Inclusion financière: Les acteurs de la micro finance sensibilisés sur les enjeux

Les acteurs du secteur de la micro finance cernent désormais mieux les enjeux de l’inclusion financière au Bénin. Sur initiative du ministère des affaires sociales et de la micro finance à travers la direction générale de la micro finance, ils ont été sensibilisés sur la problématique à la faveur d’un atelier. C’est la ministre Véronique Tognifodé qui a officiellement lancé les travaux ce mardi 18 février 2020 à l’Infosec de Cotonou.

La ministre Véronique Tognifodé

Ghislain Gbènakpon

« Vulgariser la notion d’inclusion financière et préciser ses implications pour les acteurs du secteur de la micro finance, présenter les enjeux liés à la promotion de l’inclusion financière, ressortir l’importance du volet Egalité Femmes/Hommes (EFH)  dans la Stratégie Nationale d’Inclusion  Financière en cours d’élaboration ». Voilà ainsi déclinés par la ministre en charge de la micro finance, les objectifs spécifiques de cet atelier qui a réuni les acteurs du secteur dont entre autres, le représentant du directeur national de la Bceao, les cadres du ministère, le président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés ( Consortium Alafia) et les directeurs généraux des systèmes financiers décentralisés. Mme Véronique Tognifodé fait observer que l’enjeu est important et nécessite un engagement soutenu dans la durée de l’ensemble des acteurs. « Notre mission ne saurait prospérer que dans un cadre de concertation, de synergie d’actions des différents acteurs ainsi que de mutualisation des moyens. Je suis persuadée que cet atelier constitue le cadre idéal, pour évaluer le chemin parcouru en vue de donner une nouvelle orientation de développement au secteur de la micro finance face à la problématique de l’inclusion financière et pour trouver des solutions adéquates aux différentes préoccupations qui renforceront l’inclusion financière au Bénin. », a-t-elle soutenu. Mme Véronique Tognifodé a invité les participants à jouer leur partition dans cette entreprise très appréciée du chef de l’Etat pour qui, l’accès des personnes démunies à une gamme variée de services de base reste un défi majeur. « Je voudrais vous exhorter, à suivre avec intérêt les communications qui seront présentées. Je ne doute pas un seul instant que vous mettrez vos connaissances et expériences à profit pour enrichir les échanges qui sans doute donneront lieu à de bonnes recommandations », a déclaré l’autorité ministérielle aux participants.

Volet Assurance maladie du projet Arch: Déjà plus de 2250 bénéficiaires dans la phase pilote

(Plus de  4 millions de F Cfa décaissés par l’Etat)

Environ 7 mois après l’autorisation du déploiement de la phase pilote du volet Assurance maladie du projet Assurance pour le renforcement du captal humain ( Arch), le Coordonnateur dudit projet, M. Venance Célestin Quenum ainsi que d’autres acteurs impliqués ont fait le point de son avancement. C’est à la faveur d’une conférence de presse ce mardi 11 février 2020 dans la salle des fêtes des tours administratives à Cotonou. On retient entre autres que ce sont plus de 2250 personnes pauvres en ont bénéficié dans les sept communes concernées  entre le 14 août 2019 et le 9 février 2020. Avec à la clé, un peu plus de 4 millions de F Cfa décaissés par l’Etat pour financer les prises en charges.

