Facilitation des échanges commerciaux: La douane à l’école de la maîtrise du temps nécessaire à la mainlevée des marchandises

Une vue de famille des participants à l’ouverture des travaux

Il se tient depuis ce lundi 13 janvier 2020 à Golden Tulip hôtel de Cotonou  un atelier national sur l’étude du temps nécessaire à la mainlevée des marchandises aux frontières. Une initiative de la direction générale de la douane et des droits indirects qui a reçu le soutien technique de l’Organisation mondiale des douanes ( Omd). C’est le directeur général de la douane et des droits indirects, le Colonel Charles Inoussa Sacca qui a officiellement lancé les travaux conduits par les Experts de l’Omd pour cinq jours.

Ghislain Gbènakpon

« sensibiliser les participants sur la nécessité de mesurer le temps nécessaire à la délivrance de la mainlevée, former les cadres de l’administration des douanes du Bénin et les parties prenantes à la méthodologie de l’Omd sur l’étude du temps nécessaire pour la main levée et à l’utilisation du logiciel de l’Organisation mondiale des douanes nécessaire pour la  conduite de l’étude, établir aussi une cartographie complète des procédures débouchant à la mainlevée des marchandises, élaborer un programme d’actions spécifiques à cette activité afin de conduire une première étude en 2020 ». C’est en ces termes que le directeur général de la douane et des droits indirects du Bénin le Colonel Charles Inoussa Sacca a décliné les principaux objectifs poursuivis par cet atelier national sur l’étude du temps nécessaire à la mainlevée des marchandises aux frontières.  Les assises connaissent la participation des responsables et cadres de l’administration des douanes béninoises ainsi que les représentants des parties prenantes dont le secteur privé. Il faut dire que dans le but  de mieux maîtriser les délais et le temps de passage des marchandises aux frontières béninoises afin que le secteur privé et toute la communauté des affaires puissent bénéficier des mesures de facilitation qui sont mises en place par les administrations et les parties prenantes, la direction générale des douanes et droits indirects a mis sur pieds à travers la note de service N°1953/DGDDI du 21 juin 2018, le comité « Times Release Study » chargé entre autre de faire l’état des lieux sur le temps moyen de dédouanement au port de Cotonou, d’adopter une méthodologie pour la définition des normes de travail pour toutes les opérations portuaires nécessaires à l’enlèvement des marchandise. Et  c’est pour accompagner les membres de ce comité dans l’exercice de leurs fonctions, que la direction générale des douanes a sollicité l’Organisation mondiale des douanes (Omd) dans le cadre de la maîtrise des délais et du temps de passage des marchandises aux frontières.  « Comme vous le savez, le temps c’est de l’argent et il est toujours important pour le milieu des affaires que ce temps soit maitrisé afin que le secteur privé et toute la communauté des affaires puisse bénéficier des mesures de facilitation qui sont mises en place par les administrations et les parties prenantes », a déclaré pour montrer la pertinence de l’atelier, l’Expert de l’Omd , M. Samson Bilangna, Administrateur technique principal à la Direction du Contrôle et de la Facilitation de l’organisation.

Colonel Charles Inoussa Sacca lançant les travaux

Insertion professionnelle et auto-emploi des jeunes: Le cabinet Label des Pme libère 133 conseillers en reconversion professionnelle

Une vue d’ensemble des Crp libérés avec le Dg Caleb Kpoviessi

Le cabinet Label des petites et moyennes entreprises ( Label Pme)vient une fois encore de faire œuvre utile dans le domaine de la promotion de l’insertion professionnelle et l’auto-emploi des jeunes. 133 jeunes conseillers en reconversion professionnelle( Crp), heureux bénéficiaires de son Programme  Jeunesse affranchie ( Pja) ont reçu leurs attestations au terme d’une formation pour leur autonomisation sociale et financière. C’était ce samedi 29 décembre 2019 à l’Infosec de Cotonou sous la houlette de son directeur général M. Caleb Kpoviessi en présence de leurs parents. Ceci à la faveur d’un séminaire sur la problématique de l’insertion professionnelle et l’auto-emploi des jeunes avec pour thème, « Entreprenariat des jeunes : enjeux, défis et perspectives socio-économiques ».

