Prévention de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: « les jeunes et les femmes ont leur place », dixit Abdoul Kassim Fomba de Think Peace Sahel

M. Abdoul Kassim Fomba, coordonnateur de Think Peace Sahel

L’organisation Think Peace Sahel a brillé par une participation active à la conférence régionale de Cotonou sur le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extémisme violent en Afrique de l’Ouest tenue du 15 novembre au 17 novembre 2022. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, son coordonnateur Abdoul Kassim Fomba, l’un des panélistes, assure que les jeunes et les femmes ont leur place dans la réponse au phénomène. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges . 

Cause Commune: Présentez-nous en quelques mots Think Peace Sahel.

Abdoul Kassim Fomba: Nous sommes une organisation qui travaille sur la gestion et la résolution des conflits inter et intracommunautaires, qui est notre premier axe. Le second axe, c’est tout ce qui est renforcement des liens entre les forces de défense et de sécurité, les autorités locales et la population. Et le troisième axe est tout ce qui est prévention de la radicalisation en milieu carcéral et hors carcéral. Nous sommes une organisation malienne mais nous avons ouvert Think Peace Burkina et Think Peace Niger. Aujourd’hui, nous couvrons environ 107 communes dans les trois pays d’intervention. Dans chacun de ces pays, nous avons installé des comités d’engagement communautaires. Ce sont des acteurs au niveau communautaire composés des chefs de village, des communicateurs traditionnels, des représentants des jeunes, des femmes, du secteur privé local et d’autres personnes ressources identifiées par la communauté elle même. C’est avec ces acteurs que nous intervenons directement sur le terrain. 

Qu’est-ce qui a fondamentalement motivé votre présence à ces assises de Cotonou ?

La thématique c’est le rôle des jeunes dans la prévention de l’extrémisme violent. Ce qui touche notre axe 3 de travail. Il faut savoir que le phénomène de l’extrémisme violent relie aujourd’hui plusieurs facteurs assez complexes qui touchent aussi certaines dimensions du fonctionnement au niveau local, notamment la gouvernance locale, beaucoup de choses en lien avec l’injustice, la cooruption endémique. Des facteurs dont se nourrissent les groupes armés terroristes ou d’extrémisme violent  pour pouvoir s’enraciner au sein de la communauté. Et vu que nous travaillons dans ces domaines, nous avons été invités par rapport aux actions que nous menons dans nos communautés. 

Au sortir de ces trois jours de travaux, que retient-on au niveau de Think Peace Sahel?

Il y a plusieurs choses qu’il faut retenir à des rencontres du genre. D’abord, la première chose, c’est le réseautage. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a plusieurs acteurs qui sont sur le terrain travaillant sur la même problématique au niveau de leurs localités. Ça nous permet de pouvoir discuter, de se connaître et de s’inspirer de ce que les autres font. La deuxième chose concerne les différentes recommandations. Et la recommandation phare, c’est l’implication des jeunes comme des acteurs de solution et de réponse au niveau local ou au niveau décisionel. La troisième chose est relative à la résilience communautaire. Comment les communautés devraient réagir face à ces phénomenes? Quel est le degré d’implication nécessaire  des femmes et des jeunes pour cela ? Quel est le rôle de la société civile pour l’effectivité de cette résilience de la communauté. L’autre chose à retenir, c’est par rapport aux efforts des États. Qu’est-ce qu’ils doivent faire pour amélioer davantage ce processus en cours de lutte contre l’extrémisme violent . Et comment ils doivent impliquer les femmes, les jeunes et d’autres acteurs? C’est de tout cela que nous avons discuté.

Votre mot de fin.

On peut dire aujourd’hui que les jeunes autant que les femmes ont leurs places dans la réponse à l’extrémisme violent sur le terrain. Et ce n’est pas une place de participants, mais une place d’acteurs de réponse. Il faut trouver le moyen à ce que tous les jeunes soient impliqués. Mais il faut que les jeunes n’attendent pas que ce soit l’Etat qui les implique. Tous les jeunes dans nos pays, dans les organisations de la société civile doivent s’impliquer pour pouvoir apporter leur pierre à la résolution de ce phénomène.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à la conférence régionale de Cotonou

Extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: l’appel de Abdoulaye Harouna de la Copave aux jeunes et aux Etats

Le président de la Copave, M. Harouna Abdoulaye

Au nombre des participants à la conférence régionale sur le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest tenue du 15 novembre au 17 novembre 2022 à Cotonou, il y a le président de la Coalition Communautaire pour la Paix et la Promotion du vivre ensemble ( Copave) du Niger. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, M. Abdoulaye Harouna, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, lancé un appel aux jeunes et aux Etats. Lire ci dessous, l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: Présentez-nous brièvement la Copave.

