M. Charles-Rodrigue Assogba de l’APBEF-Côte d’Ivoire
Au forum régional sur la trésorerie bancaire et le marché interbancaire dans l’UEMOA auquel il a participé le 31 octobre 2025 à Cotonou, le directeur des opérations à AFG Bank Côte d’Ivoire et président de la commission trésorerie de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de la Côte d’Ivoire ( APBEF-Côte d’Ivoire ) a présenté l’état des lieux de la liquidité bancaire dans son pays. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Charles-Rodrigue Assogba, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit a indiqué l’essentiel à retenir de sa présentation.
Ghislain Gbènakpon
« On peut retenir qu’au niveau de la Côte d’Ivoire, il y a une belle embelli de la situation de liquidité qui se traduit par la hausse des refinancements accordés à la place Ivoirienne et la hausse des crédits accordés à la clientèle. Mais cela inclut malheureusement, une hausse indue des créances douteuses », a expliqué M. Charles-Rodrigue Assogba.
Le président de la commission de la trésorerie de l’APBEF-Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer ses attentes à ce forum régional de Cotonou : « Nous espérons vivement que l’ensemble des acteurs de l’UEMOA puisse parler d’une même voix et que le régulateur se penche sur les besoins réels des banques et puisse mettre en place un cadre réglementaire qui soit favorable à l’activité bancaire et à la mobilisation des ressources dans l’espace UEMOA »
Il faut dire que le forum régional sur la trésorerie et le marché interbancaire dans l’UEMOA s’inscrit dans le cadre de la célébration des 30 ans de la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’UEMOA ( FAPBEF-UEMOA) pour M. Charles-Rodrigue Assogba, les assises de Cotonou posent les premiers pas d’une évolution significative pour le marché interbancaire.
Le marché de Djougou vient de prendre aussi le train de la modernité. Inauguré ce samedi 1er novembre 2025, il est la 17ème infrastructure marchande aux normes internationales fruit d’une noble vision du président Talon. Il est moderne dans sa conception, structuré dans son organisation et exemplaire dans son aménagement.
Ghislain Gbènakpon
Forte mobilisation des populations
424 places de vente dont 359 étals primeurs, 8 étals boucherie et 57 boutiques, un local administratif, une infirmerie, deux chambres froides, un monte-charge, des locaux techniques, un parking et des sanitaires modernes. C’est ce que met à la disposition de ses usagers, le marché moderne de Djougou construit sur une superficie de 6 369 m². Dans son allocution d’inauguration, la ministre de l’industrie et du commerce a rappelé qu’il n’y a pas si longtemps, le marché de Djougou racontait une autre histoire. Celle des allées poussiéreuses ou boueuses selon la saison, des étals improvisés sous un soleil brûlant, des commerçantes bravement exposées aux intempéries, des marchandises entassées sans abri, et de cette promiscuité que seules la détermination et la foi rendaient supportables.
La ministre Shadiya Assouman
« À la place de l’ancien décor, s’élève désormais un marché moderne, vaste, propre, organisé et sécurisé, un véritable bijou architectural qui nous honore, qui honore toutes les filles et tous les fils de Djougou. Ce marché n’est pas qu’un ensemble de bâtiments ; il est le reflet d’une transformation, d’un progrès tangible, d’une fierté retrouvée », a soutenu Mme Shadiya Assouman pour qui le marché de Djougou incarne la volonté de donner un nouveau visage aux villes béninoises.
Satisfecit au président Patrice Talon
« Ce marché est le fruit d’une vision claire d’un homme : le Président de la République, Son Excellence Monsieur Patrice TALON, qui a fait du développement des infrastructures commerciales un pilier de la transformation économique de notre pays. Il a fait le choix courageux de repenser nos marchés, ces lieux de vie essentiels pour offrir à tous les acteurs économiques, en particulier nos braves commerçants, des conditions dignes, modernes et conformes aux standards internationaux », a déclaré la ministre de l’industrie et du commerce.
La DG/ANaGeM Eunice Loisel Kiniffo
Ce satisfecit au chef de l’État est partagé aussi par la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM) qui a tenu à l’exprimer. « Avant toute chose, permettez-moi d’exprimer notre profonde gratitude à son Excellence, Monsieur Patrice TALON, Président de la République dont la vision et la détermination permettent aujourd’hui d’offrir aux femmes, aux jeunes et à l’ensemble de la communauté de Djougou, une infrastructure moderne, à la hauteur de leurs ambitions », a déclaré la DG/ANaGeM, Eunice Loisel Kiniffo.
