Deuxième rencontre nationale des réflexologues du Bénin: L’appel de Jacques Gbadessi et de l’Abr aux autorités

Le président Jacques Gbadessi lançant les travaux

<< Les défis et perspectives de la réflexologie au Bénin >>. C’est le thème de la deuxième rencontre nationale des réflexologues du Bénin qui a eu lieu le samedi 31juillet 2021au Codiam de Cotonou. Il s’agit d’une initiative de l’Association béninoise des réflexologues ( Abr). Occasion pour son président M. Jacques Gbadessi de lancer un appel aux autorités pour que la réflexologie rayonne davantage au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

<< Nous appelons les autorités à nous aider. Vous savez, la réflexologie gagne du terrain au Bénin aujourd’hui. Peut-être que les autorités ne savent pas totalement ce qui se passe. Mais quand vous prenez Cotonou seulement, aujourd’hui, la moitié de la population connaît la reflexologie et y fait recours. Ce que nous demandons seulement aux autorités, c’est de nous accepter, nous écouter. Nous avons des choses à leurs expliquer. Nous menons des démarches pour les rencontrer. Et nous sommes certains qu’elles vont nous accepter pour que nous leurs expliquions ce que nous faisons. Notre but, c’est peut-être collaborer plus tard avec les médecins qui sont dans la médecine conventionnelle parce que ce que nous faisons, c’est les techniques de soin de la médecine naturelle ou complémentaire. Nous voulons collaborer avec eux pour le grand bénéfice des populations >>. Ainsi s’exprimait face à la presse en marge des travaux de cette deuxième rencontre nationale des réflexologues du Bénin, le président Jacques Gbadessi pour son appel aux autorités.

Une vue de famille des participants

Il s’est agi concrètement pour le président de l’Abr, d’exhorter l’Etat à jouer sa partition pour plus de rayonnement de la réflexologie au Bénin. Et justement au regard du thème, les voies et moyens pour davantage de rayonnement de la réflexologie au Bénin étaient au cœur de cette deuxième rencontre nationale. << Il y a un an, soit le 25 juillet 2020, nous avons fait toujours ici au Codiam, l’état des lieux de la réflexologie au Bénin. Nous y sommes revenus donc pour voir un an après, ce que nous avons pu faire, quels sont les défis que nous avons à relever aujourd’hui en ce qui concerne la réflexologie et son développement au Bénin, et est-ce que la réflexologie a vraiment d’avenir ? Voilà pourquoi nous nous sommes retrouvés ici pour trouver des solutions aux obstacles que nous rencontrons et faire des projections d’avenir >>, a expliqué M. Jacques Gbadessi.

Perspectives

De nombreuses actions à court, moyen et long terme sont annoncées après cette deuxième rencontre nationale des réflexologues du Bénin. << Dans les tout prochains jours, nous allons mettre en place un comité qui va travailler au niveau de chaque département. Vous savez, la réflexologie est pratiquée un peu partout au Bénin aujourd’hui. Mais nous n’avons pas des représentants locaux pour faire le travail à la base. Des comités seront installés dans chaque département pour cela. Et lorsque le travail sera fait, cela va remonter au bureau pour que des solutions soient trouvées aux problèmes des réflexologues >>, a soutenu M. Jacques Gbadessi.

Le président Jacques Gbadessi avec une réflexologue de l’Abr résidant au Burkina Faso

L’autre chantier que compte ouvrir l’Abr est celui de la formation. << La deuxième chose, c’est les formations. Car notre métier évolue et nous avons mis en place un conseil scientifique qui va s’occuper des questions de formation. Pour les nouveaux qui vont venir et qui ne sont pas encore réflexologues, nous allons les accueillir dans un cadre qui leur permette de maîtriser le métier. Et pour ceux qui exercent déjà, nous allons leur proposer des formations de renforcement de capacités, de recyclage pour permettre à tous les réflexologues du Bénin d’avoir un niveau acceptable pour donner le meilleur d’eux-mêmes et servir la population >>, a-t-il déclaré.

Ce sont autant de perspectives pour lesquelles l’Abr espère pouvoir compter sur l’accompagnement soutenu des autorités compétentes.

