Chantal Ahyi après l’investiture des candidats du Br: « Nous sommes résolument tournés vers la victoire »

L’honorable Chantal Ahyi, tête de liste Br dans la 16ème circonscription électorale

La tête de liste du Bloc Républicain ( Br) dans la 16 ème circonscription électorale pour les législatives du 8 janvier prochain assure que les candidats du cheval blanc cabré et tous les militants sont résolument tournés vers la victoire pour le contrôle de l’assemblée nationale. L’honorable Chantal Ahyi, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, l’a martelé à la faveur d’une interview à la presse au terme de la céremonie de présentation et d’investiture des candidats du Br ce samedi 19 novembre 2022 au palais des congrès de Cotonou. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.

Cause Commune: Quelles sont vos impressions après votre investiture?

Chantal Ahyi: D’abord, nous saluons les militants et militantes, cheville ouvrière du Bloc Républicain, parce que sans eux, il n’y a pas de Bloc républicain. C’est encore à cause d’eux que nous sommes ici pour recevoir notre lettre de mission des mains des hautes instances de notre parti le Bloc Républicain. Nous venons ici d’être envoyés en mission et nous prenons le ferme engagement de la remplir avec dynamisme, avec fermeté et toujours chevillés au corps, les idéaux du Bloc Républicain. Au Bloc républicain, nous sommes unis et résolument tournés vers la victoire parce que nous voulons le contrôle de l’assemblée nationale. 

Un message aux militants de la 16ème circonscription. 

Il ne serait pas superflu de les remercier car ils ont porté le Bloc Républicain et continueront toujours de le porter. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon.

Diabète au Congo : une journée thématique sur la pathologie et dépistage gratuit à l’hôpital général de Ngoyo

Séance de dépistage gratuit

Sensibilisation et dépistage ont été deux moments qui ont marqué la célébration de la journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2022, à l’hôpital général de Ngoyo, à Pointe-Noire, en République du Congo. 

La rédaction

Véritable problème de santé publique touchant plus d’un demi-milliard de personne dans le monde, le diabète a été au cœur d’une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit dans les hôpitaux généraux de pointe noire, parmi eux celui de Ngoyo. Alain Serge BIKINDOU, le directeur général de cette formation sanitaire plantant le décor a précisé que « 461 millions de personnes sont atteintes du diabète, nombreuses présentes des complications et d’autres décèdent même de cette pathologie. »

Poursuivant son intervention le directeur général de l’hôpital général de Ngoyo pouvait fixer l’auditoire sur le comportement à observer : « Avec une bonne éducation thérapeutique, avec une bonne prise en charge, on ne meurt plus du diabète. On vieillit avec son diabète, on vit avec son diabète. C’est pour cela que l’hôpital général de Ngoyo s’est donné pour mission d’accueillir cette journée thématique pour le bien-être des populations. »

D’autres exposés ont été faits sur ce tueur silencieux. Endocrinologues et médecins généralistes ont mis en lumière les causes, les conséquences et même les complications qui rangent plus de 150 milles personnes atteintes de cette maladie au Congo Brazzaville. 

Pour Ben Dorel KYABAAMBU NKENDA, médecin endocrinologue-diabétologue à l’hôpital général de Ngoyo « Cette journée est très importante pour nous, les endocrinologues et médecins spécialistes, dans la mesure où elle nous permet de sensibiliser sur cette pathologie qui parfois semble être ignorée. » Pouvait-il soutenir avec de présenter la situation et la position de l’hôpital général de Ngoyo sur cette maladie : « Ici à l’hôpital général de Ngoyo il arrive parfois au moins qu’un patient sur deux hospitalisé soit diabétique. C’est dire que c’est une pathologie qu’est fréquente dans cet arrondissement. »

 Le docteur Ben Dorel KYABAAMBU NKENDA n’a pas manqué de faire une exhortation en direction du grand public : « Pour ce qui ignore encore la maladie je vais leur inviter de se faire dépister dans les centres appropriés, en faisant une petite glycémie à jeun le matin. Et pour ce qui connaisse leur statut, de prendre en charge leur pathologie. Parce que le diabète est une maladie qui est silencieuse. »

