Pr Nicolas Kodjoh à propos des hépatites virales: ‘’On ne doit plus mourir d’hépatite dans notre pays aujourd’hui’’

Le Pr Nicolas Kodjoh

Grâce à la politique mise en œuvre par le gouvernement, les hépatites ne doivent plus normalement être cause de décès aujourd’hui au Bénin. Telle est l’assurance qu’a donnée le Pr Nicolas Kodjoh, professeur des maladies digestives et du foie et Coordonateur du Programme national de lutte contre les hépatites virales au Bénin. C’est à la faveur d’une interview qu’il a accordée à la presse en marge d’une reddition de compte à laquelle quatre programmes projets dont celui relatif à la lutte contre les hépatites ont été soumis. C’était ce mardi 19 novembre à Bénin Royal hôtel dans le cadre du programme Redevabilité de Social Watch Bénin. Le Pr Nicolas Kodjoh a levé un coin de voile sur les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du Programme national de lutte contre les hépatites ainsi que les difficultés auxquelles il fait face. Lire l’entretien.

Cause Commune : Quelles sont les actions prévues dans la mise en œuvre du programme national de lutte contre les hépatites au Bénin ?

Pr Nicolas Kodjoh : Il est prévu des actions de prévention  pour éviter que la population attrape ces maladies ; parce que ce sont des maladies que l’on peut éviter lorsqu’on est informé des moyens de prévention. Parmi les moyens de prévention, il y a pour l’hépatite B essentiellement la vaccination. Lorsque vous êtes vacciné, vous ne faites plus cette maladie toute votre vie. Et l’action la plus importante, c’est de vacciner tous les nouveaux nés dans les 24 h suivant la naissance. Ainsi ils sont protégés contre l’hépatite B toute leur vie.

La deuxième action, c’est le dépistage ; parce que nous savons que plus de 95 % des personnes malades ne se connaissent pas malades. Et la maladie va évoluer à grande  vitesse sans aucun signe et après 20 ans, les complications vont apparaitre pour entraîner le décès. Il est donc très important d’aller se faire dépister. Dépister une  maladie, c’est aller rechercher cette maladie chez une personne qui ne se connaissait pas malade. Et toute la population béninoise est à risque. Donc tout le monde est invité à se faire dépister parce qu’aujourd’hui avec ce que le gouvernement a mis en place, on ne doit plus normalement mourir d’hépatite dans notre pays.

La troisième action prévue, c’est le traitement ; parce que l’hépatite C  se traite aujourd’hui en trois mois avec guérison définitive. L’hépatite B, je l’ai déjà dit, c’est essentiellement la vaccination qui met à l’abri et avec la vaccination, on peut aller à l’élimination de cette maladie en une vingtaine d’années.  Et chez ceux qui sont déjà contaminés, la maladie peut être contrôlée. Et le gouvernement a mis en place un processus pour que ce mal puisse se traiter à prix abordable.

Et par rapport à tout cela, qu’est-ce qui est fait jusqu’à présent ?

Vous savez, pour construire une maison, il faut poser la fondation. Pour un programme, la fondation, c’est essentiellement les documents normatifs, les textes. Jusqu’à présent c’est ce que nous avons fait. Nous avons déjà élaboré et validé le document de  politiques, normes et procédures de prise en charge des malades d’hépatites. Nous avons déjà également élaboré et validé le document de la surveillance épidémiologique.

Parallèlement à ça, le gouvernement a  fait quand même beaucoup d’efforts pour le traitement des malades. J’ai déjà dit tout à l’heure ce qui est fait pour l’hépatite B pour que les gens puissent acquérir le médicament à prix abordable.   Pour l’hépatite C, les malades qui étaient en instance de traitement depuis 2011 jusqu’en 2018 et qui n’ont pas pu être traités compte tenu du coût élevé du traitement, le gouvernement est en train  maintenant de les traiter gratuitement et les dispositions sont en train d’être prises pour continuer ce traitement pour les autres malades au fur et à mesure. 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Les difficultés sont essentiellement de deux ordres. Il y a les insuffisances de ressources financières, matérielles et humaines. Donc ce programme attend d’être doté de personnes qui sont vraiment compétentes par exemple dans le suivi évaluation de la prise en charge des malades et puis pour les problèmes budgétaires, les personnes du service administratif et financier

Deuxième difficulté, c’est la lenteur dans la mise à disposition des ressources provenant du budget de l’Etat comme vous le savez. Ce qui fait qu’entre le moment où on fait la demande et le moment où les ressources arrivent, il s’écoule beaucoup de temps. Ce qui est nuisible à la performance.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Veille citoyenne et gouvernance locale: Les mérites des 10 ans d’existence des Cpc célébrés

A l’initiative des Programmes PartiCip II financés par l’Ambassade des Pays-Bas et REDEVABIITE financé par la Coopération Suisse, Bénin Royal hôtel de Cotonou a abrité le forum des 10 ans d’existence des Cellules de participation citoyenne ( Cpc). Ces dernières se sont révélées de vrais creusets de  veille citoyenne dans les communes du Bénin. Ledit forum a été officiellement lancé par M. Noël Gankpé, directeur de cabinet du ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale.

