Accidents récurrents au Bénin : les pertinentes propositions de Dr. Marius Kpossi

Dr. Marius Kpossi, président du Creuset pour la Paix au Bénin ( Cpb )

Le drame de Dassa survenu le dimanche 29 janvier continue de suciciter des réactions. Parmi celles-ci, il faut noter celle du président du Creuset pour la Paix au Bénin ( Cpb). Son président Dr. Marius Kpossi fait observer que la récurrence des accidents au Bénin est un défi quotidien qui interpelle tout le monde avant de faire des propositions concrètes dont entre autres, la création d’une cellule de répression et de sensibilisation sévères plus préventives que curatives . Lire ci-dessous sa réaction. 

« Notre pays est dans le choc et dans l’émoi après la tragédie du dimanche 29 janvier 2023 à Dassa Zoumè . Importantes et tristes et douleureuses et déshumanisantes pertes en vies humaines sont enregistrées au cours de cet accident de la circulation .

Nous nous joignons au Gouvernement pour présenter nos sincères Condoléances aux familles éplorées et à tout le peuple béninois .

Nous prions le gouvernement de faire de ce lieu de drame un lieu de receuillement et qu’une pierre y soit posée pour servir de repect pour la mémoire des disparus .

Nous proposons également que des cultes soient dits en ce lieu en faveur des âmes des disparus .

S’agissant de la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national, nous devons rapidement convoquer les forces vives de la nation et diligenter les états généraux du conseil national de la sécurité routière le plus tôt possible . 

Il nous faut prendre des mesures de sensibilisation et de répression sévères mais surtout et toujours des sensibilisations  dans le sens préventif .

Les conducteurs étant  » têtus  » situons leurs responsabilités et qu’ils sachent que  leurs vies et celle des autres usagers en dépendent .

Ce deuil va passer mais il ne va pas disparaître .

Ce sont des plaies pour notre pays .

Nos larmes et nos mots sont insuffisants devant le poids déshumanisant de cette tragédie .

Le respect strict et rétroactif du code de la route de tout véhicule ( camions , voitures , motos ) en vue de la préservation de la vie est sacré ».

Conseil africain pour le dialogue interreligieux sur le droit des enfants: l’appel de l’Imam Oumarou Ayouba

L’Imam Oumarou Ayouba du Cameroun

Au nombre des participants au séminaire de formation organisé du jeudi 2 février au vendredi 3 février 2023 au  chant d’oiseau de Cotonou à l’intention du Conseil africain pour le dialogue interreligieux par l’Unicef pour son implication dans son nouveau programme de promotion des droits de l’enfant, il y a le secrétaire général de l’association camerounaise pour le dialogue inter religieux et, entre autres, Imam de la Mosquée Centrale N°1 Yaoundé. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, l’Imam Oumarou Ayouba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est prononcé sur la pertinence de ce nouveau programme et n’a pas manqué de lancer un appel pour l’engagement de tout le monde au profit du respect des droits des enfants.

Ghislain Gbènakpon 

« L’adulte d’aujourd’hui a été l’enfant d’hier. Et l’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain. Cela veut dire que si nous voulons que les enfants que nous éduquons aujourd’hui, connaissent une vie dépourvue des vices tels que le vol, les agressions, consommation de substances prohibées qui leur rendent fous, accros à la drogue, on doit les envoyer à l’école. Cela va leur assurer un lendemain sans trop de problèmes sur le plan professionnel et éducationnel . Eux-memes seront à même de parler dans la société. Ils seront les leaders de leurs communautés. Mais s’il y a pas l’éducation ou on envoie le garçon à l’école et on délaisse la fille, ce n’est pas bon », a déclaré l’Imam Oumarou Ayouba. 

Le secrétaire général de l’association camerounaise pour le dialogue inter religieux plaide pour la mobilisation de tous sur le continent pour la promotion et le respect des droits de l’enfant: « Je veux dire à nos frères, nos amis, de promouvoir l’éducation et l’encadrement des enfants; surtout les enfants orphelins qui méritent nos soutiens, nos apports sur le plan nutritionnel, sur le plan vestimentaire et sur le plan santé. Nous devons nous investir autant que faire se peut ».

