Evaluation de l’état de préparation du Bénin au commerce électronique: Consultation des parties prenantes pour l’essor du e-commerce

Une vue de famille des personnalités aux assises sur le e-commerce

Avec le soutien de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement ( Cnuced), le Bénin est sous un processus d’évaluation rapide de l’état de sa préparation au commerce électronique. Il se tient depuis ce mardi 8 octobre 2019 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, une consultation de toutes les parties prenantes pour identifier les voies et moyens du développement du e-commerce au Bénin.  Les assises organisées par l’Agence des services et systèmes d’information ( Assi) et qui prennent fin ce jeudi 10 octobre ont été lancées par la ministre du numérique et de la digitalisation, Mme Aurélie Adam Soule Zoumarou.

Ghislain Gbènakpon

Discuter avec les parties prenantes des principaux défis rencontrés pour le développement du commerce électronique  et des opportunités qu’offre le numérique pour le Bénin. C’est tout l’objectif de la consultation des parties prenantes au processus d’évaluation de l’Etat de préparation du Bénin au commerce électronique. Il faut dire qu’à l’instar des autres Pays moins avancés ( Pma), la part du Bénin dans les échanges internationaux est très faible et l’est davantage dans le commerce électronique. Dans son intervention à l’ouverture de la consultation des parties prenantes, la représentante de la Cnuced, Mme Barayare El Shamir a fait observer que 60% des achats se font en ligne dans les pays occidentaux contre moins de 2 %  dans les Pma. Pourtant, comme l’a rappelé la ministre du numérique et de la digitalisation, Mme Aurélie Adam Soule Zoumarou, le commerce électronique offre aux entreprises et aux institutions, l’accès à un marché plus efficace et plus grand. Au cours des deux dernières années, 30 des 47 Pma ont manifesté leur intérêt pour évaluer leur écosystème de commerce électronique et 18 évaluations rapides ont déjà été effectuées pendant que six autres dont celle du Bénin sont en cours. Afin d’aider les Pma, le programme de la Cnuced réalise une évaluation des capacités en prenant en compte l’environnement technologique, le cadre politique et institutionnel dans lesquels se déploient les Tic, ainsi que leurs applications. « Les résultats de cette évaluation permettront avec l’appui de la Cnuced et les différents partenaires  au développement d’identifier les points à améliorer, de travailler notre plaidoyer auprès des parties prenantes et de mettre en œuvre les recommandations visant à faire du commerce électronique un outil de développement et du commerce. En nous réunissant ici, nous sommes en train d’accomplir une étape de cette évaluation rapide qui est la consultation des parties prenantes », a expliqué Mme Aurélie Adam Soule Zoumarou. Pour le secrétaire général du ministère de l’industrie et du commerce, M. Amzat Salami, cet atelier  est un évènement important pour le département. Il n’a pas manqué d’exprimer les attentes du ministère à savoir «  doter le Bénin d’une stratégie pour le commerce électronique, faciliter l’intégration des activités des opérateurs économiques Béninois dans le commerce électronique, accompagner la digitalisation des produits made in Benin, faire en sorte que les femmes et les jeunes exploitent au mieux le commerce électronique pour promouvoir un commerce inclusif et durable au Bénin.

4ème Salon international de l’Immobilier et Matériaux Modernes: Les innovations des secteurs BTP et Habitat au Bénin en exposition

Coupure du ruban ouvrant le S2IM 2019

«  Les défis de l’habitat durable face à la valorisation des déchets ». C’est le thème de la quatrième édition du Salon International de l’Immobilier et Matériaux Modernes ( S2IM 2019) qui se tient depuis ce lundi 7 octobre 2019 sur l’esplanade externe du stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou pour prendre fin ce dimanche 13 octobre.  Il s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale de l’habitat célébrée tous les premiers lundis du mois d’octobre. C’est le directeur général de AMK ENGINEERING et promoteur du projet S2IM M. Kèyindé AMADOU qui a officiellement lancé le S2IM 2019 en présence des sociétés partenaires qui y participent massivement.