Le Coordonnateur du projet Arch M. Venance Célestin Quenum

Ghislain Gbènakpon

1682 bénéficiaires dans la zone sanitaire Abomey-Calavi/ Sô-Ava avec un coût global des prises en charge par l’état de 3.319.602 Fcfa, 172 dans la zone sanitaire Dassa-Zoumé/ Glazoué avec un coût de prise en charge de 245.915 F Cfa et 399 dans la zone sanitaire Djougou-Copargo-Couaké avec un coût global de prise en charge de 471. 660 F Cfa. Voilà ce que renseignent les statistiques sur la prise en charge effective des bénéficiaires  identifiés. Il ressort de l’intervention du coordonnateur du projet Arch, M. Venance Célestin Quenum,  que leur identification a connu trois phases. La première, explique-t-il,  est le ciblage communautaire avec  la mobilisation des  associations de développement, des élus locaux, l’Insae pour appuyer le processus de façon technique. Il est enregistré 555000 ménages sur les 644000 en situation de pauvreté que les statistiques de l’Insae fournissen; soit 82 % d’identification en 2018. La deuxième phase, poursuit le Coordonnateur Venance Quenum, est l’enquête socio économique par l’Insae pour évaluer la situation réelle de pauvreté des ménages pré identifiés à la première étape : « Ce processus nous a permis aujourd’hui d’avoir pour les sept communes de la phase pilote du volet assurance maladie,  environ 105000 personnes identifiées dont le statut a été validé  à la troisième phase comme pauvres extrêmes. Pour ces personnes, nous avons édité des cartes nationales biométriques  en juillet 2019. Les personnes considérées comme vulnérables, pauvres extrêmes du Bénin possèdent déjà cette carte dans les sept communes où nous déroulons la phase pilote du projet Assurance maladie ». Il faut dire que l’homme s’est voulu très rassurant. « Lorsque vous êtes détenteurs de cette carte sur laquelle est inscrite votre affiliation à l’assurance maladie du projet Arch, vous avez droit à une consultation gratuite, à des analyses gratuites lorsque la pathologie en traitement est contenue dans le panier de soins pris en charge. Le Médecin coordonnateur de la zone sanitaire Abomey-Calavi Sô-Ava, M. Rodrigue Kohoun a entretenu les professionnels des médias sur le panier de soins. Il s’agit, entre autres, des maladies diarrhéiques, des infections digestives, du paludisme, des infections respiratoires chez les enfants de moins de 5 ans, des infections dermatologiques chez les enfants de moins de 5 ans, de grossesse et accouchement, des maladies de l’oreille et autres affections oto-rhino-laryngologie chez les enfants de moins de 5 ans et de la chirurgie viscérale.  En terme de perspectives, les conférenciers ont annoncé l’évaluation de la phase pilote du volet assurance maladie avec l’assistance technique de l’Oms et de la banque mondiale, la poursuite et l’achèvement des enquêtes socio-économiques, l’impression des cartes aux bénéficiaires et la généralisation du volet assurance maladie dans le second semestre de l’année.   

Animation de la vie politique : « Le Prd se prépare bien pour les communales », dixit Dr François Ahlonsou

( Il réaffirme le soutien du parti arc-en-ciel à Patrice Talon)

Après le rendez-vous manqué des législatives de l’année dernière, le Parti du renouveau démocratique ( Prd) est bel et bien dans la course pour les municipales et communales du 17 mai 2020. Le parti arc-en-ciel s’y prépare activement contrairement à l’apparence il y a peu. C’est en tout cas l’assurance qu’a donnée l’une des figures de proue de cette formation politique à la faveur d’un entretien à la rédaction. Il s’agit du deuxième adjoint au maire de Porto-Novo,  Dr Alphonse Ahlonsou. Lire plutôt.

Dr François Ahlonsou, membre influent du Prd et deuxième adjoint au maire de Porto-Novo

Cause Commune : Le corps électoral est convoqué il y a peu par le chef de l’Etat pour le 17 mai prochain dans la perspective des municipales et communales 2020. Comment le Prd entrevoit ces échéances ?

Dr François Ahlonsou : Le parti du renouveau démocratique se prépare bien pour les communales. Aujourd’hui, je veux d’abord rendre un hommage à un grand militant du Prd. Cela fait 20ans que El hadj Moucharafou Gbadamassi est décédé le 4 février 2000 alors vice-président du Prd. Nous lui rendons un vibrant hommage. Lui et le président Adrien Houngbédji étaient les deux piliers essentiels de notre grande formation politique.

Après cet hommage rendu, je voudrais rassurer les populations en général et les militantes et militants que le Prd ira aux élections. Après la tournée nationale, nous sommes actuellement dans la phase de la constitution des dossiers que nous allons déposer début avril. Je lance un appel à chacun, aux jeunes essentiellement de ne pas avoir peur du quitus fiscal, du syndrome du quitus fiscal, la psychose du quitus fiscal. Non. Si vous avez votre moto, on va vous demandez de payer la petite taxe qui est votre contribution à la caisse nationale ; ça ne coûte rien. C’est une manière aussi de se mettre à jour, de prouver que vous contribuer. Il est donc question que chacun prenne ses responsabilités.

