Mariage éventuel des enfants en période de Covid-19: L’Ong Esam alerte les autorités et fait un plaidoyer

Le Pdt de l’Ong Esam, M. Norbert Fanou lors de son intervention liminaire

Mariage des enfants en période de Covid-19. Ainsi s’intitule la conférence de presse organisée ce mercredi 21 octobre 2020 à son siège à Cotonou par l’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde ( Esam). Occasion pour son président M. Norbert Fanou d’exhorter les autorités compétentes à prendre les dispositions idoines pour parer à toute éventualité.

Ghislain Gbènakpon

« Quel impact la Covid-19 peut avoir sur le comportement de nous tous ? Et quelle conséquence cela peut engendrer sur nos filles, sur nos enfants ? ». Voilà ainsi déclinée par le président de l’Ong Esam, la problématique de cet échange qu’il a initié avec la presse en présence d’autres organisations de défense des droits des enfants et des représentants du ministère des affaires sociales et de la microfinance.

Pour M. Norbert Fanou, l’une des nombreuses conséquences du confinement dû à la pandémie de la Covid-19, en attendant une étude exhaustive qualitative et quantitative, pourrait être la montée des statistiques par rapport à ce phénomène de mariage des enfants. En effet, fait-il observer, la fermeture des établissements scolaires, des églises et autres lieux publics a entraîné la présence massive des enfants dans les rues pour la distribution à la sauvette des masques ainsi que dans les marchés où il se compte par milliers notamment les filles.

« Et l’une des questions qu’on doit se poser, c’est de savoir à la reprise aujourd’hui, est-ce que tous les enfants on repris le chemin de l’école ? Elles sont où ces enfants qui ne sont plus revenues à l’école ? Elles sont dans quelles activités aujourd’hui ? », a déclaré M. Norbert Fanou.

Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, à l’Ong Esam, la pandémie de la Covid-19 est à considérer comme un facteur favorisant non seulement la ruée des enfants dans les rues et les grands marchés, « mais aussi et surtout, elle a fait développer de nouvelles habitudes chez les filles, habitudes allant de la prostitution au mariage précoce forcé ou non désiré ».

C’est pourquoi, M. Norbert Fanou plaide pour que des mesures hardies soient prises par les autorités afin que la réalité de cette pandémie ne continue pas d’aggraver les diverses formes de violations des droits des enfants.

Mois du Consommons local: La DDIC Zou-Collines promeut les produits locaux auprès des opérateurs économiques

Une visite de stand de produits locaux

La direction départementale de l’industrie et du commerce des Zou-Collines joue pleinement sa partition dans la mise en œuvre du « Mois du consommons local » au Bénin, lancé par la ministre de l’industrie et du commerce, Mme Alimatou Shadiya Assouman le 1er octobre dernier. Ce mardi 20 octobre 2020, elle a sensibilisé les opérateurs économiques des Zou-Collines sur la nécessité pour eux de privilégier les produits locaux dans leurs activités pour le bien-être de l’économie nationale.

Ghislain Gbènakpon

Restaurateurs, promoteurs d’hôtel, de supermarchés et autres sont la cible choisie par le directeur départemental de l’industrie et du commerce des Zou-Collines M. Rafiou Challa, pour promouvoir les produits locaux dans le cadre du « Mois du consommons local » en cours et sensibiliser sur l’importance ainsi que l’objectif du concept. C’est ainsi qu’il les a exhortés à œuvrer pour que 60% de leurs offres aux clients soit constitué de produits locaux à l’instar des commandes publiques.

Il a fait savoir que ce concept découle d’une recommandation de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui invite expressément tous les pays de l’Union à faire du mois d’octobre de chaque année, celui de la consommation locale. Il permet, poursuit-il, de sensibiliser les Béninois, d’encourager les unités de production à améliorer la qualité de leurs produits et toutes les couches sociales du Bénin à s’engager pour la consommation de ce qui est localement produit.

Une vue d’ensemble des participants à la sensibilisation

Le représentant de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Ccib), M. Sylvanus Agblonon, s’est aussi joint à la sensibilisation sur l’initiative du « Mois du Consommons Local » en mettant l’accent sur ses bienfaits : « Plus nous consommons les produits locaux, plus nous encourageons à produire tout en créant des emplois et de la richesse ». Il a plaidé pour la l’encrage du « Consommons local » dans les habitudes afin que cela ne se limite pas au seul mois d’octobre.