Ghislain Gbènakpon

« Promouvoir les secteurs du  BTP et de l’Habitat, valoriser les matériaux locaux modernes et participer à l’amélioration du cadre de vie de la population et au développement durable ». Voilà ainsi déclinés par le promoteur Kèyindé Amadou, les principaux objectifs du S2IM qui est à sa quatrième édition. Le  Salon S2IM est également un évènement qui permet aux différents acteurs  des secteurs BTP et Habitat de célébrer la journée mondiale de l’Habitat depuis 2016 au Bénin qui est à sa 34è édition. Ils sont plusieurs sociétés et organismes partenaires du public et du privé à exposer depuis ce lundi au stade de l’amitié à Cotonou. On peut citer entre autres, Incibeton, SIAB, Office béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRGM), Ordre national des Architectes et des Urbanistes du Bénin ( ONAUB),   Tuile d’Afrique, Office national du bois ( ONAB), Ciment Bouclier,  INGCO, Prosing, Imolease et Nature Brique. Pendant 7 jours, ils vont faire découvrir aux populations les grandes innovations des secteurs BTP et Habitat béninois. « Aujourd’hui, il est plus qu’important de penser et de concevoir des habitats durables, et ceci est possible grâce aux spécialistes et aux professionnels du métier, je cite : les architectes, les ingénieurs, les promoteurs de matériaux de construction, les usines de production, les promoteurs immobiliers etc, qui sont dans l’innovation et qui sont ici présents à la quatrième édition du salon S2IM », a déclaré le promoteur Kèyindé Amadou. Les responsables des sociétés et organismes partenaires dont entre autres, Incibeton, ONAB, Nature Brique et ANAUB n’ont pas manqué de saluer M. Kèyindé AMADOU pour son initiative totalement au service du rayonnement des secteurs BTP et Habitat au Bénin.

Réunion statutaire de Dynamique d’Actions pour le développement: Le regard du parti Dad sur l’actualité nationale

Une vue partielle de famille des participants

Le parti Dynamique d’Actions pour le développement  ( Dad) a tenu ce samedi 05 octobre 2019 à la Maison des jeunes de Guéma à Parakou, sa réunion trimestrielle statutaire. C’était sous la houlette de son secrétaire général et porte-parole, M. Dimitri Fadonougbo et de son conseiller spécial chargé des sages et des cultes M. Félix Nougbodé. Occasion pour le parti Dad de remobiliser la base et surtout de se prononcer sur les sujets brûlants de l’actualité nationale.

Ghislain Gbènakpon

Le dialogue politique national annoncé pour démarrer ce jeudi 10 octobre et la fermeture par la République fédérale du Nigéria de ses frontières avec le Bénin. Ce sont les deux sujets de l’actualité nationale que le parti Dad a abordés lors de sa réunion statutaire de ce samedi à Parakou. Sur le premier sujet, le parti Dad aurait souhaité que ce dialogue politique soit le plus inclusif possible avec la participation de tous les partis politiques en instance de régulariser leur situation juridique et administrative. « Le débat politique en vue de la gestion de la cité parait sélectif avec à la clé, la fragilisation du tissu social. Toute chose qui n’est pas sans surprise du goût des populations. », soutiennent les responsables du parti Dad. C’est pourquoi, tout en félicitant le chef de l’Etat pour cette louable et heureuse initiative de dialogue politique national, ils l’encouragent et l’exhortent à l’élargir à toutes les entités politiques de la nation. En ce qui concerne la fermeture des frontières du Nigeria, le Parti Dad a fait de pertinentes recommandations ou propositions aussi bien aux gouvernants qu’aux populations. «  Nous reconnaissons que cette fermeture crée beaucoup de dommages pour les populations et aura de lourdes conséquences sur l’économie nationale avec la baisse inévitable des recettes douanières. Toutefois, nous devons transformer cette situation difficile en opportunité à travers une prise de conscience collective à tous les niveaux, que ce soient les gouvernants ou les populations. Et cela passe naturellement par la promotion par l’Etat, de la production et de la transformation locale pour conjuguer au passé cette  propension à la réexportation des produits venus d’Europe et d’Asie que combat le Nigeria à travers la fermeture de ses frontières avec le Bénin et d’autres pays de la sous-région. Quant aux populations, elles doivent aussi jouer leurs partitions dans cette prise de conscience collective en optant pour la consommation locale pour contribuer à l’accroissement du  produit intérieur brut ( Pib) national », ont plaidé les responsables du parti Dad.

