Défense sans discrimination des travailleurs: Le Rosyd-Tmb sensibilise les travailleurs migrants sur leurs droits et devoirs

Mme Gloria Kponou du Rosyd-Tmb

Le Réseau des organisations syndicales pour la défense des travailleurs migrants du Bénin ( Rosyd-Tmb) vient de faire œuvre utile. Avec le soutien de  la Fondation Friedrich Ebert, il a sensibilisé les travailleurs migrants du Bénin sur leurs droits et devoirs ainsi que les opportunités que leur offre le projet Arch. C’était ce vendredi 18 octobre 2019 à la bourse de travail à Cotonou. C’est Mme Gloria Kponou qui a porté la voix du Rosyd-Tmb à l’ouverture de la sensibilisation.

Ghislain Gbènakpon

«  Les échanges porteront sur les droits et devoirs du travailleur migrant avec un focus important sur le contenu du projet d’extension de la protection sociale à tous. Ainsi, aurons-nous droit à une présentation du contenu du projet Arch, un panel de discussion sur les droits et devoirs du travailleur migrant, et un débat général organisé par le présidium avec une contribution importante de la Cmps ». Ainsi s’exprimait Mme Gloria Kponou au nom du Rosyd-Tmb pour lever un coin de voile sur le menu et les objectifs de cette sensibilisation des travailleurs migrants au Bénin.  Né depuis deux ans, le Rosyd-Tmb composé d’hommes et de femmes engagés représentant l’ensemble des organisations syndicales est très actif dans la défense des droits des travailleurs migrants. « Nous ne pouvons pas affirmer d’office que le migrant se porte bien au Bénin parce que vous avez forcément des problèmes quand vous quittez chez vous et surtout  ceux qui laissent derrière eux leurs familles pour se retrouver dans un pays qu’ils ne connaissent pas forcément.   C’est pour cela qu’on est en train de mettre sur pied un centre d’écoute à la bourse du travail. Les travailleurs migrants pourront le solliciter pour savoir quel comportement adopter et à qui s’adresser en cas de besoin », a déclaré Mme Gloria Kponou au détour d’une interview à la presse en marge de la séance de sensibilisation.

Situation critique de l’école béninoise: La commission de l’éducation du parlement aussi attendue

Hle Aké Natondé, Pdt de ladite commission

Face à la situation critique que traverse l’école béninoise, nombreux sont ceux qui attendent une réaction de l’assemblée nationale, plus précisément de la commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales. L’institution parlementaire devra jouer sa partition pour un retour rapide  à la normale.

Ghislain Gbènakpon.

Interpeller le gouvernement à travers une question orale ou une question d’actualité conformément aux dispositions des articles 111 et 113 de la constitution. C’est déjà ce que beaucoup attendent de l’assemblée nationale aujourd’hui que l’école béninoise se retrouve dans une situation plus que déplorable. Il faut dire que sur plusieurs sujets d’intérêt national, le silence de l’institution parlementaire se fait de plus en plus assourdissant aux yeux de plus d’un. Et dans le cas d’espèce, c’est bien plus précisément  vers la commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales que les regards sont tournés. Les ministres en charge de l’école béninoise à savoir celui des enseignements maternel et primaire d’une part et celui de l’enseignement secondaire d’autre part, doivent être amenés à s’expliquer sur leurs politiques dans ce sous secteur de l’éducation. Il faut dire que la situation de l’école aujourd’hui laisse à désirer. C’est ainsi par exemple que dans le primaire, on note des effectifs pléthoriques avec des jumelages de classe et le manque criard de manuels scolaires.  Dans le secondaire, les cours n’ont véritablement pas repris car dans plusieurs disciplines les apprenants n’ont pas encore d’enseignants. Il faut aussi compter ici avec le manque criard de salles de classe avec pour conséquence, les élèves souvent en divagation dans les cours. Mais c’est la situation des aspirants au métier d’enseignant qui est la plus alarmante. Alors qu’ils sont déployés, beaucoup d’entre eux n’arrivent pas à se procurer des heures dans les collèges alors qu’au même moment on parle de déficit d’enseignants. Qu’est-ce qui n’a pas marché dans la mise en œuvre du programme spécial de pré insertion dans l’enseignement ? Quels sont les tenants et les aboutissants du jumelage des classes dans le primaire ? Voilà autant de questions sur lesquelles la représentation nationale doit bousculer le gouvernement et faire des propositions concrètes à travers sa commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales.

