L’International Inner Wheel: le District 909 a tenu sa 21e AGA à Cotonou

Une vue de famille des participantes

L’Assemblée générale annuelle ( AGA ) 2023 de l’organisation féminine l’International Inner Wheel District 909 s’est officiellement ouverte le jeudi 2 mars au palais des congrès de Cotonou pour prendre fin ce samedi 4 mars. Les travaux qui ont enregistré 140 participantes venues de l’Europe et de 7 pays de l’Afrique occidentale et centrale ont été lancés par la ministre des affaires sociales et de la microfinance, Mme Véronique Tognifodé qui représentait la vice-présidente de la République du Bénin, Mme Mariam Chabi Talata Zimé, marraine de l’évènement. Elle avait à ses cotés, entre autres, la gouverneure du District 909, Mme Gisèle Enianloko Martin, le représentant du maire de Cotonou, M. Romelus Agbédjékou et la présidente du comité préparatoire Mme Aurore Assogba.

Ghislain Gbènakpon

Faire le point des activités menées durant une année mais aussi faciliter des partages d’expériences entre les divers clubs des 7 pays que compte le District 909 et outiller les participantes sur des thématiques identifiées. C’est tout l’objectif de cette 21e AGA de l’International Inner Wheel District 909 qu’ a abrité Cotonou, la capitale économique du Bénin. Les 7 pays que compte le District 909 qui a vu le jour en 2002 sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Mali, le Sénégal et le Togo.

Le Gouverneur du District 909, Gisèle Martin

« Pour nous Inner Wheel, nos assemblées générales qui se font tour à tour dans nos différents pays de notre District sont des occasions pour nous faire connaître et surtout susciter le partenariat public et privé autour de nos projets sociaux pour laisser nos empreintes sur les couches vulnérables de nos populatons que sont les femmes et les enfants, nos cibles privilégiées. », a expliqué le gouverneur Gisèle Martin dans son allocution de circonstances. Elle n’a pas manqué de relever les actions menées par le District 909 dans les domaines de l’éducation, santé, autonomisation des femmes et le social depuis sa création ll y a de cela plus de 20 ans. On peut citer, entre autres, la réhabilitation, la construction et l’équipement de salle de classes, la construction de maternités, dons de kits de première nécessité aux nouveaux nés, dons aux orphelinats, aux personnes âgées, et aux personnes handicapées, la construction et l’équipement d’unités de production pour des coopératives de femmes.

La pertinence des actions de Inner Wheel internationalement reconnue

La ministre Véronique Tognifodé, représentante de la marraine

Il ressort de l’intervention de la présidente du comité préparatoire Mme Aurore Assogba que le programme de cette AGA est fait « tantôt d’intenses moments de travail, tantôt d’intenses moments de loisirs et de plaisir ». En lançant les travaux au nom de la vice-présidente de la République du Bénin, la ministre Véronique Tognifondé a rassuré l’International Inner Wheel District 909 de la pertinence de ses actions qui mêritent d’être soutenues: « Il est du devoir des dirigeants politiques d’accompagner les associations qui se dévouent au quotidien pour la paix, pour la reduction de la pauvreté, le nouvel ordre mondial, la sécurité sanitaire, alimentaire, économique, l’égalité des chances dans la société, le sens des valeurs humaines et le respect des droits de l’homme ».

Il faut dire que créé en 1924 par des épouses de Rotariens désireuses de participer à la promotion de l’amitié, du service et de l’entente internationale, l’Inner Wheel est une organisation féminine, apolitique et non confessionnelle présente aujourd’hui dans 105 pays de par le monde et compte 120. 000 membres répartis dans 4200 clubs. Il siège au Conseil économique et social ( Ecosoc ) des Nations Unies.