Remobilisation de la base

Il faut dire que l’objectif principal de cette réunion statutaire de la Dad est de remobiliser la base du parti à travers des rencontres avec les coordinations départementales. Elle a lieu tous les trois mois dans un département choisi. Et à l’instar dernièrement de Bohicon, il a été aussi question d’informer les responsables de toutes les cellules départementales du Borgou sur l’actualité du parti, de les former sur le militantisme politique afin qu’elles le restituent à leur tour à tous les militants à la base. Cette réunion statutaire a permis également au bureau politique du parti Dad de rencontrer les nouveaux adhérents, de planifier leurs formations dans la perspective des joutes électorales à venir. Le secrétaire général et porte-parole Dimitri Fadonougbo et les siens ont fait une évaluation à mi-parcours des actions menées et ont fait des projections pour les mois à venir. C’est ainsi par exemple qu’il est décidé l’installation des coordinations départementales du Borgou, de la Donga, Atacora et Alibori dans les prochaines semaines. Les regards sont tournés vers le département de l’Atacora pour la prochaine réunion statutaire en janvier 2020.

M. Dimitri Fadonougbo, Sg et porte-parole du parti Dad

Centrale syndicale des travailleurs debout: « La Cstd n’est pas une centrale de plus », dixit le Sg Cakpo-Bessé

Le Sg/Cstd Cakpo Béssé lors de son intervention

L’échiquier syndical béninois s’est agrandi  avec la Centrale syndicale des travailleurs debout ( Cstd) portée sur les fonts baptismaux vendredi 4 octobre dernier. Lors du congrès constitutif, son Secrétaire général, M. Kuassi Cakpo-Béssé a assuré que la Cstd n’est pas une centrale de plus.

Ghislain Gbènakpon

«  Soucieux de l’amélioration des conditions de vie et de travail de la masse ouvrière, nous affirmons que la Cstd n’est pas une centrale de plus. C’est avec ce sentiment de responsabilité, mais aussi de fierté et d’humilité que je m’adresse aux travailleurs béninois car la Cstd, c’est toi, c’est moi, c’est nous les femmes, les hommes,  les jeunes, les moins jeunes, les gens impliqués dans leurs milieux de travail, dans leurs syndicats pour construire une société plus juste, une société plus égalitaire et plus démocratique », ainsi s’exprimait le secrétaire général élu de la Cstd, M. Kuassi Cakpo Béssé lors de son intervention . Il faut dire que l’avènement de la Cstd est le fruit de la fusion de plusieurs syndicats de huit ministères dont le ministère de l’industrie et du commerce, le ministère des petites et moyennes entreprises, des sports, du tourisme, de l’agriculture, des travaux publics, du cadre de vie ainsi que de plusieurs syndicats du secteur privé. C’est dire que la Cstd serait bien partie pour préparer dans la sérénité la bataille de la représentativité syndicale dans la perspective des élections professionnelles qui pourraient intervenir dans un futur plus ou moins proche. Elle sera en compétition avec les autres centrales et confédérations syndicales dont la Cstb, la Cosi-Bénin, la Cgtb, l’Unstb, la Cspib et la Csub. Mais le sg Cakpo Béssé semble prendre la mesure de l’enjeu de la chasse aux militants  : « Adhérer et faire adhérer est donc une impérieuse nécessité pour tout porteur de mandat de notre centrale syndicale, avoir cet objectif et être capable d’expliquer en quoi notre organisation est la mieux à même de défendre les intérêts particuliers des travailleurs ». Il faut dire que d’ores-et-déjà, la Cstd semble déterminée à redonner un nouveau souffle à la lutte syndicale.  «  L’heure du réveil patriotique et de la pensée libre a sonné. Nous sommes décidés à préserver ce que nous ont légué nos aînés, nos doyens, nos parents. Aujourd’hui nous sommes en train d’accomplir notre émancipation syndicale », a soutenu le Sg Kuassi Cakpo Béssé.