Réalité de l’Ecole béninoise aujourd’hui: La Fesecja/Csa exprime son indignation

Une vue des conférenciers

Au cœur de l’indignation exprimée par la Fédération des syndicats de l’éducation, de la culture et de la jeunesse et assimilés de la Confédération des syndicats autonomes, ( Fesecja/Csa) sur la réalité de l’école béninoise aujourd’hui, se trouve la situation catastrophique au niveau des enseignements maternel et primaire d’une part et au niveau de l’enseignement secondaire avec en toile de fond, le calvaire des aspirants d’autre part. C’était à la faveur d’une déclaration lue ce vendredi à la bourse du travail à Cotonou par le Secrétaire général adjoint de la Fesecja/Csa, M. Christian Lokossou.

Ghislain Gbènakpon

« La décision de fusionner des écoles en tenant compte des effectifs et dans le but de rationaliser la gestion des ressources humaines et financières se révèle une vraie catastrophe. Des classes à effectifs pléthoriques, des classes multigrades où sont jetés en errance des enseignants pas formés et pas habitués à ces nouvelles réalités. Et tout cela en violation des principes même de l’APC devenue une incantation. Alors que des aspirants au métier ont réussi aux différents tests, aucun déploiement n’est prévu pour combler le déficit. Au même moment, nos classes manquent cruellement de manuels scolaires  pour faciliter la tâche à l’apprenant et à l’enseignant. La formation des directeurs sur les classes multigrades et sur la gestion des subventions tant annoncées reste encore au jour d’aujourd’hui sans suite ». Voilà ainsi décrite M. Christian Lokossou, la situation déplorable que vit l’école béninoise au niveau des enseignements maternel et primaire. Et le problème est tout aussi catastrophique que multiforme au niveau de l’enseignement secondaire avec la situation plus que désespérée des aspirants au métier d’enseignant. C’est ainsi que, fait observer  par exemple la Fesecja/Csa, ces derniers censés avoir composé pour un poste et un lieu défini, se voient finalement répartis dans tous les départements alors que le déficit demeure grand et parfois même très grand dans les localités visées par la composition. La Fesecja/Csa soutient que des disciplines pour lesquelles les chefs d’établissements ont exprimé le besoin d’une dizaine d’enseignants, on n’en a envoyé aucun, ou dans le meilleur des cas un ou deux. Au même moment, la fédération note des cas d’aspirants envoyés en surnombre dans beaucoup de disciplines et renvoyés des collèges où ils sont affectés, et à qui on demande de parcourir la zone d’affectation à la recherche d’établissement pour les accueillir. «  Des aspirants du niveau professeur adjoint en grand nombre dans des établissements où le besoin est plutôt très grand en enseignants professeurs certifiés ; des aspirants déployés dans des établissements où les besoins ne leur permettent pas d’avoir tout leur quota horaire et à qui on demande d’aller chercher la différence dans les collèges environnants ; le déficit d’enseignants d’Eps qu’on a essayé de régler en demandant aux chefs d’établissements de prioriser les classes d’examens seuls pour les cours d’Eps. », soutient la Fesecja/Csa qui fait observer par ailleurs que la suspension des 503 enseignants ayant refusé de participer aux évaluations diagnostiques n’a fait qu’aggraver la pénurie d’enseignants qualifiés. C’est contre ce  sombre tableau de l’école béninoise qu’elle a dépeint que la Fescja/Csa s’indigne et rend responsable les autorités en charge du secteur.

Assurance maladie: La prise en charge désormais à 100% à Intercon Bénin

Le Pdt Ernest Amoussou

Bonne nouvelle pour les agents d’Intercon Bénin. Six mois après sa présentation à eux en avril dernier, le projet Santé Pour Tous a été officiellement lancé ce samedi 19 octobre 2019 au Codiam de Cotonou par le Comité de gestion de la Caisse mutuelle des travailleurs  d’intercon Bénin.  Le président dudit comité de gestion, M. Ernest Amoussou aura réussi son pari. Toutefois il exhorte tous les mutualistes à se mobiliser pour la conduite à bien du projet Santé Pour Tous.

