Mise en œuvre des politiques de l’Union par le Bénin: La 7eme revue annuelle de l’Uemoa s’ouvre lundi

Une phase technique consacrée notamment, à l’évaluation de la mise en œuvre effective de 116 textes réglementaires ainsi que de 8 projets communautaires pour un montant de près de Trente-quatre milliards de francs CFA. C’est par là que vont débuter ce lundi 8 novembre 2021 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, et pour trois jours, la 7eme Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au Bénin de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine ( Uemoa). C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de l’Union en date du 28 octobre 2021. Lire ci-dessous la substance dudit communiqué.



UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE
OUEST AFRICAINE

———————

La Commission

—————–



Communiqué de presse

7e REVUE ANNUELLE DES RÉFORMES, POLITIQUES, PROGRAMMES ET PROJETS COMMUNAUTAIRES DE L’UEMOA AU BENIN

Les travaux se dérouleront du 08 au 10 novembre 2021 à l’hôtel Golden Tilup de Cotonou à partir de 9h.

Ils débuteront par une phase technique consacrée notamment, à l’évaluation de la mise en œuvre effective de 116 textes réglementaires ainsi que de 8 projets communautaires pour un montant de près de Trente-quatre milliards de francs CFA.

La revue réalisée en 2020 a permis de noter globalement des avancées en matière de transposition et d’application des réformes communautaires à l’échelle de l’Union. En effet, les performances enregistrées par le Bénin en 2020, révèlent un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 77% comme ce fût le cas en 2019.

Pour rappel, la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, placée sous la présidence des Premiers Ministres ou Chefs de Gouvernement, et sous la tutelle des Ministres en charge des Finances, a été instituée par Acte additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement (CCEG) du 24 octobre 2013. Son objectif principal est de favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale.

Ouagadougou, le 28 octobre 2021

La Direction de la Communication

Congo : des jalons posés pour l’implémentation de l’inclusion financière numérique

Le ministre Léon Juste Ibombo lors de son intervention

Les moyens de paiement digitaux : enjeux et perspectives, cette question a constitué, ce jeudi 4 novembre 2021, à Brazzaville, le point principal de discussion et d’échange entre les différents acteurs œuvrant dans le développement du numérique au Congo. Organisé par le cabinet Deloitte et patronné par Léon Juste Ibombo, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, cette tribune a servi d’instant indiqué pour débattre des enjeux et problématiques et d’échanger sur les orientations envisageables pour une inclusion financière.

La rédaction

Il s’est agi, séance tenante de formuler des recommandations dans l’optique d’ouvrir à la population l’éventail des services pouvant assurer une transformation entièrement digitale du Congo. Autant reconnaitre que les moyens digitaux sont devenus, actuellement des éléments indispensables pour développer l’économie numérique. Ce qui revient à dire que les services financiers digitaux révolutionnent l’écosystème numérique et l’industrie des services financiers.

A ce titre le cabinet Deloitte a perçu la mesure des enjeux actuels en organisant cet atelier. De ce point de vue, il s’affirme comme le partenaire du gouvernement congolais dans la mise en œuvre de la transformation digitale aux cotés des strat-ups, des banques, des régulateurs, des consommateurs, des entreprises privées et étatiques. Le ministre Léon Ibombo pouvait l’admettre en ces termes : « Aussi la pertinence de votre engagement à booster l’activité numérique tient-elle à sa cohérence avec la vision stratégique de président de la République, SEM Denis Sassou-N’Guesso ».

Poursuivant son intervention à cette tribune, Léon Juste Ibombo a rappelé que le téléphone mobile, comme canal transactionnel, a complètement changé les modes de distribution des services financiers en faveur des populations non desservies, et fait preuve de succès en matière de renforcement de l’inclusion en offrant un meilleur accès aux services financiers formels pour les populations pauvres souvent exclues du secteur traditionnel. Le projet LISUNGI que le gouvernement congolais met en œuvre depuis quelque temps via la SOPECO (société des postes et de l’épargne du Congo) par sa plate forme « Poste Mobile participe de cette dynamique.

Il y a, donc, des défis à relever ou des obstacles à lever pour rendre effective la transformation digitale du Congo. Il s’agit d’augmenter le taux de bancarisation, la dominance des espèces, les coûts élevés de transactions, de relever la connectivité, le temps de traitement des transactions.

