Table d’honneur à la déclaration préliminaire du chef de Mission Raimundo Pereira
Au lendemain des législatives du 8 janvier 2023 au Bénin, la Mission d’observation électorale ( Moe) déployée par la Cedeao a fait ses appréciations du déroulement du scrutin ainsi que des recommandations. C’était ce lundi 9 janvier à l’hôtel Azalaï de Cotonou à la faveur d’une déclaration préliminaire du chef de Mission, son Excellence Raimundo Pereira, ancien président par intérim de la Guinée-Bissau.
Ghislain Gbènakpon
« En dépit de ces insuffisances, enregistrées, la Mission se réjouit des bonnes conditions de l’organisation du scrutin sur l’étendue du territoire béninois. En conclusion, je déclare que les élections législatives du 8 janvier 2023 au Bénin se sont déroulées, globalement, conformément aux textes et lois de la République du Bénin et au Protocole Additionnel de la Cedeao sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance ( 2001 ) ». Voilà un extrait de la déclaration préliminaire du chef de la Mission d’observation de la Cedeao, son Excellence Raimundo Pereira qui renseigne sur l’appréciation que ladite mission fait des élections de ce dimanche.
On retient de la déclaration que les insuffisances enregistrées sont la non autorisation, par endroits, des détenteurs du récipissé du Ravip, la difficulté de localisation exacte de certains postes de vote, l’affichage tardive des listes électorales dans certains postes de vote à l’ouverture, la difficulté d’accès à certans postes de vote aux personnes à mobilité réduite. Mais cela n’a pas entaché la régularité du scrutin selon la Mission de la Cedeao.
Elle félicite toutes les parties prenantes pour les efforts fournis jusque-là pour la tenue des élections dans un climat apaisé et les exhorte à respecter les caneaux législatifs d’annonce et de publication des résultats et de s’abstenir de toute proclamation anticipée qui pourrait affecter le climat apaisé observé jusque-là. Par ailleurs, la Mission exhorte la Cena à proclamer les résultats dans les meilleurs délais afin d’apaiser la situation et de lever toute suspicion.
Les observateurs de la Cedeao pour les législatives de ce dimanche 8 janvier 2023 au Bénin sont désormais mieux outillés. C’est à la faveur d’une séance d’informations et d’orientation hier vendredi à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Elle a été supervisée par le chef de la mission d’observation l’ancien président intérimaire de la Guinée-Bissau M. Raimundo Pereira, le Représentant Résident de la Cedeao, M. Amadou Diongué et le chef de la Division Assistance Electorale de la Cedeao, M. Francis Gabriel Oké.
Ghislain Gbènakpon
Présentation de la situation générale au Bénin en cette période électorale, du contexte politique, des enjeux et défis du scrutin, son déroulement, les règles qui régissent l’observation et la situation sécuritaire dans le pays. Voilà les temps forts de cette séance d’informations pratiques, d’orientation et de recommandations organisée par la Cedeao à l’endroit de ses observateurs déployés dans le cadre des élections législatives de dimanche prochain au Bénin.
Dans son allocution de bienvenue, le Représentant Résident Amadou Diongué a rappelé que l’observation des élections par la Cedeao est une activité statutaire aux termes du protocole additionnel de 2001 qui institue la démocratie et la bonne gouvernance comme prolongement du processus de paix, de la sécurité et du développement de la sous-région.
« Notre rôle est d’observer si le déroulement et l’organisation des élections législatives du 8 janvier 2023 obéissent aux standards définis aux termes du protocole additionnel de 2001 », dira le chef de la mission d’observation. Au nom des autorités de la Cedeao, M. Raimundo Pereira appelle au sens le plus élevé de responsabilité des parties concernées par les législatives à commencer par les partis politiques, les organes étatiques impliqués et les partenaires de la société civile. Il n’a pas manqué de remercier le peuple béninois en général pour son hospitalité et particulièrement le président Patrice Talon et son gouvernement pour avoir autorisé cette mission d’observation.
Les observateurs désormais aguerris
C’est le directeur général de la police Républicaine le Gl Soumaïla Yaya qui a présenté la situation sécuritaire du Bénin en rassurant la Cedeao et ses observateurs que les dispositions sont prises pour le déroulement normal des opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national. La situation générale au Bénin en cette période électorale, le contexte politique, les enjeux et défis du scrutin ont été exposés par le Représentant Résident Amadou Diongué.
