Le président Denis Sassou-N’guesso lors de son intervention
Denis Sassou-N’Guesso, chef de l’Etat congolais et président du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) pour la Libye, ce mardi 4 janvier 2022, à Brazzaville, au cours de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux au couple présidentiel par les membres du corps diplomatique accrédité au Congo, a lancé une exhortation en direction des différents candidats à l’élection présidentielle, en Libye à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.
La rédaction
« J’invite avec insistance tous les candidats en lice pour l’élection présidentielle à privilégier l’intérêt supérieur du peuple libyen et à rechercher un consensus fort autour d’un calendrier électoral réaliste et crédible », a déclaré le président Denis Sassou-N’Guesso, à l’occasion de ses vœux 2022 au corps diplomatique accrédité au Congo. Pour Denis Sassou-N’Guesso, la situation en Libye « suscite de nouveau de graves inquiétudes », après le report sine die de l’élection présidentielle initialement prévue le 24 décembre 2021.
Les membres du corps diplomatique
Malgré tout, le président congolais a réitéré son engagement à poursuivre la mission que lui a assigné l’Union africaine pour le retour à la paix dans ce pays sur le chemin du chaos depuis la disparition de Mouammar Kadhafi. « Je ne vois guère d’autre voie de sortie de crise en dehors d’un processus électoral inclusif et transparent. Je ne vois guère de bonheur pour les enfants de ce pays si injustement meurtris, sans une véritable réconciliation des cœurs », a poursuivi Sassou-N’Guesso.
Il a rappelé que l’UA et son Comité de haut niveau sous son autorité s’attèlent résolument à la réconciliation nationale en Libye. « Travailler à la réconciliation nationale en Libye, telle est précisément la tâche à laquelle s’attèlent résolument l’UA et son Comité de haut niveau sous notre autorité ; ce conformément à la feuille de route définie par la conférence de Berlin sur la Libye ».
Initialement fixée au 24 décembre dernier, la présidentielle en Libye a été reportée à une date non encore connue.
Le traditionnel message du chef de l’Etat congolais sur l’état de la Nation devant le parlement réuni en congrès, le 28 décembre 2021, a peint, entre autres, le tableau de l’économie de ce pays, au cours de l’année qui s’achève. Le Congo a fait un bond en avant sur le plan de la relance de l’économie et du retour de la croissance.
La rédaction
La gouvernance institutionnelle et systémique, la gouvernance sociale et solidaire et la gouvernance économique, ainsi que financière constituent les trois piliers du programme gouvernemental exécuté en cette année finissante, 2021, a déclaré le chef de l’Etat congolais. Dans le cadre de la gouvernance économique et financière attractive, le président de la République a affirmé qu’un accent particulier a été mis sur le retour graduel aux équilibres macroéconomiques qui, selon lui, s’est appuyé en premier lieu, sur le rétablissement de la relation de confiance avec les créanciers publics et privés, bilatéraux et multilatéraux.
C’est ainsi que le Congo a obtenu l’accord de principe avec les hautes autorités chinoises en vue de la restructuration de la dette du Congo envers le pays du soleil levant. Parmi ces efforts dont les résultats pointent à l’horizon figure aussi la visite de travail effectuée en France, du 20 août au 2 septembre, par le gouvernement congolais. Au cours de cette mission les partenaires ont pris des engagements pour accompagner le Congo dans ses efforts de relance économique et de retour à la croissance.
Les députés de la Nation
Le président de la République a également cité la reprise des négociations avec le Fonds monétaire international, en vue de conclure un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit, en lien avec le programme national de développement 2022-2026 comme l’une des actions de cette gouvernance économique et financière attractive qui augurent des lendemains rassurants pour le Congo.
Denis Sassou-N’Guesso s’est aussi appesanti, notamment sur l’accroissement de l’offre, la densification du réseau de distribution et l’augmentation du taux de couverture nationale en électricité. Au nombre des acquis relevés, figurent en grande place, l’augmentation de la production de la Centrale électrique du Congo, grâce au développement du cycle combiné ; la reprise de la production de la Centrale à gaz de Djeno ; la récente connexion au réseau électrique national du district de Loango (département du Kouilou), avec une extension prévue dans le district de Madingou Kayes.