L’initiative de l’Unicef saluée

Il ressort de l’intervention de l’Imam Oumarou Ayouba qu’à travers ce séminaire sous-régional, l’Unicef entend impliquer les dignitaires des différentes confessions religieuses africaines dans la mise en oeuvre de son nouveau programme de promotion de la défense du droit des enfants. « Les travaux sont très enrichissants et sont appuyés par l’Unicef qui s’occupe de problèmes qui relèvent des droits des enfants, comme l’éducation, la santé et autres. Ils nous ont réunis pour nous imprégner sur un nouveau programme qu’ils veulent mettre sur pied dans ce sens. C’est un programme sous régional de lutte pour le respect des droits des enfants comme l’éducation, la santé et contre le mariage et l’esclavage des enfants », a-t-il expliqué. 

Le secrétaire général de l’association camerounaise pour le dialogue inter religieux salue l’initiative de l’Unicef d’impliquer le Conseil africain pour le dialogue inter religieux dans sa stratégie de défense des droits des enfants. « Oui, il y a de cela longtemps, les Ong ne s’intéressaient pas aux religieux. Mais avec le temps, elles ont réalisé que pour atteindre leurs cibles, il fallait passer par les religieux. Nous savons sensibiliser nos fidèles surtout lors de nos cultes », a soutenu l’Imam Oumarou Ayouba de la Mosquée Centrale N°1 Yaoundé.

Cycle de Subvention 7 du Fonds Mondial: l’appel de la société civile et des communautés d’Afrique francophone

La table d’honneur à la clôture du forum

Le forum régional sur l’engagement de la société civile et des communautés d’Afrique francophone au cours du cycle de subvention 7 ( Cs7) du Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose tenu du 25 au 27 janvier 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou a été sanctionné par un appel. Celui-ci vise à garantir l’atteinte des objectifs du Cs7 du Fonds Mondial pour le bien-etre des population et à la grande satisfaction du Réseau Accès aux Maladies Essentielles ( Rame ) organisateur dudit forum. 

Ghislain Gbènakpon

L’appel de la société civile et des communautés d’Afrique francophone au terme du Forum régional sur leur engagement au cours du cycle de subvention 7 du Fonds Mondial a couvert le processus même de la subvention, la problématique des interventions prioritaires à intégrer dans les notes conceptuelles et le mécanisme de gestion et de mise en oeuvre. 

En terme du processus, la société civile et les communautés d’Afrique francophone appellent au renforcement de la participation effective, de l’implication et à la prise en compte de la contribution de la société civile à toutes les étapes, à la mise en place de cadres unitaires de dialogue et de coordination de l’implication des acteurs de la société civile. Elles appellent aussi à la réorientation des assistances techniques pour prendre en compte le transfert de compétences et le renforcement de la collaboration sud-sud, à intégrer de manière systématique la collaboration entre les fournisseurs d’assistance technique et la société civile au niveau national. 

Au chapitre des interventions prioritaires à intégrer dans les notes conceptuelles, la société civile et les communautés d’Afrique francophone appellent à la prise en compte systématique des droits humains, du genre, de l’équité et de la sécurité/sûreté, à la délégation des tâches dans la prise en charge des maladies, à des interventions visant à réduire les obstacles d’accès aux soins de santé. Elles appellent aussi à une couverture adéquate des enfants, des filles et des femmes, à l’affectation des ressources spécifiques au renforcement du suivi dirigé par la communauté et l’appui institutionnel au renforcement de la coordination des acteurs de la société civile. 

Le troisième pan de l’appel

En ce qui concerne le mécanisme de gestion et de mise en œuvre des différents projets et programmes, un appel est lancé pour la rémunération adéquate de tous les acteurs communautaires, pour un leadership plus accru des acteurs locaux y compris les populations clés en tant que bénéficiaires et sous bénéficiaires. Il est également souhaité l’octroi de frais de gestion adéquats et proportionnels à la charge des interventions aux acteurs locaux de mise en œuvre et des services de sécurité et de santé mentale à leur profit. 