Les informations mises à la disposition de l’assistance ont donné lieu à des échanges et témoignages, qui, au finish ont permis aux convives de cerner la réalité la maladie du diabète. Monica BIBISSI participant à cette journée thématique pouvait réagir : « faire face à un enfant de 8 ans qui est diagnostiqué d’un diabète de type 1, qui a droit à trois insulines, donc trois doses par jour, c’est compliqué, surtout que le flacon d’insuline est à 8500francs/CFA. » Pouvait elle marteler avant de donner l’alerte « Vous avez forcément un proche dans votre famille qui souffre de cette maladie, qu’attendez vous pour agir. Cela veut tout simplement dire que cette salle nous sommes tous acteurs. »

Un mot sur la journée internationale du diabète 

La Journée Mondiale du Diabète réunit la communauté mondiale du diabète autour d’une seule voix pour mobiliser et sensibiliser au diabète, invitant les individus et les communautés à porter l’épidémie de diabète au-devant de la scène.

Chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète le 14 novembre pour sensibiliser le grand public à la charge croissante de cette maladie et aux stratégies que l’on doit mettre en œuvre pour prévenir et faire face à la menace qu’elle représente.

Le thème retenu pour l’édition de cette année est « Accès aux soins du diabète », tout comme l’année dernière, et comme cela est prévu en 2023, ce qui souligne l’importance des efforts déployés en matière de prévention et de riposte.

Les statistiques disponibles sur le diabète en Afrique témoignent de l’ampleur du défi à relever. En effet, 24 millions d’adultes vivent actuellement avec le diabète et l’on estime que ce nombre devrait augmenter de 129 % pour s’établir à 55 millions d’adultes d’ici à 2045. Le diabète sucré a provoqué 416 000 décès sur le continent l’année écoulée et devrait devenir l’une des principales causes de mortalité en Afrique d’ici à 2030.

Chose importante, le diabète est la seule principale maladie non transmissible pour laquelle le risque de décès prématuré augmente plutôt que de diminuer. Parmi les facteurs de risque connus, nous pouvons citer les antécédents familiaux et l’âge, tout comme des facteurs de risque modifiables tels que le surpoids et l’obésité, les modes de vie sédentaires, la mauvaise alimentation, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Malheureusement, ces facteurs de risque modifiables sont en augmentation dans tous les pays de la Région africaine de l’OMS.

Et l’hôpital général de Ngoyo, s’inscrivant dans la dynamique de son rapprochement avec les populations, à la faveur de cette journée, a tenu à apporter sa contribution à la lutte contre cette pathologie. Une initiative qu’il entend pérenniser pour le bien-être des populations.

Il sied de retenir que la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans son mot à l’occasion de cette journée, s’adressant aux africains à réitérer l’importance que revêt une alimentation saine et équilibrée, couplée à une activité physique régulière, à la non-consommation de tabac, au maintien d’un poids sain et à une consommation modérée de l’alcool. Voilà des pratiques qui protégeront les personnes contre le diabète de type 2 et d’autres maladies non transmissibles.

Prévention de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: « les jeunes et les femmes ont leur place », dixit Abdoul Kassim Fomba de Think Peace Sahel

M. Abdoul Kassim Fomba, coordonnateur de Think Peace Sahel

L’organisation Think Peace Sahel a brillé par une participation active à la conférence régionale de Cotonou sur le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extémisme violent en Afrique de l’Ouest tenue du 15 novembre au 17 novembre 2022. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, son coordonnateur Abdoul Kassim Fomba, l’un des panélistes, assure que les jeunes et les femmes ont leur place dans la réponse au phénomène. Lire ci-dessous l’intégralité des échanges . 

Cause Commune: Présentez-nous en quelques mots Think Peace Sahel.