Abdoulaye Harouna:  La Copave est une association créée en 2015 pour soutenir les efforts des autorités du Niger dans le cadre de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale, tout ce qui est processus de réinsertion et de réintégration communautaire  des ex combattants. C’est une Ong qui a un bon encrage au niveau international parce que partenaire avec beaucoup d’organisations internationales, dont le Secrétariat des Nations Unies, Peace by Africa, Africa Voices Dialogue AVD, PNUD, Secrétariat de la Conférence Africaine pour la Paix Mauritanie, Elman Peace et les institutions de l’Etat du Niger travaillant dans la gouvernance paix et sécurité.

Quel est concrètement l’objectif de la  participation de la Copave à cette conférence régionale de Cotonou?

Il s’est agi pour nous de partager nos expériences en matière de processus de réinsertion et de réintégration communautaire, mais aussi en matière d’approche inclusive de consolidation de la paix. Nous sommes ici aussi en qualité de facilitateur et de modérateur pour aider les organisateurs à réussir la conférence, faire parler l’ensemble des acteurs pour mieux partager les expériences des pays. Pour nous, c’est une façon d’aider le Bénin à mieux s’outiller contre l’extrémisme violent.

Il a été question du rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. 

Les jeunes constituent la réponse même de la lutte et de la prévention contre l’extrémisme violent. Aujourd’hui, on ne doit plus voir les jeunes comme des freins, des vulnérables face à l’extrémisme violent , mais comme des acteurs clés sans lesquels, on ne peut pas faire la difference en matière de lutte contre le fléau. Ils ont les moyens de parler à leurs pairs qui sont de l’autre côté. Ils ont aussi les moyens et les techniques pour les démobiliser et faciliter leur réintégration au niveau des communautés. Sans les jeunes, la porte est fermée. 

Votre mot de fin.

J’appelle la jeunesse béninoise et la jeunesse africaine en général à s’impliquer dans le processus de consolidation de la paix et dans la prévention de la lutte contre l’extrémisme violent . Pour les Etats, c’est de ne pas jouer le déni. L’extrémisme violent peut frapper à n’importe quelle porte et à n’importe quel moment. Quand on est informé et averti, il faut prendre les dispositions pour éviter la propagation de ce phénomène dans nos pays. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à la conférence régionale de Cotonou

Expérience Tébé après le récépissé définitif du Mpl pour les législatives: « C’est la victoire de tous les opprimés »

Le président du Mpl, M. Expérience Tébé

Le parti Mouvement populaire de libération ( Mpl) a célébré ce mercredi 16 novembre 2022 à son siège à Cotonou, l’obtention de son récépissé définitif pour les législatives du 8 janvier 2023. Occasion pour son président, M. Expérience Tébé de souligner qu’il s’agit d’une victoire pour les opprimés, entre autres.

Ghislain Gbènakpon

« Nous allons réécrire avec vous l’histoire politique du Bénin. C’est votre victoire, c’est la victoire de tous ceux qui sont opprimés, brimés, ceux qui ont perdu leurs emplois, tous ceux qui se sont sentis obligés de quitter le pays. Et le 8 janvier prochain, nous allons, nous tous, faire tout possible pour que d’une seule main, on va faire le balayage. Tout le monde, au balai ». Ainsi s’exprimait le président Expérience Tébé à l’adresse des militants fortement mobilisés après la délivrance hier par la Cena du récépissé définitif du Mpl pour les législatives de janvier prochain. 

