Congo-Numérique : un centre de recherche intelligence artificielle pour l’Afrique à Brazzaville

La coupure du ruban

Le Centre africain de recherche intelligence artificielle (CARIA) a ouvert ses portes, ce jeudi 24 février 2022, dans l’enceinte de l’Université Denis Sassou-N’Guesso, de Kintélé, site qui l’héberge provisoirement. La coupure du ruban, symbolique de l’inauguration de ce centre a été faite par Anatole Collinet Makosso, 1er ministre, chef du gouvernement congolais, en présence de quelques ministres congolais, du ministre de la RDC et du Bénin en charge du numérique.

La rédaction

La coupure du ruban et la visite de ce centre qui s’assigne pour mission de développer l’économie numérique ont été précédé par une série d’allocutions, qui circonscrit le contexte, l’objectif et l’importance du Centre africain de recherche en intelligence artificielle. La première a prendre la parole est Stella Messa Sassou-N’Guesso, maire de la commune de Kintélé, qui a souhaité la bienvenue à l’assistance qui a fait le déplacement de cette banlieue, située au Nord de Brazzaville.

Adélphine Adouki, ministre congolais de l’enseignement supérieur, qui a succédé au lutrin a évoqué les différentes étapes qui ont concouru à la création de ce centre qui a pour vocation de répondre aux enjeux de ce millénaire, qu’est celui de la digitalisation et de la vitesse. Ainsi présenté, ce centre de recherche en intelligence artificielle va offrira au continent africain de prendre part active à la révolution numérique. « C’est un centre qu’est tourné non seulement vers le Congo et l’Afrique mais aussi vers le Monde ». Pouvait soutenir Mme le ministre congolais en charge de l’enseignement supérieur.

Le CARIA est mis en place grâce à la volonté de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Pour les Nations Unies le CARIA se propose d’aider les pays africains à promouvoir et d’adopter des technologies nouvelles et émergentes, afin de faire progresser leurs aspirations de développement et de transformation de leurs économies dans le cadre de la croissance de l’économie numérique mondiale. Dans cette perspective Vera SONGWE, Secrétaire Générale Adjointe de l’Organisation des Nations Unies, Secrétaire Exécutive de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, qui a pris la parole pour la circonstance, a abordé la plus-value que va offrir le CARIA. Selon, dans un délai proche on va commencer à avoir les retombés de ce centre.

Prenant la parole à son tour, le ministre congolais, Léon Juste Ibombo, des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, a rendu hommage aux différentes personnalités qui ont œuvré à l’aboutissement heureux de projet, avant d’exprimer sa satisfaction. « L’inauguration de ce centre est une source de joie et de fierté légitime pour les Congolais, et au-delà, pour la jeunesse africaine tout entière. » Pouvait-il renchérir avant d’ajouter « Car il constitue une véritable vitrine de l’Afrique décomplexée et émergente que nous voulons, en termes des technologies innovantes telles que l’Intelligence Artificielle. »

Ce projet qui a pris un peu plus d’une année de gestation a pris corps et forme. Il est un pôle d’innovation moderne et disposant des commodités permettant d’accueillir les étudiants et chercheurs africains désirant poursuivre les travaux de recherche en Intelligence Artificielle, véritable catalyseur des économies digitales.

Les projets de recherche qui démarrent en 2022-2023 couvrent d’emblée un champ scientifique très large ayant un point commun entre l’intelligence artificielle et la science des données, ce qui fait de ce centre un instrument unique en Afrique.
Il s’agit des projets de recherche suivant : le Réseau de Neurones ; la vision par Ordinateur ; la machine Learning ; la réalité virtuelle et Augmentée ; le traitement du langage naturel ; la robotique et l’automatisation industrielle ainsi que l’Informatique Génétique.

Ce centre est équipé de deux salles à usage de laboratoire de recherche de pointe avec des équipements informatiques de dernière génération permettant de suivre les enseignements en ligne via la plateforme e-learning.
Il mettra à la disposition des apprenants trois types de programmes de formation, à savoir : le programme Licence-Master-Doctorat, le programme certifiant de renforcement des capacités en ligne à l’endroit de quiconque désirant approfondir les connaissances en Intelligence Artificielle, ainsi que le programme d’initiation à la robotique et Intelligence Artificielle à travers la classe verte destinée aux élèves du cycle primaire et secondaire.

Aussi, Léon Juste Ibombo a-t-il présenté l’objectif principal de ce centre qu’est « d’entreprendre des recherches de pointe sur l’intelligence artificielle (IA) en se concentrant sur une approche centrée sur l’homme afin de maximiser les avantages et de contrer les défis du développement et de l’utilisation de cette technologie pour la transformation socio-économique du continent. »
Bouclant la série des interventions avant de couper le ruban et de visiter ce centre, le 1er ministre congolais, Anatole Collinet Makosso a inscrit le CARIA dans l’optique de la matérialisation de la volonté du président Denis Sassou-N’Guesso, qui se résume en l’arrimage du Congo au développement de l’économie numérique.