Quant aux conseils pratiques aux observateurs, ils ont été assurés par le chef de la division assistance électorale, M. Francis Oké. On peut retenir entre autres que les observateurs doivent respecter les dispositions légales du pays en matière du déroulement des élections, porter une identification qui est la première condition pour être autorisé dans le bureau de vote et faire preuve de courtoisie à l’égard du président de bureau de vote. Ils doivent par ailleurs éviter de participer à la gestion de l’élection car il faut juste se contenter d’observer et de noter les dysfonctionnents, de s’identifier à un parti politique, d’accepter de cadeau, de donner son opinion et prendre parti, donner une interview qui engage la Cedeao en lieu et place du chef de mission.
A l’image de 2022, 2023 sera aussi une année électorale, en République du Congo, avec la tenue des élections sénatoriales.. Dans cette perspective, le président Denis Sassou-N’Guesso, en réponse aux vœux formulés par les corps constitués nationaux et des forces vives, par la voix du président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, ce vendredi 06 janvier 2023, a demandé à toute la classe politique congolaise de privilégier la paix et la sérénité dans le pays.
La rédaction
Après l’élection présidentielle et les législatives en 2022, le sénat sera renouvelé en 2023. Dans sa réponse aux vœux que lui ont adressés les corps constitués nationaux et les Forces vives de la Nation, Denis Sassou-N’Guesso a invité les acteurs politiques congolais, toutes obédiences confondues, à privilégier la paix lors cette échéance électorale. « En 2023, s’effectuera le renouvellement du sénat et des conseils consultatifs pour permettre à ces institutions de poursuivre efficacement le renforcement de notre démocratie », a déclaré le chef de l’Etat, avant de poursuivre : « J’invite les différents acteurs concernés, notamment la classe politique, à privilégier la paix, la quiétude et la sérénité dans la tenue de ces élections. »
Outre le volet élection, Denis Sassou-N’Guesso a partagé l’optimisme des corps constitués nationaux sur l’avenir du Congo, en proposant que le Congo s’inspire des expériences novatrices dans le cadre du partenariat public-privé. Pour lui, la mise en concession des grandes infrastructures est porteuse d’espoir, à l’instar de la Route nationale n°1 qui enregistre des résultats remarquables, en termes de maintenance, d’entretien et de viabilité, a-t-il illustré. Une telle expérience, a-t-il ajouté, « pourrait être étendue à d’autres secteurs en l’occurrence aux infrastructures sportives, portuaires et aéroportuaires. »
Sur la criminalité en milieu juvénile, le président de la République a incriminé le comportement démissionnaire des parents, face à cette insécurité préoccupante, causée par des enfants dont certains ont moins de 12 ans. « L’Etat assumera sa part de responsabilité », a assuré Denis Sassou-N’Guesso. Aussi, a-t-il appelé le gouvernement d’accélérer la construction des centres d’éducation et d’encadrement des jeunes d’Aubeville dans le département de la Bouenza et d’Opokania, dans le département de la Cuvette.
Il sied de signaler que la tradition faisait plutôt du palais du peuple le sanctuaire de la cérémonie de présentation des vœux des corps constitués nationaux et des forces vives au couple présidentiel. En cette année 2023, cet exercice citoyen qui marque la symbiose entre le dirigeant et ses compatriotes s’est déroulé au palais des congrès. Ainsi, à la place des salutations habituelles, les corps constitués nationaux et les forces vives de la nation ont eu droit à deux discours. Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba a porté la voix des corps constitués et des forces vives, avant l’intervention du président de la République.
Le président de l’Assemblée nationale a peint le tableau des défis relevés par le Congo sous le leadership de Denis Sassou-N’Guesso en 2022. De ce point de vue, il a énuméré l’opérationnalisation de nouveaux hôpitaux généraux, en harmonie avec le programme de gouvernement « santé pour tous ». L’implantation des zones agricoles protégées pour booster l’agriculture et le déploiement de la fibre optique, ainsi que le maillage du territoire en infrastructures de base ont aussi constitué cette énumération qui n’a pas oublié l’effort consenti pour résorber la crise sanitaire due à la covid-19, qui elle avait aggravé la crise économique.