Ghislain Gbènakpon

« Les Cpc ont eu le mérite de rapprocher l’administration des administrés  en représentant et en défendant les préoccupations citoyennes dans les différents espaces de dialogue tels que les séances de reddition de compte des maires et les émissions interactives des radios communautaires ». C’est en ces termes que la directrice résidente de la Coopération Suisse, Mme Valérie Lietchi a vanté les mérites des Cpc 10 ans après leur avènement. Il faut dire effectivement qu’il ressort du bilan de ces dix années d’existence, que les Cpc ont contribué à l’amélioration de la gouvernance locale dans les 77 communes. « Le présent forum est une occasion d’échanges, de réflexion pour améliorer nos pratiques de gouvernance. C’est aussi un moment de célébration des mérites des divers acteurs qui ont eu le sens de l’effort dans leur contribution au développement local », a déclaré M. Martin Assogba, président du comité de pilotage et de suivi du programme PartiCip II. Les Cpc sont constituées des Ong, des groupements de femmes, des associations de jeunes, des chefs traditionnels. « On a commencé petit, chaque fois on s’est amélioré, chaque fois, il y a eu des innovations », a déclaré l’Ambassadrice des Pays-Bas au Bénin, Mme To Tjoelker. En lançant ce forum, le directeur de cabinet du ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale a tenu à rendre un vibrant témoignage aux Cpc. «  Je n’ai entendu que du bien des Cpc de la part de mes directions techniques, avec qui elles collaborent. La participation citoyenne n’est pas un droit mais un devoir », a déclaré M. Noël Gankpé.

Le Nigeria et ses voisins: Talon rassure de la réouverture prochaine des frontières

Tout est en train d’être mis en œuvre pour la réouverture des frontières du Nigeria avec ses voisins notamment le Bénin. C’est ce qu’on peut retenir de la dernière intervention du président Patrice Talon sur le sujet. C’était lors de son passage sur Rfi et France 24 jeudi dernier.

Ghislain Gbènakpon

Tout en réaffirmant le caractère difficile de la situation, le président Patrice Talon assure que des solutions techniques vont être trouvées en vue de la réouverture des frontières du Nigeria. « La situation des frontières entre le Nigeria, le Niger et le Bénin est une situation difficile. Elle est préoccupante aussi bien pour nous, pour notre population, pour nos acteurs économiques, que même pour les autorités nigérianes. J’ai vu le président Buhari sur la question. Il est très embarrassé et il m’a dit qu’il attend les conclusions d’une étude qui est en cours pour régler un problème qui est devenu récurent depuis plus de deux décennies. Les administrations douanières, béninoises, nigérianes,  nigériennes et d’autres qui entourent le Nigeria ne font pas leur travail comme il faut de sorte que il y a beaucoup de fraude au niveau des frontières terrestres. Et depuis plus de 20 ans les gouvernants des deux pays pour ce qui concerne le Bénin et le Nigeria, tiennent des réunions. Et cette question a été toujours évoquée. Nous sommes donc en train de chercher ensemble des solutions techniques. Que le mauvais comportement des administrations de part et d’autres, ne compromette pas la noblesse de la vie communautaire, les échanges et la libre circulation entre les nos deux pays », a soutenu Patrice Talon au micro de France 24 et Rfi. Le chef de l’Etat invite toutefois les uns et les autres à ne pas trop dramatiser la situation qui est selon lui est loin de la catastrophe. « Il ne faut pas dramatiser non plus. Ce n’est pas parce que les frontières sont fermées qu’il y a catastrophe. J’invite chaque fois les uns et les autres à prendre avec la mesure qu’il faut les conséquences d’une telle situation. Ce n’est pas la catastrophe. Je peux vous l’affirmer. Mais elle est préoccupante ; elle a des conséquences variées et diverses sur les économies des uns et des autres, mais peut-être davantage sur notre économie parce que nous sommes de petite taille. Le Bénin n’a pas la taille du Nigéria. Notre économie n’est pas aussi robuste que celle du Nigeria. Donc les conséquences sur nous sont peut-être plus visibles, plus importantes que sur le Nigeria. Mais les administrations sont en train de travailler pour enfin trouver des mesures techniques qu’il faut pour que cette solution radicale ne dure pas. D’abord, elle ne peut pas durer parce que nous sommes deux pays frères. Et quels que soient les problèmes techniques que nous reconnaissons tous, nous sommes tenus de trouver une solution pour ne pas mettre un mur entre les deux peuples. Et ce n’est pas la volonté du président Nigérian. Pas du tout. Ce n’est pas non plus ma volonté. Nous travaillons à cela », a déclaré patrice Talon