Patronat des sociétés de sécurité privée: l’engagement du président élu Adonis Capo-Chichi

Le président Adonis Capo-Chichi

Les acteurs au haut niveau de la sécurité privée au Bénin viennent de prendre leur destin en main. Réunis en congrès ce mardi 27 février 2023 au bar Palace de Godomey, ils ont porté sur les fonts baptismaux, le Patronat des sociétés de sécurité privée du Bénin. Et l’engagement du président élu au terme des travaux, M. Adonis Capo-Chichi laisse entrevoir de bonnes perspectives pour le secteur.

Ghislain Gbènakpon

« L’heure n’est pas à la diversion. Nous allons nous mettre résolument au travail la main dans la main pour de meilleures conditions aux agents de sécurité et aux sociétés de sécurité ». Voilà l’engagement que le président du Patronat des sociétés de sécurité privé a pris lors d’une interview à la presse après son élection. 

Il faut dire que M. Adonis Capo-Chichi a été déjà président du comité d’organisation du congrès et n’as pas manqué d’exprimer toute sa satisfaction: « Mes premières impressions sont celles de satisfaction parce que depuis plusieurs mois qu’on nous a confié la présidence du comité préparatoire de ces assises, nous avons travaillé d’arache-pieds, nous avons parcouru tous les départements, recueilli les préoccupations de la plupart des sociétés de sécurité au Bénin et nous les avons intégrées dans le texte fondamental. »

Les membres du bureau élu

Quelques membres du bureau élu

Président : Adonis CAPO-CHICHI

Vice président : OKE-VE Noël

Secrétaire général : TOURE Kader

Secrétaire à la communication porte parole : Dorcas ADOHO

Trésorier général : GANGBE Anatole

Trésorier adjoint :  DEGUENON Blanche

Incendie à Sô-Ava: Direct Aid appuie l’Anpc avec des dons aux sinistrés

Remise de dons au maire Zannou

( Le maire Zannou et les populations reconnaissants )

Les sinistrés de l’incendie survenu le 17 février dernier à Ahomey-Lokpo dans la commune de Sô-Ava viennent de bénéficier du partenariat entre le ministère de l’intérieur et de la sêcurité publique et Direct Aid. L’organisation internationale humanitaire en appui à l’Agence nationale de la protection civile ( Anpc ) leur a fait don de vivres et de non vivres. La remise officielle de cette assistance humanitaire a eu lieu dans l’enceinte de la mairie de Sô-Ava sous la houlette du directeur adjoint de cabinet ( Dac ) du ministre de l’intérieur, M. Yafradou Adam Taïrou avec à ses cotés, le Représentant Résident de Direct Aid, M. Abdellah El-Qacimi et le maire Jean Méjor Zannou. C’était ce mercredi 1er mars 2023 à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la protection civile ( Jmpc ). 

Ghislain Gbènakpon

60 sacs de riz, 15 cartons d’huile de 5 l, 12 cartons de spaghetti, 12 sachets de coquietes, 8 cartons de sardines, 60 moustiquaires, 60 couvertures, 120 kg de sucre en poudre, 3 cartons de tomates en boîtes, 60 kg de sel, 5 barques motorisées et des gilets de sauvetage. Voilà ainsi éumérés, les dons de vivres et de non vivres évalués à plus de 7 millions de Fcfa que l’organisation internationale humanitaire a faits aux sinistrés de l’incendie déclaré le 17 février dans l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo dans la commune de Sô-Ava. Pour rappel, cet incendie a fait d’importants dégâts matériels et  occasionné un cas de décès. 

Une remise de don par le Dg/Anpc, M. Aristide Dagou
Des bénéficiaires devant des dons

Dans son intervention, le Dac du ministre de l’intérieur a au nom du gouvernement remercié Direct Aid pour son assistance humanitaire. « Je voudrais au nom du gouvernement dire merci aux responsables de l’organisation internationale Direct Aid pour la présente assistance humanitaire composée de vivres, de non vivres et de barques motorisées. Je voudrais d’ores et déjà, inviter les autorités communales à veiller à ce que les dons soient remis aux vrais sinistrés et les plus vulnérables », a déclaré M. Yafradou Adam Taïrou. 