Signalons que cette crise sanitaire avait aussi entraîné la suspension de la célébration de la cérémonie de présentation de vœux des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation au couple présidentiel.
En marge de la présentation de vœux ce mercredi 4 janvier 2023 au Réseau des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao ), son président Paul Adahou a lancé un appel aux différentes parties prenantes des législatives de dimanche prochain au Bénin pour que les dernières heures de campagne et l’élection se déroulent dans la paix et la cohésion. Lire ci-dessous son intervention.
« Au Roscao, nous avons fait le 17 décembre dernier une déclaration de paix. Nous sommes à deux jours de la fin de la campagne électorale au Bénin. Le Roscao invite le peuple béninois à voter dans la paix et dans la concorde. Nous n’avons qu’un seul pays, le Bénin. J’exhorte tout le peuple béninois à promouvoir la paix afin qu’au soir du 8 janvier, nous soyons dans la fête quels que soient les résultats qui sortiront des urnes. Que vous soyez mouvanciers ou opposants, donnez-vous la main. Nous devons éviter de tomber dans les travers de 2019, 2020 et 2021. J’appelle les candidats à passer des messages de paix pendant ces 48 h à leurs militants et non des messages incitant aux troubles. J’exhorte aussi la Cena et la Cour Constitutionnelle à prendre leur responsabilité pour la proclamation de résultats conformes au choix des populations. C’est le moment aussi pour les journalistes de travailler pour la paix . Vous êtes des ambassadeurs de la paix. Bonne fête électorale à tous. »
Le Pdt Paul Adahou au milieu, à l’extrême gauche le chargé de communication Laurent Tonégnikès et à l’extrême droite, le représentant du Maep, Désiré Ahouigbamey
Sacrifiant à la tradition, le président du Réseau des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ( Roscao ) et le personnel ont échangé les voeux de nouvel an ce mercredi 4 janvier 2023 à son siège à Cotonou. Occasion pour le président Paul Adahou et le chargé de communication Laurent Tonégnikès d’annoncer de grands projets créateurs d’emplois.
Ghislain Gbènakpon
« Nous souhaitons au président Paul Adahou beaucoup de santé. Santé et prospérité à tous ici. Que des opportunités s’offrent au Roscao, que nous puissions davantage être utiles à notre communauté au Bénin et dans toute l’Afrique » Tels sont les voeux présentés par le chargé de communication Laurent Tonégnikès au nom du personnel du Roscao à l’endroit de son président en ce début d’année. En retour, le président Paul Adahou a presenté ses vœux au personnel et à la presse: « Je vous présente mes vœux à vous et à votre famille et désormais je voudrais que nous travaillions ensemble ».
Il faut dire que le Roscao a traversé en 2022, une zone de turbulence avec à la clé des démissions et une affaire d’escroquerie pendante devant la justice dont le principal cerveau est derrière les barreaux. Mais on retient des interventions que le réseau a su surmonter ces péripéties et tient bon. « Le Roscao a pris par une situation, mais ce n’est pas la fin du monde. On reste serein. La maison reste debout. On continue de travailler à aller plus loin. Cette année, nous avons organisé avec succès la 18e édition des trophées Roscao. Quelle qu’en soit la situation qu’il y a eue par le passé, le Roscao reste debout et nous continuons notre chemin pour des résultats probants », a soutenu le chargé de communication et porte-parole Laurent Tonégnikès.
Des projets créateurs d’emplois au Roscao
La preuve que le Roscao tient toujours debout est l’annonce de plusieurs projets créateurs d’emplois à la cérémonie de présentation de vœux. Et la bonne nouvelle est d’abord venue du chargé de communication. « Nous sommes une société civile, mais nous avons créé désormais un volet technique économique qu’on appelle Afrique, Population Développement International qui mobilise les ressources et les investisseurs pour venir investir au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Cameroon et dans les pays africains pour créer de la richesse et de l’emploi » a déclaré Laurent Tonégnikès.
Il faut dire qu’avec la bénédiction du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dont le chef service coopération Desiré Ahouigbamey était présent aux échange de vœux, plusieurs projets impliquant les opérateurs économiques de la Turquie sont en vue. « Je remercie le représentant du ministère parce que nous avons beaucoup de projets ensemble qui vont donner des emplois au moins â 10.000 jeunes. Les conventions seront signées dans moins de deux semaines. Cette année, nous allons lancer le projet de renforcement des Ong avec des partenariats entre les Ong turques sur la bonne gouvernance, paix et démocratie. », a déclaré le président Paul Adahou.