Un Panel de discussion

Pour parvenir à cette fin, il faut rendre possible l’utilisation généralisée des services financiers digitaux, aussi bien par les individus que les micros, petites et moyennes entreprises, ainsi que la réalisation de la connectivité locale et régionale à grande échelle, en encourageant l’accès automatisé aux plateformes de données gouvernementale, mais aussi une forte pénétration des terminaux numériques. Le Congo a fait un pas de plus dans ce sens, en défiscalisant tous les terminaux électroniques, Smartphones et autres ordinateurs dans la loi de finances 2021.

Pour le ministre Ibombo, au delà du tableau prometteur de l’accélération de la transformation digitale au Congo, il reste encore des domaines de déploiement pour les acteurs de la Fintech, notamment le développement des transferts inter-opérateurs mais aussi l’interopérabilité des moyens de paiement digitaux qui demeure encore un enjeu majeur pour l’inclusion financière du Congo.

Une vue partielle des participants

Le Ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique a noté des avancées significatives dans ce secteur. A titre d’illustration le nombre de comptes de paiement de monnaie électronique a atteint 7.1 millions en 2020 contre 4.3 millions en 2019, soit une hausse de 65%.
Cet atelier a été le lieu d’échanger et d’enrichir par les contributions l’accélération de la transformation digitale de la République du Congo. Une plus-value a été apportée pour permettre au pays d’aller vers l’inclusion financière et d’assurer les meilleurs moyens de paiements digitaux.

La technologie face à la transition écologique: Homintec sensibilise les Startups sur les défis et opportunités

Le Dg/Homintec Francis Kossi face aux jeunes promoteurs de Startups

« La technologie face à la transition écologique » C’est le thème de la conférence que le directeur général de Homintec a animée samedi 30 octobre 2021 à la chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Ccib) à Cotonou. Occasion pour M. Francis Kossi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, d’entretenir les jeunes promoteurs de Startups sur le concept de la transition écologique et surtout les défis qu’ils doivent relever ainsi que les opportunités qui s’offrent à eux. Il avait à ses côtés, M.Serge de Souza, expert en gestion de projet.

Ghislain Gbènakpon

« Quels sont les secteurs dans lesquels nous devons véritablement travailler et voir comment les startups vont œuvrer dans ces domaines technologiques? ». Voilà selon le directeur général de Homintec, la problématique de cette conférence sur la technologie face à la transition écologique.

Au détour d’une interview à la presse, M. Rodrigue de Souza a fait observer qu’il était nécessaire pour les startups de participer à ce défi écologique lié aux effets du changement climatique. Ce qui implique qu’ils soient bien imprégnés du sujet pour avoir une meilleure connaissance des problèmes de leurs communautés afin de proposer des solutions plus innovantes.

Dans son exposé, le directeur général de Homintec a identifié des secteurs dans lesquels les jeunes doivent commencer par développer des technologies qui seront utiles pour les populations. « Premièrement, nous devons faire des signaux importants pour capter la variation du climat; parce qu’aujourd’hui, aucune technologie n’est encore développée pour savoir les alertes de température, de montée d’eau. Si nos jeunes commencent par travailler dans le secteur montée d’eau, à déterminer les capteurs et autres,ce sera des technologies complètement innovantes acceptées que nous pouvons vendre dans le monde entier », a soutenu M. Francis Kossi.

Il faut dire qu’il ressort de ses éclairages que la technologie de capture des alertes de variations de température ou de montée d’eau est propice pour l’essor d’un autre secteur en l’occurrence l’agriculture intelligente. « Nous allons prendre les capteurs pour savoir le comportement du climat dans les jours et les mois à venir pour conseiller les paysans sur la période qu’il faut semer », a-t-il expliqué.

Autres secteurs porteurs

Deux autres secteurs d’activités ont retenu aussi l’attention. Il s’agit de la sûreté ou des systèmes de surveillance ainsi que les assurances.

