UPOV 91: Jinukun sensibilise société civile et producteurs sur les risques pour l’agriculture béninoise

Une vue de famille des participants

Le réseau Jinukun ne lâche pas l’affaire. Il poursuit sa mobilisation contre l’adhésion du Bénin à l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales ( UPOV 91 ) avec son business de semences dites améliorées et certifiées nuisibles à la biodiversité et à l’exploitation agricole. Ce jeudi 13 juillet 2023, il a sensibilisé les producteurs et la société civile sur ce qu’est l’UPOV, les enjeux, risques et solutions. C’est à la faveur d’un atelier de formation au centre Anouarite d’Abomey-Calavi sous la houlette de son président Pierre Bédiyé.

Ghislain Gbènakpon

Exhorter les producteurs à continuer à utiliser les semences locales pour nourrir le peuple, leur expliquer que l’adhésion à l’UPOV implique des semences améliorées, hybrides avec la possibilité  de OGM et leur faire comprendre que la production de ces semences dites améliorées ou hybrides crée des problèmes pour les exploitations agricoles. Voilà ainsi déclinés par le président de Jinukun à la faveur une interview à la presse, les principales articulations de cet atelier de formation et de sensibilisation des acteurs de la société civile et des producteurs sur l’UPOV et ses enjeux et risques.

« Leurs semences dites certifiées nécessitent des engrais chimiques de synthèse tels que les engrais, les herbicides, détruisent l’environnement et la biodiversité. On peut bien vivre avec nos semences locales, nous les maîtrisons mieux et elles donnent des produits de bonnes qualités qui résistent au changement climatique. A Jinukun, nous faisons la promotion de l’agroécologie », a soutenu le président Pierre Bédiyé.

Le président Pierre Bédiyé lançant les travaux

Il faut dire que plusieurs communications ont meublé cet atelier de formation à chaque fois suivies de riches débats qui ont permis aux acteurs de la société civile et les producteurs de mieux cerner la problématique en jeu. Après ce que c’est que l’UPOV et les risques et conséquences liées à son adhésion, ils ont été entretenus sur les avantages du système semencier paysan ( SSP ) et les principes et pratiques agroécologiques.

63e Sommet de la CEDEAO: les préoccupations régionales au coeur des assises de Bissau

Plusieurs dossiers d’intérêt régional ont meublé les travaux de la 63e Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenue ce 9 juillet 2023 à Bissau en République de la Guinée-Bissau sous la houlette du président en exercice, S.E Général Umaro Sissoco Embalò. C’est ce qui ressort du communiqué final ayant sanctionné les assises.

Ghislain Gbènakpon

Performance économique et mise en œuvre des programmes prioritaires d’intégration régionale, démocratie paix et sécurité, les questions institutionnelles et divers. Ce sont les principales articulations des dossiers abordés par la 63e Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Il faut dire que les gouvernants étaient particulièrement attendus sur la triptyque démocratie, paix et sécurité. Le communiqué final renseigne que la Conférence réaffirme son engagement en faveur de la démocratie et de la gouvernance responsable ainsi que de la paix et de la sécurité comme conditions préalables au développement économique durable et au renforcement de l’intégration de la région ouest-africaine. Elle félicite le président du Sénégal, S.E Macky Sall pour son discours du 3 juillet 2023 qui a contribué à l’apaisement des tensions et exhorte tous les acteurs politiques du pays à s’abstenir de toute violence pour l’organisation pacifique du processus électoral.

La Conférence déplore la détérioration de la sécurité et de la situation humanitaire dans les pays en transition et condamne l’incidence continue du terrorisme et des violations des droits de l’homme dans les États membres concernés. S’agissant des processus de transition dans la région, elle regrette la coopération très limitée que les médiateurs ont reçu de la part des autorités de transition. Elle exhorte les États membres en transition à rester fidèles à leur engagement concernant l’échéancier de 24 mois convenu tout en s’assurant que les processus de transition soient menés de manière transparente, inclusive et consultative avec l’ensemble des parties prenantes. La Conférence instruit la Commission de la CEDEAO à leur fournir le soutien politique et technique nécessaire.

