Dégradations environnementales et dérèglement climatique : L’Uita-Bénin outille ses membres sur son impact sur l’agriculture

Le Coordonnateur Guillaume Tossa lançant les travaux

« Dégradations environnementales et Dérèglement climatique : Impact sur l’agriculture au Bénin ». C’est le thème du séminaire national de formation syndicale que l’Uita-Bénin organise depuis ce mardi 7 décembre 2021 au Codiam de Cotonou à l’intention de ses membres. Les travaux qui prennent fin ce mercredi 8 décembre ont été lancés par le coordonnateur, Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon

« Amener les participants à s’approprier les concepts de dégradations environnementales et de dérèglement climatique et les outiller sur leurs impacts sur l’agriculture au Bénin ainsi que le rôle des organisations syndicales dans la lutte contre ces phénomènes. » Voilà un peu l’objectif général de ce séminaire national de formation initié par l’Uita-Bénin.

De façon spécifique, il s’agit pour les participants, entre autres, d’avoir une maîtrise des dégradations environnementales, du dérèglement climatique et de leur impact sur l’agriculture, d’apprécier les politiques et programmes mis en œuvre pour limiter les conséquences de l’action humaine sur l’environnement et le climat, d’identifier les actions à engager en synergie pour induire les mutations et transformations nécessaires à la logique du développement durable.

Une vue partielle des participants

« Nous contributions chaque jour à la dégradation de l’environnement dans lequel nous vivons à travers la pollution atmosphérique, la déforestation, la surpêche et que sais-je ? Nos actions individuelles paraissent anodines mais globalement elles sont nocives pour nous-mêmes. », a fait observer dans son allocution d’ouverture, le coordonnateur Guillaume Tossa.

Des communications conséquentes au rendez-vous

Plusieurs communications sont inscrites au programme des deux jours de formation syndicale. Au premier jour, les participants ont eu droit à trois communications. La première présentée par M. Séverin Nsia est intitulée « Les dégradations environnementales : définition, manifestations et causes ». La deuxième a porté sur le dérèglement climatique et ses probables conséquences et a été présentée par le Pr. Ibouraïma Yabi. « L’action humanitaire et son importance dans les dégradations environnementales et le dérèglement climatique ». C’est la troisième communication qui a été présentée par M. Séverin Nsia.

Les travaux se poursuivent ce mercredi 8 décembre avec une communication du Dr. Harry Jeer Vidéro intitulée « Impact des dégradations environnementales et du dérèglement climatique sur l’agriculture au Bénin ». La cinquième présentation va porter sur les stratégies de lutte contre les dégradations environnementales, le dérèglement climatique et le rôle des organisations de la société civile notamment des syndicats avec pour communicateur, M. Farris Okou.

Entretien avec Salomon Odjo du BEN: Tout sur le conseil national et le congrès extraordinaire de Fcbe

M. Salomon Odjo, Pdt du comité préparatoire et d’organisation

« Parti Fcbe face aux défis de la réforme du système partisan » C’est le thème du conseil national et du congrès extraordinaire du parti Fcbe qui se tiennent respectivement ce vendredi 10 et samedi 11 décembre 2021 à l’hôtel Jeco de Dassa. A la faveur d’une interview à la presse, le président du comité préparatoire et d’organisation, membre du bureau exécutif national ( BEN), M. Salomon Odjo a dit tout sur les assises de la plus grande formation politique de l’opposition béninoise.

Ghislain Gbènakpon

« Ce que le régime actuel reprochait à l’ancienne charte des partis politiques en initiant la réforme du système partisan sanctionnée par une loi, c’est la transhumance, le pléthore de partis politiques, la création de clubs électoraux qui s’érigent en partis politiques. On veut limiter les partis politiques au maximum à trois ou quatre. Voilà que malgré la réforme, la transhumance continue. Des partis politiques clubs électoraux continuent d’être créés ça et là à travers le pays. C’est pour cela que le parti Fcbe a décidé de mener la réflexion sur toutes ces questions », a déclaré M. Salomon Odjo pour lever le voile sur ce qui sous-tend le choix du thème du conseil national et du congrès extraordinaire du parti Fcbe qui se tiennent le week-end prochain à Dassa.