Une vue partielle des participants à la conférence

« Dans quelques années, 50 % de la population sera urbaine. Les gens vont quitter les zones rurales pour la ville parce que le climat devenu incertain ne garantit pas une bonne récolte et le manger devient difficile. Et le chômage aidant, la délinquance juvénile va augmenter avec son corollaire, la criminalité. Il convient donc aux startups de développer des systèmes de surveillance. Un des secteurs hyper important qui va devoir émerger dans les années à venir, c’est le secteur de surveillance. Je parle de la surveillance transversale dans tous ses aspects. Surveillance aéroportuaire, surveillance des villes, des maisons » a déclaré M. Francis Kossi.

En ce qui concerne le secteur d’assurance, le directeur général de Homintec soutient qu’il va monter de façon exponentielle: « Car quand vous vivez dans un monde où l’emploi Cdi n’est plus signé et vous voulez vous protéger contre les conséquences de la précarité, vous allez vers les assurances. Il faut aussi recourir à l’assurance pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques tels les inondations dans les maisons et autres catastrophes naturelles »

Au terme de plusieurs heures de causerie avec le Dg Francis Kossi, les startups se sont appropriées les enjeux, défis et opportunités que représente pour eux la transition écologique. « On retient que les startups du Bénin et d’Afrique doivent participer à la gestion de la crise écologique que le monde subit aujourd’hui. Et pour qu’elles y participent activement, il faut qu’elles puissent s’armer, se former pour avoir une meilleure compréhension des problèmes et défis à relever », a expliqué M. Rodrigue de Souza.

Lutte contre le paludisme au Bénin : Le plan national de plaidoyer en cours d’élaboration avec le soutien de Speak Up Africa

Une vue de famille des participants

Il se tient depuis ce mardi 2 novembre 2021 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, l’atelier d’élaboration du plan national de plaidoyer en faveur de la lutte contre le paludisme. C’est une initiative du Programme national de lutte contre le paludisme ( Pnlp) avec le soutien de l’organisation Speak Up Africa qui connaît la participation des cadres du secteur de la santé, des ministères sectoriels, des collectivités territoriales, des responsables des organisations de la société civile et des chefs et représentants d’entreprises privées. Les travaux qui prennent fin ce samedi 6 novembre ont été lancés par le coordonnateur adjoint du Pnlp, Dr Cyriaque Affoukou.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit en cinq (5) jours d’élaborer un plan national de plaidoyer de lutte contre le paludisme afin d’harmoniser la programmation des actions de plaidoyer et de garantir la conformité des interventions de plaidoyer avec les priorités du programme national de lutte contre le paludisme », a expliqué dans son allocution d’ouverture, Dr. Cyriaque Affoukou. Le coordonnateur adjoint du Pnlp fait observer que ce plan national de plaidoyer en faveur de la lutte contre le paludisme va permettre une meilleure priorisation et un accroissement de ressources nationales en faveur de l’élimination de l’endémie au Bénin.

Pour la directrice des opérations à Speak Up Africa, Mme Carina N’diaye, cet atelier conviant toutes les parties prenantes engagées dans l’élimination du paludisme permettra d’intégrer la problématique de la mobilisation des ressources domestiques à la stratégie nationale, volet non négligeable dans l’atteinte de l’objectif de l’élimination du paludisme d’ici 2030. Elle fait observer que malgré les nombreux efforts et les avancées encourageantes, l’Afrique reste confrontée à des menaces majeures engendrées par le paludisme.

« Pour réussir à juguler cette endémie, nous devons agir à tous les niveaux, depuis les communautés locales jusqu’au niveau national. Et le seul moyen d’y parvenir est de mutualiser nos efforts. Un partenariat multisectoriel permettra de sauver des millions de vies et de libérer nos communautés africaines de ce fardeau. À travers ma voix, Speak Up Africa réitère son engagement à soutenir les efforts du Ministère de la Santé du Bénin et du Programme National de Lutte contre le Paludisme », a soutenu Carina Ndiaye. Il faut dire que Speak Up Africa est Speak Up Africa est une organisation basée à Dakar et spécialisée en communication stratégique et plaidoyer autour des questions de santé publique,

COP 26 : Denis Sassou-N’Guesso réitère son plaidoyer au financement du Fonds bleu

Le président Denis Sassou N’guesso à la tribune de la COP 26

Intervenant à la tribune de la COP 26, après la cérémonie d’ouverture, ce lundi 1er novembre 2021, à Glasgow, en Ecosse, le chef de l’Etat congolais et président de la Commission climat du Bassin du Congo, a réitéré son appel au financement du fonds bleu pour le Bassin du Congo, par les partenaires.