Aucun lien avec la politique béninoise

A la question de savoir si la fermeture des frontières n’est pas une mesure de représailles contre le Bénin après les traitements qu’a subi son prédécesseur Boni Yayi, Patrice Talon a manifesté son étonnement avant de convaincre du contraire. Ce que vous dites est très réducteur pour le grand Nigeria et pour le président Buhari. Vous voyez les autorités nigérianes prendre une mesure aussi difficile qui a des conséquences fortes sur l’économie des deux pays juste parce que Yayi Boni aurait été interpellé ou que la justice aurait souhaité l’écouter ? Juste pour ça ? Non, ce serait insultant pour les autorités nigérianes. C’est vrai que tout ce qui se passe au Bénin, Niger, Burkina et Nigeria interpelle globalement l’ensemble des responsables politiques des pays parce que nous œuvrons ensemble pour la paix et la concorde dans nos pays. Mais ce n’est pas pour autant qu’un pays voisin serait favorable à la pagaille dans le pays. Les réformes ont été saluées par la communauté internationale, même par la Cedéao et les autorités nigérianes. Les autorités nigérianes ont désapprouvé les violences qu’il y a eues. Et le président Buhari a été très clair là-dessus : M. le président, vous ne devez pas laisser faire cette situation de désordre et de violence. Donc je trouve ça curieux ( rire) qu’on dise que parce que le président Boni Yayi a reçu une convocation d’un juge, cela ( rire) a pu être une raison de fermeture des frontières ».

Entreprise d’œuvres sociales: Les bons vœux de Paul-Henry Kiniffo à la Fondation Paul Darboux

M. Paul-Henry Kiniffo

A l’occasion de l’Assemblée générale de la Fondation Darboux pour laquelle il est descendu de Londres, l’un de ses principaux membres et neveux de  feu Paul Darboux lui a souhaité tous ses bons vœux. C’est à la faveur d’une interview que M. Paul-Henry Kiniffo a accordée à la presse samedi dernier. Lire son intervention.

« Il y exactement 10 ans, j’étais au lancement de la Fondation et  quand j’ai appris que l’Assemblée générale allait se tenir, je suis  rentré pour ça. J’avoue que j’ai été surpris de voir tout ce que la fondation a pu faire jusqu’à ce jour. C’est quelque chose mais c’est pas assez et j’espère qu’avec le temps, il y aura plus d’adhérents et plus de collectes de fonds pour aider à faire beaucoup plus ».

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Santé Sexuelle et Reproductive: Franc succès pour le plaidoyer de l’Ippf au Bénin

L’Association béninoise pour la promotion de la famille ( Abpf) peut espérer  bénéficier  davantage d’une fructueuse collaboration avec les institutions à divers niveaux de l’Etat béninois en faveur de la santé sexuelle et reproductive. C’est le fruit du plaidoyer fait par une délégation de la région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale ( Ippf) conduite par son président Antonio Niquice. Ceci à la faveur d’un séjour d’une semaine au Bénin dont le bilan a été exposé à la presse jeudi dernier.

Ghislain Gbènakpon

« Je crois que cette visite nous a donné un plus. Cela nous donne  en effet encore plus de visibilité. Cela a renforcé la collaboration au niveau des partenaires, la collaboration au niveau des ministères ». C’est un en ces termes que s’exprimait la présidente de l’Abpf, Mme Judith Gbèhinto Maffon pour soutenir le succès franc qu’a enregistré la visite d’une semaine de plaidoyer du président région Afrique  de l’Ippf, M. Antoni Niquice et des membres de sa délégation.  Il faut dire que les institutions impliquées d’une manière ou d’une autre ont été visitées. Il en ainsi par exemple de l’exécutif à travers plusieurs ministères dont ceux de la justice, des affaires sociales, de la santé, de la jeunesse et des sports ainsi que celui du plan et de développement. Il y a aussi le parlement au détour d’une audience que le président de l’Assemblée nationale a accordée à M. Antoni Niquice. L’Ippf, explique ce dernier, est un mouvement global de fédération présente dans une quarantaine de pays africains au sud du Sahara dirigée par les volontaires engagés pour le bien être de la famille et la santé reproductive. «  La délégation exprime toute sa gratitude au gouvernement et au peuple béninois pour l’accueil chaleureux à elle réservé. Nous avons été bien reçus par les ministres en personne et les présidents des institutions de la République du Bénin. Nous sommes vraiment satisfaits. Et nous remercions vivement notre partenaire direct l’Abpf grâce à qui notre mission  a été une réussite totale », a déclaré le président de la région Afrique de l’Ippf, M. Antoni Niquice. La délégation de l’Ippf a profité de son séjour au Bénin pour participer au deuxième forum  francophone sur le partage de bonnes pratiques sur les droits en santé sexuelle et reproductive ( Dssr) tenu du  4 au 7 novembre 2019 avec pour thème , « Santé, Droits Sexuels et Reproductifs des adolescents et jeunes : Une priorité des Gouvernements en Afrique». Présent à ces échanges avec la presse, le présidents national du Mouvement d’action des jeunes du Bénin ( Maj-Bénin) est revenu sur quelques qui en sont issues à l’endroit des gouvernants africains. Il s’agit entre autres, d’allouer des budgets additionnels et transcrire pour toute question de santé reproductive pour les jeunes et les adolescents dans leur plan de développement, d’intégrer l’éducation dans tous les programmes de développement et curricula de formation et faciliter le réseautage des organisations de jeunes dans leur Etats pour que les questions de Dssr soient portées par les jeunes eux-mêmes. Pour rappel, créée en 1970 et reconnue en 1972 puis déclarée Association d’utilité publique en 2008, l’Abpf intervient dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive des populations en particulier celles qui sont pauvres, marginalisées mal desservies et socialement exclues. Sa vision est « Un Bénin où chacun jouit pleinement et sans discrimination aucune de tous ses droits notamment en santé sexuelle et reproductive ».