Il ressort des éclairages du président du comité préparatoire et d’organisation que sont attendus, tous les membres du bureau exécutif national, les maires, les élus communaux représentés par une personne au niveau de chaque commune, les membres de la coordination des 24 circonscriptions électorales et les secrétaires exécutifs au niveau des 77 communes du Bénin. C’est donc les responsables à tous les niveaux du parti qui sont invités pour la réflexion.

Des objectifs précis

Selon M. Salomon Odjo, le Conseil national et le congrès extraordinaire de Vendredi et samedi poursuivent deux principaux objectifs. Le premier répond à un besoin de bilan et de perspectives. « Lorsque vous êtes un parti politique animant la vie politique nationale, aspirant naturellement à conquérir le pouvoir d’Etat et à l’exercer, et que vous avez participé à deux élections consécutives, il est quand-même normal que vous vous réunissiez, faire le point, savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché », a expliqué M. Salomon Odjo.

Le second principal objectif répond à un besoin de rassurer la base par ces temps un peu mouvementés chez les cauris. « L’autre chose, le parti Fcbe connait à présent la situation que tout le monde sait. A savoir, les démissions tous azimuts qui sont des complots ourdis contre le parti avec des élus communaux qui démissionnent ça et là dans nos fiefs. Il faut donc que les responsables du parti se réunissent pour rassurer les militants à la base que ces démissions n’ébranlent guère le parti. Ce ne sont pas ces individus achetés à coût de millions qui font la base. Ce n’est pas des démissions massives. C’est des élus communaux qui ont été débauchés. Les bases du parti restent et sont toujours là. Le parti Fcbe est un parti de masse, un parti d’envergure nationale qui est représenté sur toute l’étendue du territoire national », a, soutenu M. Salomon Odjo.

Par ailleurs, poursuit le président du comité préparatoire et d’organisation, il faut dire qu’il y a plein de nouvelles adhésions au parti et pas des moindres que le congrès est appelé à présenter aux responsables à tous les niveaux et à recaser au niveau des instances dirigeantes.

Lutte contre la pandémie de la Covid-19: l’Uita-Bénin sensibilise à nouveau ses syndicats de base

Une vue de famille des participants

Pour la quatrième fois, les organisations syndicales du Bénin affiliées à l’Uita ont bénéficié d’une séance de sensibilisation sur la pandémie de la Covid-19. C’était ce lundi 6 décembre 2021 au Codiam de Cotonou sous la houlette du Coordonnateur de l’Uita Bénin, M. Guillaume Tossa. Avec une communication inaugurale sur la pandémie et les mesures de prévention présentée par Dr. Géraud Padonou, médecin épidémiologiste.

Ghislain Gbènakpon

Les manifestations de la pandémie du Covid-19, les mesures de prévention et les différents variants enregistrés jusque-là. Voilà donc les grandes lignes de la communication introductive de cette quatrième sensibilisation des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita. Dans sa présentation, Dr. Géraud Padonou va beaucoup insister sur la vaccination qui constitue, souligne-t-il, le moyen le plus sûr de prévention en dehors des gestes barrières.

Une vue partielle des participants

La communication a suscité chez les participants, plusieurs questionnements illustrant à suffisance les appréhensions des populations sur la vaccination qui reposent souvent sur des idées reçues. Des appréhensions que Dr. Géraud Padonou a tenté de dissiper en relevant les nombreux avantages de la vaccination. « La Covid vient avec son lot de Fake news et rumeurs. Et ceci tous les jours. C’est vrai que c’est fatiguant, parfois même énervant. Mais c’est notre rôle de faire de la pédagogie, d’expliquer aux gens pourquoi il faut absolument se faire vacciner », a-t-il déclaré à la faveur d’une interview à la presse.

Un nouveau départ

« Faire le point de ce qui a été fait pour prendre un nouveau départ dans la lutte contre la pandémie du coronavirus ». C’est en ces termes que la présidente du Comité des femmes des syndicats du Bénin affiliés l’Uita ( Cofesyb/Uita), Mme Nouratou Gambia a relevé l’objectif de cette quatrième sensibilisation sur la Covid-19.

