
L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’Union Africaine S.E Francis Oké prend activement part au huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections ( OGE ) qu’abrite Cotonou depuis ce mercredi 1er novembre 2023 et qui sera suivi ce 3 novembre de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. A la faveur d’une interview à la presse, il a porté un regard d’expert sur ces assises initiées par l’Union Africaine. Lire ci-dessous les échanges
Cause Commune: Le Bénin accueille le huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections suivi de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. Quel est votre regard sur l’événement ?
Francis Oké: C’est une association qui a été mise en place depuis 1995 et a effectivement commencé ses activités en 1998. Elle est créée dans le souci d’avoir une plateforme d’échange entre les commissions électorales. Comme vous le savez, certaines commissions électorales sont plus avancées que d’autres. Certaines pratiques électorales dans certains pays sont plus avancées et donc, ce genre de forum constitue un lieu d’échanges de bonnes expériences entre commissions électorales. Et nous sommes tout heureux que cette fois-ci, ça se passe au Bénin parce que le Bénin a été un des membres fondateurs depuis 1995 à Accra. C’est donc un honneur pour nous d’organiser cette rencontre internationale. La CENA a pu mobiliser une cinquantaine de commission électorale. C’est la preuve que notre pays se révèle de jour en jour.
A quoi va consister l’Assemblée générale du 3 novembre ?
Ça va permettre d’abord d’évaluer là où nous en sommes pour ce qui est des activités de l’Association. L’événement majeur est l’élection de son prochain président. Nous allons faire le bilan aussi bien financier que celui des activités et projeter dans les les deux ans à venir ce que l’association aura comme activités. Et vous savez qu’il y a beaucoup de défis sur notre continent actuellement. S’il y a des avancées démocratiques de part et d’autres, il y a aussi d’autres pays qui traînent le pas. Et les OGE vont réfléchir surtout sur comment gagner plus la confiance des citoyens, des partis politiques, de la société civile afin de les conforter dans les résultats des élections. C’est ça le grand défi des commissions électorales. Comment assurer la confiance des électeurs ? C’est ce qui sera au cœur des discussions. L’avantage, c’est que c’est un forum d’autocritique entre les commissions électorales. Nous avons fait des assemblées générales de commissions électorales où les présidents se sont interpellés sur des questions. Le thème du forum vient à point nommé. C’est comment améliorer la communication? Et la qualité de la communication influe sur la confidentialité des résultats. Il faut informer, informer à temps sur les questions qui concernent le processus électoral. Il faut que les électeurs, les candidats, les partis politiques s’approprient le processus. C’est quand on se se l’approprie pas qu’on a toujours des doutes. La communication est très importante et la qualité de la communication surtout. C’est pourquoi le forum se penche sur la communication et va amener les experts à explorer tous les contours de la communication institutionnelle.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon
