« Nous avons aujourd’hui beaucoup d’outils pour renforcer non seulement nos connaissances, mais aussi améliorer notre participation au cycle de subvention 7 du Fonds Mondial. On peut aussi noter avec satisfaction, les rencontres que nous avons eues et les liens créés qui pourront nous aider dans nos relations et dans nos échanges sud sud et nord sud. Je vous invite à exploiter toute la richesse de ce forum au plan documentaire et des liens créés pour améliorer la qualité de tout ce que vous aurez à faire dorénavant avec les partenaires qui nous soutiennent », a déclaré dans son allocution de circonstance, M. Moïse Zida, le représentant du président du conseil d’administration du Rame. Il n’a pas manqué de remercier le Fonds Mondial ainsi que les autres partenaires techniques et financiers dont entre autres, Onusida, Expertise France, l’Usaid, l’Unicef, Ici-Santé, Roll Back malaria et Back up. 

Mariage et Dépendance affective: Excellence Conjugale conscientise les couples

Une vue de famille des participants

« Mariage et Dépendance affective » C’est le thème de l’atelier de formation que le mouvement Excellence Conjugale a organisé ce samedi 28 janvier 2023 au chant d’oiseau de Cotonou à l’intention des couples mariés membres et invités. A la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux, sa présidente Paula Gomez Dènon a donné des éclairages sur l’initiative.

Ghislain Gbènakpon

« Ouvrir les yeux, pour se passer le mot, pour se réveiller et dire, je dois prendre conscience de mes blessures intérieures et travailler sur moi-même pour leur guérison, libérer mon conjoint et travailler sur moi pour m’affirmer, m’assurer, me réaliser dans la vie au lieu de penser que c’est quelqu’un qui doit tout faire pour que moi je sois heureux ». Ainsi s’exprimait la présidente du mouvement Excellence Conjuguale Paula Gomez Dènon pour lever le voile sur l’objectif de cet atelier de formation des couples sur la dépendance affective dans le mariage. 

La Présidente de Excellence Conjugale Paula Gomez Dènon

Il ressort de son intervention que le principal message aux couples est que la vie a fait de beaucoup de gens, des blessés émotionnels: « Ce n’est la faute de personne. Mais c’est leur histoire. C’est leur background qui a causé ça. Et sans que personne n’y travaille, sans qu’elles aient pris conscience de ce qu’il y a un travail de guérison intérieure à faire, les gens sont restés comme ça et ils sont rentrés dans le mariage. Imaginez ce qu’un couple peut donner lorsque les deux conjoints sont tous des dépendants affectifs, des gens pas satisfaits. Des gens qui n’arrivent pas à se découvrir pour s’affirmer et qui vivent tout le temps dans l’ombre de quelqu’un d’autre. Ils sont toujours à la recherche de l’amour. Et celui ou celle qui a eu le malheur de décider de vivre avec lui, on lui en demande chaque fois. C’est ça la dépendance affective ». 

« Chacun se gère »

La présidente Paula Gomez Dènon a aussi fait observer qu’Il y a un grand vide au fond de certaines personnes qui n’est pas comblé, et on veut que ce soit l’autre qui le comble. « Non. Mon bonheur, j’en prends conscience et j’y travaille pour contaminer l’autre. Mais lorsqu’on va rester là à ne rien faire et c’est l’autre qui doit me rendre heureux par sa communication, par les cadeaux qu’il me fait, cela n’est pas possible. Chacun se gère, chacun a un plus en amour, en communication, en matériel et finance à partager à l’autre, vice versa. Et c’est ça qui crée le couple. Donc on a dit que pour les couples sains aujourd’hui, il faut comprendre ça . Nous sommes deux entités séparées, mais nous mettons les choses ensemble. C’est ça le couple sain. Mais lorsqu’on dit qu’on met tout ensemble, amis, familles, c’est pas réaliste. Donc, c’est pour dire aux gens que si vous êtes mariés, reconnaissez les signes de dépendance affective dans votre propre vie et travaillez-y et aider votre conjoint si vous reconnaissez qu’il y a des critères qui se vérifient dans sa vie ou orienter le vers des personnes qui le peuvent », a-t-elle soutenu. C’est donc une formation d’éveil de conscience et de motivation au changement. 