Echiquier politique national: Le Gps pour une économie de production et de transformation solidaire

Grâce pour la prospérité solidaire ( Gps). C’est le tout nouveau parti politique porté sur les fonts baptismaux ce samedi 5 octobre 2019 au Centre de promotion agricole ( Cpa) de Cotonou avec pour président M. Daniel Edah. Parti anti système, le Gps, se veut le chantre d’une économie de production et de transformation avec le solidarisme, sa ligne idéologique.

Ghislain Gbènakpon

« Résolument engagés pour la conquête et la gestion du pouvoir d’État avec le solidarisme qui est notre ligne idéologique pour que chaque citoyen béninois devienne actionnaire de la richesse nationale, nous entamerons les consultations afin de construire la grande coalition nationale pour la révolution des mœurs politiques et jeter ensemble les bases de la construction de l’économie de production et de transformation dans la vision du Bénin économiquement prospère et socialement stable qui est la boussole de l’action du Parti GPS ». Ainsi s’exprimait ce samedi lors du congrès constitutif du Gps, le président Daniel Edah pour lever un coin de voile sur les objectifs que poursuit le nouveau parti porté sur les fonts baptismaux. Le parti Gps, dit-il,  est naturellement en opposition à tout système politique non favorable à la Prospérité Solidaire du Bénin mais une opposition qui ne consiste pas à noircir systématiquement toutes les actions du régime actuel ou à oublier que c’est du fait de la mauvaise gouvernance hier de certains opposants d’aujourd’hui que le régime actuel a été choisi par le peuple en 2016. « Voici bientôt trente ans après la conférence des forces vives de la nation qui nous ouvrit les portes du renouveau démocratique. Qu’avons-nous fait de la démocratie ? Avons-nous agi dans le sens de sa consolidation ? En avons-nous suffisamment profité pour améliorer les conditions de vie et de travail des citoyens béninois ? ». Voilà selon le président Daniel Edah, la problématique qui sous-tend l’avènement du Gps. Le Parti Gps se dit prêt à dire non à tout ce qui ne va pas aujourd’hui mais refuse dans le même temps d’absoudre les anciens dirigeants en retournant aux solutions passées. « Il ne s’agit donc pas pour nous au Parti GPS de nous déclarer de l’opposition ou de la mouvance », explique M. Daniel Edah.

Le Pdt du parti Gps, M. Daniel Edah

Bénin: La Centrale syndicale des travailleurs debout voit le jour demain

La famille des confédérations et centrales syndicales  va s’agrandir. Centrale syndicale des travailleurs debout ( Cstd). C’est la toute nouvelle centrale qui va voir le jour demain vendredi 4 octobre 2019. Ceci à la faveur d’un congrès constitutif à l’Infosec de Cotonou. Dans 24 h donc on va découvrir les objectifs que les membres fondateurs vont s’assigner. Ce qui est sûr le pluralisme syndical est bien parti pour s’affirmer davantage.

G.G

Mise en œuvre des réformes de l’Uemoa et Cedeao au Bénin: Un atelier préparatoire pour réussir la revue annuelle 2019

Une vue de la tribune officielle

Il se tient depuis ce mercredi 2 octobre  à Novotel de Cotonou  et jusqu’au 4 octobre, un atelier national préparatoire des revues annuelles édition 2019 des réformes politiques, programmes et projets communautaire de l’Uemoa et de la Cedeao au Bénin. C’est M. Orou Hermann Takou , directeur de cabinet du ministère de l’économie et des finances qui a officiellement lancé les travaux de cet atelier organisé par la Cellule de suivi de l’intégration régionale avec à sa tête le Coordonnateur M. Armand Sounton.