Gratitude des bénéficiaires et engagement du donnateur

Au nom des populations bénéficiaires, le maire de la commune de Sô-Ava a exprimé sa reconnaissance à Direct Aid et au gouvernement. « Nous sommes très heureux de vous accueillir ce matin. C’est depuis le 17 février 2023 qu’une frange de la populaton rurale d’Ahomey-Lokpo est éprouvée par un incendie qui en plus d’avoir consummé les chambres et les biens, rend leur quotidien pénible. Il y a un adage populaire qui dit que c’est dans les épreuves que nous reconnaissons les vrais amis. Ce matin, nous vous voyons à nos cotés en amis de la cité lacustre de Sô-Ava. Vous n’êtes pas restés indifférents à nos souffrances avec d’importants lots de dons. Ce faisant, vous donnez de la joie et de l’espoir aux populations. Nous vous exprimons toute notre gratitude et reconnaissance », s’est réjoui M. Jean Méjor Zannou. Le porte-parole des sinistrés a aussi eu l’occasion de remercier Direct Aid et le gouvernent avec la promesse de faire un bon usage des dons. Quant au Chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, M. Honoré Gohoungo, il a promis un partage équitable afin que les bénéficiaires en jouissent effectivement. 

Le Représentant Résident de Direct Aid remettant un don

Il faut dire que le gouvernement et les populations de Sô-Ava ainsi que l’autorité communale peuvent compter sur le soutien permanent de Direct Aid. « C’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la protection civile ( Jmpc ) organisée ce 1er mars 2023 par nos partenaires de l’Anpc pour saluer les efforts que le gouvernement de la rupture fait pour soulager les peines des populations béninoises qui sont souvent frappées par des sinistres. ..M. le maire, rassurez-vous que nous serons toujours avec vous et vos administrés à chaque fois que besoin sera. Merci de continuer à nous faire confiance », a déclaré le Représentant Résident M. Abdellah El-Qacimi.

Surveillance du système des marchés publics: l’Armp forme les inspecteurs généraux des ministères

Une vue partielle des inspecteurs généraux bénéficiaires de la formation

« Maîtrise des procédures de passation, d’exécution et de contrôle des marchés publics et des techniques de détection de fraudes ou d’appréciation des risques dans la gestion de la commande publique ». C’est le thème de la session de formation qu’organise depuis ce lundi 27 février 2023 à Azalaï hotel de Cotonou, l’Autorité de régulation des marchés publics ( Armp) à l’intention des inspecteurs généraux des ministères et leurs collaborateurs chargés des missions d’inspection, de vérification et d’audits. Les travaux de ladite session de formation qui prennent fin le vendredi 3 mars 2023 ont été lancés par le président de l’Armp M. Séraphin Agbahoungbata.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

« Un atelier de renforcement de capacité pour aider ces hauts cadres supérieurs à mieux comprendre et maîtriser les innovations de la loi portant code des marchés publics et ses décrets d’application pour que lors de leurs travaux, ils puissent pondre des rapports qui soient exploitables aux fins de responsabiliser les cadres; puisque ce qui fondamentalement recherché à la suite d’un audit, est de vérifier la conformité de ce qui est fait par rapport à la réglementation et d’en tirer les conséquences ». Ainsi s’exprimait face à la presse, le secrétaire permanent de l’Armp et co formateur, Dr. Ludovic Guédjé pour mettre en exergue les objectifs principaux de cette session de formation qui dure 5 jours. 

Le Pdt de l’Armp, M. Séraphin Agbahoungbata

En lançant les travaux, le président de l’Armp a relevé qu’il s’agit pour les participants de parcourir les innovations qu’il y a aujourd’hui en matière d’inspection, de vérification et d’audit dans l’espace national que l’espace communautaire. « Étant donné que les besoins évoluent sans cesse croissant et que l’envie d’avoir de bonnes qualités de commandes, permettre la fluidité du marché est réel, il était important que les acteurs que nous sommes échangions », a déclaré M. Séraphin Agbahoungbata. 