Ghislain Gbènakpon

Développement personnel,  éducation financière, techniques d’orientation professionnelle, marketing social, techniques de communication et négociation, entrepreneuriat. Ce sont, entre autres, modules de formation dont ont bénéficié les 133 conseillers en reconversion professionnelle ( Crp) dans le cadre de la mise en œuvre, cette année, du Programme Jeunesse Affranchie ( Pja) du cabinet Label des Pme. « Le Pja est un programme socioéconomique qui  se charge de la promotion de l’insertion professionnelle et de l’auto-emploi des jeunes à travers leur initiation à des activités génératrices de revenu qui doivent leur permettre de s’autonomiser au  plan social et financier. On fait d’abord un travail de formation et d’information, parce que comme on le dit, le peuple périt faute de connaissance ; ceci pour permettre à la jeunesse d’avoir les informations essentielles afin de pouvoir se lancer sur le boulevard de l’auto-emploi. C’est ce que nous faisons au sein du forum Jeunesse affranchie. On les aide à avoir des possibilités d’autofinancement pour leurs projets personnels », a expliqué le directeur général du cabinet Label des Pme, M. Caleb Kpoviessi à la faveur d’une interview à la presse. Il fait observer qu’après deux ans de mise en œuvre du  Pja, beaucoup de jeunes pensent autrement, s’orientent vers entrepreneuriat et sont aujourd’hui propriétaires de micro-entreprises.  Et ces dernières, poursuit-il, leur génèrent de l’argent et ils peuvent ainsi vivre sans être une charge pour leurs parents. Il faut dire que de l’avis des récipiendaires,  le Pja constitue vraiment une aubaine pour l’autonomisation des jeunes. «Certes, j’ai eu à faire un certain nombre de formations mais aucune d’entre elles n’a pu me faire découvrir mes potentialités si ce n’est la formation du programme Jeunesse Affranchie. J’ai la ferme conviction que je peux réaliser mes rêves, mes projets grâce à ce programme qui pour nous est une opportunité salvatrice pour toute la jeunesse béninoise et africaine à qui je recommande d’ailleurs de se joindre à nous dans la vague des affranchis pour une existence plus agréable et plus paisible », a soutenu la porte-parole des récipiendaires, Corinne Agbégninou.  Au nom de ses pairs, elle a exprimé toute la gratitude des lauréats au directeur général du cabinet Label des Pme. Pour la secrétaire générale dudit cabinet, Pascaline Hounton, le séminaire de samedi dernier est une importante activité d’information, de sensibilisation et de formation sur la situation de l’emploi des jeunes au Bénin ainsi que la porte de sortie que représente l’auto-emploi qu’il prône. « Le thème choisi constitue un appel pressant à tous les jeunes pour venir massivement profiter du Programme Jeunesse Affranchie et à tous les parents pour envoyer massivement leurs enfants se faire former avec expertise et professionnalisme comme leurs pairs aujourd’hui honorés », a-t-elle déclaré.

M. Caleb Kpoviessi, Dg/ Cabinet Label des Pme

Retour sur les 12 derniers mois au Bénin: Les faits marquants de l’année au plan politique

Encore quelques jours et l’année 2019 va se conjuguer au passé. A l’heure du bilan on s’aperçoit que des évènements auront un impact durable sur la vie politique au Bénin. Retour donc sur quelques faits marquants pour s’en convaincre.