Cette sensibilisation des opérateurs économiques des Zou-Collines a connu la présence du préfet Firmin Kouton. Dans son intervention, la plus haute autorité desdits départements a mis l’accent sur les enjeux de la consommation des produits locaux avant de regretter que les Béninois n’en consomment pas assez car friands des produits importés, nourrissant du coup l’économie des autres pays. « Soyons fiers d’être Béninois… en faisant de tous les mois de l’année une période permanente de consommation local… », a plaidé le préfet Firmin Kouton. La visite de stands des produits made in Bénin a été l’un des moments forts de la sensibilisation des opérateurs économiques ciblés.

Un autre stand de produits locaux visité

Mobilisation pour la paix et la sécurité à Savè: Paulin K. Akpona obtient le ralliement des chasseurs Shabè

Me Paulin K. Akpona s’adressant à ses hôtes

( Il assure Talon du soutien du peuple Shabè )

Le gouvernement peut désormais compter sur les chasseurs Shabè pour maintenir la paix et la sécurité dans leur commune. A la faveur d’un déjeuner-débat qu’il a organisé ce samedi 17 octobre 2020 à Savè, l’un de leurs dignes fils, Me Paulin K. Akpona a décroché leur ralliement à cette noble cause. Il assure le président Talon du soutien total du peuple Shabè.

Ghislain Gbènakpon

«A l’occasion , j’ai obtenu, le soutien public des chefferies traditionnelles et de la confrérie des chasseurs, pour collaborer avec le Gouvernement, en vue du maintien de la paix et de la sécurité dans la commune de Savè.». C’est ce qu’on peut lire sur la page Facebook de Me Paulin K. Akpona. Il faut dire que ce déjeuner-débat auquel ont participé les chasseurs venus de tous les arrondissements de la commune, les têtes couronnées et les ballè de toute la région Nagot a porté ses fruits avec le ralliement effectif des chasseurs à la mobilisation pour le maintien de la paix et de la sécurité à Savè.

Le président de la confrérie des chasseurs de Savè M. Albert Gbèdon Oloni en a donné l’assurance à la presse : « Nous sommes heureux par rapport à nos échanges avec Me Paulin Akpona. Aucun chasseur ne se bat avec le gouvernement. Nous, on est là pour la paix et la sécurité ainsi que l’ordre dans notre commune. Rien que ça. Nous avons exprimé nos doléances à Me Paulin K. Akpona pour qu’il rende compte au chef de l’Etat. Nous avons demandé beaucoup de choses au président de la République, Patrice Athanase Guillaume Talon ».

Les têtes couronnées, les chasseurs et….

Un soutien justifié à Talon

Il faut dire que Me Paulin K. Akpona n’a pas manqué de partager avec ses hôtes quelques motivations, parmi tant d’autres, de son soutien au chantre du Nouveau Départ afin que ceux-ci lui emboîtent définitivement le pas. « Si je soutiens le chef de l’Etat, c’est pour que la voix Savè-Kétou-Oké-Owo avec un pont sur le fleuve Okpara soit une réalité. C’est pour que les travaux de l’hôpital de zone de Savè soient achevés. C’est pour que Savè ait des enseignants de qualité pour l’encadrement de nos enfants en vue d’une relève de qualité ; pour que les cadres Shabè soient promus à de hautes fonctions », a-t-il expliqué.

…ballè Shabè ensemble pour la paix et la sécurité à Savè.

Me Paulin K. Akpona va exhorter ses frères à se donner la main pour le développement de Savè: « Nous avons commencé aujourd’hui avec les chasseurs, avec les têtes couronnées, avec les ballè de toutes les régions nagot ici présents et prêts, déterminés à accompagner les chasseurs pour la sécurisation de notre région. Le président Patrice Talon est un président qui aime son pays. Je voudrais lui dire que tout le peuple Shabè est debout et le soutient ».

Dettes salariales ou non en avril 2016: « je n’entrerai pas dans cette polémique », dixit Noël Chadaré

Le Sg/Cosi-Bénin, Noël Chadaré

Le secrétaire général de la Cosi-Bénin ne veut pas entrer dans la polémique qui fait rage autour des dettes relatives aux arriérés salariaux dont le gouvernement Talon affirme avoir hérité du régime Yayi. A la faveur d’une interview à la rédaction ce lundi 19 octobre 2020, Noël Chadaré, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, fait savoir que ce qui importe aux partenaires sociaux, loin des « polémiques politico-politiciennes », est le remboursement aux travailleurs, de ce qu’on leur doit.