L’initiative de l’Armp saluée par les bénéficiaires

Il faut dire que les bénéficiaires de la session de formation saluent l’initiative. C’est le cas de l’inspecteur général du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ( Maep ), Dr. Imorou Tikandé qui était aussi face à la presse: « Nous tenons à remercier l’Armp qui a pensé aux corps de contrôle en général pour bénéficier d’un renforcement de capacité en termes de contrôle des marchés publics. Certains parmi nous n’avaient pas les prérequis nécessaires compte tenu de l’évolution des textes; car le code change, les dynamiques changent ».

L’Armp espère que cette session de formation des inspecteurs généraux des ministères et leurs collaborateurs va contribuer à une meilleure surveillance du système des marchés publics et une bonne cartographie des risques liés à la gestion de la commande publique au Bénin. 

Congo/Burundi : Evariste Ndayishimiye en visite de travail à Brazzaville, depuis ce 26 février

Les présidents Evariste Ndayishimiye et Denis Sassou N’Cuesso

Le chef de l’Etat Burundais, Evariste Ndayishimiye a entamé ce dimanche 26 février, une visite de travail de 48 heures, en terre congolaise. La situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo et le récent sommet des chefs d’Etat de la CEEAC, tenue à Kinshasa, le 25 février courant pourront, certainement, meubler les échanges entre les deux dirigeants africains.

La rédaction

Le président burundais est arrivé à Brazzaville accompagné de son épouse, à 16 heures 30 minutes, après une pluie qui a mouillé tout le sol de Brazzaville. Cette visite en terre congolais intervient vingt-quatre heures après le 22ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC (Communauté économique des états de l’Afrique centrale) et une vingtaine de jours après le mini-sommet de Bujumbura (Burundi) sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.

Le programme officiel indique que les deux chefs d’Etat auront des entretiens dans la soirée du 26 février, avant le tête à tête qui aura lieu le 27 février au palais du peuple.

Certes, ce programme officiel ne donne pas de détails sur le contenu des entretiens entre les deux chefs d’Etat. Mais, Denis Sassou-N’Guesso et Evariste Ndayishimiye ne manqueront pas de faire le tour d’horizon de l’actualité sous régionale, avec en prime abord, la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, objet du mini-sommet des chefs d’Etat de l’EAC, tenu à Bujumbura, le 4 février dernier.

La coopération bilatérale entre le Congo et le Burundi ne serait pas absente des discussions entre Denis Sassou-N’Guesso et son hôte. Des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays, datant de plusieurs années. La visite du président Ndayishimiye peut bien s’inscrire dans le cadre de la revitalisation de cette coopération.

Pour avoir pris part, tous les deux, au 22ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC, tenu le 25 février à Kinshasa, Denis Sassou-N’Guesso et Evariste Ndayishimye évoqueront sûrement les conclusions de ce sommet.

A l’évidence, le président burundais est le troisième chef d’Etat que Denis Sassou N’Guesso a reçu pendant ce mois de février finissant, après Félix Antoine Tshisekedi de la RDC au début du mois et le nigérien, Mohamed Bazoum les 21 et 22 février. C’est la preuve du dynamisme de la diplomatique congolaise.

9e congrès ordinaire du Syntra-Sbee: Afissou Bamdélé plébiscité pour un nouveau mandat

Le Sg réélu du Syntra-Sbee Afissou Bamdélé

Le Syndicat des travailleurs de la Sbee ( Syntra-Sbee ) a opté pour la continuité à son 9e congrès ordinaire tenu ce samedi 25 février 2023 à la bourse du travail à Cotonou. Au terme des travaux lancés par le secrétaire général de la Csa-Bénin, M. Anselme Amoussou avec à ses cotés le directeur général de la Sbee, M. Gérard Zagrodnik, les congressistes ont reconduit par plébiscite, le Sg Afissou Bamdélé à la tête d’un nouveau bureau directeur de 21 membres pour un mandat de 5 ans. 