Une coopération réussie entre l’ANaGeM, la SIRAT et autres
Il faut dire que comme l’a relevé la ministre de l’industrie et du commerce, ce marché moderne est aussi le résultat d’une coopération exemplaire entre les autorités locales, la SIRAT, l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM), les ouvriers, les ingénieurs, et bien sûr, les populations. « C’est la preuve que lorsque nous unissons nos forces autour d’une vision commune, le développement devient réalité. Djougou peut en être fière : cette réalisation marque un tournant. Elle témoigne que la modernité n’est pas réservée aux grandes métropoles, mais qu’elle peut éclore au cœur du pays, là où bat le pouls du commerce et de la vie », a soutenu la ministre Shadiya Assouman.
Pour la directrice de l’ANaGeM Eunice Loisel Kiniffo, c’est donc fondamentalement un engagement collectif qui a permis l’aboutissement du projet. Et comme un marché vit de son entretien, elle assure que l’ANaGeM jouera son rôle d’accompagnement à travers l’organisation transparente des attributions, l’encadrement rigoureux des activités marchande, la collecte régulière et sécurisée des redevances à travers la plateforme digitale déjà opérationnelle, la gestion de la propreté, de la sécurité, de l’électricité, de l’eau potable et du bon fonctionnement de l’infrastructure.
Une infrastructure marchande symbolise désormais le renouveau économique et social de toute la région septentrionale du Bénin. Le marché moderne Guéma de Parakou vient d’être offfociellement inauguré ce vendredi 31 octobre 2025 au grand bonheur des populations.Finis les étals sous la pluie et sous le soleil brûlant.
Ghislain Gbènakpon
587 places de vente, dont 448 étals primeurs, 65 étals boucherie, 10 étals poissonnerie, 64 boutiques et 10 restaurants ; une salle polyvalente, une chambre froide, une salle de stockage, un local administratif, un parking spacieux, un système intégré de gestion des déchets, des sanitaires modernes et une sécurité renforcée. Ce sont là les caractéristiques du marché moderne de Guéma qui selon les éclairages de la direction générale de l’Agence nationale de gestion des marchés ( ANaGeM ), Mme Eunice Loisel Kiniffo s’étend sur une superficie de 8 326 m², installée sur un domaine de 4,8 hectares. Il faut dire qu’il a été conçu selon les standards les plus modernes. Il dispose d’espaces de vente organisés, de zones de stockage sécurisées, de blocs sanitaires propres et fonctionnels, d’un système d’assainissement efficace et d’équipements destinés à garantir le confort, la sécurité et la dignité des occupants et des usagers.
La ministre Shadiya Assouman
Dans son allocution de circonstances, la ministre de l’industrie et du commerce fait observer qu’avec l’inauguration de ce marché moderne de Parakou, le gouvernement renforce la vocation naturelle de cette ville : être un pôle d’échanges dynamique, un centre de développement économique et un maillon essentiel de l’intégration sous-régionale. « Le marché moderne de Guèma que nous ouvrons aujourd’hui est le 16ème marché de détail à voir le jour sur le territoire national dans le cadre du vaste programme de modernisation des infrastructures commerciales initié par le gouvernement du Président Patrice TALON. Ce programme ambitieux qui vise à redonner à nos marchés leur rôle de véritables pôles économiques structurés, sûrs et attrayants, capables de soutenir la croissance locale et de garantir le bien-être de celles et ceux qui y exercent chaque jour »,’ a déclaré Mme Shadiya Assouman.
La DG/ANaGeM Eunice Loisel Kiniffo
Pour leur participation aux charges liées à la sécurité, la propreté, l’éclairage, l’eau, la maintenance du marché moderne de Guéma, une redevance journalière de 450 FCFA a été instaurée pour les marchands. « Chers marchands, l’Agence vous invite à vous en acquitter régulièrement, afin d’assurer le bon fonctionnement et la pérennité de ce patrimoine collectif. Ensemble, faisons du marché moderne de Guéma, un modèle de réussite nationale, un espace où se conjuguent dignité, développement et solidarité », a plaidé la DG/ ANaGeM, Eunice Loisel Kiniffo.
