
Mariage des enfants en période de Covid-19. Ainsi s’intitule la conférence de presse organisée ce mercredi 21 octobre 2020 à son siège à Cotonou par l’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde ( Esam). Occasion pour son président M. Norbert Fanou d’exhorter les autorités compétentes à prendre les dispositions idoines pour parer à toute éventualité.
Ghislain Gbènakpon
« Quel impact la Covid-19 peut avoir sur le comportement de nous tous ? Et quelle conséquence cela peut engendrer sur nos filles, sur nos enfants ? ». Voilà ainsi déclinée par le président de l’Ong Esam, la problématique de cet échange qu’il a initié avec la presse en présence d’autres organisations de défense des droits des enfants et des représentants du ministère des affaires sociales et de la microfinance.
Pour M. Norbert Fanou, l’une des nombreuses conséquences du confinement dû à la pandémie de la Covid-19, en attendant une étude exhaustive qualitative et quantitative, pourrait être la montée des statistiques par rapport à ce phénomène de mariage des enfants. En effet, fait-il observer, la fermeture des établissements scolaires, des églises et autres lieux publics a entraîné la présence massive des enfants dans les rues pour la distribution à la sauvette des masques ainsi que dans les marchés où il se compte par milliers notamment les filles.
« Et l’une des questions qu’on doit se poser, c’est de savoir à la reprise aujourd’hui, est-ce que tous les enfants on repris le chemin de l’école ? Elles sont où ces enfants qui ne sont plus revenues à l’école ? Elles sont dans quelles activités aujourd’hui ? », a déclaré M. Norbert Fanou.
Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, à l’Ong Esam, la pandémie de la Covid-19 est à considérer comme un facteur favorisant non seulement la ruée des enfants dans les rues et les grands marchés, « mais aussi et surtout, elle a fait développer de nouvelles habitudes chez les filles, habitudes allant de la prostitution au mariage précoce forcé ou non désiré ».
C’est pourquoi, M. Norbert Fanou plaide pour que des mesures hardies soient prises par les autorités afin que la réalité de cette pandémie ne continue pas d’aggraver les diverses formes de violations des droits des enfants.

