Le fait majeur dans ce domaine est évidemment la signature du Mémorandum d’entente, le 6 décembre dernier à Brazzaville entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo. Un réel motif de satisfaction pour Denis Sassou-N’Guesso qui se réjouit de cette action qui offre au Congo l’opportunité de développer un projet d’interconnexion énergétique de grande envergure, dénommé « Boucle de l’amitié énergétique ». Ce projet qu’il qualifie de novateur qui bénéficie de l’accompagnement du partenariat des Emirats Arabes Unis, reste ouvert aux Etats de l’Afrique Centrale désireux de rejoindre cette alliance énergétique sous régionale, a soutenu le chef de l’Etat congolais.
Pour lui, cette volonté partagée pour une complémentarité d’efforts et une plus grande synergie d’action entre les différents Etats a abouti, par ailleurs, à la mise en œuvre du plan d’action et de déploiement des infrastructures de communications électroniques, en partenariat avec la CEEAC et à l’achèvement des interconnexions des réseaux « fibre optique » avec le Gabon, le Cameroun et la République Centrafricaine.
Autant d’efforts consentis par le gouvernement qui suscitent à la fois optimisme en l’avenir et regain d’intérêt de la part des multiples partenaires au développement du Congo. C’est sous ce signe que le pays va affronter l’année 2022.
Le président Denis Sassou-N’Guesso a fait le point de la marche de son pays en 2021, avant de projeter l’avenir, devant le parlement réuni en congrès, le 28 décembre 2021. Dans ce message, il a abordé, entre autres questions, les efforts consentis par son gouvernement pour rehausser le niveau du secteur agricole.
La rédaction
Le Congo importe chaque année les denrées alimentaires qui coûtent au trésor public entre 500 et 700 milliards de francs CFA. Le président de la République l’a affirmé du haut de la tribune lors de son message sur l’état de la Nation devant le parlement réuni en congrès, le 28 décembre dernier au palais des congrès.
Pour baisser le rythme et le coût des importations des produits alimentaires, le gouvernement a engagé, au cours de l’année 2021, des initiatives agricoles pouvant permettre au pays d’atteindre l’objectif « de souveraineté et de survie collective », a déclaré le président Denis Sassou-N’Guesso. Pour illustrer son propos, le président de la République a fait savoir que le Congo a procédé à l’ouverture en 2021, de 4 zones agricoles protégées dans les départements de la Bouenza, de la Lékoumou, des Plateaux et de la Cuvette, pour l’élevage de petits ruminants et la production de denrées de base, tels le manioc, l’arachide, le maïs, le soja.
Denis Sassou-N’Guesso a précisé que de manière spécifique, « d’autres activités ont été menées pour stimuler la production agricole », à l’instar des filières « manioc » et « cacao » qui ont été revitalisées à travers, respectivement, l’introduction de cultivars à forte performance agronomique et la distribution des pieds de cacaoyers à haut rendement.
Le chef de l’Etat congolais a également souligné dans ces efforts, l’exécution d’un programme essentiel d’immunisation vaccinale, visant à sauvegarder la viabilité sanitaire des cheptels, qualifiée par Denis Sassou-N’Guesso de source de protéines sûres et indispensables pour les populations. L’agriculture, a poursuivi Denis Sassou-N’Guesso, est le deuxième pilier d’espoir de rebond économique. Elle demeure un puissant réservoir de main-d’œuvre et d’emplois pour les jeunes, a-t-il ajouté. Considérant l’agriculture comme garant de la sécurité alimentaire et facteur de croissance pour le Congo, il a affirmé que le secteur agricole, qui déploie une activité essentielle à la Nation, ajoute-t-il constitue une clé primordiale de l’essor économique et social du pays.
En clair, tout a été mis en œuvre au cours de l’année 2021, pour permettre au pays de se doter d’atouts pouvant accompagner le développement de l’agriculture. C’est ainsi qu’une ferme-école a été installée sur le site de l’Incubateur agricole du Congo, à Gamboma, dans le département des Plateaux, grâce au soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Cette ferme répond au besoin des jeunes pour développer leurs compétences dans le domaine de l’agriculture.