Les participants en plein travaux dans des commissions constituées

Deuxième édition du colloque national sur l’environnement: Réflexion sur la responsabilité des entreprises dans sa protection

Une vue de la tribune à l’ouverture des travaux

« Responsabilité des entreprises dans la protection de l’environnement ». C’est le thème de la deuxième du Colloque national sur l’environnement ( Cne ) qui s’est ouvert ce jeudi 29 juillet 2021 à l’Infosec de Cotonou pour deux jours. Il s’agit d’une initiative de Recherche Action en Développement et Environnement ( Rade Ong) qui reçu entre autres le soutien du directeur général de l’environnement et du climat ( Dgec) , le Pr. Martin Pépin Aïna. Les travaux qui prennent fin ce vendredi 30 juillet ont été lancés par le président fondateur de Rade Ong, Dr. Sessinou Emile Houédanou.

Ghislain Gbènakpon

« Attirer l’attention des entreprises qu’elles soient publiques ou privées sur la nécessité de prendre soin de l’environnement dans lequel elles vivent et de prendre conscience de ce que chaque acte qu’elles posent peut avoir un impact sur l’environnement ». Voilà selon le président fondateur Emile Houédanou, l’objectif de la deuxième édition du Cne de Rade Ong. Il s’agit lors de ce rendez-vous scientifique, fait-il observer, de voir comment les entreprises peuvent organiser leurs activités pour ne pas détruire l’environnement mais participer à sa protection.

Une vue de famille des participants

Durant les deux jours de réflexion, les participants ont eu droit à quatre panels de discussion avec plusieurs sous- thèmes. Les deux premiers panels ont été animés au premier jour du colloque. Le premier est intitulé « Responsabilité sociétale des entreprises : enjeux, évolution et perspectives ». Le deuxième s’est penché sur les dommages et préjudices écologiques. Au deuxième jour ce vendredi 30 juillet, le troisième panel a eu lieu avec pour thème « Gouvernance environnementale et sociétale des entreprises ». La mesure et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont au cœur du quatrième panel supervisé par le Pr. Martin Aïna. La deuxième édition du Cne a donc eu pour philosophie de réunir les techniciens et spécialistes de l’environnement, des acteurs publics comme privés et surtout des chercheurs, des universitaires qui réfléchissent pour apporter une solution scientifique aux différents problèmes qui affectent la santé humaine et l’environnement.

Le président fondateur de Rade Ong, Dr. Emile Houédanou
Le Dgec, Pr. Martin Pépin Aïna

Il faut dire que Rade Ong est une organisation non gouvernementale à but non lucratif exerçant dans le secteur de l’environnement au Bénin depuis 2016. Sa mission est de contribuer au développement socioéconomique des communautés locales par la résolution de problèmes liés à l’agroéconomie, à la protection de l’environnement notamment les écosystèmes, la biodiversité et les ressources naturelles dans la perspective de développement durable. « L’expertise de Rade Ong est donc orientée dans les domaines de la Recherche, études et prospection, la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, la gestion intégrée des ressources en eau, l’éducation à l’environnement et au développement, la gestion des projets et planification, la politique et le développement agroalimentaires. Rade Ong vise une société écologique viable, vivable et sécurisée. », a expliqué le président fondateur Emile Houédanou.

Lancement de la campagne Stronger Together au Bénin: 6 mois de sensibilisation pour l’éducation et le leadership féminin

Une vue partielle de la tribune officielle

« Education des filles et leadership féminin ». C’est le thème de la deuxième édition de la campagne Stronger Together, entendez « Plus Forts Ensemble », officiellement lancée ce jeudi 29 juillet 2021 à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou par la ministre des affaires sociales et de la microfinance, Mme Véronique Tognifodé Méwanou. Avec le lancement de cette campagne de communication qui s’inscrit dans le cadre du projet d’Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel ( Swedd) financé par la banque mondiale , c’est parti pour six mois de mobilisation pour la promotion de l’éducation et du leadership féminin au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Promotion d’un Bénin où les filles sont suffisamment instruites, développent diverses activités professionnelles, économiques et sociales, participent aussi activement aux instances de prise de décisions avec à la clé, le développement d’une stratégie d’atténuation voire d’éradication des pratiques néfastes sur le genre ». Voilà selon la ministre Véronique Tognifodé, la logique dans laquelle s’inscrit la campagne Stronger Together du projet Swedd.