Sur le front de la lutte contre le terrorisme, fait savoir entre autres le communiqué final, la Conférence décide de la tenue d’une session extraordinaire au Nigéria d’ici la fin du mois d’août 2023 qui portera sur les mesures concrètes à prendre pour relever les défis régionaux en matière de sécurité, y compris la situation dans les trois pays en transition . Cette rencontre sera précédée d’une réunion extraordinaire des ministres de la défense et des finances. Pour rappel, c’est le président de la République fédérale du Nigeria, S.E Bola Ahmed Tinubu qui a été élu par ses pairs à la tête de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO pour un mandat d’un an.

SAREDO 2023: « C’est un salon important pour l’Afrique »,dixit la député malgache Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly

La député malgache Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly

La député à l’Assemblée nationale de Madagascar Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly a activement pris part à la première édition du Salon régional des entreprenants de droit Ohada ( SAREDO ) tenue du 6 juillet au 8 juillet 2023 à Cotonou. Au terme des travaux, celle qui est aussi présidente de la plateforme AMM qu’elle a créee en 2018 à Madagascar et Ambassadrice de WIP pour Madagascar a, entre autres, soutenu que le SAREDO est un salon important pour l’Afrique. C’est à la faveur d’une interview à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Je veux dire merci à tous les organisateurs de ce salon, aux participants venus de plusieurs pays pour cet évènement. C’est un salon qui est vraiment important pour l’Afrique. Je remercie particulièrement le femmes qui ont massivement fait le déplacement. Et j’exhorte les entreprenants de tous les secteurs d’activités à s’organiser en associations comme les garagistes du Bénin bien défendus par leur président. Cela est vraiment important. », a déclaré la député malgache Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly.

Il faut dire que les assises de Cotonou ont sonné la mobilisation générale pour le passage des entreprenants du secteur informel à la formalisation avec à la clé, la mise en place d’une institution ou creuset de suivi des recommandations. « On a fait trois jours de réunion pour voir comment amener les entreprenants qui sont dans l’informel vers le formel. Et on a mis en place une institution qui va continuer à faire le travail chaque année pour voir l’évolution de ce qu’on a fait. Car on doit discuter avec les chambres de commerce de chaque pays comme celle de Madagascar dont je suis la vice-présidente. On doit faire des rapports chaque année et faire adhérer 20.000 membres dans notre institution. Et ça, c’est pour mieux suivre le progrès des petites et moyennes entreprises qui sont dans l’informel vers le formel », a expliqué la député Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly

Protection des droits de la gent féminine au Bénin: le projet « Ganmitonho » exposé au Caucus des femmes parlementaires de la 9e législature

Une vue de famille partielle des participantes

( Adhésion totale des élues de la nation )

Le Réseau des femmes élues conseillères au Bénin ( ReFEC-Bénin ) et l’Union des femmes élues conseillères communales des départements de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou, des Collines et de la Donga ( UFeC/2ABCD ) peuvent compter sur le Caucus des femmes parlementaires de la 9e législature pour la phase opérationnelle de l’initiative de plaidoyer pour la promotion des droits de la femme qu’ils portent à savoir le projet « Ganmitonho. Ce dernier lui a été présenté le mercredi 7 juillet 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou. Avec à la clé, une adhésion totale des élues de la nation.

Ghislain Gbènakpon

« Promouvoir les droits sociaux, économiques, les droits de la santé sexuelle et reproductive des filles et des femmes, et lutter contre les violences basées sur le genre à travers des actions de plaidoyer direct qui seront menées par les femmes entrepreneures au niveau local et portées par les élues députées au niveau national ». Voilà ainsi déclinés par la présidente de l’UFeC/2ABCD, Kadidjatou Djegga Démmon, les objectifs du projet Ganmitonho. Il ressort de son intervention que ces différentes actions seront mises en œuvre dans cinq communes des départements de l’Atacora et du Plateau où la situation des droits sexuels de la santé reproductrice, des violences basées sur le genre et l’accès à la terre est alarmante.