Ghislain Gbènakpon 

Pas de changement à la tête du Syntra-Sbee à l’issue de son 9e congrès ordinaire. Ainsi en ont donc décidé les congressistes qui ont unanimement renouvelé leur confiance au secrétaire général sortant Afissou Bamdélé. Il va donc présider aux destinées du Syntra-Sbee pendant les 5 années à venir.

A la faveur d’une interview à la presse, l’ancien et nouveau secrétaire général du Syntra-Sbee fait savoir que le défi du nouveau bureau est la continuation de la lutte pour l’aboutissement des réformes qui sont en souffrance au niveau de la Sbee. « Sur une des affiches, on peut lire : plus de 3 ans de réformes à la Sbee, bilan peu reluisant. Effectivement, nous avons déjà fait plus de 3 ans, mais les attentes ne sont pas comblées; ni au niveau des agents, ni au niveau des populations. On constate aujourd’hui par exemple que pour avoir un devis, c’est prend exagérément du temps. On constate qu’il y a trop d’incertitudes chez les agents. Donc, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Et face à cela, le syndicalisme malgré le contexte d’aujourd’hui doit s’y adapter et continuer la lutte. C’est dans cette dynamique que nous reprenons le flambeau pour que ce patrimoine national qui est un levier important pour le développement dans tous les secteurs ne perde pas son essence, sa raison d’exister », a déclaré le Sg Afissou Bamdélé. 

Une vue partielle …
… des congressistes.

Il faut dire que pendant les travaux, les congressistes ont adopté les rapports d’activités moral et financier présentés par le bureau sortant. Ils se sont aussi penchés sur la situation socio-économique des travailleurs. L’installation des sections régionales est annoncée pour les semaines et mois à venir.  Le Sg Afissou Bamdélé a exhorté tous les travailleurs à rester mobilisés derrière le bureau pour l’aboutissement des réformes à la Sbee et la sauvegarde des intérets des travailleurs. 

Élections générales au Nigeria: La Mission d’observation de la Cedeao note une forte participation 

Le chef de la Mission M. Ernest Bai Koroma

( Les espoirs de son chef Ernest Bai Koroma )

Le fort taux de participation des nigérians aux élections générales de ce samedi 25 février 2023 est pour le moment une source de satisfaction pour la Mission d’observation de la Cedeao auquel il faut ajouter le caractère globalement apaisé des scrutins. C’est ce qu’on peut retenir de l’interview que son chef,  M. Ernest Bai Koroma a donnée à la presse après une descente de la Mission dans bon nombre de bureaux de vote dans la capitale Abuja. Il était à la tête d’une délégation composée entre autres du président de la Commission de la Cedeao, Dr. Omar Alieu Tournay, du Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité, Dr. Abdel-Fatou Musah et du chef de la Division Assistance Électorale de la Cedeao, M. Francis Oké.

Ghislain Gbènakpon

« A l’observation des bureaux de vote, du point de vue global, tout s’est passé de manière paisible. Le taux de participation est impressionnant et nous avons pu voir un grand enthousiasme de la part des électeurs. Le processus a été bon. Il y e eu de petits soucis de parts et d’autres, mais en général, ça s’est bien passé. Nous espérons que cela reflètera la réalité de ce qui se passe sur le plan national et que ce qui sortira des urnes à la fin de la journée reflètera la volonté du peuple » C’est un peu en ces termes que s’exprimait face à la presse, le chef de la Mission d’observation électorale de la Cedeao. Pour rappel, près de 94 millions de nigérians étaient aux urnes ce samedi pour élire le successeur du président Buhari, les sénateurs et les membres de la chambre des représentants. 18 candidats étaient en lice pour l’élection présidentielle dont une seule femme. 