Ghislain Gbènakpon

« D’ici le mois d’octobre, aucun travailleur d’intercon Bénin, membre de la mutuelle ne doit plus dépenser un seul franc pour se faire soigner à l’hôpital ». Cet engagement pris en août dernier par M. Ernest Amoussou en marge de l’assemblée générale élective qui l’a reconduit à la tête de la Caisse mutuelle des travailleurs d’Intercon Bénin vient donc d’être tenu pour le grand bonheur des travailleurs de cette grande société de sécurité. Le projet Santé Pour Tous a été officiellement lancé samedi dernier à la faveur d’une nouvelle séance de sensibilisation marquée par une communication enrichissante d’un médecin de travail qui a enregistré une forte mobilisation des travailleurs membres de la mutuelle. Cela a permis à ces derniers d’exprimer leurs préoccupations auxquelles des réponses adéquates ont été données.  « Le projet Santé pour tous est un projet initié par la mutuelle Intercon ; nous avons une mutuelle à Intercon depuis 2006. La mutuelle a pensé initier un projet pour prendre en charge les dépenses sanitaires des travailleurs. Nous avons déjà une prise en charge de 60 %. Mais désormais le projet santé vient prendre  en charge les 40 % restant avec une souscription volontaire. Nous atteignons donc une prise en charge à 100% », a expliqué le président Ernest Amoussou à la faveur d’une interview à la presse. Comme l’a aussi souligné et répété son Coordonateur, M. Dodji Koffi Gouton, le Projet Santé Pour Tous offre donc aux travailleurs d’Intercon, une assurance complémentaire : « Il s’agit d’une assurance complémentaire. Puisque à Intercon nous avons déjà une assurance maladie qui est une prise en charge à 60% mais la mutuelle a initié encore une assurance qui prend en charge les 40% restant qui était à la charge du travailleur.  Cela va permettre aux travailleurs d’aller se faire prendre en charge à 100%. On ne prélèvera plus rien sur le salaire ».

Des appels pressants

Tout en comprenant la pertinence des préoccupations exprimées par les travailleurs membres de la mutuelle d’Intercon à l’occasion de son lancement, le président Ernest Amoussou les exhorte à s’approprier le projet Santé pour Tous et  à se mobiliser pour sa réussite. « J’ai beaucoup de responsabilités par rapport à ce projet. Et à l’endroit des mutualistes, je leur dis que c’est leur chose. Ce n’est pas la chose d’Amoussou. Ce n’est pas non plus la chose du Comité de gestion. C’est notre chose à Intercon ; nous avons déjà une prise en charge de 60 %. Nous avons pensé prendre en charge, les 40 % restant. C’est une bonne chose. Mais il faut qu’on puisse garder ce projet comme un bébé pour que cela puisse être pérenne. Le médecin de travail était avec nous. Il était venu nous expliquer ce que c’est le mutuel de santé pour que les gens ne pensent pas que comme c’est une prise en charge à 100 %, il faut exagérer dans les dépenses. Ce sont des pratiques à bannir. Ce projet viendra corriger quelques désordres qui existaient déjà dans le système sanitaire d’Intercon Bénin », a soutenu le président Ernest Amoussou. Il faut dire qu’en matière d’assurance maladie, le président de la caisse mutuelle des travailleurs d’Intercon Bénin ne prêche pas seulement pour sa paroisse. Il est préoccupé par le sort de tous les agents de sécurité privée exerçant au Bénin. D’où aussi un appel à l’endroit des gouvernants plus précisément du chef de l’Etat. «  Je lance également un appel au président de la République pour lui dire que l’Etat doit taper du poing sur la table pour les autres employeurs qui ne prennent pas en charge leurs employés ; parce que c’est une discrimination d’appartenir à une corporation où d’autres ne sont pas pris en charge. Il y a alors une concurrence déloyale dans ce système. Ceux qui sont capables de le faire, laissons les exercer. C’est cet appel que  je lance pour qu’on puisse mettre en pratique l’article 73 de la convention collective générale. Ce dernier a été clair en disposant que l’employeur qui exerce au Bénin doit pourvoir prendre en charge ses agents à hauteur de 60%. Cela n’est pas effectif. Il faut qu’on puisse  mettre cela en application. Les lois existent pour le mieux- être de la population mais c’est dans la pratique qu’on ne sent pas ça », a plaidé le président Ernest Amoussou. Il faut dire que pour ce qui est d’Intercon Bénin, le projet Santé Pour Tous fera l’objet d’une évaluation à mi-parcours dans six mois pour d’éventuelle nouvelle orientation à lui donner.

