Au nombre des participants à l’atelier de formation des acteurs du pastoralisme sur la médiation entre agriculteurs et éleveurs qui se tient depuis ce mardi 24 janvier 2023 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou pour deux jours, il y a le vice-président de l’association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants ( Anoper-Bénin ) et président de l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants Zou-Colline. A la faveur d’une interview à la presse, M. Akibou Ali-Tcham, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a livré son regard sur cette initiative de la direction de l’élevage. Lire ci-dessous, l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Quel est selon vous le bien-fondé de cet atelier de formation?
Akibou Ali-Tcham: C’est un renforcement de capacité qui nous donne des outils, des compétences à pouvoir gérer les conflits entre agriculteurs et éleveurs, cette médiation que nous ne cessons de jouer au jour le jour. Mais ça a une particularité car nous avons constaté au cours de l’atelier que le médiateur doit respecter certains critères pour bien jouer son rôle. Parmi ces critères, il faut être neutre, prêter une oreille attentive, il faut être conciliant pour pouvoir trouver des pistes de solution aux deux parties afin que le conflit ne perdure pas.
Pensez-vous que cette formation va contribuer effectivement à instaurer une paix durable entre éleveurs et agriculteurs pour qu’on ne déplore plus des cas de pertes en vies humaines ?
Il y a un aspect capital que si chaque acteur de son côté arrivait à respecter, je pense qu’il pourrait avoir la paix. C’est la neutralité et le fait de pouvoir dire ce qui est à chaque partie. C’est-à-dire écouter le mobile du conflit et proposer des pistes de solution qui sont à prendre ou à laisser par les parties. Le médiateur ne tranche pas. Il propose des pistes de sortie de crise.
La Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la Francophonie ( Confemen ) a organisé du lundi 23 janvier au mardi 31 janvier 2023 à hôtel Azalaï de Cotonou, un atelier international de sélection des items pour l’évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen, exercice 2024 ( Pasec2024). C’est le directeur adjoint du cabinet du ministre des enseignements maternel et primaire Bénin, M. Raliou Akanda-Olouwa Orinloyé qui a officiellement lancé les travaux qui ont connu la participation de 23 pays.
« Faire le bilan des travaux nationaux de rédaction des items de l’évaluation au primaire; sélectionner des items de fin de primaire, du test enseignant et entamer le processus de rédaction et de finalisation des items de collège pour les besoins de la mise à l’essai et finaliser le contenu des questionnaires contextuels ». Voilà entre autres, des objectifs que poursuit cet atelier international de sélection des items pour l’évaluation Pasec2024 qu’abrite Cotonou du 23 au 31 janvier 2023.
La rencontre regroupe les équipes nationales Pasec de 23 pays. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo, Viet Nam, Guinée Bissau, Centrafrique, Sao Tomé et Principe, Djibouti, Tunisie, Mozambique et Nigeria. Cette évaluation a donc la particularité de s’ouvrir à un pays anglophone, le Nigeria et trois pays lusophones, Sao Tomé et Principe, Guinée Bissau et Mozambique. Participent également aux travaux, des experts et des membres du secrétariat technique permanent de la Confemen.
Une démarche participative
« Il s’agit d’une démarche participative qui, non seulement renforce la qualité des instruments, mais aussi participe au renforcement des équipes nationales Pasec. Le Pasec, faut-il le rappeler, a une double mission: celle d’éclairer le pilotage des systèmes éducatifs des États et gouvernements membres via les évaluations et celle de contribuer au renforcement des capacités des équipes nationales. », a déclaré dans son allocution, le secrétaire général de la Confemen, Pr, Abdel Rahamane Baba-Moussa.
Il faut dire que l’évaluation Pasec2024 constitue le troisième cycle d’évaluation groupée du Pasec qui fait suite aux deux précédentes Pasec2014 et Pasec2019. La collecte définitive des données de cette évaluation internationale est prévue au deuxième trimestre 2024 après une mise à l’essai des instruments et procédures prévue au deuxième trimestre 2023. En lançant les travaux, le Dac du ministère des enseignements maternel et primaire du Bénin a fait observer que cette troisième édition de l’évaluation Pasec permettra aux pays de disposer de données probantes à une période charnière vers l’échéance de 2030 des Odd, notamment l’Odd4 relatif à l’éducation.
Le conférencier M. Dany Ayida, expert en démocratie et gouvernance
« Prévention des crises en contexte post électoral: responsabilité des organisations de la société civile et des politiques ». C’est le thème de la conférence inaugurale de l’Institut des artisans de justice et de paix ( Iajp ) du Bénin qu’a animée ce jeudi 19 janvier 2023, le Directeur Résident de l’organisme américain National Democratic Institute (NDI) en RD Congo dans le cadre des 25 ans de l’Institut. A la faveur d’une interview à la presse, l’expert en démocratie et gouvernance Dany Ayida, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit a ,entre autres, fait savoir qu’il s’est apaisanti sur l’expérience de la démocratie béninoise. Lire l’intégralité des échanges.
