Révision: Ernest Amoussou remercie Talon et les députés

Le Secrétaire de la coordination communale Moele Bénin de Godomey salue les importantes innovations induites par la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 que viennent d’adopter les députés. M. Ernest Amoussou, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a exprimé sa satisfaction au micro de Canal 3 Bénin et n’a pas manqué de remercier le président Patrice Talon et les députés. Lire un extrait de son intervention.

« Il y a aussi la discrimination positive des femmes. J’avoue que cela est bien. Mais les femmes doivent aussi savoir qu’on ne désigne pas les gens pour rentrer en politique. C’est votre leadership qui doit vous permettre de rentrer dans la cour des grands. Car la politique politicienne dans les pays africains comme le Bénin, ce n’est pas de l’amusement. Et nous savons que avant que la femme ne puisse évoluer dans notre système, vu l’histoire du peuple africain, c’est difficile. Je pus déjà vous dire que la tentative de révision qui avait échoué avant les élections passées était pourtant une bonne initiative. Il fallait qu’on révise la constitution. Mais on a compris qu’il n’y avait pas d’opposition politique dans notre pays. Nous avons des opposants aux hommes. On s’oppose à quelqu’un. Il n’y a pas d’opposant politique. Sinon ce qui nous arrange tous, c’est notre pays ; la constitution est adoptée depuis 1990, moi j’étais encore au cours primaire. Aujourd’hui les choses ont évolué. Et pour réviser, c’est des problèmes à ne pas en finir. Si ce n’est pas moi, ce ne sera pas l’autre. Moi je remercie le chef de l’Etat. Je remercie les députés. Je suis un citoyen béninois. Et s’il faut toucher la constitution pour évoluer, c’est déjà fait. Donc c’est consommé. On laisse les débats puis on évolue »

Propos transcrits par Ghislain Gbènakpon

Assemblée Nationale: La modification de la constitution en débat ce jour

Après avoir connu plusieurs échecs en une dizaine d’années, la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 va-t-elle finalement avoir lieu ? On est tout près de le savoir car la proposition de loi portant révision de la Constitution suscitée par les recommandations du dialogue politique va être étudiée en procédure d’urgence ce jour au parlement.

Ghislain Gbènakpon

Presque tous les regards vont être particulièrement tournés ce jour vers le palais des gouverneurs à Porto-Novo. Les députés vont débuter l’examen en procédure d’urgence de la proposition de loi portant modification de la Constitution portée par 10 députés. C’est d’ailleurs ces derniers  qui ont demandé et obtenu cette procédure d’urgence. Pour rappel, aux termes de l’article 154 de la Constitution, pour que cette proposition de loi puisse être prise en considération, elle doit recueillir l’avis favorable de la majorité des trois quarts des membres de l’Assemblée nationale, soit 62 députés. La révision ne sera acquise qu’après avoir été approuvée par référendum, sauf si elle est adoptée par la majorité des 4/5 des membres composants l’assemblée nationale, soit 66 députés.  Il faut dire que c’est la mise en œuvre de certaines recommandations issues du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre qui nécessitent une modification de la loi fondamentale. C’est le cas des recommandations relatives à l’organisation d’élections générales et la discrimination positive en faveur de la représentativité des femmes au sein du parlement. La polémique ne cesse d’enfler depuis que la nouvelle de la demande d’examen en procédure d’urgence de la proposition de loi portant révision est tombée ce mardi 29 octobre. Nombreux sont les Béninois à dénoncer une révision à marche forcée de la constitution.  Mais selon les analystes, cet examen en procédure d’urgence peut se justifier par deux impératifs. Le premier est relatif à la directive de l’Uemoa qui stipule qu’aucune modification des lois électorales ne peut intervenir six mois avant les élections. Or les communales de 2020 sont projetées pour mai, juin à venir. Ce qui implique que dans le cas d’espèce, la relecture des lois électorales suggérée par le dialogue politique doit intervenir au plus tard en novembre. Le second impératif est qu’il faut que les lois électorales qui seront votées soient conformes à la constitution en vigueur. C’est donc des raisons liées au calendrier électoral qui expliquent l’option de la procédure d’urgence.  