Abdoul Kassim Fomba: Nous sommes une organisation qui travaille sur la gestion et la résolution des conflits inter et intracommunautaires, qui est notre premier axe. Le second axe, c’est tout ce qui est renforcement des liens entre les forces de défense et de sécurité, les autorités locales et la population. Et le troisième axe est tout ce qui est prévention de la radicalisation en milieu carcéral et hors carcéral. Nous sommes une organisation malienne mais nous avons ouvert Think Peace Burkina et Think Peace Niger. Aujourd’hui, nous couvrons environ 107 communes dans les trois pays d’intervention. Dans chacun de ces pays, nous avons installé des comités d’engagement communautaires. Ce sont des acteurs au niveau communautaire composés des chefs de village, des communicateurs traditionnels, des représentants des jeunes, des femmes, du secteur privé local et d’autres personnes ressources identifiées par la communauté elle même. C’est avec ces acteurs que nous intervenons directement sur le terrain. 

Qu’est-ce qui a fondamentalement motivé votre présence à ces assises de Cotonou ?

La thématique c’est le rôle des jeunes dans la prévention de l’extrémisme violent. Ce qui touche notre axe 3 de travail. Il faut savoir que le phénomène de l’extrémisme violent relie aujourd’hui plusieurs facteurs assez complexes qui touchent aussi certaines dimensions du fonctionnement au niveau local, notamment la gouvernance locale, beaucoup de choses en lien avec l’injustice, la cooruption endémique. Des facteurs dont se nourrissent les groupes armés terroristes ou d’extrémisme violent  pour pouvoir s’enraciner au sein de la communauté. Et vu que nous travaillons dans ces domaines, nous avons été invités par rapport aux actions que nous menons dans nos communautés. 

Au sortir de ces trois jours de travaux, que retient-on au niveau de Think Peace Sahel?

Il y a plusieurs choses qu’il faut retenir à des rencontres du genre. D’abord, la première chose, c’est le réseautage. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a plusieurs acteurs qui sont sur le terrain travaillant sur la même problématique au niveau de leurs localités. Ça nous permet de pouvoir discuter, de se connaître et de s’inspirer de ce que les autres font. La deuxième chose concerne les différentes recommandations. Et la recommandation phare, c’est l’implication des jeunes comme des acteurs de solution et de réponse au niveau local ou au niveau décisionel. La troisième chose est relative à la résilience communautaire. Comment les communautés devraient réagir face à ces phénomenes? Quel est le degré d’implication nécessaire  des femmes et des jeunes pour cela ? Quel est le rôle de la société civile pour l’effectivité de cette résilience de la communauté. L’autre chose à retenir, c’est par rapport aux efforts des États. Qu’est-ce qu’ils doivent faire pour amélioer davantage ce processus en cours de lutte contre l’extrémisme violent . Et comment ils doivent impliquer les femmes, les jeunes et d’autres acteurs? C’est de tout cela que nous avons discuté.

Votre mot de fin.

On peut dire aujourd’hui que les jeunes autant que les femmes ont leurs places dans la réponse à l’extrémisme violent sur le terrain. Et ce n’est pas une place de participants, mais une place d’acteurs de réponse. Il faut trouver le moyen à ce que tous les jeunes soient impliqués. Mais il faut que les jeunes n’attendent pas que ce soit l’Etat qui les implique. Tous les jeunes dans nos pays, dans les organisations de la société civile doivent s’impliquer pour pouvoir apporter leur pierre à la résolution de ce phénomène.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à la conférence régionale de Cotonou

Extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: l’appel de Abdoulaye Harouna de la Copave aux jeunes et aux Etats

Le président de la Copave, M. Harouna Abdoulaye

Au nombre des participants à la conférence régionale sur le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest tenue du 15 novembre au 17 novembre 2022 à Cotonou, il y a le président de la Coalition Communautaire pour la Paix et la Promotion du vivre ensemble ( Copave) du Niger. A la faveur d’une interview à la rédaction au terme des travaux, M. Abdoulaye Harouna, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a, entre autres, lancé un appel aux jeunes et aux Etats. Lire ci dessous, l’intégralité des échanges. 