Excellence Conjugale en quelques mots

« C’est un creuset de femmes cadres, de femmes intellectuelles, au travail qui doivent rechercher dans leur vie l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie conjugale, leur vie de famille. Il y a d’énormes défis par rapport à ça. Comme tout le monde le sait, concilier les défis ou les objectifs de la vie conjugale avec la vie professionnelle n’est pas facile. Il faut être très habile, avoir des outils, aimer apprendre et aimer avoir le succès pour pouvoir réussir à le faire. Sinon, on néglige l’un au détriment de l’autre. Et comme la vie professionnelle nous procure des gains, du matériel et du financier, c’est très vite qu’on bascule de ce côté là où on donne tout et on est champion professionnellement mais des lampions dans nos maisons, dans nos foyers. Voilà ce qui explique le mouvement. La vision est excellence conjugale; c’est-à-dire, conduire ma vie de famille à l’excellence, donner toute la priorité qu’il faut à ma vie de famille pour réussir en famille comme je réussis professionnellement », a expliqué la présidente Paula Gomez Dènon. La devise ou le cri de ralliement de Excellence Conjugale est « J’y suis, j’y reste et je m’améliore ».

Congo-Parlement : le député Arcène NIAMBA plus que préoccupé du développement de Komono

Député titulaire de la circonscription unique de Komono, Arcène NIAMBA est en tournée politique dans sa circonscription électorale de Komono, département de la Lékoumou, depuis le mercredi 25 janvier 2023. Question pour lui, d’apporter des éclaircissements à ses mandants sur certains sujets, six mois après son élection avec son suppléant, Sylvère BITSAMINA, élu de cette localité à l’Assemblée Nationale.

La rédaction

L’entrée d’Arcène NIAMBA dans la communauté urbaine de Komono, ce mercredi, a été marquée par la tenue d’un meeting, à la place rouge de la localité. Face à ses mandants l’homme qui a reçu la mission de faire entendre la voix des enfants de cette contrée à l’Assemblée Nationale a usé d’une verve oratoire pour apporter les éclaircissements sur les questions qu’ils se posent, dont la principalement est celle savoir pourquoi le suppléant siège à la place du titulaire.Sur cette interrogation, certes fondée, le député titulaire a trouvé les mots pour s’expliquer. Frappé d’incompatibilité, parce que conseiller du président de la République, et obéissant à la tutelle administrative, Arcène NIAMBA a soutenu, qu’en pareilles circonstances le suppléant devrait siéger en lieu et place du titulaire. 

C’est bien ce qui justifie le fait que son suppléant porte l’écharpe aux couleurs nationales et siège.Profitant de cette tribune, le député titulaire, avant d’aller à la rencontre des populations d’autres villages composant cette circonscription électorale, a fait le point de certains succès enregistrés, grâce à son plaidoyer auprès des pouvoirs publics et structures des Nations Unies, telles que l’UNICEF, l’UNESCO et bien d’autres.Le rôle d’un député étant celui de faire écho des doléances de ses populations, Arcène NIAMBA a fait un plaidoyer auprès du gouvernement et de certains organismes onusiens et reçu à mobiliser et obtenir plusieurs biens et services indispensables aux habitants de Komono.Il s’agit entre autres de la réhabilitation du réseau d’adduction d’eau potable de la communauté urbaine, dont l’eau coule déjà à travers certains robinets ; de l’équipement en tables bancs des salles de classe de Komono centre et du collège du village de Ngonaka, qui venait d’ouvrir ses portes pour la première fois ; rapprochant ainsi l’apprenant de son lieu d’étude.