En rappel, c’est en marge de la 7ème session du Forum Régional Africain pour le Développement Durable tenu à Kintelé du 1er au 4 Mars 2021, qu’il avait été décidé de la création du Centre Africain de Recherche en Intelligence Artificielle et son hébergement au sein de l’Université Denis SASSOU NGUESSO.

Congo-Politique : le Mouvement Action et Renouveau s’implante à Tsiaki, dans la Bouenza

Le Mouvement Action et Renouveau (MAR) a installé une structure de base à Tsiaki, dans le département de la Bouenza, le weekend du 18 au 20 février 2022. Le bureau de la section de Tsiaka, de cette organisation affiliée à la Majorité présidentielle et présidée par Roland Bouiti Viaudo, a été intronisé par le président fédéral MAR de la Bouenza.

La rédaction

C’est le conseiller départemental Célestin Kaya Mpouki qui a reçu la mission de conduire les destinées de ce parti politique dans la localité de Tsiaki. Si « Le MAR n’a pas été seulement créé pour être mais pour faire », selon le slogan du parti, le MAR veut parfaire les pages de son histoire en se structurant dans cette partie de la Bouenza et en posant les jalons indispensable à la concrétisation du programme de gouvernement du président de la République, dont l’action est toujours soutenue par le MAR depuis sa mutation en parti politique, en 2006.
Dans cette dynamique, Célestin Kaya Mpouki, qui a reçu la mission de piloter le MAR à Tsiaki entend contribuer au succès intégral du parti et à booster le soutien aux actions du président de la République. « La détermination de Tsiaki est totale pour accompagner SEM Denis Sassou-N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat dans la marche vers le développement pour le bien-être de notre pays. » A soutenu le président de la section MAR Tsiaki.

Une vue partielle de délégués

En présence des délégués des 56 villages du district de Tsiaki, Célestin Kaya Mpouki a lancé un appel à la consolidation de la paix. « Nous devons consolider la paix et la tranquillité à travers le dialogue et les échanges mutuels, ce n’est que dans cet élan que nous ferons preuve de notre soutien total à Denis Sassou-N’Guesso, président de la République. »

Pour rendre manifeste et réaliste cette implantation du MAR à Tsiaki, la cérémonie a donné lieu à une vaste campagne d’adhésion. Un moment tout particulier qui a été marqué par la signature de plusieurs fiches d’adhésion par les habitants de Tsiaki. Le MAR resserre ses rangs et entend ratisser large pour les victoires électorales futures. Un engouement des nouveaux militants qui ne pouvait que rassurer la fédération MAR de la Bouenza.
Une stratégie de mobilisation et de conquête des forces, qui a pour objectif d’offrir au MAR une base politique dynamique et mobilisée, dont le bénéfice est de l’offrir des Députés, des Sénateurs et des Conseillers.

Organisation Non Gouvernementale (ONG), transformé en parti politique en 2006, Mouvement Action et Renouveau (MA.R) déploie une politique visant à assurer et à renouveler son soutien indéfectible à l’action de Denis Sassou-N’Guesso.

Congo : Brazzaville, hôte de trois événements de portée internationale pour booster l’économie numérique en Afrique


La République du Congo accueille les 24 et 25 février 2022, les cérémonies d’inauguration du Centre Africain de Recherche en intelligence Artificielle (CARIA), du lancement du projet académie numérique de Smart Africa et la 5ème réunion du Conseil des Ministres africains en charge des technologies de l’information et de la communication de l’Alliance Smart Africa.

La rédaction

Les trois rencontres internationales qu’accueille le Congo sont d’une importance capitale, en ce sens qu’elles constituent une étape importance considérable dans le processus de digitalisation de l’Afrique. De ce point de vue, le 24 février 2022, les ministres africains en charge des TIC, procéderont, au lancement officiel des activités du Centre Africain de Recherche en Intelligence Artificielle (CARIA).

Ce Centre de Recherche en Intelligence Artificielle, installé dans l’enceinte de l’université Denis Sassou-N’Guesso, de Kintélé, le tout premier en Afrique, entreprendra des recherches sur les implications juridiques, éthiques, économiques et sociétales des technologies d’Intelligence Artificielle, développera des outils, produits et services basés sur l’intelligence artificielle, afin d’aider les pays africains dans son ensemble à adopter la mise en œuvre de cette technologie émergente dans leurs efforts de répondre aux aspirations de développement national, ainsi que des Objectifs du Développement Durable (ODD), comme convenus au niveau international.

De ce point de vue, le Centre Africain de Recherche en Intelligence Artificielle, ainsi créé, va entreprendre la recherche interdisciplinaire dans plusieurs domaines tout en mettant l’accent sur la réduction des problèmes sociaux réels et l’émergence du continent en matière de technologie. Il sera le nœud central des chercheurs africains pour mener et diffuser des travaux de recherche avancés en utilisant des technologies de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, en outre le lancement du projet Académie numérique de Smart Africa, la capitale congolaise recevra le 25 février 2022, en présentiel, la 5ème réunion du Conseil des Ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa (CMICT-5).
Ce segment ministériel se propose entre autres agenda de travail de faire l’état d’avancement de la mise en œuvre des procès-verbaux des résolutions de la 4ème réunion du Conseil des Ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa (CMICT4). Il sera procédé, également, à la ratification de la constitution de Smart Africa.