Numérique au Bénin: Une étude fait des recommandations pour l’universalité de l’Internet

Une vue de famille des officiels

La révolution numérique en cours  au Bénin ces dernières années est bien partie pour se renforcer davantage. Au bout de trois mois de recherche, le rapport d’une étude commanditée par l’Unesco et validé ce mardi 29 octobre 2019 à Azalaï hôtel, fait des recommandations pour l’universalité de l’Internet.

Ghislain Gbènakpon

« Des recommandations relatives, entre autres, à l’accélération des réformes, au renforcement du cadre législatif et réglementaire propice à la révolution numérique, à l’usage du numérique dans les secteurs clés comme l’éducation et  l’agriculture, à la mise en place de politiques adaptées aux personnes à besoins spécifiques, à la promotion des contenus locaux et en langues locales, au renforcement des compétences dans le domaine numérique ». C’est un peu en ces termes qu’en lançant ce mardi les travaux de sa validation, la ministre du numérique et de la digitalisation, Mme Aurélie Adam Soulé Zoumarou a levé un coin de voile sur quelques unes des recommandations du rapport de l’étude sur l’universalité de l’universalité de l’Internet au Bénin.  Cette étude parrainée par l’Unesco  a été réalisée pendant trois mois par un comité d’experts avec à sa tête, le représentant du Représentant Résident de l’organisation Onusienne, le Professeur Alain Kiyindou.  Elle a été menée, explique le Professeur Alain Kiyindou , dans le cadre de nombreux indicateurs tels que le droit de l’Internet,  son ouverture à tous, son accessibilité à tous et la participation de multi acteurs. Il fait observer que le Bénin est l’un des premiers pays au monde à mettre en œuvre ces indicateurs tant à l’échelle mondiale que africaine d’une part et que le rapport de l’étude révèle des progrès accomplis comme des progrès à faire en termes de l’universalité de l’Internet.  Il faut dire que des études similaires sont en cours dans 11 pays en Asie Pacifique, Europe, le monde arabe, Afrique, Amérique Latine et Caraïbes.  « Aujourd’hui  au Bénin nous avons entrepris des actions très hardies dans le secteur du numérique et nous espérons qu’elles renforcent la révolution numérique démarrée depuis quelques années qui se matérialise un peu partout dans le pays à travers les différentes réalisations et résultats que nous avons sur le terrain. Grâce au travail assidu de collectes et de traitement de données de qualité, l’équipe d’experts est parvenue à la conclusion que le Bénin a fait des avancées majeures et notables en ce qui concerne l’universalité de l’Internet dans notre pays », s’est réjoui la ministre du numérique et de la digitalisation. Mais Mme Aurélie Adam Soulé Zoumarou n’a pas manqué de rappeler que des efforts restent à faire : « Le rapport souligne toutefois qu’il reste encore des réformes à faire et des réajustements à opérer pour atteindre l’inclusion numérique dans notre pays.  C’est donc à juste titre que je salue la clarté des recommandations formulées et qui sont en adéquation avec les priorisations que nous avons faites au niveau de Pag et aussi en adéquation avec un certain nombre d’activités que nous avons soit démarrées ou qui sont prévues dans un futur proche ».

La ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou

Octobre Rose 2019 avec SOS Cancer Bénin: La prévention du cancer arrimée au sport

Des participantes victorieuses au football.

«  Célébrons la vie autour du sport ». C’est sous ce thème que l’association SOS Cancer Bénin a organisé ce dimanche 27 octobre 2019, la deuxième édition de Octobre Rose. Une nouvelle occasion pour elle de sensibiliser les femmes sur la prévention du cancer du sein. Une sensibilisation-débat a été animée par le Pr Jean Léon Olory-Togbé et Mme Marguerite Gandonou Magnonfinon, Sage-femme à la retraite. C’était à la plage Fair Play de Cotonou avec le soutien de ses partenaires dont Rotary Nonvissi Humanitaire, Eduquons Autrement, Pink Projet, Fifa de Ste Luce, Rayon de Soleil Bénin-Bretagne.