Ghislain Gbènakpon

Doter les différents acteurs impliqués des outils nécessaires et faire ensemble une auto évaluation afin de mieux répondre à l’exercice des revues annuelles proprement dites. Voilà selon le directeur de cabinet du ministère de l’économie et des finances l’objectif de cet atelier national préparatoire qu’organise la cellule de suivi de l’intégration régionale du ministère.  C’est depuis 2013 que l’Uemoa a instauré une revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires afin de donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration régionale. «  Ainsi depuis 2014, la commission de l’Uemoa a organisé au Bénin, en liaison avec la cellule de suivie de l’intégration régionale du ministère de l’économie et des finances, quatre revues annuelles. Il me plait de rappeler que le Bénin s’est illustré en 2018 comme le pays de l’Uemoa ayant réalisé le plus grand bond entre 2017 et 2018, soit de 16 points, avec un taux de 80,2% dans la mise en œuvre des réformes communautaires », a fait observer le Coordonnateur M. Armand Sounton. Il faut dire que contrairement aux années antérieures, la spécificité cette année est la prise en compte de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de la Cedeao au Bénin.  Cette approche se justifie par le fait que le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest est en train de se renforcer avec l’avènement très prochain de la monnaie unique au sein des Etats membres de la Cedeao, explique M. Armand Sounton. « Cette année, à l’instar de ce qui se fait au sein de l’Uemoa, notre ministère s’est engagé à élargir cette revue aux réformes politiques, programmes et projets communautaires  de la Cedeao. Vous comprenez avec moi que cela nécessite davantage l’appropriation de la démarche et de la méthodologie ainsi qu’une meilleure préparation. D’où les présentes assises », a déclaré le DC Orou Hermann Takou. Pour le Coordonateur Armand Sounton, l’ambition cette année est de maintenir le Bénin au premier rang en matière de taux de réalisation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa. C’est pourquoi, il exhorte les participants à cet atelier préparatoire à proposer de solutions pour atteindre cette ambition.

Formation professionnelle et promotion de l’emploi: Les ministres de l’Uemoa font le bilan de leur cadre de concertation

Une vue de la tribune officielle

« Renforcer et pérenniser les acquis du cadre de concertation pour le développement de la formation professionnelle et la promotion de l’emploi dans l’espace Uemoa : rôles et implication des acteurs ». C’est le thème de la dixième conférence des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace Uemoa qui s’est tenue ce vendredi 27 septembre 2019 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou. Occasion pour faire le bilan des 10 ans d’existence de ce cadre de concertation. Les travaux ont été officiellement lancés par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.

Ghislain Gbènakpon

« Mutualiser nos ressources en matière de formation professionnelle et de promotion de l’emploi pour donner une réponse efficace au chômage et au sous-emploi des jeunes et des femmes de l’espace Uemoa. ». Voilà ainsi rappelé par son président en exercice, le professeur Mahougnon Kakpo, l’objectif qui a fondé la mise en place à Bamako en 2009 du cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace Uemoa. Mais malgré les nombreuses initiatives prises par ce creuset régional, l’employabilité des jeunes sortis des établissements de formation constitue toujours un réel problème pour les gouvernements respectifs. Le taux de chômage et celui du sous-emploi dans les pays de l’Uemoa reste toujours élevé. «  Face à cela, après dix ans d’existence, il est impérieux de respecter les rôles de chaque acteur au sein du cadre de concertation pour le développement de la formation professionnelle et la promotion de l’emploi dans l’espace Uemoa, afin de lui donner un nouvel envol », a déclaré le Pr Mahougnon Kakpo. Pour le Représentant Résident de l’Uemoa, la rencontre de Cotonou doit marquer et constituer un tournant décisif pour le cadre de concertation, cet instrument régional devenu aujourd’hui un véritable vecteur d’intégration dans le domaine de la formation professionnelle en Afrique subsaharienne. «  Elle se veut donc une opportunité pour les ministres d’apprécier le bilan global du cadre de concertation durant ces neuf années d’existence et d’en tirer les leçons. Cette conférence nécessite donc de passer en revue, toutes les recommandations prises et éventuellement d’examiner les moyens déployés pour leur mise en œuvre effective et de définir les perspectives nécessaires pour un meilleur fonctionnement de ce cadre », a déclaré M. Komlan Agbo. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a  au nom du président Talon, remercié l’Uemoa pour le choix porté sur le Bénin pour abriter cette conférence et a rassuré l’institution sous régionale que le gouvernement béninois jouera sa partition en vue de l’atteinte des objectifs poursuivis.   