Ghislain Gbènakpon

« Moi je ne veux pas que nous entrions dans cette polémique. En tout cas, moi en tant que syndicaliste, je n’entrerai pas dans cette polémique ». C’est la mise au point que s’est empressé de faire le secrétaire général de la Cosi-Bénin interrogé sur sa part de vérité face à la polémique relative à l’existence ou non d’arriérés salariaux en avril 2016.

Il ressort de l’intervention du Sg Noël Chadaré que la polémique en cours n’a même pas sa raison d’être. « Je vais vous dire une chose. Tous les gouvernements qui se sont succédé ont eu des dettes des gouvernements qui les ont précédés. Ce n’est donc pas un évènement. Quand le président Kérékou 1 passait la main au président Soglo, il a dû, il y avait des dettes. Et quand le président Soglo battu passait la main au président Kérékou 2 , il y avait des dettes. Quand le président Kérékou passait la main au président Yayi, il y avait aussi des dettes. De la même manière quand Yayi devait partir et passer la main au président Talon, il y a eu évidemment des dettes qui sont dues aux travailleurs. Et de la même manière quand Patrice Talon partira, il ne va pas pouvoir éponger toutes les dettes. Il y aura aussi des dettes qui seront dues aux travailleurs. C’est donc une affaire de continuité », a-t-il soutenu.

Le leader syndical a tenu à faire comprendre que la préoccupation des travailleurs est bien au-delà de cette polémique a priori vaine. « Le plus important pour nous, c’est qu’on remette aux travailleurs, ce qu’on leur doit, qu’on éponge les dettes salariales. Nous autres, les acquis importent pour nous. Qu’il y ait eu des dettes, qu’il y ait eu moins de dettes, qu’il y en ait eu plein, beaucoup plus de dettes, ça nous laisse de marbre. On n’est indifférent à cela. Ce qui préoccupe, nous syndicalistes, c’est d’abord et avant tout, le remboursement de ce qui est dû aux travailleurs. Si les gens entretiennent cette polémique, ça se passe entre eux. Nous, on ne veut pas se mêler de cette polémique. Qu’ils gèrent cela entre eux. C’est des polémiques politico politiciennes. Ce qui nous préoccupe, c’est qu’on rembourse ce que l’on doit aux travailleurs. Vive la polémique pour les politiciens et vive le remboursement des dettes pour nous autres », a expliqué, le Sg Noël Chadaré.

Faim zéro à l’horizon 2030: L’Ong Hunger Free World Bénin mobilise journalistes et acteurs agricoles

Une vue partielle des participants

« Cultiver, nourrir, préserver ensemble ». C’est sous ce thème de la 40ème journée mondiale de l’alimentation ( Jma) que s’est tenu ce vendredi 16 octobre 2020 à l’Infosec de Cotonou, un mini-atelier organisé par l’Ong Hunger Free World. A travers cette initiative, celle-ci a mobilisé les journalistes et les acteurs du secteur agricole autour de l’objectif Faim Zéro à l’horizon 2030 des nations unies. Les travaux se sont déroulés sous la présidence de Mme Fatoumatou Batoko Zossou, responsable Pays de ladite Ong.

Ghislain Gbènakpon

Outiller davantage les journalistes et les acteurs du système alimentaire à mener des actions concrètes sur la base de connaissances qu’ils auront acquises au terme de la rencontre en vue de contribuer efficacement à l’atteinte de l’objectif Faim Zéro à l’horizon 2030. C’est tout l’objectif de ce mini-atelier organisé par l »Ong Hunger Free Word.

« La question du droit à l’alimentation, la situation de la malnutrition concernent et interpellent tous les acteurs du système alimentaire ( L’exécutif, le législatif, le judiciaire, les médias, les Ong, les institutions financières et surtout les paysans et les consommateurs)…. Et les journalistes et les acteurs du secteur agricole ont un rôle important à jouer pour l’atteinte de cet objectif », a déclaré la Responsable Pays de l’Ong Hunger Free World.