Cause Commune: Vous venez d’animer une conférence dans le cadre des 25 ans de l’Iajp. Qu’est-ce qu’on peut retenir essentiellement?
Dany Ayida: Cette conférence inaugurale de l’Iajp est centrée sur la contribution de la société civile et des partis politiques à la prévention des crises post électorales. Nous avons eu l’opportunité de partager avec les participants sur la situation en Afrique en général, comment les élections devenaient parfois facteurs ou sources de conflits. Et nous avons essayé de tirer quelques leçons de certains pays, de certaines régions. Mais nous avons aussi développé ce qui peut paraître comme de bonnes pratiques qui peuvent consolider l’état de droit. Nous nous sommes apaisantis sur l’expérience de la démocratie béninoise qui depuis environ trois décennies a maintenu son cap avec une série d’alternances démocratiques saluée dans le monde entier et reconnue comme telle. Mais nous avons reconnu aussi qu’il y a quelques faiblesses comme il y en a dans toutes les républiques qui méritent d’être prises en compte pour qu’on puisse renforcer la démocratie béninoise. La réussite concerne le caractère consensuel et inclusif des réformes que dans la population, la classe politique ne s’approprie pas suffisamment à notre avis. Voilà quelques idées qu’on a partagées aujourd’hui.
Un appel en guise de mot de fin.
Je voudrais d’abord encourager l’Iajp à organiser ces genres de rencontre où toutes les opinions s’expriment et je crois que c’est très utile pour un pays comme le Bénin où la libre expression, le débat pluriel sont toujours présents et à encourager. Et c’est très bien d’avoir impliqué un certain nombre d’institutions, des ministères représentés. Je trouve que c’est positif. J’encourage les frères et sœurs du Bénin à garder le cap de la construction de l’état de droit, cette édification qu’on ne finit jamais. Et quand on l’expérimente, s’il y a quelque chose à améliorer qu’on le fasse, qu’on tire les leçons et qu’on continue à créer de l’espace pour que de plus en plus de Béninois s’impliquent dans la gouvernance, la participation citoyenne; pas seulement les élections. Il faut aussi faire en sorte que la menace qu’on a au côté du Sahel qui aujourd’hui s’oriente vers nos pays du sud puisse être contenue très vite. Je veux parler de l’extrémisme violent, du terrorisme qu’il faut vite canaliser pour que la République continue à se développer.
Le président Luc Atrokpo lors de sa déclaration liminaire
( Une initiative de la Fondation Luc Sètondji ATROKPO )
« Entrepreneuriat et Employabilité des Jeunes ». C’est le thème de la première édition du Festival de la Jeunesse et de la Musique ( Fejem ) qui est un projet culturel de la Fondation Luc Sètondji ATROKPO dont les manifestations se déroulent du 27 au 29 janvier prochain. A la faveur d’une conférence de presse ce jeudi 19 janvier à Novotel de Cotonou, le président maire Luc Atrokpo a présenté de long en large ce projet culturel devant les nombreux sponsors dont Celtiis, Coris Bank, Nsia Bank et autres. On retient que l’objectif principal est de contribuer à promouvoir les talents qui existent dans les départements du Bénin, s’agissant de l’art, du sport, de la musique, des danses, etc. Le Fejem est annuel et connaîtra en dehors de Cotonou, une phase décentralisée à chaque édition. La ville de Bohicon accueillera la phase décentralisée de cette première édition. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration liminaire du président Luc Atrokpo.
Déclaration liminaire du Président de la Fondation Luc Sètondji ATROKPO à l’occasion du lancement du projet culturel Festival de la Jeunesse et de la Musique (FEJEM)
Novotel le 19 janvier 2023
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Monsieur le promoteur du Centre communautaire EYA,
Madame la Directrice Générale de CELTIIS,
Monsieur le Directeur Général de la SOBEBRA,
Monsieur le Directeur Général de Coris Bank,
Monsieur le Directeur Général de NSIA Bank,
Monsieur le Directeur Général de SIAB
Monsieur le Directeur Général de Novotel,
Monsieur le Directeur Général de Sowafi Bénin,
Monsieur le Directeur Général de EIG,
MONSIEUR le Directeur Général de Canal+,
Monsieur le Directeur Général de Canal Com,
Monsieur le Directeur Général de LBM Les Bagnoles Motors,
Monsieur le Directeur Général de la Roche,
Monsieur le Directeur Général du Groupe Bolloré,
Monsieur le Directeur Général de CIMBENIN,
Chers invités,
Mesdames et Messieurs
Je vous remercie beaucoup d’avoir honoré de votre présence, la conférence de presse que la Fondation Luc Sètondji ATROKPO organise pour présenter son projet culturel.