Ratification des accords de prêt par le PR: Les éclairages de Arifari Bako

Parmi les sujets abordés par l’honorable Nassirou Arifari Bako ce dimanche  sur Zone Franche de canal 3 Bénin, il y a la polémique née de la disposition de la loi modificative de la constitution au terme de laquelle, le président peut ratifier lui-même des accords de prêts et en rendre compte après au parlement dans un délai de 90 jours. Le député du Bloc Républicain a tenté d’éclairer la lanterne de ses compatriotes.

Ghislain Gbènakpon

Trois raisons fondamentales, selon l’invité de Zone franche, peuvent sous-tendre la pertinence de la disposition de la loi modificative de la constitution qui donne la possibilité au président de la République de ratifier les accords de prêt avant d’en rendre compte au parlement dans un délai de 90 jours. La première évoquée par l’honorable Nassirou Arifari Bako est la lourdeur administrative qui influence négativement sur la célérité dont devrait bénéficier cette ratification au niveau du parlement : « Les autorisations de ratification à l’Assemblée nationale ont deux fonctions. Celle d’autorisation de recettes indirectes et aussi un moyen de contrôle de l’action gouvernementale. Mais dans les faits, il est arrivé dans l’histoire de notre parlement qu’un seul cas de rejet d’accord. Vous vous rappelez en 2010 à la veille de la présidentielle de 2011 il y a eu le débat sur le giratoire de Dassa pour lequel il y avait un financement dont le parlement devait autoriser la ratification. Mais le président a été obligé de prendre une ordonnance. Vous imaginez, s’il a été utilisé dans une perspective de politisation d’un accord de financement, cela peut poser problème. Il y a eu également que pour des raisons de lourdeur administrative, que le gouvernement lui-même qui signe un accord de financement n’arrive pas à introduire à temps à l’Assemblée nationale. Cela est arrivé en 2008 pour le financement du l’épi de siaphato et autres où le président de la République a été obligé de prendre une ordonnance en catastrophe ».

Qui peut le plus, peut le moins

L’honorable Arifari Bako fait observer que le budget est en réalité voté avec un déficit. Cela veut dire qu’en réalité, poursuit-il, on autorise le gouvernement à aller chercher des financements pour réduire le déficit ou le combler. « Dans la constitution révisée, l’Assemblée autorise a priori  le gouvernement à y aller. Le gouvernement signe et ratifie et dans les 90 jours doit rendre compte et en plénière. Donc les débats qui se menaient a priori avant vont se mener cette fois-ci a postériori. Et vous savez bien que les accords de financement qui viennent au parlement restent souvent dans le cadre concessionnel, c’est-à-dire au maximum jusqu’à 2 % d’intérêt. Or là où le gouvernement lève des financements sur les marchés régionaux, il faut voir ce qui se passe. C’est des centaines de milliards à des taux plus importants. Et le gouvernement ne se présente pas devant l’assemblée nationale pour ça. Donc qui peut le plus, peut le moins », soutient Nassirou Arifari Bako.

Rien de nouveau en réalité

Pour l’invité de Zone franche d’hier, la constitution du 11 décembre 1990 en dehors de toute révision donnait déjà quasiment  la même possibilité au chef de l’Etat. Les différents gouvernements qui se sont succédé n’ont jamais fait usage d’une disposition constitutionnelle qui en réalité était en leur faveur. L’article 102 autorise un président de la République à demander à l’Assemblée, de voter une loi d’habilitation pour lui permettre de réaliser son programme d’action. Au titre de la loi d’habilitation, on a accord de financement, ratification de projets et même d’autres dispositions au code des investissements qui méritent d’être retouchées, la loi d’habilitation l’y autorise dans un délai donné. Aujourd’hui, si le président qui a une majorité pour lui le voulait allait l’avoir pour lui-même. Mais il dit il faut disposer pour l’avenir. Et c’est pourquoi cela a été fait. Donc il n’y a rien d’opportuniste dans cette disposition de la loi modificative de la constitution du 11 décembre 1990. C’est la célérité dans le processus de ratification des accords de prêt qui est juste visée.