Cos-Lépi: Le fichier électoral actualisé disponible au plus tard le 15 janvier?

L’honorable Jérémie Adomahou, Pdt/Cos-Lepi

Malgré le retard déjà observé dans le processus d’actualisation de la lépi, le fichier électoral apuré sera disponible et rendu à la Céna au plus tard le 15 janvier conformément aux délais légaux. C’est en tout cas l’assurance qu’a donnée hier le président du Cos-Lépi , l’honorable Jérémie Adomahou  reçu  Canal 3 Bénin. Il faut dire effectivement qu’il ressort des éclairages de l’invité de Zone franche que  le temps presse et les membres du Cos-lépi doivent pouvoir mettre les bouchées doubles pour tenir dans les délais. En effet, la phase d’actualisation proprement dit devrait commencer demain mardi 1er octobre 2019 pour prendre fin le 31 décembre, soit  une durée de trois mois. Et en amont , soit deux semaines avant cette phase, le Cos-lépi  en collaboration avec l’Ant doit avoir imprimé les listes en l’état et les convoyer vers les conseils communaux d’actualisation ( Cca) pour affichage dans les centres de vote. Ce qui permet aux citoyens, explique le président Jérémie Adomahou, de  les consulter pour alerter sur d’éventuelles erreurs matérielles et aussi d’opter pour un changement de centre de vote. L’actualisation suppose aussi la radiation des personnes décédées ou qui ont perdu leurs droits civiques et la prise en compte des nouveaux majeurs.  Le problème c’est que l’impression des listes en vue de leur affichage n’est pas encore faite. Mais sans doute que le président Jérémie Adomahou compte sur le dynamisme de tous les membres du Cos-Lépi pour que l’échéance du 15 janvier soit respectée. Pour rappel, l’actualisation efficace du fichier électoral est nécessaire dans la perspective des communales et locales de 2020.

Ghislain Gbènakpon

Clôture de la première édition des ReCiCo: Le Prix Président Talon aussi décerné

M. Dimitri Fadonougbo, Délégué Général des ReCiCo

Les efforts du président de la République pour l’essor du cinéma béninois viennent d’être reconnus par la première édition des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou ( ReCiCo)sur lesquels les rideaux sont tombés ce samedi 28 septembre 2018 à Canal Olympia. Le Prix Président Talon fait partie des prix spéciaux décernés et est revenu à la comédienne Florisse  Adjanohoun.