Ghislain Gbènakpon

Qu’est-ce que le cancer de sein ? que pensent les gens de son traitement ? Comment survient-il ? Voilà la problématique abordée par la séance de sensibilisation-débat animée par le Pr Jean Léon Olory-Togbé. « Le cancer n’est pas une maladie incurable, ce n’est pas une maladie contagieuse, c’est une maladie, lorsqu’elle arrive, il faudrait le plus tôt possible voir un médecin pour qu’elle soit traitée. Malheureusement, on a constaté que beaucoup de gens viennent tardivement. Il faut que cela change. C’est la condition pour guérir les gens du cancer ou  pour mettre tout œuvre pour qu’ils ne meurent plus très vite du cancer mais vivent  le plus longtemps possible », a-t-il expliqué à la faveur d’un entretien avec la presse. Il faut dire que comme la première édition, le maître-mot de Octobre Rose 2019 avec SOS Cancer Bénin a été la prévention. Et à l’instar du Pr Jean Léon Olory-Togbé, Mme Marguerite Gandonou Magnonfinon, Sage-femme à la retraite y a mis aussi un accent particulier : « La prévention du cancer de sein passe par la recherche de nodule dans les seins c’est-à-dire la palpation des seins. La femme normalement doit rechercher le nodule dans ses siens. Et c’est la détection précoce d’un nodule dans les seins qui est la prévention du cancer.  La femme normalement doit s’auto palper les seins une fois par mois après les règles dans la première semaine, soit  deux ou trois jours après les menstrues.  Elle doit palper tous les cadrans du sein, après rechercher dans les aisselles, puis presser le bout du mamelon pour voir s’il y a du sang, ou bien une petite boule. Si c’est le cas, courir vers un gynéco pour la prise en charge. La femme qui est déjà à la ménopause doit choisir un jour dans le mois pour s’auto palper. Le meilleur traitement, c’est la prévention ». Des témoignages dont ceux de la présidente de SOS Cancer Bénin , Mme Adeline Johnson et de la Vice-présidente Mme Pegghy Adantofodji qui ont partagé leurs expériences ont été très édifiants pour les participantes. C’est le cas d’une d’entre elles en la personne de Mme Mabel Adékambi qui a vu ses appréhensions sur la maladie fondre comme neige au soleil. « En ce qui concerne le cancer de sein et le cancer de l’utérus, j’ai souvent une appréhension. Je vais chez mon gynécologue une fois pour an pour me faire des palpations mais je ne fais pas plus que ça. Je ne fais que ça parce que j’ai tellement peur de me palper et de me demander si j’ai trouvé une boule. Je préfère que d’autre le fasse pour moi et me dise qu’il n’y a rien. Mais  aujourd’hui le cancer de sein a été démystifié pour moi. Je suis maintenant prête à m’auto palper et à faire des rendez-vous réguliers pour voir si tout va bien. Je n’ai plus peur de me toucher, de m’auto palper. Cette peur est partie définitivement. Je demande à mes sœurs à aller faire des contrôles réguliers, à s’auto palper, à solliciter en cas de besoin les sages femmes dans les centres de santé comme Homel pour s’outiller sur les techniques d’auto palpation », a-t-elle confié à la presse. Il faut dire que la particularité de Octobre Rose 2019 avec SOS Cancer Bénin, est que les activités sportives ont été au rendez-vous. On peut citer entre autres, le football, Zumba, Battles.

Une vue des participants à Octobre Rose 2019

Le personnel à Espace Ansath ‘’Il est même plus facile de diriger les handicapés’’ ; dixit Anselme Athindéhou

Le Directeur Général de Espace Ansath, M. Anselme Athindéhou

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Emploi et handicap Coordonné par Handicap international,  Espace Ansath Sarl, une maison d’impression  fait partie des entreprises qui donnent le bon exemple en matière de recrutement des personnes handicapées. A la faveur du quatrième Café Responsabilité Sociétale des Entreprises ( Café RSE Inclusion), son directeur général M. Anselme Athindéhou a partagé l’expérience de son entreprise avec ses confrères. Au détour d’une interview à la presse, l’homme sur l’importance pour l’importance de recruter les personnes handicapées dans les entreprises. Lire l’intégralité de l’entretien.