C’est un appel à la conscience collective des jeunes et des femmes à être sur les listes, qu’ils soient de n’importe quelle obédience politique. Nous au Prd, nous vous garantissons au minimum 30 % de jeunes et de femmes en bonne position d’éligibilité. Et 40 % sont réservés aux indécrottables, incontournables et chevronnés militants Prd. Il faut qu’on puisse laisser la jeune génération prendre le lead du parti, l’avenir du parti ; parce que ce qui est  essentiel pour nous, c’est que le Prd puisse continuer à exister. Le Prd aura en décembre 30 ans.

Il y a de grosses cylindrées qui sont dans la course avec vous.

Si vous ne faites pas de grands combats, vous n’allez pas triompher de bonheur. Il faut aller aux grands combats, aux grandes batailles pour triompher avec bonheur et fierté.

Vous êtes confiants pour la bataille avec le BR et autres surtout dans la 19è circonscription en général et à Porto-Novo en particulier ?

Nous savons faire, nous avons l’expérience. Nous on sait la faire. C’est un plus que nous avons par rapport aux autres. L’expérience, c’est un atout. Pourquoi certains pensent qu’on n’est pas sur le terrain. On a le savoir-faire. Et une stratégie ne se dévoile pas, sinon ce n’est pas une stratégie.

Le Prd est toujours dans la mouvance présidentielle ? Certains vous prêtent l’intention d’y être juste pour les communales.

Vous savez en politique, il y a l’art de prêter des intentions aux autres mais nous, on le démontre tous les jours que Dieu fait que nous sommes avec le chef de l’Etat. C’est peut-être notre présence qui gène les autres parce que ça ne les arrange pas. C’est normal aussi qu’ils ne veuillent pas avoir des alliés de tailles mais des alliés fragiles, vulnérables. Nous autres, sommes un allié de taille et nous sommes craints, respectés, adulés et critiqués, rejetés. Nous sommes ce que nous sommes, c’est-à-dire tchoko tchoko. Et vous savez, le président Houngbédji est déjà à lui seul garant de la forte cohésion au sein du Prd et surtout garant de la fidélité au président Talon. Ne vous préoccupez pas de ce qu’on dit, des rumeurs ; mais observez les actes, les actions et comportements du Parti du Renouveau démocratique. C’est ça qui est l’essentiel.

Propos recueillis par la rédaction

Journée mondiale de lutte contre le cancer 2020: SOS Cancer Bénin sensibilise les femmes de Porto-Novo sur le dépistage précoce du cancer de sein

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le cancer, l’association SOS Cancer Bénin a organisé ce mardi 4 février 2020 à la place Bayol de Porto-Novo une campagne de sensibilisation sur le dépistage précoce du cancer de sein. Les femmes de la Capitale ont été instruites sur l’autopalpation des seins et la conduite à tenir en cas de découverte de symptômes pouvant potentiellement conduire à la maladie. C’était sous la houlette de la présidente Adeline Johnson et de la vice-présidente Pegghy Adantofodji. L’initiative de SOS Cancer Bénin a reçu le soutien de la ville à travers l’accompagnement du deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, Dr François Ahlonsou.