Forum francophone sur la santé sexuelle et reproductive: L’appel des jeunes aux gouvernants, Osc et Ptf

Une vue de certains jeunes du Maj avec les officiels

« Santé, Droits Sexuels et Reproductifs des adolescents et jeunes : Une priorité des Gouvernements en Afrique».  C’est le thème du deuxième forum francophone de partage de bonnes pratiques sur les Droits en santé sexuelle et reproductive ( Dssr) qui s’est tenu du lundi 4 novembre à hier mercredi 6 novembre 2019 à l’hôtel Bénin Royal de Cotonou. Il s’agit d’une initiative du Mouvement d’Action des Jeunes (MAJ) en partenariat avec le Consortium ABMS-ABPF-CARE BENIN/TOGO sur financement du Royaume des Pays-Bas.  Au terme des assises, les jeunes venus de plusieurs pays de la sous région dont entre autres, le Burkina Faso, le Bénin, la Cote d’ivoire, la RDC, et le Niger,  ont pris un certain nombre d’engagements pour que chaque adolescent et jeune puisse faire des choix éclairés au sujet de sa vie et jouisse de ses droits à la santé et au bien-être. Mais ils ont aussi et surtout lancé un appel aux gouvernants, aux organisations de la société civile et aux partenaires techniques et financiers pour la jouissance de leur Dssr. Lire leur déclaration de Cotonou.

FORUM FRANCOPHONE DE PARTAGE DE BONNES PRATIQUES SUR LES DROITS EN SANTE SEXUELLE ET REPRODUCTIVE

Déclaration des jeunes

Nous, représentants des jeunes et des organisations de jeunesse de l’Afrique Francophone présents au second Forum Francophone de partage de bonnes pratiques sur les Droits  en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) qui a pour thème « Santé, Droits Sexuels et Reproductifs des adolescents et jeunes : Une priorité des Gouvernements en Afrique»; organisé à Cotonou (Benin) du 04 au 07 Novembre 2019  par le Mouvement d’Action des Jeunes (MAJ) en partenariat avec le Consortium ABMS-ABPF-CARE BENIN/TOGO sur financement du Royaume des Pays-Bas,

Inspirés des engagements pris il y a 25 ans par les 179 gouvernements réunis à la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) au Caire (Égypte) à travers un programme d’action reconnaissant que la santé, l’autonomisation des femmes, l’égalité des sexes et la participation des jeunes sont des conditions pour le développement durable,

Conscients du fait que les progrès réalisés dans notre sous-région francophone sont remarquables, mais il reste encore d’énormes efforts à fournir,

Conscients de la nécessité de renforcer la mise en œuvre du Plan d’Action de Maputo, de l’Agenda 2063 de l’Union Africaineet de l’Agenda de Développement Durable à travers leur domestication et leur diffusion pour une capture efficace du dividende démographique,

Connaissant l’importance du Sommet de haut niveau de Nairobi sur la CIPD25 et les possibilités qu’il offre à tous les acteurs, y compris les gouvernements, les organisations intergouvernementales, les jeunes d’Afrique et de la diaspora, les organisations de la société civile, et autres partenaires, pour l’intensification de l’investissement en faveur de la jeunesse, l’innovation et la mobilisation de ressources dans la mise en œuvre des différents programmes,

Reconnaissant le rôle et la contribution importante des jeunes particulièrement les jeunes filles dans la réalisation de nos divers programmes de développement aux niveaux national, sous-régional, continental et mondial,

Pour que chaque adolescent et jeune puisse faire des choix éclairés au sujet de sa vie et jouisse de ses droits à la santé et au bien-être, nous nous engageons à:

  • Mieux assurer notre place de leader à travers nos organisations, réseaux et plateformes pour la promotion et la défense de tous les droits des jeunes en particulier ceux marginalisés, vivant avec des handicaps et/ou de situation difficile,
  • Mobiliser des ressources et développer des interventions de proximité et une communication participative à l’endroit de nos pairs pour prendre en compte leurs préoccupations majeures en matière de santé de la reproduction tout en renforçant le dialogue intergénérationnel dans le milieu rural et urbain,
  • Travailler avec les autres organisations de jeunes et les leaders religieux comme défenseurs et éducateurs de la communauté à travers des solutions innovantes (intégrant les TIC) pour la prévention des violences basées sur le genre, les grossesses précoces,  les Infections Sexuelle Transmissible et le VIH/SIDA,
  • Assurer un rôle de veille permanent pour le respect des engagements pris par les gouvernements en faveur des jeunes en ce qui concerne leur santé sexuelle et reproductive à travers la mise en place de réseaux de plaidoyer.