Bien plus, cette 5ème réunion du conseil des ministres chargé des TIC de l’Alliance Smart Africa, fera le point des progrès réalisés sur certains projets et initiatives clés de Smart Africa. Ces assises de Brazzaville plancheront, en outre, sur le développement de la stratégie triennale de Smart Africa (2023- 2025), ainsi qu’elles se prononceront sur la désignation des pays pouvant accueillir le Sommet Transform Africa 2022 et valideront les résolutions de la CMICT5.

Il faut retenir que du 9 au 11 novembre 2021, réunis à Brazzaville, à la faveur d’un atelier sur les documents de mise en place effective du Centre africain de recherche en intelligence artificielle, les experts et autres savants des TIC avaient produit un document stratégique dont la quintessence égrène le mode de fonctionnement cohérent du CARIA, générateur d’emplois et accélérateur de la croissance économique de l’Afrique, ainsi qu’ils avaient décidé pour début 2022, le lancement des activités du CARIA. La création de ce Centre Régional en Intelligence Artificielle, le tout premier en Afrique, fait de la République du Congo un grand Hub régional en matière de développement des technologies émergentes dans la région.

Quant à l’alliance SMART Africa, née lors du sommet « Transform Africa », tenu à Kigali (Rwanda), du 28 au 31 octobre 2013, elle est un engagement audacieux et novateur des chefs d’État et de gouvernement africains, visant à accélérer le développement socio-économique durable sur le continent, en introduisant l’Afrique dans une économie de la connaissance grâce à un accès abordable au haut débit et à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Adhésion à Fcbe: L’Andd désormais dans la grande famille des Cauris

Une vue de famille des participants

Du renfort et encore du renfort pour le plus grand parti de l’opposition béninoise. La multitude d’hommes de Dieu du mouvement politique Alliance nationale pour la démocratie et le développement ( Andd) conduite par le Révérend pasteur Florentin Dovonon vient de rejoindre officiellement le parti Fcbe. La cérémonie d’adhésion officielle a eu lieu ce mercredi 23 février 2022 au Codiam à Cotonou sous la houlette du Sen Paul Hounkpè.

Ghislain Gbènakpon

« Nous, Révérend Pasteur Dovonon Florentin et tous les membres du mouvement politique de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement ANDD, en commençant par les membres du bureau exécutif national, suite à nos multiples concertations, avons décidé en ce mercredi 23 février 2022, d’intégrer le parti Fcbe, et de participer aux prochaines échéances électorales » Ainsi s’exprimait ce mercredi, le Révérend Pasteur Florentin Dovonon, président de l’Andd dans la déclaration d’adhésion de son mouvement au parti Fcbe.

Dans son intervention de circonstance, le Sen Paul Hounkpè a fait part de la grande joie qui anime le parti. « C’est avec joie, avec plaisir et affabilité que nous vous accueillons au sein de Fcbe. Vous êtes donc chez vous », a-t-il déclaré.

Le Sen Paul Hounkpè lors de son intervention

Le chef de file de l’opposition a tenu à rassurer le Révérend Pasteur et les siens de la justesse de leur engagement politique et du traitement équitable et judicieux dont ils feront objet dans la grande famille Fcbe: « Vous avez raison de vous intéresser à la façon dont votre pays doit être géré. Vous devez être dedans. Vous devez être des acteurs de premier plan de la gestion de notre pays. C’est pourquoi, nous vous acceptons en vous garantissant un traitement meilleur. Ce traitement qui fera de vous des candidats demain capables de mobiliser et de faire gagner Fcbe aux élections prochaines. Nous ferons en sorte que l’intégration soit rapide. Nous ferons en sorte qu’au niveau des instances du parti, on tienne compte de votre arrivée »

Une vue partielle des nouveaux militants Fcbe

Congo-écotourisme : un guide pratique urbain sur Bacongo

Un conférence-débat, ce samedi 19 février 2022, au siège de la commune de Bacongo a servi de tribune pour l’initiative « Vivre et découvrir Bacongo », 2ème arrondissement de Brazzaville. Pour la circonstance, le premier guide pratique urbain, d’environs 200 pages, a été présenté au public, par son promoteur Donald Fylla Saint-Eudes et son équipe rédactionnelle.

La rédaction

En présence des notabilités et un échantillon représentatif des habitants de Bacongo, autorités administratives et universitaires, l’équipe de rédaction de ce manuel, qui renseigne sur les données essentielles du 2ème arrondissement de la ville capitale du Congo, a présenté l’idée qui a fait germer cette entreprise. « La mort de son grand père, par manque de la bombonne d’oxygène, à l’hôpital de base de Bacongo », pouvait s’exclamer Donald Fylla Saint-Eudes, directeur de publication et promoteur de ce guide, s’expliquant à l’assistance sur la genèse de cette aventure, qu’il juge belle.