Un autre bénéfice à inscrire à l’actif des actions engagées par le député titulaire, Arcène NIAMBA, est d’avoir réalisé l’ouverture du collège d’enseignement général (CEG) de Ngonaka, dix ans après ses successeurs dans cette aventure. Ce CEG fonctionne avec un personnel et des facilités obtenus auprès du ministère de l’enseignement primaire et secondaire, grâce au plaidoyer du député du coin. Pour cette tournée politique et d’explication a mis à la disposition des écoliers de ce CEG des kits scolaires, obtenus auprès de l’UNICEF.Par ailleurs, le député titulaire de Komono n’a pas manqué d’évoquer les dossiers en cours de discussion avec les pouvoirs publics et autres institutions d’aide au développement. Parmi ceux-ci on peut citer le dossier sur la relance de l’activité agricole dans la localité, de l’alimentation du district par l’électricité fournie par l’Energie Electrique du Congo (E²C), de l’extension du réseau d’eau potable dans d’autres quartiers de Komono-centre, la construction d’un lycée dans la circonscription et bien d’autres, le tout rimant avec développement de Komono.Le député titulaire, Arcène NIAMBA a obtenu du gouvernement, également, l’assistance humanitaire des personnes en situation de vulnérabilité. C’est ainsi que ce jeudi 26 janvier 2023, la ministre Irène Cécile MBOUKOU KIBANTSA, au nom du gouvernement de la République et répondant à la sollicitude du député a apporté plusieurs soulagements à ces différentes catégories sociales. Une dotation composée entre autres de mousses médicales, des tricycles pour les personnes à mobilité réduites, des kits scolaires et actes de naissances pour les enfants non encore déclarés à l’état civil, des kits alimentaires (riz, huile végétale…), ainsi que des fournitures scolaires et d’autres.Une œuvre que le député titulaire entreprend et qui va se poursuivre bien appréciée par les principaux bénéficiaires, que sont les populations de Komono dans toute leur diversité. Le député Arcène NIAMBA poursuit son séjour à Komono pour continuer à évaluer les préoccupations de ses mandants, tout en leur apportant un message d’espoir et de soulagement.

43e conseil confédéral de la Csa-Bénin: Anselme Amoussou et son bureau en reddition de compte

La tribune d’honneur

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin ( Csa-Bénin ) a tenu ce jeudi 26 janvier 2023 à la bourse du travail de Cotonou, son 43e conseil confédéral ordinaire. Occasion pour le secrétaire général confédéral Anselme Amoussou et le bureau exécutif de se prêter à un exercice de reddition de compte qui a permis aux conseillers et conseillères d’apprécier leur bilan d’action 2022 et les perspectives pour 2023. 

Ghislain Gbènakpon

« Nous nous retrouvons donc à ce 43e conseil confédéral ordinaire pour vivre un moment d’oxygénation démocratique où la parole est donnée aux propriétaires de la CSA-Bénin que vous êtes afin d’apprécier en toute liberté et objectivité le chemin parcouru durant l’année 2022 par l’organisation. Comme vous le savez, il s’agira, dans un premier temps, de donner votre avis et votre quitus sur les documents de reddition soumis à votre sanction, à savoir le rapport d’activités, le rapport financier de l’exécutif confédéral. Puis dans un second temps d’examiner les éléments d’ambition du Bureau Exécutif pour l’année 2023 à savoir les projets de Plan de travail annuel et de budget », a déclaré dans son allocution d’ouverture des travaux, le secrétaire général Anselme Amoussou pour lever le voile sur les objectifs de ce 43e conseil confédéral ordinaire de la Csa-Bénin.

