Sensibilisation des acteurs sur le Projet de dragage du lac Ahémé: Les travaux de la phase pilote démarrent début 2021

Le Dg/ Adelac, M. Martin Gbèdey et le Secrétaire exécutif de Eco-Bénin, M. Gauthier Amoussou

(L’Ong Eco-Benin fait œuvre utile)


Sur initiative de l’Ong Benin Ecotourism Concern ( Eco-Benin) avec le soutien de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Iucni), il s’est tenu ce mardi 29 décembre 2020, un atelier d’information et de sensibilisation des autorités locales et leaders de site sur l’évolution des travaux de la phase pilote du projet de dragage du lac Ahéme au carrefour de Djondji et Houkounnou dans le site de la Bouche du Roy. C’était au centre Nonvignon de Grand-Popo. Occasion pour M. Martin Gbèdey, Directeur général de l’Agence pour le développement intégré de la zone économique du lac Ahéme ( Adelac), structure en charge du projet, d’annoncer le démarrage des travaux de la phase pilote courant premier trimestre 2021.

Ghislain Gbènakpon

« Depuis 2012 que nous avons commencé par travailler sur ce projet, d’abord en le formulant de façon participative avec les populations, les acteurs à la base, les personnalités morales , la société civile, je n’ai jamais été aussi assuré, aussi convaincu que nous sommes venus à une phase où le projet va devenir opérationnel dans les mois qui viennent », a déclaré le Directeur général de l’Adelac, M. Martin Gbèdey à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux de l’atelier.

Selon le Secrétaire exécutif de l’Ong Eco-Benin, M. Gauthier Amoussou, cet atelier a pour objectif de mettre tous les acteurs à divers niveaux du processus de dragage pilote au carrefour de Djondji et Houkounnou au même niveau d’informations afin que chacun puisse jouer son rôle de plaidoyer : « on vous a invités pour que les autorités en charge de l’opération partagent avec nous les succès mais aussi les difficultés qu’elles ont dans ce processus afin que chacun, s’il a une possibilité, l’accompagne ».

Effectivement, cet atelier a permis à l’Adelac d’entretenir les élus communaux et les associations de développement sur l’évolution des travaux pour la concrétisation du dragage pilote au carrefour de Djondji Hounkounnou. « Les préparations que nous avons engagés depuis avril 2020 quand le gouvernement en conseil des ministres a donné des orientations très précises et pris des décisions marquantes dans ce sens nous ont permis de finir avec les plans opérationnels et le détail du cahier des charges de l’opérateur de dragage et nous sommes en ce moment dans le processus de sélection de cet opérateur qui va assurer l’effectivité des opérations. Donc je puis vous dire, et je vous demande de le dire aux populations et aux élus, que l’opération de dragage démarre très bientôt », a soutenu face à la presse, le Dg Martin Gbèdey. Et au cours des travaux, il a dit espérer que d’ici deux mois, l’opérateur va se mettre en place.

Le Dg/Adelac face aux participants

Eco-Benin fait œuvre utile

Certains peuvent être curieux de savoir ce que vient chercher une Ong dans ce projet de dragage du lac Ahéme. Mais il faut dire que Eco-Benin est pleinement dans l’un de ses domaines de spécialité en initiant cet atelier. « Nous sommes une Ong qui est dans la protection de la biodiversité. Nous avons de 2014 à 2017 créé la Réserve de biosphère transfrontalière du Mono qui a une bonne partie depuis là où nous sommes ( Grand-Popo, ndlr) jusqu’à Bopa et en allant jusqu’à Aplahoué avec un espace similaire au Togo. Cet espace a été consacré une Réserve de biosphère. Une Réserve de biosphère veut dire qu’il y a des poches, des aires, il y a la faune et la flore que nous devons bien gérer ; que l’homme profite de ces ressources là tout en essayant de mieux les gérer », a soutenu, le secrétaire exécutif Gautier Amoussou.

Une vue partielle des participants

L’urgence de trouver une solution basée sur une approche de gestion intégrée est prioritaire, vu le degré de détérioration de plus en plus poussée de cette Réserve attribuée à l’ensablement et à l’envasement notamment dans certaines portions des cours et plans d’eau du Mono et du Lac Ahémé et ses chenaux.
A cet effet, le carrefour hydraulique de Djondji a été identifié pour l’expérimentation de l’activité de dragage afin de restaurer petit à petit cette Réserve de biosphère, les écosystèmes du lac Ahéme et ses chenaux.