Déjà au sortir de la salle du retrait du récépissé définitif pour les législatives à la Céna, il a soutenu face à la presse que le parti s’est donné avec cette pièce, les moyens pour contribuer à redorer le blason du parlement béninois.. »Nous avons utilisé toutes nos forces pour contrer cette assemblée qui nous a été imposée depuis 2019 et on n’a pas pu. Le Mpl et ses militants viennent de trouver le moyen de revenir sur ces choses. On a le poids de la responsabilité sur nous. Et nous savons avec le peuple, on va y arriver », a déclaré le président Expérience Tébé. 

Lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: le rôle de la jeunesse au cœur d’un forum régional du Gctf à Cotonou

Une vue de famille des participants

« Le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest ». C’est le thème de la conférence régionale qui se tient depuis ce mardi 15 novembre 2022 à Azalai hôtel de Cotonou. C’est une initiative du Groupe de travail sur le renforcement des capacités en Afrique de l’Ouest du Global CounterTerrorisme Forum ( Gctf) avec le soutien de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ( Onudc). Les travaux qui prennent fin ce jeudi 17 novembre ont été officiellement lancés par M. Oméga Honvoh, ambassadeur et directeur adjoint de cabinet du ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin. 

Ghislain Gbènakpon

« En termes de stratégies de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent, la problématique des jeunes implique un certain nombre d’enjeux et d’approches spécifiques que nous aurons l’occasion d’approfondir cette semaine. Je pense notamment aux réponses du système judiciaire et du système carcérale face aux enfants recrutés et exploités par les groupes terroristes et l’extrémisme violent, mais également aux rapports souvent difficiles entre les jeunes et les acteurs des secteurs sécuritaire et judiciaire », a déclaré dans son allocution, M. Ludovic D’Hoore, coordonnateur de la branche prévention du terrorisme de l’Onudc. 

Une vue partielle des participants en séance

Il faut dire que l’agenda du Gctf et de son groupe de travail Afrique de l’Ouest s’articule autour d’un ensemble de priorités dont la problématique de l’implication des jeunes dans la réponse aux menaces sécuritaires et sociétales auxquelles est confrontée la région. Il en est ainsi parce que la recrudescence de la criminalité et de l’insécurité a un impact dévastateur sur la survie, l’éducation, la protection et le développement des jeunes et des enfants. Ceux-ci sont au coeur du jeu des terroristes car, fait observer M. Ludovic D’Hoore, leur recrutement confère aux groupes  terroristes et à l’extrémisme violent des avantages tactiques et opérationnels.

Échanges d’expériences entre experts

Les trois jours de travaux permettent à un très large éventail d’experts venus des États membres du Gctf, de toutes l’Afrique de l’Ouest et de plusieurs pays frères proches de cette région d’échanger en panels et travaux de groupes sur cette éventail de questions et d’enjeux auxquels une grande partie de la jeunesse ouest-africaine est exposée, de partager des expériences entre experts et d’intégrer ces dimensions spécifiques dans les stratégies plus larges de prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent.

Le Dac Oméga Honvoh lançant les travaux

En lançant les travaux de ce forum régional, le directeur adjoint de cabinet du ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin, l’ambassadeur Oméga Honvoh a soutenu que le thème de cet atelier vient à point nommé au regard de la priorité que représente la prévention du terrorisme dans le contexte sécuritaire sous-régional: « Il peut et doit d’ailleurs être d’une grande importance pour l’ensemble des acteurs engagés dans la recherche de stratégies et de solutions efficientes pour venir à bout de l’extrémisme violent et du terrorisme dans nos États. Le Bénin reste convaincu que la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre le terrorisme méritent que l’on implique toutes les couches de la société pour renforcer l’unité nationale ».

Congo-Guinée : Umaro Embalo Cissoko en visite de travail de 48 heures à Pointe-Noire

Échange entre les présidents Embalo Cissoko et Denis Sassou-N’Guesso

Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Cissoko a entamé une visite de travail de 48 heures, à Pointe-noire, deuxième ville et capitale économique de la République du Congo.

La rédaction

Brazzaville et Bata ne cessent de multiplier les actes susceptibles de renforcer leur coopération. Le dernier en date est la visite de travail de 48 heures qu’effectue le président Bissau-guinéen à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, reçu par son homologue congolais,  Denis Sassou-N’Guesso, ce dimanche 13 novembre 2022, à l’aéroport international Agostinho Neto.