Des femmes en attente d’être sensibilisées

Ghislain Gbènakpon

« Au total, nous avons enregistré une cinquantaine de  personnes dont 2 cas avec une boule dans le sein qu’on a référés au Chd, et une demande d’assistance d’un tiers  pour un cas avec un sein déjà entamé. Nous n’avons pas pu régler ce dernier cas parce que la prise en charge est excessivement chère. Et c’est pour éviter ces genres de cas que nous descendons souvent sur le terrain pour faire de la sensibilisation ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, la présidente Adeline Johnson pour lever un coin de voile sur les statistiques au terme de la campagne de sensibilisation et la pertinence de l’initiative de SOS Cancer Bénin. Celle-ci, explique-t-elle, consiste à apprendre aux femmes à s’auto palper les seins tous les mois après leurs menstrues et la nécessité pour elles de passer le message à leurs sœurs qui n’ont pas pu faire le déplacement de la place Bayol. Il faut dire qu’à SOS Cancer Bénin, la lutte contre le cancer est une priorité quotidienne et transversale. L’association ne rate pas une seule occasion pour sensibiliser sur la nécessité du dépistage précoce ; ceci à la grande satisfaction de la gent féminine. C’est le cas par exemple de Christine Gbodégbé ce mardi à Porto-Novo : « Je suis très heureuse d’avoir bénéficié de cette campagne de sensibilisation et de dépistage précoce du cancer de sein. Car pour les sensibilisations du genre, il y en a qui nous mobilise et finit par nous demander de l’argent. Ce n’est pas le cas pour Sos Cancer Bénin. La sage-femme m’a appris comment je vais auto palper mes seins et me rendre à l’hôpital en cas d’anomalie afin de dépister précocement le cancer de sein. On m’a exhortée à passer le message à mes sœurs. Et je m’engage à être un véritable relai pour l’association ». Elle n’était pas la seule à avoir accepté manifester sa joie d’être sensibilisée. « C’est une bonne initiative. Car cela permet de dépister très tôt les symptômes pouvant conduire au cancer de sein qui est irrémédiablement fatal quand il est dépisté tardivement. C’est une opération qui dure quelques minutes. La sage-femme nous montre  à l’aide d’un miroir comment s’auto palper les seins et alerter en cas d’anomalies telles que des douleurs ou la présence de boule. Nous devons nous auto-palper une fois par mois et ce durant la première semaine après les menstrues, de préférence deux ou trois jours après », a déclaré Elisabeth Hounkponou.  Il faut dire que la prise en charge du cancer de sein est excessivement couteuse et la maladie est souvent fatale. Mais le dépistage précoce permet de sauver des vies quand c’est vite traité par les spécialistes de la santé. C’est pourquoi, Dr François Ahlonsou, deuxième adjoint au maire de la ville de Porto-Novo chargé des questions de santé au conseil municipal apporte tout son soutien à SOS Cancer Bénin : « Nous accompagnons donc cette initiative louable de l’association SOS Cancer et il est question qu’après leur passage, nous puissions de bouche à oreille,  à travers les réseaux sociaux, les masse médias, conseiller aux femmes de voir leur sages-femmes, l’agent qualifié de santé pour apprendre à auto palper les seins pour se mettre éventuellement à l’abri du cancer de sein. La ville de Porto-Novo, à travers son conseil communal, à travers le maire et  ma personne, félicite l’Ong Sos Cancer pour cette mission salvatrice ».  

SOS Cancer Bénin et la mairie de Porot-Novo se donnent la main pour lutter contre le Cancer du sein

Promotion de l’alphabétisation: Le Renopal initie une réflexion sur le lien entre alphabétisation et la formation professionnelle

Avec le soutien de la Coopération Suisse, le Réseau National des opérateurs privé pour la promotion de l’alphabétisation et des langues ( Renopal) a organisé un atelier de réflexion sur le lien entre l’alphabétisation  et la formation professionnelle. C’était ce mardi 28 janvier 2019 à l’Infosec de Cotonou en vue de faire de l’alphabétisation un véritable outil de développement. les travaux ont été lancés par M. Ismaël Adédirou Adjibodou représentent le directeur de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ( Dapln).