Ghislain Gbènakpon

S’il y a un fait marquant sur le plan politique qui a tenu particulièrement le peuple béninois en haleine en cette année finissante, ce sont  bien les législatives du 28 avril 2019 ayant consacré la présence de deux forces politiques parrainées par le pouvoir en l’occurrence l’Union progressiste ( Up) et le Bloc républicain ( Br). Ceci parce que pour la première fois dans l’histoire du renouveau démocratique, des formations politiques qui en ont exprimé le désir n’ont pas pu y participer. C’est le cas entre autres des Fcbe, du Prd, de l’Usl et de l’Udbn. Pour la Commission électorale nationale autonome ( Cena), ces partis ne remplissaient pas les conditions requises par la charte des partis politiques et le code électoral alors en vigueur. Mais cela a du mal à passer dans le rang de l’opposition. Cette situation a engendré une crise politique sans précédent avec à la clé les évènements malheureux du 1er et 2 mai à Cotonou et ceux de Tchaourou ayant occasionné des pertes en vies humaines. C’est pour une décrispation du climat politique que le président Patrice Talon a initié le dialogue politique national qui s’est tenu du 10 au 12 octobre au palais des congrès à Cotonou. Y étaient invitées, les formations politiques en règle avec la charte des parties politiques. Seulement voilà, par la force des choses, toutes les entités politiques n’y ont pas participé. Toujours est t-il que ce dialogue politique a accouché de plusieurs recommandations dont la mise en œuvre a nécessité pour certaines, une révision de la constitution. Il en est ainsi par exemple de l’alignement des élections,  l’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision et la création de la cour des comptes. L’autre fait marquant est justement la révision de la constitution adoptée à l’unanimité par les 83 députés.   Elle consacre effectivement l’alignement des élections et incidemment celui de tous les mandats électifs à 5 ans dont celui des députés, la création d’un poste de vice-président de la République et la constitutionnalisation de la cour des comptes. Par ailleurs, on peut inscrire au titre des faits politiques non moins importants, le vote d’une loi d’amnistie au profit de tous les mis en causes dans les violences électorales, le retour éclair de Boni Yayi avec une délégation de la Cedeao et le rendez-vous manqué entre le président Patrice Talon et son prédécesseur.  

Gratitude du Hcrb au PR après l’institutionnalisation de la chefferie traditionnelle: Le plaidoyer de sa Majesté Sossa Folly-Awon roi d’Agoué

Sa majesté Sossa Folly-Awon, roi d’Agoué et membre actif du Hcrb lors de son intervention

Aux lendemains de l’institutionnalisation de la chefferie traditionnelle à la faveur de la révision de la constitution, le Haut conseil des rois du Bénin ( Hcrb) a exprimé toute sa gratitude au chef de l’Etat, à son gouvernement et aux députés. C’était le samedi 7 décembre 2019 au palais de sa Majesté, roi Kpodégbé d’Allada, roi d’Allada, président du Hcrb. Occasion pour sa Majesté Sossa Folly-Awon, roi d’Agoué et membre actif du Hcrb,  de faire un plaidoyer pour la participation de la chefferie traditionnelle à la gestion de la cité après son historique reconnaissance constitutionnelle.

Ghislain Gbènakpon

« L’Etat ou la police ne doivent pas tout régler. Au moins la chefferie traditionnelle peut à son niveau résoudre les petits problèmes de parcelle, d’adultère ; harmoniser un tout petit peu les mœurs par rapport à un certain nombre de choses. Nous pouvons le faire. Et c’est notre devoir. Je demande à tous de s’unir, qu’on s’entende, qu’on parle d’une même voix et qu’on prie qu’il y ait la paix  dans ce pays ; étant donné que nous sommes des apôtres de paix ». Voilà le plaidoyer fait par sa Majesté Sossa Folly-Awon, roi d’Agoué  à l’occasion de l’expression de gratitude du Haut conseil des rois du Bénin ( Hcrb) à l’endroit du président de la République et des députés de la 8e législature pour la reconnaissance constitutionnelle de la chefferie traditionnelle au détour de la révision de la loi fondamentale. Il faut dire que comme l’a rappelé le secrétaire général du Hcrb, sa Majesté Gangorou Suambou, roi de Kika, la révision constitutionnelle a consacré une place prépondérante à la chefferie traditionnelle désormais hissée au rang des institutions constitutionnelles et autonomes du Bénin. Composée des rois et des chefs traditionnels, la chefferie traditionnelle retrouve ainsi ses lettres de noblesse au Bénin grâce à la volonté du président Patrice Talon traduite en acte par les députés. C’est donc à juste titre que réunis autour de leur président, sa Majesté Kpodégbé, roi d’Allada, les dépositaires, garants des us, coutumes et cultes endogènes du Bénin n’ont pas tari d’éloges  pour remercier le premier magistrat du Bénin. C’est ainsi que sa majesté Sossa Folly-Awon, roi d’Agoué et membre actif du Hcrb, a fait observer que depuis les indépendances, Patrice Talon est le seul chef d’Etat  béninois qui a tenu parole en gratifiant la chefferie traditionnelle d’une reconnaissance constitutionnelle. Il n’a pas manqué de revenir sur les œuvres sociales de son gouvernement au profit de la population. Il en est ainsi, entre autres, des projets d’adductions d’eau villageoises, des infrastructures routières en cours de réalisation, l’électrification des zones rurales et les micro crédits, nouvelle formule aux plus pauvres. Mais il reste à espérer que l’institutionnalisation de la chefferie traditionnelle consacrée par la révision de la constitution ne reste pas lettre morte. Il faut que dans la pratique, et à l’instar des autres institutions de la République, une place lui soit effectivement accordée dans la gestion de la cité. D’où la pertinence du plaidoyer de sa Majesté,Sossa  Folly-Awon, roi d’Agoué, membre actif du Hcrb.