Le président de la FAPBEF-UEMOA, M. Guy Martial Awona
Cotonou a abrité ce 31 octobre 2025, un forum régional sur la trésorerie bancaire et le marché interbancaire dans l’UEMOA. C’est une initiative de la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’UEMOA ( FAPBEF- UEMOA ). En marge des travaux, son président Guy Martial Awona s’est confié à la presse pour des éclairages.
Ghislain Gbènakpon
Modérateurs du premier panel
« Techniquement, comment gérer la liquidité bancaire ? Et comment est-ce que les banques de la sous région peuvent créer une dynamique interbancaire pour optimiser la gestion de crédit ? Pour être plus précis, on a un problème de confiance entre les banques. Et c’est à l’occasion de tels forums qu’on va chercher ensemble des solutions pour que que ce soit les banques locales, les banques régionales et internationales, chacun trouve son compte dans un marché interbancaire dynamique où on peut faire des placements l’un vers l’autre », a déclaré le président Guy Martial Awona pour lever le voile sur l’objectif de ce forum régional sur la trésorerie bancaire et le marché interbancaire dans l’UEMOA. Il ressort de son intervention que ces assises sont une occasion pour les acteurs de recueillir les avis d’experts qui ont connu d’autres expériences en lien avec la thématique.
Une vue partielle des participants en séance
Le forum s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2025 de la FAPBEF-UEMOA et surtout de la célébration de ses 30 ans. Six panels de discussions ont meublé les travaux. Le premier a permis a chacune des Associations professionnelles des banques et établissements financiers des huit pays membres de l’UEMOA de présenter l’état des lieux et perspectives de la liquidité bancaire à son niveau. « La FAPBEF-UEMOA, c’est cette fédération qui permet de réunir les associations professionnelles de banques et établissements financiers et de discuter des sujets communs et qui est également l’interlocuteur privilégié de la banque centrale quand il s’agit des sujets liés aux activités des banques et établissements financiers, de la commission bancaire, de la commission de l’UEMOA et d’autres acteurs », a expliqué le président Guy Martial Awona.
Avec la Déclaration de Cotonou à la clôture du sixième sommet Climate Chance Afrique qui s’est tenu du 27 au 28 octobre 2025 dans la Capitale économique du Bénin, le continent en première ligne de la crise climatique choisit de faire des énergies renouvelables le socle de son adaptation et de son avenir. Un satisfecit général décerné à la mairie de Cotonou pour le bon déroulement des assises.
Ghislain Gbènakpon
« L’Afrique peut et doit tracer sa propre trajectoire énergétique et d’adaptation, en s’appuyant sur ses ressources, ses innovations et ses communautés. Nous, acteurs non-étatiques réunis à Cotonou, pour le 6ème sommet Climate Chance Afrique, dédié au développement des énergies renouvelables, affirmons dans cette déclaration notre engagement sur cet enjeu, et inscrivons notre mobilisation dans la suite de la déclaration des pays de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba le 10 septembre 2025, dans l’exigence d’une transition juste. » Voilà un extrait de la déclaration de Cotonou qui ne laisse aucun doute sur l’engagment des participants pour le développement des énergies renouvelables en vue de la résilience du continent face aux effets néfastes du changement climatique.
La Déclaration fait observer qu’accompagner les pays africains dans l’accélération de leur transition vers des productions énergétiques à faible impact environnemental est crucial pour garantir au continent un développement nécessaire, dont les bénéfices seront partagés par les africains eux-mêmes et par l’ensemble de la communauté mondiale dans la perspective de stabilisation du climat. Il s’agit de transformer la vulnérabilité en opportunité car l’Afrique n’est pas seulement victime du climat, mais un acteur clé d’un futur soutenable. Et pour cela, la reconnaissance du rôle des territoires est essentielle : « les politiques nationales ne peuvent réussir sans leur mise en œuvre locale. Les collectivités africaines sont aujourd’hui mobilisées sur les enjeux climatiques sur plusieurs initiatives, notamment le Pacte des maires, soutenu par l’Union européenne ou l’Alliance des villes francophones pour le climat. Elles ont montré leur engagement stratégique et il convient de les soutenir »
Il faut dire que la ville de Cotonou a été honorée d’abord avec le satisfecit général qui lui a été décerné par les participants pour la bon déroulement des différentes activités au programme de cette sixième édition du sommet Climate Chance Afrique. Ensuite la coalition des villes côtières de l’Afrique de l’Ouest dont la ville est porteur a été officiellement lancée. Elle vise à fédérer les communes littorales autour d’un plaidoyer commun et à mutualiser les moyens pour lutter contre l’érosion côtière et les autres effets du changement climatique. la Maison du Climat de Cotonou va en abrité le secrétariat.