La tribune officielle au lancement des travaux

En lançant les travaux, le Coordonnateur du Comité national des syndicats du Bénin affiliés à l’Uita (Conasyb-Uita) a rappelé aux responsables syndicaux participants, leur rôles et responsabilités. « Vous savez certainement que dans cette lutte, votre responsabilité est lourde. Elle est lourde et à la fois engagée. Elle doit être engagée parce-que c’est à vous qu’il revient de sensibiliser les travailleurs à chaque instant pour qu’ils ne baissent pas la garde. C’est pour continuer à vous accompagner dans ce travail que vous faites au quotidien dans les entreprises, les administrations et autres que nous avons proposé à notre Internationale Uita d’organiser une quatrième sensibilisation. », a déclaré M. Guillaume Tossa.

Remise de …
… dispositifs de …
… protection aux …
….Sg des syndicats.

Il faut dire qu’effectivement, les différents syndicats affiliés à l’Uita ont fait le point des actions menées depuis la troisième sensibilisation contre la pandémie. Et comme les deux précédentes fois, l’un des temps forts de cette quatrième sensibilisation a été la remise de dispositifs de protection aux secrétaires généraux des organisations syndicales.

Coopération : la Chine et le Congo engagés à intensifier les échanges de haut niveau

Le président Denis Sassou-N’guesso avec son hôte

La promotion véritable des intérêts communs des pays en voie de développement et la valorisation du véritable multilatéralisme vont alimenter les relations sino-congolaises. C’est bien la substance du communiqué final sanctionnant la rencontre entre le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso et le Directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du Parti Communiste Chinois (PCC), YANG Jiechi, ce dimanche 5 décembre 2021, au palais du peuple, à Brazzaville.

La rédaction

La rencontre entre Denis Sassou-N ’Guesso et M. YANG Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, Directeur du Bureau de la Commission des affaires étrangères du Comité central du PCC, traduit l’excellence des relations entre Congo et le Chine. YANG Jiechi a souligné que sous l’impulsion personnelle et la direction des deux chefs d’État, le partenariat de coopération stratégique global sino-congolais a fait des progrès à pas de géant, indique le communiqué final, qui précise que la Chine est disposée à intensifier les échanges de haut niveau avec le Congo et à travailler pour que les deux pays se soutiennent fermement sur les questions d’intérêt fondamental respectives, reflétant la spécialité et le niveau élevé de leur partenariat stratégique global.

Une vue de la rencontre

Ce communiqué ajoute que, la Chine fera de la mise en œuvre des acquis de la 8ème Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine une opportunité de continuer à soutenir inlassablement le Congo dans sa lutte contre la pandémie, à valoriser et cultiver la nouvelle complémentarité et les nouveaux pôles de croissance dans la coopération bilatérale, et à promouvoir de manière progressive, la coopération pragmatique dans les domaines de la construction d’infrastructures, parcs industriels, afin d’appuyer le développement économique et social du Congo.
YANG Jiechi a indiqué que, la Chine et le Congo, deux pays en développement, partagent un large consensus sur les dossiers internationaux, poursuit le même document, tout en notant, par ailleurs, que les deux parties devront multiplier la coopération dans la lutte conjointe contre l’unilatéralisme, pour sauvegarder le véritable multilatéralisme, l’équité, la justice internationale et les intérêts communs des pays en développement.

La même source souligne que, le Président Sassou-N’Guesso a demandé à Yang Jiechi de communiquer au président XI Jinping ses meilleurs vœux et sincères félicitations pour le centième anniversaire du PCC, tout en réitérant que la partie congolaise accorde une importance majeure au partenariat de coopération stratégique global entre les deux pays, et en témoignant sa gratitude envers la partie chinoise pour son soutien précieux dans la lutte contre la Covid-19 et la reprise économique.
Denis Sassou-N’Guesso, selon le document, a souligné que, le Congo s’attache fidèlement au principe d’une seule Chine, tout en espérant une coopération plus approfondie dans divers domaines tels que l’énergie, le façonnage, les transports et l’agriculture.