C’est un projet inspiré du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), que préside Salif TRAORE connu sous le nom de Asalfo dont la Fondation Magic System a un partenariat avec la Fondation Luc Sètondji ATROKPO.
En effet, la Fondation Luc Sètondji ATROKPO a signé une convention de partenariat avec la Fondation Magic System pour bénéficier de son expérience dans l’organisation du FEMUA.
Après plusieurs mois de travaux, les réflexions ont accouché d’un bébé appelé FEJEM, le Festival de la Jeunesse et la Musique.
Son objectif est de contribuer à promouvoir les talents qui existent dans les départements du Bénin, s’agissant de l’art, du sport, de la musique, des danses…..
Plus spécifiquement, le FEJEM aidera à :
Offrir un espace de réjouissance au profit des couches sociales
Créer un cadre de brassage et d’opportunités de collaboration entre les artistes nationaux et internationaux d’une part, et tous les festivaliers d’autre part.
Offrir aux jeunes, des opportunités de formation et d’emploi
Offrir un creuset de promotion des activités et initiatives locales.
Toutes choses qu’on peut à priori considérer comme déjà existantes.
Mais le FEJEM voudrait bien se prévaloir de quelques spécificités.
En effet, le FEJEM a comme valeur ajoutée :
Le volet scientifique
Le développement de l’activité économique
Le festival d’opportunités que l’évènement est
La valorisation des villes qui accueillent le festival.
Le thème de cette première édition du FEJEM est « Entreprenariat et Employabilité des Jeunes ».
A travers ce thème, le festival servira de tribune de présentation des programmes et politiques d’emploi du gouvernement et de tribune de formation des jeunes.
Le FEJEM est annuel et connaîtra une phase décentralisée à chaque édition.
La ville de Bohicon accueillera la phase décentralisée de cette édition qui aura lieu du 27 au 29 Janvier 2023.
Le FEJEM, c’est aussi plusieurs articulations.
Le volet sportif avec surtout un marathon à Cotonou et à Bohicon
Le volet social.
Le Carrefour Jeunesse, une activité sur laquelle sera débattu, le thème du festival.
Le volet culturel qui comprend un concert à Cotonou et un concert à Bohicon.
La programmation artistique est composée de :
Magic System de la Côte d’Ivoire qui se produira en concert live
Débordo Leekunfa de la Côte d’ivoire
Toofan du Togo
les valeureux et talentueux artistes du Bénin que sont Zénab, Fanicko , Vano Baby, Sèssimé, Wédemin Star, Djohou, Limac Jouvet, Ayodédé.
Le FEJEM, c’est aussi le fruit du soutien de tous ses partenaires.
Je voudrais citer le Centre Communautaire EYA et son promoteur Monsieur Lionel TALON qui est le premier partenaire à rejoindre le festival à travers une convention de partenariat signée avec la Fondation Luc Sètondji ATROKPO et la Fondation Magic System.
Il y a également d’autres précieux partenaires :
CELTIIS représenté par sa Directrice Générale, dont le dynamisme augure de beaux jours devant CELTIIS. Merci à vos collaborateurs pour toutes les diligences dans la mise en place du partenariat.
La SOBEBRA dont la Direction Générale, a été très vite convaincue par la pertinence du projet et s’est personnellement investie dans la concrétisation du partenariat.
CORIS BANK dont la direction a fait preuve d’une réactivité particulièrement appréciable dans le cadre de son adhésion au projet.
NSIA BANK et sa hiérarchie qui ont su apprécier le projet à sa juste valeur et y ont adhéré.
SIAB dont la Direction Générale a manifesté un accompagnement salutaire au festival.
Je m’en voudrais de ne pas citer NOVOTEL et sa direction qui nous accueillent actuellement ici pour la conférence de presse. Ils nous sont d’un grand appui.
Canal+, NSIA Assurance, LBM, Canal COM, Sowafi Bénin SA, BETRA, Golden Tulip, EIG, CIMBENIN, Benafrique, leurs directions générales et leurs personnels respectifs ont également très fortement soutenu l’organisation du FEJEM.
Nous vous en savons gré. Infiniment et particulièrement merci à vous.
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux, à vos collaborateurs et à vous-mêmes, je voudrais dire la reconnaissance de la Fondation Luc Sètondji ATROKPO qui vous sait gré pour tout ce que vos différentes structures ont fait pour que le projet devienne une réalité.
La Fondation Luc Sètondji ATROKPO et son conseil d’Administration en sont touchés et vous donnent rendez-vous sur les sites du festival.