Les efforts du gouvernement se sont révélés aussi, en 2021, sur les infrastructures de soutien à la production agro-pastorale et halieutique. Aussi, d’importantes activités ont été menées avec l’appui des partenaires techniques et financiers du Congo, a annoncé Denis Sassou-N’Guesso. La réhabilitation et l’entretien de pistes agricoles, la construction d’étangs au profit des populations, la mise en exploitation de l’unité de production d’aliments de poissons à Etoumbi, dans le département de la Cuvette-Ouest ont été cités par le chef de l’Etat congolais comme activités concourant à l’objectif d’augmenter la production agricole nationale et par conséquent baisser les importations des produits alimentaires.
A cela, s’ajoute la construction et l’équipement d’un centre communautaire de pêche, doté d’un complexe frigorifique, à Okombé dans le district de Ntokou, département de la Cuvette et la poursuite des travaux de construction du point de débarquement amélioré de Yoro à Brazzaville, avec l’appui du Royaume du Maroc.
C’est une dynamique que le chef l’Etat congolais entend amplifier au cours de la nouvelle année 2022 avec l’installation de 100 zones agricoles protégées sur l’ensemble du territoire national. Des perspectives rassurantes pour le développement de l’agriculture et la réduction progressive des importations des produits alimentaires.
Le chef de l’Etat congolais a adressé, ce 28 décembre 2021, au Palais des congrès, le traditionnel message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès, dans lequel il a évoqué, entre autres questions, la lutte contre la pandémie à coronavirus. Dans ce sens, face à l’assouplissement des mesures décidées par l’organe de gestion de la pandémie, Denis Sassou-N’Guesso a invité l’ensemble du peuple à la responsabilité, en étant davantage résilient face à la COVID-19.
La rédaction
Denis Sassou-N’Guesso dans son message, a lancé l’invite à la population à ne pas se livrer dans les excès pendant les festivités de la St Sylvestre, parce que, explique-t-il, les mesures d’assouplissement « … constituent des allègements tests et transitoires, pour mieux apprécier, à la lumière des festivités de fin d’année, l’évolution de ce fléau au Congo ».
S’adressant au peuple congolais à travers la représentation nationale, le président de la République du Congo, a évoqué les efforts de lutte contre la pandémie de COVID-19, cette pandémie qui sévit sans répit au Congo, en particulier et dans le monde, en général, depuis l’année dernière.
Le Bienfondé des mesures
Le Congo à l’instar d’autres pays du monde a, pour faire face à cette pandémie, pris des mesures pour lutter contre cette maladie qui a multiplié des variants. Au Congo, le président de la République Denis Sassou-N’Guesso, avait mis en place la Coordination pour une bonne gestion de la COVID-19 ; laquelle s’emploie pour informer et prendre des mesures salvatrices dans l’optique d’éradiquer ce fléau.
Le constat fait par le président de la République est qu’«en dépit des actions menées et sous la menace d’une troisième vague plutôt redoutable du fait de nouveaux variants plus contagieux, le risque d’aggravation de la crise sanitaire a conduit le Congo à renforcer le dispositif de lutte mis en place ».
Les députés de la Nation
L’opération appelée « coup de poing », réalisée du 18 octobre au 8 décembre 2021 a été lancée pour renforcer la riposte face à la persistance de cette maladie aux conséquences multiples et éviter une flambée épidémique, a expliqué le chef de l’Etat congolais. Il a justifié le bien-fondé de ces mesures drastiques. « Face à cette situation préoccupante, une opération coup de poing », a suscité, auprès des populations, un net regain d’intérêt en faveur de la prévention et de la lutte contre la pandémie ».
Denis Sassou-N’Guesso a loué l’attitude des Congolais qui se sont montrés résilients face à la COVID-19. « Le peuple observe, avec résilience, les mesures retenues à ce propos, même s’il subsiste encore des comportements et des agissements individuels qui appellent des corrections vigoureuses », a-t-il clamé.
Le vaccin, seul salut
Pour Denis Sassou-N’Guesso qui épouse l’avis des scientifiques, le vaccin est le seul moyen pour atténuer la gravité de cette maladie : « Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue ». Le Congo avait fixé un cap à atteindre. Et le président de la République ne s’est pas empêché de constater : « la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, au-moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte ».
C’est pourquoi, il interpelle les autorités compétentes sur la nécessité d’intensifier le plus largement possible « l’effort d’information, d’éducation et de communication et d’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le Coronavirus. De la mise en œuvre d’une riposte adéquate, principalement à travers l’adhésion massive des populations à la campagne de vaccination et le respect rigoureux des gestes barrières, par tous, placera progressivement notre pays à l’abri de l’incidence meurtrière de la pandémie de COVID-19 ». Denis Sassou-N’Guesso a réitéré son engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie.
Mise en garde
Les mesures drastiques prises pendant l’opération « coup de poing » ont permis d’éviter la troisième vague. Au terme de cette opération, ces mesures ont été assouplies. Mais, pour Denis Sassou-N’Guesso la pandémie est toujours dans notre pays, avec sa dangerosité. C’est pourquoi il met en garde la population : l’assouplissement des mesures ne doit pas être vu par la population comme la fin de la maladie. « … les mesures d’assouplissement prises par la Coordination nationale de riposte ne signifient nullement que la pandémie de COVID-19 a été définitivement vaincue dans notre pays ». Cet allègement des mesures est un test, affirme le chef de l’Etat. « Ces dispositions, qui ne doivent pas apparaître comme une mise en cause des efforts déjà investis, constituent des allègements tests et transitoires, pour mieux apprécier, à la lumière des festivités de fin d’année, l’évolution de ce fléau au Congo ».
L’appel du président de la République à son peuple est « d’éviter les excès » pendant les moments festifs de fin d’année. C’est un appel à la responsabilité parce que les mesures assouplies « … sont donc susceptibles d’être renforcées de nouveau, en cas de nouvelle flambée de la pandémie, d’où l’impérieuse nécessité de célébrer le nouvel an, en évitant les excès et dans le strict respect des mesures de prévention et de lutte retenues ».
Se conformant à la constitution du 25 octobre 2015, le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, ce 28 décembre 2021, au Palais des congrès, a adressé son message sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès. Il a fait le bilan sommaire de l’action gouvernementale au cours de l’année qui s’achève tout en projetant l’année 2022.
La rédaction
Même exercice pour le chef de l’Etat : dresser l’Etat de la Nation de l’année en cours. Même lieu : Palais des Congrès. Mêmes acteurs, les parlementaires congolais réunis en congrès. Il s’agit d’une prescription de la constitution. Placé sous la direction du président de l’assemblée nationale, Isidore Mvouba, le congrès s’est réuni en mode réduit : seuls les bureaux des deux chambres du parlement et les groupes parlementaires ont pris part à la séance plénière, dans la salle des congrès. La COVID-19 a dicté sa loi.
C’est le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Obambi qui a fixé l’auditoire sur l’ordre du jour de la séance plénière. Prenant la parole à la suite de cette brève intervention du premier secrétaire de la chambre basse, le président du congrès a rappelé le contexte dans lequel se tient la présente. Un contexte marqué par la réélection du président Denis Sassou-N’Guesso en mars 2021, a-t-il déclaré, avant d’inviter le président de la République à prendre la parole.
Les députés de la nation
Déroulant son message, Denis Sassou-N’Guesso a, d’entrée de jeu, salué les mémoires de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Justin Koumba, et de l’ancien premier ministre, Clément Mouamba, tous deux rappelés à Dieu courant cette année finissante, alors que le Congo avait encore besoin de leur expérience dans la gestion des affaires d’Etat, a déploré le chef de l’Etat.
Denis Sassou-N’Guesso a, par la suite, abordé la lutte contre la COVID-19 au Congo. Pour lui, la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, à au-moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte. L’effort d’information, d’éducation et de communication devra s’intensifier le plus largement possible et s’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le Coronavirus a-t-il instruit. « Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue », a soutenu le résident de la République, avant de réitérer son engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie.
Pour donner plus de vitalité à la gouvernance institutionnelle et systémique, Denis Sassou-N’Guesso entend réhabiliter le spectre et le réflexe de la sanction et appliquer la loi dans toute sa rigidité. Il envisage également de promouvoir le triptyque Rigueur-intégrité- efficacité, pour ne pas capituler devant l’emprise rampante de l’impunité.
Par ailleurs, le président de la République a souligné que, le futur Plan national de développement 2022 – 2026 offrira, pour les 05 prochaines années, le cadre d’exécution, de suivi et d’évaluation de l’action gouvernementale pour la création des richesses et la satisfaction des attentes légitimes du Peuple.
Denis Sassou-N’Guesso a assuré qu’il sera engagé une véritable croisade en faveur du développement de l’élevage bovin, porcin, caprin et de volaille ainsi qu’une pisciculture à grande échelle. Il s’agit ainsi de réduire les importations alimentaires dont le coût varie entre 500 et 700 milliards de francs CFA par année. Selon le président de la République, le passage à l’échelle de cette initiative novatrice et prometteuse se fonde sur un programme d’installation de 100 zones agricoles protégées qui démarrera sur l’ensemble du territoire national, dès l’année prochaine.
Le chef de l’Etat a également évoqué la lancinante question de l’emploi des jeunes en indiquant que le processus de recrutement, en rapport avec les quotas des années 2020 et 2021 pour un effectif global de 8 415 agents, est en cours d’exécution. Le gouvernement s’efforcera de maintenir ce cap dans le cadre du plan national de développement 2022 – 2026, a-t-il assuré. L’hôpital général de Ngoyo à Pointe-Noire sera mis en service au début de l’année 2022, a également déclaré le chef de l’Etat.
Pour Denis Sassou-N’Guesso, le Congo aborde l’année 2022 dans un contexte encore affecté par la pandémie de COVID-19. Aussi, a-t-il exhorté, chaque congolais à la persévérance dans l’effort. Un effort qui précède des lendemains rassurants, a-t-il précisé. Le président de la République a prévenu à ce sujet que les mesures d’assouplissement prises par la Coordination nationale de riposte sont donc susceptibles d’être renforcées de nouveau, en cas de nouvelle flambée de la pandémie. Car, « … ces mesures […] de riposte ne signifient nullement que la pandémie de COVID-19 a été définitivement vaincue dans notre pays ». Bien au contraire, « ces dispositions, qui ne doivent pas apparaître comme une mise en cause des efforts déjà investis, constituent des allègements tests et transitoires, pour mieux apprécier, à la lumière des festivités de fin d’année, l’évolution de ce fléau au Congo ».
D’où, l’impérieuse nécessité de célébrer le nouvel an, en évitant les excès et dans le strict respect des mesures de prévention et de lutte retenues.
Le Bureau de restructuration et de mise à niveau ( Brmn) a organisé ce jeudi 23 décembre 2021 à Bénin Royal hôtel de Cotonou, un atelier de formation au profit des chefs d’entreprises et des consultants partenaires du Programme de restructuration et de mise à niveau ( Prmn) sur le numérique en entreprise. C’est le directeur général du Brmn M. Airy Tonato qui a officiellement lancé les travaux avec pour communicateur, M. Stévy-Ferry Wallace, chef service communication digitale à la présidence de la République.
Ghislain Gbènakpon
« L’idée, c’est de regrouper les entreprises béninoises et de partager avec elles, l’expérience de la digitalisation au Bénin, voir avec elles comment est-ce qu’elles peuvent l’adapter à leurs entreprises respectives. Et ce matin, on a parlé des enjeux et de l’impact de la digitalisation ainsi que les avantages de ce processus de transformation pour les entreprises et quelques outils qui facilitent l’intégration de la digitalisation au sein des entreprises », a déclaré face à la presse, M. Stévy-Ferry pour ce qui est de l’essentiel de sa communication.
C’est avec le soutien financier du réseau des bureaux de mise à niveau de l’Uemoa que le Brmn a initié cette formation pour informer d’abord les différents acteurs avec qui il travaille à savoir les consultants mais également les entreprises sur ce mécanisme nouveau indispensable pour la communication qu’est le numérique.
Le Dg/Brmn Airy Tonato
« Nous rentrons dans une ère totalement nouvelle où non seulement notre pays va s’industrialiser, mais il faut qu’on soit arrimé aux nouvelles technologies de communication. Et il est important, lorsqu’on voit tous les efforts que le gouvernement fait pour faciliter la communication et la mise en service d’un certain nombre de prestations aux populations, que les entreprises que nous appuyons soient au courant de ces innovations et puissent mettre le client au cœur de leur communication », a expliqué face à la presse, le Dg Airy Tonato.
La Sg/Synavamab, Mme Anastasie Chodaton face à la presse
Au nombre des invités de marque à l’ouverture du troisième congrès ordinaire du Syndicat national unifié des vendeuses, vendeurs et assimilés des marchés du Bénin ( Synauvemab) ce mardi 21 décembre 2021 à la bourse du travail à Cotonou, il y avait Mme Anastasie Chodaton, secrétaire générale du Syndicat national des vendeuses et vendeurs assimilés des marchés du Bénin ( Synavamab) et représentante des usagers du marché Dantokpa dont elle est membre du conseil d’administration. A la faveur d’une interview à la presse, la digne fille et relève de sa feu mère, l’icône Justine Chodaton a adressé ses encouragements au Synauvemab qui a renouvelé sa confiance à la Sg Epiphanie Wandji. Lire l’intégralité des échanges.
Cause Commune : Vous venez de participer à l’ouverture des travaux du troisième congrès ordinaire du Synauvemab. Quel message vous avez-vous adressé à l’endroit des congressistes?
Anastasie Chodaton : C’est un message d’encouragement pour vraiment aller de l’avant. La Sg Mme Epiphanie Wandji met les pieds dans ceux de Mme Justine Chodaton auprès de qui elle a appris.Cela se voit et je les encourage à continuer de la sorte pour que nos voix soient portées au haut niveau. Car les femmes ainsi que les acteurs de l’informel ne sont pas souvent consultés pour les prises de décisions alors même que nous devons être associés pour ne pas se retrouver devant le fait accompli. Je les encourage donc à être cette force de défense pour ces braves femmes et tous les usagers qui vendent dans les différents marchés. Au Synavamab, nous avons un slogan à savoir, Plus Rien Pour Nous Sans Nous. Il faut qu’on soit vraiment impliqué dans les prises de décisions pour qu’on soit à l’aise dans les marchés.
Synauvemab et Synavamab se donnent donc la main pour la défense des intérêts des vendeuses et vendeurs de nos marchés.
Oui, bien sûr; parce que Synauvemab est né de Synavamab. C’est Synavamap qui a installé cette brave dame Epiphanie Wandji dans le marché de Cococodji en tant que responsable du syndicat. Et après, elle a eu l’idée de créer Synauvemab avec bien sûr le soutien et l’accompagnement de Justine Chodaton alors encore vivante. Je demande à Dieu de la fortifier pour qu’elle puisse continuer l’œuvre qu’elle a entamée.
Un message à l’endroit des gouvernants pour finir.
Je vais déjà remercier le chef de l’Etat pour le social annoncé à Porto-Novo lors de son investiture . Nous voulons le social parce que le panier de la ménagère flotte un peu. Mais aujourd’hui le social est là. Nous disons merci au chef de l’Etat. Et nous lui demandons d’être un peu encore regardant vis-à-vis du secteur informel. Que va faire le gouvernement au profit de ces braves femmes du secteur informel pour que nous puissions vraiment aller de l’avant? Il est en train de construire des marchés. Il a fait beaucoup, mais il reste encore beaucoup à faire pour nous les femmes qui représentons plus de 50% de la population. Et nous avons beaucoup œuvré pour sa réélection.
Une vue de famille des étudiants avec le ministre Maguessa Ebomé
Les 37 étudiants congolais bénéficiaires de la bourse du ministère de l’Enseignement technique et professionnel, ont regagné Brazzaville par l’aéroport international Maya Maya, en début de soirée de ce mercredi 22 décembre 2021, en provenance de Marrakech, au Maroc.
La rédaction
C’est le ministre de l’enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry MAGUESSA EBOMÉ, qui a réceptionné ces étudiants congolais sur le tarmac de l’aéroport. Protocole sanitaire oblige, en cette période de crise sanitaire, due à la pandémie à coronavirus, ils ont subi à tour de rôle un test PCR, avant de se retrouver en face du ministre de l’enseignement technique et professionnel, pour un échange en présence de leurs parents.
S’adressant à ces congolais qui ont passé des moments qu’eux seuls pourront expliquer et pour avoir fait usage d’un management persuasif et dissuasif et en sa qualité de ministre de tutelle, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé a partagé la joie des étudiants de retrouver leur pays, leurs parents et leurs amis qui leur ont longtemps manqué. « Votre séjour marocain a été tantôt heureux, tantôt pénible. Mais, en toute chose seule la fin compte. Vous retrouvez le pays après avoir été formés, à la satisfaction de tous ». Pouvait renchérir le ministre de l’enseignement technique et professionnel.