La Mission d’observation de la Cedeao a déployé dans les 36 États du Nigeria, des observateurs pour une appréciation objective du déroulement des opérations de vote. M. Ernest Bai Koroma et les autres membres de la délégation ont tenu à visiter la salle de situation de la Mission d’observation ouverte au siège de la Commission pour s’assurer de ce que le mécanisme d’observation va permettre à celle-ci d’atteindre ses objectifs. La salle de situation de la société civile nigériane fortement impliquée dans l’observation de ces élections a été aussi visitée. 

Après 6 h de vote, les opérations de dépouillement ont eu lieu sans incident majeur. Les résultats de ces élections générales au Nigeria sont attendus dans les prochaines heures. 

Congo-Niger : vers la création d’un cadre juridique de dynamisation de la coopération

Les présidents Mohamed Bazoum et Denis Sassou N’Guesso

Les présidents Denis Sassou-N’Guesso et Mohamed Bazoum, au cours de leurs entretiens en tête-à-tête, ce mercredi 22 février 2023, au Palais du peuple, à Brazzaville, se sont convenus de mettre en place cadre juridique nécessaire à la dynamisation des relations entre le Congo et le Niger. Devant la presse nationale et internationale, les deux chefs d’Etat ont déclaré avoir traité des questions bilatérales, mais aussi des sujets actuels qui préoccupent les dirigeants du monde, à l’instar de la Libye et des changements climatiques.

La rédaction

Se réjouissant de la qualité des échanges qu’il a eus avec son homologue congolais, qu’il considère « comme un sage d’Afrique », le président Bazoum a affirmé que ses entretiens avec le président Denis Sassou-N’Guesso ont débouché sur la conclusion que « nous pouvons faire beaucoup de choses entre nos deux pays et pour cela, nous avons décidé de créer le cadre juridique nécessaire ». Des instructions appropriés seront données pour la mise en place de ce cadre, a renchéri le chef de l’Etat nigérien.

Il a salué la volonté du président congolais qui pilote le comité de haut niveau de l’Union Africaine (UA) sur la crise Libyenne. La nomination de Monsieur Abdoulaye Bathily comme envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies en Libye facilitera la tâche du Comité de haut niveau de l’UA, parce qu’il entretient de bonnes relations avec le président Denis Sassou-N’Guesso, a expliqué le président nigérien. Il s’est dit confiant et optimiste sur l’issue de la conférence de réconciliation des frères libyens. Pays frontalier de la Libye, le Niger est déterminé à accompagner l’UA, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que «l’Afrique doit apporter sa contribution pour que les choses s’améliorent en Libye. »

Mohamed Bazoum a, par ailleurs, jugé intéressante la proposition de Denis Sassou-N’Guesso faite lors de la cop27 à Charm El Cheikh, sur l’institution de la décennie mondiale d’afforestation.

Pour sa part, le président congolais, a déclaré que la visite du président du Niger, Mohamed Bazoum, à Brazzaville est le signe du renforcement de l’axe Brazzaville-Niger. Le Congo et le Niger ont établi leurs relations diplomatiques depuis des années 60, a rappelé Denis Sassou-N’Guesso qui a précisé que le plus important est d’élaborer les accords de coopération par le biais des commissions mixtes.

Ces accords de coopération, a renchéri Denis Sassou N’Guesso, concernait plusieurs domaines. A l’époque, a-t-il rappelé, le Congo importait de la viande du Niger et du Tchad lorsque la défunte compagnie Air Afrique était encore opérationnelle. Pour lui, l’absence d’infrastructures de base est un obstacle majeur qui freine la coopération africaine. « L’Afrique n’a pas de routes, pas de chemins de fer, pas d’aéroports et, elle n’a pas d’électricité. On parle beaucoup du développement numérique mais tout cela ne peut pas avancer sans électricité », a-t-il insisté, avant d’exprimer sa volonté et celle de son hôte d’œuvrer à faire que le continent africain se dote d’infrastructures de base viables et capables d’accompagner son développement.