La table d’honneur

Il faut retenir aussi que Ganmitonho est en fait d’un projet de plaidoyer qui cible principalement les femmes élues députées de la 9ème législature, les femmes entrepreneures actrices de développement de secteur socioéconomique, les leaders religieux et d’opinion et les décideurs à divers niveaux décentralisés et déconcentrés afin de porter la voix des sans voix à travers des initiatives de lois en faveur des droits sociaux et économiques des femmes et des filles.

Adhésion totale des élues de la Nation

« Pour notre part, femmes parlementaires des huitième et neuvième législatures, notre engagement est déjà visible et se fera de plus en plus visible. Notre engagement à travers le caucus portera le projet Ganmitonho avec foi et détermination », a déclaré la représentante du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Chantal Ahyi avant de s’interroger si ledit engagement ne se serait pas traduit par le vote de plusieurs lois en faveurs des femmes béninoises.

Des participantes

Il faut dire qu’au terme de sa présentation, les membres du Caucus des femmes parlementaires de la 9e législature ont manifesté leur détermination et engagement à accompagner le projet Ganmitonho dans sa phase opérationnelle pour l’atteinte des objectifs. « Si le Bénin tient à réaliser son ambition de devenir une nation moderne, la situation de la femme représente le baromètre pour y arriver. J’invite à cet effet, toutes les composantes du pays à s’investir dans la promotion du bien-être social et économique de la femme. Au nom de mes collègues, j’exprime toute la disponibilité du Causus à travailler pour la concrétisation et l’atteinte des objectifs du projet Ganmitonho. », a déclaré la vice-présidente du Caucus des femmes parlementaires de la 9e législature, Edwige Tossah qui a salué l’honneur fait aux femmes députés avec l’organisation de cet atelier de présentation du projet Ganmitonho. Déjà dans son mot de bienvenue à l’ouverture des travaux, la présidente de l’Institut parlementaire, Dr. Sèdami Médégan Fagla, toute en remerciant le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou pour sa disponibilité à agir pour l’émancipation de la gent féminine, a exhorté les autres députés à s’inscrire davantage dans la même dynamique.

Exposition aux rayonnements non ionisants: l’ANSALB initie une conférence internationale sur la problématique

Une vue de la table d’honneur

« Nouveaux défis face à l’exposition de la population aux rayonnements non ionisants ». Tél est le thème de la Conférence internationale des technologies de l’information et de la communication de l’ANSALB ( CITA ) qui s’est ouverte ce jeudi 6 juillet 2023 à l’ISBA de Cotonou. C’est le secrétaire perpétuel de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin ( ANSALB ), Pr. Michel Boko qui a officiellement lancé les travaux programmés sur deux jours.

Ghislain Gbènakpon

« En France et au Pays-Bas, les antennes de téléphonie mobile sont toujours situés à l’extérieur des agglomérations. La question se pose de savoir si les antennes téléphoniques, les antennes paraboliques et autres sont sans danger? C’est dans cette optique que le sous comité de la Commission Permanente Sciences Fondamentales Ingénierie et Innovations s’est saisie du dossier pour clarifier le débat. La Citas est un atelier de réflexion sur les nouveaux défis face à l’exposition des populations aux rayonnements non ionisants. C’est pour porter la part des contributions à la clarification des débats pour mieux informer afin de mieux progresser. ». Ainsi s’exprimait l’académicien Michel Boko, secrétaire permanent de l’ANSALB à l’ouverture des travaux de la CITA.

Plusieurs communications sont au programme de cette conférence. Elle va permettre aux participants de comprendre les principes de radiations non ionisantes, les recommandations et les limites de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants ( ICNIRP ) pour le public et les professionnels ainsi que les méthodes et les outils existants pour mesurer les niveaux d’exposition. Les participants ont également l’opportunité de discuter avec des experts du domaine. « Le thème de cette conférence est axé sur la partie téléphonie mobile. Ces antennes émettent et leurs émissions créent des radiations non ionisantes. Les émissions faites par ces antennes sont très basses par rapport aux normes existantes pour protéger les populations. », a expliqué, Laurent Catinot, directeur Afrique de WIDE INT’ en charge de la promotion des solutions de tests et mesures dans le domaine des télécommunications.