Cause Commune: Quelle sont la pertinence et l’importance de recruter les personnes handicapées dans les entreprise ?

Anselme Athindéhou :  Intégrer les handicapés dans une structure aujourd’hui, c’est régler un problème social et sociétal. Vous n’êtes pas sans savoir que quand on parle d’handicapé, rien qu’à voir dans les rues de Cotonou, le nombre de personnes de personnes handicapées qu’on retrouve dans les carrefours en train de mendier est impressionnant. Il y en a parmi eux des gens qui ont reçu une formation, des gens qui ont reçu des formations qui savent donc faire quelque chose. Mais du fait de leurs conditions physiques, ils se recroquevillent, ils n’aiment pas se mettre devant, conscients du traitement qui leur sera réservé ; ce qui est parfois très faux. C’est faux parce que lorsque vous savez faire quelque chose, et vous allez de façon sûre vers une structure vous avez des chances de convaincre. Il est bien vrai qu’à des moments donnés, les employeurs ne taillent pas d’importance à cette catégorie de personne. Ce qui est frustrant et crée toutes sortes de problèmes parce que si réellement ceux-là qui déambulent dans les rues à quémander étaient conscients de leur situation et se dirigeaient vers des structures, on allait moins vivre ce que nous constatons dans les coins de rue de Cotonou aujourd’hui. C’est pour essayer donc de résorber un temps soit peu ces problèmes, de commencer par solutionner cette situation qui n’a que trop duré que nous nous sommes engagés à accorder une attention un peu plus  particulière à ces personnes non seulement en les recrutant, mais en veillant sur  leur bien-être au sein de notre structure.

Combien de personnes handicapées à Espace Ansath?

Aujourd’hui quand, nous parlons d’inclusion, il n’y a pas que les handicapées physiques. Il y a par exemple des gens qui dorment dans la rue et qui savent faire quelque chose, nous les recrutons. Si nous prenons cela en compte, les handicapés tournent autour de la demi-dizaine chez nous.  

La gestion de cette catégorie de personnes est elle facile ?

Pou être franc, moi je peux dire pour ma petite  expérience que c’est plus facile même de diriger ces gens que des personnes à mobilité normale comme vous et nous ; parce que déjà c’est des gens qui se sentent déjà dans leurs têtes diminués. Et quand c’est l’employeur qui leur redonne espoir, ils n’aiment  pas décevoir, ils aiment donner le meilleur d’eux même. Je peux donc dire que tous ceux dont moi je dispose dans ma structure qui sont des handicapés ne me créent aucun problème.  

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Quatrième café RSE Inclusion: Les entreprises sensibilisées pour au moins 5% de salariés handicapés

Une vue de la tribune officielle

L’inclusion des personnes handicapée dans les entreprises a été au cœur du quatrième Café Responsabilité sociétale des entreprises ( Café Rse) qui a lieu le jeudi 24 octobre 2019 à Novotel de Cotonou. Il s’agit d’une initiative de Rse-Bénin, Eco-Bénin et Handicape International pour atteindre au moins 5% de salariés dans les entreprises.