La rédaction

Les engagements pris par la communauté internationale à Rio+20, consistant à mobiliser des financements en faveur du dérèglement climatique, n’ont pas été tenus à ce jour. Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, pouvait constater ce manque d’attention de la part de la communauté internationale.

La déforestation est un facteur clé du changement climatique. A Glasgow, en Ecosse, les dirigeants du monde et des milliers de participants venus du secteur privé, des ONG et d’autres groupes participent à la conférence de « Rio+26 », afin d’assurer la protection de l’environnement, sur une planète de plus en plus peuplée.

A l’ouverture de ces assises, plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement de la planète, parmi lesquels, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, ont défilé à la tribune officiel pour dégager des pistes de solutions pouvant enclencher un avenir durable et un niveau de vie convenable pour la planète toute entière.

En sa qualité du président de la Commission Climat du Bassin du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, après avoir remercié Sa majesté la Reine Elisabeth II, le gouvernement et le peuple du Royaume-Uni pour leur hospitalité et accueil chaleureux réservé à la délégation congolaise, a brossé la situation du Bassin du Congo, premier capteur de carbone net de la planète après la déforestation de l’Amazone et séquestrant 31 milliards de tonnes de carbone, qui, selon lui, attire peu d’attention de la part de la communauté internationale.

Le chef de l’Etat congolais a fustigé l’attitude des pays industrialisés qui peinent à mettre en application l’article 6 de l’accord de Paris qui engage notamment les pays riches à soutenir les efforts d’atténuation et surtout d’adaptation des pays en développement. Aussi, pour avoir rehaussé les ambitions prenant en compte l’ensemble des secteurs d’émissions des gaz à effets de serre, le Congo fait-il figure d’élève modèle au palmarès de l’écologie mondiale.

« Je ne cesse de le répéter sur toutes les tribunes, depuis le Sommet de Rio en 2012, la détermination des pays du Bassin du Congo en général, et celle de la République du Congo en particulier à préserver ce vaste ensemble est totale… » a relevé, Denis Sassou-N’Guesso, qui n’a pas manqué de réitérer son plaidoyer sur le financement du fonds bleu pour le Bassin du Congo. Une initiative commune, selon lui, des pays membres de la Commission Climat du Bassin du Congo, auxquels s’est joint le Royaume du Maroc, et qui n’attend plus qu’à être abondé avec l’engagement de tous les partenaires.

Denis Sassou-N’Guesso a invité l’ensemble des pays a emboîté les pas du Congo qui a su prendre ses responsabilités dans la protection et la conservation du Bassin du Congo pour le bien de l’humanité.

Introduction de l’escargot Helix Aspersa au Bénin: L’Upeeb et l’Aihm dans un partenariat pour révolutionner l’héliciculture béninois

Le panel de la conférence animé par Nadia Babrahim ( au milieu) , Révérend Séraphin Mongadji ( à l’extrême droite) et Thierry Moniquet ( à l’extrême gauche)

« Bénin N°1 Helix Aspersa de l’Afrique Subsaharienne ». C’est le thème de la conférence qui s’est tenue ce samedi 30 octobre 2021 à l’hôtel Azalaï de Cotonou sur l’espèce d’escargot Hélix Aspersa que l’Académie Internationale de l’Héliciculture de Marrakech ( Aihm) veut promouvoir au Bénin. Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat en l’Union Professionnelle des Eleveurs d’Escargots du Bénin ( Upeeb) et l’Aihm du Maroc. Avec pour perspectives, le développement de l’Helix Aspersa en Afrique subsaharienne à partir du Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Le développement rural, social et économique de la filière hélicicole béninoise, notamment en augmentant de manière significative la surface agricole consacrée à l’élevage de l’escargot dans tout le Bénin ». Voilà ainsi décliné par la présidente de l’Aihm, Nadia Babrahim dans son allocution, l’objectif du partenariat entre cette académie marocaine et l’Upeeb. Cette coopération, a-t-elle poursuivi, apporte aussi un développement dans tous les domaines de la filière, à partir de l’élevage jusqu’à la valorisation, la transformation et la commercialisation du produit pour la gastronomie, la cosmétique et la pharmaceutique.