Journée internationale de la femme rurale: La Cna célèbre la première journée de la femme rurale agricultrice

Une vue de famille des participants à la première édition de la journée de la femme rurale agricultrice

La Chambre nationale d’agriculture ( Cna) du Bénin avec à sa tête le président Adjéhoda Amoussou a innové ce mardi 15 octobre 2019 dans la célébration de la journée internationale de la femme rurale. Elle a organisé la première édition de la journée de la femme rurale agricultrice. C’est le ministre de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage ( Maep), M. Gaston Dossouhoui qui a officiellement lancé les manifestations à l’Infosec de Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« révéler et de valoriser la contribution de la femme rurale au développement agricole par la création d’opportunités de visibilité, de reconnaissance ainsi que des espaces d’échanges entre les acteurs étatiques et privés et les organisations des femmes du secteur agricole ». Voila ainsi rappelé par le président Adjéhoda Amoussou, l’objectif poursuivi par la Chambre nationale (Cna) en organisant ce mardi 15 octobre 2019 au Bénin la première édition de la journée de la femme rurale agricultrice. Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration annuelle depuis 12 ans de la journée internationale de la femme rurale. En effet dans sa résolution 62/136 du 18 décembre 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a fait du 15 octobre, la Journée Internationale Annuelle des Femmes Rurales qui est célébrée partout dans le monde. Les manifestations de la journée de la femme rurale agricultrice ont duré deux jours avec des panels d’échanges et de communications déjà le lundi 14 octobre. « Durant ces deux jours de célébration, la Chambre nationale d’agriculture du Benin va distinguer quelques agricultrices pour leur contribution dans le développement de notre agriculture et donnera la parole à la femme agricultrice à travers des panels de discussion sur des thématiques portant, entre autres, sur le rôle et l’importance de la femme agricultrice, les opportunités pour les agricultrices dans les réformes du secteur agricole au Bénin et la femme agricultrice dans le foncier », a expliqué le président Adjéhoda Amoussou. Les femmes agricultrices ont eu l’opportunité d’exposer dans la cour de l’Infosec, les produits de leurs activités à savoir entre autres, les galettes, du riz, les huiles, les ananas, etc. « Les femmes rurales sont laborieuses ; elles  travaillent dans nos campagnes et valorisent nos ressources naturelles. Les femmes, plus que les hommes, préservent la tradition car ce sont elles qui ont la charge de leur famille, l’éducation des enfants, leur alimentation ; ce sont elles qui transmettent les savoirs tels que les vertus médicinales de certaines plantes locales ou la valeur nutritionnelle d’autres. Elles veillent à la conservation des ressources. Que dire que vous ne sachiez déjà ? Vous conviendrez avec moi que le développement ne peut se réaliser, si 52% de la population concernée (je veux indexer les femmes), si ces 52% sont exclus des opportunités diverses. Conscient de la place fondamentale et indiscutée des femmes et particulièrement des femmes rurales dans le développement agricoles, mon département ministériel a donné des orientations claires, pour que la mise en œuvre des réformes tienne compte significativement des besoins et des intérêts des femmes agricultrices. Vous comprenez ma joie de voir la Chambre nationale d’agriculture du Bénin donner un cachet spécial à la célébration au Bénin de la femme rurale », a déclaré le ministre Gaston Dossouhoui. L’autorité ministérielle n’a pas manqué d’exprimer sa joie de voir la Cna donner un cachet spécial à la célébration de la femme rurale au Bénin avant de l’encourager dans cette dynamique et de lui garantir son soutien.

Journée internationale de la femme rurale: La Cab valorise la femme rurale agricultrice béninoise

La Sg/Cab, Mme Isabelle Ahouandjinou Mégbéto

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme rurale ce mardi 15 octobre 2019, la Chambre d’agriculture du Bénin ( Cab) célèbre depuis ce lundi 14 octobre jusqu’ à l’Infosec, avec le soutien d’Enabel, la coopération allemande et Pro Focus, la femme rurale agricultrice. C’est la secrétaire général de la Cab, Mme Isabelle Ahouandjinou Mégbléto qui a lancé les manifestations en présence des partenaires que sont Enabel, la Coopération allemande et ProFocus ainsi que des femmes rurales agricultrices venues de tous les départements.