La présence de Umaro Embalo Cissoko à Ponte-Noire aux côtés de Denis Sassou-N’Guesso traduit en acte la volonté et la détermination des deux pays et des deux peuples de il consolider la coopération bilatérale, mais aussi l’intégration sous régionale et le développement de la vision panafricaine de ces deux dirigeants africains.

C’est au crépuscule de ce dimanche que l’avion présidentiel transportant le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Cissoko, a foulé le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire. A sa descente d’avion le chef de l’État Bissau-guinéen a été reçu par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso. Après les accolades entre les deux dirigeants africains et les salutations des des autorités congolaises, les deux chefs d’Etat pouvaient communier avec le peuple de la capitale économique, qui a fait le déplacement de l’aéroport ; question de marquer la solennité de cette visite d’Etat qui vient renforcer l’axe Brazzaville- Bata.

Le programme de travail du président Bissau guinéen, dans la ville océane, prévoit des entretiens en tête à tête avec le président Denis Sassou N’Guesso. A noter que, le Congo et la Guinée Bissau ont toujours entretenu depuis la nuit des temps d’excellentes relations de coopération ; une coopération marquée par des consultations régulières des deux chefs d’Etat.

Congo : le projet de la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire devient désormais une réalité

Le président Sassou-N’guesso posant la première pierre

« Le projet de la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire va devenir une réalité. » Ainsi s’est exprimé le ministre congolais des zones économiques spéciales et de la diversification économique, Jean Marc Thystère Tchicaya, à l’occasion de la pose de la première pierre de cette plateforme économique, par le président Denis Sassou-N’Guesso, ce 12 novembre 2022, à Loango, dans le département du Kouilou.

La rédaction 

La zone économique spéciale de Pointe-Noire s’étend sur une superficie de 2790 hectares.  Sur cette superficie seront développées, en premier, les industries du de bois, ensuite les industries pétrolières et parapétrolières. Pour le développement de cette zone, l’Etat a signé un accord avec la société Arise, le développeur, qui a déjà fait ses preuves au Gabon, au Togo, au Benin et au Tchad. Au-delà de son expertise, Arise à une assise financière capable de consentir cet investissement dans la Zone économique spéciale.

La pose de la première pierre de la zone économique spéciale interdépartementale (Kouilou-Pointe-Noire) est un acte hautement historique, a déclaré le préfet du Kouilou, Paul Adan Dibouilou.  Pour lui l’implantation de cette plateforme économique et industrielle à Loango va susciter la renaissance de la ville antique de Loango, qu’il a qualifié de nouveau temple de l’universel. L’hôpital de base de Loango, la construction des universités de Diosso et de Loango, sont entre autres projets,  qui tiennent à cœur les populations du Kouilou, a souligné le préfet Adan Dibouilou.

La construction de la ZES de Pointe-Noire mobilisera une grande expertise et des ressources humaines conséquentes, a noté, à son tour le directeur général de la Société Arise, Barrow S. Selon lui, la vision de sa société se décline en plusieurs axes majeurs, notamment le développement et la création d’emplois.

Les propos du directeur général de la société Arise ont été complétés par une projection vidéo de 8 minutes. Ici, un accent particulier a été mis sur les différents compartiments qui soutiennent la zone économique spéciale. Il s’agit notamment de la zone industrielle, de la zone de facilité ainsi que de la zone commerciale. 

Prenant la parole, après cette projection documentaire, le ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique, Jean PierreTchicaya, a précisé qu’à travers la zone économique spéciale, le gouvernement entend mettre en place une politique, qui attire les investissements directs étrangers et améliorer les taux d’importation et la création d’emplois, estimés à 8000 emplois directs et 16000 emplois indirects, avec une priorité accordée à la main d’œuvre nationale. 

Le chronogramme de développement défini prévoit que les premières usines soient mises en service en 2023, a rassuré le ministre des ZES avant d’exhorter la direction générale de la société Arise et la direction de la plateforme industrielle Pointe-Noire de travailler, sans relâche, au respect de ce délai.

Avant de prendre sa truelle et poser la première pierre pour la construction de la ZES de Pointe-Noire, le chef de l’Etat et l’assistance ont suivi un rituel traditionnel de consécration du site.