Mme Fatoumatou Batoko Zossou, Responsable Pays de Hunger Free World

Le formateur du mini-atelier, M. Bertrand Yèhouénou a effectivement entretenu la cible choisie sur les rôles déterminants qu’elle a à jouer dans l’atteinte de cet objectif. Et par ces temps du Covid-19, les participants se sont accordés sur la nécessité d’œuvrer pour l’accès de tous à des aliments nutritifs et sûrs, particulièrement les couches sociales les plus démunies qui sont aussi les plus vulnérables face à la pandémie.

Il faut dire que les statistiques du Fao ne sont pas du tout reluisantes. En effet, on compte aujourd’hui 690 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde ; soit 10 millions de plus qu’en 2019. Et les affres de la pandémie du Covid-19 aidant, on risque de compter 83 à 132 millions d’âmes en détresse de plus. C’est sans doute pourquoi en lien avec le thème de l’édition 2020 de la Jma, la Responsable Pays de l’Ong Hunger Free World, Mme Fatoumatou Batoko Zossou a appelé à « Cultiver une diversité d’aliments en mesure de Nourrir une population croissante et de Préserver la planète, et ce, Ensemble ».

30 ans déjà au service de la santé des Béninois: L’hôpital St Luc de Cotonou fête ses noces de perle

Une vue de la tribune officielle

(Le plaidoyer du Délégué du personnel)

1990-2020. Cela fait 30 ans que l’hôpital St Luc de Cotonou a été ouvert pour se mettre au service de la santé des populations. Ce week-end, il a célébré ses noces de perle et les manifestations ont eu lieu samedi 17 octobre dernier au Codiam sous la houlette de son directeur le père Désiré Attondé .

Ghislain Gbènakpon

« La doctrine sociale de l’Eglise et les initiatives de feu Mgr Isidore de Souza dans le domaine sanitaire ». Voilà le thème de la conférence inaugurale des manifestations entant dans le cadre de la célébration samedi dernier au Codiam des 30 ans d’existence de l’hôpital St Luc au service du peuple béninois en général et des populations de Cotonou et environs en particulier.

Occasion pour les travailleurs et l’administration de l’hôpital d’être entretenus sur son historique. « Cette journée était importante pour nous pour écouter ceux qui ont été les artisans de cette œuvre auprès de Mgr Isidore de Souza », a expliqué le directeur de l’hôpital St Luc, le père Désiré Attondé à la faveur d’une interview à la presse en marge des manifestations.

Le directeur de l’hôpital St Luc le père Désiré Attondé

Dans le cadre de celles-ci, il y a eu une exposition photos souvenirs des temps forts de l’histoire de l’hôpital St Luc, la distinction des travailleurs en fonction de 1990 à 2020 et la remise de prix aux retraités de 2019-octobre 2020.

Services gratuits aux usagers

Il faut dire que comme l’a souligné le père Désiré Attondé, des actions sociales ont été aussi initiées durant le week-end au profit des populations. Il en est ainsi, entre autres, par exemple de la prise de tension aux visiteurs, aux gardes malades, aux accompagnateurs et à tous ceux qui entraient à St Luc pour se faire examiner. Des hypertendus ont bénéficié d’électrocardiogramme gratuitement et d’une consultation de cardiologie.

Le directeur de l’hôpital, le père Désiré Attondé a invité tout le monde en général et le personnel en particulier, à porter la phrase mère de cette célébration des noces de perle de St Luc : « Tous ensemble, relevons et entretenons notre héritage commun pour le bien de chacun et de tous ».

M. Bruno Médagbé, le Délégué du personnel

Il peut compter sur le Délégué du personnel, M. Bruno Médagbé qui appelle l’administration à faire confiance aux travailleurs : « Il faudrait que l’administration considère tout le personnel de l’hôpital comme des sachants qui vont accroître les ressources de St Luc. L’administration doit faire désormais davantage confiance au personnel qui va l’aider à accomplir sa mission. Nous invitons aussi le président Patrice Talon à avoir un regard particulier sur l’hôpital St Luc dans le cadre d’un partenariat Public-privé bénéfique à toutes les parties ».

40 ème journée mondiale de l’alimentation: Le DDAEP/ATL Hubert Tchoukpèni plaide pour la participation de tous au téléfood lancé

Le DDAEP/ATL, M. Hubert Dognon Tchoukpéni

La commémoration de la 40ème journée mondiale de l’alimentation ce vendredi 16 octobre 2020 et été doublée du lancement à l’Infosec de Cotonou, d’un Téléfood au profit des démunis. À l’occasion d’une interview à la presse, le directeur départemental de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche de l’Atlantique ( DDAEP/ATL, M. Hubert Dognon Tchoukpèni a plaidé pour la participation de tous à ce Téléfood. Ci-dessous, l’intégralité de l’entretien.