Plusieurs fois sollicité pour éclairer les travailleurs sur l’attitude à adopter pour les législatives du dimanche 8 janvier prochain, le secrétaire général de la Confédération syndicalees travailleurs du Bénin ( Cs Le Maréchal Nagnini Kassa Mampo vient de s’adresser à eux. Lire l’intégralité de son appel.
LE MARECHAL NAGNINI KASSA MAMPO, S’ADRESSE AUX TRAVAILLEURS AU SUJET DES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 08 JANVIER 2023.
Camarades travailleurs,
Avant tout propos, je dois au début de cette nouvelle année, vous présenter mes vœux de bonne santé, de Courage, de Longévité et de Prospérité dans vos affaires.
Vous êtes nombreux, vous travailleurs, de différentes catégories socio-professionnelles à m’appeler ou à m’envoyer de messages, presque tous les jours, pour me demander de vous aider à vous situer quant à la meilleure position à adopter par rapport à la campagne électorale en cours.
La réception de vos multiples messages qui traduisent l’embarras des uns et des autres, m’a amené à comprendre que plusieurs travailleurs sont dans embarras de choix pour ces élections législatives du 08 Janvier 2023.
Voilà pourquoi j’ai pris la décision de partager avec vous mon analyse de la situation et des critères qui doivent guider le choix des travailleurs pour ces élections législatives.
CETTE ASSEMBLEE DEFEND-ELLE LES INTERETS DES TRAVAILLEURS ?
Normalement, à l’Assemblée Nationale, chaque couche socio professionnelle devrait avoir son quota. Ainsi, toutes les couches socio-professionnelles y compris les travailleurs pourront mieux comprendre et défendre leurs intérêts pendant le vote des différentes lois.
Avec le pouvoir du président Patrice TALON, seuls les partis choisis par le pouvoir participent aux élections. Les autres partis comme le Parti Communiste du Bénin (PCB) reconnu de tous comme parti père de la démocratie au Bénin sont écartés quand bien même ils remplissent toutes les conditions pour participer aux élections. Des partis siamois comme l’UPR, le BR et leurs partis satellites : Moelle-Bénin, UDBN et consorts n’ont d’autres rôles à jouer que de soutenir aveuglement toutes les lois scélérates initiées par le Président Patrice TALON et son gouvernement telles que :
La loi sur l’embauche qui permet de radier les travailleurs du public comme du privé à tout moment, la Loi qui réduit le droit de grève et va jusqu’à criminaliser la grève, le nouveau Code des Impôts qui frappe les travailleurs et tous les citoyens et réduit leurs salaires et autres revenus, le Statut Général des agents de l’Etat qui contractualise la fonction publique et rend l’emploi précaire, le Code Electoral qui fixe la caution à 1.500.000frcs par candidat soit 163.500.000frcs par liste, exclut les travailleurs et tous les citoyens pauvres de la candidature à la députation, et d’autres lois scélérates qui rendent la vie difficile aux travailleurs.
Vous comprenez donc que ces partis, bourreaux des travailleurs sont disqualifiés pour parler en votre nom ?
MEME LE PARTI « LES DEMOCRATES » QUI SE RECLAMENT DE L’OPPOSITION, N’EST PAS DIFFERENT DES AUTRES.
Chers camarades travailleurs, j’ai entendu certains d’entre vous dire qu’avec l’arrivée des députés du parti Les Démocrates de YAYI BONI, et de Éric HOUNDETE, le parlement va changer de cap.
Vous avez raison de le dire, tellement vous avez été marqués et déçus par le pouvoir du Président Patrice TALON qui vous en a fait voir de toutes les couleurs au point où vous espérez un changement en prenant n’importe quelle direction.
Je suis membre du bureau directeur national de la CSTB depuis 2002 et Secrétaire Général Adjoint de la CSTB d’Octobre 2013 à Septembre 2017 mois dans lequel j’ai été élu Secrétaire Général Confédéral de la CSTB. C’est dire donc que j’ai suffisamment d’information qui me permettent de vous dire comment l’ancien président de la République YAYI BONI et l’ancien vice-président de l’Assemblée Nationale Éric HOUNDETE se sont comportés vis-à-vis des travailleurs pendant qu’ils détenaient le pouvoir ou une parcelle du pouvoir, et comment leur parti « Les Démocrates » se comporte aujourd’hui vis-à-vis de vous.