Il faut dire que les différentes instances et structures de la confédération ont eu à exposer chacune en ce qui la concerne, les actions menées en 2022. Mais la situation socioolitique et économique du Bénin était aussi au cœur des assises. « En effet, vous remarquerez que les défis pour l’action syndicale demeurent la cherté de la vie, la mise en œuvre des mesures salariales pour le secteur privé et parapublic, la préservation des emplois pour les entreprises en processus de liquidation, le paiement des droits pour les travailleurs qui malgré la bataille ont perdu leur emploi du fait de réformes parfois totalement aveugles », a soutenu le Sg Anselme Amoussou dans son discours d’ouverture. Il ressort aussi de son intervention que le conseil confédéral est une tradition instaurée par les fondateurs de la Csa-Bénin qui ont compris que la démocratie interne, le respect des textes et des procédures sont des éléments majeurs de la vitalité et de la viabilité d’une organisation sociale.

Cycle de subvention 7 du Fonds Mondial: l’engagement de la société civile et des communautés d’Afrique francophone en réflexion à Cotonou

La tribune d’honneur à l’ouverture des travaux

« S’assurer que les investissements du Fonds mondial ont un impact durable dans la région AOC, pour une contribution efficace de la société civile aux objectifs sanitaires de 2030 ». C’est le thème du Forum régional sur l’engagement de la société civile et des communautés d’Afrique francophone au cours du cycle de subvention 7 ( Cs7 ) du Fonds Mondial qu’organise depuis ce mercredi 25 janvier 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels ( Rame). Les travaux qui prennent fin ce vendredi 27 janvier ont été lancés par le conseiller au Fonds Mondial, M. Reid Gavin. 

Ghislain Gbènakpon

« Maximiser les synergies d’apprentissage et de réflexion dans les contextes nationaux et multi-pays pour une contribution efficace de la société civile et des communautés au cours du cycle de subvention 7 ( CS7 ) du Fonds Mondial en vue d’atteindre les objectifs sanitaires de 2030. » C’est tout l’objectif de ce forum régional sur l’engagement de la société civile et des communqutés d’Afrique francophone au cours du Cs7 du Fonds Mondial. Il s’agit pour les participants de trouver des réponses aux dispositions à prendre pour une meilleure participation de la société civile dans les processus du Cycle de subvention 7 du Fonds mondial.

Dans son mot de bienvenu, le représentant du président du conseil d’administration du Rame, M. Moïse Zida a fait observé que l’une des missions fondamentales du Reseau est de veiller à ce que des ressources suffisantes soient affectées à la santé, afin de garantir le droit à la santé pour toutes et pour tous. La bonne utilisation des ressources existantes, poursuit-il, est la première condition pour une mobilisation accrue de ressources supplémentaires. « Or, l’investissement et la gestion des ressources nationales, régionales, ou internationales ne peuvent générer les résultats escomptés que si les structures bénéficiaires sont outillées pour l’utilisation efficace et efficiente desdites ressources.Ce forum est donc une nécessité en vue d’identifier les leçons apprises des cycles de subvention passés du Fonds Mondial et tracer une feuille de route conjointe pour une meilleure participation de la SC d’Afrique francophone au Cycle de subvention 7 du Fonds mondial », a Soutenu M. Moïse Zida. 

Mieux orienter les acteurs de la société civile 

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le conseiller au Fonds Mondial, M. Reid Gavin, a soutenu que les efforts doivent être concentrés sur les personnes les plus touchées et les plus vulnérables aux trois maladies que sont le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, y compris les populations clés, les survivants de la tuberculose, les habitants des bidonvilles, les personnes détenues, les personnes handicapées et les femmes et les filles.

Il faut dire qu’à travers ce forum régional sur l’engagement de la société civile et des communautés d’Afrique francophone au cours du cycle de subvention 7 (CS7) du Fonds mondial, le Rame entend apporter sa modeste contribution au plaidoyer pour le renforcement de capacité et la consolidation d’une feuille de route conjointe pour l’engagement communautaire en vue d’une meilleure participation de la SC au Cycle de subvention 7. « Notre souhait est qu’à la fin de ce forum les acteurs de la SC soient orientés sur les réformes nécessaires aux dispositifs actuels pouvant permettre à la société civile de jouer pleinement son rôle dans le prochain cycle de financement du Fonds mondial et l’atteinte des objectifs sanitaires de 2030 », a déclaré le représentant du président du conseil d’administration M. Moïse Zida. 