Ghislain Gbènakpon

Révéler et valoriser la contribution de la femme rurale au développement agricole par la création d’opportunités de visibilité, de reconnaissance ainsi que des espaces d’échanges entre les acteurs étatiques et privés et les organisations des femmes du secteur agricole. Tel est l’objectif général poursuivi par la Chambre d’agriculture du Bénin (Cab) en organisant la première édition de la célébration de la femme rurale agricultrice. De façon spécifique, il s’agit d’abord de communiquer sur l’importance de la place des femmes dans le développement du secteur agricole et d’exposer leur apport qualitatif dans l’économie nationale, ensuite d’auréoler l’image des femmes du secteur agricole pour reconnaître leurs mérites et enfin,  distinguer et primer les femmes dont les mérites dans le secteur agricole sont objectivement reconnu. « Les femmes sont dans tous les maillons de notre agriculture et dans tous les secteurs. Elles sont présentes au niveau de la production, de la récolte et occupe une place prépondérante dans la transformation. Notre agriculture est très diversifiée. On retrouve les femmes dans le coton, l’acadjou, le maraîchage, le karité, maïs ;ananas, etc. On les retrouve en entreprenariat, associations, coopératives, etc. Cela est à l’actif de nous les femmes. Je pense que la chambre a saisi cette opportunité pour nous rehausser, pour nous valoriser parce que parfois l’action des hommes pèse tellement qu’on ne nous voit pas souvent.  Cet atelier est donc la bienvenue. Par ailleurs, dans nos activités quotidiennes, on a des besoins de financement, de lopin de terre auquel les femmes n’ont pas souvent droit. Donc la chambre a saisi cette opportunité de penser à nous. Je nous exhorte pendant ces deux jours de poser tous vos problèmes. Ils vont être notés et les préoccupations seront étudiées.   Il y a des questions de financement, il y a des questions de terre,  de formation », a déclaré la Sg Mme Isabelle Ahouandjinou à l’adresse des femmes rurales agricultrices qui ont fait le déplacement de l’Infosec  de Cotonou. Les manifestations officielles de la journée internationale de la femme rurale sont prévues ce mardi 15 octobre.

Une vue de famille des femmes rurales agricultrices célébrées par la Cab

Commémoration de la journée mondiale de la poste: La contribution de l’économie postale à la croissance économique analysée

Une vue de la tribune officielle

« Secteur postal et la croissance économique au Bénin ». C’est sous ce thème que le Bénin a commémoré en différé  ce vendredi 11 octobre 2019 la journée mondiale de la posté célébrée tous les 9 octobre de l’année. Les manifestations commémoratives ont été officiellement lancées au Bénin Royal hôtel, par le ministre de la communication et de la poste Me Alain Orounla. C’était en présence de tous les acteurs du secteur postal béninois dont le directeur général de la poste, M. Samuel Ognibo.