Les rois Kpodégbé d’Allada et Sossa Folly-Awon d’Agoué

Installation des structures décentralisées du parti Dad: Fatouma Kadiri à la tête de la coordination départementale du Borgou

Mme Fatouma Kadiri pour conduire la barque Dad dans le Borgou

Le parti Dynamique d’actions pour le développement ( Dad) continue d’étendre ses tentacules en termes de militantisme par conviction dans tous les contrées du Bénin. C’est ainsi que la coordination départementale du Borgou vient d’être installée et c’est Mme Fatouma Kadiri, une femme pétrie d’expériences qui en a pris les rênes. C’était à la faveur d’une rencontre statutaire de formation et d’informations des militants tenue les 11 et 12 décembre 2019 à Roless hôtel de Parakou.

Ghislain Gbènakpon

Une femme qui a de l’expérience et qui inspire aussi l’espérance. Voilà décrite en quelques raccourcis par le secrétaire général et porte-parole M. Dimitri Fadonougbo, Mme Fatouma Kadiri que les militantes et militants ont portée à la tête de la coordination départementale du Borgou du parti Dad. Et ils sont fiers que ce soit une femme qui accepte de faire le job comme on le dit. Le parti Dad compte sur elle pour ratisser large non seulement dans le Borgou mais aussi dans les quatre nord lors des communales et municipales de 2020. Ce choix porté sur Mme Fatouma Kadiri vient prouver une fois de plus que le parti Dad accorde une place de prestige à la gent féminine. Il faut dire que cette installation de la coordination départementale du Borgou s’inscrit dans la droite ligne de l’une des grandes décisions prises par le parti lors de sa réunion statutaire du 5 octobre 2019 toujours à Parakou. Il a en effet été décidé de l’installation des coordinations départementales du Borgou, de la Donga, Atacora et Alibori.  C’est dire que le parti Dad fait preuve de méthode et de suivi dans la mise en œuvre de sa stratégie d’asseoir une base solide dans toutes les localités du Bénin. Et pour cela, la Dad n’entend surtout pas confondre vitesse et précipitation. L’option choisie par le parti est de travailler pour n’avoir que de vrais militants qui s’engagent par conviction. Ce qui suppose un travail méticuleux de formation sur le terrain au militantisme désintéressé et tourné vers l’intérêt supérieur de la nation. Et c’est justement depuis sa création, le cheval de bataille du parti Dad qui n’est pas dans la dynamique d’avoir des ‘’clients ‘’ par milliers voire millions, mais plutôt de militants dévoués à la cause de leur formation politique. C’est ainsi qu’avant l’installation de la coordination départementale du Borgou le 12 décembre dernier, il a été d’abord question, la veille, d’une journée d’information et surtout de formation idéologique et morale des militants avec bien sûr pour finalité un militantisme de conviction avec un sens élevé de patriotisme. Il faut dire qu’il est définitivement clair au parti Dad que le militantisme ne doit pas être rémunéré. Et lentement mais sûrement, cette grande formation politique unique en son genre est en train de tisser sa toile sur une fondation solide.