« Énergies renouvelables, adaptation et biodiversité : enjeux et perspectives ». C’est le thème de la sixième édition du sommet Climate Chance Afrique qui s’est ouverte ce lundi 27 octobre 2025 à Cotonou pour deux jours. Les travaux ont été lancés par le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotegnon. C’était en présence bien sûr du maire de la ville organisatrice Luc Atrokpo.
Ghislain Gbènakpon
A travers les trois thématiques clés à savoir adaptation, énergies renouvelables et biodiversité, ce sommet Climate Chance Afrique de Cotonou réunit les acteurs porteurs de projets sur la résilience des villes et des territoires, les systèmes alimentaires, l’accès à l’énergie, les potentiels de développement, l’accès aux financements, les corridors de biodiversité, les solutions fondées sur la nature. « Ce thème plus évocateur est une interpellation de la conscience collective et de celle des dirigeants des pays du monde entier pour un développement intégré et durable avec pour levier, des valeurs qui nous sont propres. En choisissant ce thème pour l’édition 2025, vous avez bien voulu rappeler entre autres, que le chemin de l’Afrique vers le développement durable passe par les trois piliers essentiels que sont l’énergie propre, l’adaptation pour protéger nos territoires et la biodiversité pour conserver notre héritage naturel », a déclaré le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotègnon.
Selon son maire, en accueillant le Sommet Climate Chance Afrique 2025, Cotonou ne se contente pas d’ouvrir ses portes. Elle ouvre un chemin, celui d’une Afrique résolue, créative et unie face à l’urgence climatique. « Le changement climatique n’est pas un sujet de colloque, une abstraction diplomatique, ni un slogan pour les sommets, c’est une tragédie vécue au quotidien. Il a le visage de nos populations, il porte le souffle de nos villes, il habite la réalité tangible de nos territoires. Il s’invite dans nos rues, il s’impose à nos saisons, il façonne notre destin. À Cotonou, à Lomé, à Lagos, à Abidjan, à Dakar, et la liste n’est pas exhaustive, chaque marée, chaque pluie, chaque souffle de vent est un rappel à l’ordre de la nature », a soutenu M. Luc Atropko dans son allocution de circonstances. Plusieurs panels de discussions sont au programme de ces deux jours de travaux. La plénière d’ouverture a eu pour thème « Énergies renouvelables : Quelles stratégies pour l’Afrique.
Une vue de famille du bureau exécutif et de certains participants
( Le message de Shadiya Assouman aux congressistes )
Une nouvelle ère s’ouvre pour le secteur boulangerie et pâtisserie en Afrique avec l’Assemblée générale constitutive de la Confédération africaine de la filière Boulangerie et boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ) qu’a abritée Cotonou du 23 au 26 octobre 2025. Un bureau exécutif de 13 membres avec à sa tête M. Amadou Gaye du Sénégal a été élu. La ministre béninoise de l’industrie et du commerce Shadiya Assouman , marraine de l’évènement a livré un message d’encouragement aux participants.
Ghislain Gbènakpon
Mener à bien les différentes missions que s’est assignée la CAF-BP. C’est le défi à relever par le bureau exécutif de 13 membres élus au terme de l’assemblée générale constitutive. Entre autres missions, il s’agit pour eux de bâtir un avenir prospère pour les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie africaines, de rassembler, inspirer et développer les compétences des professionnels du secteur, promouvoir l’excellence et l’innovation, en diffusant les bonnes pratiques, les techniques modernes et en soutenant la recherche et le développement. Ils ont aussi à favoriser la collaboration et les échanges en constituant un réseau panafricain dynamique de professionnels, assurer la représentation du secteur auprès des institutions nationales et internationales.