Ghislain Gbènakpon

« Atouts de l’infrastructure postale dans le développement des petites et moyennes entreprises ; la poste du Bénin : changement de paradigme pour une survie durable ». Ce sont là les deux thématiques objets de profondes réflexions sur la réforme du secteur  postal  à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la poste au Bénin. Pour le ministre de la communication et de la poste, ces deux axes de réflexions se justifient pleinement. «  Nul doute aujourd’hui que les changements induits par la révolution numérique ont influencé l’usage des services postaux. Toutefois, les Tic constituent une opportunité de relance du secteur postal. Mais pour que cette opportunité soit réellement saisie, un changement de paradigme s’impose. C’est donc à juste titre que le gouvernement de son Excellence Monsieur Patrice Talon entend poursuivre la réforme du secteur postal pour des changements notables dans ce secteur et redonner à la poste son prestige et sa notoriété », a expliqué Me Alain Orounla. Il faut dire qu’effectivement, les débats au cours de cette journée ont permis aux acteurs du secteur postal béninois de définir les voies et moyens pour favoriser l’essor dudit secteur dans un environnement économique difficilement. A ce titre, plusieurs propositions idoines ont été faites sur la réorganisation de l’industrie postale notamment sur la branche du courrier pour réduire les coûts et optimiser les délais de livraison, les mécanismes pour l’évolution ou la mise en place des services financiers, des services de logistique, des services de certification, des services de messagerie, les voies et moyens pour tirer profit de l’évolution fulgurante du commerce électronique et des nouveaux moyens de paiement.  Dans son intervention, le directeur général de la poste, M. Samuel Ognibo, a partagé avec l’assistance l’historique de la poste du Bénin et les missions à elles assignées. Les manifestations officielles de la journée mondiale de la poste ont été aussi l’occasion pour le ministre Alain Orounla de féliciter au nom du gouvernement, Mlle Richemelle Francilia Somissou Koukoui , lauréate mondiale de l’édition 2019 du concours international de composition épistolaire de  l’Union postale universelle ( Upu), avec pour thème «  Ecris une lettre sur ton héros ». Ledit concours a été institué par l’Upu en 1971 pour encourager l’effort rédactionnel chez les enfants de 9 à 15 ans. La célébration de cette journée mondiale de la poste a été aussi l’occasion pour la poste du Bénin de témoigner sa reconnaissance à sa clientèle à travers un jeu tombola dont les lauréats sont entrés en possession de leur gain.

Assemblée générale du Forum Grandes Ecoles et Universités: Les priorités du président réélu Théophile Kodjo Sonou

Le Président réélu du Fgeu, Dr. Théophile Kodjo Sonou

L’Association des grandes écoles et instituts universitaires  du Bénin dénommée Forum Grandes Ecoles et Universités ( Fgeu) était en assemblée générale ce mercredi 9 octobre 2019 au chant d’oiseau à Cotonou. Au terme des travaux, le président sortant Théophile Kodjo Sonou, Maître Assistant des universités Cames, promoteur de l’Institut universitaire panafricain (Iup) a été reconduit à la tête d’un nouveau bureau directeur. L’homme qui a bénéficié à nouveau de la confiance de ses pairs a levé un coin de voile sur ses priorités pour le compte de son nouveau mandat. C’est à la faveur d’une interview à la presse. Lire son intervention.

« Mes impressions très bonnes. Les membres qui ont massivement fait le déplacement ont tous apprécié la qualité du travail que nous avons fait en trois ans quatre mois parce que notre assemblée générale constitutive a eu lieu à Porto-Novo, le 11 juin 2016. On était bien né avant les réformes parce que les gens pensent que c’est à cause d’elles qu’on a vu le jour. Non. Effectivement, Il y a des associations qui sont nées à cause des crises mais ce n’est pas notre cas. Car la première réforme est la publication de la liste des Epes le 16 août 2017. Il y a une synergie entre les universités privées membres de l’association des grandes écoles et instituts universitaires du Bénin pour accompagner le mouvement. Ma première priorité, est  de faire en sorte à accompagner les Ecoles privées d’enseignement supérieur (Epes) qui ne sont pas encore aux normes et sans agrément parce qu’elles font face à des problèmes. Ma deuxième priorité est de faire en sorte que les écoles qui sont agrées soient homologuées en 2019. Nous l’avons dit, parce que le décret que le président Talon a signé à savoir le décret 194 du 29 mars 2017 stipule qu’il y a aura examen pour 3 ans, il y a aura des agréments et il y aura des homologations. Donc pour rester collé à ce décret, il faut qu’on aille à l’homologation sans aucune condition ».

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Mise en œuvre des recommandations à venir du dialogue politique: Les assurances de Patrice Talon aux délégués

Le président Talon lors de son intervention

Les recommandations qui sortiront du dialogue politique dont les assises ont effectivement démarré ce jeudi 10 octobre au palais des congrès de Cotonou ne resteront pas lettres mortes. C’est en tout cas l’assurance qu’a donnée le président Talon qui entend veiller à leur mise en œuvre dans la mesure de leur pertinence et opportunité.