L’actualité aussi au rendez-vous

Comme déjà à la réunion statutaire du 5 octobre 2019, les sujets brûlants de l’actualité nationale ont été abordés par le parti Dad les 11 et 12 décembre à Roless hôtel de Parakou. Il s’est agi notamment de la révision de la constitution et la fermeture des frontières du Nigéria. Sur le premier sujet, la Dad fait observer qu’elle n’est pas contre la modification de la loi fondamentale mais déplore la manière, la méthode et le processus qui donnent l’impression que l’on a des intentions inavouées, que l’on cache des choses à la population. Le parti rappelle au chef de l’Etat que l’histoire a montré que cette population est parfois imprévisible au moment où l’on s’y attend le moins. Et en ce qui concerne la fermeture des frontières par le Nigeria, la Dad réitère ses pertinentes recommandations ou propositions faites  le 5 octobre dernier aussi bien aux gouvernants qu’au peuple béninois : «  Nous devons transformer cette situation difficile en opportunité à travers une prise de conscience collective à tous les niveaux, que ce soient les gouvernants ou les populations. Et cela passe par la promotion par l’Etat, de la production et de la transformation locales pour conjuguer au passé cette propension à la réexportation des produits venus d’Asie et d’Europe que combat le Nigeria. Quant aux populations, elles doivent aussi jouer leur partition dans cette prise de conscience collective en optant pour la consommation locale pour contribuer à l’accroissement du produit intérieur brut ( Pib) national ».

1ère édition des Oscars des maîtres artisans champions des enfants: La lauréate Viviane Mongadji donne les raisons de son sacre

La lauréate Viviane Mongadji avec son trophée

Parmi les lauréats de la première édition des Oscars des maîtres artisans champions des enfants de ce mardi 17 décembre 2019 à l’hôtel Azalaï de Cotonou pour promouvoir la lutte contre le travail des enfants se trouve en bonne place la maîtresse couturière brodeuse à Parakou, quartier Banikani, création Chic Famille. Mme Viviane Mongadji épouse Imorou, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, a, au détour d’une interview, expliqué les raisons pour lesquelles le ministère du travail et l’Ong Educo l’ont primée avec une superbe machine de broderie.

Ghislain Gbènakpon

« Je suis lauréate, championne, mère des enfants. J’ai gagné le prix avec le ministère du travail et Educo. Ils m’ont primée pour l’amour et le respect que nous donnons aux apprenties. Dans mon atelier je n’ai pas d’apprentie de moins de 16 ans. Et en plus de cela, il y a l’hygiène ;  il y a d’abord la salle de confection, la salle d’accueil et la salle de réfectoire. Il y a également l’entretien. C’est un centre de formation personnelle privé. Le cadre où les enfants vivent est bien aéré. C’est pour tous ces critères que je suis aujourd’hui lauréate ». C’est un peu en ces termes que la lauréate de la première édition des oscars des maîtres artisans champions des enfants, Mme Viviane Mongadji s’est exprimée pour lever un coin de voile sur les facteurs ayant milité en sa faveur pour sa haute distinction. La lauréate n’a pas manqué de prodiguer  de sages conseils à ses sœurs afin qu’elles soient aussi identifiées comme artisanes  engagées dans la lutte contre le travail des enfants. « Je demande à mes collègues artisanes de faire comme nous. D’abord, il faut tenir toujours propre le cadre où se trouvent l’atelier parce que ce que nous respirons peut nous donner aussi de la maladie si ce n’est pas sain. L’atelier aussi doit être balayé au moins quatre fois par jour. Les apprenties doivent être propres et en uniformes. Cela compte aussi. Elles ne doivent pas prendre des gamines. Il faut refuser les apprenties de moins de 14 ans et sensibiliser les parents sur la nécessité pour eux de retourner les enfants à l’école ; parce que l’apprenti  qui a été à l’école et celle qui n’y a pas été n’ont pas les mêmes niveaux de compréhension.  Celles qui ont été à l’école maîtrisent vite. Celles qui n’ont pas été à l’école maîtrisent aussi mais pas facilement », a conseillé Mme Viviane Mongadji. La promotrice de la création Chic Famille à Parakou, quartier Banikani a tenu à remercier le ministère du travail et Educo-Bénin pour la reconnaissance de ses efforts pour le respect des droits des enfants  à travers le don de cette superbe machine de broderie. Elle promet travailler à toujours mériter cette reconnaissance et participer à la sensibilisation pour l’éradication du travail des enfants au Bénin.