Cause Commune : Que peut-on retenir de cette 40ème journée mondiale de l’alimentation marquée par le lancement d’un Téléfood et quels sont les objectifs de celui-ci ?

Hubert Dognon Tchoukpèni : Vous savez, c’est un évènement très important qui se célèbre un peu partout dans le monde. Il s’agit de marquer un arrêt et de réfléchir sur le système de production et de nutrition du monde entier. C’est pour cela cette journée est retenue à cet effet. Et doublement encore, cette journée est consacrée à un évènement qu’on appelle Téléfood ; Téléfood parce que quel que soit ce que nous faisons, quels que soient nos efforts, il y a toujours des gens qui n’arrivent pas à se nourrir comme cela se doit. C’est pour cela que ceux qui ont le minimum doivent pouvoir penser à leurs frères, à leurs enfants, aux autres hommes qui se trouvent sur la planète et dans notre pays où ailleurs qui n’arrivent pas à trouver le minimum vital. Ce téléfood sert à alimenter des projets qui vont en appui à ces âmes en détresse un peu partout au Bénin et dans le monde. Nous sommes heureux de ce téléfood qui est fructueux et qui a apporté sa contribution. Je rappelle que ce n’est pas fini. Nous devons continuer à aller au secours de ces âmes en détresse jusqu’à la fin de l’année. Que ce téléfood continue jusqu’à l’édition de 2021. Ceux qui ne se sont pas encore manifesté peuvent toujours le faire en se rapprochant de toutes les directions départementales de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ainsi que du ministère.

Quel rôle joue concrètement votre direction pour l’effectivité de la sécurité alimentaire au Bénin ?

Nous sommes les bras armés de toutes les institutions qui interviennent dans le secteur agricole. A ce titre, nous sommes les relais des projets et programmes de la politique du gouvernement pour produire suffisamment des aliments à mettre à la disposition des populations. Je veux dirai par exemple que nous sommes là à collaborer avec le projet d’appui au développement agricole et l’accès au marché, un projet financé à hauteur de 55,8 milliards de F CFA pour la production du riz, du maïs et du manioc pour l’autosuffisance alimentaire. Donc, c’est nous qui servons de relai à ce programme en mobilisant les cibles et en leur apportant les techniques culturales pour que la production puisse connaître un essor comme l’a souhaité le gouvernement afin que tout le monde puisse se nourrir. De la même façon, nous avons un autre programme appelé Programme Cadre d’appui à la diversification agricole ( Procad) qui apporte aussi sa contribution aux populations pour que l’autosuffisance soit une réalité chez nous.

Votre mot de fin

J’invite les populations à participer au Téléfood que nous venons de lancer car Raoul Foulereau a dit nul n’est jamais trop pauvre pour donner. Même si c’est un centime de ce que nous avons, donnons le pour sauver les âmes qui sont en détresse, ceux qui n’arrivent pas à trouver le minimum vital et qui sont en train de mourir de faim.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon.

Orientation des nouveaux bacheliers par l’Ojbr: Le regard du conférencier Dr Fousséni Gomina

Dr Fousséni Gomina

Au nombre des communicateurs de l’atelier d’orientation des nouveaux bacheliers et des étudiants en licence master organisé par l’Organisation de la jeunesse du bloc républicain ( Ojbr), il y avait Dr Fousséni Gomina, enseignant-chercheur à l’université de Parakou et spécialiste en orientation académique et professionnelle. A la faveur d’une interview à la presse au terme de l’atelier, l’homme a livré ses impressions sur cette initiative de l’Ojbr dont il est membre.

Ghislain Gbènakpon

« Ma présence ici se justifie par le besoin du parti d’appuyer la jeunesse béninoise, surtout les nouveaux bacheliers dans la problématique du choix des filières d’inscription à l’université. Il n’est plus à démontrer aujourd’hui que l’échec, en majeure partie, est beaucoup plus lié aux orientations académiques. On échoue parce qu’on a mal choisi sa filière ». C’est en ces termes que Dr Fousséni Gomina a levé le voile sur la pertinence de l’initiative de l’Ojbr.