Appelons les Gouvernements à :

  • Améliorer la part du budget alloué au secteur de la santé dans les budgets nationaux et locaux tel que stipulé par la déclaration de Abuja 2005 tout en augmentez les dépenses nationales et des donateurs en matière de santé des adolescents pour des services qui répondent de manière exhaustive aux besoins en matière de santé sexuelle et procréative, par des prestataires compétents,
  • Inclure la santé sexuelle et le développement des adolescents et jeunes dans les programmes d’éducation et de formation pour tous les types de prestataires de services,
  • Intégrer le paquet de services en santé de la reproduction des adolescents et jeunes avec dans les programmes de couverture sanitaire universelle au niveau des Etats avec un regard particulier sur les personnes vulnérable,
  • Veiller à l’amélioration et à l’application effective des lois en lien avec la Santé Sexuelle et Reproductive et les Violences Basées sur le Genre dont le mariage des enfants dans les pays en assurant la prise en charge des survivants des Violences Basées sur le Genre,
  • Donner la priorité à la collecte de données quantitatives et qualitative sur les adolescents, qui peuvent être ventilées par âge, sexe, état matrimonial et autres caractéristiques définissant qui elles sont et ce qu’elles veulent.

Invitons les Organisations de la Société Civile à :

  • Toujours responsabiliser les adolescents et les jeunes dans les processus de plaidoyer sur les politiques, lois et programmes mondiaux, nationaux et infranationaux qui les concernent; par des mécanismes formels et informels,
  • Travailler en synergie avec tous les acteurs de la société civile pour que tous les adolescents et jeunes sans distinction aucune aient accès à des informations, des conseils et des services en matière de contraception et à une variété de contraceptifs parmi lesquels la contraception d’urgence,
  • Fournir et gérer des services de santé reproductive aux adolescents et aux jeunes avec un accès facile aux produits et aux technologies de la santé en matière de reproduction.

Encourageons les Partenaires Techniques et Financiers à :

  • Faciliter les mécanismes d’appui des activités des organisations de jeunes avec emphase sur les actions de plaidoyer et redevabilité à l’échelle internationale et dans les pays,
  •  Plaider fermement et soutenir le développement des modules sur l’Education Sexuelle Complete adaptés en direction des jeunes scolaires, non scolarisés et ceux vivant avec des handicaps (visuels, auditifs, etc.),
  • Renforcer le système de collecte des données désagrégées sur les adolescents par âge, sexe et groupes spécifiques, y compris en matière d’Education Sexuelle Complete et en situations d’urgence.

Cotonou le 06 Novembre 2019

Le Forum

Forum régional sur la Santé et les Dssr: L’appel de Judith Gbèhinto Maffon à la jeunesse

La Pdte de l’Abpf, Mme Judith Gbèhinto Maffon

Il se tient depuis ce lundi 4 novembre 2019 à Bénin Royal hôtel de Cotonou,  le deuxième forum francophone de partage de bonnes pratiques sur la santé, droits sexuels et reproductifs ( Dssr). En marge des travaux, la présidente nationale de l’Association béninoise pour la promotion de la famille ( Abpf) a lancé un vibrant appel à la jeunesse. C’est au détour d’une interview que Mme Judith Gbèhinto Maffon a accordée à la presse. Lire son intervention.

Cause Commune : De quoi retournent concrètement ces assises de Cotonou ?

Mme Judith Gbèhinto Maffon :  C’est un forum d’échanges entre les pays de l’Afrique francophone qu’on a étendu aux autres pays de l’Afrique pour leur donner un espace d’échanges d’expériences pour qu’ils puissent connaitre leurs droits et savoir mieux se gérer.

La jeunesse africaine est manifestement la cible

Oui. On ne peut pas faire le développement sans la jeunesse et nous à l’Abpf, on met les jeunes au cœur de nos activités ; la preuve est que nous n’avons pas encore vu un mouvement de jeune aussi dynamique que le nôtre. C’est ça que nous savons faire, c’est ça qui fait aujourd’hui notre force à l’Abpf

Les  messages importants à passer à la jeunesse

Le message que je vais passer à la jeunesse est que les jeunes n’ont qu’à prendre plus de conscience. Ils n’ont qu’à savoir qu’ils ont aujourd’hui le droit de décider d’eux-mêmes, de qui ils seront, et assumer la décision. Pour me faire plus précise, si aujourd’hui le jeune décide de dire non pour la gestion de son corps, c’est un non qui doit être très ferme ; mais si le jeune choisit d’accompagner sa sexualité, il faut que ce choix soit protégé. Et nous avons le devoir de leur montrer  cette protection pour qu’ils puissent avoir un avenir meilleur.

Il y aura un après forum ?