Pour que cette activité réussisse, plusieurs études ont été réalisées. Et pour enrichir les différentes études précédemment réalisées par l’Adelac, l’Union internationale pour la conservation de la nature (Iucni) et l’Ong Eco-Bénin ont fait d’autres études complémentaires suite à une visite dans la Réserve de la Bouche du Roy et des recommandations de commencer un dragage pilote dans la session pilote du carrefour Djondji Hounkounnou ont été faites. Par ailleurs, l’Ong Eco-Bénin a supervisé la création d’un groupe de contact composé des associations de développement et de ladite Ong avec pour mission de défendre les intérêts des populations riveraines du lac Ahéme et ses chenaux ainsi que de servir d’appui conseil à l’Adelac dans la conduite du projet de dragage.

Et c’est dans ce contexte qu’à la faveur du conseil des ministres en date du 20 avril, le gouvernement a décidé de l’accélération du processus de la phase pilote du dragage du lac Ahéme et ses chenaux. L’Ong Eco-Bénin a donc fait œuvre utile.

Eradication de la pauvreté alarmante en Afrique et dans les Caraïbes: Le Vizir Olofindji Akandé lance le programme quinquennal 2021-2025

Une vue de famille des participants

La mise en œuvre de la décision solennelle du forum Oua des Ongs panafricaines organisé en 1996 à Yaoundé d’éradiquer la pauvreté alarmante en Afrique d’ici l’an 2025 et ce, en phase avec l’échéance adoptée pour ce même objectif par le 32ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Oua ( Aujourd’hui Ua, ndlr), une semaine après toujours dans la Capitale camerounaise, est entrée dans sa phase pratique. Le Vizir Olofindji Akandé, président-fondateur de Africa-Cultures International Institute et président du Conseil mondial des organisations panafricaines ( Panafrica), structures organisatrices dudit forum vient de lancer officiellement le Programme quinquennal 2021-2025 pour son éradication effective. C’était ce dimanche 27 décembre 2020 au Codiam à Cotonou.

Ghislain Gbènakpon

« Dans 5 ans, les 29 ans pour éradiquer la pauvreté alarmante en Afrique viendront à terme. Ceux de mon nom ne parlent pas en l’air. J’ai mis les 24 dernières années à élaborer des documents de stratégie pour des actions pilotes. A ce jour, je suis à l’étape de la mise en œuvre pour gagner le pari en 2025. Mais les résultats ne dépendront plus de moi. Ils dépendront plutôt de chaque citoyen et des pouvoirs publics qui doivent s’engager fermement pour éradiquer en 1000 jours la pauvreté alarmante dans leurs localités. Je garantis l’accompagnement technique et les recherches de financement ». Ainsi s’exprimait dans son allocution de lancement du programme quinquennal d’éradication de la pauvreté alarmante en Afrique et dans les Caraïbes, le Vizir Olofindji Akandé .

Et pour que l’objectif soit atteint, il recrute 5295 Facilitateurs de Richesse au Bénin à raison d’un facilitateur de richesse par village ou quartier de ville. « Tout panafricaniste sérieux doit parrainer un village ou un quartier de ville et y signer Facilitateur Richesse. Il doit nous renseigner quotidienne sur l’évolution de la mise en œuvre du sous-projet Mon village est mon Paris dans sa localité. », soutient le Vizir Olofindji Akandé.

Le Vizir Olofindji Akandé lors de son intervention

Il faut dire qu’en 24 ans depuis l’historique décision d’éradiquer la pauvreté alarmante en Afrique d’ici l’an 2025, Africa-Cultures International Institute et le Panafrica ont suffisamment préparé le terrain, surtout spirituellement en payant une bonne partie des dettes spirituelles qui favorisaient l’esclavage des Africains. « En effet, nous avons pris conscience de tous les torts causés au peuple juif par nos ancêtres pharaoniques et nous les regrettons en demandant quotidiennement Pardon au Dieu créateur. De plus, nous avons ramené en terre promise africaine, les âmes de tous nos ancêtres africains déportés et réduits à l’esclavage, et ce, pour satisfaire à la tradition du sauveur Moïse en partant de l’Égypte », a expliqué le Vizir Olofindji Akandé.

Une vue partielle des participants

Il faut dire aussi que pour mener à bien ce programme quinquennal, une feuille de route a été définie. « Nous allons organiser le Bénin. Nous avons dit qu’il nous reste cinq ans. Les deux premières années, (2021-2022, ndlr), nous allons nous activer au Bénin. Et les meilleurs acteurs seront qualifiés Représentants Résidents dans les autres pays de 2023 à 2025. C’est-à-dire en 1000 jours, nous pouvons éradiquer la pauvreté alarmante dans un pays engagé. Mais il faut que les gens soient suffisamment préparés. C’est pourquoi, on prend les deux premières années pour former les gens sur le terrain. », a soutenu le Vizir Olofindji Akandé à la faveur d’une de à la presse au terme du lancement dudit programme quinquennal.