Le bureau exécutif de la CAF-BP
Le bureau exécutif que dirige M. Amadou Gaye pour un mandat de quatre ans est appuyé dans sa mission par des commissions techniques composées de six membres et de comités composés de quatre membres. Le Bénin est honoré avec l’élection du président de l’Association nationale des promoteurs et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin ( ANAPEB-Bénin ), M. Anselme Aguêmon au poste de troisième vice-président de la CAF-BP. Il faut dire que les congressistes ont tous salué la bonne organisation des assises sous son leadership. Le siège de la confédération est fixé à Casablanca au Maroc. Elle tient une fois par mois une vidéoconférence pour maintenir la mobilisation autour des objectifs poursuivis.
Pour rappel, le thème de cette assemblée générale constitutive est intitulé « Secteur de la boulangerie et de la pâtisserie: quelles solutions face aux défis de la souveraineté alimentaire en Afrique ». Pour la ministre de l’industrie et du commerce du Bénin, Mme Shadiya Assouman, la forte mobilisation des acteurs venus de tous les quatre coins d’Afrique témoigne d’une dynamique nouvelle, celle d’un continent qui prend son destin en main. « Ces assises sont donc un rendez-vous important qui , j’espère, impacteront chacun des États participants que ce soit en qualité, en compétitivité mais également en la transformation de leurs économies structurelles. Je salue votre engagement et disponibilité à partager vos expériences au service d’un idéale commun, faire de la boulangerie et de la pâtisserie la souveraineté africaine, un levier de souveraineté alimentaire et de prospérité partagée », a-t-elle déclaré.
A l’Assemblée générale constitutive de la Confédération Africaine de la Filière Boulangerie et Pâtisserie ( CAF-BP ) qu’abrite Cotonou du 23 au 26 octobre 2025, on note la participation active de la directrice générale de l’Institut de formation Métiers de la boulangerie et de la pâtisserie de Casablanca au Maroc. En marge des travaux, Mme Afif Assica, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit s’est confiée à la presse.
Ghislain Gbènakpon
« Notre forte croyance est que la formation professionnelle est la clé de voûte de tout développement industriel. Si l’Afrique souhaite aujourd’hui assurer la réforme du secteur de la boulangerie et de la pâtisserie, nous sommes sûrs et certains que ça doit passer par la formation d’une main-d’oeuvre qualifiée, d’une jeunesse qui cherche l’excellence avant d’exercer ce métier là », a déclaré Mme Afif Assia.
On retient des éclairages de sa directrice générale que l’institut de formation Métiers de boulangerie et de pâtisserie de Casablanca au Maroc a une expertise internationalement reconnue en la matière. « Au Maroc, nous menons une expérience réussie dans le secteur de la boulangerie et de la pâtisserie. Nous avons une expertise très forte de chefs marocains qui ont appris dans différents pays européens et qui souhaitent partager cette expertise avec la jeunesse africaine. Donc au niveau de notre institut, nous cherchons toujours à développer des collaborations sud sud. Nous avons formé de manière dispersée différents pays africains. Mais aujourd’hui,la confédération est là pour rassembler ces besoins et nous, nous serons derrière pour former, qualifier et même accompagner cette ressource. Donc notre rôle ne se limite pas juste à la formation professionnelle mais l’accompagnement des nouveaux investisseurs pour mettre en place leurs projets avec des business plan qui sont rassurants et une main-d’oeuvre bien sûr qualifiée », a expliqué Mme Afif Assia.
Le chef de la délégation guinéenne Amed Sékou Condé
A l’Assemblée générale constitutive de la Confédération Africaine de la Filière Boulangerie et Pâtisserie ( CAF-BP ) qui se tient à Cotonou avec la problématique de la souveraineté alimentaire sur le continent, le chef de la délégation guinéenne a fait un plaidoyer pour relever le défi. C’est à la faveur d’un discours que M. Amed Sékou Condé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait à l’ouverture des travaux au nom de son pays et de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.
Ghislain Gbènakpon
« Le pain que nous produisons chaque jour n’est pas qu’un aliment. C’est un symbole de dignité, de travail et de partage. C’est un lien entre la terre, la main et la bouche. Mais pendant trop longtemps, notre farine, notre levure, notre équipement, et par fois même nos recettes, sont venus d’ailleurs. Cette situation doit changer. Et c’est ensemble en mutualisant nos expériences, nos ressources et nos innovations, que nous pouvons faire émerger une filière boulangerie et pâtisserie véritablement africaine, indépendante et compétitive », a soutenu M. Amed Sêkou Condé, un consultant indépendant artisan de l’avènement de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.