Selon le conférencier, cet atelier a permis aux communicateurs de partager leurs expériences professionnelles et académiques avec leurs jeunes frères qui viennent d’avoir le Bac et de passer en revue avec eux, les offres de formations qui se font dans toutes les universités du Bénin et ailleurs dans bien de cas. « Moi je suis enseignant permanent à l’université de Parakou. Les différentes possibilités de formation dans ses écoles ont été abordées. Il en est de même pour les possibilités de formation dans les universités en Chine où j’ai fait 7 ans ; sans oublier que ma famille vit en France où j’enseigne à Sorbonne. Les opportunités de formation en France ont été aussi explicitées avec les possibilités d’inscription, les conditions d’admission et surtout aussi les difficultés ainsi que les avantages », a expliqué Dr Fousséni Gomina.

Adapter les choix des filières aux réalités de l’emploi

Si les formations sont faites pour une finalité d’employabilité, le spécialiste en orientation académique et professionnelle fait observer que aujourd’hui face à la digitalisation, beaucoup de métiers et de formations ont changé de contenu professionnel. Ce qui fait, poursuit-il, qu’il faut adapter le choix de filières de formation aux réalités de l’emploi. Le conférencier dit regretter que cela n’a pas été souvent un élément fondamental dans l’orientation des étudiants.

« C’est donc sur ces problématiques que nous avons échangées. Les différentes questions des étudiants nous ont permis de les approfondir. Sans toutefois choisir pour les enfants, on leur a donné les outils nécessaires pour pouvoir apprécier la pertinence d’un tel choix face à un autre. Et en même temps, renforcer ce que nous appelons espérance ; parce que une jeunesse qui désespère est une jeunesse fataliste, une jeunesse qui n’ambitionne pas d’aller plus loin, une jeunesse qui ne peut pas assurer une relève de qualité. Du coup, notre message était davantage : rêvez grand, portez vos rêves, mais battez-vous pour que ces rêves deviennent une réalité à travers votre dynamisme, votre choix de carrière et surtout votre investissement personnel pour réussir et satisfaire aux besoins de vos parents et de vous-même. », a déclaré pour finir, Dr Fousséni Gomina.

Agence nationale de la propriété intellectuelle: Alimatou Shadiya Assouman installe le Conseil d’administration de l’ANaPI

Une vue de famille des participants

Les sept membres du conseil d’administration de l’Agence nationale de la propriété intellectuelle ( ANaPI) sont désormais entrés dans leurs fonctions. La ministre de l’industrie et du commerce, Mme Alimatou Shadiya Assouman les a officiellement installés ce jeudi 15 octobre 2020 avec à la tête dudit conseil, Mme Armelle Kanhonou.

Ghislain Gbènakpon

« Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration, pendant les trois prochaines années, vous aurez à délibérer sur les questions touchant à la propriété industrielle. En vous installant ce jour, je voudrais vous exhorter à œuvrer au bon fonctionnement de l’ANaPI et à son rayonnement ». Ainsi s’exprimait à l’adresse des membres du conseil d’administration de l’ANaPI, la ministre Alimatou Shadiya Assouman, en procédant à leur installation ce jeudi. Ces membres ont été nyommés pour faire partie dudit conseil d’administration Conformément au décret N° 2020 – 349 du 15 juillet 2020.

Chaque membre est le représentant d’une des sept institutions qui l’y a envoyé à savoir, la présidence de la République, le ministère de l’industrie et du commerce, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, le ministère des petites et moyennes entreprises et de l’emploi des jeunes, le ministère de l’enseignement et de la recherche scientifique, le ministère du tourisme, de la culture et des arts ainsi que le ministère du numérique et de la digitalisation.

La ministre Alimatou Shadiya Assouman installant le Conseil d’administration de l’ANaPI

Dans son allocution de bienvenue, le Dg/ANaPI, M. Mathias Agon a fait part des difficultés que rencontre l’agence dans l’exécution de sa mission malgré les efforts louables de la ministre Alimatou Shadiya Assouman pour l’aider à les surmonter. Il faut dire qu’en tant que Structure Nationale de Liaison (SNL) avec l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), deux organisations dont la République du Bénin est membre, l’Agence Nationale de la Propriété Industrielle (ANaPI) a pour mission la mise en œuvre et le suivi évaluation de la politique nationale de développement de la propriété industrielle au Bénin.