Cause Commune: Présentez-nous brièvement la Copave.

Abdoulaye Harouna:  La Copave est une association créée en 2015 pour soutenir les efforts des autorités du Niger dans le cadre de la consolidation de la paix, de la cohésion sociale, tout ce qui est processus de réinsertion et de réintégration communautaire  des ex combattants. C’est une Ong qui a un bon encrage au niveau international parce que partenaire avec beaucoup d’organisations internationales, dont le Secrétariat des Nations Unies, Peace by Africa, Africa Voices Dialogue AVD, PNUD, Secrétariat de la Conférence Africaine pour la Paix Mauritanie, Elman Peace et les institutions de l’Etat du Niger travaillant dans la gouvernance paix et sécurité.

Quel est concrètement l’objectif de la  participation de la Copave à cette conférence régionale de Cotonou?

Il s’est agi pour nous de partager nos expériences en matière de processus de réinsertion et de réintégration communautaire, mais aussi en matière d’approche inclusive de consolidation de la paix. Nous sommes ici aussi en qualité de facilitateur et de modérateur pour aider les organisateurs à réussir la conférence, faire parler l’ensemble des acteurs pour mieux partager les expériences des pays. Pour nous, c’est une façon d’aider le Bénin à mieux s’outiller contre l’extrémisme violent.

Il a été question du rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. 

Les jeunes constituent la réponse même de la lutte et de la prévention contre l’extrémisme violent. Aujourd’hui, on ne doit plus voir les jeunes comme des freins, des vulnérables face à l’extrémisme violent , mais comme des acteurs clés sans lesquels, on ne peut pas faire la difference en matière de lutte contre le fléau. Ils ont les moyens de parler à leurs pairs qui sont de l’autre côté. Ils ont aussi les moyens et les techniques pour les démobiliser et faciliter leur réintégration au niveau des communautés. Sans les jeunes, la porte est fermée. 

Votre mot de fin.

J’appelle la jeunesse béninoise et la jeunesse africaine en général à s’impliquer dans le processus de consolidation de la paix et dans la prévention de la lutte contre l’extrémisme violent . Pour les Etats, c’est de ne pas jouer le déni. L’extrémisme violent peut frapper à n’importe quelle porte et à n’importe quel moment. Quand on est informé et averti, il faut prendre les dispositions pour éviter la propagation de ce phénomène dans nos pays. 

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue de famille des participants à la conférence régionale de Cotonou

Expérience Tébé après le récépissé définitif du Mpl pour les législatives: « C’est la victoire de tous les opprimés »

Le président du Mpl, M. Expérience Tébé

Le parti Mouvement populaire de libération ( Mpl) a célébré ce mercredi 16 novembre 2022 à son siège à Cotonou, l’obtention de son récépissé définitif pour les législatives du 8 janvier 2023. Occasion pour son président, M. Expérience Tébé de souligner qu’il s’agit d’une victoire pour les opprimés, entre autres.

Ghislain Gbènakpon

« Nous allons réécrire avec vous l’histoire politique du Bénin. C’est votre victoire, c’est la victoire de tous ceux qui sont opprimés, brimés, ceux qui ont perdu leurs emplois, tous ceux qui se sont sentis obligés de quitter le pays. Et le 8 janvier prochain, nous allons, nous tous, faire tout possible pour que d’une seule main, on va faire le balayage. Tout le monde, au balai ». Ainsi s’exprimait le président Expérience Tébé à l’adresse des militants fortement mobilisés après la délivrance hier par la Cena du récépissé définitif du Mpl pour les législatives de janvier prochain. 

Déjà au sortir de la salle du retrait du récépissé définitif pour les législatives à la Céna, il a soutenu face à la presse que le parti s’est donné avec cette pièce, les moyens pour contribuer à redorer le blason du parlement béninois.. »Nous avons utilisé toutes nos forces pour contrer cette assemblée qui nous a été imposée depuis 2019 et on n’a pas pu. Le Mpl et ses militants viennent de trouver le moyen de revenir sur ces choses. On a le poids de la responsabilité sur nous. Et nous savons avec le peuple, on va y arriver », a déclaré le président Expérience Tébé. 

Lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: le rôle de la jeunesse au cœur d’un forum régional du Gctf à Cotonou

Une vue de famille des participants

« Le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest ». C’est le thème de la conférence régionale qui se tient depuis ce mardi 15 novembre 2022 à Azalai hôtel de Cotonou. C’est une initiative du Groupe de travail sur le renforcement des capacités en Afrique de l’Ouest du Global CounterTerrorisme Forum ( Gctf) avec le soutien de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ( Onudc). Les travaux qui prennent fin ce jeudi 17 novembre ont été officiellement lancés par M. Oméga Honvoh, ambassadeur et directeur adjoint de cabinet du ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin. 

Ghislain Gbènakpon

« En termes de stratégies de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent, la problématique des jeunes implique un certain nombre d’enjeux et d’approches spécifiques que nous aurons l’occasion d’approfondir cette semaine. Je pense notamment aux réponses du système judiciaire et du système carcérale face aux enfants recrutés et exploités par les groupes terroristes et l’extrémisme violent, mais également aux rapports souvent difficiles entre les jeunes et les acteurs des secteurs sécuritaire et judiciaire », a déclaré dans son allocution, M. Ludovic D’Hoore, coordonnateur de la branche prévention du terrorisme de l’Onudc. 

Une vue partielle des participants en séance

Il faut dire que l’agenda du Gctf et de son groupe de travail Afrique de l’Ouest s’articule autour d’un ensemble de priorités dont la problématique de l’implication des jeunes dans la réponse aux menaces sécuritaires et sociétales auxquelles est confrontée la région. Il en est ainsi parce que la recrudescence de la criminalité et de l’insécurité a un impact dévastateur sur la survie, l’éducation, la protection et le développement des jeunes et des enfants. Ceux-ci sont au coeur du jeu des terroristes car, fait observer M. Ludovic D’Hoore, leur recrutement confère aux groupes  terroristes et à l’extrémisme violent des avantages tactiques et opérationnels.

Échanges d’expériences entre experts

Les trois jours de travaux permettent à un très large éventail d’experts venus des États membres du Gctf, de toutes l’Afrique de l’Ouest et de plusieurs pays frères proches de cette région d’échanger en panels et travaux de groupes sur cette éventail de questions et d’enjeux auxquels une grande partie de la jeunesse ouest-africaine est exposée, de partager des expériences entre experts et d’intégrer ces dimensions spécifiques dans les stratégies plus larges de prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent.

Le Dac Oméga Honvoh lançant les travaux

En lançant les travaux de ce forum régional, le directeur adjoint de cabinet du ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin, l’ambassadeur Oméga Honvoh a soutenu que le thème de cet atelier vient à point nommé au regard de la priorité que représente la prévention du terrorisme dans le contexte sécuritaire sous-régional: « Il peut et doit d’ailleurs être d’une grande importance pour l’ensemble des acteurs engagés dans la recherche de stratégies et de solutions efficientes pour venir à bout de l’extrémisme violent et du terrorisme dans nos États. Le Bénin reste convaincu que la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre le terrorisme méritent que l’on implique toutes les couches de la société pour renforcer l’unité nationale ».

Congo-Guinée : Umaro Embalo Cissoko en visite de travail de 48 heures à Pointe-Noire

Échange entre les présidents Embalo Cissoko et Denis Sassou-N’Guesso

Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Cissoko a entamé une visite de travail de 48 heures, à Pointe-noire, deuxième ville et capitale économique de la République du Congo.

La rédaction

Brazzaville et Bata ne cessent de multiplier les actes susceptibles de renforcer leur coopération. Le dernier en date est la visite de travail de 48 heures qu’effectue le président Bissau-guinéen à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, reçu par son homologue congolais,  Denis Sassou-N’Guesso, ce dimanche 13 novembre 2022, à l’aéroport international Agostinho Neto.