Une vue de la tribune à l’ouverture des travaux

Ghislain Gbènakpon

Quel est le contour réel du lien alpha-formation professionnelle (Afp) ? Quelle est la meilleure façon de concrétiser ce lien? S’agit-il d’alphabétiser ou de cibler uniquement les artisans ? Comment s’y prendre ?  Voilà ainsi déclinée par le représentant de son président, Dr Christophe Tossou, la problématique autour de laquelle s’est tenu l’atelier de réflexion organisé ce mardi à l’Infosec de Cotonou par le Renopal. Les représentants des structures intervenant dans le secteur de l’alphabétisation et de la formation professionnelle et les personnes ressources de la thématique Afp y ont pris part. L’objectif général est de réfléchir sur les modalités de concrétisation du lien alpha-formation professionnelle au Bénin. De façon spécifique il s’est agi pour les participants d’échanger sur les expériences en cours sur la thématique au Bénin, d’échanger sur les modalités pour une meilleure réalisation du lien Afp, retenir les grandes lignes de la démarche, de l’approche et du contenu pour sa réalisation dans le contexte du Bénin.  Cet atelier s’inscrit dans le cadre des actions de plaidoyer que mène le Renopal pour le développement de l’alphabétisation. Ces actions bénéficient du soutien de la Coopération Suisse. C’est donc à juste titre que la Direction du développement et de la coopération ( Ddc) appuie l’initiative du Renopal d’organiser cet atelier sur une thématique qui est une préoccupation de l’heure. Il faut dire que le lien alphabétisation –formation professionnelle constitue actuellement un défi majeur pour faire de l’alphabétisation un véritable outil de développement. En effet, fait observer Dr Christophe Tossou, 56 % de la population béninoise ne sait ni lire ni écrire dans une langue de même que 61 % des actifs économiques du pays et la contribution de l’artisanat au Pib est de 11 %.  Quelques expériences sont en cours de mise en œuvre pour tenter de réaliser le lien Afp. Il en est ainsi par exemple du Programme d’appui à la gestion décentralisée de l’alphabétisation ( Pageda) et du programme expérimental du gouvernement. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, la Chargée de programme au bureau de la Coopération Suisse, en charge de l’alphabétisation des adultes et du genre, Mme Blandine Agossou a aussi mis en évidence l’importance et la pertinence de cet atelier de réflexion.  « L’alphabétisation classique à savoir être alphabétisé, savoir lire et écrire dans une langue est déjà caduque. Toutefois, il faut savoir lire et écrire dans une langue pour l’acquisition de compétences.  Mais on parle de cette démarche sans pouvoir la concrétiser. Il y a quelques expériences de part et d’autre dans le pays et c’est bon de faire un break, de voir ces expériences, de faire parler les personnes ressources pour voir où est-ce qu’on en est ? Est-ce qu’il y a des préalables ? Quelles sont les étapes pour réussir ? Je crois que c’est surtout sur ces questionnements que l’atelier va s’appesantir », a-t-elle soutenu. 

Participation paritaire aux instances de prise de décision: L’appel des femmes de Fenep à leurs sœurs et à la jeunesse

Une vue partielle des participants à la conférence de presse

« Une relève ne se décrète pas, elle se prépare ». C’est par ces mots que le creuset Femmes engagées pour des nominations et des élections paritaires ( Fenep) a lancé un vibrant appel à la gent féminine et aux jeunes pour leur implication effective dans les instances de prise de décision du Bénin. La présidente de Fenep, Mme Gwladys Tawéma et les autres membres du bureau exécutif les a invités à les rejoindre dans cette dynamique à la faveur d’une conférence de presse ce jeudi 16 janvier 2020 au chant d’oiseau à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit pour Fenep de contribuer à la participation et à l’implication d’une relève équilibrée de qualité aux instances dirigeantes de notre chère nation. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que le bureau exécutif du creuset a entrepris de rencontrer différentes formations politiques, afin de porter aux prochaines échéances électorales, une masse critique de femmes et de jeunes. Nous menons cette démarche, afin que la relève que nous appelons de nos vœux ne soit pas un vain mot, mais une réalité ». C’est en ces terme que s’exprimait ce jeudi la présidente Gwladys Tawéma pour lever le voile sur l’objectif que Fenep s’est assigné et les actions qui sont en train d’être menées pour l’atteindre. Il s’agit de façon spécifique pour Fenep de faire mentir les sempiternelles sentences selon lesquelles, les jeunes et les femmes veulent mais n’osent pas, on peur ou encore la politique, ce n’est pas pour tout le monde , c’est une affaire de chimie. «  Chers toutes et tous, permettez-moi de vous rassurer en précisant et je vous l’assure que la politique, c’est plus de physique que de chimie car il faut de l’endurance et de la persévérance. La politique, c’est l’affaire de tous, chacun à son niveau joue sa partition. S’impliquer dans la gestion des affaires publiques de son pays est un devoir ! C’est contribuer à trouver l’équilibre nécessaire au Bien Etre Commun. Chers jeunes, chères femmes, osons ! », a soutenu la présidente Gwladys Tawéma. Il faut dire que le creuset Fenep a mis à la disposition des femmes et des jeunes un formulaire d’inscription afin de devenir membre ou d’être porté par l’un des partis existants ou à venir. Le formulaire est disponible sur tinyurl.com/ijfbenin . Toutes les femmes et tous les jeunes du Bénin du nord au sud, de l’est à l’ouest à s’y inscrire massivement. «  Nous n’avons pas d’autres choix, d’autres options, d’autres alternatives que de mouiller le maillot et surtout de nous apprêter à reprendre valablement et dignement le flambeau que nos ainés nous passerons », a déclaré Mme Gwladys Tawéma.