Ghislain Gbènakpon

«  Prenons l’engagement de recruter les personnes atteintes d’un handicap dans nos entreprises à hauteur d’au moins 5%  de salariés. Pour réussir  ce pari, ne manquons pas d’intégrer les handicapés dans les entreprises. Puisque l’insertion professionnelle participe non seulement à l’état de jouissance des droits des personnes handicapées adopté par le parlement béninois en avril 2017 mais aussi contribue surtout à la réduction des charges fiscales pour les entreprises du fait de la présence des handicapés ». C’est ainsi que s’exprimait jeudi dernier, M. Yacoub Bitocho, représentant des Ong pour le quatrième Café Rse Inclusion pour lever un coin de voile sur leur engagement qui s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Handicap et emploi financé par Handicap International.  Il faut dire que l’insertion des personnes en situation de handicap est un engagement sociétal en faveur de la diversité et de l’égalité des chances et de la lutte contre les discriminations, s’inscrivant parmi les priorités des Ong organisatrices de ce quatrième Cafe Rse Inclusion. Et dans le cadre de la sensibilisation des entreprises, un coup de projecteur a été jeté sur les expériences très édifiantes de Espace Ansath  et du Groupe Novotel et Ibis hôtel.  «  C’est une erreur de penser qu’une personne handicapée ne réunit pas les conditions pour travailler dans une entreprise. Tant que la personne a une compétence, une plus-value à apporter, il faut lui faciliter l’insertion. », a déclaré le directeur général de l’Espace Ansath, M. Anselme Athindéhou.  Espace Ansath, est une maison d’imprimerie qui emploi des personnes handicapées. Au niveau du Groupe Novotel et Ibis Hôtel, c’est le cas du jeune Vivien, sourd muet et recruté dans le service de buanderie qui a retenu l’attention.  « Est-ce que le fait d’être dans un fauteuil roulant empêche d’être intelligent », s’est interrogé le directeur de Novotel Eric Houot qui plaide pour l’abandon du terme de personne handicapée au profit de personne avec de différence. « On sait que beaucoup d’hommes et de femmes en situation de handicap disposent d’un potentiel qui reste méconnu et inutilisé. Et par conséquent, une grande majorité d’entre eux vit dans une pauvreté, la dépendance et l’exclusion sociale. A travers la sensibilisation et l’appui à l’inclusion, Handicap International ( Hi) travaille à promouvoir la diversité au sein des entreprises. Car la diversité est un aspect important quand nous parlons de la responsabilité sociétale des entreprises ( Rse) », a déclaré, le Chef Pays de Hi, M. Juste Klotoé. Il faut dire qu’à ce quatrième Café Rse Inclusion, des groupes ont été formés pour se pencher sur des thématiques liées à l’insertion des handicapés avec des propositions de solutions. C’est ainsi que pour ce qui est des dispositions à prendre pour faciliter leur insertion, le groupe N°4 a proposé, entre autres,  la préparation de l’équipe de son unité de production, sa formation spécifique à son poste, l’aménagement en cas de besoin des locaux pour lui faciliter la tâche et la nomination d’un médiateur pour faciliter la communication et son intégration au sein du personnel.

Boycott de l’évaluation diagnostique: Les enseignants patriotes dénoncent une suspension illégale et politique

La présidente Mathurine Sossoukpè.

Les enseignants contractuels de 2008 suspendus pour boycott de l’évaluation diagnostique dénoncent une suspension politique, illégale et se mobilisent pour être rétablis dans leurs droits. Ils l’ont fait savoir à la faveur d’une assemblée générale ce samedi 26 octobre 2019 à la bourse du travail à Cotonou sous la houlette de la présidente Mathurine Sossoukpè.