La présence de Umaro Embalo Cissoko à Ponte-Noire aux côtés de Denis Sassou-N’Guesso traduit en acte la volonté et la détermination des deux pays et des deux peuples de il consolider la coopération bilatérale, mais aussi l’intégration sous régionale et le développement de la vision panafricaine de ces deux dirigeants africains.

C’est au crépuscule de ce dimanche que l’avion présidentiel transportant le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Cissoko, a foulé le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire. A sa descente d’avion le chef de l’État Bissau-guinéen a été reçu par son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso. Après les accolades entre les deux dirigeants africains et les salutations des des autorités congolaises, les deux chefs d’Etat pouvaient communier avec le peuple de la capitale économique, qui a fait le déplacement de l’aéroport ; question de marquer la solennité de cette visite d’Etat qui vient renforcer l’axe Brazzaville- Bata.

Le programme de travail du président Bissau guinéen, dans la ville océane, prévoit des entretiens en tête à tête avec le président Denis Sassou N’Guesso. A noter que, le Congo et la Guinée Bissau ont toujours entretenu depuis la nuit des temps d’excellentes relations de coopération ; une coopération marquée par des consultations régulières des deux chefs d’Etat.

Congo : le projet de la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire devient désormais une réalité

Le président Sassou-N’guesso posant la première pierre

« Le projet de la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire va devenir une réalité. » Ainsi s’est exprimé le ministre congolais des zones économiques spéciales et de la diversification économique, Jean Marc Thystère Tchicaya, à l’occasion de la pose de la première pierre de cette plateforme économique, par le président Denis Sassou-N’Guesso, ce 12 novembre 2022, à Loango, dans le département du Kouilou.

La rédaction 

La zone économique spéciale de Pointe-Noire s’étend sur une superficie de 2790 hectares.  Sur cette superficie seront développées, en premier, les industries du de bois, ensuite les industries pétrolières et parapétrolières. Pour le développement de cette zone, l’Etat a signé un accord avec la société Arise, le développeur, qui a déjà fait ses preuves au Gabon, au Togo, au Benin et au Tchad. Au-delà de son expertise, Arise à une assise financière capable de consentir cet investissement dans la Zone économique spéciale.

La pose de la première pierre de la zone économique spéciale interdépartementale (Kouilou-Pointe-Noire) est un acte hautement historique, a déclaré le préfet du Kouilou, Paul Adan Dibouilou.  Pour lui l’implantation de cette plateforme économique et industrielle à Loango va susciter la renaissance de la ville antique de Loango, qu’il a qualifié de nouveau temple de l’universel. L’hôpital de base de Loango, la construction des universités de Diosso et de Loango, sont entre autres projets,  qui tiennent à cœur les populations du Kouilou, a souligné le préfet Adan Dibouilou.

La construction de la ZES de Pointe-Noire mobilisera une grande expertise et des ressources humaines conséquentes, a noté, à son tour le directeur général de la Société Arise, Barrow S. Selon lui, la vision de sa société se décline en plusieurs axes majeurs, notamment le développement et la création d’emplois.

Les propos du directeur général de la société Arise ont été complétés par une projection vidéo de 8 minutes. Ici, un accent particulier a été mis sur les différents compartiments qui soutiennent la zone économique spéciale. Il s’agit notamment de la zone industrielle, de la zone de facilité ainsi que de la zone commerciale. 

Prenant la parole, après cette projection documentaire, le ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique, Jean PierreTchicaya, a précisé qu’à travers la zone économique spéciale, le gouvernement entend mettre en place une politique, qui attire les investissements directs étrangers et améliorer les taux d’importation et la création d’emplois, estimés à 8000 emplois directs et 16000 emplois indirects, avec une priorité accordée à la main d’œuvre nationale. 

Le chronogramme de développement défini prévoit que les premières usines soient mises en service en 2023, a rassuré le ministre des ZES avant d’exhorter la direction générale de la société Arise et la direction de la plateforme industrielle Pointe-Noire de travailler, sans relâche, au respect de ce délai.