Professionnalisation des disciplines sportives: Les précisions de Homéky sur la réforme consensuelle du sport au Bénin

Le ministre Oswald Homéky face à la presse

Au menu de la conférence de presse animée ce mercredi 23 décembre 2020 par le ministre de la jeunesse, des sports et loisirs au siège du ministère, les réformes qui viennent d’être adoptées de commun accord avec tous les acteurs pour une professionnalisation du sport au Bénin. Occasion pour M. Oswald Homéky de faire des précisions sur ces réformes et leurs impacts sur le mieux vivre des sportifs et le rayonnement du sport béninois.

Ghislain Gbènakpon

«Cette réforme qui sera mise en œuvre dans les semaines à venir, est le moyen le plus sûr d’instituer la pratique du sport de haut niveau. C’est le moyen le plus sûr de nous assurer que nos résultats ne seront plus une surprise. Nous préparons le positionnement du Bénin comme une Nation de sport». Ainsi s’exprimait ce mercredi face à la presse, le ministre Oswald Homéky pour lever le voile sur le bien-fondé de la réforme de professionnalisation du sport béninois dans toutes les disciplines.

Il ressort de son intervention que dorénavant, tous les clubs professionnels doivent appartenir à des sociétés sportives ; et pour ce faire, les entreprises signeront des conventions avec les associations sportives. Et les avantages qu’offre cette option aux sportifs de toutes les disciplines sont inestimables. «Désormais, tous les sportifs seront régis par un contrat avec une rémunération stable et correcte», a soutenu l’autorité ministérielle. Ils auront donc des contrats pouvant leur permettre de sortir de la pauvreté. Par ailleurs, fait-elle observer, dans toutes les disciplines sportives, « il sera exigé à chaque club de disposer des équipes de catégorie d’âge et d’une équipe féminine».

Dans ses interventions, le ministre en charge des sports a tenu souvent à souligner le caractère consensuel de cette réforme même si elle est née d’une initiative gouvernementale. En effet, explique M. Oswald Homéky, s’il est vrai que l’option ou la démarche de la professionnalisation du sport vient de l’exécutif, ses modalités pratiques ont fait l’objet de larges concertations avec tous les acteurs dans toutes les disciplines sportives à savoir entre autres et à titre d’exemple, le handball, le football, le basketball et le volley-ball. Il s’est agi d’une réflexion pour améliorer de façon générale la pratique du sport au Bénin. Celle-ci a abouti à une réforme consensuelle de professionnalisation du sport béninois validée par les différents acteurs. C’est le cas de la fédération béninoise de football en assemblée générale ce mardi à Grand-Popo, rappelle le ministre Oswald Homéky. Ce n’est désormais plus, selon lui, la réforme du gouvernement mais plutôt celle de l’ensemble des acteurs sportifs.

A la question de savoir si le Bénin a quelque chose à vendre en matière sportive dans un contexte de professionnalisation et que la priorité ne serait-elle pas des centres de formation opérationnels à même de produire des talents dans les différentes disciplines, Oswald Homéky répond : « Ce n’est pas les talents qui nous ont manqué. Il s’agit de leur permettre d’avoir une vie meilleure, d’être professionnels. Le Bénin est un pays de talents et de génies. La seule chose à faire est de bien nous organiser et nous y sommes».

Il faut dire que cette sortie du ministre Homéky intervient après la décision du conseil des ministres un peu plus tôt de lever la mesure la suspension des activités sportives et culturelles. « En termes clairs, les entraînements et autres activités sportives reprennent dans le respect des gestes barrières », a-t-il déclaré avant d’en appeler à la conscience collective de tous les acteurs sportifs. Il n’a pas manqué de féliciter ces derniers pour le pacte historique qui vient d’être signé.

Pour des élections apaisées en 2021: Susmec Ong fait des propositions aux acteurs à divers niveaux

Le Pdt de Susmec Ong M. Saturnin Hounkpè lors de sa déclaration

L’Ong Secours urgents et subventions massives pour l’éducation, la presse et la culture ( Susmec Ong), vient de faire de pertinentes propositions aux différents acteurs concernés par la présidentielle de 2021 pour un scrutin apaisé. C’est à la faveur d’une déclaration de presse ce lundi 21 décembre 2020 au chant d’oiseau de Cotonou sous la houlette de son président Saturnin Hounkpè. Cette sortie s’inscrit dans le cadre de son projet Élection Démocratie et Paix.

