
Au terme d’une réflexion approfondie sur l’opportunité ou non de susciter l’élaboration et le vote d’une loi sur la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts, l’Ong Survie de la Mère et de l’Enfant et les autres acteurs concernés optent pour un lobbying en vue de sa prise en compte dans le code forestier en instance à l’Assemblée nationale. C’était ce vendredi 19 décembre 2025 à la faveur d’un atelier au chant d’oiseau de Cotonou.
Ghislain Gbènakpon
Le code forestier actuellement sur la table des députés devra avant son adoption prendre en compte la nécessaire mutualisation des moyens endogènes et tradionnels de protection des forêts au Bénin. C’est la résolution qui a sanctionné l’atelier de réflexion sur la prise d’une loi relative à la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts organisé par l’ONG Survie de la Mère et de l’Enfant. Les acteurs mobilisés pour la circonstance sont les représentants d’Ong, les cadres de l’administration et des universitaires. Il était concrètement question au départ pour eux d’étudier l’opportunité ou non d’une telle loi. Mais après avoir revisité l’arsenal juridique existant relatif à la protection des forêts au Bénin, la présence d’un code forestier en instance à l’Assemblée nationale a été portée à leur connaissance.

A la faveur d’une interview à la presse, le directeur exécutif de Survie ONG, M. Bernard Gnantonnou a fait savoir que la recherche d’un support légal à la mutualisation des moyens traditionnels et modernes de protection des forêts est née d’une série de trois ateliers déjà organisés sur la problématique. On retient qu’au premier atelier, les prêtres de Fà, les tradipratriciens, les chefs de couvent ont confirmé que les moyens endogènes pour protéger les forêts existent bel et bien encore. Au second atelier, à la question de savoir si elle a besoin de renforcer la protection des forêts avec les moyens traditionnels, l’administration à travers cinq ministères dont celui du cadre de vie, de la culture, de l’intérieur, de la décentralisation et de la justice a répondu par l’affirmative. C’est donc à juste titre que le troisième atelier qui a réuni les traditionnels et les acteurs publics a eu pour objectif, la définition d’une feuille de route pour la mutualisation des moyens endogènes et modernes de protection des forêts. « Et c’est cette feuille de route qui a recommandé l’élaboration d’une loi pour sécuriser cette nécessaire mutualisation », a fait observer le DE Bernard Gnantonnou. Mais il est désormais question de faire le lobbying pour la prise en compte de la mutualisation dans le code forestier en gestation au parlement.

Pour rappel, ce lobbying s’inscrit dans le cadre du projet de Revalorisation de la biodiversité en s’appuyant sur les connaissances traditionnelles africaines au Centre du Bénin qu’a proposé et conduit l’ONG Survie de la Mère et de l’Enfant avec l’appui financier et technique de l’Alliance pour le Climat et le Développement ( CDKN ) et ses partenaires.








