Avant de prendre sa truelle et poser la première pierre pour la construction de la ZES de Pointe-Noire, le chef de l’Etat et l’assistance ont suivi un rituel traditionnel de consécration du site.

 A noter que,  le Congo compte au total  quatre zones économiques spéciales, à savoir Brazzaville, Ouesso, Pointe-Noire et d’Ollombo. Troisième pilier du plan national de développement (PND) 2022-2026, les ZES sont encadrées au Congo par la loi 24-2017 du 9 juin 2017, modifiée et complétée, par la loi2-2021 du 21 janvier 2021.

Défis politiques et sécuritaires dans la Cedeao: le regard du Gal Francis Béhanzin

Le général Francis Béhanzin face à la presse

Les défis politiques et sécuritaires dans l’espace Cedeao sont au coeur de l’entretien que l’ancien Commissaire de la Cedeao au département des affaires politiques, paix et sécurité a accordé à trois chaînes privées de télévision béninoises. Occasion pour le Gal Francis Béhanzin de plaider pour l’amélioration de la gouvernance mondiale pour relever ces différents défis communautaires. 

Ghislain Gbènakpon 

« La gouvernance mondiale est à revoir. Car pourquoi devrait-on attaquer la Libye? C’est à partir de là que le déferlement des attaques terroristes est venu en Afrique de l’Ouest par le Mali. L’Afrique n’est pas au Conseil de sécurité de l’Onu alors que sa superficie vaut plusieurs fois celle de certains pays membres. Cette gouvernance mondiale influe négativement sur tout », a déclaré le Gal Francis Béhanzin au sujet de la recrudescence des attaques djihadistes dans la sous-région. 

Toujours sur la problématique de la gouvernance mondiale, l’ancien Commissaire de la Cedeao au département des affaires politiques, paix et sécurité a fait observer que l’institution sous-régionale a élaboré un plan d’action qui souffre malheureusement de financement: « La Banque mondiale et le Fmi sont régulateurs de tous les flux financiers dans le monde. Ce n’est pas normal.  Nous n’avons besoin que de 2 milliards 300 millions de dollars pour implémenter les 8 axes prioritaires dont l’équipement, le développement des renseignements, la sécurisation des frontières, le contrôle des produits à usage multiple, le blanchiment, la communication, le retour de l’Etat. On ne trouve pas de financement alors que pour l’Ukraine, les Etats-Unis ont déjà débloqué 50 milliards ».

Le Gal Francis Béhanzin n’a pas manqué de faire une mise au point sur la situation au Mali. « Sur la question du Mali, par rapport à cette crise multidimensionnelle, disons le, il y a des partenaires qui n’ont pas joué franc jeux parce qu’en réalité, nos armées ne sont pas incapables d’affronter l’ennemi. Mais elles ont besoin des vecteurs aériens importants pour voir ce qui se passe au sol et retracer les informations qui permettent aux troupes d’évoluer correctement. Ce n’est pas la capacité opérationnelle qui manque. Mais quand vous n’avez pas la capacité de renseignements qu’il faut et que vous tombez dans une embuscade alors que les vecteurs aériens pourraient vous permettre de voir les mouvements insolites de troupes qui ne sont pas forcément des troupes amies, c’est regrettable », a-t-il soutenu. 

Par ailleurs, l’ancien commissaire a fait savoir que dans la plupart des pays de la Cedeao, la précarité sévit déjà à 5 km des Capitales avant de rappeler que la lutte contre le terrorisme passe aussi et surtout par une bonne gouvernance qui améliore les conditions de vie des populations en général et de la jeunesse en particulier. 