2.1- Parlons de YAYI BONI.
– Octobre 2011 : YAYI BONI arrache le droit de grève aux douaniers en faveur de Benin-control de Patrice TALON.
– 04 Mai 2011 à Natitingou : Des manifestants pacifiques y compris des travailleurs cruellement réprimés. Le jeune El hadj KOUABI Fawarz est froidement abattu par la police aux ordres du pouvoir de YAYI BONI. Ce crime n’a jamais été puni. Au contraire : les victimes sont arrêtées et déportées de Natitingou à la prison civile de Missérété dans l’Ouémé où ils ont passé 06mois avant d’être libérés grâce à vos diverses pressions.
– Octobre 2013 : YAYI BONI ordonne de gazer les secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales qui manifestaient pacifiquement devant la bourse du travail de Cotonou, lieu sacré des travailleurs avec plusieurs blessés graves parmi les secrétaires généraux et les autres manifestants. Rappelez- vous les propos tenus par le président YAYI BONI qui a assimilé le sang des manifestants blessés au sang de mouton. Moi-même, Nagnini KASSA MAMPO, qui vous parle, j’ai été personnellement témoin de l’événement.
– L’actuel Statut Général des agents de l’Etat qui contractualise la fonction publique et précarise l’emploi public, a été élaboré et voté sous YAYI BONI.
– Avril 2014 : deal entre YAYI BONI et des secrétaires généraux de confédérations et centrales syndicales, pour lever une motion de grève : la CSTB perd ces deux (02) sièges au CES en faveur de deux confédérations non représentatives : COSI-Bénin et CSPIB. YAYI BONI a violé le code de travail et ses décrets d’application sur la représentativité des travailleurs. En 2019 le président Patrice TALON poursuit dans le même sens en complotant contre la CSTB dont les sièges ont été cette fois-ci donnés à la COSI-BENIN et à l’UNSTB. Ce sont ces deux confédérations qui siègent actuellement au CES à la place de la CSTB qui a pourtant été toujours première à toutes les trois élections professionnelles nationales.
2.2- Parlons de Éric HOUNDETE.
– Éric HOUNDETE, premier vice-président de l’Assemblée Nationale à la 7ème législature participe aux votes des lois scélérates contre les travailleurs et les peuples du BENIN. (Loi sur l’embauche et loi sur le retrait de droit de grève etc.).
– Octobre 2022, vote d’une loi criminalisant la grève par UP et BR. La CSTB et quelques organisations démocratiques du Bénin épris de justice et de paix protestent et soutiennent les travailleurs. Le parti Les Démocrates de Éric HOUNDETE et de YAYI BONI ne dit rien. Donc Éric HOUNDETE n’est pas avec vous.
– Choix des membres de la CBDH : Éric HOUNDETE, président du comité de sélection et 1er vice-président de l’Assemblée Nationale tripatouille avec les secrétaires généraux comploteurs et écarte le représentant de droit de la CSTB qui a pourtant 45% en faveur du représentant de la CSUB qui n’avait que 1% aux élections professionnelles nationales. Le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale a piétiné ainsi la loi sur la représentativité des travailleurs.
– Présence des forces Barkhanes au BENIN : Pendant que le vent du patriotisme souffle un peu partout en Afrique et qu’au MALI, au BURKINA, au NIGER et ici au BENIN, les peuples exigent le départ des troupes françaises, le parti Les Démocrates tout comme l’UPR et le BR et autres soutient la présence des troupes françaises au BENIN en se taisant, alors que ce sont ces troupes françaises qui sont à la base de l’insécurité dans notre pays. Au nord du pays, des travailleurs sont pourchassés par des djihadistes. Il y a déjà eu plusieurs cas de morts. HOUNDETE Éric n’en a rien dit.