Il a en outre, réaffirmé le souhait du Congo à œuvrer davantage avec la Chine à la coordination dans les affaires au sein de l’ONU et au niveau continental, à la lutte contre les actes unilatéralistes mais pour ceux du multilatéralisme, à la promotion commune du développement pacifique de l’Afrique et du monde.
YANG Jiechi a rencontré le jour même le ministre des affaires étrangères, de la francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso mentionne le communiqué final.

Rencontre des Maraîchers Eco Santé Ouest-Africains: D’importantes recommandations à la 10eme Concertation de Cotonou

Le coordonnateur sous-régional Uita-Afrique de l’Ouest, M. Abdourhimou Diaouga clôturant les travaux

Démarrés le 1er décembre 2021 à l’Institut des sciences biomédicales appliquées ( Isba) de Cotonou, sous la houlette de l’Uita, les travaux de la 10eme Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé ont pris fin ce vendredi 3 décembre avec d’importantes recommandations. Et avec pour objectif, davantage d’efficacité dans les actions du Réseau africain des maraîchers Eco Santé ( Rames) pour l’expansion de l’approche Eco Santé dans l’agriculture maraîchère sur tout le continent.

Ghislain Gbènakpon

Trois catégories de recommandations figurent dans le rapport général de la 10eme Concertation Interafricaine des maraîchers Ecosanté de Cotonou sur laquelle les rideaux viennent de tomber. D’abord, les coordinateurs pays du Rames sont invités à chercher à vérifier la mise en exécution des programmes validés par chaque pays, à étendre la subvention aux autres pays s’ils remplissent les conditions et à envoyer le rapport général de la Concertation à tous les pays.

Ensuite, à partir de cette année, tout pays ayant reçu la subvention de l’Uita doit faire la situation économique des dépenses engagées, disposer d’un cahier journal (recettes et dépenses) et d’un livre comptable. Et la cotisation des pays membres de Rames doit se faire dans un bref délai.

Il faut dire que le payement régulier des cotisations des pays membres et l’existence du démembrement du Rames ont fait l’objet d’une recommandation spéciale.

Une formation continue

Cette 10eme Concertation a été l’occasion pour les délégations des maraîchers Eco Santé des pays membres du Rames de suivre une formation continue sur diverses thématiques. « La structuration d’un circuit commercial national: Rôle et responsabilité des Maraichers Eco Santé ». C’est le thème de la première communication présentée par Dr. Armel Mensah, chercheur à l’institut national de recherche agronomique du Bénin.

Le deuxième thème a porté sur « L’approche Eco Santé et Maraichage : les défis d’une innovation » présenté par le professeur Paul Ayelo, Médecin du travail à l’Unité de Recherche et Enseignement en Santé au Travail et Environnement ( Ureste). C’est M. Joël Azagba qui a présenté la troisième thématique intitulée « Les systèmes de polyculture, rotation et assolement dans le maraichage: Impact sur la qualité des sols et la production »

Les débats qui ont suivi ces différentes communications ont permis aux maraîchers Eco Santé de mieux cerner les contours de l’approche Eco Santé dans l’agriculture maraîchère.

Des difficultés rencontrées

Au cours des travaux de cette 10eme Concertation, il y a eu la présentation des rapports d’activités de chaque pays membres du Rames depuis la subvention de 2019. Occasion pour les maraîchers Eco Santé d’exprimer leurs difficultés dans l’exercice de leurs activités.

Il en est ainsi des problèmes fonciers liés au déguerpissement des producteurs éco santé du Benin de leur site initial par l’Etat, de la confusion des produits bio avec le conventionnel par les marchandes et les consommateurs, de la méconnaissance des dangers des produits chimiques, de l’insuffisance de mesures d’accompagnements dans la production bio et de l’insuffisance d’appui technique et financier.

Il a été aussi question de la rareté des matières bio dégradables pour la fabrication du compost et des difficultés d’adoption des méthodes alternatives de lutte phytosanitaire due à l’absence d’effet choc sur les ravageurs des cultures.