A noter que, c’est en fin d’après-midi que le président nigérien a quitté Brazzaville, après une intense pluie.

Congo : obligation faite aux occupants illégaux de libérer les abords des casernes militaires de Barnier, Mont Mambou et Ndouo

Une notification de mise en demeure, préalable au déguerpissement, dans un délai de 45 jours, a été remise à chaque occupant illégal des abords des casernes militaires de Case Barnier, de Mont Mambou et de Ndouo. Les ministres Pierre Mabiala, des affaires foncières et du domaine public et Charles Richard Mondjo, de la défense, ont effectué, ce mardi 21 février 2023 la descente dans les sites concernés.

La rédaction

L’Etat a l’obligation constitutionnelle de protéger les citoyens et les biens. Tirant les enseignements des explosions du 4 mars 2012, ayant occasionné d’importants dégâts humains et matériels, le gouvernement avait pris la décision de délocaliser les casernes loin des habitations. Pour qu’il en soit ainsi il avait acquis des parcelles dans les différents sites identifiés pour la construction des nouvelles casernes militaires. Case Barnier, Mont Mambou et Ndouo, dans le 7ème arrondissement Mfilou, de la ville capitale avaient été choisis pour accueillir des camps militaires.

Dans la perspective de leur construction des citoyens ayant acquis des parcelles situées tant dans le périmètre retenu tant dans les emprises de 400 mètres aux abords de chaque camps avaient été indemnisés au terme d’une enquête parcellaire réalisée par les techniciens en la matière.

Malgré cette décision gouvernementale les occupants des lieux n’ont pas bougés et l’Etat se doit de faire appliquer la loi et lutter contre l’incivisme foncier. Agissant au nom de la loi, les ministres Pierre Mabiala et Charles Richard Mondjo ont remis aux occupants illégaux la notification de mise en demeure préalable au déguerpissement, qui court déjà du 21 février au 6 avril 2023.

La descente des membres du gouvernement pour s’adonner à cette tache préalable au déguerpissement a débuté à la case Barnier. Le constat sur la spoliation du domaine public, sur ce site, fait ressortir 928 occupants, répartis ainsi qu’il suit : parcelles construites habitées 167 ; parcelles construites non habitées 133 et parcelles vides 628. Conformément à la loi, les deux membres du gouvernement ont délévré des notifications de mise en demeure à occupants illégaux, ainsi qu’à mairie, afin que chacun prenne les dispositions de quitter les lieux dans un délai de 45 jours.

Le même exercice s’est poursuivi sur le site de Mont Mambou. De la présentation des lieux faite par le Colonel Julien Lembe Lepouba, commandant le 401ème bataillon d’infanterie, chef du site, il en découle 100 occupants illégaux dont 7 de la force publique, 93 constitués par d’autres catégories de la population et 497 parcelles recensées, dont 28 habitées, 69 non habitées et 400 non construites. Il en outre, il en ressort de cette présentation la présence de bâtis et autres activités humaines sur les zones non constructives, notamment sur les versants à fortes pentes et aux abords des emprises de la route.

La boucle de cette descente avec le même exercice a été la visite du site de Ndouo. Le Colonel Bob Richel Issassi-Openda, chef du site Alpha 2 et commandant le 402ème bataillon d’infanterie de la 40ème brigade d’infanterie a mis à la disposition des membres du gouvernement les informations essentielles de ce site. Ainsi, il comporte 120 parcelles construites et habitées, 63 parcelles construites non habitées et 30 parcelles ou terrains non bâtis, soit un total de 213 parcelles.

En somme la situation générale, ainsi présentée est préoccupante. Gouverner c’est prévoir, l’Etat est obligé d’agir pour protéger et les casernes et les populations contre toute éventualité. En conséquence 45 jours est le délai à respecter pour quitter les lieux. Le cas échéant, la force reviendra à la loi. L’Etat procédera au déguerpissement forcé de tous ces occupants illégaux.