Ghislain Gbènakpon

Ces propositions interviennent après le recensement et l’analyse par l’Ong Susmec d’éléments crisogènes d’ordre institutionnel et législatif, capables de remettre en cause la paix. Au plan institutionnel, fait savoir le président Saturnin Hounkpè, l’Ong Susmec a fait plusieurs observations. Il en est ainsi par exemple de la vive polémique au cœur de laquelle se trouve, l’Assemblée nationale depuis 2019, l’année des dernières législatives et l’installation de la huitième législature.

Il en ainsi aussi de la Cena, l’organe dont la réputation avérée, fait observer le président Saturnin Hounkpè, a semblé perdre quelques plumes depuis les législatives à l’occasion de la validation des dossiers des listes de candidatures.

Il a également fait cas de la Cour Constitutionnelle qui depuis quelques années « est de plus en plus confrontée à la méfiance des Béninois », d’une part, et des rapports entre la Haac et la presse qui ne sont pas à beaux fixes.

Sur le plan législatif, le code électoral et la loi 2019-40 du 7 novembre 2019, portant modification de la Constitution font partie des sources d’inquiétude à l’Ong Susmec. Certaines dispositions crisogènes ont été identifiées. « Il s’agit notamment de l’instauration d’un système de parrainage pour l’élection présidentielle, la prorogation du mandat en cours du président de la République, l’introduction de la vice-présidence et l’organisation de la vacance du pouvoir, les conditions d’éligibilité du duo et l’instauration de 10% de suffrages au plan national pour l’élection des députés et des conseillers communaux et municipaux », a déclaré M. Saturnin Hounkpè.

Face à ces éléments crisogènes, l’Ong Susmec a fait des propositions de solutions après une tournée d’échange avec les institutions et les acteurs impliqués dans le processus électoral.

Propositions de solutions

« Au titre des solutions, Susmec Ong voudrait inviter tous les acteurs politiques, militants et citoyens à divers niveaux, à considérer le Bénin comme notre patrimoine commun, indivisible, que nous devons préserver à tout prix pour la postérité ; toutes les institutions de la République impliquées dans l’organisation de l’élection à jouer pleinement leurs rôles tels que précisé par les lois de la République », a déclaré M. Saturnin Hounkpè.

C’est ainsi par exemple que l’Ong invite le chef de l’Etat en vertu de son pouvoir discrétionnaire exceptionnel à créer le cadre propice à l’instauration d’un débat inclusif qui prenne en compte les profondes aspirations de la classe politique et du peuple béninois souverain.

La Cena est invitée à rester fidèle à ses prérogatives, afin de garantir la transparence et la fiabilité du scrutin. A cet effet, l’Ong Susmec suggère que l’organe rende public le plus tôt possible le calendrier électoral conformément aux dispositions du code électoral. « Que la Cena facilite aux organisations de la société civile, l’accès aux informations durant tout le processus électoral pour leur faciliter l’observation du vote. Que les membres de la Cena œuvrent avec diligence en toute transparence pour la compilation des résultats issus des bureaux de vote des 546 arrondissements. Et qu’ils communiquent avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral du début jusqu’à la fin. », a déclaré le président de Susmec.

A la Cour Constitutionnelle, l’Ong plaide pour sa neutralité dans l’analyse et l’interprétation de tous faits ou documents dans le cadre de cette élection. Quant aux candidats, ils sont appelés à éviter tous propos ou comportements et toutes provocations pouvant compromettre la paix et le bon déroulement du scrutin et à s’engager à signer la charte de la paix que propose Susmec Ong.

Il faut préciser qu’avant la déclaration de presse, le directeur exécutif de Susmec, M. Cédric Sokpè a présenté les missions et objectifs de l’Ong qui se définit comme un cadre d’échange et de recherche-action au profit des populations démunies ou exclues.

Gouvernance foncière et Résilience des communautés d’Afrique: Le programme de formation du Master validé

Le Pr. Joseph Dossou Point Focal Nelga-Aof-Uac

(Les autres étapes à franchir selon le Pr. Joseph Dossou)

Le Bénin dispose désormais d’un programme de formation en Master Gouvernance foncière et résilience des communautés d’Afrique. C’est l’aboutissement heureux des travaux d’un atelier régional pour sa validation organisé du lundi 14 décembre à mercredi 16 décembre 2020 à l’Infosec de Cotonou. Il s’agit d’une initiative du Réseau d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique de l’Ouest francophone (Nelga-Aof) et de son répondant au Bénin, le Réseau béninois d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique ( Rebelga). Les assises ont connu la participation des universitaires nationaux et de la sous-région ainsi que des acteurs du monde professionnel du foncier.