2.3- Pas d’autocritique publique
Généralement, nous avons tendance à oublier les actes négatifs posés par les anciens dirigeants pour ne retenir que ce qui est jugé positif qu’eux-mêmes ou leurs partisans nous rappellent, au point où, nous n’avons pas développé la culture de l’autocritique publique des dirigeants. Sinon, comment comprendre qu’avec tout ce que j’ai rappelé comme outrage fait aux travailleurs, que, ni l’ancien président YAYI BONI, ni Eric HOUNDETE, n’aie jamais fait leur autocritique vis-à-vis des travailleurs ? J’ai personnellement eu l’occasion lorsque la direction du parti Les Démocrates m’a rencontré de leur dire certains griefs que les travailleurs avaient contre Eric HONDETE. Malgré cela, il n’a jamais fait son autocritique vis-à-vis des travailleurs. Au contraire, en se taisant sur la loi criminalisant la grève et sur la présence des forces Barkhanes au BENIN, il vient de montrer qu’il ne se soucie ni des problèmes des travailleurs, ni de ceux du peuple.
CONCLUSION
Avec ce que je viens de relater, vous vous rendez compte que les partis UPR, BR, UDBN et autres FCBE sont des ennemis des travailleurs. Toutes les informations que vous avez eues sur les Démocrates et les précisions que je viens de vous donner montrent bien que même si Les Démocrates faisait 100% de l’Assemblée, rien ne rassure et ne garantit qu’ils iront là-bas défendre vos intérêts car ces gens se mettent toujours ensemble pour défendre leurs intérêts. Donc comprenez très bien que UPR, BR, Moelle-BENIN, UDBN, FCBE, les Démocrates et les autres c’est : même pipe même tabac. Ce sont des gens d’une même maison. C’est bonnet blanc, blanc bonnet.
Nous devons continuer de nous battre pour avoir une Assemblée Nationale véritablement représentative où toutes les couches y compris les travailleurs sont représentés par quota. Sachez que si vous allez voter, Les Démocrates, l’UPR, BR, Moelle BENIN, UDBN ou tous les autres, vous participez au renforcement des lois scélérates du pouvoir autocratique du président Patrice TALON. Alors aucun travailleur n’a intérêt à aller voter le 08 Janvier prochain car cette élection n’est pas du tout inclusive. Elle est belle et bien exclusive et vous exclut, vous travailleurs.
« Intensifier le combat pour l’avènement d’un pouvoir patriotique au Bénin ». C’est sous ce thème que le Parti Communiste du Bénin ( Pcb) a célébré les 45 ans de sa création le 31 décembre 1977. C’était ce vendredi 30 décembre 2022 à la bourse de travail de Cotonou avec à la clé, une déclaration de circonstance.
Ghislain Gbènakpon
« Le Parti Communiste du Bénin quant à lui continuera son combat pour le renversement de l’autocratie et du système de la FrançAfrique et l’avènement au Bénin d’une République Populaire Démocratique Indépendante et Moderne. C’est la tâche que s’est assignée l’Alliance Pour la Patrie (APP) et son Président Philippe NOUDJENOUME. » Voilà un extrait de la déclaration du Pcb ayant sanctionné la commémoration vendredi dernier des 45 ans de son existence.
Il ressort de la déclaration que l’objectif que s’était fixé le Parti Communiste du Bénin et que beaucoup considérait comme utopique, est à l’ordre du jour et est devenu un leitmotiv sur tout le continent africain: « Plus que jamais, nous devons intensifier la lutte contre les vendeurs d’illusion et collaborateurs camouflés de Patrice Talon, ceux-là qui proposent de fausses pistes aux masses comme celle de faire croire qu’ils vont mettre fin au pouvoir de la ruse et de la rage. Ceux-là qui ne dénoncent jamais les lois scélérates, les arrestations arbitraires, ces agents de la FrançArique et de ceux qui maintiennent leur genou sur le coup du Bénin »
Le Bloc Républicain peut compter sur les braves femmes de l’Ong La Majorité pour les élections législatives de dimanche prochain. Fortement mobilisées par leur présidente Mme Bernice Hounvou ce samedi 31 décembre 2022 à la maison du peuple d’Agla Akplomé à Cotonou, elles apportent leur soutien à l’honorable Chantal Ahyi. C’est à la faveur d’une rencontre d’échanges avec la tête de liste du Br dans la 16e circonscription électorale.