La ministre Véronique Tognifodé Méwanou lors de son intervention

Elle a fait observer que quatre principaux résultats sont attendus de sa thématique « Education des filles et leadership féminin ». Premièrement, les parents scolarisent et maintiennent leurs filles à l’école jusqu’au moins à la fin du cycle secondaire. Deuxièmement, les femmes et les filles ont accès à la formation, à l’emploi, aux opportunités économiques et aux instances de prise de décision. Troisièmement, les femmes et les adolescentes utilisent les services et les produits de santé reproductive et de planification familiale ainsi que de l’hygiène menstruelle y compris les méthodes contraceptives modernes. Et enfin, quatrièmement, les femmes et les filles luttent contre les violences basées sur le genre et les pratiques néfastes (excision/mutilation génitale féminine).

Le ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, M. Kouaro Yves Chabi

Jusqu’au 31 décembre 2021, soit six (06) mois durant, la campagne Stronger Together aura à privilégier des canaux de communication, porteurs de messages-conseils, messages-informations, messages-décisions et des messages-partages dans les ménages, les lieux de travail voire partout . « Ainsi, cette démarche nous établit comme des agents crédibles, amplificateurs et duplicateurs de ces messages. Nul ne sera de trop dans la mise en œuvre de cette activité de sensibilisation pour le changement social de comportement au niveau des partenaires primaires, c’est-à-dire les adolescentes, les pères et mères, tuteurs et tutrices. Il ne sera pas occulté le rôle hautement influent des partenaires secondaires, acteurs de la mobilisation sociale tels que les leaders d’opinion, les leaders religieux, les chefs traditionnels, les Organisations de la Société Civile, les célébrités, l’ensemble des femmes leaders et des filles modèles », a déclaré la ministre Véronique Tognifodé. Elle avait ses côtés, le ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, M. Kouaro Yves Chabi, la Représentante Résidente de l’Unicef Mme Djanabou Mahondé qui représentait la Représentante Résidente de l’Unfpa et la coordonnatrice du projet Swedd-Bénin.

La Coordonnatrice du Swedd-Bénin

Mise en œuvre du document de la Pnei: Alexandre Houédjoklounon entend faire jouer à l’Anpme sa partition

Le Dg/ Anpme, Alexandre Houédjoklounon

Fruit du partenariat entre l’Union nationale des acteurs de l’économie informelle au Bénin ( l’Unaeib) et la Fondation Friedrich Ebert, le document de la politique nationale de l’économie informelle (Pnei) à été officiellement lancé ce vendredi 23 juillet 2021 au terme d’une table ronde multi acteurs suivi d’un panel de discussion à la bourse du travail à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse, le directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises ( Anpme), M. Alexandre Houédjoklounon s’est engagé à ce que sa structure joue sa partition dans la mise en œuvre dudit document. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Vous venez de participer au lancement du document de la politique nationale de l’économie informelle (Pnei). Quelle partition l’Anpme entend jouer dans sa mise en œuvre ?

Alexandre Houédjoklounon : Il faut dire que dans le programme d’action du gouvernement, il y a beaucoup de choses prévues pour les entreprises de ce secteur qui concourent à la création de richesse et d’emplois. Quand vous prenez le Pag échu et qui est en train d’être réécrit, une mention forte est faite pour la restructuration des entreprises du secteur informel. C’est ce que nous faisons aussi à l’Anpme. Donc, cet atelier de la Fondation Friedrich Ebert avec l’Union des acteurs de l’économie informelle du Bénin est une importante initiative qui ouvre des voies de réflexion, d’actions pour mieux structurer l’économie informelle pour une participation un peu plus égale à l’économie nationale. Donc l’Anpme est partie prenante de tout le contenu de ce document et nous allons accompagner l’union à atteindre son objectif parce que déjà à l’Anpme, nous faisons des choses pour l’économie informelle. Nous structurons des secteurs pourvoyeurs de richesses et de création d’emplois. Donc le document de la politique nationale de l’économie informelle est le bienvenu et nous allons continuer à travailler avec cette union pour que beaucoup d’entreprises migrent vers le secteur formel.

Face aux réticences observées chez les acteurs pour migrer vers le secteur formel, l’Etat peut recourir à la méthode forte en faisant preuve de fermeté?