Ghislain Gbènakpon

« Le programme de formation de Master est validé. Mais ce n’est pas la fin des choses. C’est plutôt maintenant qu’elles commencent. Le long chemin, dit-on, commence par le premier pas. On vient de faire le premier pas et je suis ravi que nous soyons parvenus à valider ce programme de formation ». Ainsi s’exprimait au terme des travaux de l’atelier face à la presse, le professeur Joseph Dossou, Point Focal Nelga-Aof-Uac.

Il s’est réjoui de la participation active aux travaux des acteurs du monde professionnel du foncier qui sont en réalité les plus concernés et demandeurs de la formation. « Comme l’ont dit les professionnels sur le terrain, c’est un programme demandé. Nous ne l’avons pas improvisé parce que nous sommes des universitaires. C’est parce qu’il y a un besoin en gouvernance foncière responsable dans notre pays, dans l’Afrique de l’Ouest et dans tous les pays africains. C’est en cela que nous devons nous réjouir d’avoir fait ce travail avec le monde professionnel. Et comme j’ai eu à le dire, le monde professionnel devrait être la première composante de l’université. Si on doit former quelqu’un, c’est là-bas qu’il faut aller interroger les utilisateurs des diplômés que nous formons. Et nous avons fait l’expérience, et ils sont très contents d’avoir dit ce qu’ils pensent, ce qui est bon pour la gouvernance foncière, les compétences dont ils ont besoin pour pouvoir aborder et résoudre les questions et problèmes de la gouvernance foncière de façon responsable », a expliqué le Pr. Joseph Dossou.

Les autres étapes à franchir

« Maintenant, nous devons travailler avec nos collègues pour que les aspects d’assurance qualité de la formation soient couverts. Ça c’est la première étape. Deuxièmement, nous devons discuter avec les autorités de nos universités respectives, notamment, l’université d’Abomey-Calavi, l’université de Parakou et l’université nationale d’agriculture, pour voir quel ancrage institutionnel mettre en place pour cette formation qui non seulement adresse des candidats du Bénin, mais d’autres pays de la sous-région », a fait savoir, le professeur Joseph Dossou.

Et quand on aura franchi ces étapes, poursuit-il, la question de la mobilisation des ressources financières sera abordée. « Les ressources humaines sont certainement là partiellement. Mais il faut mobiliser les ressources financières pour acquérir le matériel mais aussi mettre en place les infrastructures nécessaires pour assurer correctement la formation. », a aussi expliqué le Point Focal Nelga-Aof-Uac.

Une vue de famille des participants

Ainsi donc, après la validation du projet de programme du Master en gouvernance foncière et résilience des communautés d’Afrique, d’importantes étapes restent encore à franchir avant son effectivité dans les universités béninoises. « Ce que nous promettons, c’est que nous n’allons pas relâcher. Nous allons travailler d’arrache-pied pour que ces étapes préliminaires soient franchies le plus vite possible. Nous allons recontacter rapidement les partenaires techniques et financiers que nous avons déjà identifiés entre temps et que nous avons sollicités pour d’autres formations afin de bénéficier de leur accompagnement », soutient le Pr. Joseph Dossou qui a tenu à remercier aussi les universitaires de la sous-région pour leurs précieuses contributions au succès de l’atelier.

Ils ont dit

Pr Amadou Kah, enseignant chercheur à l’université Gaston Berger de St-Louis, Chef département droit public : « Un grand moment d’échanges entre universitaires et praticiens »

« Ça a été un grand moment d’échanges entre universitaires et entre universitaires et praticiens. Ça a été l’occasion de donner un ensemble de directions qui a été partagé par tout le monde pour qu’on puisse mettre en place un Master en gouvernance foncière et résilience des communautés d’Afrique. Ça a été un moment de profonds échanges entre ceux qui sont dans le foncier en tant que praticiens et ceux qui enseignent le foncier de manière globale ».

Pr. Daniel Lamah, Recteur de l’université de Kindia, République de Guinée : « Je pars très convaincu que la suite ne va pas prendre du temps ».

« Nous avons validé à l’unanimité le programme de formation en raison des résultats présentés à la fin de cette troisième journée de travail. Le premier jour a été essentiellement consacré à de riches communications suivies de débats constructifs. Au deuxième jour, on a fait les groupes de travail qui ont produit les curicula. Et donc ce matin, nous avons fait la présentation des rapports issus de ces travaux de groupe. Nous nous sommes rendus compte que c’est très enrichissant et va dans le sens de ce qui est souhaité dans le cadre de ces offres. Il s’agit d’un Master en gouvernance foncière et résilience des communautés d’Afrique. L’ambiance a été conviviale. Cela a donné une atmosphère de travail de co-construction. Co-construction, parce qu’il n’y a pas eu de rapport d’hiérarchie. Il y a eu beaucoup de constructions partagées et les débats allaient souvent dans le sens du consensus en termes de pertinence des contributions. C’est ce qui fait asseoir une conviction réelle sur la consistance des participants. Je pars très convaincu que la suite ne va pas prendre du temps ».