L’idée de publier ce 1er guide a pris corps, après 3 ans de gestation. Pour son promoteur une part des fonds que va générer la publicité va figurer dans ce guide, serviront à financer le fonctionnement de l’hôpital de base de Bacongo, une autre part, par ailleurs, servira à financer les frais de consultations médicales des personnes du 3ème âge démunies et précarisées, ainsi que pour les jeunes filles-mères en difficulté et l’enfance en détresse de l’arrondissement, et une dernière part, enfin, servira de fonds à la publication du guide. Puisque le guide a une périodicité annuelle de parution.

Le promoteur Donald Fylla Saint-Eudes

Ce guide, tel qu’il a été présenté, est un recueil non seulement de la richesse touristique et culturelle de Bacongo, mais aussi des services proposés par la commune. Actualisé tous les ans, le guide de Bacongo, soutient son promoteur Donald Fylla, « se veut à la fois simple et complet. Il ne peut détailler toute la richesse des activités et des services qui existent dans Bacongo. A travers cet outil de communication il sera question, également, de valoriser le potentiel économique que regorge Bacongo, susciter l’attractivité et tout investissement, en lien avec cette richesse de Bacongo.

Peu avant lui, Quentin Loubou, rédacteur en chef de ce guide, a dévoilé l’essentiel du contenu et des articulations de ce Guide pratique du 2ème arrondissement. « Si les guides touristiques ont pour rôle de faire découvrir les réalités que d’autres livres de voyage n’ont pas, celui de Bacongo ne déroge pas à la règle. » A fait savoir Quentin Loubou, rédacteur en chef de ce guide.
Dans son intervention la cheville ouvrière de la rédaction de ce guide, tout félicitant le promoteur, Donald Fylla, n’a pas manqué de préciser les critères qui ressortissent dans le contenu informationnel de ce guide : « Il s’est fixé, pour son contenu, des critères objectifs et sélectifs face à la densité et à la richesse de l’information que nous avons eu à collecter depuis trois ans. » A-t-il noté tout en déduisant que Bacongo n’est pas un arrondissement comme les autres. « Son histoire est une succession d’évènements qui se joignent fidèlement à ceux qui fondent Brazzaville et le Congo, et fort d’un patrimoine culturel et architectural inestimable, vous conviendrez avec nous que cette première édition n’a pas la prétention de tout montrer. » Il sera de publication annuelle.

Publié à la faveur du 78ème anniversaire de l’arrondissement 2-Bacongo, ce support pratique de base a pour vocation de promouvoir le mieux vivre ensemble à Bacongo ainsi que de véhiculer une image dynamique et résolument positive de l’Arrondissement 2 auprès du Grand Public brazzavillois et congolais. Mais plus encore, il s’agira au travers cette initiative de porter et d’accompagner les projets socio-économiques. C’est un support communicationnel local avec une forte connotation socio-économique et humanitaire. La présentation de ce guide a connu la participation de l’administratrice maire de Bacongo, Simone Loubienga et de la conseillère du président de la République en charge de la culture et des arts, Lydie Pongault.

Une vue de famille des participants au conférence -débat

En somme, Bacongo a une histoire qui doit être connu des générations présentes et futures. De l’histoire de ses ruelles, en passant par son patrimoine mobilier et immobilier, de l’épopée de ses ports de fortune sur le fleuve Congo, de sa Corniche qui impulse à l’arrondissement un autre élan touristique, de l’historique Case De Gaulle, qui marque le début des relations séculaires entre le Congo et la France, de son leadership sur la promotion de la Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes, la Sape, de sa célèbre Avenue des Trois-Francs et son récit, de sa piste des caravanes des esclaves, de ses marchés…Toute une somme d’informations qui mérite être gravée au-delà de l’oralité

Stratégies face à la morosité et cherté de la vie: Servais Padonou mobilise les boulangers et pâtissiers

Une vue partielle des boulangers et pâtissiers de l’Appsp-Bénin

L’Association des professionnels de pains sucrés-salés et des produits de pâtisserie du Bénin ( Appsp-Bénin) a mobilisé ce week-end, ses membres venus de tous les départements autour d’une journée de réflexion sur les stratégies à mettre en œuvre pour face à leurs difficultés par ces temps de morosité et de vie chère. C’était ce samedi 19 février 2022 au Codiam à Cotonou sous la houlette du président de l’Appsp-Bénin, M. Servais Padonou.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit de permettre aux professionnels de dire avec douceur et raison, ce dont ils souffrent pour permettre aux décideurs de les comprendre et d’y trouver des solutions sans pressions et sans tapages contrairement à ce que d’autres prétendent faire. Car comme j’ai l’habitude de dire, ce n’est pas une affaire de rue. Procéder de cette façon est vraiment risqué. Et nous, en tant que professionnels connaissant ces choses, et ayant vécu ces situations dans d’autres pays, nous ne le souhaitions pas chez nous. C’est fort de cela que nous avions invité les professionnels à cette journée de réflexion », a expliqué le président Servais Padonou à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux de la journée de réflexion.

M. Servais Padonou, président de l’Appsp-Bénin

Le président de l’Appsp-Bénin a vite fait de souligner que l’option de prendre la rue pour de vives protestations face à la morosité et la cherté n’est en aucun cas dans leurs stratégies. « Tout le monde sait que par endroits, tout coûte cher. Mais est-ce que ça suffit pour qu’on dégaine notre colère contre l’Etat, contre la nation ? Non, je ne le pense pas. Si on s’en remet à nous même et on se réfère aux textes, j’exagère à peine si je dis que l’Etat a déjà trop fait. Du moment où il a sorti un arrêté depuis 2008. Et il a fixé le poids conformément au prix auquel on doit le céder. On n’a même pas daigné l’essayer avant de dire que ça ne va pas. Et maintenant qu’on a été rattrapé par l’actualité, est-ce que ce n’est pas une occasion de rentrer en nous même, de remettre la situation sur tapis et que chacun de nous puisse se prononcer et à la fin nous pourrons relever si le prix d’hier est encore d’actualité. Et s’il y a des insuffisances, on va apporter les compléments nécessaires pour que chacun de son côté puisse se sentir à l’aise », a-t-il soutenu.

Une vue de la tribune officielle à l’ouverture des travaux

« Chacun doit jouer sa partition »

Le président de l’Appsp-Bénin a également fait observer que tous les acteurs du secteur du pain et de la pâtisserie doivent jouer leur partition face à la situation de crise. « Il faut dire que ce n’est pas une affaire de personne. Chacun doit jouer sa partition à savoir l’Etat, les professionnels du pain et même les consommateurs. Car les consommateurs ne dénoncent pas le non-respect de l’arrêté de 2008 par les professionnels. Ces derniers aussi ne dénoncent pas les vendeurs déloyaux de la farine du blé pour la simple raison qu’ils n’ont pas de personnels. Ils vont l’acheter tout simplement à l’extérieur. Qui contrôle le contenu ? Les revendeurs aussi qui se sont substitués aux boulangers n’ont pas de sociétés. Mais une boulangerie, même si elle n’est pas créée formellement, elle est reconnue par la chambre des métiers de l’artisanat. Car le métier de boulanger, pâtissier est reconnu dans le code communautaire de l’Uemoa. Mes ces acteurs qui viennent se greffer sur notre dos pour nous gruger, nous runer sont des parasites et des freins pour le rayonnement et le développement réel de nos entreprises », a déclaré pour finir, M. Servais Padonou.

Congo/Numérique : vers la construction du datacenter national (principal et secondaire)

Une vue partielle des participants

Les dossiers de soumission à l’appel d’offre international pour la construction du Datacenter national principal et secondaire ont été dépouillés, le 11 février 2022, à Brazzaville par la cellule des marchés du ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique. La cérémonie d’ouverture de ces offres a été placée sous l’autorité de Michel Ngakala, coordonnateur national du projet Central African Backbone (CAB), intervenant pour la circonstance en sa qualité de président de la cellule des marchés.

La rédaction

Le dépouillement de ces offres de soumissions s’est fait conformément aux procédures de passation des marchés de la Banque Africaine de Développement (BAD), partenaire financier du Congo dans la réalisation de cette infrastructure. Sur cette base, toutes les sociétés internationales et nationales jouissant d’une expérience et expertise dans la construction des Datacenter pouvaient candidater et participer à la concurrence. Dans cette perspective, huit sociétés ont soumissionné pour le lot 1, relatif à la construction du Datacenter national principal, à Brazzaville, et six sociétés ont candidaté pour le lot 2, sur la construction du Datacenter secondaire, à Oyo. A cet effet, séance tenante et en présence des soumissionnaires, la raison sociale, la garantie de soumission et le montant proposé par les 14 sociétés soumissionnaires ont été lus publiquement.

Il s’agit, par exemple, des sociétés Beijing Uni-Construction Corporation -BUCC, MBTP-Npone Datacenter, Stecol Corporation, Sumec-XJGF, China-Railway et Sterling et Wilson. Les sociétés adjiducataires procéderont à la construction et à l’opérationnalisation du Datacenter national principal à Brazzaville et secondaire, comme 2ème lot du projet, à Oyo.

Aussi, le président de la commission des marchés s’est-il fait le devoir de donner les informations essentielles aux sociétés soumissionnaires sur la suite de la procédure. « Les offres seront transmises à la commission d’évaluation. Les soumissionnaires seront, ainsi, informés des résultats de l’intention d’attribution provisoire dans les meilleurs délais. » Pouvait leur faire savoir Michel Ngakala.

Il faut retenir que le Datacenter national ou centre des données est un instrument de souveraineté nationale. Il constitue un élément indispensable de la stratégie nationale de développement de l’économie, ainsi que de la transformation digitale du pays. Une fois construit, ce Datacenter national offrira au Congo la possibilité d’héberger et de sécuriser sur place les données des utilisateurs des communications électroniques, jusqu’à ce jour domiciliées à l’étranger.

En rappel, le lancement de cet appel d’offre international pour les travaux de construction du Datacenter national à Brazzaville et à Oyo a eu lieu le 22 novembre 2022, à Brazzaville, par le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo. A l’évidence, ce Datacenter national va assurer l’indépendance du pays à travers les nouvelles technologies de la communication.

Le jour du lancement de cet appel d’offre international, le ministre Léon Juste Ibombo définissait le Datacenter national ou centre des données comme un site physique regroupant les installations informatiques, entre autres les serveurs, les routeurs, les commutateurs et les disques durs chargés de stocker et de distribuer les données à travers un réseau interne ou via un accès Internet. Il est question d’une infrastructure de souveraineté et de sécurité numérique qui va assurer la souveraineté du pays en matière de gestion des données en perpétuelle augmentation et des applications critiques.

Sit-in géant des travailleurs au Bénin : Six confédérations et centrales syndicales protestent contre la cherté de la vie

Les travailleurs fortement mobilisés

Le ton monte sur le front social au Bénin face à la cherté de la vie qui s’observe depuis plusieurs mois avec à la clé, une flambée sans précédent des produits de première nécessité. Six confédérations et centrales syndicales ont mobilisé ce vendredi 18 février 2022 à la bourse du travail à Cotonou, les travailleurs aussi bien du secteur privé que du secteur public à travers un géant sit-in de vives protestations contre la politique socio-économique du gouvernement.

Par cette forte mobilisation, la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cgtb, l’Unstb, la Cspib et la Csub entendent dénoncer, entre autres, le mutisme du pouvoir face aux difficultés sociales et économiques des citoyens, son refus de faire un dialogue sincère et franc avec les forces sociales en vue de prendre en compte les aspirations profondes des populations affectées par un mal-être endémique.

Une vue partielle des secrétaires généraux

Elles rappellent au gouvernement le caractère préoccupant et urgent des conditions de vie et de travail des populations du Bénin. C’est pourquoi, elles exigent ,entre autres, l’ouverture sans délai par le gouvernement des négociations pour débattre des problémes brûlants de l’heure touchant la vie des travailleurs et des populations, la prise de mesures fiscales et économiques rapides pour réduire considérablement la pression de l’inflation sur la vie des citoyens.

MOTION DE PROTESTATION

Considérant l’inflation de plus en plus insupportable pour les populations en général et les salariés en particulier ;

Considérant les difficultés des citoyens et des citoyennes à faire face à l’augmentation vertigineuse des prix des transports, des produits pharmaceutiques, de l’huile, de la tomate, du maïs, de l’essence, de l’énergie électrique, des communications etc ;

Considérant l’insuffisance des mesures prises pour amoindrir l’impact de la pandémie du COVID 19 sur les conditions socioéconomiques des populations;

Considérant les caractéristiques de l’économie béninoise majoritairement ancrée dans l’informel;

Considérant le niveau de précarité des populations avec un taux de pauvreté estimé à 45,9% par la banque Mondiale;

Considérant la politique fiscale désastreuse pour les ménages et les petites entreprises;

Considérant le niveau de mise en exécution du projet d’assurance maladie dénommée ARCH qui n’offre pas encore la couverture sanitaire pour l’ensemble des populations;
Considérant le niveau très bas du Salaire Minimum qui stagne à 40.000FCFA depuis 2014 au Bénin;
Considérant que la hiérarchisation des salaires attendue depuis 8 années est toujours refusée aux salariés;
Considérant la lenteur inacceptable constatée dans le paiement des rappels et autres arriérés de salaires dus aux agents de l’État;


Considérant l’abattement des salaires de la majorité des travailleurs induit par la réforme de l’IPTS sous le prétexte de justice rendue aux femmes ;

Considérant que l’annonce de revalorisation des salaires faite par le gouvernement date du mois de décembre 2021 ;

Considérant que le comité interministériel mis en place pour étudier les modalités de mise en application de cette annonce tarde à faire connaître les propositions du gouvernement ;Considérant que les multiples demandes d’ouverture des négociations formulées par les Organisations Syndicales sont restées sans suite depuis le mois de Novembre 2021 ;

Considérant que les performances économiques du Bénin, tant vantées par le gouvernement restent avant tout le fruit des efforts des travailleurs, qu’ils soient du privé, du public ou de l’informel ;

Considérant que le gouvernement du Président Patrice TALON, dès son avènement en 2016, a procédé à une revalorisation substantielle des salaires politiques ;

Considérant l’engagement solennel du Président de la République à donner à son mandat de 2021-2026, un caractère hautement social.


Les confédérations et centrales syndicales à savoir, la CSA-Bénin, la COSI-Bénin, la CGTB, de l’UNSTB, de la CSPIB et la CSUB, réunies en meeting ce jour 18 février 2022, à la Bourse du Travail à Cotonou, s’exprimant au nom des travailleurs et des populations du Bénin,
Émettent une vive protestation contre la cherté de la vie ;


Déplorent le mutisme du gouvernement face aux difficultés sociales et économiques des citoyens ;

Dénoncent le refus de l’exécutif de faire un dialogue franc et sincère avec les forces sociales en vue de prendre en compte les aspirations profondes des populations affectées par un mal-être endémique ;
Rappellent le caractère préoccupant et urgent de la dégradation des conditions de vie et de travail des populations du Bénin;

Formulent les exigences ci-après :

L’ouverture sans délai des négociations pour débattre des problèmes brûlants de l’heure touchant la vie des travailleurs et des populations ;

La prise de mesures fiscales et économiques rapides pour réduire considérablement la pression de l’inflation sur la vie des citoyens. Ces mesures peuvent prendre la forme de subventions spéciales de certains produits de grande consommation, l’allègement des taxes et impôts sur d’autres ;

Le renforcement du dispositif de contrôle des prix sur le marché afin de décourager les pratiques commerciales nuisibles au pouvoir d’achat des populations ;

La reconduction des mesures spéciales de soutien au profit des entreprises privées impactées négativement par le COVID-19 ; L’augmentation du SMIG suivie de la hiérarchisation des salaires y afférente ;

L’augmentation de l’indice salarial à compter du 1er Janvier 2022, conformément aux engagements pris en décembre, en vue de revaloriser les salaires des agents de l’État en fonction et les pensions de retraite ;

L’engagement formel du gouvernement pour une revalorisation annuelle systématique des salaires et des pensions de retraite planifiée sur les quatre prochaines années ;

L’apurement intégral de toutes les dettes salariales dues aux agents de l’État avant la fin de l’année 2022 ;

La réappropriation du dialogue social comme outil essentiel de gouvernance.

Les confédérations et centrales syndicales signataires de cette motion de protestation réaffirment la détermination des travailleurs à se battre pour défendre une répartition équitable de la richesse produite par tous. Elles restent toujours disponibles pour échanger avec le gouvernement et les associations patronales en vue de trouver les solutions qui soulagent les peines des travailleurs et des populations.
Les confédérations et centrales syndicales rendent le gouvernement responsable des conséquences sociales en cas de mutisme face aux exigences légitimes contenues dans cette motion.


Vive la République !
Vive la justice sociale !
Vive la gouvernance au profit du bien-être collectif et individuel

Cotonou, le Vendredi 18 février 2022

Première AG élective de la Cetrab: Cyrille Adjahouinou reconduit pour d’importants défis

Une vue de famille des participants

La Coopérative des entreprises de transformation d’ananas du Bénin ( Cetrab) a tenu ce mercredi 16 février 2022 au chant d’oiseau à Cotonou, sa première assemblée générale de renouvellement des mandats de ses organes statutaires. Au terme des travaux, M. Cyrille Adjahouinou est reconduit à la tête du nouveau Conseil d’administration de 7 membres pour relever d’importants défis.

Ghislain Gbènakpon

Pas de changement à la tête de la Coopérative des entreprises de transformation d’ananas du Bénin ( Cetrab ). M. Cyrille Adjahouinou vient d’être plébiscité à la présidence du conseil d’administration. A la faveur de son assemblée générale élective de ce mercredi, les membres lui ont renouvelé leur confiance pour un nouveau mandat de 3 ans. Pour rappel, la Cetrab a été portée sur les fonts baptismaux en janvier 2019 avec pour missions principales, d’accompagner les membres pour les approvisionnements en matières premières et intrants de production avec des économies d’échelles, d’améliorer la qualité et la capacité de production des membres et de les appuyer pour la recherche des marchés et l’écoulement de leurs produits.

M. Cyrille Adjahouinou, Pdt de la Cetrab

Dans sa première interview qu’il a donnée à la presse après sa réélection, l’ancien et nouveau président de la Cetrab a évoqué les principaux défis que son bureau entend relever. « C’est la mise en marché commun de nos produits sur le plan national et sur le plan sous régional sous une même marque. Autre défi, ce sont les emballages. Car qui dit transformation dit emballage. Et c’est une véritable contrainte à notre corporation. Nous allons œuvrer dans ce sens, faire des plaidoyers au gouvernement pour que certains de nos emballages soient exonérés. A l’endroit ce l’apiex, nous allons plaidé pour que les fabricants d’emballages soient installés dans la zone industrielle en création à Glo Djigbé », a expliqué M. Cyrille Adjahouinou.

Les membres élus du nouveau conseil d’administration de la Cetrab

Remerciement et encouragements

Le président du conseil d’administration n’a pas manqué d’adresser des mots de remerciement à qui de droit. « Je remercie mes collègues qui nous ont fait confiance. Je remercie également les partenaires qui nous soutiennent ; je pense à Défia Enabel, Pfd, Atda pôle 7, au Procad, au Pacofid pour ne citer que ceux-là », a déclaré M. Cyrille Adjahouinou.

Mais à l’ouverture des travaux, des voix autorisées ont tenu à féliciter et à encourager la Cetrab pour la tenue effective de cette assemblée générale de renouvellement des organes statutaires. C’est le cas de l’une des grandes figures de la transformation de l’ananas au Bénin, Mme Bertille Marcos qui a plaidé pour le règne de l’union et de l’amour au sein de la Cetrab : « L’union des transformateurs du Bénin doit être notre cheval de bataille. Et je crois en vous. Je pense que vous avez la force d’aller vers les autres et de vous mettre ensemble aussi avec les autres. Ceux qui, parce qu’ils savent faire de bonnes choses, restent toujours ensemble ».

La tribune officielle à l’ouverture des travaux

Le président de la Fédération nationale des associations et groupements d’industriels du Bénin ( Fenagib) a tenu à témoigner le soutien de sa structure à la Cetrab. « Les transformateurs d’ananas constituent une grande part de l’industrie béninoise. Car vous transformez une matière reconnue comme une valeur de tout ce qu’il y a comme agro industrie au Bénin. C’est très important que nous venions témoigner ce jour, notre accompagnement à votre coopérative », a déclaré M. Arnaud Dègla.

Quant au représentant du ministère chargé de l’agriculture, M.Tchédé Claude zannou qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux de cette assemblée générale, il a, au nom du gouvernement, félicité la Cetrab pour la vision qu’elle a pour la filière ananas : « A la fin de cette mandature, vous avez jugé bon de faire le bilan des réalisations, de vous mirer au mieux et faire face à votre vision; cette grande vision qui consiste à dépasser 50 % de transformation de la production pour une grande plus-value. Vous avez les félicitations du gouvernement »

Une vue partielle des participants à l’ouverture des travaux

A l’AG ordinaire de la Cetrab: Arnaud Cossi Houézé expose la vision de l’Aiab sur la filière ananas

M. Arnaud Cossi Houézé, Secrétaire général adjoint de l’Aiab

Au nombre des invités de marque à l’assemblée générale ordinaire de renouvellement des mandats des organes statutaires de la coopérative des entreprises transformatrices d’ananas du Bénin ( Cetrab) ce mercredi 16 février 2022 au chant d’oiseau à Cotonou, il y avait le secrétaire général adjoint de l’Association interprofessionnelle de l’ananas au Bénin ( Aiab). A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, M. Arnaud Cossi Houézé, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, après avoir félicité la Cetrab pour la tenue de cette assemblée générale, a levé le voile sur la vison de l’Aiab sur la filière ananas au Bénin.

Ghislain Gbènakpon

« Les acteurs que nous sommes, que ce soit les producteurs, les transformateurs, les commerçants, les exportateurs, nous devons travailler à faire réellement de cette filière, une filière qui apporte beaucoup au PIB national. Et nous travaillons pour cela. C’est ainsi que les producteurs se sont mis ensemble déjà pour former une grande famille des producteurs. Les transformateurs sont dans le processus de se mettre ensemble pour former une grande famille des transformateurs. Car, si l’ananas doit apporter de plus-value à l’économie comme nous avons l’habitude de le dire à l’Aiab, l’avenir de l’ananas passe par la transformation; la transformation sur toutes les chaînes de valeur; que ce soit ananas séché, purée d’ananas, jus d’ananas, même vin d’ananas, c’est la transformation qui va sauver la filière », a déclaré M. Arnaud Cossi Houézé.

Ainsi donc, pour le secrétaire général adjoint de l’Aiab, il faut que les acteurs de la transformation se mettent ensemble pour qu’un volume plus élevé soit transformé sur place. C’est le nœud qu’il faut dénouer aujourd’hui selon lui pour que l’ananas connaisse un pic: « Il faut que le volume d’ananas à l’export vers l’Union Européenne et les autres pays de l’occident augmente ».

Des raisons de fierté

M. Arnaud Cossi Houézé a fait oberver que la filière a
bénéficié de beaucoup d’accompagnement de la part des partenaires techniques et financiers et du gouvernement à travers le Pag. « Aujourd’hui, le gouvernement a construit un quai fruitier qui est en phase terminale à l’aéroport. L’autre challenge serait de faire un quai fruitier au port de Cotonou. Il faut qu’on travaille sur l’ananas à l’export par voie maritime. Ça va augmenter le volume à l’export. Les commerçants qui sont au niveau régional, sous régional et au niveau local font aussi de leur mieux. Les marchés sont aussi en train d’être construits. Le plus gros marché d’ananas, près de 250 millions de Fcfa est construit à la frontière Kraké. Le marché de Sékou pour l’ananas est inauguré récemment. Il y a aussi le marché de Guémin vers Sèhouè. D’autres marchés seront construits. Donc, on ne peut qu’être fier de ce qui se passe dans la filière », s’est réjoui pour finir le secrétaire général adjoint de l’Aiab.