Salon Régional de l’Entreprenant de Droit Ohada: Satisfaction du PDG Abdoul Wahab Touré du Groupe Confluence

Le PDG Abdoul Wahab Touré

« L’Entreprenant au coeur du dynamisme de la nouvelle économie africaine » C’est le thème du Salon régional de L’Entreprenant de droit Ohada ( SAREDO ) qui s’est ouvert ce jeudi 6 juillet 2023 au palais des congrès de Cotonou pour trois jours. Au nombre de participants, il y a le PDG du Groupe Confluence, un cabinet d’intelligence économique actif dans plusieurs pays en Afrique de l’Ouest. A la faveur d’une interview à la presse, M. Abdoul Wahab Touré, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a exprimé sa satisfaction.

Ghislain Gbènakpon

« Il était temps qu’on se parle entre nous pour voir comment accompagner nos entrepreneurs. J’ai aimé la pluralité des nationalités, qu’on puisse parler entre Camerounais, Maliens, Sénégalais,  Béninois et autres. Je pense qu’on a déjà une bonne amorce. Cette amorce nous permettra d’aller au delà des créneaux qui existent qui ne sont souvent que des créneaux occidentaux. Et que nous ayons nous-mêmes notre propre perception de comment nous allons pouvoir accompagner cette nouvelle économie africaine liée aux nouvelles technologies, à un monde qui a changé avec la pandémie du coronavirus et la guerre en Ukraine qui est en train de prouver que nous sommes obligés de nous autonomiser; c’est à dire de produire ce que nous consommons surtout que  l’Afrique ne représente que 3% du commerce mondial. », a déclaré le PDG Abdoul Wahab Touré.

Le PDG Abdoul Wahab Touré face à la presse

Le promoteur du Groupe Confluence s’est réjoui de la qualité des débats et de l’opportunité que le SAREDO lui offre pour faire une première expérience dans sa vie: « Les débats sont intéressants et il y a quelque chose que je n’ai jamais fait; c’est la première fois que je me mets avec des non universitaires. Cela est extrêmement important. Ça nous aide à appréhender les problèmes différemment et à moderniser nous-mêmes notre façon de penser, de travailler avec des gens qui ont une autre façon de penser, de comprendre ce qu’ils ont comme problématique et comment l’aborder. Cela me paraît très important. »

Groupe Confluence en quelques mots

« C’est un cabinet d’intelligence économique et de Sales intelligence. Nous accompagnons en Afrique de l’Ouest, les entreprises formelles et informelles depuis les études de marchés, le business plan et la mise en place du projet. On est agrée par les agences de l’Etat du Sénégal et d’autres pays qui nous permettent d’accompagner les entrepreneurs et porteurs de projets. Nous sommes dans la réflexion avant projet, pendant le projet, après le projet et l’accompagnement d’entreprise. », a expliqué le PDG Abdoul Wahab Touré. Il est à noter par ailleurs que l’homme est aussi enseignant à l’université de Dakar et dans les grandes écoles de management, de commerce et bien d’autres.

Assistance Humanitaire: le CICR sensibilise les journalistes béninois sur son mandat et sa mission

Une vue des partielle des participants

Le Comité international de la Croix Rouge ( CICR ) s’est fait mieux connaître par la presse béninoise. Sa Délégation régionale d’Abidjan a organisé ce vendredi 30 juin 2023 au chant d’oiseau de Cotonou à son intention, un atelier de sensibilisation sur sa mission et son mandat. C’était sous la houlette de la chargé de communication de la Délégation régional, Rasmina Guehi, du chargé de communication de la Mission du CICR au Togo et Bénin, Samuel Mawusse Attikossie et de la chargée de communication de la Croix-Rouge Béninoise, Styline Agbazahou.