 A noter que,  le Congo compte au total  quatre zones économiques spéciales, à savoir Brazzaville, Ouesso, Pointe-Noire et d’Ollombo. Troisième pilier du plan national de développement (PND) 2022-2026, les ZES sont encadrées au Congo par la loi 24-2017 du 9 juin 2017, modifiée et complétée, par la loi2-2021 du 21 janvier 2021.

Défis politiques et sécuritaires dans la Cedeao: le regard du Gal Francis Béhanzin

Le général Francis Béhanzin face à la presse

Les défis politiques et sécuritaires dans l’espace Cedeao sont au coeur de l’entretien que l’ancien Commissaire de la Cedeao au département des affaires politiques, paix et sécurité a accordé à trois chaînes privées de télévision béninoises. Occasion pour le Gal Francis Béhanzin de plaider pour l’amélioration de la gouvernance mondiale pour relever ces différents défis communautaires. 

Ghislain Gbènakpon 

« La gouvernance mondiale est à revoir. Car pourquoi devrait-on attaquer la Libye? C’est à partir de là que le déferlement des attaques terroristes est venu en Afrique de l’Ouest par le Mali. L’Afrique n’est pas au Conseil de sécurité de l’Onu alors que sa superficie vaut plusieurs fois celle de certains pays membres. Cette gouvernance mondiale influe négativement sur tout », a déclaré le Gal Francis Béhanzin au sujet de la recrudescence des attaques djihadistes dans la sous-région. 

Toujours sur la problématique de la gouvernance mondiale, l’ancien Commissaire de la Cedeao au département des affaires politiques, paix et sécurité a fait observer que l’institution sous-régionale a élaboré un plan d’action qui souffre malheureusement de financement: « La Banque mondiale et le Fmi sont régulateurs de tous les flux financiers dans le monde. Ce n’est pas normal.  Nous n’avons besoin que de 2 milliards 300 millions de dollars pour implémenter les 8 axes prioritaires dont l’équipement, le développement des renseignements, la sécurisation des frontières, le contrôle des produits à usage multiple, le blanchiment, la communication, le retour de l’Etat. On ne trouve pas de financement alors que pour l’Ukraine, les Etats-Unis ont déjà débloqué 50 milliards ».

Le Gal Francis Béhanzin n’a pas manqué de faire une mise au point sur la situation au Mali. « Sur la question du Mali, par rapport à cette crise multidimensionnelle, disons le, il y a des partenaires qui n’ont pas joué franc jeux parce qu’en réalité, nos armées ne sont pas incapables d’affronter l’ennemi. Mais elles ont besoin des vecteurs aériens importants pour voir ce qui se passe au sol et retracer les informations qui permettent aux troupes d’évoluer correctement. Ce n’est pas la capacité opérationnelle qui manque. Mais quand vous n’avez pas la capacité de renseignements qu’il faut et que vous tombez dans une embuscade alors que les vecteurs aériens pourraient vous permettre de voir les mouvements insolites de troupes qui ne sont pas forcément des troupes amies, c’est regrettable », a-t-il soutenu. 

Par ailleurs, l’ancien commissaire a fait savoir que dans la plupart des pays de la Cedeao, la précarité sévit déjà à 5 km des Capitales avant de rappeler que la lutte contre le terrorisme passe aussi et surtout par une bonne gouvernance qui améliore les conditions de vie des populations en général et de la jeunesse en particulier. 

3ème mandats et crises politiques 

« La  Cedeao bénéficie d’une certaine supranationalité qui ne prend pas forcément sur la souveraineté de chacun des États », déclare le Gal Francis Béhanzin interpellé sur le silence et l’inaction régulièrement reprochés à la Cedeao face aux tripatouillages constitutionnels pour un troisième mandat orchestrés par certains régimes pour s’éterniser au pouvoir. L’ancien commissaire recommande une introspection de l’élite politique qui donne souvent elle-même son onction aux révisions de la constitution par le jeux des transhumances induit par le manque de conviction politique. 