Lancement de la section béninoise d’un réseau panafricain de jeunes: Afriyan-Bénin au service du dividende démographique de l’Ua et des Odd

Une vue de la tribune officielle

Lancée le mercredi 4 décembre 2019 dernier à Novotel de Cotonou, la section béninoise du Réseau africain des adolescents et jeunes ( Afriyan-Bénin) se veut aussi, à l’instar de ses pairs du continent,  un cadre de plaidoyer pour la réalisation de la feuille de route de l’Union Africaine ( Ua) sur le dividende démographique et pour la contribution à l’atteinte des objectifs de développement durable ( Odd). Elle peut compter sur le soutien du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), son partenaire financier.

Ghislain Gbènakpon

« Au Bénin, Afriyan se veut un fort réseau de plaidoyer et de lobbying qui opinera sur les grandes questions de développement et de jeunesse avec un accent particulier sur les objectifs de développement durable. L’ensemble des structures de jeunes qui composent notre réseau constitue un creuset de compétences et de moyens complémentaires au service des initiatives individuelles et collectives des jeunes ». Ainsi s’exprimait le président de Afriyan-Bénin, Romaric Ouitona pour montrer comment son réseau entent atteindre son objectif qui est d’engager le plaidoyer de haut niveau et de mobiliser les ressources pour la mise en œuvre et le suivi des plans d’actions et de la feuille de route alignés sur le dividende démographique et les objectifs de développement durable. Afriyan , précise t-il, est un réseau panafricain de jeunes représenté dans les différents pays d’Afrique et qui constitue  un cadre de concertation et d’actions des organisations nationales et de coordination de jeunes. Afriyan-Bénin est composé d’organisations de jeunesse intervenant dans les domaines de l’éducation, de la santé, de  l’environnement, des droits humains et de la gouvernance.     Pour le directeur de la santé de la mère et de l’enfant, M. Robert Ahissou, le lancement de Afriyan Bénin  marque le démarrage des actions phares qui à coup sûr, laissera un impact perceptible sur la santé des adolescents et des jeunes. Il n’a pas manqué de faire observer que les différents problèmes d’aujourd’hui comme le sous-emploi, l’immigration clandestine, le trafic d’êtres humains et le terrorisme qui affectent les jeunes ne permettent guère leur développement et leur épanouissement. Il faut dire qu’avec les lauriers que lui a jetés le directeur régional de Fnuap, Afriyan peut déjà compter sur le soutien de l’organisation Onusienne. « J’ai été impressionné de voir que le bureau comprend des leaders ou des représentants des différentes organisations de jeunes du Bénin. Je pense que c’est un acte de bonne gouvernance que vous venez de poser et je crois que vous devez inspirer beaucoup d’adultes et  beaucoup de pays en Afrique », a déclaré M. Mabingué Ngomé.  Au lancement de leurs activités, les jeunes de Afriyan-Bénin avaient aussi reçu le soutien d’une délégation du forum des parlementaires sur la population et le développement alors en réunion à Cotonou. «  On ne peut pas décider d’eux à leur place ; on ne peut pas décider de ce qui irait à quelqu’un sans associer la personne. Ne dit-on pas que les jeunes sont les grands de demain ? Ce sont en fait les futurs constructeurs de la cité, de notre société. Donc dans toutes les initiatives qu’ils seront appelés à mettre sur pieds, nous sommes tenus de les accompagner », a déclaré l’honorable Sofiath  Schanou membre de la dite délégation.  

Mobilisation pour le mieux-être des professionnelles du sexe: L’association Solidarité et les différents acteurs se donnent à nouveau la main

Une vue partielle des participants

Avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers, l’association Solidarité a organisé une journée de concertation et de partage d’expériences ainsi que de plaidoyer des femmes professionnelles de sexe ( Ps) à l’égard des autorités et partenaires de réponse à l’épidémie de Vih. C’était ce vendredi 13 décembre 2019 à l’Infosec de Cotonou sous la houlette de la présidente Agbosu Mabel.