La présidente de l’Aihm, Nadia Babrahim

A la faveur d’une interview à la presse, le conseil technique de l’Aihm, Thierry Moniquet a fait observer qu’avec Helix Aspersa, il s’agit d’introduire de la méthode, de la rigueur pour aller vers une réelle industrialisation biologique sans produits chimiques de l’élevage du monde hélicicole. « Il faut répondre aux normes sanitaires très strictes. L’Aihm va installer un centre de valorisation. Ça veut dire qu’on va pouvoir acheter les productions d’élevage directement aux héliciculteurs béninois et on va pouvoir les valoriser, les transformer en de nouveaux concepts alimentaires et cosmétiques sur les marchés internationaux », a-t-il expliqué.

Le conseiller technique de l’Aihm, Thierry Moniquet

Approvisionner l’Afrique subsaharienne

Il faut dire que jusque-là, ce sont seules les espèces d’escargots Achatina et Archatina qui sont élevées au Bénin. Mais avec le partenariat entre l’Upeeb et l’Aihm, de nouvelles espèces notamment Hélix Aspersa vont voir le jour. « Ce qui est intéressant, c’est que les partenaires ont travaillé sur le volet marketing de telle enseigne que nos éleveurs vont se concentrer sur le volet production. Cela va permettre de créer une véritable chaîne de valeurs et la transformation des produits issus de cet élevage va créer de la richesse nationale », a déclaré le directeur de l’élevage, Yao Akpo au détour d’une interview à la presse.

Une vue partielle des héliciculteurs venus de tous les départements du Bénin

Par ailleurs , si l’objectif à court terme est de révolutionner l’héliciculture béninois, il s’agit à long terme voire moyen terme de faire du Bénin, un véritable foyer de promotion de l’Helix Aspersa dans l’Afrique subsaharienne par la conquête de ce marché.

Le président de l’Upeeb, le Révérend Séraphin Mongadji

Et selon toute vraisemblance, l’Upeeb mesure cet enjeu de son partenariat avec l’Aihm. « On s’est dit que mieux vaut organiser les éleveurs d’escargots qui sont pêle-mêle et font l’élevage par la cueillette et les conduire vers le professionnalisme. Ainsi, nous avons créé l’Upeeb. La rencontre de ce jour permet la sensibilisation, l’information sur ce nouveau secteur. Il s’agit de montrer à la nation béninoise qu’il y a encore de la richesse qui est l’héliciculture. Et maintenant, il est question pour nous de commencer à mettre en place les bases solides pour que le secteur ne souffre de rien », a soutenu à la faveur d’une interview à la presse, le Révérend Séraphin Mongadji, président de l’Upeeb.

Congo : un partenaire américain pour accompagner la fondation Brice Dimitri Bayendissa d’expérimenter la réinsertion sociale des ex-détenus

Le directeur exécutif de ECCSC, Tyrone Muhammad et le député Brice Dimitri Bayendissa

Poursuivant son séjour de travail à Chicago, aux Etats Unis d’Amérique, le président de la fondation qui porte son nom et député à l’Assemblée Nationale de la République du Congo, Brice Dimitri Bayendissa, le samedi 30 octobre 2021, a eu des échanges fructueux avec Tyrone Muhammad, fondateur et directeur exécutif d’Ex-Cons for Community and Social Change ( ECCSC ). Les deux personnalités entendent coopérer sur la question de la réinsertion des personnes sorties des milieux carcéraux.

La rédaction

Avec son interlocuteur, dont la vision est ex-détenus pour le changement communautaire et social, ainsi la prévention de la violence, les services sociaux et l’apprentissage de la vie, Brice Dimitri Bayendissa a discuté du travail que réalise Ex-Cons for Community and Social Change aux Etats Unis d’Amérique.

Brice Dimitri Bayendissa, de cet entretien avec Tyrone Muhammad est parvenu à l’évidence selon laquelle la prison n’est nullement privation des droits mais de liberté. Dans cette perspective, un détenu a droit à un traitement humain de la période de sa détention jusqu’à sa sortie de prison, qui devrait s’accompagner d’une réinsertion sociale.