Ghislain Gbènakpon

« Un prix décerné à une production cinématographique ayant mis l’accent sur une actrice qui a du caractère, qui est prête à opérer des changements, qui est prête à mener des actions empreintes de courage et de détermination. Ce prix est décerné en reconnaissance au président Talon qui dès sa prise de fonction a pris un décret courageux qui a permis au Bénin d’être éligible au fonds africain pour le cinéma ; un fonds qui résulte de la décision 69 de l’UA défendue avec brio par le feu président  Général Mathieu Kérékou . Le président Talon a aussi autorisé la réalisation d’un film sur les amazones pour honorer et défendre l’image et les valeurs de l’Afrique. Il a facilité la validation du code de la cinématographie en souffrance depuis des années ». Voilà en résumé ce qui justifie le choix du comité d’organisation des ReCiCo avec à sa tête le Délégué Général Dimitri Fadonougbo, d’instituer pour cette édition le Prix Président Talon décerné à la comédienne Florisse Adjanohoun. Il faut dire que le président Talon n’aura fait qu’emboiter les pas à l’un de ses prédécesseurs en l’occurrence, feu Mathieu Kérékou en mémoire duquel les RéCiCo ont décerné le Grand Prix Général Mathieu Kérékou. Un prix dédié à une production cinématographique véhiculant une histoire, un scénario qui met en valeur ou vend l’Afrique aux Africains et au reste du monde. Et les RéCiCo ont institué ce prix en reconnaissance du rôle incommensurable et décisif effectivement joué par le Général Mathieu  Kérékou  dans l’adoption par l’Union Africaine de la décision 69 au grand bonheur du cinéma africain. C’est en effet cette dernière qui a permis aux cinéastes Africains de créer la commission de l’audiovisuel et du cinéma et le Fonds africain du cinéma qui reste toujours un projet. Une décision pensée par M. Jacques Béhanzin et défendue par le Général Mathieu kérékou devant ses pairs à l’UA. Le Grand Prix Général Mathieu Kérékou  long métrage a été remporté par Le Grand Tournant du réalisateur Pierre de Messi produit par Alain Déguénon . L’autre prix court des Récico est le Buste d’or de Paulin Soumanou Vieyra  catégorie court métrage  remporté par la production ‘’ Un Air de Kora’’ de Angèle Nbiang du Sénégal. Quant au Grand Prix des RéCiCo 2019, il est revenu à ‘’Desrance’’ d’Apolline Traoré du Burkina Faso.

Remerciement et appel

A la clôture de la première édition des ReCiCo, le Délégué Général M. Dimitri Fadonougbo a tenu à remercier toutes les bonnes volontés qui ont œuvré d’une manière ou d’une autre pour sa réussite : « Je remercie les grands hommes de la culture qui ont soutenu et accompagné les RéCiCo. Mes hommages au doyen Jacques Béhanzin.  Je sais et je suis convaincu que le Bénin est un grand pays de cinéma. Il suffit seulement que nous nous organisions. Les RéCiCo sont nées et j’espère que les uns et les autres vont œuvrer pour que le bébé grandisse. Mes remerciements vont particulièrement au Fesapco qui s’est fait représenter ». Il faut dire effectivement que le Fespaco était représenté par M. François Adianaga. « Nous sommes là aujourd’hui pour soutenir les RéCiCo qui du reste se présentent aussi comme un autre festival au niveau du Bénin. C’est un festival naissant à qui nous souhaitons beaucoup de courage parce que la route est très longue dans le contexte africain des festivals.  Quand je vois un festival qui nait je me demande s’ils savent ce que ceux qui ont 50 ans 60 ans ont fourni  comme sacrifice pour être là aujourd’hui. Félicitation au délégué général et à tout son comité d’organisation. Le Fespaco est derrière eux pour accompagner les Recico », a déclaré M. François Adianaga. A la faveur d’une interview à la presse, le délégué général est revenu brièvement sur la pertinence des RéCiCo .  « Je dois vous dire honnêtement que les Récico ne sont pas un festival de plus ; parce qu’aujourd’hui nous avons compris qu’il y a beaucoup de productions africaines qui ne sont pas connues, vues par les Africains. Nous avons voulu que le public béninois et africain ne s’arrête plus seulement au Fespaco. Qu’ils prennent aussi leurs valises pour les déposer à Cotonou. C’est la raison d’être des RéCiCo », a soutenu M. Dimitri Fadonougbo.  Il n’a pas manqué de lancer un appel au Gouvernement après avoir reconnu les efforts que celui-ci fournit déjà pour le rayonnement du cinéma béninois. « Je remercie les autorités pour ce qu’elles font déjà  mais l’heure a sonné pour que nous puissions prendre nos responsabilités. Il ne faut pas qu’elles s’arrêtent en si bon chemin. Nous avons tout le temps construit le cinéma des autres pays, il est temps que nous pussions construire le nôtre », a-t-il pour finir déclaré.

Le Président Patrice Talon