Ghislain Gbènakpon

« Réunir les professionnel de sexe, les forces de l’ordre, les autorités locales, les jeunes et tous les autres acteurs et partenaires de lutte contre le Vih, la tuberculose, les hépatites, le cancer pour échanger  sur la vie des professionnelles de sexe ». Voilà ainsi décliné par le chargé de programme de l’association Solidarité, M. Néhémie Kakpo, l’objectif général de cette journée de concertation. De façon spécifique, explique-t-il, il s’est agi de recueillir auprès des Ps, les expériences vécues dans leur milieu de travail, dégager les problèmes qui bloquent l’atteinte des trois 90 de l’Onusida au sein de la communauté, faire un plaidoyer auprès des forces de l’ordre et des acteurs et partenaires de lutte contre le Vih Sida pour l’intégration et la valorisation des droits des professionnels de sexe.  Il faut préciser que les trois 90 de l’Onusida sont un objectif de l’organisation onusienne qui voudrait que d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le Vih/Sida connaissent leur statut sérologique, 90 % des personnes infectées par  le Vih dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable, 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée. Dans une intervention, la directrice exécutive de l’association Solidarité, Mme Mireille Kpanou  a souligné qu’à cette journée de concertation sur les tares susceptibles de gangrener le programme des trois 90 de l’Onusida, le plaidoyer porte sur la création du trait d’union entre les institutions, les structures de base et les femmes professionnelles de sexe. Creuset de femmes professionnelles de sexe représenté sur toute l’étendue du territoire national, l’association Solidarité s’est donné pour mission de promouvoir la paix et la solidarité entre elles afin de mieux défendre leurs droits. La journée de concertation de vendredi 13 décembre 2019 a été pour l’association Solidarité, explique le chargé de programme, une reddition de compte à l’endroit des professionnelles de sexe, ses partenaires techniques et financiers, les forces de l’ordre et les propriétaires des sites où travaillent les professionnelles de sexe.

Reddition de compte à Sô Ava: Social Watch facilite l’éclairage de la population sur la gestion de l’eau

Le maire Hazoumé face à ses populations

« Gestion de l’eau : état des lieux, difficultés et perspectives ». C’est la problématique de la séance publique de reddition de compte à laquelle s’est prêté ce mercredi 11 décembre 2019 à la maison des jeunes de la ville, le maire de la comme de Sô Ava, M. Sergio-Léoné Hazoumé. C’était avec le soutien des partenaires dont le réseau Social Watch Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Non atteinte de l’objectif de 75% de desserte des populations en eau aujourd’hui autour de 40 et 45 %, de nombreux points d’eau en difficulté ou carrément en panne dans la commune avec souvent la mauvaise gestion et des problèmes d’hygiène. Voilà en quelques raccourcis, ce qu’on peut retenir de l’exposé du maire Sergio-léoné Hazoumé de l’état des lieux et des difficultés qui caractérisent la gestion de l’eau dans la commune de So Ava. L’autorité communale a aussi présenté à ses administrés les perspectives. « Nous avons estimé qu’il faut tout faire pour que nous ayons la gestion de l’eau en main en ce qui concerne la propriété de l’Etat ; que nous pussions amener les privés à se conformer aux normes en ce qui concerne la gestion d’eau, à savoir faire les analyses, laver de temps en temps les châteaux. Nous avons aussi en vue de fermer tous les points d’eau qui ne sont pas aux normes et reprendre en main ceux qui sont mal gérés », a déclaré Sergio-léoné Hazoumé à la faveur d’une interview accordée à la presse. Il faut dire que cette séance publique de reddition de compte a été interactive et participative. En effet, suite à l’exposé du maire sur l’état des lieux, les difficultés et les perspectives relatifs à la gestion de l’eau dans la ville, les populations qui ont fait le déplacement ont été appelées à poser des questions d’éclaircissement. Et certains ne se sont pas fait prier avec parfois des propositions pertinentes pour l’amélioration de la gestion de l’eau dans leur ville. Le maire n’a pas manqué de répondre à leur différentes préoccupations.  Mais certains affirment être restés sur leur faim pour ce qui est des perspectives déclinées par le maire Hazoumé. C’est le cas de M. Joseph Zannou, Coordonnateur de la Cellule de participation citoyenne de Sô Ava qui , tout en saluant l’état des lieux fait par l’autorité communale appelle à plus de volonté dans la récupération des points d’eau mal gérés. « A travers leur présentation, j’ai réalisé qu’ils sont vraiment allés sur le terrain. Seulement que dans les perspectives, ils ont fait des propositions qui me semblent trop proches de la politique. Ils disent, nous allons, nous allons. Vous avez une fois commencé par récupérer les points d’eau. Vous les récupérez pour confier à d’autres qui les confisquent.  C’est vous qui leur avez confié cela. Vous devez pouvoir les leur reprendre automatiquement si c’est vraiment ce qu’on veut », a soutenu M. Joseph Zannou.