Digitalisation des chaînes de valeurs agricoles: la DGRV outille les SFD béninois

Une vue de famille des participants

En partenariat avec le cabinet Amarante Consulting, la Confédération Allemande des Coopératives et des Raiffeisen ( DGRV) a organise du lundi 20 février au vendredi 24 février 2023 à Azalaï hôtel de Cotonou, un atelier de formation sur la digitalisation des chaînes de valeurs agricoles ( CVA ) au profit des Systèmes de financement décentralisé ( SFD ) que sont les caisses de coopératives d’épargnes et de crédits et quelques organismes intervenant dans le secteur de la microfinance et du financement agricole au Bénin. Ledit atelier s’inscrit dans le cadre du projet Financement Agricole Afrique porté par la DGRV.

Ghislain Gbènakpon

Doter les personnels des SFD des fondamentaux de la transformation digitale dont, entre autres, les concepts qui y sont liés, les nouvelles tendances, la réglementation, les possibles partenariats et la gestion des risques y relatifs pour qu’ils deviennent des ambassadeurs du changement et repartent avec les outils nécessaires pour le développement d’une stratégie digitale pour leurs IMF. C’est le premier objectif de cet atelier de formation initié par la DGRV.

Il est aussi question d’une part, de présenter aux participants, les dynamiques structurantes des chaînes de valeurs/filières agricoles, l’apport du digital à l’inclusion financière en milieu rural et les opportunités de digitalisation des services adaptés aux CVA en milieu rural, et d’autre part, de capaciter le personnel formé pour qu’il puisse être en mesure d’identifier les besoins et les attentes des acteurs des chaines de valeurs agricoles en matière de digitalisation des transactions, d’accès au financement et adapter les produits à cette demande/besoins.

Les participants en formation

Les participants à l’atelier sont les personnels des SFD et d’organismes à savoir Fécécam, Rénaca, Agrifinance, Cesca, Unacrep et Apsfd. Dans une interview à la presse en marge des travaux, le chef du projet Financement Agricole Afrique à la DGRV, M. Holger Grimm a fait observer qu’il est question d’un plaidoyer pour que le secteur de mincrofinance se modernise en passant du tout papier pour offrir des services et produits digitalisés qui sont plus sécurisés et finalement moins chers: « Qu’il y ait un changement d’approche sur le plan gouverance, travail en équipe, communication avec la clientèle pour comprendre ses besoins et aussi pouvoir mieux expoiter son potentiel parce que la digitalisation permet de mieux comprendre comment un client se comporte, comment il utilise tel service bancaire de telle manière que nous sommes convaincus que nos partenaires que sont les structures de microfinance vont pouvoir adapter leurs offres à leurs clients ».

La DGRV et le projet Financement Agricole Afrique en quelques lignes

La DGRV est l’organisation faîtière nationale et la confédération d’audit du secteur coopérative en Allemagne. Depuis plus de 40 ans, elle est engagée dans la coopération internationale au développement financée par le ministère fédéral de la coopération économique et du développement. Dans plus de 30 pays partenaires, elle fournit des services de formation et de conseil pour développer et renforcer les systèmes et structures coopératives pour le développement durable.

Le projet Financement Agricole Afrique mis en œuvre par la DGRV fait partie de l’initiative « Un monde sans faim-SEWOH » et vise à renforcer le rôle des cooperatives dans le domaine de la finance agricole dans certains pays d’Afrique particulièrement le Bénin en Afrique de l’Ouest et le Cameroun en Afrique Centrale. A la DGRV, l’on est convaincu que les services de finance digitale constituent le moyen le plus efficace pour offrir un accès rapide, bon marché et sécurisé aux services bancaires et constituent une voie réelle et durable vers la finance inclusive agricole et rurale. En termes de perspectives, le chef projet, M. Holger Grimm plaide pour une mutualisation de l’approche digitalisation en fonction de la taille des différentes structures coopératives.