Il a été aussi question des crises postélectorales auxquelles fait souvent face la Cedeao. Il ressort de l’intervention du Gal Francis Béhanzin qu’il s’agit d’une préoccupation majeure au niveau de l’institution sous-régionale:  » Vous vous rappelez, avant la fin de mon mandat, à l’occasion du 30 ème anniversaire de la cour constitutionnelle du Bénin, nous avons pu réunir les commissions électorales nationales et les cours constituttionnelles de nos 15 États à Cotonou et elles ont harmonisé leur point de vue sur la problématique. Maintenant, quand la Cedeao se déploie dans les États, ce n’est pas pour juger de la validité des élections. Nous ne relayons que ce que nous avons vu avant, pendant et après les scrutins ».

Économie numérique dans l’Uemoa: les textes communautaires et le programme régional de développement adoptés

Les ministres de l’Uemoa ou leurs représentants avec le Représentant Résident et le Commissaire en charge de l’économie numérique

En réunion ce vendredi 11 novembre 2022 à Azalai hôtel de Cotonou, les ministres en charge de l’économie numérique de l’Uemoa ou leurs représentants se sont penchés sur les projets de textes communautaires et le programme régional de développement de l’économie numérique à eux soumis par les experts. C’est la ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin, Mme Aurélie Adam Soulé qui a officiellement lancé les travaux qui ont abouti à l’adoption de ces deux documents. 

Ghislain Gbènakpon

Les projets de textes communautaires relatifs aux conditions et modalités de mise à disposition de données publiques sous format électronique, à la création du Comité des régulateurs nationaux du numérique des États membres de l’Uemoa et à l’utilisation de masse du  numérique d’une part, et le projet de programme régional de développement de l’économie numérique ( Prden) d’autre part. Ce sont les deux documents examinés par les experts quatre jours durant avant d’être soumis à l’approbation des ministres en charge de l’économie numérique de l’espace Uemoa. 

La tribune officielle

Dans son allocution de bienvenue, le Commissaire en charge de l’économie numérique, M. Paul Koffi Koffi a fait observer que les projets de textes communautaires proviennent des travaux entrepris avec le Comité des régulateurs nationaux de télécommunications des États membres de l’Uemoa ( Crtel ) alors que le projet de Prden a été préparé par la Commission de l’Uemoa avec l’appui technique et financier de la Banque Islamique de Développement puis validé par un comité interdépartemental avant d’être présenté aux instances de la Commission. 

Une initiative à point nommé

« Les gouvernements de nos États accordent une grande importance à la question du développement du numérique. Cette question a besoin de véritables solutions à cette ère où tous nos États ont amorcé le processus de transformation digitale de leur économie. Le numérique connait une croissance forte dans notre région. C’est pourquoi, la Commission de l’Uemoa s’est engagée à produire une réglementation harmonisée pour favoriser le développement du secteur, mais aussi à préparer et faire adopter par les Etats de façon participative et inclusive, un Programme Régional de développement de l’Economie Numérique », a expliqué le Commissaire Paul Koffi Koffi. 

La ministre du numérique et de la digitalisation Aurélie Adam Soulé

En lançant les travaux, la ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin a mis en évidence la pertinence de cette réunion de Cotonou. « Effectivement, nos différents États ont engagé une transformation numérique à divers niveaux qui se fait avec différents rythmes, différents résultats également, différents calendriers de mise en oeuvre. Mais nous avons besoin d’agir collectivement, de façon synergique, de mettre de la cohérence au plan régional dans ce que nous faisons. C’est pour ça que je pense que cette réunion est bienvenue », a déclaré Mme Aurélie Adam Soulé.

Trophées Success Stories Awards 2022: Ghislaine Fagbohoun, Meilleur Directeur Général Femme dans le secteur public

La Dg/Cous-Ac Ghislaine Fagbohoun avec ses distinctions

( Grand Prix International de l’Economie Sociale Solidaire Innovante) 

Double distinction pour la directrice générale des oeuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi ( Cous-Ac ). A l’occasion des trophées Succes Stories Awards du cabinet Vital Illimitted Consulting, Mme Ghislaine Claude Fagbohoun est consacrée Meilleur Directeur Général Femme du secteur publique et emporte le Grand Prix international de l’Economie Sociale  Solidaire Innovante. 

Ghislain Gbènakpon

« Vu le procès verbal établi le 5 novembre 2022, par la Commission de nomination et le Jury de sélection, après les sondages auprès des professionnels, Bénin, Meilleur Directeur Général Femme du Secteur Public, Ghislaine Claude Fagbohoun ». Voila ce qu’on peut lire sur le certificat de distinction de la directrice générale du Cous-Ac.