La photo de famille

Onzième édition du festival du nouvel an chinois: Le Centre culturel chinois annonce l’année du Rat avec plusieurs activités projetées

Une vue de la tribune officielle

« Nous sommes actuellement dans l’année du Cochon mais à partir du 25 janvier 2020, nous entrons dans une nouvelle année chinoise : c’est l’année du Rat », a déclaré ce mercredi 08 janvier le directeur du Centre culturel chinois ( Ccc) dans une conférence de presse annonciatrice de la onzième édition du festival du nouvel an chinois. Occasion pour M. Wei Jun de décliner les six activités inscrites au programme pendant un mois pour le renforcement du brassage culturel entre les peuples béninois et chinois.

Ghislain Gbènakpon

Outre cette conférence de presse pour annoncer l’évènement, ce sont cinq autres activités qu’a déclinées le directeur du Centre culturel chinois ( Ccc) dans le cadre de la onzième édition du festival du nouvel an chinois. Il en est ainsi par exemple de la cérémonie officielle de lancement et le grand spectacle Vip de la Troupe artistique de la Mine de Charbon de Chine le samedi 11 janvier sur l’esplanade et la salle rouge du  palais des congrès. Ce sera l’occasion pour les autorités béninoises de réceptionner officiellement ce dernier au terme de deux ans de travaux de rénovation exécutés par la République populaire de Chine. Le lendemain 12 janvier 2020, ce grand spectacle Vip sera réédité par la même troupe mais cette fois-ci sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Il ressort des explications du directeur du Ccc que la troupe artistique de la Mine de charbon sera constituée de 26 personnes en provenance de la Chine. Mais le sport sera aussi au rendez-vous avec la  coupe de la fête du Printemps à travers  un match professionnel de badminton qui se jouera du samedi 18 au dimanche 19 janvier au Palais des sports du Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Le président de la fédération de badminton, M. Aubain Assogba a fait savoir que les épreuves simple homme, simple femme et double mixte sont retenues pour les catégories U18 et les Séniors. Par ailleurs on retient qu’avec le soutien de Ganagan Production, il est prévu une Quinzaine de Tournée cinématographique chinoise dans 15 villes et villages du Bénin du samedi 25 janvier au lundi 10 février 2020. Le directeur général de Gangan Production, M. Claude Balogoun a précisé que la quinzaine sera lancée à Akassato et les villes concernées sont  Parakou, Toukountouna, Tanguiéta, Kouandé, Djougou, Bassila, Bantè, Zè, Ouidah, Houéyogbé, Lokossa, Dogbo puis Klouéklanmè. Mais le clou du festival sera la troisième édition de la foire du Nouvel an chinois qui aura lieu samedi 8 et dimanche 9 février sur l’esplanade intérieure du stade de l’Amitié. Une soirée spectacle de restitution est prévue dans la soirée du 9 février 2020.

Facilitation des échanges commerciaux: La douane à l’école de la maîtrise du temps nécessaire à la mainlevée des marchandises

Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux

Il se tient depuis ce lundi 13 janvier 2020 à Golden Tulip hôtel de Cotonou  un atelier national sur l’étude du temps nécessaire à la mainlevée des marchandises aux frontières. Une initiative de la direction générale de la douane et des droits indirects qui a reçu le soutien technique de l’Organisation mondiale des douanes ( Omd). C’est le directeur général de la douane et des droits indirects, le Colonel Charles Inoussa Sacca qui a officiellement lancé les travaux conduits par les Experts de l’Omd pour cinq jours.