Non c’est progressif. Quand vous prenez le secteur informel, il y a différentes catégories. Et les acteurs qui voient tout le bénéfice à travailler dans le secteur formel vont migrer progressivement. Il faut dire que lorsque l’Etat réalise que vous faites beaucoup d’activités, il peut venir vous faire un redressement. Donc, l’Etat est attentif sur ce que chaque acteur fait mais offre quelques largesses pour permettre aux gens de prendre leur temps. Et beaucoup de dispositions sont prises pour que les gens qui veulent quitter l’informel pour le formel le fasse sans payer quelque taxe. Par ailleurs, le système des impôts aujourd’hui vous permet d’échanger avec l’administration fiscale. Donc être formel, c’est quelque chose de très bénéfique. Et déjà si l’union a compris qu’elle doit servir de tremplin entre l’économie informelle que moi j’appelle l’économie traditionnelle et l’économie formelle, la moderne, nous allons l’accompagner à avoir les outils pour permettre aux entreprises de vraiment bénéficier de tous les avantages à être formelles.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Organes subsidiaires de la Fédération pour la paix universelle: Le bureau de l’Aipd, chapitre Bénin officiellement installé

Une vue partielle des participants

Deux ans après l’inauguration de l’un des organes subsidiaires de la Fédération pour la paix universelle ( Fpu) au Bénin, en l’occurrence l’Association interreligieuse pour la paix et le développement ( Aipd, chapitre Bénin), son bureau directeur vient d’être officiellement installé. C’était ce samedi 24 juillet 2021 à l’ambassade de la paix à Godomey sous la houlette du vice-président de la Fpu, chapitre Afrique, Dr. Paterne Zinsou. Les neuf membres du bureau provenant de plusieurs confessions religieuses installés ont été faits ambassadeurs de la paix.

Ghislain Gbènakpon

Ils sont désormais le visage de l’Association interreligieuse pour la paix et le développement ( Aipd, chapitre Bénin). Les membres du bureau exécutif national avec à la présidence, le Révérend Dr. Amos Kponjésus Hounsa, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin et à la coordination, M. Rémi Kodimé ont été officiellement installés au cours d’une cérémonie riche en sons et en couleurs.

Des membres du bureau avec leur échappe d’ambassadeur de paix
Des membres du bureau avec leur certificat d’ambassadeur de paix

Il faut dire que la composition du bureau reflète parfaitement le caractère interreligieux de l’Aipd. C’est ainsi que le premier vice-président est le Révérend Sodji Gossou de l’Eglise des Assemblées de Dieu alors que le deuxième Vice-président est Mama Sani Kadiri, Imam théologien. Le secrétariat général est assuré par David Dossou, un pasteur de l’Eglise des Chérubins et Séraphins tandis que Germaine Azon, prophétesse de l’Eglise Mission évangélique Parole et Action tient la trésorerie. Le bureau de l’Aipd, chapitre Bénin a en son sein trois conseillers. Le premier Conseiller répond au nom de Albéric Ahoyo, Vénérable suprême évangéliste de l’Eglise du Christianisme céleste. Le deuxième conseiller est le Révérend Pierre Amoussou et le troisième est Emmanuel Noël Kouton, chef suprême de l’Eglise des Chérubins et Séraphins du Bénin.

L’union dans l’action nécessaire pour la paix

« Sans nous mettre ensemble, personne ne peut rien contre le mal. Une seule religion ne peut prétendre agir seule pour l’effectivité de la paix. On a besoin de se mettre ensemble. Mais il faut trouver la formule. C’est la mission principale de l’Aipd », a soutenu le Coordonnateur Rémi Kodimé à la faveur du interview à la presse.

Le Coordonnateur de l’Aipd, chapitre Bénin, M. Rémi Kodimé
Le Sg/ Fpu-Bénin, M. Honoré Anagonou lors de son intervention

Avant lui, le secrétaire général de Fpu-Bénin, M. Honoré Anagonou a mis l’accent sur la grandeur de ce qui unit les différentes religions et qui devrait être le catalyseur d’une union sacrée pour la paix dans le monde. « La coopération entre les religions, les races, les cultures est essentielle pour la paix. Et je crois que si nous prenons l’enseignement fondamental ou la base des enseignements que nous donnons dans les religions, 70 % des enseignements sont communes à toutes les religions. Les 30% ne sont que des petites différences liées entre autres à l’habillement par exemple. Ça n’a rien à voir avec les 70 % qui nous unissent. Pourquoi alors ne pas coopérer, vivre et travailler ensemble pour la paix dans le monde », a-t-il déclaré.

