus en plus grand. C’est une courbe parallèle à celle de l’évolution de la part des marchés du Élu Vo aujourd’hui », a-t-elle déclaré face à la presse.

Abomey/Bénin: le marché moderne de Houndjro inauguré

Coupure du ruban

Les usagers de la principale infrastructure marchande d’Abomey en général et les femmes en particulier peuvent désormais vendre dans la dignité, travailler en sécurité et prospérer avec justice. Le marché moderne de Houndjro a été inauguré ce samedi 29 novembre avec une portée hautement historique par le ministre de l’industrie et du Commerce, Mme Shadiya Assouman. C’était en présence des personnalités politico-administratives et des têtes couronnées de la localité mobilisées par l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM ).

Ghislain Gbènakpon

Une capacité d’accueil de 1756 espaces de vente, comprenant 1 484 étals primeurs, 238 boutiques, ainsi que 34 restaurants et maquis offrant diversité et convivialité, trois blocs administratifs, une infirmerie, une chambre froide, un monte-charge, et
plusieurs locaux techniques pour un fonctionnement optimal et sécurisé, des sanitaires modernes conçus pour garantir à tous, un confort adapté et un niveau d’hygiène irréprochable. Voilà les principales caractéristiques du marché moderne de Houndjro qui vient d’être inauguré. « Je pense à toutes celles qui, pendant des décennies, ont exercé sous le soleil, la poussière, la pluie, parfois dans des conditions difficiles. Aujourd’hui, grâce à la vision du président Patrice Talon, elles prennent place dans un marché structuré, assaini, organisé et  porteur d’avenir », a déclaré la DG Eunice Loisel Kiniffo.

La ministre Shadiya Assouman

Il faut dire que de par sa portée historique, le marché de Houndjro, né de la mise en valeur d’un butin de guerre rapporté de la région Mahi à savoir le Aïzan, fétiche protecteur, n’est pas le même que les autres marchés. La ministre de l’industrie et du commerce fait observer que lorsque le Roi Guézo institua ce marché autour de 1820, il en fit un symbole : le lieu où l’effort devient richesse, où le courage devient prospérité, où le butin devient économie. « L’État, sous l’impulsion du Président de la République, le Président Patrice Talon, a voulu que chaque infrastructure marchande rénovée porte en elle trois dimensions essentielles : la dignité des commerçantes et des commerçants – la sécurité et la salubrité des espaces de vente – et la valorisation de notre patrimoine culturel. Le marché Houndjro remplit ces trois missions. Et il en porte une quatrième : la mémoire. », a soutenu Shadiya Assouman.

La DG Eunice Loisel Kiniffo

La DG Eunice Loisel Kiniffo assure que l’ANaGeM sera présente au quotidien pour garantir la qualité du service public marchand au niveau de cette infrastructure flambant neuf qui concilie modernité et préservation des traditions à travers le Aïzan qui y trouve naturellement sa place. Elle n’a pas manqué de rappeler aux usagers et à tous les acteurs concernés, qu’un marché moderne est aussi un espace d’ordre, de discipline et de responsabilité collective: « C’est pourquoi j’en appelle dès aujourd’hui à l’engagement de chacun: aux usagers pour adopter les bonnes pratiques d’occupation des espaces, aux représentants de marché pour maintenir un climat de concertation et de cohésion, aux autorités locales et à la police républicaine pour soutenir les efforts de régulation et à l’ANaGeM pour intensifier la supervision, assurer l’entretien, la sécurité, la maintenance et veiller au respect strict des règles établies »