3ème mandats et crises politiques 

« La  Cedeao bénéficie d’une certaine supranationalité qui ne prend pas forcément sur la souveraineté de chacun des États », déclare le Gal Francis Béhanzin interpellé sur le silence et l’inaction régulièrement reprochés à la Cedeao face aux tripatouillages constitutionnels pour un troisième mandat orchestrés par certains régimes pour s’éterniser au pouvoir. L’ancien commissaire recommande une introspection de l’élite politique qui donne souvent elle-même son onction aux révisions de la constitution par le jeux des transhumances induit par le manque de conviction politique. 

Il a été aussi question des crises postélectorales auxquelles fait souvent face la Cedeao. Il ressort de l’intervention du Gal Francis Béhanzin qu’il s’agit d’une préoccupation majeure au niveau de l’institution sous-régionale:  » Vous vous rappelez, avant la fin de mon mandat, à l’occasion du 30 ème anniversaire de la cour constitutionnelle du Bénin, nous avons pu réunir les commissions électorales nationales et les cours constituttionnelles de nos 15 États à Cotonou et elles ont harmonisé leur point de vue sur la problématique. Maintenant, quand la Cedeao se déploie dans les États, ce n’est pas pour juger de la validité des élections. Nous ne relayons que ce que nous avons vu avant, pendant et après les scrutins ».

Économie numérique dans l’Uemoa: les textes communautaires et le programme régional de développement adoptés

Les ministres de l’Uemoa ou leurs représentants avec le Représentant Résident et le Commissaire en charge de l’économie numérique

En réunion ce vendredi 11 novembre 2022 à Azalai hôtel de Cotonou, les ministres en charge de l’économie numérique de l’Uemoa ou leurs représentants se sont penchés sur les projets de textes communautaires et le programme régional de développement de l’économie numérique à eux soumis par les experts. C’est la ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin, Mme Aurélie Adam Soulé qui a officiellement lancé les travaux qui ont abouti à l’adoption de ces deux documents. 

Ghislain Gbènakpon

Les projets de textes communautaires relatifs aux conditions et modalités de mise à disposition de données publiques sous format électronique, à la création du Comité des régulateurs nationaux du numérique des États membres de l’Uemoa et à l’utilisation de masse du  numérique d’une part, et le projet de programme régional de développement de l’économie numérique ( Prden) d’autre part. Ce sont les deux documents examinés par les experts quatre jours durant avant d’être soumis à l’approbation des ministres en charge de l’économie numérique de l’espace Uemoa. 

La tribune officielle

Dans son allocution de bienvenue, le Commissaire en charge de l’économie numérique, M. Paul Koffi Koffi a fait observer que les projets de textes communautaires proviennent des travaux entrepris avec le Comité des régulateurs nationaux de télécommunications des États membres de l’Uemoa ( Crtel ) alors que le projet de Prden a été préparé par la Commission de l’Uemoa avec l’appui technique et financier de la Banque Islamique de Développement puis validé par un comité interdépartemental avant d’être présenté aux instances de la Commission. 

Une initiative à point nommé

« Les gouvernements de nos États accordent une grande importance à la question du développement du numérique. Cette question a besoin de véritables solutions à cette ère où tous nos États ont amorcé le processus de transformation digitale de leur économie. Le numérique connait une croissance forte dans notre région. C’est pourquoi, la Commission de l’Uemoa s’est engagée à produire une réglementation harmonisée pour favoriser le développement du secteur, mais aussi à préparer et faire adopter par les Etats de façon participative et inclusive, un Programme Régional de développement de l’Economie Numérique », a expliqué le Commissaire Paul Koffi Koffi. 

La ministre du numérique et de la digitalisation Aurélie Adam Soulé

En lançant les travaux, la ministre du numérique et de la digitalisation du Bénin a mis en évidence la pertinence de cette réunion de Cotonou. « Effectivement, nos différents États ont engagé une transformation numérique à divers niveaux qui se fait avec différents rythmes, différents résultats également, différents calendriers de mise en oeuvre. Mais nous avons besoin d’agir collectivement, de façon synergique, de mettre de la cohérence au plan régional dans ce que nous faisons. C’est pour ça que je pense que cette réunion est bienvenue », a déclaré Mme Aurélie Adam Soulé.