Ghislain Gbènakpon

La chargée de communication de la Délégation du CICR à Abidjan, Rasmina Guehi

« Cet atelier vise à sensibiliser les médias béninois sur notre mandat, notre mission, les actions que nous menons au niveau du Bénin. Il était donc important pour nous d’organiser un tel atelier pour expliquer un peu qui nous sommes, qu’est-ce que nous faisons notamment au niveau du Bénin, plus précisément les actions que nous avons menée jusque-là au nord du Bénin. Il s’agit aussi de leur permettre de faire la différence entre les trois entités du mouvement international de la Croix Rouge », a expliqué Rasmina Guehi, la chargée de communication de la Délégation régionale de la Croix Rouge à Abidjan à la faveur d’une interview au terme de l’atelier.

Il ressort des différentes communications que le CICR a pour mission, la protection, l’assistance humanitaire, la prévention de la violation des règles de la guerre et la coopération. A ce titre, il porte assistance aux personnes touchées par un conflit armé ou d’autres situations de violence partout dans le monde, mettant tout en œuvre pour améliorer leur sort et protéger leur vie et leur dignité, souvent en collaboration avec ses partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il s’efforce en outre de prévenir la souffrance par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires universels.

La stratégie de travail du CICR est le dialogue bilatéral confidentiel et constructif qui l’amène à se mettre à l’écoute des victimes et à mener des démarches auprès des autorités compétentes. On retient aussi des communications que le CICR a reçu son mandat des États à travers les quatre conventions de Genève et leurs protocoles additionnels. Quatre principes humanitaires principaux gouvernent ses actions à savoir les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Les journalistes ont été aussi entretenus sur la couverture médiatique responsable des conflits armés et d’autres situations de violence. C’est à travers une communication présenté par Dr. François Awoudo, expert formateur médias et communication.

Prochain sommet de la CEDEAO: Omar Aliou Touray fait le point des préparatifs au Pdt Umaro Sissoco Embalò

Le pdt de la Commission de la CEDEAO Omar Aliou Touray en pleine audience au cabinet du Pdt Umaro Sissoco Embalò

( Le président de la Commission reçu en audience à la présidence bissau-guinéenne )

Le chef de l’Etat de la Guinée-Bissau et président en exercice de la CEDEAO, S.E Umaro Sissoco Embalò a reçu en audience dans l’après-midi de ce lundi 3 juin 2023 à son cabinet, le président de la Commission. Occasion pour S.E Omar Aliou Touray de lui faire le point des préparatifs du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement et de saluer son leadership à la présidence de l’organisation sous-régionale.

Ghislain Gbènakpon

Le Pdt de la Commission de la CEDEAO Omar Aliou Touray face à la presse au sortir de l’audience

« Je viens d’être reçu par Son Excellence qui est aussi président de la CEDEAO pour lui donner quelques briefing sur les préparatifs du sommet des chefs d’Etat et de la réunion ministérielle qui sont en cours », a expliqué à la presse, le président de la Commission de la CEDEAO, S.E Omar Aliou Touray au sortir de l’audience que lui a accordée le président Umaro Sissoco Embalò. Pour rappel, la Guinée-Bissau va accueillir ce 9 juillet, le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui sera précédé de la Réunion des ministres. Et la situation politique au Mali, en Guinée et Burkina Faso qui sont dans une transition, pour certains tumultueuse, vers des élections démocratiques en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel après des coups d’Etat sera au centre des assises .

Omar Aliou Touray à son arrivée au cabinet du Pdt Umaro Sissoco Embalò

Il faut dire que ces situations dans ces trois pays et la problématique sécuritaire dans l’espace CEDEAO ont fait l’objet d’une attention particulière sous la présidence du chef de l’Etat Bissau-guinéen. Le président de la Commission a tenu à saluer son leadership. « Je suis venu aussi le remercier pour son leadership dans la sous région car comme vous le savez, le président Umaro nous a bien guidés durant l’année. Il nous a guidés d’une manière efficace. Je lui ai donc remercié au nom de la Commission pour son leadership et aussi, j’ai cherché à recevoir quelques conseils relatifs aux questions politiques et économiques de la sous région », a soutenu le président Omar Aliou Touray.