M. Amed Sékou Condé aux travaux d’amendement et d’adoption des textes de la CAF-BP
Le chef de la délégation guinéenne fait observer que l’Afrique ne manque ni de blé, ni de maïs, ni de manioc , ni d’igname mais plutôt d’une volonté collective de transformation locale: « C’est pourquoi, la Guinée s’engage au sein de cette confédération, à promouvoir l’utulasation de nos farines locales, à valoriser les céréales africaines, et encourager la formation des Jeunes artisans, dans un esprit d’excellence et d’innovation. Car oui, le défi de la souveraineté alimentaire est aussi un défi de savoir-faire, de solidarité et de vison. Nous devons créer des écoles de boulangerie africaine, des partenariats techniques sud-sud et des mécanismes de financements adaptés à nos réalités. »
Pour M. Amed Condé, cette union des boulangers et pâtissiers d’Afrique ne doit pas être symbolique mais productive. Elle doit permettre à chaque pays membre de cette confédération de devenir acteur de sa propre sécurité alimentaire tout en participant à la renaissance économique du continent. « Le jour où l’Afrique cuira son propre pain avec ses propres céréales, le jour où chaque boulanger africain sera fier de porter la marque de son terrain, alors nous aurons franchi une étape décisive vers la vraie souveraineté alimentaire et économique de notre continent », a-t-il martélé.
Les statuts et le règlement intérieur de la CAF-BP en examen
« Secteur de la boulangerie et de la pâtisserie: quelles solutions face aux défis de la souveraineté alimentaire en Afrique ». C’est le thème de l’Assemblée générale constitutive de Confédération africaine de la filière boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ) qui s’est ouverte ce jeudi 23 octobre 2025 à Cotonou pour quatre jours. La première journée a été consacrée à l’adoption des textes de la confédération par les délégations venues des quatre coins du continent. L’organisation pratique des assises est assurée par l’Association nationale des promoteurs et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin ( ANAPEB-Bénin ).
Ghislain Gbènakpon
Amendement et adoption des statuts et du règlement intérieur de la Confédération africaine de la filière boulangerie et pâtisserie ( CAF-BP ). C’est le premier acte des travaux de l’assemblée générale constitutive de la CAF-BP qui a eu lieu pour le compte de la première journée. Aux termes de ses statuts, la CAF-BP est fondé entre les entreprises légalement constituées exerçant sur le territoire africain, qu’elles soient organisées sous forme sociétaire ou individuelle, ainsi qu’entre les organisations, groupements, fédérations ou associations professionnelles de la filière boulangerie et pâtisserie, dûment enregistrées dans leur pays d’origine. Elle a pour objectifs de bâtir un avenir prospère pour les métiers de la boulangerie et de la pâtisserie africaines, de rassembler, inspirer et développer les compétences des professionnels du secteur, promouvoir l’excellence et l’innovation, en diffusant les bonnes pratiques, les techniques modernes et en soutenant la recherche et le développement. La CAF-BP s’assigne aussi pour missions de favoriser la collaboration et les échanges en constituant un réseau panafricain dynamique de professionnels, d’assurer la représentation du secteur auprès des institutions nationales et internationales.
Allocution du président de l’ANAPEB-Bénin, Anselme Aguêmon
Dans son discours d’accueil, le président de l’ANAPEB-Bénin a fait observer que le thème de cette assemblée générale constitutive de la CAF-BP résonne comme un appel à la responsabilité collective. « Car il ne s’agit pas de s’isoler, ni d’opposer , mais de réinventer la coopération économique. Nous voulons bâtir un modèle où le pain africain devient le fruit d’une complémentarité intelligente entre nos ressources locales et les apports du reste du monde. Oui nous devons produire davantage, valoriser nos céréales locales, innover et promouvoir la consommation endogène. Aujourd’hui, plus que jamais, le pain est le levain d’une Afrique nouvelle que nous faisons lever ici à Cotonou, bien entendu à l’unisson », a déclaré le président Anselme Aguêmon. Il soutient que les assises de Cotonou sont un rendez-vous historique avec une Afrique qui, pour la première fois, se dote d’une voix commune et une ambition partagée; à savoir, faire du pain africain, le levain de la souveraineté alimentaire, de la coopération économique et du développement humain durable. C’est également le témoignage que le pain peut devenir le levain de la souveraineté, de la fraternité et du progrès partagé.