Le présentateur du rapport général, M. Amadou Ousmane

Ce sont autant de difficultés rencontrées par les maraîchers Eco Santé que le Rames, l’Ureste et l’Uita se donnent la main pour y faire face au profit de la bonne santé des populations. « Comme vous le savez, le développement, c’est d’abord et avant tout la recherche permanente de la satisfaction des besoins de nos populations, l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs et travailleuses », a déclaré le Coordonnateur sous régional de l’Uita-Afrique de l’Ouest M. Abdourhimou Diaouga dans son allocution de clôture de la 10eme Concertation Interafricaine des maraîchers Eco Santé.

Numérique : le Congo amorce le processus de la digitalisation de sa poste

Le ministre Léon Juste Ibombo

La poste congolaise face aux enjeux de la digitalisation, cette préoccupation a figuré au cœur de l’atelier de restitution des études sur la digitalisation de la poste congolaise, organisé à Brazzaville, par le par le ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, en présence des agents et cadres de la société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO).

La rédaction

L’Union africaine n’entend pas exclure le secteur postal de la révolution numérique. Une étude a été menée par les experts de l’Union africaine dans le dessein d’accompagner le Congo dans sa marche vers la révolution digitale intégrale. Les conclusions de ces études ont été présentées au ministre de tutelle, à l’administration et aux agents de la poste. Les études ont été entreprises en application de la décision 1074 du conseil exécutif, qui fait obligation à la Commission de l’UA de développer des stratégies et des plans sectoriels de mise en œuvre des stratégies de transformation numérique.

L’étude a porté sur la numérisation harmonisée des services postaux. Avec le soutien de l’Agence française de développement et d’Expertise France, cette étude a porté sur les nouveaux services postaux en tant que centres logistiques pour le E-commerce, le E-administration, l’inclusion financière, la promotion du commerce intra-africain en rapport avec l’effectivité de la ZLECAF. Le travail réalisé par ces différents partenaires du Congo visait entre autres objectifs le soutien au développement de l’activité postale intra-africaine, l’intégration par les Etats des questions de souveraineté liées au développement numérique de la poste, l’évaluation de niveau d’inclusion de la transformation numérique de la poste.

Cette étude a ressorti le niveau d’avancement du processus, ses faiblesses et ses forces. Elle a aussi produit une fiche analytique et comparée de la digitalisation postale au Congo, dont le contenu déterminera les propositions pertinentes censées accélérer le processus. Présentant les conclusions de cette étude au ministre Léon Juste Ibombo, en présence des agents de la poste congolaise, le chef de la mission Expertise France, Dominique Colin, a précisé qu’ « Au cours d’une semaine d’intense activité, nous avons travaillé avec le régulateur, la Société des postes et de l’épargne du Congo et l’ensemble de ses partenaires. » Pouvait-il renchérir avant de soutenir que : « La poste n’a pas d’adversaires, elle n’a que des partenaires. La transformation digitale devient un impératif et il faut en évaluer les tenants et les aboutissants. »

Une vue des participants

« Comprendre ce qui est fait et ce qui reste à faire. Connaître l’expérience des pays ciblés, dont certains sont assez avancés et la partager avec d’autres. » C’est bien la substance de cette étude, dont le rapport a été adressé au gouvernement du Congo, ainsi d’autres pays africains, pour la prise des dispositions par rapport aux recommandations découlant de ces résultats.

El Hadj Gley, consultant international, ex-PDG de la poste Tunisie et ancien ministre tunisien des postes, dans son exposé a fait état de «la ferme volonté du ministre (Léon Juste Ibombo) d’aller de l’avant dans la transformation digitale de la SOPECO…à travers le commerce électronique, de l’administration électronique…la dotation de la SOPECO du statut d’émetteur de monnaie mobile… ». En définitive, pour ces experts, la poste se développe grâce à la logistique du courrier, aux paiements financiers et au digital.