Concours Régional de Reportage Humanitaire: la 6e édition lancée à Cotonou par le CICR

Une vue des conférenciers

« Accès humanitaire et accès des communautés aux services de base dans les situations de violence ». C’est le thème de la 6e édition du Concours régional de reportage humanitaire qu’organise depuis 2017, la Délégation régionale du Comité international de la Croix-Rouge ( CICR ) à Abidjan. Elle a été lancée ce vendredi 30 juin 2023 au Bénin à la faveur d’une conférence de presse au chant d’oiseau de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

Du 17 juillet au 29 septembre 2023 à 16 h au plus tard. C’est le délai de rigueur qu’ont les journalistes pour soumettre leurs articles et productions à cette 6e édition du concours régional de reportage humanitaire. Il ressort des éclairages des conférenciers que celui-ci est une initiative de la Délégation régionale du CICR à Abidjan destinée à susciter l’intérêt des journalistes pour les questions humanitaires. Il récompense les meilleurs articles et productions des journalistes de quatre pays couverts par la Délégation régionale à savoir, la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo. Le concours vise tous les médias d’intérêt public de ces pays répartis en deux catégories. La première regroupe la presse écrite et la presse en ligne. La seconde concerne la presse audiovisuelle à savoir les radios et télévisions.

Dans son intervention, Rasmina Guehi de la Délégation régionale du CICR a rappelé les prix qui récompensent les trois meilleurs articles et productions des candidats dans chacune des deux catégories. Le premier prix est composé d’un ordinateur portable, un dictaphone et un abonnement Internet d’une durée d’un an. Le second prix est constitué d’un dictaphone, un abonnement Internet de six mois et un bon d’achat d’une valeur de 100.000 FCFA. Quant au troisième prix, il est constitué d’un dictaphone, un abonnement Internet d’une durée de trois mois et un bon d’achat d’une valeur de 50.000 FCFA.  Les trois lauréats de chaque catégorie recevront en outre un trophée, un ouvrage sur le DIH, le CICR ou l’action humanitaire et un power bank.

Critères d’évaluation

Il faut dire qu’il est institué un jury régional de 5 membres désignés par le CICR qui sont des professionnels des médias et de la communication ainsi que des humanitaires. L’un des membres du jury Herbert Tauyé Houngnibo du Bénin est intervenu pour lever le voile sur les éléments d’évaluation des candidats. On retient entre autres, la qualité de l’accroche et l’adéquation du sujet avec le thème, l’utilisation des données basées sur des éléments de faits, l’originalité du sujet ou de son traitement, la capacité d’analyse, l’argumentation, la mise en relief des principes humanitaires et l’esprit critique.

Il faut retenir pour finir que le choix de Cotonou pour le lancement de la 6e édition du concours régional de reportage humanitaire n’est pas le fruit du hasard. La presse béninoise, explique Rasmina Guehi, ne cesse de montrer un grand engouement. Par ailleurs, sur les 24 lauréats primés depuis la première édition en 2017, 11 sont béninois. Et la 5e édition a enregistré 5 lauréats béninois sur 6 primés. Certains d’entre eux ont partagé leurs expériences à la conférence de presse de lancement de la 6e édition et n’ont pas manqué d’exprimer leurs gratitudes au CICR pour l’initiative.

Dernières attaques terroristes au Burkina Faso: Condamnation ferme de la Commission de la CEDEAO

Les dernières attaques menées en début de semaine par de présumés djihadistes au Burkina Faso avec des pertes en vies humaines ne laissent pas indifférente la Commission de la CEDEAO. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, elle condamne avec fermeté ces nouvelles attaques et présente ses sincères condoléances aux familles et au peuple ainsi qu’au gouvernement burkinabè éplorés. Elle plaide aussi pour une enquête diligente afin de poursuivre les auteurs de ces attaques barbares devant la justice. Ci-dessous, l’intégralité du communiqué.