Il y aura un après forum.  Apres le forum, nous allons réunir les décideurs chez l’ambassadeur pour leur lire la résolution ; ils iront aussi en Nairobi la semaine prochaine ou le mois prochain pour aller faire entendre à qui de droit les résolutions qui sortiront de ce forum.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Soutien à la politique de sécurité alimentaire du Bénin: Plus de 5000 t de riz japonais réceptionnées

La ministre Shadya Assouman et l’Ambassadeur Kiyofumi avec un sac de riz japonnais

5 148, 0957 tonnes de riz d’environ un milliard cinq cent trente-trois millions (1.533.000.000) de francs CFA répartis dans 171 130 sacs de 30 kilogrammes. Voilà plus précisément en chiffres selon le ministre de l’industrie et du commerce, Mme Alimatou Shadya Assouman, la cargaison de riz japonais réceptionnée ce jeudi 31 octobre 2019 au port de Cotonou. C’est une assistance alimentaire du Japon en soutien à la politique de sécurité alimentaire du gouvernement.

Ghislain Gbènakpon

« La présente cérémonie qui nous rassemble aujourd’hui s’inscrit dans la dynamique de la coopération japonaise pour soutenir les efforts du gouvernement béninois dans le domaine de la sécurité alimentaire », a déclaré l’Ambassadeur du Japon près le Bénin, son Excellence Kiyofumi Konishi. Il faut dire que ce don de riz du gouvernement japonais s’inscrit aussi dans le cadre de l’assistance alimentaire de l’année fiscale 2018 en faveur du Bénin. Une assistance alimentaire qui a démarré depuis les années 82  et qui a contribué  à la réalisation de plusieurs œuvres socio- communautaires au Bénin. « La volonté manifeste des deux gouvernements à poursuivre la fourniture de ladite aide alimentaire a une fois de plus été concrétisée à travers la signature, le mercredi 20 juin 2018 à Cotonou des Notes d’échanges au titre de l’année fiscale 2018 », a fait observer Mme Alimatou Shadya Assouman.  Le Japon espère que ce don va contribuer à combler  un peu le déficit céréalier au Bénin et entrevoit un avenir meilleur à l’agriculture béninoise. « Je souhaite que le riz que nous allons vous remettre n’entrave pas la détermination du gouvernement du Bénin dans sa politique de promotion des filières agricoles en général, et celle du riz en particulier, car le développement de l’agriculture au Bénin a une potentialité évidente et énorme et je suis convaincu que le pays va arriver à un état d’autosuffisance alimentaire à moyen terme », a déclaré l’Ambassadeur Kiyofumi Konishi. Il faut dire que le Japon s’intéresse beaucoup au développement de la riziculture en Afrique et au Bénin en particulier. Il encourage vivement l’augmentation de la production rizicole nationale à travers différentes formes de coopération comme par exemple l’appui aux activités de Africa Rice pour la recherche des variétés du riz Nérica qui s’adaptent mieux au climat et au terrain en Afrique de l’Ouest.

Un coup de fouet au volet social du Pag

« Conformément aux Notes échangées entre les deux Gouvernements, le riz doit être cédé aux  populations béninoises à un prix concessionnel afin de le rendre accessible aux plus démunies. Les recettes doivent servir à accompagner le Gouvernement du Bénin dans la mise en œuvre de programmes sociaux tels que : l’éducation, les soins de santé et la réalisation de micro-projets à caractère socio-communautaire.», a expliqué la ministre Alimatou Shadya Assouman pour montrer combien cette assistance alimentaire du Japon vient renforcer l’offensive sociale du Pag observée depuis un bon moment. Les modalités de la mise en consommation tels le prix de cession, les quotas par localité et la date du démarrage de la vente seront définies par le Conseil des Ministres. « En tout état de cause, le Gouvernement de son Excellence, le Président Patrice TALON est sensible aux besoins des populations en cette période où les pluies ont occasionné des inondations qui ont détruit les productions agricoles. A cet égard toutes les dispositions idoines seront prises afin que le riz soit accessible à toutes les couches de la population », a rassuré l’autorité ministérielle. Dans son intervention, l’Ambassadeur du Japon a rappelé quelques projets sociocommunautaires que l’assistance alimentaire de son pays a permis de réaliser au Bénin. Il en est ainsi, entre autres, du projet Commune du Millénaire de Bonou, du projet de construction de salles de classes et de laboratoires, des adductions d’eau villageoises et des forages pour l’approvisionnement en eau potable.

Les sacs de riz japonnais

Amicale des anciens élèves du Csp promotion 80-90: Le plan d’action 2019-2020 de 2AE-Csp 80-90 adopté

Un an après sa création, l’Amicale des anciens élèves du Cours secondaires Ex-Protestant promotion 1980-1990 ( 2AE-CSP 80-90) dispose désormais d’une feuille de route pour sa visibilité sur le terrain. A la faveur de sa première assemblée générale ordinaire tenue ce samedi 2 novembre 2019 dans l’enceinte du Csp, le plan d’action 2019-2020 de l’amicale a été adopté. C’était sous la houlette de son président Dr Ramanou Yessoufou en présence des délégués des élèves du collège et  de ses autorités actuelles dont le directeur Victor Kpadonou.