Ghislain Gbènakpon

« sensibiliser les participants sur la nécessité de mesurer le temps nécessaire à la délivrance de la mainlevée, former les cadres de l’administration des douanes du Bénin et les parties prenantes à la méthodologie de l’Omd sur l’étude du temps nécessaire pour la main levée et à l’utilisation du logiciel de l’Organisation mondiale des douanes nécessaire pour la  conduite de l’étude, établir aussi une cartographie complète des procédures débouchant à la mainlevée des marchandises, élaborer un programme d’actions spécifiques à cette activité afin de conduire une première étude en 2020 ». C’est en ces termes que le directeur général de la douane et des droits indirects du Bénin le Colonel Charles Inoussa Sacca a décliné les principaux objectifs poursuivis par cet atelier national sur l’étude du temps nécessaire à la mainlevée des marchandises aux frontières.  Les assises connaissent la participation des responsables et cadres de l’administration des douanes béninoises ainsi que les représentants des parties prenantes dont le secteur privé. Il faut dire que dans le but  de mieux maîtriser les délais et le temps de passage des marchandises aux frontières béninoises afin que le secteur privé et toute la communauté des affaires puissent bénéficier des mesures de facilitation qui sont mises en place par les administrations et les parties prenantes, la direction générale des douanes et droits indirects a mis sur pieds à travers la note de service N°1953/DGDDI du 21 juin 2018, le comité « Times Release Study » chargé entre autre de faire l’état des lieux sur le temps moyen de dédouanement au port de Cotonou, d’adopter une méthodologie pour la définition des normes de travail pour toutes les opérations portuaires nécessaires à l’enlèvement des marchandise. Et  c’est pour accompagner les membres de ce comité dans l’exercice de leurs fonctions, que la direction générale des douanes a sollicité l’Organisation mondiale des douanes (Omd) dans le cadre de la maîtrise des délais et du temps de passage des marchandises aux frontières.  « Comme vous le savez, le temps c’est de l’argent et il est toujours important pour le milieu des affaires que ce temps soit maitrisé afin que le secteur privé et toute la communauté des affaires puisse bénéficier des mesures de facilitation qui sont mises en place par les administrations et les parties prenantes », a déclaré pour montrer la pertinence de l’atelier, l’Expert de l’Omd , M. Samson Bilangna, Administrateur technique principal à la Direction du Contrôle et de la Facilitation de l’organisation.

Colonel Charles Inoussa Sacca lançant les travaux

Insertion professionnelle et auto-emploi des jeunes: Le cabinet Label des Pme libère 133 conseillers en reconversion professionnelle

Une vue d’ensemble des Crp libérés avec le Dg Caleb Kpoviessi

Le cabinet Label des petites et moyennes entreprises ( Label Pme)vient une fois encore de faire œuvre utile dans le domaine de la promotion de l’insertion professionnelle et l’auto-emploi des jeunes. 133 jeunes conseillers en reconversion professionnelle( Crp), heureux bénéficiaires de son Programme  Jeunesse affranchie ( Pja) ont reçu leurs attestations au terme d’une formation pour leur autonomisation sociale et financière. C’était ce samedi 29 décembre 2019 à l’Infosec de Cotonou sous la houlette de son directeur général M. Caleb Kpoviessi en présence de leurs parents. Ceci à la faveur d’un séminaire sur la problématique de l’insertion professionnelle et l’auto-emploi des jeunes avec pour thème, « Entreprenariat des jeunes : enjeux, défis et perspectives socio-économiques ».