Ghislain Gbènakpon
La présidente de l’Ong La Majorité Bernice Hounvou et l’honorable Chantal Ahyi
« Nous nous sommes mobilisées ce jour pour clamer notre soutien à l’honorable Chantal Ahyi candidate du Bloc Républicain pour les législatives. C’est un retour de l’accenseur. Car, cette amazone nous a toujours soutenues dans nos principales initiatives. Nous allons davantage nous mobiliser pour la victoire du cheval blanc cabré dimanche prochain », a déclarré la présidente de l’Ong La Majorité, Mme Bernice Hounvou à la faveur d’une interview à la presse au terme de la rencontre d’échanges et d’expression de reconnaissance avec l’honorable Chantal Ahyi.
L’honorable Chantal Ahyi face aux femmes de La Majorité
Cette rencontre a permis à la tête de liste Br dans la 16e circonscription électorale de se présenter aux femmes battantes membres de l’Ong La Majorité qu’elle accompagne dans ses oeuvres pour l’émancipation de la gent féminine. « Il reste encore des chantiers que nous allons soutenir le pouvoir de la rupture à réaliser. Et c’est pour cela que je suis candidate à nouveau pour les législatives. Je suis candidate pour qu’ensemble, nos arrachions d’autres réalisations au profit des femmes. Et la réalisation de ces chantiers sont pour très bientôt. Car le budget 2023 que nous venons de voter est prometteur », a expliqué l’honorable Chantal Ahyi aux femmes de l’Ong dans son intervention de circonstance.
Voici pourquoi voter le Br
« Vous avez toutes les raisons du monde de nous faire confiance. Alors passez le message à vos maris, vos voisins de quartier, des marchés et partout qu’il urge de voter le bloc républicain le 8 janvier prochain. Car le Br est le parti de la femme. C’est ainsi par exemple, qu’il a positionné en tête la femme dans la 15e et aussi dans la 16e circonscription », a aussi déclarré l’honorable Chantal Ahyi à ses hôtes de l’Ong La Majorité.
Et face à la presse, elle a été amenée à évoquer brièvement les raisons pour lesquelles il faut voter le cheval blanc cabré pour les législatives: « Il faut voter le Bloc Républicain juste pour avoir un meilleur devenir, juste pour accompagner l’élan de développement insuflé par la vision du chef de l’Etat. Votez pour le cheval blanc cabré parce que au Br, la femme a un réel accès à l’arène politique, à la vision de développement de notre pays et le jeune est reconnu dans son talent, son savoir-faire. Voter le bloc républicain, c’est faire un choix utile pour le développement, pour le bien-être des populations »
La Haute autorité de la lutte contre la corruption (HALC) poursuit ses descentes d’information contre la corruption dans les administrations publiques. Ce vendredi 30 décembre 2022, les services exerçant à l’aéroport international Maya Maya, de Brazzaville, ont été sensibilisés contre ce fléau qui freine le développement de la société.
La rédaction
C’est dans le cadre de la 11è session de la campagne de sensibilisation de la lutte contre la corruption et des peines encourues par les récidivistes, que cette activité a été organisée. Les secteurs aéroportuaires sont à la fois des entrées et des sorties des passagers de toute sorte.
Après avoir défini la corruption, le président de la H.a.l.c, Emmanuel Olitta Ondongo, a expliqué le sens de cette campagne. Il a rappelé que l’aéroport qui est une porte de sortie et d’entrée des pays est appelé à faire son image. Fort malheureusement, constate-t-on, la corruption est présente sous toutes ses formes y compris la concussion et la fraude.
« C’est ici où il entrent et sortent les sans-papiers. C’est ici où entrent et sortent les devises sans être déclarées. C’est ici d’où partent les marchandises par les couloirs. Tout ceci moyennant des pots de vin exposant toute une Nation aux plans économique, sécuritaire et social avec pour conséquences des freins contre le développement de notre pays tant attendu », a fait savoir me président de la H.a.l.c.
Organisée autour du thème « Halte à la corruption », cette descente a permis à cette institution d’examiner les comportements des agents du secteur portuaire. Ainsi, les participants ont été édifiés sur l s types d’infractions, le nombre d’années d’emprisonnement et des amandes encourues.