Ghislain Gbènakpon

Présentation, amendement et adoption des rapports financier et d’activités du bureau exécutif d’une part et présentation, amendement et adoption du plan d’action pour l’exercice 2019-2020. Voilà ainsi résumés, les temps forts de la première assemblée générale ordinaire du 2AE-CSP 80-90 tenue samedi dernier. Dans son intervention, le président Ramanou Yessoufou a remercié les membres actifs pour avoir fait le déplacement en vue d’étudier et d’amender les premiers rapports financier et d’activités du bureau exécutif ( BE) première mandature. Sollicité pour une interview, M. Xavier Armand Tossa, président de la commission partenariat et relation a levé un coin de voile sur quelques pans du plan d’action 2019-2020 de l’Amicale : « Le bureau exécutif a eu à décliner le plan d’action en plusieurs points, en plusieurs axes. Et c’est ce que nous allons valider au cours de l’assemblée générale ordinaire et dès que le plan d’action sera validé, je pense qu’à partir de janvier pour chaque trimestre,  des activités ponctuelles seront programmées sur le terrain histoire de donner  une visibilité à notre amicale. Comme toute autre amicale, des actions sociales, des actions envers les collèges de la place et même dans le domaine environnemental seront menées. Par exemple, on est en train de faire certaines rues ; l’amicale choisira des journées où nous allons nous mettre ensemble pour rendre les abords de nos routes propres. C’est des actions pour un environnement saint que l’amicale entend faire pour sa visibilité ». Dans son intervention, le directeur du Csp s’est réjoui du choix porté sur le collège par la 2AE-CSP 80-90 pour tenir sa première assemblée générale. « Vous auriez pu faire votre assemblée générale ailleurs dans un grand hôtel. Mais vous avez choisi de revenir à la maison pour revivre votre ancien cadre, revoir peut-être votre ancienne classe, pourquoi pas votre ancienne place ? J’ai entendu certains d’entre vous se rappeler leur classe. Tout cela donne de la joie. Vous avez passé de bons moments ici, il y a 40 ans sous la révolution. Le Csp a été construit par les missionnaires en 1951, il y a donc  68 ans. Donc dans deux ans, si tout va bien, le collège va fêter ses 70 ans. Et s’il y a une organisation à faire vous y serez fortement associés », a déclaré M. Victor Kpadonou à l’adresse de ses hôtes particuliers.

Tisser la nouvelle corde à l’ancienne

L’un des faits notables de cette première assemblée générale était la présence de la jeune génération représentée par les délégués des élèves du Csp. Au nom de tous les membres de l’Amicale, le bureau exécutif s’est félicité de cette présence très remarquée avant de leur prodiguer de sages conseils pour assurer convenablement la relève. «  Chers enfants, Délégués des élèves du Csp. Vous êtes présents parmi nous aujourd’hui pour suivre nos traces. Car dans son ouvrage Les Tresseurs de Corde, Jean-pliya nous encourage et nous exhorte à tisser la nouvelle corde sur l’ancienne. Parmi nous, il y a de hauts cadres, des Docteurs, Médecins, Avocats, Ingénieurs, Commissaires de police, hommes d’affaires et j’en oublie. Prière être assidus au travail afin d’être de hauts cadres demain comme nous. Je suis sage de vous dire que le travail est un trésor », a déclaré le président de l’amicale Dr Ramanou Yessoufou  à l’endroit des délégués des élèves.

Fédérer toutes les énergies des anciens

Le directeur du Csp, M. Victor Kpadonou a, dans ses propos de bienvenu, fait observer qu’il y a beaucoup d’amicales d’anciens élèves du collège avant d’exprimer le souhait d’une fédération de toutes celles-ci. Et cette doléance a trouvé un écho favorable auprès de la 2AE-Csp 80-90. C’est en tout cas l’assurance que lui donné son président. «  Le choix du présent lieu n’est pas un fait du hasard. Cela s’inscrit dans une ambition de voir fédérer très prochainement toutes les amicales d’avant et après 2AE-Csp 80-90 afin d’en faire un lobbying pour promouvoir l’excellence de nos enfants sur toute l’étendue du territoire national en commençant par le Csp. C’est la raison pour laquelle, nous faisons notre vos doléances mon cher directeur du Csp. Considérons que c’est chose faite », a déclaré Dr Ramanou Yessoufou. L’homme est porté à la tête de la 2AE-Csp 80-90 au terme des travaux de son assemblée générale constitutive le 1er septembre 2018 pour un mandat de trois ans.