Les chefs religieux incontournables

Dans son allocution d’installation officielle du bureau de l’Aipd, chapitre Bénin, le vice-président de la Fpu, chapitre Afrique a fait observer que l’association fait partie des organes subsidiaires de la Fpu et bénéficie à l’instar des autres, de l’engagement, de la coopération, de la respectabilité auprès des peuples et des institutions internationales.

Le Vp/ Aipd, chapitre Afrique, Dr. Paterne Zinsou

« Qu’est-ce qui peut être la force et le succès de ces associations de la Fpu ? C’est bien l’amour vrai. En effet, grâce à l’amour vrai, au dialogue interreligieux, aux échanges de points de vue, les plus grands fléaux, les plus grandes pandémies, l’extrémisme, le terrorisme et les maux qui défient l’humanité peuvent être combattus de manière efficace. Les chefs religieux sont bien placés pour faire face aux préoccupations communautaires. Ils peuvent jouer un rôle important dans la réconciliation et la construction d’une culture de la paix si et seulement si, ils se mettent ensemble pour lutter contre le sectarisme, si et seulement si, ils enseignent et mettent en pratique la tolérance, la fraternité universelle, l’amour et j’en passe », a déclaré Dr. Paterne Zinsou.

Panel sur l’économie informelle au Bénin: Le plaidoyer de Dramane Orou Guétido aux gouvernants

M. Dramane Orou Guétido, Pdt de l’Unaeib

Le président de l’Union nationale des acteurs de l’économie informelle au Bénin ( Unaeib) a participé ce vendredi 23 juillet 2021 à la bourse du travail à Cotonou à un panel sur les difficultés et défis du secteur. C’était dans le cadre du lancement et de la dissémination de la politique nationale de l’économie informelle ( Pnei) avec le soutien technique et financier de la Fondation Friedrich Ebert. A la faveur d’une interview à la presse, M. Dramane Orou Guétido, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, est revenu sur son plaidoyer à l’endroit des gouvernants et son appel aux acteurs du secteur informel que sont les artisans. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Vous avez participé à un panel sur le secteur de l’informel au Bénin. De quoi a-t-il été concrètement question ?

Dramane Orou Guétido : Le panel, c’était pour échanger sur les difficultés et les défis à relever au niveau du secteur de l’informel. Mon intervention s’est axée justement sur les défis auxquels font face les acteurs du monde informel et les dispositions à prendre par le gouvernement ainsi qu’eux-mêmes pour que nous puissions aller au développement réel ; c’est-à-dire, passer de la phase de l’économie informelle à celle de l’économie formelle.

Que peut-on retenir de votre plaidoyer sur la problématique ?

Par rapport à la problématique, nous avons interpelé l’Etat béninois pour qu’il prenne des dispositions flexibles qui sont à la portée de nous tous, financement surtout pour que nous puissions tous adhérer à cette dynamique de notre reconversion de l’économie informelle à l’économie formelle. Autre chose , nous avons sollicité auprès des différentes autorités qui sont préoccupées par le secteur informel, des creusets d’échanges pour que nous puissions partager les difficultés et définir ensemble les solutions idoines pour que nous puissions amorcer le développement de ce secteur qui emploie plus de 80% de la population au Bénin.

Un mot pour finir à tous les artisans.

Effectivement, à tous les artisans acteurs de l’économie informelle, nous avons dit qu’ils soient pondérés. Il leur faut de l’abnégation, c’est-à-dire un travail bien fait ; parce qu’on a parlé des contrats de marché. Il ne faut pas gagner des marchés pour se retrouver après au commissariat. Dès que tu as un marché, il faut prouver ton professionnalisme en l’exécutant dans les délais et dans les normes.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Le panel avec à l’extrême gauche, le Pdt de l’Unaeib, M. Dramane Orou Guétido

Economie informelle au Bénin: La dissémination du document de politique nationale lancée

La Représentante Résidente de Fes, Dr. Iris Nothofer remettant symboliquement un exemplaire du document de la Pnei au Bénin.

(Friedrich Ebert Stiftung et l’Unaeib font œuvre utile)

« Economie informelle au Bénin : défis et politiques ». C’est le thème de la table ronde multi acteurs suivi d’un panel de discussion qui a débouché ce vendredi 23 juillet 2021 à la bourse du travail à Cotonou sur le lancement de la dissémination du document de Politique nationale de l’économie informelle ( Pnei) par la Représentante Résidente de Friedrich Ebert Stiftung ( Fes), Dr. Iris Nothofer. Il s’agit d’une initiative de l’Union nationale des acteurs de l’économie informelle du Bénin ( Unaeib) qui a reçu le soutien technique et financier de la Fes.