Intervenant pour la circonstance, Léon Juste Ibombo, ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique a invité la SOPECO à retrouver une dimension essentielle dans ce processus de transformation digitale de la poste congolaise, à savoir « la confiance », qu’incarnait jadis la poste congolaise « Nzete ya mbongo ». Léon Juste Ibombo a rappelé l’avance prise par le gouvernement dans ce sens : « C’est dans ce cadre que nous avons fait approuver en conseil des ministres la stratégie nationale de développement de l’économie numérique, Congo vision digitale 2025. » A dit le ministre Ibombo avant d’ajouter « L’étude a suggéré la prise de part opérationnelle de la Poste dans les trois piliers de ladite stratégie, à savoir, le e-gouvernement, le e-business, le e-citoyen, pour lui permettre d’atteindre les objectifs spécifiques précités ».

En somme, l’étude ainsi réalisée constitue la preuve de coopération et de solidarité intracontinentale, indispensable entre la République du Congo et la Commission de l’Union Africaine, dans un secteur postal, qui doit surmonter les exigences du monde actuel. La poste congolaise se doit, ainsi, d’écrire une nouvelle page de son histoire. Sa survie est à ce prix.

Système de Propriété Intellectuelle en Afrique : Mahamadi Tassembédo expose les avancées au Burkina Faso

M. Mahamadi Tassembédo, Dg Centre National de la Propriété Industrielle/ Burkina Faso

Au nombre des personnalités de marque à la 61eme session ordinaire du conseil d’administration de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle qui s’est ouvert ce vendredi 3 décembre 2021 à Cotonou par la réunion des experts, il y a le directeur général du Centre national de la propriété industrielle du Burkina Faso, structure nationale de liaison avec l’Oapi. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Mahamadi Tassembédo, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, levé le voile sur les avancées du système de propriété intellectuelle au pays des hommes intègres. Lire ci-dessous, l’intégralité.

Causse Commune : Quels sont les objectifs de cette session de l’Oapi manifestement statutaire?

Mahamadi Tassembédo: Oui. Il faut dire que chaque année, courant première quinzaine du mois de décembre, se tient de manière tournante, la session ordinaire du conseil d’administration. Et au cours de cette session ordinaire, il est examiné un certain nombre de dossiers. Pour cette année, plusieurs dossiers sont inscrits à l’ordre du jour, notamment les rapports d’activités, les questions techniques telles que la révision des grilles tarifaires pour un certain nombre de titres de propriétés intellectuelles, également les questions de développement et de promotion des systèmes de propriété intellectuelle dans son ensemble, sans oublier les questions connexes, les questions financières et les projections pour l’année à venir.

Quel est l’état de la propriété intellectuelle au Burkina Faso ?

Il faut dire que le système de propriété intellectuelle au Burkina est à l’image de celui des pays de l’espace Oapi. Le système n’est pas encore bien perçu par l’ensemble des acteurs économiques; même si nous pouvons remarquer que depuis quelques années des efforts sont fournis par le gouvernement pour faire de ce système, un outil stratégique pour le développement socioéconomique. A cet titre, plusieurs initiatives se développent au niveau du Burkina, notamment un projet pilote de labellisation des produits du terroir. Et à ce niveau, nous pouvons dire que les résultats sont tangibles. Nous avons procédé à la labellisation de plusieurs produits du terroir sous forme de marque collective et d’indication géographique. Il s’agit du pagne tissé Faso Dan Fani, du beurre de karité, du pagne teint koko dunda en marque collective et du chapeau de Saponé en Indication Géographique qui fait partie des toutes premières de l’espace Oapi. Il y a également au niveau de la protection, un accroissement sensible depuis ces trois dernières années de l’utilisation par les acteurs économiques tant du secteur privé, qu’au niveau de la recherche et du monde universitaire.

Votre mot de fin.

Je vais inviter les acteurs économiques à s’approprier cet outil de développement, mais également inviter l’Oapi à davantage soutenir les Etats pour que cet outil qui a déjà fait ses preuves dans les pays développés puisse contribuer également au développement socioéconomique de nos États dans lesquels les défis de développement sont énormes. Défis auxquels le système de propreté intellectuelle pourra apporter des éléments de réponses.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à la réunion des experts de la 61eme session ordinaire du conseil d’administration de l’Oapi

10ème Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé: Mettre l’agriculture maraîchère au service de la prévention de la faim et de la maladie en Afrique

Une vue de famille des participants

« Prévenir la faim et la maladie en Afrique par une agriculture maraîchère saine ». Voilà le thème de la 10ème Concertation Interafricaine des Maraîchers Eco Santé qui se tient depuis ce mercredi 1er décembre 2021 à l’Isba de Cotonou. C’est le Coordonnateur sous régional de l’Uita-Afrique de l’Ouest M. Abdourhimou Diaouga qui a officiellement lancé les travaux qui prennent fin ce vendredi 3 décembre . Les maraîchers Eco Santé venus de plusieurs pays du continent sont bien accueillis par l’Uita-Bénin avec à sa tête le Coordonnateur Guillaume Tossa.

Ghislain Gbènakpon

Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Togo et Sénégal. Ce sont les pays d’où viennent les maraîchers Eco Santé qui sont à leur 10eme concertation à Cotonou pour mettre l’agriculture maraîchere au service de la prévention de la fin et de la maladie en Afrique. Il s’agit d’une initiative de l’Uita au profit du Réseau africain des maraîchers Eco Santé ( Rames)

« Nourrir plus, mais nourrir mieux une population sans cesse croissante et de plus en plus pauvre avec un système de production agricole à la merci des aléas climatiques n’est-il pas devenu un défi pour la politique agricole au niveau de l’Afrique et particulièrement de l’Afrique de l’Ouest? » Voilà selon le coordonnateur de l’Uita-Afrique de l’Ouest, la problématique au cœur de cette 10eme concertation des maraîchers Eco Santé.

Le lancement des travaux

M. Abdourhimou Diaouga fait observer que Nourrir plus renvoie à la dynamique du système de production agricole à répondre au besoin alimentaire d’une population sans cesse croissante. Et Nourrir Mieux, poursuit-il, renvoie à la qualité de l’alimentation en termes d’éléments nutritifs et des sels minéraux qu’il apporte pour « le maintien de l’organisme en bon état de santé, mais surtout exempt des résidus des pesticides et d’autres intrants agricoles susceptibles de mettre en péril la santé du consommateur. »

« Que ton aliment soit ton médicament »

Dans son intervention, le Pr. Paul Ayélo de l’Unité de Recherche et Enseignement en Santé au Travail et Environnement ( Ureste) a relevé l’importance de l’adage  » Que ton aliment soit ton médicament. ». Lorsque les producteurs agricoles, a-t-il poursuivi, s’unissent pour mettre en œuvre cette vision qui rime « avec notre approche Ecosanté, nous les scientifiques, ne pouvons que nous en réjouir ».

Une vue partielle des participants

Le président du Rames espère que cette 10eme concertation va contribuer davantage au rayonnement de l’approche Eco Santé dans l’agriculture maraîchère. « L’approche Eco Santé est aujourd’hui incontournable. Nos populations ont besoin d’une alimentation saine pour augmenter leurs expérances de vie sur terre, raison pour laquelle nous devons œuvrer pour grandir le cercle des maraîchers Eco Santé et mettre effectivement en pratique toutes les formations que nous recevons lors de nos concertations », a déclaré M. Charles Bewa.

Protection de la vie privée : L’APDP procède à la formation des tout premiers délégués à la protection des données personnelles

Une vue partielle des participants

Il s’est tenu du lundi 29 novembre à ce jeudi 2 décembre 2021 à Novotel de Cotonou, un séminaire de formation des délégués à la protection des données personnelles. C’est une initiative de l’Autorité de protection des données personnelles ( APDP). Les travaux se sont déroulés sous la houlette du président de l’APDP, Me Yvon Détchénou et du rapporteur, M. Amouda Abou Seydou qui se sont confiés à la presse

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit de les outiller à pouvoir accompagner leurs structures dans la protection, la sécurité et aussi et surtout la mise en conformité de tout ce qu’ils font comme traitement pour empêcher la structure de tomber sous le coup de la loi. Car la loi est aujourd’hui exigeante par rapport à la collecte et au traitement des données à caractère personnel qui quand même exige un certain nombre de principes comme licéité, transparence, consentement, … etc ». Ainsi s’exprimait face à la presse, le rapporteur de l’APDP, M. Amouda Abou Seydou pour lever le voile sur l’objectif de cette session de formation au profit des délégués à la protection des données personnelles.

M. Amouda Abou Seydou, Rapporteur de APDP

Ces derniers, poursuit-il, servent de point focal entre leurs structures respectives et l’APDP: « Donc le délégué à la protection des données personnelles est l’interlocuteur de sa structure auprès de l’Apdp. Il est donc en quelque sorte un conseiller de sa structure sur la mise en conformité de tous les traitements qui vont être effectués par elle ». Les délégués à la protection des données personnelles participant à cette formation proviennent de plusieurs structures étatiques ou privées qui collectent de façon massive des données personnelles. Il s’agit, entre autres, des réseaux GSM, des banques, des mairies, des préfectures.

Tout le monde concerné

Il ressort de l’intervention du président de l’APDP qu’au-delà des délégués à la protection des données personnelles, tout le monde est concerné par cette formation. « Si l’APDP a initié cette formation, ce n’est pas à l’endroit de ci ou de ça. C’est à l’endroit de tout le monde. C’est vrai que ceux qui sont dans la salle sont des gens qui ont des fonctions particulières dans le processus de protection des données personnelles. Mais la formation concerne tout le monde aujourd’hui. Notre vie privée, nos aspects les plus personnels en termes de santé, en termes de comportements sont protégés par la loi. Donc, il importe que nous veillons à ce que tout le monde respecte cette loi pour que nous soyons tous protégés », a soutenu Me Yvon Détchénou.

Le président de l’APDP, Me Yvon Détchénou

Soirée internationale de la Réflexologie, édition 2021: Les Réflexologues mobilisés contre la Covid-19

Le président Jacques Gbadessi entouré des autres membres de la tribune officielle

« La réflexologie face à la crise de Covid-19 ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce samedi 27 novembre 2021 au Codiam de Cotonou pour le compte de cette année, la soirée internationale de la réflexologie. Les manifestations de ladite soirée qui ont connu la participation des réflexologues venus de Bénin, Togo, Cap-Vert, Sénégal le Ghana, le Tchad et la France ont été lancées par M. Jacques Gbadessi, président de l’Association béninoise des réflexologues ( Abr) et président du réseau africain des réflexologues.

Ghislain Gbènakpon

« Le thème de cette année est très audacieux car parler de la Covid-19 avec la réflexologie, ce n’est pas gagné d’avance. Nous sommes dans le système, nous apportons le bien-être, la guérison, donc nous sommes aussi appelés à travailler dans ce sens. Il s’est agi de permettre aux réflexologues de s’exprimer sur ce qu’ils font et ce qu’ils peuvent apporter en cette période de pandémie. Vous savez, la réflexologie est une technique qui permet au corps de renforcer son système immunitaire, de gérer le stress. Donc, il s’agit de gérer le stress et de renforcer le système immunitaire de ceux qui ne sont pas encore malades. Donc nous intervenons à titre préventif mais aussi à titre curatif », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse, le président Jacques Gbadessi.

Une vue partielle des participants à la soirée internationale de la Réflexologie édition 2021

Le président du réseau africain des réflexologues est revenu sur le sens qu’il faut donner à la soirée de la réflexologie. « Vous savez, la réflexologie est une technique de soins qui a ses sources en Afrique mais n’est pas aujourd’hui très connue sur le continent. Et pour la célébrer et la faire connaître, j’ai initié en 2017 la soirée internationale de la réflexologie qui permet aux réflexologues de se retrouver pour échanger, mieux se connaître et faire connaître à d’autres ce que c’est la réflexologie », a soutenu M. Jacques Gbadessi.

Il faut dire que les réflexologues qui ont massivement fait le déplacement du Codiam ont tous salué le bon déroulement de l’édition 2021 de la soirée de la réflexologie.