Ghislain Gbènakpon

« La suspension aussi est illégale et arbitraire comme l’a été l’évaluation diagnostique .Sinon, comment comprendre qu’on puisse suspendre des agents de l’Etat avant de leur adresser des demandes d’explications et ceci, plus de trois ( 03) jours francs, c’est-à-dire 20 jours après la supposée faute commise. Tout ceci montre que nous sommes dans un pays où la volonté du chef de l’Etat est érigée en loi. Chers camarades, nous devenons continuer nos réflexions et nos actions contre l’arbitraire et illégalité ». Voilà un extrait de la déclaration liminaire du comité de coordination des comités des comités des enseignants Ace 2008 contre l’évaluation diagnostique-licenciement qui a été lue par la présidente Mathurine Sossoukpè.  Quelles sont les dispositions pratiques qu’il faut prendre pour la réintégration des 503 enseignants au profit de l’école béninoise ? Quelles sont les dispositions pratiques entreprises par les divers comités pour permettre aux suspendus politiques qu’ils soutiennent être de continuer à survivre avec leurs familles ? Voilà entre autres, des préoccupations soumises à la réflexion des participants à l’assemblée générale de samedi dernier  pour des décisions à prendre.  « Nous devons supposer que cette suspension illégale et politique est déjà terminée puisque  l’agent suspendu doit être écouté dans un délai d’un mois au terme duquel on doit pouvoir lui dire sa situation exacte. Jusqu’à présent rien de cela. C’est ce 25 octobre que la suspension est terminée du point de vue légal. Chacun d’entre nous doit pouvoir reprendre l’école, se diriger vers les autorités pour entrer en possession de son emploi de temps et commencer par exercer son métier », a déclaré la présidente Mathurine Sossoukpè. Il faut dire que les enseignants boycotteurs de l’évaluation diagnostique suspendus entendent lutter par tous les voies et moyens que leur offrent les textes pour être rétablis dans leurs droits. Et face à la possibilité d’une troisième évaluation diagnostique pour les repêcher, ils opposent un refus catégorique. «  1000 évaluations, 1000 boycotts. Il faut qu’on commence par retourner les choses dans leur cadre. Aucun texte ne nous oblige à aller composer. Nous n’allons jamais composer pour une évaluation diagnostique », a soutenu Mathurine Sossoukpè au détour d’une interview à la presse.

Assemblée nationale: Vlavonou pour l’effectivité du contrôle de l’action gouvernementale

La huitième législature ne veut pas faire objet d’une critique que l’on fait traditionnellement à l’Assemblée nationale. Il s’agit du manque du contrôle de l’action gouvernementale.  Ce mercredi à la faveur de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année, le président Louis Vlavonou a exhorté ses pairs à faire de l’effectivité de cette fonction dévolue au parlement, une réalité.

Ghislain Gbènakpon

« Je voudrais aborder à présent une dimension, non des moindres, de la mission dévolue à l’Assemblée nationale. Il s’agit bien entendu, de la fonction de contrôle de l’action gouvernementale sur lequel un accent particulier devra être mis au cours de cette session grâce aux outils constitutionnels mis à la disposition du parlement et que nous devons chercher à utiliser sans complaisance et sans parti pris mais dans le respect des dispositions de notre règlement intérieur », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, M. Louis Vlavonou. L’actuel locataire du perchoir a rappelé que loin d’être une simple formalité, cet exercice auquel le parlement ne saurait se dérober constitue une exigence de la constitution : « Car il permet au Gouvernement de rendre compte de sa gestion aux représentants du peuple que nous sommes et d’être plus attentif aux actes qu’il pose. C’est pourquoi, je voudrais vous inviter chers collègues, à faire usage des moyens individuels et collectifs de  contrôle que nous confère la Constitution et ce, dans le strict respect du principe de la séparation des pouvoirs ». Il faut dire toutefois que dans son discours d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a fait observer à ses pairs que dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, le parlement peut explorer d’autres chantiers légaux en s’appuyant sur les prérogatives de la commission des finances et des échanges en matière du contrôle financier des entreprises publiques et semi-publiques. «  En effet, la commission en charge des finances tire sa  prérogative de contrôle financier  des entreprises publiques et semi-publiques des dispositions de l’article 29 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de l’article 93 de la loi organique relative aux lois des finances (LOLF). A ce titre, cette commission permanente du Parlement a le pouvoir d’investigation dans les entreprises publiques et semi-publiques aux fins de faire la lumière sur la gestion de celles-ci », a-t-il expliqué. De même, poursuit-il, conformément aux dispositions de l’article 119 du Règlement intérieur, tous les documents et les renseignements destinés à permettre l’exercice du contrôle du budget général de l’Etat et des budgets autonomes ou la vérification des comptes des entreprises publiques et des sociétés d’économie mixte sont communiqués par les autorités compétentes au Président de l’Assemblée nationale à l’attention du Président de la Commission des finances et du Rapporteur spécial désigné pour exploitation. « Pour y parvenir, la commission en charge des finances aura à s’appuyer sur des structures techniques comme l’Unité d’Analyse, de Contrôle et d’Evaluation du Budget de l’Etat (UNACEB), l’Institut Parlementaire du Bénin (IPAB) et la juridiction financière qu’est la chambre des comptes de la Cour Suprême. Ne nous cantonnons donc pas uniquement aux questions écrites, orales ou d’actualités dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale », a soutenu le président Louis Vlavonou.

Paiement mobile de crédits d’électricité: Prévenir les désagréments à la clientèle

Le ministre de l’énergie Jean Claude Houssou

Depuis ce lundi, les clients de la Sbee peuvent procéder au paiement électronique de leur recharge de crédit avec leur téléphone. S’il s’agit d’une grande innovation à saluer, il urge que toutes les dispositions soient prises pour que les consommateurs ne subissent pas des désagréments.

Ghislain Gbènakpon

Tout mettre en œuvre pour que les clients de la Sbee qui peuvent désormais recharger leurs compteurs à carte depuis leur téléphone ne déchantent pas vite, encore moins à  moyen et long terme. C’est le défit à relever par les différentes parties prenantes après le lancement du paiement mobile du crédit d’électricité. Il s’agit de la direction générale de la Sbee, du ministère de l’énergie mais aussi et surtout des deux réseaux de téléphonie mobile Mtn et Moov. Et c’est sur ces deux derniers acteurs que la responsabilité du bon fonctionnement du paiement électronique de recharge de crédit pèse le plus. Il faut dire que l’expérience a montré que la plupart des services qu’offrent ces deux réseaux de téléphonie mobile laissent beaucoup à désirer. Ils sont des plus nuls et attentatoires aux droits des consommateurs. Les derniers désagréments causés à ses abonnés par le réseau Mtn avec la suspension durant des heures de ses services Appel, Sms et Mobile Money , il y a tout juste une semaine sont encore vivaces dans les esprits. Nombreux sont ceux dont les affaires ont été bloquées avec des manques à gagner ; nombreux sont ceux qui ont raté des opportunités car ne pouvant faire usage de leur téléphone. Par ailleurs, des pertes en vies humaines ne sont pas à exclure à cause, entre autres, de l’impossibilité d’envoyer ou de recevoir de l’argent pour payer une ordonnance. Et voilà maintenant que ce sont ces deux seuls réseaux agréés au Bénin que les autorités ont dû solliciter pour la mise en œuvre du paiement mobile du crédit d’électricité à travers Mobile Money et Moov Money. C’est dire que des risques de dysfonctionnements de ce nouveau service sont à craindre avec  à la clé de gros désagréments pour les clients de la Sbee. Que fait le client s’il ne reçoit pas son crédit alors même que la somme correspondante a été bel et bien défalquée de son compte ? Que fait-il quand ce service sur lequel il compte est perturbé voire suspendu tout un week-end ? A quel juste dédommagement il peut s’attendre en cas de perturbation du service surtout quand il s’agit d’un artisan dépendant de l’énergie électrique comme un soudeur ? Voilà autant de questions illustratives des désagréments que les clients de la Sbbe pourraient être amenés à subir avec le paiement mobile du crédit d’électricité. Si comme l’a soutenu le directeur général de la Sbee, il s’agit d’un projet innovateur qui engage la société dans un processus de transformation digitale dans le but d’améliorer la qualité du service à la clientèle, il faut absolument penser prévenir les dysfonctionnements avec son lot de désagréments. Et les deux opérateurs de téléphonie mobile Mtn et Moov pour une fois doit s’atteler  à ne pas décevoir la clientèle.

Et si la Soneb suivait le mouvement ?

Avec les efforts d’amélioration de la qualité du service à la clientèle notés au niveau de la Sbee, les regards sont davantage tournés vers la Soneb. Il faut dire que les prestations de cette dernière restent des plus mauvaises et la situation s’empire de jours en jours surtout ces  temps-ci. Coupures intempestive de la fourniture de l’eau et ce parfois pendant des jours, faible débit, qualité douteuse du précieux liquide en raison de sa coloration, hausse progressive du coût de la consommation ne reflétant guère la réalité et absence de pro activité en cas de défaillance sur le réseau. Voilà ainsi énumérés quelques uns des désagréments que fait subir la Soneb à sa clientèle. La vague de réformes au niveau de certaines sociétés ou structures d’Etat doit atteindre la Soneb en vue la l’amélioration de ses prestations.

Réalisations du Pag: Les clarifications du Mouvement des leaders d’opinion universitaires

Ils ne veulent plus laisser le champ libre aux intoxications et entendent désormais se mobiliser pour faire connaitre aux populations les réalisations du programme d’actions du gouvernement (Pag). C’est bien l’exercice auquel se sont prêtés les membres du mouvement des leaders d’opinion universitaires ce samedi 19 octobre au Codiam de Cotonou. C’était avec le soutien de leur parrain, le Professeur Pierre Dossou-Yovo, membre fondateur de l’Union progressiste ( Up).

Ghislain Gbènakpon

« L’absence notoire de mouvements dignes, devant relayer et défendre résolument les actions du chef de l’Etat dans ce haut lieu du savoir a malheureusement permis aux ennemis du développement de continuer à saboter les bonnes œuvres réalisées pour le peuple béninois. Convaincus des enjeux de développement prônés par le régime du nouveau départ, nous décidons dès à présent de nous battre avec véhémence pour remobiliser et armer les universitaires autour des idéaux de développement du président de la République ». Voilà un extrait de la déclaration du Mouvement des leaders d’opinion universitaires sur les grandes réalisations du Pag lue par son secrétaire général, M. Salomon Ogouladé. Ce dernier et le Coordonateur du mouvement M. Rodrigue Accalogoun, appuyés par le parrain Pr Pierre Dossou-Yovo ont passé en revue ces réalisations dans tous les secteurs vitaux. Il s’agit des secteurs social, éducatif, économique, politique et institutionnel, infrastructure, environnemental, sanitaire, énergétique, sportif, sécuritaire, agricole et touristique. Sur le plan social, par exemple, le mouvement des leaders d’opinion universitaires a rappelé, entre autres, le maintien et la promotion renforcée de la prise en charge de la Césarienne, du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans, de la dialyse etc, l’effectivité du projet Arch, la poursuite des programmes sociaux notamment le financement des projets bancables des microcrédits nouvelle génération et la finance digitale dont la phase pilote a été un succès, le maintien au service de l’Etat de 5461 agents reversés de façon irrégulière en 2008 et des droits à 2476 agents de cette catégorie dont le reversement n’était pas achevé. Sur le plan économique, les conférenciers ont noté la lutte sans complaisance contre la corruption qui a permis aux structures à l’avant-garde de l’émergence économique de se porter mieux que par le passé, une croissance économique qui est passée de 2,1 en 2015 à 6,5 % au moins en 2018, la crédibilisation du Bénin par les rapports de satisfecit du Fmi et la notation B+ stable de l’Agence internationale de notation financière Standards and Poor’s  et le port autonome de Cotonou devenu plus compétitif avec l’amélioration de ses performances. Sur le plan touristique, le Sg Salomon Ogouladé et le Coordonateur Rodrigue Accalogoun ont mentionné le projet touristique ‘’ Réinventer la cité lacustre de Ganvié’’ dont la construction des maisons témoins en vue de l’auto-réhabilitation de l’habitat de cette cité communément appelée la Venise d’Afrique a démarré depuis peu. « De nombreuses réformes encore en cours dans les secteurs économiques, politico-administratifs et autres constituent des remèdes pour panser le Bénin des maux qui entravent son développement depuis des décennies. Toute la classe politique devrait accompagner le chef de l’Etat dans cette noble initiative. Malheureusement, les dinosaures et les détracteurs de l’économie béninoise se sont organisés pour empêcher tout un peuple et particulièrement la communauté universitaire d’accéder au bien-être », ont déclaré les membres du Mouvement des leaders d’opinion universitaires.