Pr. Moussa Djiré , Recteur de l’université des Sciences juridiques et politiques de Bamako ( Usjpb) : « Je suis personnellement très émerveillé »

« C’est une bonne impression à mon niveau au terme des travaux . Parce que c’est un travail de qualité qui a été réalisé par les participants de l’atelier aussi bien en amont que pendant les assises. Il y a eu un travail préparatoire qui pourrait être qualifié d’extraordinaire où différents acteurs impliqués dans la gestion foncière ont présenté des thèmes qu’ils ont préparés. Et puis des enquêtes ont été menées auprès des différents acteurs pour identifier les besoins et aussi les profils de formation. Ensuite, le déroulement de l’atelier a été très intéressant. Nous étions là de 9h à 18h. C’est très rare de retenir une trentaine de personnes tout ce temps et que personne ne parte. Mais les gens restaient parce que les débats étaient très intéressants et l’atmosphère très conviviale. Je peux dire qu’à l’issue des trois jours de travaux, l’atelier a abouti à des résultats très positifs, concluants parce que des unités d’enseignement ont pu être identifiés, des éléments constitutifs déterminés de façon participative et inclusive parce que tous les acteurs étaient là à savoir les enseignants, les professionnels du foncier, notamment la direction de l’Agence nationale des domaines et du foncier, les organisations professionnelles paysannes, les organisations de femmes, les organisations de jeunes producteurs ; tous ont débattu de façon très participative. Moi, je suis personnellement très émerveillé de la façon dont l’atelier s’est passé ».

Renouvèlement des instances de la faîtière des communes: L’Ancb en congrès lundi

Le Pdt de l’Ancb, M. Luc Sètondji Atrokpo

L’Association nationale des communes du Bénin ( Ancb) va procéder au renouvellement de ses organes. Ce sera à la faveur de son congrès qui s’ouvre ce lundi 21 décembre 2020 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Il faut dire que ce congrès devrait se tenir les 12 et 13 novembre dernier. Mais il a dû être reporté parce que cela coïncidait avec le démarrage de la tournée nationale du chef de l’Etat dans une soixantaine de communes.

Ce sera l’occasion pour le bureau sortant de l’Ancb présidé par le président maire Luc Sètondji Atrokpo de défendre son bilan en cinq ans d’exercice. Et vu les nombreuses actions initiées par l’homme au profit des communes du Bénin et du rayonnement de l’Ancb au plan national et international, l’actuel locataire de l’hôtel de ville de la municipalité de Cotonou est bien parti pour rempiler.

Ghislain Gbènakpon

Célébration du trentenaire de la Constitution de décembre 1990 : Un colloque vante les mérites de la Constitution fondatrice du Renouveau Démocratique

Une vue de la tribune officielle

(Le Gnc fait œuvre utile)

Le Groupe national de contact ( Gnc) avec à sa tête l’honorable Amissétou Affo Djobo a organisé ce lundi 14 décembre 2020 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, un colloque sur les 30 ans de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Plusieurs personnalités sociopolitiques y ont pris part.

Ghislain Gbènakpon

« A l’occasion de la commémoration des 30 ans de la Constitution, il sied de réfléchir sur la pertinence des choix opérés par le constituant originaire au sujet du régime politique choisi et ce qu’il en reste aujourd’hui depuis la modification intervenue ». Ainsi s’exprimait dans son allocution d’ouverture des travaux, l’honorable Amissétou Affo Djobo pour mettre en exergue l’objectif général poursuivi par ce colloque commémorative des 30 ans de la Constitution du 11 décembre 1990.

Et à travers cette réflexion générale ont été abordées des thématiques liées, d’une part, à la qualité du système partisan tel qu’il fut pensé par cette Constitution, et d’autre part, aux diverses velléités révisionnistes qu’elle a connues et à la question de l’organisation de l’alternance démocratique telle qu’elle a prévu.