Ghislain Gbènakpon

« En tout état de cause, je veux ici vous rassurer, Mesdames et Messieurs les Délégués, que mon Gouvernement appréciera avec diligence la pertinence et l’opportunité de vos recommandations en vue d’accomplir les actes qui relèveront de sa responsabilité ». Ainsi s’exprimait hier le président Patrice Talon lors de son allocution d’ouverture du dialogue politique. Les délégués à ces assises politiques ont pour mission d’explorer toutes les pistes possibles d’amélioration de l’arsenal juridique régissant notre dispositif électoral et pour formuler des recommandations pertinentes pour y parvenir. Le chef de l’Etat a rappelé que la septième législature a réformé le système partisan béninois par le vote à la quasi-unanimité de ses députés toutes tendances confondues, d’une nouvelle charte des partis politiques et d’un nouveau code électoral pour répondre à notre besoin unanime d’assainissement. Seulement voilà, à la mise en œuvre de ces lois, la classe politique s’est entredéchirée au point de compromettre sa cohésion et surtout celle de la nation toute entière. « Aussi indiqués qu’ils puissent paraître, notre charte des partis politiques et notre code électoral nous ont causé du tort, parce que bon nombre d’entre nous, à la mise en œuvre, ne s’y sont pas retrouvés. Aussi apparaît-il désormais pertinent que les acteurs politiques se retrouvent pour apprécier leur application, réfléchir et échanger sur les adaptations possibles à y apporter en vue d’une meilleure et réaliste organisation de l’espace politique et de la compétition politique, permettant le renforcement de l’unité nationale et de la concorde, tout en préservant l’indispensable assainissement des pratiques politiques », a déclaré le président de la République .Toutefois, Patrice Talon exhorte les délégués à ne jamais remettre en cause la pertinence et la nécessité des réformes engagées. « Je ne doute pas que le sens du devoir vis-à-vis de la République prévaudra lors des échanges et que sera préservé l’essentiel : l’impérieuse nécessité de réformer nos pratiques politiques et partisanes afin d’améliorer la gouvernance générale du pays ». Il fait par ailleurs observer qu’il  n’est pas superflu de rappeler que pour mettre fin aux pratiques qui retardent son développement et créer les conditions de la prospérité en vue d’offrir de meilleures conditions de vie à ses enfants, notre pays a besoin de réformes d’envergure, telle que la réforme du système partisan.  

Journées Doing Business: La Giz encourage les réformes pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin

Une vue de participants et de la tribune officielle

Avec le soutien financier de la Giz, l’Agence de promotion des investissements et des exportations ( Apiex) a organisé du mardi 8 à ce  mercredi 9 octobre à l’hôtel Golden Tulip, les journées Doing Business. Il s’agit d’une rencontre périodique entre les entreprises, les investisseurs et autres partenaires en vue de l’amélioration du climat des affaires au Bénin. A l’ouverture des travaux, la représentante de la Giz, Mme Helga Fink a exprimé sa confiance aux réformes du gouvernement en la matière.

Ghislain Gbènakpon

«  Je suis convaincue que le Bénin atteindra un niveau de performance plus élevé au regard des réformes visant à créer des conditions favorable à l’investissement privé. Le Bénin va atteindre ses objectifs pour devenir un Etat économiquement fort et moderne ». Ainsi s’exprimait à l’ouverture de ces journées Doing Business,  la chargée de programme de la Giz, Mme Helga Fink pour faire savoir sa confiance aux différentes réformes du gouvernement béninois en vue de l’amélioration du climat des affaires au Bénin. Ces journées se tiennent dans un contexte où le pays ne figure pas parmi les 20 premiers du classement Doing Business. Il urge donc que les différentes parties prenantes puissent jouer leur partition afin que cette situation soit corrigée. Et c’est à cette fin que se tiennent de façon périodique les journées Doing Business qui connaissent la participation des partenaires privés, cadres de l’administration publique, partenaires techniques et financiers. « Ces journées constituent une occasion de faire le point d’étape à chaque fois sur ce qui a bien marché, ce qui a moins marché, ce qui n’a pas marché et surtout d’avoir le retour des investisseurs, des partenaires privés, des entreprises en vue d’une véritable amélioration. Cette démarche s’inscrit dans un rituel qui a lieu chaque deux mois pour faire le point de façon à améliorer les manières de faire les affaires dans notre pays. Il s’agit d’informer les partenaires privés, les entreprises privées de ce qui est en train d’être mis en place dans le cadre des réformes et de recueillir de la part de ces derniers les difficultés qu’ils rencontrent  malgré celles-ci », a expliqué le directeur général de l’Apiex, M. Laurent Gangbès.