Ghislain Gbènakpon

« Un cadre de référence pour l’ensemble des parties prenantes de l’économie informelle, ainsi qu’un outil d’aide à la décision pour l’action publique au profit des acteurs informels ». C’est la mission assignée à ce document de Politique nationale de l’économie informelle ( Pnei). Il faut dire qu’au Bénin, comme dans la plupart des pays dits en développement, l’économie informelle occupe une place centrale dans le secteur productif et est un réel moteur du développement économique. Selon une étude réalisée par la fondation Friedrich Ebert en 2019, avec environ 90% de la population active et contribuant à hauteur de 60% au revenu national, l’économie informelle s’est avérée être la partie dominante de l’économie béninoise et ses acteurs aspirent à être pris en compte par l’Etat.

Une vue du panel de discussion avec à l’extrême gauche, le président de l’Unaeib, M. Dramane Orou Guétido.

Seulement voilà, malgré une considération formelle de toutes les catégories de travailleurs et travailleuses dans certains aspects de la législation béninoise, force est de constater un manque d’inclusion effective des acteurs de l’économie informelle. Ceux-ci font face à des situations particulièrement précaires, et ne jouissent pas des mêmes protections intégrées en grande partie dans le secteur formel, telles que la protection sociale ou une rémunération conforme au cadre légal.

La Fes et l’Unaeib font œuvre utile

Face à ce tableau, la Fes en partenariat avec l’Unaeib, s’est engagée depuis quelques années à améliorer les conditions de travail ainsi que la représentation des travailleurs et travailleuses de l’économie informelle. L’élaboration du document de politique nationale de l’économie informelle (Pnei) au Bénin s’inscrit notamment dans cette volonté de soutenir les acteurs de l’économie informelle et leur offrir une plus grande visibilité auprès des pouvoirs publics et des Partenaires Techniques et Financiers. « Et j’espère vivement que ce document n’aide pas seulement les acteurs de l’économie informelle, mais aussi les décideurs politiques et les partenaires techniques et financiers à mieux orienter leurs actions et leurs programmes sur les besoins des acteurs de l’économie informelle », a déclaré Dr. Iris Nothofer.

Une vue partielle des participants
Mme Nouratou Zato, Chargée de programme à la Fondation Friedrich Ebert

La table ronde multi acteurs et le panel de discussion conjointement organisés par la Fondation Friedrich Ebert et l’Unaeib ont permis de présenter la vision et les objectifs de la Pnei, d’en exposer le contenu et le champ d’application d’une part et d’une autre, de débattre des enjeux autour de l’économie informelle au Bénin et de susciter l’adhésion des parties prenantes et des autorités à divers niveaux en charge de la régularisation du travail au Bénin. Le président de l’Unaeib, M. Dramane Orou Guétido qui faisait partie du panel a fait de pertinentes propositions au cours des débats. Il faut dire qu’une feuille de route pour la vulgarisation de la Pnei a été définie. « La Fes au Bénin continuera son engagement pour le renforcement de la voix des travailleuses et travailleurs du secteur informel et pour l’amélioration de leur représentation, leur force organisationnelle, leur protection sociale, et leurs conditions de travail », a rassuré Dr. Iris Nothofer.

Dr. Iris Nothofer lors de son intervention

Assemblée générale d’un syndicat de base de l’Unstb: Les principaux chantiers du nouveau Sg/Synreae, Marcel Todèdji

Le nouveau Sg élu du Synreae, M. Marcel Todèdji

Du changement à la tête du Syndicat national pour la renaissance de l’espoir aux acteurs de l’enseignement ( Synreae). Cette organisation syndicale affiliée à l’Unstb était en assemblée générale ce jeudi 22 juillet 2021 à la bourse de travail à Cotonou. Au terme des travaux, M. Marcel Todèdji est porté à la tête du nouveau bureau exécutif national élu. A la faveur d’une interview à la presse, le nouveau secrétaire général du Synreae a, entre autres, levé le voile sur les principaux chantiers de la nouvelle équipe dirigeante. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Quelles sont vos impressions après votre élection au terme de cette assemblée générale ?

Marcel Todèdji : Elles sont évidemment bonnes. Nous pensons que la tâche sera menée à bon escient avec toute l’équipe qui vient d’être portée à la tête de ce syndicat.