Formation des acteurs du pastoralisme sur la médiation: le regard de Akibou Ali-Tcham

M. Akibou Ali-Tcham

Au nombre des participants à l’atelier de formation des acteurs du pastoralisme sur la médiation entre agriculteurs et éleveurs qui se tient depuis ce mardi 24 janvier 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou pour deux jours, il y a le vice-président de l’association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants ( Anoper-Bénin ) et président de l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants Zou-Colline. A la faveur d’une interview à la presse, M. Akibou Ali-Tcham, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a livré son regard sur cette initiative de la direction de l’élevage. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: Quel est selon vous le bien-fondé de cet atelier de formation ?

Akibou Ali-Tcham: C’est un renforcement de capacité qui nous donne des outils, des compétences à pouvoir gérer les conflits entre agriculteurs et éleveurs, cette médiation que nous ne cessons de jouer au jour le jour. Mais ça a une particularité car nous avons constaté au cours de l’atelier que le médiateur doit respecter certains critères pour bien jouer son rôle. Parmi ces critères, il faut être neutre, prêter une oreille attentive, il faut être conciliant pour pouvoir trouver des pistes de solution aux deux parties afin que le conflit ne perdure pas. 

Pensez-vous que cette formation va contribuer effectivement à instaurer une paix durable entre éleveurs et agriculteurs pour qu’on ne déplore plus des cas de pertes en vies humaines ?

Il y a un aspect capital que si chaque acteur de son côté arrivait à respecter, je pense qu’il pourrait avoir la paix. C’est la neutralité et le fait de pouvoir dire ce qui est à chaque partie. C’est-à-dire écouter le mobile du conflit et proposer des pistes de solution qui sont à prendre ou à laisser par les parties. Le médiateur ne tranche pas. Il propose des pistes de sortie de crise. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Education dans l’espace francophone: les Items pour l’évaluation Pasec2024 sélectionnés à Cotonou

La tribune d’honneur

Ghislain Gbènakpon

La Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la Francophonie ( Confemen ) a organisé du lundi 23 janvier au mardi 31 janvier 2023 à hôtel Azalaï de Cotonou, un atelier international de sélection des items pour l’évaluation du  Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen, exercice 2024 ( Pasec2024). C’est le directeur adjoint du cabinet du ministre des enseignements maternel et primaire Bénin, M. Raliou Akanda-Olouwa Orinloyé qui a officiellement lancé les travaux qui ont connu la participation de 23 pays.

« Faire le bilan des travaux nationaux de rédaction des items de l’évaluation au primaire; sélectionner des items de fin de primaire, du test enseignant et entamer le processus de rédaction et de finalisation des items de collège pour les besoins de la mise à l’essai et finaliser le contenu des questionnaires contextuels ». Voilà entre autres, des objectifs que poursuit cet atelier international de sélection des items pour l’évaluation Pasec2024 qu’abrite Cotonou du 23 au 31 janvier 2023. 

La rencontre regroupe les équipes nationales Pasec de 23 pays. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo, Viet Nam, Guinée Bissau, Centrafrique, Sao Tomé et Principe, Djibouti, Tunisie, Mozambique et Nigeria. Cette évaluation a donc la particularité de s’ouvrir à un pays anglophone, le Nigeria et trois pays lusophones, Sao Tomé et Principe, Guinée Bissau et Mozambique. Participent également aux travaux, des experts et des membres du secrétariat technique permanent de la Confemen.

Une démarche participative

« Il s’agit d’une démarche participative qui, non seulement renforce la qualité des instruments, mais aussi participe au renforcement des équipes nationales Pasec. Le Pasec, faut-il le rappeler, a une double mission: celle d’éclairer le pilotage des systèmes éducatifs des États et gouvernements membres via les évaluations et celle de contribuer au renforcement des capacités des équipes nationales. », a déclaré dans son allocution, le secrétaire général de la Confemen, Pr, Abdel Rahamane Baba-Moussa. 