La présidente du conseil d’administration de l’ANaPI a rassuré la ministre de l’industrie et du commerce de l’engagement des membres à œuvrer pour mériter la confiance placée en eux. « Nous le savons bien, Madame le Ministre, en nous nommant membres du Conseil d’administration, les Autorités à divers niveaux attendent de nous un bon encadrement en vue d’une bonne gouvernance de l’ANaPI. Il s’agit d’une attente de haute importance. Je puis vous assurer de notre engagement à travailler à ce que l’ANaPI joue pleinement le rôle pour lequel elle a été instituée, en particulier celui d’appui technique au développement industriel et économique et de gestion de la propriété industrielle au plan national », a soutenu la Pdte Armelle Kanhonou.

Présidentielle 2021: Tout l’Atlantique en passe d’être bouclé par Facica pour Talon

L’Imam Chakirou Amoussou prêchant à So-Ava pour la réélection de Talon

(La coordination départementale installée ce samedi)

Entamée le lundi 12 octobre dernier par Abomey-Calavi, la tournée de mobilisation des populations et de large ratissage de terrain dans l’Atlantique du Fan club de l’Imam Chakirou Amoussou ( Facica) pour la réélection de Patrice Talon est en train de toucher à sa fin avec à la clé, le bouclage de toutes les communes dudit département. Et l’installation de la coordination départementale est annoncée pour demain à Ouidah.

Ghislain Gbènakpon

Comme il est désormais de tradition, c’est à pas de charge que l’exécutif national de Facica , avec à sa tête le visionnaire Imam Chakirou Amoussou, parcourt l’une après l’autre les communes de l’Atlantique pour les rallier à la réélection du président Patrice Talon par K.O en 2021. C’est ainsi que juste au lendemain de l’adhésion totale de la commune d’Abomey-Calavi, la machine de conquête de Facica a mis le cap sur So-Ava le mardi 13 octobre où l’Imam Chakirou Amoussou a spectaculairement fait démentir l’adage selon lequel nul n’est prophète chez soi.

En effet, bien que So-Ava soit sa commune d’origine, toute la population en général et la jeunesse en particulier a été conquise par le prêche du président d’honneur de Facica sur la nécessité de faire réélire le président Talon l’année prochaine à la tête du Bénin. Le même prêche connaîtra la même adhésion à Zè dans cette même journée du 13 octobre, surtout au niveau des représentants des jeunes de tous les arrondissements avec un seul mot d’ordre : un K.O retentissant pour le chef de l’Etat.

Une vue partielle des populations à Kpomassè

Et ce K.O est selon toute vraisemblance de plus en plus inévitable avec la confirmation de ce que l’une des communes de l’Atlantique supposée à tort ou à raison comme le fief d’une figure de l’opposition échappe pourtant à celle-ci au regard de l’accueil triomphal réservé à la délégation de Facica à Kpomassè ce mercredi 14 octobre.

Le K.O fredonné par des amazones

Après Kpomassè, ce sont les populations de Tori-Bossito qui ont clamé haut et fort leur adhésion sans faille aux idéaux de Facica en vue de la réélection du président Patrice Talon. Ce sont donc quatre communes que la machine bulldozer de Facica a ralliées à la cause noble de la réélection du chantre du nouveau départ mardi et mercredi derniers.

Hier jeudi 15 octobre, ce sont les communes de Toffo et d’Allada qui étaient à l’honneur. « Nous, représentants de la jeunesse de tous les arrondissements de la commune de Toffo, adhérons aux idéaux de Facica et nous nous engageons pour la réélection du président Patrice Talon en 2021 par K.O ». C’est en ces termes que les jeunes de Toffo, emboîtant le pas à leurs homologues des communes déjà visitées par Facica ont manifesté leur engagement à œuvrer pour la victoire de Talon à la présidentielle de l’année prochaine dès le premier tour. Les femmes amazones de la commune ont même fredonné le K.O dans un rythme propre à la localité.

La même ferveur sera notée à Allada dans l’engagement de la population pour la continuité de la dynamique avec Talon en 2021. Sauf erreur de notre part, il ne reste que Ouidah à Facica pour bloquer définitivement tout l’Atlantique pour Talon dans la perspective de la présidentielle à venir. La coordination départementale y sera installée demain samedi 17 octobre 2020 dans la matinée à l’hôtel La Célébrité.