Quels sont les principaux chantiers que vous comptez mener durant ce mandat ?

Nous constatons aujourd’hui que l’espoir au niveau des acteurs de l’éducation est totalement à terre. Et comme l’indique la dénomination de notre syndicat, notre premier chantier est de donner une renaissance à cet espoir pour que l’acteur de l’éducation sache qu’il a une mission noble à accomplir dans la société. Car, ce n’est pas à n’importe qui qu’on confie des âmes, des enfants à formater, éduquer afin qu’ils deviennent demain quelque chose dans la société. Le second point, c’est qu’on ne peut pas envoyer quelqu’un au champ sans lui avoir donné les moyens. Nous pensons lutter pour qu’il y ait une amélioration des conditions de travail et de vie du monde enseignant. Donc, en bref, voilà ce que nous pensons faire comme tâches.

Un mot à l’endroit de vos militants qui n’ont pas fait le déplacement et des collègues qui hésitent à entrer dans le mouvement syndical.

Nous allons dire à tous ceux-là qui n’ont pas pu faire le déplacement que le travail que nous nous sommes tous donné a été accompli. Et nous attendons qu’ils viennent aussi mettre la main à la pâte pour que nos objectifs puisent être atteints. A ceux qui hésitent à mettre leurs pas dans le mouvement syndical, nous allons leur dire que sans revendications, on n’obtient rien. On ne peut pas rester les bras croisés et attendre une vie rose. Il faut se mettre à la tâche, il faut se mettre dans le mouvement, il faut revendiquer ; mais une revendication sérieuse et non une revendication qui va conduire à la radiation par ci et là punition par là. Nous allons mener donc une revendication réflexive et positive.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon.

Congrès de la première fédération de la Csa-Bénin: Elie Hongbété élu pour un nouveau départ à la Fesyndere

Une vue de famille des congressistes

Après des moments de vie au ralenti, voire de léthargie, la fédération des syndicats du développement rural et de l’environnement ( Fesyndere) vient de se donner un nouveau souffle. C’est à travers son congrès de ce samedi 10 juillet 2021 à la bourse de travail à Cotonou. Au terme des travaux, Elie Hongbété est porté à la tête d’un nouveau bureau exécutif avec pour objectif, insuffler un nouveau départ à la Fesyndere qui est la première fédération de la Csa-Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Les défis majeurs au niveau de la fesyndere sont entre autres, la remobilisation de la troupe, tant en matière d’hommes qu’en matière de finance. Les défis aussi sont les nouvelles stratégies pour adapter le syndicalisme aux réformes au niveau de l’Etat. Comme il a été dit lors des travaux, le syndicalisme n’a pas pour vocation d’organiser la nation. C’est le rôle du politique. Il faut donc que tous les syndicats comprennent aujourd’hui que leur rôle, bien sûr, est de lutter pour le bien-être des travailleurs mais en connaissant les limites et en l’assumant efficacement sans pour autant faire autre chose. Donc la remobilisation bien-sûr, mais aussi et surtout la réorientation et l’adaptation du syndicalisme aux réformes en cours aujourd’hui. Avant la fonction revendicative a été le plus utilisée ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview au terme du congrès, le nouveau secrétaire général Elie Hongbété pour lever le voile sur les principaux défis que son bureau entend relever pour impulser un nouveau départ à la Fesyndere.

Le coordonnateur de l’Uita-Bénin et membre fondateur de la Fesyndere, M. Guillaume Tossa.

Il faut dire que ces défis sont en phase avec les recommandations du coordonnateur national de l’Uita-Bénin qui a relevé que la Fesyndere dont il est membre fondateur est la première organisation qui y a adhéré et la première fédération de la Csa-Bénin. « Lorsque vous êtes une organisation comme la Fesyndere, ou tout syndicat, vous devez très rapidement vous adapter aux réformes. Autrement, les réformes vous enterrent. Il faut donc pour le nouveau bureau une proactivité pour anticiper sur les faits. C’est comme cela les organisations syndicales doivent fonctionner aujourd’hui pour ne pas être surprises par les réformes comme c’est le cas souvent. En la matière, la Fesyndere doit être un exemple pour les syndicats membres », a déclaré M. Guillaume Tossa à l’ouverture des travaux.

Une vue partielle des ….
… congressistes en plein travaux.