Une vue de famille des participants

Quatre communications suivies de débats ont été présentées aux participants. C’est le professeur Léon Bio Bigou qui ouvert le bal avec l’historique de la Constitution du 11 décembre 1990. « La Constitution du 11 décembre 1990 à l’épreuve des tentatives avortées et/ou réussies de sa révision ». Voilà l’intitulé de la deuxième communication présentée par Me Sadikou Alao. A sa suite, Me Serge Prince Agbodjan entretiendra l’assistance sur l’animation de la vie politique par les partis politiques. La série de communications a pris fin avec celle de l’ancien ministre, Me Zakari Baba Body qui a porté sur la problématique de l’alternance démocratique à l’aune de la Constitution du 11 décembre 1990.

L’honorable Amissétou Affo Djobo, Pdte du Gnc

Et des débats généraux qui ont suivi, le gouvernement est expressément invité à s’en tenir exclusivement, dans la perspective de la présidentielle de 2021, à la Constitution fondateur du Renouveau Démocratique adoptée par référendum. « Dans les années à venir, une Constitution véritablement démocratique et le Contrôle de son respect devront être des piliers essentiels qui permettront de résister à toutes formes d’attaques. », a déclaré la présidente du Gnc, l’honorable Affo Djobo.

Gouvernance foncière et résilience des communautés d’Afrique: Vers l’adoption d’une offre de formation au Benin

Une vue partielle de la tribune officielle

(Le Nelga-Aof et le Rebelga font œuvre utile)

Il se tient depuis ce lundi 14 décembre 2020 à l’Infosec de Cotonou, un atelier régional de validation de l’offre de formation en « Gouvernance foncière et Résilience des communautés d’Afrique ». Il s’agit d’une initiative du Réseau d’excellence pour la gouvernance foncière en Afrique de l’Ouest francophone ( Nelga-Aof) et de son répondant au Bénin, le Réseau béninois d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique ( Rebelga) dirigé par le Professeur Joseph Dossou de l’Uac. Celle-ci a pour instigateur l’Union Africaine ( Ua ) et bénéficie du soutien financier de l’Office allemand d’échanges universitaires ( Daad). C’est le représentant du recteur de l’Uac, Moufoutaou Adjéran qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce mercredi 16 décembre .

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons constaté que ce domaine est mal géré. Dans l’actualité, beaucoup de gens sont allés en prison à cause d’une gestion peu orthodoxe du foncier. Si on creuse bien, c’est peut-être parce qu’ils n’ont pas reçu les conseils qu’il leur faut. Ils n’ont pas eu les ressources humaines qualifiées pour les orienter dans leurs actions. Et nous les universitaires sommes interpelés. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour inverser la tendance ? Pour que la terre et les ressources naturelles soient mieux gérées. C’est ce que nous appelons la gouvernance foncière ». C’est en ces termes que s’est exprimé au détour d’une interview à la presse, le Professeur Joseph Dossou, Point Focal Nelga-Aof pour lever le voile sur la problématique autour de laquelle se tient cet atelier régional.

Et c’est pour relever ces défis que l’Ua a interpelé le Nelga et ses points focaux pour mettre en place des offres de formations innovantes. « L’objectif est d’arriver à bâtir une offre de formation innovante qui permette aux acteurs à la base de disposer des ressources humaines, des cadres expérimentés pour bien gérer les questions foncières », a soutenu le Professeur Joseph Dossou.

Le Professeur Joseph Dossou Point Focal Nelga-Aof/ Uac lors de son intervention

Il faut dire que plus qu’un impératif, la bonne gouvernance foncière conformément à l’Agenda 2063 de l’Ua apparaît aujourd’hui essentielle et incontournable pour l’atteinte des objectifs visés par l’institution panafricaine, notamment ceux liés à la qualité de vie et au bien-être, à l’agriculture, à l’environnement, à la paix et à la sécurité ainsi qu’à l’égalité des sexes. Elle est également indispensable pour la réalisation des objectifs de développement durable ( Odd), en particulier les objectifs liés à l’élimination de pauvreté, l’élimination de la faim et la promotion de l’agriculture durable, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, la croissance économique inclusive, l’emploi productif, les établissements humains et les sociétés pacifiques et inclusives.

Une vue de famille des participants

C’est pour renforcer les capacités de ressources humaines et des institutions en charge de la mise en œuvre des politiques foncières nationales et l’Agenda de l’Ua, que le Centre sur les politiques foncières en Afrique ( Capf), une émanation de l’Initiative de politique foncière ( Lpi), a créé le Réseau d’excellence pour la gouvernance foncière en Afrique ( Nelga), chargé de développer et d’intégrer des approches innovantes et évolutives pour répondre aux contraintes majeures liées aux politiques foncières et renforcer les capacités de formation, de recherches opérationnelles dans le secteur de la gestion des terres et de la gouvernance foncière en Afrique.