Il faut dire que l’évaluation Pasec2024 constitue le troisième cycle d’évaluation groupée du Pasec qui fait suite aux deux précédentes Pasec2014 et Pasec2019. La collecte définitive des données de cette évaluation internationale est prévue au deuxième trimestre 2024 après une mise à l’essai des instruments et procédures prévue au deuxième trimestre 2023. En lançant les travaux, le Dac du ministère des enseignements maternel et primaire du Bénin a fait observer que cette troisième édition de l’évaluation Pasec permettra aux pays de disposer de données probantes à une période charnière vers l’échéance de 2030 des Odd, notamment l’Odd4 relatif à l’éducation.

Conférence sur la prévention des crises post électorales à l’Iajp: « Nous nous sommes apaisantis sur l’expérience de la démocratie béninoise », dixit Dany Ayida

Le conférencier M. Dany Ayida, expert en démocratie et gouvernance

« Prévention des crises en contexte post électoral: responsabilité des organisations de la société civile et des politiques ». C’est le thème de la conférence inaugurale de l’Institut des artisans de justice et de paix ( Iajp ) du Bénin qu’a animée ce jeudi 19 janvier 2023, le Directeur Résident de l’organisme américain National Democratic Institute (NDI) en RD Congo dans le cadre des 25 ans de l’Institut. A la faveur d’une interview à la presse, l’expert en démocratie et gouvernance Dany Ayida, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit a ,entre autres, fait savoir qu’il s’est apaisanti sur l’expérience de la démocratie béninoise. Lire l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: Vous venez d’animer une conférence dans le cadre des 25 ans de l’Iajp. Qu’est-ce qu’on peut retenir essentiellement?

Dany Ayida: Cette conférence inaugurale de l’Iajp est centrée sur la contribution de la société civile et des partis politiques à la prévention des crises post électorales. Nous avons eu l’opportunité de partager avec les participants sur la situation en Afrique en général, comment les élections devenaient parfois facteurs ou sources de conflits. Et nous avons essayé de tirer quelques leçons de certains pays, de certaines régions. Mais nous avons aussi développé ce qui peut paraître comme de bonnes pratiques qui peuvent consolider l’état de droit. Nous nous sommes apaisantis sur l’expérience de la démocratie béninoise qui depuis environ trois décennies a maintenu son cap avec une série d’alternances démocratiques saluée dans le monde entier et reconnue comme telle. Mais nous avons reconnu aussi qu’il y a quelques faiblesses comme il y en a dans toutes les républiques qui méritent d’être prises en compte pour qu’on puisse renforcer la démocratie béninoise. La réussite concerne le caractère consensuel et inclusif des réformes que dans la population, la classe politique ne s’approprie pas suffisamment à notre avis. Voilà quelques idées qu’on a partagées aujourd’hui. 

Un appel en guise de mot de fin.

Je voudrais d’abord encourager l’Iajp à organiser ces genres de rencontre où toutes les opinions s’expriment et je crois que c’est très utile pour un pays comme le Bénin où la libre expression, le débat pluriel sont toujours présents et à encourager. Et c’est très bien d’avoir impliqué un certain nombre d’institutions, des ministères représentés. Je trouve que c’est positif. J’encourage les frères et sœurs du Bénin à garder le cap de la construction de l’état de droit, cette édification qu’on ne finit jamais. Et quand on l’expérimente, s’il y a quelque chose à améliorer qu’on le fasse, qu’on tire les leçons et qu’on continue à créer de l’espace pour que de plus en plus de Béninois s’impliquent dans la gouvernance, la participation citoyenne; pas seulement les élections. Il faut aussi faire en sorte que la menace qu’on a au côté du Sahel qui aujourd’hui s’oriente vers nos pays du sud puisse être contenue très vite. Je veux parler de l’extrémisme violent, du terrorisme qu’il faut vite canaliser pour que la République continue à se développer. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon