Port autonome de Cotonou: Le bureau d’embauche portuaire ( BEP) s’approprie les réformes

Le président du BEP, M. Baltazar Djidogbé

Le Bureau d’Embauche Portuaire (BEP) dirigé par l’Association des Sociétés de Relevage du Port Autonome de Cotonou (ASR-PAC), expose les réformes portuaires à ses mandants. L’Association des Sociétés de Relevage du Port Autonome de Cotonou (ASR-PAC) a tenu une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) ce Samedi 20 novembre 2021 au Codiam de Cotonou. Ce bureau présidé par Monsieur Baltazar DJIDOGBE s’inscrivant dans la vision du gouvernement en général et celle de l’autorité portuaire en particulier, a travers cette rencontre a exposé à ses mandants les réformes en cours au Port Autonome de Cotonou (PAC) , notamment celle relative à la mise en place du Bureau d’Embauche Unique (BEU).

Ghislain Gbènakpon

L’Association des Sociétés de Relevage du Port Autonome de Cotonou (ASR-PAC) dont l’organe technique est Le Bureau d’Embauche Portuaire (BEP) est une association composée de plus d’une trentaine de sociétés de relevage. Cette association à travers son Président a bénéficié de l’exposé des réformes portuaires en présence des partenaires sociaux. A la faveur de cette Assemblée Générale Extraordinaire du samedi dernier, le Président du Bureau d’Embauche Portuaire (BEP) et Président de l’ASR-PAC, M. Baltazar DJIDOGBE a levé le coin du voile sur l’objectif cette assemblée qu’est le processus de la mise en place du Bureau d’Embauche Unique (BEU).

Le président Baltazar Djidogbé lors de son intervention

La réforme relative à celle de la mise en place du Bureau d’Embauche Unique (BEU) a été au cœur de cette Assemblée Générale Extraordinaire, il faut rappeler qu’aux dire du Président du Bureau d’Embauche Portuaire (BEP), cette réforme souhaitée depuis plus d’une dizaine d’année sera désormais une réalité dans les jours à venir.

A cet effet, toute la main d’oeuvre occasionnelle qui intervient dans toutes les différentes structures du port sera désormais organisée et gérée par un seul bureau qui assurera l’embauche de toute cette main d’œuvre occasionnelle. Ce dernier sera mise en place par les différents manutentionnaires du port et l’ensemble des différentes sociétés de relevage réunie au sein de l’Association de Société de Relevage du Port Autonome de Cotonou (ASR-PAC) qui dirige actuellement le Bureau d’Embauche Portuaire (BEP). Le processus de la mise en place de ce bureau est la raison fondamentale pour laquelle cette Assemblée Générale Extraordinaire a eu lieu, a expliqué M. Baltazar Djidogbé, Président Bureau d’Embauche Portuaire (BEP).

Séminaire du Credaf sur le contrôle fiscal numérique: Les regards de Bernard Ouédraogo et Abdoulaye Bila du Burkina

M. Abdoulaye Bila et M. Bernard Ouédraogo

« Le contrôle fiscal à l’ère du numérique: enjeux et défis ». C’est le thème du séminaire du Cercle de réflexion et d’échanges des dirigeants des administrations fiscales ( Credaf) qui s’est ouvert ce mercredi 17 novembre 2021 à Novotel de Cotonou pour deux jours. Au détour d’une interview à la presse en marges des travaux, les membres de la délégation du Burkina Faso M. Bernard Ouédraogo, directeur du contrôle fiscal et M. Abdoulaye Bila, chef du service de gestion des recours à la direction générale des impôts ont livré leurs impressions.

Ghislain Gbènakpon

On retient fondamentalement de l’intervention du directeur du contrôle fiscal du Burkina Faso, l’évolution du chantier de la numérisation du contrôle fiscal dans son pays. « Il faut dire qu’au niveau de la Dgi Burkina, nous sommes en plein chantier dans la numérisation de l’administration fiscale. On a plusieurs outils informatiques qui sont mis en œuvre. A l’heure où je vous parle, la déclaration se fait par Issintax qui est notre système métier. Donc, le contribuable peut déclarer en ligne. Il peut même payer en ligne. Et mieux, nous sommes en train de développer aujourd’hui, l’Infocentre qui est un système de regroupement d’informations et tout ça serait fait de façon électronique. On a aussi le système de la facture normalisée. Et nous étions venus ici en mission au Bénin pour nous inspirer de l’expérience béninoise en la matière. Donc au Burkina, nous sommes vraiment lancés dans l’informatisation des métiers, mais aussi dans le regroupement d’informations pour pouvoir éviter la fraude », a soutenu M. Barnabé Ouédraogo.

Ce qui a retenu l’attention dans l’intervention du chef service gestion des recours est la pertinence de la problématique de ce séminaire du Credaf qui vient à point nommé. « Il faut dire que nos économies sont confrontées à une problématique, notamment le numérique. Vous n’êtes pas sans savoir que le numérique est en train de faire des progrès considérables et en matière de fiscalité, il faut également développer des initiatives pour maîtriser le contrôle du numérique. Car beaucoup d’entreprises tendent vers le numérique ; même la comptabilité se fait de façon numérique. Donc, il va falloir en fait développer des initiatives au sein de nos administrations fiscales pour pouvoir appréhender l’impôt. Vous savez que c’est l’impôt qui constitue les ressources pour le développement de nos chers Etats. Donc, il va falloir développer des stratégies pour maîtriser l’assiette fiscale. Il faut une technique qui permette de faire payer le juste impôt aux entreprises qui excellent dans le domaine numérique. Ce séminaire vient donc à point nommé », a soutenu M. Abdoulaye Bila.

Partenariat entre Direct-Aid et l’Anpc: 1600 kits alimentaires et 500 kits scolaires aux sinistrés des inondations de 2021

Remise symbolique des dons

Le partenariat né en 2017 entre l’Agence nationale de protection civile ( Anpc) et Direct-Aid continue de porter ses fruits. L’organisation internationale apporte son secours humanitaire aux sinistrés des communes les plus touchées par les désastres des inondations de 2021 à savoir, Bonou, Lokossa et Zogbodomey. 1600 kits alimentaires avec des produits de protection et 500 kits scolaires viennent de leur être octroyés. La cérémonie de remise officielle de ces dons d’assistance humanitaire par le Représentant Résident de Direct-Aid, M. Radouane Boukhanpra au gouvernement à travers le ministère de l’intérieur, a eu lieu ce mercredi 17 novembre 2021 au siège de l’organisation internationale à Cotonou en présence de maires des communes bénéficiaires.

Ghislain Gbènakpon

« 1 sac de riz de 25 kg, 5 sachets de spaghetti, 5 sachets de coquillettes, 5 boîtes de sardines, 1 bidon d’huile de 5 litres, 2 kg de sucre, 1 boîte de tomates, 1 kg de sel de cuisine » Voilà le kit alimentaire destiné à chaque famille sinistrée des communes bénéficiaires de ce secours humanitaire de Direct-Aid en partenariat avec l’Anpc.

Les kits scolaires par famille sont composés d’1 cahier de 200 pages, 1 cahier de 100 pages, 2 cahiers de 48 pages, 1 gomme, 1 stylo bleu, 1 stylo vert, 1 stylo rouge, 1 règle, 1 crayon, 1 trousse pour écolier. Quant aux produits de protection, il est destiné à chaque famille bénéficiaire, 5 pairs de savon palmida, 2 couvertures, 2 moustiquaires de deux places et des feuilles de tôles.

« Direct-Aid est une organisation internationale à caractère humanitaire, sociale et de développement qui a pour objectif principal, la contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations africaines. Pour y parvenir, elle intervient dans plusieurs domaines à savoir, l’éducation, la construction et la gestion des formes sanitaires, l’approvisionnement en eau potable, le domaine du social par l’octroi de microcrédits, la protection de l’enfant et de la femme ainsi que l’assistance aux personnes démunies et les sinistrés. C’est dans ce dernier cadre et dans l’application du partenariat entre Direct-Aid que s’inscrit ce secours humanitaire. », a expliqué le Représentant Résident M. Radouane Boukhanpra dans son intervention de circonstances.

Une vue partielle des kits alimentaires

Au nom des communes bénéficiaires, le maire de Comé, M. Bernard Adanhopé a exprimé toute la gratitude des populations à l’endroit de l’organisation internationale Direct-Aid. Il en sera de même pour le directeur de cabinet du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Ouorou Baro Mora qui a assuré Direct-Aid du bon usage de ces dons au profit des populations sinistrées bénéficiaires.

Numérisation du contrôle fiscal: Cheïck Diallo confiant pour la Guinée

M. Cheïck Diallo

Il s’est ouvert ce mercredi 17 novembre 2021 à Novotel de Cotonou pour deux jours, un séminaire du Cercle de réflexion et d’échanges des dirigeants des administrations fiscales ( Credaf) regroupant 30 pays d’expression française sur les enjeux et défis de la numérisation du contrôle fiscal. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Cheïck Diallo, chef d’une brigade contrôle ponctuel à la direction générale des impôts de la Guinée s’est montré confiant pour l’aboutissement du processus dans son pays. Lire ci-dessous les échanges.

Cause Commune : A la tête de la délégation de la Guinée, vous participez à un séminaire du Credaf sur le contrôle financier à l’ère du numérique à Cotonou. Quelle est selon vous la pertinence de la problématique abordée ?


Cheïck Diallo: Effectivement, avec un autre collègue, je représente la Guinée au séminaire du Credaf portant sur le numérique au service du contrôle fiscal, les enjeux et les opportunités. A l’issue de ce séminaire, il y aura des résolutions très fortes pouvant permettre à nos administrations fiscales d’utiliser l’outil numérique pour rendre plus efficaces, plus efficientes, les missions de contrôle fiscal.

Quel est l’état des lieux du numérique dans le contrôle fiscal en Guinée ?

Il faut dire qu’on a beaucoup avancé. Actuellement, on a une application qui permet la gestion de l’impôt, parce que c’est des corps de métiers. Il y a le métier de la gestion de l’impôt, le métier du contrôle fiscal et le métier de recouvrement de l’impôt. Pour ce qui est du contrôle fiscal, l’interconnexion entre les administrations publiques se passe bien ; mais ce n’est pas toutes les administrations publiques qui sont interconnectées. Donc, en Guinée, ça se passe très bien. Nous suivons nos pas . C’est vrai qu’au niveau du contrôle fiscal, nous sommes en phase de projet pour le moment. Avec le Covid-19, on a du mal à en finir. C’est en phase de projet. Sinon qu’entre administrations fiscales, l’interconnexion se passe plutôt bien. Mais s’agissant d’une application numérique dans le contrôle fiscal, le projet suit son cours.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Bassins fluviaux africains: Cotonou abrite la 4eme conférence internationale

Une vue de famille des participants

« Hydrologie des grands fleuves d’Afrique » Voilà le thème de la quatrième conférence internationale des bassins fluviaux africains qui s’est ouverte ce mardi 16 novembre 2021 au palais des congrès de Cotonou. Elle s’inscrit dans le cadre du programme de recherche Flow regimes from internationale experimental Network and data ( Friend) de l’Unesco. C’est le vice-recteur de l’Uac chargée de la coopération universitaire, le professeur Nelly Kélomé qui a officiellement lancé au nom du recteur, les travaux qui durent trois jours.

Ghislain Gbènakpon

« Former les chercheurs et techniciens de l’eau d’une part et échanger sur les problématiques de la gestion des ressources en eau dans les grands bassins hydrauliques africains et d’autres. » C’est tout l’objectif principal de cette quatrième rencontre internationale sur les grands bassins fluviaux africains décliné par le coordonnateur du programme Friend Water Afrique de l’ouest et du centre, le Pr. Ernest Amoussou du Laboratoire Pierre Pagney, Climat, Eau, Écosystèmes et Développement (LACEEDE).

Il faut dire que plusieurs thèmes de recherche fondamentale et appliquée en lien avec l’hydrologie seront abordés. « Au cours de cette conférence, des chercheurs et techniciens de différentes nationalités du monde en hydraulique, climatologie, en sciences sociales, sciences économiques et autres sciences connexes présenteront des communications et partageront leurs compétences et expériences sur la gestion des différents bassins hydrographiques d’Afrique. Car, ils renferment d’énormes potentialités comme c’est le cas des bassins hydrographiques du nil et de la vallée de l’Ouémé, les deux les plus fertiles au monde et servent aussi à la culture de contre saison dans le but de la sécurité alimentaire. », a expliqué le Vice-recteur de l’Uac, Pr. Nelly Kélomé.

Cette édition de la conférence internationale sur les grands bassins fluviaux, tout comme les précédentes, a fait observer le coordonnateur du programme Friend, le Pr. Ernest Amoussou, est structuré en deux phases: une phase de formation et une phase de communications.

COVID-19 : 168.000 doses supplémentaires de vaccin Johnson & Johnson mises à la disposition du Congo par les USA

Le chargé d’affaires Daniel Travis remettant symboliquement des doses du vaccin au Dr. Alexis Mourou-Mouyoka.

C’est le Docteur Alexis Mourou-Mouyoka, directeur du programme élargi de vaccination, qui, ce lundi 15 novembre 2021, a réceptionné des mains de Daniel Travis, chargé d’affaires de l’ambassade des USA au Congo, 168000 doses supplémentaires de vaccin Johnson & Johnson.

La rédaction

Des véhicules frigorifiques immobilisés dans la cour du programme national de vaccination contiennent des doses supplémentaires de vaccin Johnson & Johnson, mises à la disposition du Congo par les Etats Unis d’Amérique. Le geste symbolique de remise de ce don, qui vient renforcer la dynamique du Congo pour poursuivre la vaccination de masse, pour atteindre l’immunité collective a été posé par le chargé d’affaires de l’ambassade au Congo du pays donateur.

Le chargé d’affaires de l’ambassade des USA au Congo, soutenant que le gouvernement congolais est des gouvernements les plus proactifs depuis le début de la pandémie, a qualifié de fakenews toutes les allégations proférées et divulgués ça et là sur l’action de vaccin Johnson & Johnson.

Pour lui, la « campagne actuelle de vaccination que mène le gouvernement (congolais) est une opportunité pour nous tous de se protéger de la forme la plus agressive du virus, le variant Delta, qui circule et cause de sérieux dommages sanitaires en République du Congo »

Dans un communiqué publié par les services de communication de l’ambassade des USA au Congo, rapportant les propos de Daniel Travis, il est fait mention que chaque humain a le devoir de tenir le COVID-19 à l’écart, en se gardant à l’esprit les dangers qu’il pose à la sécurité de l’homme, des familles et des communautés.

Alisandre Ross, conseillère à la presse et aux affaires culturelles à l’ambassade des USA au Congo, au micro de presse, a lancé une invitation en direction des congolais à se faire vacciner, afin de permettre au pays de lutter contre cet ennemi invisible, qu’est le coronavirus.
Les vaccins distribués par le gouvernement américain sont sûrs et approuvés par l’organisation mondiale de la Santé (OMS). Et à Daniel Travis de conclure « Nous encourageons tous les congolais à se faire vacciner pour qu’ensemble nous puissions vaincre cette maladie. »

Le directeur du programme élargi de vaccination, le Docteur Alexis Mourou-Mouyoka, réceptionnant ce don, tout en exprimant les remerciements du gouvernement congolais pour ce don, s’est félicité de e partenariat avec les USA. Il a, par ailleurs à la responsabilité et à la conscience des congolais pour une vaccination de masse et l’atteinte de l’immunité collective.

Il sied de noter que l’ambassadeur des USA au Congo, la délégation de l’Union Africaine, l’UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé en République ont conjugué les efforts pour l’arrivée de 168.000 doses supplémentaires de vaccin COVID-19, Johnson &Johnson en République du Congo.

Il faut noter qu’outre le don des 470.400 doses du vaccin Johnson & Johnson fait par les USA à la République du Congo, il y a lieu de citer également le don des réactifs au laboratoire de santé publique de Brazzaville, pour réaliser les premiers dépistages de la COVID-19 et tracer les personnes contacts. La représentation diplomatique des Etats Unis d’Amérique a aidé, aussi, les personnes rendues vulnérables par les mesures prises pour lutter contre la pandémie à COVID-19 à avoir accès aux produits alimentaires de base, à travers un programme piloté par le PAM-Congo et financé par le gouvernement américain.
Le 27 août dernier les Etats Unis ont initialement un don de 302.400 doses supplémentaires du vaccin Johnson & Johnson au Congo. Ce qui porte le nombre total de doses du vaccin Johnson &Johnson offerts par les USA au Congo via l’initiative COVAX à 470.000.

Charte de l’Energie de l’Union Européenne: Oumar Bangoura expose les opportunités pour la Cedeao

M. Oumar Bangoura, Expert Juriste Principal à l’Arrec/ Cedeao

La Charte de l’Energie de l’Union Européenne est au cœur du forum régional sur la gouvernance du secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest qui se tient depuis ce lundi 15 novembre 2021 à Novotel de Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Oumar Bangoura, Expert Juriste Principal à l’Autorité de Régulation Régionale du secteur de l’Electricité de la Cedeao ( Arrec) basée à Accra au Ghana a, entre autres, levé le voile sur les opportunités que cette charte offre à la Cedeao en matière énergétique. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Dans quel cadre s’inscrit concrètement ce forum sur la gouvernance du secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest?

M. Oumar Bangoura : Nous sommes Invités à Cotonou par le secrétariat de la Charte de l’Energie de l’Union Européenne en partenariat avec la Cedeao dans la cadre de la vulgarisation du marché de l’énergie dans le monde. La Cedeao a un statut d’observateur au sein de cette charte. Ce qui permet à certains pays membres de la Cedeao d’être aussi membres ou observateur de cette charte qui pose des bases d’un commerce d’énergie entre ses membres selon les règles de l’Omc.

Que peut tirer fondamentalement la Cedeao de ce partenariat ?

Ce partenariat serait bénéfique sur deux plans à la Cedeao. Au premier plan, cela va permettre d’asseoir les bases solides d’un cadre d’investissement énergétique. Car c’est un secteur fortement capitalistique et nos États ne peuvent pas seuls faire face au développement de ce secteur. Il est nécessaire qu’il y ait ce cadre de coopération pour faciliter de pareils investissements dans notre région. Au deuxième plan, cela nous permettra de tirer avantage de leur expérience au niveau européenne pour l’établissement dans notre région du marché régional d’électricité ou de ressources d’énergies entre nos Etats.

Votre mot de fin

Je pense que cet atelier est une rencontre du donner et du recevoir pour les deux parties à savoir la Cedeao et la Charte de l’Energie de l’Union Européenne. Nous bénéficierons de leur savoir-faire et expérience puisque nous nous lançons dans le développement du marché de l’énergie dans notre région, mais en retour nous aussi nous leur donnerons des connaissances pratiques de notre région, de nos contraintes et soucis pour pouvoir adhérer pleinement au développement de cette charte dont l’ambition est d’être une Charte mondiale.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Forum sur la gouvernance énergétique en Afrique de l’Ouest: Dr. Souleymane Berthé expose les ambitions du Mali

Dr. Souleymane Berthé, Dg/ AER-MALI

Parmi les personnalités de marque au forum régional sur la gouvernance du secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest qui se tient depuis ce lundi 15 novembre 2021 à Novotel de Cotonou, il y a le directeur général de l’Agence des énergies renouvelables du Mali ( AER-Mali), Dr. Souleymane Berthé à la tête de la délégation de son pays. A la faveur d’une interview à la presse, l’homme est revenu sur la problématique abordée par le forum régional et surtout la situation de l’énergie au Mali. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : De quoi est-il concrètement question à ces assises de Cotonou sur le secteur de l’énergie ?

Dr. Souleymane Berthé : Nous sommes à une rencontre de la Cedeao qui est une initiative de Energy Charter, une organisation basée à Bruxelles donc de l’Union Européenne. C’est une organisation nouvelle à laquelle adhèrent les pays. Le Mali est pour le moment comme un pays observateur. Je pense que dès que le processus d’adhésion sera enclenché, nous ne tarderons pas à être membre. C’est une organisation qui a fait ses expériences dans les pays de l’Est et veut étendre maintenant les étendre aux pays africains. C’est une plateforme qui sera utile aux pays qui veulent une nouvelle vision avec les énergies renouvelables, amorcer une transition énergétique vers les énergies renouvelables pour être dans le concert des nations, être des pays qui vont éviter la pollution et qui se développeront avec des énergies modernes, plus propres et respectueuses de l’environnement.

Quelle est la situation énergétique au Mali ?

La situation de l’énergie au Mali actuellement est commune celle de la plupart des pays qui nous entourent. Pour le moment, nous sommes déficitaires en production suri en période de chaleur. L’énergie est produite en majorité à base de centrales hydroélectriques mais aussi des centrales diesels. Nous avons quelques centrales solaires de 50 mégawatts qui sont opérationnels depuis 2020. Dans le monde rural c’est avec l’énergie solaire que nous faisons l’électrification. Nous sommes entrain de développer des centrales de 150 mégawatts dans la région ouest du mali. Nous essayons de connecter le Mali avec les pays de la sous région. Nous sommes interconnectés avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal. Avec la Guinée, le projet est en cours. Ceci s’inscrit dans le cadre de la politique de la Cedeao pour que les pays puissent s’échanger de l’électricité entre eux. Toujours dans le cadre de cette politique, nous sommes en train de développer de grandes centrales solaires qui permettra au pays d’être producteur d’énergie propre sur le réseau interconnecté de la Cedeao.

Votre mot de fin

Aujourd’hui, les énergies sont au coeur du développement. On ne peut pas imaginer le développement sans énergie. Mais l’énergie aussi pollue, donc il nous faut aller vers les énergies propres et modernisées pour sécuriser notre approvisionnement énergétique qui est la base de tout développement.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Equité sur le marché des échanges interétatiques: Les parties prenantes du Bénin sensibilisées sur le cadre de la concurrence de la Cedeao

La tribune officielle au lancement des travaux

Il se tient depuis ce lundi 15 novembre 2021 à Bénin Royal hôtel de Cotonou, un atelier de plaidoyer et de sensibilisation des parties prenantes du Bénin sur le cadre de la concurrence de la Cedeao adopté pour le bon fonctionnement du marché régional. C’est le directeur de cabinet du ministère de l’industrie et du commerce ( Mic), M. Micaël Bassabi Djara qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce mardi 16 novembre. Il avait à ses côtés, le Représentant Résident de la Cedeao, M. Blaise Diplo Djoman.

Ghislain Gbènakpon

« Renforcer la capacité des structures nationales en charge de la concurrence et de la protection du consommateur, les professionnels concernés par les questions de concurrence, les hommes de droit, des médias et de la société civile et les amener à s’imprégner de ce cadre de la concurrence de la Cedeao dans la perspective de son appropriation ». Voilà ainsi décliné par le directeur de cabinet du Mic, M. Micaël Bassabi Djara, l’objectif de cet atelier de plaidoyer et de sensibilisation des parties prenantes du Bénin sur le cadre de concurrence de la Cedeao.

Une vue de famille des participants

Comme l’a rappelé le Représentant Résident de la Cedeao dans son intervention de circonstances, c’est en décembre 2008 que la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a adopté non seulement les règles communes de la concurrence qui doivent s’appliquer dans tous les Etats membres mais également décidé de la création de l’Autorite régionale de la concurrence de la Cedeao ( Arcc) chargée de veiller à la mise en œuvre desdites règles communes pour, entre autres, garantir des conditions de concurrence juste et équitable à tous les acteurs du marché. Et la mise en application effective des dispositions contenues dans cette législation passe nécessairement par son appropriation par les parties prenantes.

Une vue partielle des participants

« Le démarrage des interventions de l’Arcc étant imminent, il s’est avéré nécessaire de sensibiliser les acteurs du commerce et les consommateurs de tous les Etats membres de la Cedeao sur les règles communes de la concurrence, ainsi que sur l’existence et les pouvoirs de l’Arcc. Le Bénin est le 4eme pays à accueillir cet atelier après la Gambie, le Togo et le Ghana. Les prochaines session se tiendront en Côte d’Ivoire, au Nigeria et ensuite dans les autres pays. », a expliqué le Représentant Résident, Blaise Diplo Djomand

Deuxième édition du concours Art Pro Pme: L’Etude de Me Emile Kouton valide les résultats

Me Emile Kouton ( en tenue locale), huissier de justice

M. Bonaventure Agbon, catégorie littérature avec « voix intérieure » et Mme Christiane Baménou, catégorie web vidéo dans « Totchénou ». Ce sont les deux lauréats de la deuxième édition du concours Art Pro Pme dont les résultats ont été validés par l’étude de Me Emile Kouton, huissier de justice près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo et près la cour d’appel de Cotonou. A la faveur d’une interview à la rédaction, l’homme est revenu sur le processus de validation des résultats dudit concours par son étude. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.

Cause Commune : Votre étude a été choisie pour la supervision du processus de validation des résultats du deuxième concours Art Pro Pme organisé par Charm Communication et l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises ( Anpme). Expliquez-nous le processus.

Me Emile Kouton: Effectivement, c’est nous qui avons supervisé. Tous les résultats ont été centralisés à notre niveau par les trois membres du jury. L’ agence Charm Communication nous a fait aussi tenir leurs résultats, des likes par les internautes sur la plateforme de l’Anpme.
Et ces résultats une fois centralisés à notre niveau, nous avons les notations des membres du jury qui comptent pour 70 %. Nous avons totalisé les notes des membres du jury qu’on a divisées par 3 pour avoir la note de chaque candidat, que ce soit la catégorie vidéo ou la catégorie littérature. Il en a été de même pour la catégorie des likes sur la plateforme. 1000 likes équivalent à 30 points. On fait donc une règle de trois pour chaque candidat par rapport au nombre de likes obtenus pour trouver la note qui lui revient. Nous additionnons les notes des likes et celles des membres du jury pour trouver une note sur 100.

Présentez-nous votre étude et dites un mot à l’endroit de tous les participants au concours.

L’étude dont j’ai la charge est située à Porto-Novo, lieu dit St Pierre. Un huissier est un agent assermenté nommé par décret. Nous sommes des agents d’exécution de décision de justice, de signification, de constatation. Je pense que tous les candidats qui ont postulé à ce concours n’ont pas démérité. Mais parmi tout ce monde, il faut un gagnant par catégorie. Nous remercions l’Anmpe pour l’initiative.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon