M. William Hounsa, directeur régional Sbee Zou/Collines
La Société béninoise d’énergie électrique ( Sbee) a célébré par anticipation le samedi 5 mars 2022 à l’hôtel Golden Tulipe de Cotonou, la journée internationale des droits de la femme. C’était à travers un atelier de réflexion, entre autres, sur la place de la gent féminine dans les changements en cours dans ladite société. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, le directeur régional ( Dr) de la Sbee dans les Zou/ Collines, M. William Hounsa a dressé un état des lieux du positionnement des femmes dans sa zone de gestion en particulier et au plan national en général avant de prédire une forte représentativité de la gent féminine à la Sbee les années à venir.
Ghislain Gbènakpon
« Aux postes de responsabilité, on n’en a pas beaucoup. Trois sur une quinzaine. Par contre, nous avons essentiellement des femmes au niveau du front office, c’est à dire tout ce qui concerne abonnements et guichets avec seulement deux hommes », a déclaré M. William Hounsa à la question de savoir l’état des lieux de l’intégration de la femme dans la gestion de la Sbee dans les Zou/Collines.
Il faut dire qu’il ressort des éclairages du directeur régional que ce tableau de la place de la femme dans la gestion de la Sbee au niveau des Zou/Collines est une illustration de la réalité au niveau national. « Disons que pour le moment, les femmes sont dans les positions qu’on appelle, entre griffes, traditionnelles. C’est à dire qu’elles sont largement représentées dans tout ce qui est moins pénible comme le guichet et l’abonnement. Mais elles sont sous-représentées au niveau technique.
Une lueur d’espoir
Malgré cette sous-représentation de la gent féminine au niveau technique du moment, le directeur régional fait observer qu’avec la politique actuelle de l’amicale des femmes de la Sbee qui va dans les lycées techniques, les collèges pour sensibiliser les filles sur les métiers d’avenir, on peut espérer une évolution de la situation. « Car chez nous, l’électricité, c’est la technique qui est de plus en plus tributaire des sciences de la communication. On utilise beaucoup l’informatique pour manipuler l’électricité. C’est un domaine qui évolue énormément et on incite de plus en plus les filles à s’y intéresser. Et cela porte ses fruits parce que le partenariat que nous entretenons avec les centres universitaires nous permet de compter parmi les plus jeunes, un certain nombre de filles qu’on recrute dont des techniciennes. C’est vrai qu’elles ne sont pas nombreuses, mais avec cette politique, je pense que d’ici 10 ans, on aura de plus en plus de femmes. », a expliqué M. William Hounsa.
« Le groupe de presse La Flamme dans les transformations révolutionnaires au Bénin ». C’est sous ce thème que le parti communiste du Bénin ( Pcb) a fêté ce samedi 5 mars 2022 à la bourse du travail à Cotonou, le deuxième anniversaire de la parution herbdomadaire de son organe La flamme créée le 1er septembre 1976. C’était sous la houlette des responsables du parti.
Ghislain Gbènakpon
« C’est pour signifier l’importance du rôle du journal la flamme dans toutes les transformations qui ont lieu au Bénin, 40 ans au moins. Depuis 40 ans, l’organe n’a cessé de paraître, soit en bimensuel, en mensuel ou autre périodicité pour décrire la situation nationale, la misère du peuple, les actions des différents gouvernements et les propositions à faire pour que cela se transforme en mieux pour le peuple ». Ainsi s’exprimait à la faveur d’une interview à la presse, le Pr. Philippe Noudjènoumé pour lever le voile sur les motivations de l’organisation de la célébration du deuxième anniversaire de la parution hebdomadaire du journal la Flamme.
Le professeur Philippe Noudjènoumé lors de son intervention
C’est pour cela qu’au Pcb, poursuit-il, on estime qu’il est nécessaire de rappeler au peuple béninois et surtout aux jeunes l’importance de cet organe qui a été à la base de la démocratisation de la presse au Bénin. Il faut dire qu’il ressort de ses éclairages que la flamme était le premier seul organe de la presse privée au Bénin critique sous le Prpb vers la fin des années 70 et les années 80 devant Sans tam et la Gazette du Golfe. C’est ainsi que, soutient le Pr Philippe Noudjenoume, l’appel au soulèvement populaire ayant conduit à la révolution du 11 décembre 1989 au Bénin a été lancé des jours avant dans la Flamme.
Syndicat national des producteurs et exploitants d’ananas du Bénin ( Synapea-Bénin). Telle est la dénomination du syndicat qui vient d’être porté sur les fonts baptismaux. C’est à la faveur de son congrès constitutif tenu ce mercredi 2 mars 2022 à la bourse du travail à Cotonou sous la houlette de la Cosi-Bénin, la confédération d’affiliation. Au terme des travaux, M. Daniel Kindonou est porté à la tête d’un bureau exécutif national de 12 membres pour un mandat de 4 ans.
Ghislain Gbènakpon
Les producteurs et exploitants de la filière ananas ont décidé de prendre leur destin en main. Avec le soutien et l’encadrement de la Cosi-Bénin, ils se sont constitués en un syndicat qui se veut fort, dynamique dans la défense de leurs intérêts. Il s’agit bien sûr du Syndicat national des producteurs et exploitants d’ananas du Bénin ( Synapea-Bénin) qui a vu le jour à la faveur d’un congrès constitutif auquel ont participé les producteurs et exploitants de l’ananas venus de tous les départements du Bénin.
Une vue partielle ……. des congressistes
Dans son allocution de circonstance à l’ouverture des travaux, le président du comité d’organisation qui sera élu secrétaire général du nouveau syndicat a mis un accent particulier sur les problèmes qui minent le secteur de production et d’exploitation de l’ananas au Bénin. » Le Synapea-Bénin vient dans l’option de sauvegarder nos intérêts communs face aux défis majeurs que connaît le secteur agricole notamment la filière ananas comme , entre autres, la cherté et la non disponibilité des intrants agricoles appropriés. Ce qui entraîne l’appauvrissement des sols, et par ricochet la baisse du rendement et de la productivité. », a déclaré M. Daniel Kindonou.
Le Secrétaire général élu du Synapea-Bénin, Daniel Kindonou
Il a poursuivi en faisant observer que l’inexistence des machines agricoles entraîne dans le secteur, la cherté, la rareté et la non qualification de la main d’oeuvre: « Ainsi, nous faisons face à la baisse du rendement et à la hausse du coût de la production. Ce qui fait que de nombreux foyers grincent les dents à la fin de leur échéance d’exploitation à cause de l’inadéquation entre leurs conditions de travail et les conditions dans lesquelles leurs produits ( ananas) sont vendus ».
Une vue partielle des membres du bureau élu
Après amandement et adoption des statuts et du règlement intérieur du Synapea-Bénin, les travaux ont abouti à l’élection par large consensus d’un bureau exécutif national de 12 membres avec à sa tête le Sg Daniel Kindonou. L’homme a appelé tous les congressistes à soutenir le bureau pour une lutte efficace contre les problèmes que rencontrent au quotidien les producteurs et exploitants de l’ananas au Bénin. Le secrétaire général de la Cosi-Bénin, M. Noël Chadaré les a félicités pour avoir réussi à former un bureau consensuel pour la défenses de leur corporation. Il invite le bureau du Sg Daniel Kindonou à adopter dans les plus brefs délais une feuille de route pour relever avec l’aide de la confédération les nombreux défis auxquels font face les producteurs et exploitants d’ananas.
Dans le cadre de son « Projet de mise en place d’une pépinière de femmes leaders dans les communes de Dassa-Zoumé, de Glazoué et de Savalou, dans le département des Collines », l’Ong Survie, avec le soutien du gouvernement du Canada à travers Oxfam au Bénin, a organisé une séance de coaching au profit de 90 femmes leaders. Cette séance de coaching des femmes leaders des Collines animée par le Collège femmes droit et développement, l’Association des femmes journalistes du Bénin et l’Association des anciennes femmes parlementaires et ministres du Bénin a eu lieu ce lundi 28 février 2022 au Codiam à Cotonou.
Ghislain Gbènakpon
« Le Conseil Communal de Dassa compte 19 membres dont une seule femme. Celui de Glazoué compte 25 membres dont zéro (0) femme. Le Conseil Communal de Savalou compte 25 membres lui aussi dont zéro ( 0) femme alors que les femmes font environ 52% de la population du Bénin ( Rgph 4). Il y a alors quelque chose qui ne va pas ». Ce sont les statistiques rappelées par la présidente de l’Ong Survie, Mme Prisque Sizogan dans son allocution de circonstance pour mettre en exergue l’importance du projet de mise en place d’une pépinière de femmes leaders dans les départements des Collines.
Intervention de la présidente Prisque Sizogan avec à ses côtés l’He Sèdami Médégan
L’objectif principal dudit projet, précise-t-elle, est de mettre à la disposition des parties politique des femmes de qualité issues desdits partis politiques, bien formées et prêtes à relever le défi de la gent féminine, d’aider les femmes à prendre la tête des associations des étudiants sur les différents campus et de permettre aux artisanes de prendre la tête des associations des différents corps de métiers composant leur collectif dans chaque commune du Bénin.
Des femmes coachées par des femmes
C’est dans la droite ligne de cet objectif que sur sollicitation de l’Ong Survie, Me Alexandrine Saïzonou Bédié du Collège femmes droit et développement, Mme Cécile Goudou Kpangon de l’Association des femmes journalistes du Bénin et Mme Christine Gbédji de l’Association des anciennes femmes parlementaires et ministres du Bénin ont entretenu les femmes des Collines identifiées sur le leadership féminin en politique, le concept de femme leader et les implications ainsi que les obligations que cela impliquent pour elles. L’honorable Sèdami Medegan invitée a aussi apporté sa contribution à la problématique du leadership féminin.
Me Alexandrine Saïzonou Bédié présentant sa communicationl’He Sèdami Médégan face aux femmes leaders des Collines
Il faut dire qu’il s’agit de la troisième séance de coaching organisée par l’Ong Survie à l’endroit des femmes leaders des Collines. Selon la Chargée de projet, Mme Aurélienne Déffodji, la première a eu lieu le mardi 15 février 2022 entre les femmes leaders et les institutions de microfinance, des managers d’entreprises et le bureau local de la Ccib de Dassa-Zoumé. La seconde séance s’est déroulée avec les responsables des partis politiques fournisseurs de femmes leaders que sont l’Up, le Br, l’Udbn, le Prd, Fcbe, Moelle Bénin, les Démocrates. Et la quatrième séance de coaching, a-t-elle annoncé, aura probablement lieu avec la Vice-présidente du Bénin, Mme Mariam Chabi Talata.
Une vue partielle des femmes leaders bénéficiaires
Qu’est-ce que c’est une femme leader ? Et surtout en politique ? Quelles sont les implications et exigences pour la femme ? C’est la problématique de la communication présentée ce lundi 28 février 2022 par Me Alexandrine Saïzonou Bédié, avocat au barreau du Bénin à la séance de coaching de femmes et filles leaders des collines organisée par l’Ong Survie au Codiam à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse, l’avocat à la cour a présenté la substance de sa communication. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges.
Cause Commune : Que peut-on retenir de votre communication sur la femme leader en politique?
Me Alexandrine Saïzonou Bédié : Je voudrais dire aux femmes que être une femme leader, ce n’est pas une fin en soi. D’abord, pour être femme leader, il faut avoir certains caractères. Savoir ce que l’on veut, où l’on va et surtout savoir pourquoi on va en politique. Car c’est les femmes leaders qui ont vocation à aller en politique. Il faut qu’elles sachent pourquoi elles vont en politique. Il faut qu’elles se donnent les moyens de faire cette politique là. D’être aux réunions, de rester tard s’il y a lieu pour pouvoir faire entendre leurs voix, exiger qu’elles soient positionnées sur les listes comme la charte d’équité des partis politiques, demander à ce que 30% des femmes soient positionnées sur les listes électorales. Ce n’est pas facile. C’est à elles de se battre pour atteindre ces objectifs là.
L’autre chose que je voudrais faire comprendre aux femmes, c’est qu’être femme leader ne veut pas dire négliger son rôle d’épouse et de mère. Elles doivent pouvoir s’organiser pour que la cellule familiale ne souffre pas de leurs absences. Le respect dû à leurs hommes doit pouvoir être de mise. C’est pourquoi j’ai dit qu’une femme leader, c’est une femme de valeur. Une femme qui doit avoir un certain comportements, faire la fierté de sa localité.
Que dites-vous aux hommes quand vous demandez aux femmes de rentrer tard dans la nuit jusqu’à 2 h, 3 h du matin?
Je voudrais dire aux hommes de les accompagner. D’abord de les comprendre parce que les textes au Bénin permettent aux femmes d’avoir les mêmes droits que les hommes. Si les hommes veulent aller à la politique, il faut laisser les femmes y aller aussi. Mais il ne faut pas que les femmes décident d’aller à la politique sans aucun respect pour leurs hommes. Il faut qu’elles en discutent avec le mari et que l’époux puisse les accompagner. Si après avoir pris toutes les précautions, le mari ne veut pas comprendre, c’est de leur droit de décider. Mais décider en toute conscience que cela peut amener à la destruction de leur foyer et l’assumer pleinement. C’est pour vous dire qu’être femme leader, c’est être femme responsable. Il faut pouvoir assumer ses choix.
Pensez-vous qu’on peut faire la politique sans argent ? Il en a été aussi question dans votre communication.
On finira par en arriver là si les femmes se soudent les coudes et exigent qu’on les positionne à raison de 30% sur les listes électorales. Elles n’ont pas les moyens. Mais ce sont les politiciens qui ont eux-mêmes décidé de réserver les 30% ; ils n’ont qu’à faire la politique de leurs moyens quel qu’en soit le prix et sans que les femmes n’aient à sortir un franc; parce qu’on n’a pas besoin d’être femme riche, on n’a pas besoin d’être femme qui a un certain pouvoir d’achat pour être en politique. La femme qui n’a pas un pouvoir d’achat fort peut être membre d’un parti politique. Et il ne revient pas à chaque femme de sortir de l’argent de sa poche. Cela revient aux partis politiques avec le financement public des partis politiques.
Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon
Me Alexandrine Saïzonou Bédié présentant sa communication
Du 21 au 25 février 2022, le chant d’oiseau de Cotonou a abrité le Forum des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydroclimatiques dans les pays du Golfe de Guinée ( Presagg 2022). Il a été organisé par le Centre régional Agrhymet du Cilss, l’Acmad, les services météorologiques et hydrologiques ( Smnh) des pays côtiers du Golfe de Guinée dont Météo-Bénin, les organismes des bassins avec la collaboration de l’Omm. Les résultats annoncent une pluviométrie déficitaire en 2022 dans les pays du Golfe de Guinée.
Ghislain Gbènakpon
« il est attendu pour la grande saison des pluies 2022 des pays du Golfe de Guinée des quantités de pluies globalement équivalentes à déficitaire par rapport à la moyenne de la période de référence 1991-2020, un démarrage de saison à tendance tardive, une fin de saison à tendance incertaine, des séquences sèches longues en début et vers la fin de la saison, et des écoulements à tendance globalement déficitaire dans les bassins côtiers ». Voilà ainsi résumé le résultat des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydroclimatiques dans les pays du Golfe de Guinée pour le compte de cette année 2022.
Il faut dire que ces prévisions saisonnières sont basées, entre autres, sur l’analyse de la situation actuelle et des évolutions probables des températures de surfaces des océans ( Tso). A propos de la fin de saison à tendance incertaine, le directeur de la climatologie et des applications météorologiques à Météo-Bénin, M. Didier Kakpa a donné quelques précisions à la faveur d’une interview à la presse : « Nous allons assister à une fin un peu tardive. Globalement, la moyenne se situe entre la dernière décade du mois de juillet et la première décade du mois d’août.Vous avez la pluie aujourd’hui, il faudra peut-être attendre 10 jours, 11 jours pour avoir d’autres pluies »
Conseils et recommandations
Face à cette pluviométrie à tendance déficitaire annoncée, des conseils ont été donnés au paysans. « vec les dates de séquences sèches très longues prévues en début, il ne faut pas qu’ils se précipitent à semer. Car, ils peuvent semer avec les premières pluies et une séquence sèche longue peut intervenir pour causer des pertes en semences et également en main d’oeuvre », a conseillé l’expert climatologue Alassane Agali à la faveur d’une interview à la presse.
Par ailleurs, le Forum recommande, entre autres, de veiller à la gestion rationnelle des ressources en eau pour assurer les besoins des barrages hydro-électriques et des aménagements hydro-agricoles et tirer profit de la saison agricole qui s’annonce moins pluvieuse dans les pays du Golfe de Guinée. Il est particulièrement recommandé aux acteurs des différents secteurs d’être attentifs aux mises à jour qui seront faites par le Centre régional Agrhymet, l’Acmad et les services météorologiques et hydrologiques nationaux tout au long de la saison.
« J’invite tous les cadres des différents services météorologiques et hydrologiques de tous les pays ayant participé à ces assises de prendre toutes les dispositions idoines à l’effet de vulgariser dans les meilleurs délais les résultats obtenus », a déclaré dans son intervention de circonstances, le secrétaire général du ministère chargé des transports, M Urbain Tchiakpè.
Alhousseini Iktam, nouveau président élu du Resogest
Le Réseau des sociétés ou offices chargés de la gestion des stocks nationaux de sécurité nationale alimentaire au Sahel et en Afrique de l’ouest ( Resogest) était du 23 au 24 février 2022 en assemblée générale à l’hôtel Azalaï Hôtel de Cotonou. Au terme des travaux, le directeur général de l’Office des produits vivriers du Niger ( Opvn), M. Alhousseini Iktam est porté à la tête du nouveau bureau exécutif pour un mandat de 3 ans. A la faveur d’une interview à la presse, le nouveau président du Resogest a exposé la stratégie d’actions en deux points du nouveau bureau pour la bonne marche du réseau.
Ghislain Gbènakpon
« Au terme de cette assemblée générale, nous nous sommes donné certains objectifs à atteindre. Et pour cela, nous avons convenu de stratégies. La première, c’est de compter sur nos propres forces. Il s’agit de pouvoir mobiliser la contribution des États pour assurer le fonctionnement régulier de notre organisation. Pour cela, nous allons développer une offensive à l’endroit de nos décideurs notamment les ministres et les responsables de nos Etats pour qu’il y ait effectivement plus d’attention accordée au réseau à travers la contribution des Etats dans un premier instant », a déclaré M. Alhousseini Iktam à la question de savoir sa stratégie pour la bonne marche du Resogest.
La deuxième stratégie envisagée par le nouveau bureau du Resogest est la diversité des partenaires. « Deuxièmement, nous allons essayer de diversifier nos partenaires. Vous savez, traditionnellement, nous avons Cilss et la Cedeao qui sont nos partenaires stratégiques. Mais nous voulons essayer d’élargir un peu nos partenaires pour que nous puissions bénéficier de beaucoup plus de financement, de façon à faire en sorte que nous puissions prendre en charge nos Pta pour les années à venir », a expliqué M. Alhousseini Iktam.
Il faut dire que les assises de Cotonou ont permis l’amdement des textes du Resogest avec à la clé, l’adoption d’un nouveau statut et d’un nouveau règlement intérieur. Le président Alhousseini Iktam n’a pas manqué de lancer un appel à tous les membres du réseau: « A l’endroit des membres, je rappelle que ce réseau est le nôtre. Le bureau n’est que le représentant qui porte le réseau pendant l’intersession. Qu’ils s’investissent chacun personnellement dans son pays pour que les objectifs soient atteints et appuient davantage le bureau pour lui permettre de réussir son mandat au bénéfice de l’ensemble des membres »
La 5ème réunion du conseil des ministres en charge des TIC de SMART AFRICA s’est ouverte, ce vendredi 25 février 2022, à Kintélé, banlieue Nord de Brazzaville, en République du Congo, avec entre autres dossiers à examiner, l’accélération de la transformation digitale de l’Afrique, en vue de son développement socio-économique. Cette réunion, la 5ème du genre, après la 4ème tenue par visioconférence en mai 2021, est d’une importance capitale, au regard des questions à l’ordre du jour. Avant le huis clos, pour passer au crible de la raison pratique les dossiers sur la table de ce conseil des ministres, une cérémonie d’ouverture de ces assises a situé l’auditoire sur les enjeux et les attentes de ce segment ministériel.
La rédaction
Les réflexions du jour doivent se cristalliser sur la vision des chefs d’Etat et de gouvernement, initiateurs de l’Alliance Smart Africa, à savoir construire un marché numérique unique. Sur cette base, prenant en premier la parole, au cours de cette cérémonie d’ouverture, Lacine KONE, Directeur général de Smart Africa a fait l’épopée des succès engrangés dans la tenue de la dernière réunion du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart africa et les attentes du rendez-vous de Kintélé. « Cette réunion est l’occasion de prendre des décisions communes en matière de souveraineté des pays membres de l’Alliance Smart africa. ». Pouvait-il dire avant de reconnaître que « les progrès considérables ont été fait depuis la 4ème réunion du conseil des ministres de l’alliance Smart africa. »
Le ministre Léon Juste Ibombo
Ouvrant les travaux au nom du 1er ministre congolais, Léon Juste IBOMBO Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique de la République du Congo et président du Conseil des ministres en charge des TIC de SMART AFRICA, a fait le rappel que le conseil des ministres de SMART AFRICA a été créé pour prendre des décisions nécessaires engageant les États et projetant les réunions du comité de pilotage.
Il faut accélérer la transformation numérique du continent, pour un développement socio-économique de l’Afrique. « Dans cette approche prospective, le projet de société du Président de la République, SEM Denis SASSOU N’GUESSO, « Ensemble poursuivons la marche » a inscrit dans son Plan National Développement 2022-2026, l’économie numérique comme l’un des axes prioritaires de développement. » Léon Juste Ibombo pouvait situer l’assistance, avant d’ajouter « C’est donc bien en adhérence avec les objectifs prioritaires du programme de notre gouvernement que se tient la présente réunion de notre organisation. »
Léon Juste Ibombo a poursuivi que les actions concrètes en vue de la transformation numérique de l’Afrique a cours et se traduit, entre autres, par la mise en place de 20 projets pilotes dont quelques avantages sont perceptibles. Il s’agit entre autres de: SADA l’académie numérique de Smart Africa, le data center écologique de Smart Africa, la connectivité aux communautés de Smart Africa, l’achat en gros de capacité internet, le Fonds bloc Smart Africa pour financer les meilleurs startups africains, la boîte à outils pour le développement des startups dans le domaine des TIC etc…
Tout en émettant le souhait de voir le nombre des pays membres de l’alliance Smart africa passer à plus de 32, le ministre Léon Juste Ibombo a formulé le vœu de voir cette réunion déboucher sur des décisions pertinentes susceptibles de progresser sûrement vers l’accélération de la transformation numérique de l’Afrique
Au nombre des personnalités ayant participé à la 3eme édition de la journée de l’acajou béninois du 23 au 24 février 2022 au palais des congrès de Cotonou, il y a le directeur de la commercialisation et du conseil du coton et de l’anacarde de Côte d’Ivoire. A la faveur d’une interview à la presse, Mamadou Doumbia, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a expliqué la réforme à l’origine du doublement de la production et l’amélioration de la commercialisation de l’anacarde pour la campagne 2021 dans son pays.
Ghislain Gbènakpon
« Nous sortons de la campagne 2021. Pour cette campagne, nous avons réalisé 968.000 t, à peu près 1 million de t. La réforme a eu lieu à partir de 2014. En 2013, nous étions à 500.000 t. Nous avons donc doublé notre production ». Ainsi s’exprimait M. Mamadou Doumbia pour lever le voile sur l’état des lieux de la production et de la commercialisation de l’acajou en Côte d’Ivoire. Il fait observer que ce doublement de la production est obtenu grâce à la mise en œuvre de certaines mesures. La réforme, souligne-t-il, a identifié deux grands types de mesures. Il s’agit de mesures pour améliorer la qualité et les mesures pour améliorer la structuration de la commercialisation afin que les producteurs et tous les autres acteurs en tirent la meilleure profitabilité.
« Les mesures pour améliorer la qualité ont consisté en la promotion de la recherche afin de mettre en place de nouvelles variétés. La deuxième chose a été de mettre en place un conseil agricole dédié aux producteurs d’anacarde en Côte d’Ivoire. Et dans ce domaine, nous avons déployé à peu près 300 agents qui donnent des conseils aux producteurs pour l’amélioration de leur production et leur productivité. En troisième point, sur cette mesure de qualité, c’est la mise en place d’une sacherie. Il y a deux types de sacherie qui sont mis en place au niveau de la production au niveau de la filière anacarde. Il y a une sacherie brousse avec des sacs de jute qui font le circuit du village du producteur jusqu’au magasin de l’exportateur et une sacherie export qui permet à l’exportateur d’ensacher la noix d’acajou pour l’export. », a expliqué M. Mamadou Doumbia.
En ce qui concerne le deuxième type de mesures relatives à l’organisation de la commercialisation, il ressort des éclairages du directeur de la commercialisation et du conseil du coton et de l’anacade de Côte d’Ivoire qu’il est basé sur la fixation d’un prix minimum en début de chaque campagne en relation avec le coût sur le marché international et en discussion avec les acteurs. C’est un prix minimum plancher et aucun achat ne peut donc se faire en dessous de celui-ci.
Autres mesures
M. Mamadou Doumbia a évoqué d’autres mesures sur le front de la structuration de la commercialisation: « En plus, tous nos acteurs sont connus. Il y a une identification et un agrément des acteurs à divers niveaux. Ils sont encartés ; ils ont tous des cartes. Et on a mis en place également un système de contrôle qui permet de s’assurer que les mesures de contrôle, que les mesures de respect de prix, les mesures d’utilisation des documents de traçabilité sont respectées. Voilà donc ce qui nous a permis de doubler notre production; et parallèlement en même temps d’améliorer la qualité. Notre qualité part généralement de 45, 46 voire 51. Nous avons réalisé pour la campagne dernière 48. 6 ans, 7 ans en arrière, nous avons réalisé en moyenne 46. Donc nous sommes sur le chemin de la qualité, l’amélioration de la qualité est toujours en cours »
Il faut dire que sur le front de la problématique de la transformation au cœur de la troisième édition de la journée de l’acajou béninois, M. Mamadou Doumbia annonce que des mesures sont en train d’être prises pour que d’ici 2025, la Côte d’Ivoire atteinge une capacité de transformation de 500.000 t soit actuellement 50 % de sa production.
Le Centre africain de recherche intelligence artificielle (CARIA) a ouvert ses portes, ce jeudi 24 février 2022, dans l’enceinte de l’Université Denis Sassou-N’Guesso, de Kintélé, site qui l’héberge provisoirement. La coupure du ruban, symbolique de l’inauguration de ce centre a été faite par Anatole Collinet Makosso, 1er ministre, chef du gouvernement congolais, en présence de quelques ministres congolais, du ministre de la RDC et du Bénin en charge du numérique.
La rédaction
La coupure du ruban et la visite de ce centre qui s’assigne pour mission de développer l’économie numérique ont été précédé par une série d’allocutions, qui circonscrit le contexte, l’objectif et l’importance du Centre africain de recherche en intelligence artificielle. La première a prendre la parole est Stella Messa Sassou-N’Guesso, maire de la commune de Kintélé, qui a souhaité la bienvenue à l’assistance qui a fait le déplacement de cette banlieue, située au Nord de Brazzaville.
Adélphine Adouki, ministre congolais de l’enseignement supérieur, qui a succédé au lutrin a évoqué les différentes étapes qui ont concouru à la création de ce centre qui a pour vocation de répondre aux enjeux de ce millénaire, qu’est celui de la digitalisation et de la vitesse. Ainsi présenté, ce centre de recherche en intelligence artificielle va offrira au continent africain de prendre part active à la révolution numérique. « C’est un centre qu’est tourné non seulement vers le Congo et l’Afrique mais aussi vers le Monde ». Pouvait soutenir Mme le ministre congolais en charge de l’enseignement supérieur.
Le CARIA est mis en place grâce à la volonté de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Pour les Nations Unies le CARIA se propose d’aider les pays africains à promouvoir et d’adopter des technologies nouvelles et émergentes, afin de faire progresser leurs aspirations de développement et de transformation de leurs économies dans le cadre de la croissance de l’économie numérique mondiale. Dans cette perspective Vera SONGWE, Secrétaire Générale Adjointe de l’Organisation des Nations Unies, Secrétaire Exécutive de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, qui a pris la parole pour la circonstance, a abordé la plus-value que va offrir le CARIA. Selon, dans un délai proche on va commencer à avoir les retombés de ce centre.
Prenant la parole à son tour, le ministre congolais, Léon Juste Ibombo, des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, a rendu hommage aux différentes personnalités qui ont œuvré à l’aboutissement heureux de projet, avant d’exprimer sa satisfaction. « L’inauguration de ce centre est une source de joie et de fierté légitime pour les Congolais, et au-delà, pour la jeunesse africaine tout entière. » Pouvait-il renchérir avant d’ajouter « Car il constitue une véritable vitrine de l’Afrique décomplexée et émergente que nous voulons, en termes des technologies innovantes telles que l’Intelligence Artificielle. »
Ce projet qui a pris un peu plus d’une année de gestation a pris corps et forme. Il est un pôle d’innovation moderne et disposant des commodités permettant d’accueillir les étudiants et chercheurs africains désirant poursuivre les travaux de recherche en Intelligence Artificielle, véritable catalyseur des économies digitales.
Les projets de recherche qui démarrent en 2022-2023 couvrent d’emblée un champ scientifique très large ayant un point commun entre l’intelligence artificielle et la science des données, ce qui fait de ce centre un instrument unique en Afrique. Il s’agit des projets de recherche suivant : le Réseau de Neurones ; la vision par Ordinateur ; la machine Learning ; la réalité virtuelle et Augmentée ; le traitement du langage naturel ; la robotique et l’automatisation industrielle ainsi que l’Informatique Génétique.
Ce centre est équipé de deux salles à usage de laboratoire de recherche de pointe avec des équipements informatiques de dernière génération permettant de suivre les enseignements en ligne via la plateforme e-learning. Il mettra à la disposition des apprenants trois types de programmes de formation, à savoir : le programme Licence-Master-Doctorat, le programme certifiant de renforcement des capacités en ligne à l’endroit de quiconque désirant approfondir les connaissances en Intelligence Artificielle, ainsi que le programme d’initiation à la robotique et Intelligence Artificielle à travers la classe verte destinée aux élèves du cycle primaire et secondaire.
Aussi, Léon Juste Ibombo a-t-il présenté l’objectif principal de ce centre qu’est « d’entreprendre des recherches de pointe sur l’intelligence artificielle (IA) en se concentrant sur une approche centrée sur l’homme afin de maximiser les avantages et de contrer les défis du développement et de l’utilisation de cette technologie pour la transformation socio-économique du continent. » Bouclant la série des interventions avant de couper le ruban et de visiter ce centre, le 1er ministre congolais, Anatole Collinet Makosso a inscrit le CARIA dans l’optique de la matérialisation de la volonté du président Denis Sassou-N’Guesso, qui se résume en l’arrimage du Congo au développement de l’économie numérique.
En rappel, c’est en marge de la 7ème session du Forum Régional Africain pour le Développement Durable tenu à Kintelé du 1er au 4 Mars 2021, qu’il avait été décidé de la création du Centre Africain de Recherche en Intelligence Artificielle et son hébergement au sein de l’Université Denis SASSOU NGUESSO.