Cette étape de la réinsertion sociale devrait être étendue comme l’appui donné aux délinquants au moment de leur retour à la société, après une période d’incarcération. De cet échange, Brice Dimitri Bayendissa a déduit que « la réinsertion des personnes détenues devrait être l’affaire de tous et toutes ».

Les deux hommes, au cours de leurs discussions, ont envisagé la possibilité de faire le transfert de cette philosophie et façon d’agir et de faire Ex-Cons for Community and Social Change des Etats Unis d’Amérique pour le Congo, principalement à Pointe-Noire.

« Pour les personnes condamnées à une peine de prison, la réinsertion devrait commencer dès le premier jour d’incarcération, avec la réadaptation sociale, et se poursuivre au-delà de la sortie de prison. » A capitalisé le président de la fondation Brice Dimitri Bayendissa.

Il existe, donc, tout un ensemble de règles, énoncées dans les instruments internationaux relatifs à l’incarcération, qui s’appuient sur cette vision des choses. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques dispose que le but essentiel du régime pénitentiaire est l’amendement et le reclassement social des condamnés. Il faut retenir que l’ensemble de règles minima pour le traitement des détenus précise très clairement que le but et la raison d’être des peines et mesures privatives de liberté sont, en définitive, la protection de la société contre le crime et qu’un tel but ne sera atteint que si la période de privation de liberté est mise à profit pour obtenir, dans toute la mesure du possible, que le délinquant, une fois libéré, soit non seulement désireux, mais aussi capable, de vivre en respectant la loi et de subvenir à ses besoins.
Le travail qui pourrait se faire à Pointe-Noire et au-delà, dans les jours à venir, est l’accompagnement moral, professionnel et éducatif de la personne incarcérée par le recours au travail, aux moyens éducatifs et culturels et bien d’autres. Il s’agirait de répondre aux besoins spécifiques des délinquants en prévoyant des programmes relatifs à tout un ensemble de problèmes, dont notamment la toxicomanie, les problèmes mentaux ou psychologiques, la colère et l’agression, susceptibles d’avoir été la cause du comportement déviant.

Tyrone Muhammad a été incarcéré pendant 21 ans. À l’intérieur, il a vu d’autres détenus être libérés pour retourner plus tard dans la même prison. Fatigué d’assister à la récidive, Tyrone a façonné l’ECCSC pour lutter contre ce problème. Ex-Cons for Community and Social Change met les ex-délinquants au défi d’être plus et d’en faire plus en poursuivant leur réadaptation par le biais de services communautaires et de devenir des membres productifs de la société.

« Les ex-détenus sont en partie responsables des gangs, de la drogue et de la violence qui ont ravagé les communautés de couleur. Le remboursement de notre dette envers la société ne s’arrête pas à la sortie de prison. Nous avons un rôle important à jouer dans la reconstruction de nos communautés », tel est son challenge.

COP26 : plaidoyer de Denis Sassou-N’Guesso pour le financement du fonds bleu pour le Bassin du Congo

M. Denis Sassou N’guesso, président de la République du Congo

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC – COP 26) s’est ouverte, ce lundi 1er novembre 2021, à Glasgow, en Ecosse. Le cogolais, Denis Sassou-N’Guesso, représentant son pays à ces assises a plaidé pour le financement du fonds bleu pour le Bassin du Congo par la communauté internationale. Lire ci-dessous l’intégralité de son allocution.

Déclaration de Son Excellence Monsieur
Denis SASSOU N’GUESSO Président de la République,
Chef de l’Etat, Président de la Commission Climat du Bassin du Congo
(1er novembre 2021)

• Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernements,
• Distingués Délégués,
• Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi, avant tout propos, d’exprimer mes sincères remerciements à Sa Majesté la Reine Elisabeth II, au Gouvernement et au Peuple du Royaume-Uni, pour l’hospitalité et l’accueil chaleureux qui ont été réservés à ma délégation et à moi-même.

Permettez-moi aussi, en ma qualité de Président de la Commission Climat du Bassin du Congo regroupant 16 États d’Afrique Centrale et de l’Est, ainsi que le Royaume du Maroc, de dire toute l’importance que nous accordons à cette COP 26, particulièrement cruciale pour l’avenir de l’Humanité.

Mon pays, la République du Congo, se situe au sein du Bassin du Congo, cet immense massif de forêts et de tourbières qui est aujourd’hui le premier capteur de carbone net de la planète après la déforestation de l’Amazonie.

À elles seules, les tourbières de la Cuvette Centrale séquestrent 31 milliards de tonnes de carbone, soit trois années d’émissions mondiales. La place qu’occupe le Bassin du Congo dans la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris est donc absolument incontournable.
Vous l’avez clairement compris : le Bassin du Congo rend au Monde des services écosystémiques inestimables. Mais, que reçoit-il en échange ? Hélas, très peu.

En effet, les pays industrialisés, à qui incombe la responsabilité historique du dérèglement climatique, se montrent réticents à mobiliser les financements nécessaires à la concrétisation de leurs engagements. Les grandes difficultés auxquelles se heurte l’application de l’Article 6 de l’Accord de Paris, qui engage les pays riches à soutenir les efforts d’atténuation et surtout d’adaptation des pays en développement, en sont la preuve évidente.

La République du Congo, en ce qui la concerne, a déjà soumis au Secrétariat de la Convention sa Contribution Déterminée au niveau national révisée. Nos ambitions, qui prennent en compte l’ensemble des secteurs d’émission des gaz à effet de serre, ont été rehaussées et la République du Congo fait figure d’élève modèle au palmarès de l’écologie mondiale.

Je ne cesse de le répéter sur toutes les tribunes, depuis le Sommet de Rio en 1992, la détermination des pays du Bassin du Congo en général, et celle de la République du Congo en particulier à préserver ce vaste ensemble est totale. Toutefois, cet engagement va de pair avec la volonté, tout aussi inexorable, de poursuivre notre développement économique et social, pour le bien-être de nos populations. Ces deux objectifs ne s’excluent pas, ils se complètent.

Exiger de nous un ralentissement de notre développement pour que la Planète respire mieux, serait en effet profondément, injuste et même immoral.
C’est pourquoi vous me permettrez de faire ici, une fois de plus, le plaidoyer du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, initiative commune des pays membres de la Commission Climat du Bassin du Congo auxquels s’est joint le Royaume du Maroc, et qui n’attend plus qu’à être abondé avec l’engagement de tous nos partenaires.

En prenant la décision de protéger et de conserver le Bassin du Congo pour le bien de l’humanité, nous avons su prendre nos responsabilités.
A chacun désormais d’assumer les siennes.

Je vous remercie.

Congo-Coopération interparlementaire : Brice Dimitri Bayeyendissa chez Carol Ammons

Brice Dimitri Bayendissa et son hôte Carol Ammons

Brice Dimitri Bayendissa, député de Tié Tié 2, à Pointe-Noire, en République du Congo, qui séjourne à Chicago, dans le cadre des échanges entre parlementaires, a eu, ce samedi 31 octobre 2021, une séance de travail avec Carol Ammons, députée de la 13ème circonscription de l’Illinois et représentante de l’Etat dans le 103 ème district dans l’Etat de l’Illinois.

La rédaction

Avec la députée du 103 ème district de l’Illinois, près de Chicago, qui était assistée de son mari Aaron Ammons, secrétaire géneral de la ville de Champaign, il s’est agi d’une visite de courtoisie et d’échanges d’expérience. Carol Ammons qui fait partie des 18 parlementaires qui siègent à la chambre des représentants des États-Unis pour l’Etat de l’Illinois, a présenté à Dimitri Bayendissa le fonctionnement de cette institution américaine et la façon dont elle s’implique dans la marche harmonieuse de sa circonscription électorale, qu’est la 13ème de l’Illinois. Pour elle, la chambre des représentants compose avec le Sénat, le Congrès des États-Unis et forme à ce titre l’un des deux organes du pouvoir législatif américain. Elle représente les citoyens au sein de l’Union et constitue la chambre basse du Parlement fédéral.

A son tour, Brice Dimitri Bayendissa, a présenté le pouvoir législatif de la République du Congo, qui se compose du sénat, comme chambre haute et l’assemblée nationale comme chambre basse, dont il député élu de la 2ème circonscription électorale de Tié Tié, à Pointe-Noire, capitale économique du pays. Il a saisi cette opportunité pour faire un aperçu de sa circonscription électorale, avant de rappeler que l’Assemblée nationale congolaise est composée de 151 députés et le sénat de 72 sénateurs.

Brice Dimitri Bayendissa avec Aaron Ammons

Une séance de travail que Brice Dimitri Bayendissa a jugée très édifiante. Puisqu’elle lui a permis de se lier d’amitié avec Carol Ammons et son époux, Aaron Ammons, d’établir des passerelles d’échanges entre les deux circonscriptions, dans le cadre du développement de certains projets sociaux et locaux, ainsi que de puiser dans son expérience et de celle de son mari, sans oublier leurs idées la substance pouvant renforcer le patriotisme et le nationalisme.

Il faut noter que la députée Carol Ammons est candidate à l’élection du représentant de l’État dans le 103e district de l’Illinois. En tant que militante de carrière, luttant pour l’égalité et la justice, la représentante Ammons est devenue la première femme afro-américaine élue dans le 103e district en 2014. Pendant son mandat, la représentante Ammons a adopté la loi sur l’autorisation de travailler, les protections de l’aquifère Mahomet et le nettoyage des cendres de charbon, une augmentation du salaire minimum, la Fair Tax Act et deux budgets équilibrés qui ont rapporté plus de 1,2 milliard de dollars de ressources à ses électeurs.

Brice Dimitri Bayendissa avec le couple Ammons

De plus, la représentante Ammons a travaillé aux côtés de ses collègues de toutes les branches du gouvernement à la Commission de la Cour suprême sur les pratiques préalables au procès et poursuit ce travail pour mettre fin à la caution en espèces dans l’Illinois.

La représentante Ammons est une activiste dans l’âme qui s’efforce de combler le fossé entre le plaidoyer populaire et la législation. En tant que démocrate indépendante, elle se concentre sur l’utilisation de ses vingt années de plaidoyer et d’expérience dans la politique locale et nationale pour s’assurer que le gouvernement fonctionne pour tout le monde dans l’Illinois, pas seulement pour ceux qui sont au sommet.

Congo-Toussaint à Brazzaville : le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé fleurit la stèle aux morts du cimetière public d’Itatolo

Dépôt de la gerbe de fleurs par le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé

Ce lundi 1er novembre 2021, à l’occasion de la fête de Toussaint, le ministre de l’enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, au nom du Gouvernement congolais a rendu hommage aux morts, en déposant une gerbe de fleurs sur la stèle aux morts du cimetière public d’Itatolo, au Nord de la ville capitale.

La rédaction

Il est 10 heures, lorsque Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, ministre de l’enseignement technique et professionnel franchit le cimetière public d’Itatolo. A sa descente de sa voiture de commandement, il est reçu par Mme Ida Victorine NGAMPOLO administrateur maire de Djri, 8ème arrondissement de Brazzaville.

Ghislain Thierry Maguessa Ebomé peut fleurir la stèle érigée en ces lieux en hommage aux morts inhumés dans ce cimetière public. Après le dépôt de la gerbe de fleurs pouvait s’en suivre le recueillement avant l’exécution de l’hymne aux morts et le départ du membre du gouvernement.

En rappel, la Toussaint fait partie des principales fêtes Chrétiennes. Mais contrairement aux idées reçues, le jour de la Toussaint n’est pas le jour pour rendre hommage aux disparus. Littéralement, la Toussaint est la fête de tous les Saints. Elle témoigne pour les Chrétiens une fête en l’honneur des Saints et des Martyrs. Bien que la Toussaint soit fêtée depuis le 5ème siècle, la date de la célébration fut déplacée à plusieurs reprises. La fête de la Toussaint est aujourd’hui célébrée le 1er novembre. En ce sens que c’est la date à laquelle le pape Grégoire III dédia aux morts l’une des chapelles de la Basilique Saint Pierre.

A l’évidence, le jour consacré aux morts est, en fait, le 2 novembre, date à laquelle chacun devrait se rendre au cimetière pour fleurir les tombes des proches disparus. Mais la tradition veut que cela soit ainsi le 1er novembre de chaque année.