Une vue d’ensemble partielle des participants

Le Rebelga porté par l’Uac est affilié au nœud de l’Afrique de l’Ouest basé à l’Université Kwame Nkrumah, mais relève plus spécifiquement du Nelga Afrique de l’Ouest Francophone, coordonné par l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal.

A propos du lauréat Igor Alignon de African Korédé Award 2020 : « Un homme de Transparence qui pratique l’Excellence », dixit Pierre Dangbénon

Au nombre des lauréats de la 5ème édition du trophée African Korédé Award ce samedi 12 décembre 2020, il y a M. Igor Boko Alignon, conseiller communal d’Abomey-Calavi. Au détour d’une interview à la presse, son représentant à l’événement M. Pierre Dangbénon a vanté les valeurs qu’incarne l’heureux élu. Lire ci-dessous son intervention

Cause Commune : Vous venez de représenter le lauréat Igor Boko Alignon à la cinquième édition de African Korédé Award. Dites-nous vos impressions à chaud ?

Pierre Dangbénon : cet événement a été une réussite totale. Ce serait bien de soutenir le promoteur, parce que c’est une bonne initiative.

Un mot sur le lauréat Igor Boko Alignon

C’est un grand ami, très sincère, en plus un homme politique qui me fait confiance, que je remercie d’ailleurs.

Une qualité que la jeunesse, pourrait retenir de cet grand homme ?

Pour ne pas vanter ses éloges, il est simple, sérieux, un homme de valeur qui fait attention à lui par rapport à la vie politique qu’il mène,un homme de transparence qui pratique l’excellence

Propos recueillis par Anziz Badarou et Ghislain Gbènakpon

Réforme des horaires de travail dans l’administration publique: « Ce n’est pas osé », dixit Noël Chadaré

M. Noël Chadaré, Sg/ Cosi-Bénin

8 h à 12 h 30 dans la matinée et 14 h à 17 h 30 dans l’après-midi. Ce sont les nouveaux horaires de travail dans l’administration publique décidés par le gouvernement à la faveur du conseil des ministres de ce mercredi et qui vont prendre effet dès le 1er janvier prochain. Dans un entretien qu’il a accordée à la rédaction ce jeudi 10 décembre 2020, le secrétaire général de la Cosi-Bénin, M. Noël Chadaré soutient que cette réforme n’est pas osée et est en deçà des attentes des travailleurs.

Ghislain Gbènakpon

« C’est vrai que c’est le gouvernement qui décide. Mais en termes de réforme, il faut dire que c’en n’est vraiment pas une. C’est une réformette. Ce n’est pas osé. On a dit si on veut faire, on fait. Mais si on ne veut pas faire, il faut laisser la journée se dérouler comme cela se fait maintenant. 17h 30 au lieu de 18h 30, c’est 1h de gagnée. Est-ce que c’est ça qui va permettre véritablement d’être auprès de nos enfants et de nos familles comme on l’a argué ? C’est une réforme en deçà de nos attentes. ». Ainsi a réagi, le secrétaire général de la Cosi-Bénin au lendemain de l’adoption par le gouvernement de nouveaux horaires de travail dans l’administration publique.

M. Noël Chadaré a tenu à souligner que les organisations syndicales qui par ailleurs ont été consultées ne sont pas contre une réforme des horaires de travail. « A priori, on n’est pas contre un réaménagement, une réforme. Le gouvernement dans ce cas a consulté les confédérations et centrales syndicales. Nous avons fait des propositions pour une réforme à fond et non une réforme pour une réforme. Ils ont aussi consulté nos syndicats de base qui leur ont dit la même chose. On a été surpris d’apprendre que le gouvernement a décidé de mettre un terme à la journée de travail à 17h 30. C’est contre toutes nos attentes », a-t-il expliqué.

Pour le leader syndical, le gouvernement n’est visiblement pas prêt pour une réforme plus poussée. Le Sg Noël Chadaré a toutefois pris acte de la décision de l’exécutif et a assuré de la disponibilité des organisations syndicales pour sa mise en œuvre et au besoin son amélioration : « Je pense qu’ils ne sont pas prêts. Nous autres avons proposé 16h, 16 h 30 au maximum pour gagner deux heures. Mais nous prenons acte de ce que le gouvernement a décidé. Nous verrons à la mise en application, si cela pourrait être bénéfique aux différentes parties, c’est-à-dire le gouvernement et les travailleurs. On fera l’évaluation pour voir si ce n’est pas une mesure insuffisante pour atteindre les objectifs que le gouvernement s’est fixé. On leur souhaite bon vent au cas où ça marche. Maintenant, si ça ne marche pas, on est là pour travailler toujours à ce que cela s’améliore. ».