Le cabinet Vital Illimitted Consulting a donc identifié Mme Ghislaine Fagbohoun comme la meilleure gestionnaire des structures et sociétés d’Etat au sein de la gent féminine béninoise. Les nombreuses initiatives et réformes qu’elle a conduites au profit de la communauté estudiantine d’Abomey-Calavi viennent  ainsi d’être reconnues et célbrées. 

La Dg Ghislaine Fagbohoun recevant son trophée

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la directrice générale du Cous-Ac est distinguée cette année. En mai dernier, Mme Ghislaine Claude Fagbohoun était déjà dans le Top 100 des femmes de l’année identifiées par le cabinet Vital Illimitted Consulting et avait dédié cette distinction à son personnel, ses prédécesseurs dont la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Eléonore Ladékan Yayi. Elle fait de même pour ses distinctions aux trophées Succes Stories Awards 2022. 

Roscao: Dr. Jeanne Marie Abou’ou faite ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité

Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou, ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité

Une nomination méritée au Réseau des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao). Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou du Cameroun est nommée ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité en Afrique. Elle va prêter serment à Cotonou en décembre prochain à la grande nuit des Trophées Roscao, édition 2022 avant son investiture dans son pays.

Ghislain Gbènakpon

Elle est désormais le visage des affaires politiques, paix et sécurité du Roscao sur tout le continent Africain. Et à ce poste de responsabilité, Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou est comme un poisson dans l’eau car son profil s’y colle parfaitement. En effet, titulaire d’un PhD en droit de l’homme et culture de la paix, elle est connue pour son activisme sans pareil dans le domaine de la politique sécuritaire et de la paix en Afrique. Son expertise en la matière n’est plus aujourd’hui à démontrer.

Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou avec des agents des forces de défense et de sécurité dont elle a renforcé les capacités

C’est ainsi que Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou est régulièrement sollicitée par l’Union Africaine et la Cedeao pour le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité des différents États membres. L’ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité est aussi une auteure écrivain confirmée avec une facilité légendaire à publier des ouvrages et articles sur, entre autres, les faits de société, la gouvernance sécuritaire et la problématique du genre dans tous les secteurs vitaux. Au nombre de ces ouvrages, on peut citer « Garantir la sécurité humaine et le respect des droits humains, un défi onusien du monde libre. Regard particulier des enjeux sécuritaires du continent africain. » On doit à la même auteure, « Courage, honorables soldats ! » et « L’Oeuvre du Président Teodoro OBIANG N’GUEMA MBASOGO dans les Grands Enjeux de Sécurité Collective en Afrique ».

La promotion du genre aussi son cheval de bataille

Il faut dire aussi que l’engagement de Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou pour l’émancipation de la femme et la promotion du genre dans les politiques de développement en Afrique est de notoriété publique. La preuve en est par exemple sa participation du 18 au 19 février 2020 à la 5ème édition du Forum « Genre et Développement » organisé par ONU Femmes et la Fondation Forum de Bamako » comme experte invitée. Ledit Forum avait pour thème, « Femmes, Paix et Sécurité: Regards croisés sur les pratiques et l’état de mise en œuvre de la résolution 1325 ». 

Par ailleurs, pour davantage de précisions sur le profil du Dr. Jeanne Marie Rosette Abou’ou, il faut mentionner qu’elle est titulaire d’un diplôme d’étude supérieure en Gestion des Ressources Humaines. Elle est certifiée de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale ( IHEDN ) en France et doublement certifiée de l’Ecole Normale d’Administration ( ENA) de Paris en Management dans la fonction publique puis en Conception et Evaluation des Politiques Publiques. Elle est diplomée de l’Ecole Normale Supérieure de Yahoundé dans la spécialité Orientation Scolaire. Universitaire et professionnelle, elle est actuellement responsable dans la fonction publique camerounaise et enseignante du supérieur en paix, sécurité, droits de l’homme et en management des organisations. C’est dire que le Roscao a vu juste en la nommant ambassadrice chargée des affaires politiques, paix et sécurité en Afrique.