Ghislain Gbènakpon

Développement personnel,  éducation financière, techniques d’orientation professionnelle, marketing social, techniques de communication et négociation, entrepreneuriat. Ce sont, entre autres, modules de formation dont ont bénéficié les 133 conseillers en reconversion professionnelle ( Crp) dans le cadre de la mise en œuvre, cette année, du Programme Jeunesse Affranchie ( Pja) du cabinet Label des Pme. « Le Pja est un programme socioéconomique qui  se charge de la promotion de l’insertion professionnelle et de l’auto-emploi des jeunes à travers leur initiation à des activités génératrices de revenu qui doivent leur permettre de s’autonomiser au  plan social et financier. On fait d’abord un travail de formation et d’information, parce que comme on le dit, le peuple périt faute de connaissance ; ceci pour permettre à la jeunesse d’avoir les informations essentielles afin de pouvoir se lancer sur le boulevard de l’auto-emploi. C’est ce que nous faisons au sein du forum Jeunesse affranchie. On les aide à avoir des possibilités d’autofinancement pour leurs projets personnels », a expliqué le directeur général du cabinet Label des Pme, M. Caleb Kpoviessi à la faveur d’une interview à la presse. Il fait observer qu’après deux ans de mise en œuvre du  Pja, beaucoup de jeunes pensent autrement, s’orientent vers entrepreneuriat et sont aujourd’hui propriétaires de micro-entreprises.  Et ces dernières, poursuit-il, leur génèrent de l’argent et ils peuvent ainsi vivre sans être une charge pour leurs parents. Il faut dire que de l’avis des récipiendaires,  le Pja constitue vraiment une aubaine pour l’autonomisation des jeunes. «Certes, j’ai eu à faire un certain nombre de formations mais aucune d’entre elles n’a pu me faire découvrir mes potentialités si ce n’est la formation du programme Jeunesse Affranchie. J’ai la ferme conviction que je peux réaliser mes rêves, mes projets grâce à ce programme qui pour nous est une opportunité salvatrice pour toute la jeunesse béninoise et africaine à qui je recommande d’ailleurs de se joindre à nous dans la vague des affranchis pour une existence plus agréable et plus paisible », a soutenu la porte-parole des récipiendaires, Corinne Agbégninou.  Au nom de ses pairs, elle a exprimé toute la gratitude des lauréats au directeur général du cabinet Label des Pme. Pour la secrétaire générale dudit cabinet, Pascaline Hounton, le séminaire de samedi dernier est une importante activité d’information, de sensibilisation et de formation sur la situation de l’emploi des jeunes au Bénin ainsi que la porte de sortie que représente l’auto-emploi qu’il prône. « Le thème choisi constitue un appel pressant à tous les jeunes pour venir massivement profiter du Programme Jeunesse Affranchie et à tous les parents pour envoyer massivement leurs enfants se faire former avec expertise et professionnalisme comme leurs pairs aujourd’hui honorés », a-t-elle déclaré.

M. Caleb Kpoviessi, Dg/ Cabinet Label des Pme

Retour sur les 12 derniers mois au Bénin: Les faits marquants de l’année au plan politique

Encore quelques jours et l’année 2019 va se conjuguer au passé. A l’heure du bilan on s’aperçoit que des évènements auront un impact durable sur la vie politique au Bénin. Retour donc sur quelques faits marquants pour s’en convaincre.

Ghislain Gbènakpon

S’il y a un fait marquant sur le plan politique qui a tenu particulièrement le peuple béninois en haleine en cette année finissante, ce sont  bien les législatives du 28 avril 2019 ayant consacré la présence de deux forces politiques parrainées par le pouvoir en l’occurrence l’Union progressiste ( Up) et le Bloc républicain ( Br). Ceci parce que pour la première fois dans l’histoire du renouveau démocratique, des formations politiques qui en ont exprimé le désir n’ont pas pu y participer. C’est le cas entre autres des Fcbe, du Prd, de l’Usl et de l’Udbn. Pour la Commission électorale nationale autonome ( Cena), ces partis ne remplissaient pas les conditions requises par la charte des partis politiques et le code électoral alors en vigueur. Mais cela a du mal à passer dans le rang de l’opposition. Cette situation a engendré une crise politique sans précédent avec à la clé les évènements malheureux du 1er et 2 mai à Cotonou et ceux de Tchaourou ayant occasionné des pertes en vies humaines. C’est pour une décrispation du climat politique que le président Patrice Talon a initié le dialogue politique national qui s’est tenu du 10 au 12 octobre au palais des congrès à Cotonou. Y étaient invitées, les formations politiques en règle avec la charte des parties politiques. Seulement voilà, par la force des choses, toutes les entités politiques n’y ont pas participé. Toujours est t-il que ce dialogue politique a accouché de plusieurs recommandations dont la mise en œuvre a nécessité pour certaines, une révision de la constitution. Il en est ainsi par exemple de l’alignement des élections,  l’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision et la création de la cour des comptes. L’autre fait marquant est justement la révision de la constitution adoptée à l’unanimité par les 83 députés.   Elle consacre effectivement l’alignement des élections et incidemment celui de tous les mandats électifs à 5 ans dont celui des députés, la création d’un poste de vice-président de la République et la constitutionnalisation de la cour des comptes. Par ailleurs, on peut inscrire au titre des faits politiques non moins importants, le vote d’une loi d’amnistie au profit de tous les mis en causes dans les violences électorales, le retour éclair de Boni Yayi avec une délégation de la Cedeao et le rendez-vous manqué entre le président Patrice Talon et son prédécesseur.