Le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé
Le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé n’a pas manqué de féliciter les parents de ces étudiants pour le soutien qu’ils ont su bien porter à leurs enfants à une période critique de la marche du pays, n’ayant pas permis au gouvernement d’honorer à cet engagement. « Vous avez apporté votre soutien citoyen et républicain. Les enfants nous reviennent, les problèmes sont en train d’être résolus ». A fait savoir le membre du gouvernement.
Ces étudiants congolais avaient finis leur formation dans une des grandes universités privées de Marrakech. Mais faute de non paiement des frais et droits universitaires, ils se sont confisqués leurs diplômes et relevés de notes. Ce qui les a plongés dans l’incertitude. Une situation que le gouvernement congolais a pris en main, avec pour premier acquis leur retour au pays, et ensuite pour tout mettre en œuvre afin qu’ils rentrent en possession de leurs diplômes, attestations de fin d’études et relevés de notes. Une manière pour l’Etat d’accompagner leur insertion professionnelle : « Le devoir d’insertion est partagé. Nous le ferons ensemble dans la mesure du possible. Les enfants ne sont pas revenus pour être fonctionnaires, mais pour servir la République…Le gouvernement encourage l’initiative privé ». A rassuré le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé.
Il faut retenir que le retour de ces étudiants est le résultat du séjour de travail entrepris au Maroc par le Ministre de l’Enseignement technique et professionnel, fin novembre et début décembre de cette année finissante. Une visite de travail qui lui a permis d’obtenir, entre autres, la délivrance des diplômes confisqués de ces étudiants congolais, faute de paiement de quelques obligations académiques. Ce succès intègre bien le management de la culture du résultat et du travail bien fait que déploie Ghislain Thierry MAGUESSA Ebomé depuis son arrivée à ce ministère, en mai 2021.
La Sg Epiphanie Wandji réélue à la tête du Synauvemab
« Le Synauvemab, un instrument de développement dans les marchés du Bénin ». C’est le thème du troisième congrès ordinaire du Syndicat national unifié des vendeuses, vendeurs et assimilés des marchés du Bénin ( Synauvemab) tenu ce mardi 21 décembre 2021 à la bourse du travail à Cotonou. La présence de la secrétaire générale du Syndicat national des vendeuses et vendeurs assimilés des marchés du Bénin ( Synavamab), Mme Anastasie Chodaton à la cérémonie d’ouverture était très remarquée. Au terme des travaux lancés par M. Appolinaire Affewé, secrétaire général de l’Unstb, la confédération d’affiliation, Mme Epiphanie Wandji a été réélue à la tête d’un nouveau bureau exécutif national.
Ghislain Gbènakpon
La secrétaire générale Epiphanie Wandji reste aux commandes du Synauvemab. C’est la grande nouvelle issue de son troisième congrès ordinaire ce mardi à la bourse du travail de Cotonou. Les congressistes délégués par la quasi-totalité des marchés de référence sur toute l’étendue du territoire national lui ont renouvelé leur confiance. A la tête d’un bureau exécutif national qui a enregistré de nouvelles entrées, elle va donc présider encore aux destinées du Synauvemab les cinq années à venir.
Une vue partielle des membres du bureau exécutif national élu du Synauvemab
L’ancienne et nouvelle secrétaire générale de cette grande organisation syndicale espère pouvoir compter à nouveau sur le soutien actif et la disponibilité de toutes les militantes et tous les militants pour mener à bien la mission qu’ils ont assignée au nouveau bureau exécutif national du Synauvemab. « Ensemble, nous allons travailler pour l’amélioration de nos conditions de travail. Nous remercions le chef de l’Etat pour la construction en cours de marchés offrant de meilleures conditions à toutes les vendeuses et de tous les vendeurs » a déclaré Mme Epiphanie Wandji.
Le Sg/ Unstb Appolinaire Affewé ici au milieu à la tribune officielle
Dans son allocution d’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’Unstb a relevé que ce troisième congrès dans la vie du Synauvemab est le signe de la vitalité de cette organisation syndicale. « C’est aussi la manifestation de la culture démocratique interne que vous vous évertuez à entretenir au sein de votre syndicat. Pour cela, votre faitière l’UNSTB, très ancrée dans la culture démocratique syndicale, vous félicite et vous encourage à poursuivre sur la même lancée », a déclaré M. Appolinaire Affewé. Il n’a pas manqué d’inviter à la fin des assises, le nouveau bureau exécutif et tous les militants à la base à se donner la main pour l’efficacité dans l’action au profit des femmes et de tous les usagers des marchés.
La réflexion sur la prise en compte des droits des étudiants et scolaires migrants n’était pas seule au menu des activités initiées par la Plateforme multi acteurs de la migration au Bénin ( Pmb) dans le cadre de la célébration de la journée internationale des migrants, édition 2021. Toujours avec le soutien financier de la Friedrich Ebert Stiftung ( Fes), elle a aussi donné la parole aux vendeurs de bétail ressortissants de la sous région pour qu’ils s’expriment sur les problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs activités. C’était à la faveur d’un atelier d’échanges dans l’après-midi de ce lundi 20 décembre 2021 à la bourse du travail à Cotonou. C’est Mme Nouratou Zato de la Fes qui a officiellement lancé les travaux en présence des responsables d’associations de migrants dont l’Union des ressortissants de la Cedeao ( Ur-Cedeao ) et le Haut Conseil des Nigériens du Bénin, des représentants des autorités à divers niveaux dont la mairie de Cotonou et L’Agence nationale de la protection sociale ( Anpc).
Ghislain Gbènakpon
« Nous déplorons qu’on nous a dégagés trois fois; ce qui n’est pas avantageux pour notre commerce. Et nous voudrions bien continuer de vendre à PK10. Nous subissons des brimades et des tracasseries policières. C’est pourquoi nous souhaiterions que la Pmb intercède pour nous auprès des autorités béninoises pour qu’on nous laisse exercer notre commerce dans la paix ». Voilà ce qu’on peut retenir de l’intervention du président des éleveurs de bétail, M. Harouna qui a été traduite par Mme Maimouna Coulibaly, la présidente du mouvement des femmes de l’Union des ressortissants de la Cedeao ( Ur Cedeao) et membre du bureau fédéral.
Une vue du panel de discussion
Il faut dire que lors des échanges, les vendeurs de bétail ont tous insisté sur le fait qu’il ne sera pas du tout facile pour eux de se rendre à Zè qui est le nouveau site de leur regroupement pour leurs activités. Les représentants de la mairie de Cotonou et de l’Agence nationale de protection sociale (Anpc ) ont tenté de réponde aux préoccupations des uns et des autres les assurant entre autres que tout sera mis en œuvre pour la sécurité à Zé.
Pmb et Fes réconfortantes
« Mesdames et Messieurs, vendre du bétail est un métier comme tout autre et ceux qui l’exercent, étant des êtres humains méritent respect et considération. Ils méritent surtout d’être traités avec dignité. C’est le sens de cet espace d’échange qui nous est offert ce soir », a expliqué Miguèle Houéto de la Pmb. Elle a fait observer que la Pmb a, aux côtés d’autres acteurs, toujours mené des activités avec différents profils de migrants, non seulement pour s’enquérir de leurs défis et besoins, mais aussi pour plaidoyer en leur faveur pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
Une vue partielle des participants
La Chargé de programme de Fes Mme Nouratou Zato va aussi remonter le moral aux migrants vendeurs de bétail : « Nous n’avons pas la prétention de trouver les solutions à vos problémes. Mais l’intérêt d’une séance comme celle-ci qui coïncide avec la journée des migrants, c’est de vous écouter, d’essayer de comprendre les problémes qui sont là. La Pmb vous considère, tant que vous avez choisi le Bénin, comme des travailleurs béninois. D’une manière ou d’une autre, tout travailleur, qu’il soit de l’informel ou du formel, contribue à la création de la richesse au Bénin. Il n’y a pas de raison que la Pmb ne s’intéresse pas à vous. Ne serait-ce que par les taxes que vous payez, vous contribuez à la richesse de ce pays »
Et dans le processus de la construction du vivre ensemble, a-t-elle poursuivi, « nous sommes tenus de nous donner la main afin que nous puissions écouter les problèmes que vous avez et trouver un écho favorable auprès des autorités. La Pmb se veut être le relai entre vous et les autorités pour trouver des solutions aux problémes que vous rencontrez ».