Reddition de compte à Sô Ava: Social Watch facilite l’éclairage des populations sur la gestion de l’eau

Le Maire Hazoumé face à ses populations

« Gestion de l’eau : état des lieux, difficultés et perspectives ». C’est la problématique de la séance publique de reddition de compte à laquelle s’est prêté ce mercredi 11 décembre 2019 à la maison des jeunes de la ville, le maire de la comme de Sô Ava, M. Sergio-Léoné Hazoumé. C’était avec le soutien des partenaires dont le réseau Social Watch Bénin.

Ghislain Gbènakpon

Non atteinte de l’objectif de 75% de desserte des populations en eau aujourd’hui autour de 40 et 45 %, de nombreux points d’eau en difficulté ou carrément en panne dans la commune avec souvent la mauvaise gestion et des problèmes d’hygiène. Voilà en quelques raccourcis, ce qu’on peut retenir de l’exposé du maire Sergio-léoné Hazoumé de l’état des lieux et des difficultés qui caractérisent la gestion de l’eau dans la commune de So Ava. L’autorité communale a aussi présenté à ses administrés les perspectives. « Nous avons estimé qu’il faut tout faire pour que nous ayons la gestion de l’eau en main en ce qui concerne la propriété de l’Etat ; que nous pussions amener les privés à se conformer aux normes en ce qui concerne la gestion d’eau, à savoir faire les analyses, laver de temps en temps les châteaux. Nous avons aussi en vue de fermer tous les points d’eau qui ne sont pas aux normes et reprendre en main ceux qui sont mal gérés », a déclaré Sergio-léoné Hazoumé à la faveur d’une interview accordée à la presse. Il faut dire que cette séance publique de reddition de compte a été interactive et participative. En effet, suite à l’exposé du maire sur l’état des lieux, les difficultés et les perspectives relatifs à la gestion de l’eau dans la ville, les populations qui ont fait le déplacement ont été appelées à poser des questions d’éclaircissement. Et certains ne se sont pas fait prier avec parfois des propositions pertinentes pour l’amélioration de la gestion de l’eau dans leur ville. Le maire n’a pas manqué de répondre à leur différentes préoccupations.  Mais certains affirment être restés sur leur faim pour ce qui est des perspectives déclinées par le maire Hazoumé. C’est le cas de M. Joseph Zannou, Coordonnateur de la Cellule de participation citoyenne de Sô Ava qui , tout en saluant l’état des lieux fait par l’autorité communale appelle à plus de volonté dans la récupération des points d’eau mal gérés. « A travers leur présentation, j’ai réalisé qu’ils sont vraiment allés sur le terrain. Seulement que dans les perspectives, ils ont fait des propositions qui me semblent trop proches de la politique. Ils disent, nous allons, nous allons. Vous avez une fois commencé par récupérer les points d’eau. Vous les récupérez pour confier à d’autres qui les confisquent.  C’est vous qui leur avez confié cela. Vous devez pouvoir les leur reprendre automatiquement si c’est vraiment ce qu’on veut », a soutenu M. Joseph Zannou.