Le thème retenu a également permis de faire l’examen de types de comportements dans les aéroports d’Afrique qui sont prévus et punis par la loi tout en admettant que l’aéroport international de Maya-Maya n’est pas exempté. Aussi, les infractions les plus fréquentes, les plus récurrentes et les plus planifiées sont entre autres la complicité internationale dans le trafic des produits illicites que sont les devises et les espèces protégées, la participation à la communication des fausses informations pouvant mettre l’avion en danger l’importation des faux permis, l’infraction à la réglementation et à la limitation d’échanges et de mouvements de capitaux vers l’étranger, la corruption des agents publics, l’abus de fonctions, le faux et usages de faux mais aussi et surtout la mendicité pouvant être qualifiée d’extorsion ou de concussion.
« Toutes ces infractions sont prévues et punies par la loi et les règlements de la République du Congo, notamment par le code pénal, la loi n°9-2022 du 11 mars 2022 portant prévention et lutte contre la corruption et infractions assimilées », a expliqué un exposant de la H.a.l.c concluant sur ce sujet en soulignant que » toutes ces infractions répertoriées dans l’activité aéroportuaire ont été érigées au rang des crimes et sont punies par la réclusion criminelle, donc d’emprisonnement ferme.
Notons que le président de la H.a.l.c avait à ses côtés le directeur de cabinet du ministre des transports et du directeur général adjoint de l’Anac.
Sous la présidence de son président, Emmanuelle Olitta Ondongo, la haute autorité de lutte contre la corruption (HALC), a lancé, ce jeudi 29 décembre 2022, à Brazzaville, une session d’information des cadres relevant de cette institution.
La rédaction
Placée sous le thème : » les droits humains et la lutte contre la corruption au Congo », cette rencontre de renforcement des capacités en vue de lutter efficacement contre la corruption et tous les autres vices qui minent la société congolaise, s’est tenue en présence du ministre congolais du contrôle d’État, de la qualité du service public et de la lutte contre les anti valeurs, Jean Rosaire Ibara, en compagnie du représentant par interim du système des Nations unies au Congo, Lucien Manga.
La corruption en République du Congo est devenue un fléau qu’il faut combattre par tous les moyens. Les cadres de l’institution en charge de de cette question qui prennent part à cet atelier de formation, vont acquérir des armes pour mettre fin à ces pratiques devenues systématiques que le chef de l’État congolais, Denis Sassou-N’Guesso, avait dénoncées lors de son message sur l’état de la Nation devant le parlement réuni en congrès, le 28 novembre 2022.
» L’objectif c’est de permettre aux cadres de la H.a.l.c d’améliorer leurs connaissances sur les droits humains et l’évaluation des politiques publiques, en vue de renforcer la lutte contre la corruption, la concussion, la fraude et les infractions assimilées », a fait savoir Lucien Manga, coordonnateur par intérim du système des Nations unies, qui a souligné qu’il y a des échanges après les exposés présentés par les experts des Nations-Unies.
En effet, cette session organisée conjointement par le haut-commissariat des droits de l’homme des Nations-Unies et la H.a.l.c, est la première en son genre. Et, elle se tient dans un contexte où ce fléau a atteint des proportions importantes dans le pays, matérialisées par des services monnayés dans les administrations publiques.
»La République du Congo, à l’instar d’autres pays, a mis en place une haute autorité de lutte contre la corruption. Elle dispose également des cadres institutionnels appropriés pour la promotion des droits humains. Notre objectif c’est de rendre cette institution plus performante », a une fois de plus indiqué le représentant qui a reconnu le rôle que cette institution joue depuis sa mise en place, avant de réitérer la volonté du système des Nations-Unies d’accompagner le Congo dans la lutte contre ce fléau en vue d’atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Emmanuel Olitta Ondongo, le président de la H.a.l.c a indiqué que » l’acte de corruption commis correspond à une atteinte à un droit fondamental consacré tant par la Déclaration universelle des droits de l’homme de décembre 1948 que par la Constitution du 25 octobre 2015. La lutte contre la corruption et là question des droits de l’homme vise un seul et même objectif : celui d’améliorer la situation des personnes et le fonctionnement des Etats. On ne saurait parler de la lutte contre la corruption sans abordée la question des droits de l’homme « .
Aussi, a-t-il fait savoir que l’institution qu’il préside est plus que déterminée à intensifier la lutte contre ce fléau qu’est, dans le pays, ce qu’est le cancer dans le corps humain.
Il a émis, enfin, le vœu de voir s’installer un partenariat définitif entre son institution et le haut commissariat des Nations-Unies de lutte contre la corruption pour son éradication au Congo.