Par ailleurs, les défis auxquels compte faire face le nouveau bureau exécutif de la Fesyndere sont aussi en phase avec les attentes de la Csa-Bénin jusque-là non comblées au niveau de la fédération. « Les attentes de la Csa au niveau de la Fesyndere ne sont pas comblées. Il y a premièrement l’attente de la mobilisation ; et ça s’est fait ressentir au niveau des résultats des élections professionnelles. Le secteur du développement rural est le secteur qui vient après l’enseignement et la santé en termes d’effectifs. Et la Csa comptait sur ça pour faire le plein lors de ces élections. La deuxième attente est la mobilisation des fonds propres pour assurer l’autonomie de la fédération », a soutenu M. Marius Ahyi, expert auprès de la Csa-Bénin qui a officiellement lancé les travaux au nom du secrétaire général confédéral Anselme Amoussou.

Le nouveau Sg élu de la Fesyndere, M. Elie Hongbété

Après avoir pris le relais chez le secrétaire général sortant Prosper Dah. Guédénon, il reste à espérer que le Sg Elie Hongbété relève effectivement les défis énoncés pour le rayonnement de la Fesyndere et partant, de la Csa-Bénin.

Deuxième sommet panafricain de la jeunesse: Mardochée Dègan plaide pour la mise en œuvre des recommandations par les gouvernants

M. Mardochée Dègan, Jeune maire de Cotonou

Le deuxième sommet pour une Cedeao des peuples qu’abrite le palais des congrès de Cotonou du 8 au 10 juillet 2021 a démarré avec le sommet panafricain de la jeunesse sur la démocratie, l’alternance et la bonne gouvernance. En marge des travaux, M. Mardochée Dégan, jeune maire de Cotonou affilié à l’association des mairies des jeunes du Bénin et président de l’Ordre des jeunes leaders africains ( Ojla), a plaidé pour que les gouvernants ouest-africains accordent l’attention nécessaire aux recommandations en vue de leur mise en œuvre effective. C’est à la faveur d’une interview que celui qui a présidé le groupe de travail sur la gouvernance économique au sein de la Cedeao au cours des assises de Cotonou, a accordée à la presse. Lire l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Vous avez présidé au cours de ce sommet, le groupe de travail sur la gouvernance économique au sein de la Cedeao. Qu’est-ce qui en est concrètement ?

Mardochée Dégan : j’ai présidé le groupe numéro 2 qui a travaillé sur les questions liés à la gouvernance économique dans l’espace de la Cedeao. Globalement, nos travaux ont consisté à faire d’abord dans un premier temps, l’état de la mise en œuvre de la vision 2020 de la Cedeao sur le plan économique. Ce qui nous a permis de déboucher sur les défis. Une fois les défis énumérés, nous avons jeté les perspectives. Nous pensons que c’est des propositions intéressantes et que si, entre-temps, les autorités y accordaient l’attention qu’il faut, ce serait tout simplement au bénéfice des citoyens de la Cedeao.

Quelle appréciation les participants ont faite de vos travaux ?

Les jeunes ont bien accueilli nos propositions même s’ils sont revenus sur certains points essentiels. Beaucoup de jeunes ont estimé qu’il faille insister sur les obstacles qui entravent la libre circulation des personnes. Ils ont relevé que la Cedeao a fait beaucoup d’avancées en la matière ; mais force est de constater que quand nous voulons traverser certaines frontières pour aller d’un point A à un point B, il y a encore des tracasseries. Donc les jeunes ont émis le vœu que insistons sur ça dans notre rapport. En dehors de ça, ils ont souhaité que nous mettions un point d’honneur sur la question de chômage de la jeunesse. Car la performance économique au niveau de la Cedeao ne permet pas de régler tous les problèmes. Ils ont fait beaucoup d’autres propositions qui restent à explorer par les experts du groupe que j’ai présidé à toutes fins utiles.

Quelles sont vos attentes pour ce sommet panafricain de la jeunesse ?

Nous souhaiterions que les autorités accordent à nos propositions et recommandations, l’attention nécessaire. Car, on a pris part à beaucoup de colloques, de conférences et d’ateliers. Mais ce que nous constatons, c’est que quand nous faisons les recommandations, les autorités ne leur accordent pas l’attention nécessaires. Donc, notre souhait à nous est qu’à la fin de ce sommet, elles accordent l’attention qu’il faut aux recommandations de la jeunesse de la Cedeao.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Le jeune maire à la présentation des travaux de son groupe