Je n’oublie pas tous les acteurs cultuels qui ont su accompagner et soutenir le FEJEM. Merci beaucoup à vous.
Aussi, voudrais-je exprimer toute la gratitude de la Fondation Luc Sètondji ATROKPO au Ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, au Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, au Ministre des Sports, à la Ministre des Affaires sociales et de la Micro finance ainsi qu’à leurs collaborateurs surtout de la Direction des Arts et du livre, de l’ANECSMO pour leur accompagnement constant et merveilleux dont bénéficie le FEJEM à chaque étape de son évolution.
A l’agence Hoope Africa, agence productrice du festival et aux commissions techniques qui travaillent d’arrache-pied, j’adresse mes félicitations pour leur sens appréciable d’organisation des choses.
Pour finir, je voudrais remercier les hommes des médias et une fois encore, tous les partenaires du FEJEM, pour leur présence ici et pour leur attention.
Aux lendemains des législatives du 8 janvier 2023 pacifiques et inclusives, le Creuset pour la Paix au Bénin ( Cpb) exprime sa gratitude à toutes les parties prenantes et les exhorte à oeuvrer pour la préservation de la paix et de la cohésion nationale. C’est à la faveur d’un appel à la célébration de la démocratie béninoise lancé par son président Dr. Marius Kpossi qui n’a pas manqué de faire des propositions concrètes. Lire ci-dessous son appel.
L’appel à la célébration de la démocratie béninoise de Dr. Marius Kpossi
Après la proclamation des résultats issus des élections législatives du 08 janvier 2023 , nous remercions Dieu tout puissant pour avoir insufflé à notre peuple la maturité historique qu’il vient d’afficher. Nous exprimons notre gratitude à toutes les béninoises et à tous les béninois ; au Président Patrice Athanase Guillaume Talon ; au gouvernement . Nous exprimons également notre gratitude à nos forces de l’ordre et de défense pour leur sagesse . Notre grande reconnaissance à tous les partis politiques impliqués pour leur sens patriotique et citoyen aux côtés de nos populations. Notre reconnaissance aussi va aux endroits de la Commission Electorale Nationale Autonome ( C. E. N.A) pour son sacerdoce . La cour constitutionnelle a donné son verdict et nous la félicitons également pour son oeil de » censeur » sur la préservation de notre identité nationale .
Pour paraphraser son Excellence le Président Patrice Athanase Guillaume Talon , le leitmotiv de sa vision pour le Bénin d’aujourd’hui et de demain est de travailler à améliorer nos conditions générales de vie , mais davantage d’oeuvrer à ce que les générations futures de Béninoises et de Béninois aient un sort plus enviable que le nôtre . C’était à l’occasion de son discours -réponse aux voeux à lui présentés par les présidents des institutions de notre République , que le Chef de l’Etat nous donnait cette inspiration .
En effet, cette vision doit demeurer la source d’inspiration des nouveaux parlementaires élus .
Ils doivent travailler pour créer des conditions d’un rapprochement entre eux et leurs bases . Ils doivent bien composer avec leurs communes pour mieux connaître leurs défis aux fins de mieux les représenter .
Nous proposons également la mise en place d’un réseau numérique d’échanges entre les parlementaires et leurs bases d’une part , et entre parlementaires de la sous -région d’autre part pour l’institutionnalisation de » l’ e- parlement » .
Nous tenons à exprimer notre gratitude à la HAAC, Haute Autorité de l’AudioVisuel et de la Communication et à tous les journalistes pour leur professionnalisme et pour leurs rôles d’instructeurs civiques charismatiques . Nous espérons aussi une institutionnalisation de la formation de journalistes parlementaires pour la bonne maîtrise des enjeux du parlement béninois.
Au -delà de la maturité affichée, nous prions toute la population béninoise de rester sereine et de comprendre que le Bénin est notre terre et nous avons la responsabilité de préserver la paix à tout jamais . C’est une urgence pour nous de continuer à vivre dans la cohésion sociale et dans l’unité nationale même dans la diversité d’opinions car le Bénin est le seul pays que nous avons et il demeure irremplaçable .
« Ensemble pour une relance économique réussie ». C’est le thème de la rentrée économique du secteur privé béninois, édition 2023, organisée ce vendredi 13 janvier dans la salle rouge du palais des congrès de Cotonou par les chambres consulaires à savoir la chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( Cci Bénin ), la chambre d’agriculture du Bénin et la chambre des métiers de l’artisanat en collaboration avec les organisations patronales ( Cnp Bénin et Coneb) et les partenaires Eurocham et Conseil des investisseurs privés du Bénin ( Cipb). Elle a été officiellement lancée par le ministre de l’industrie et du commerce, Mme Shadiya Assouman avec la concrétisation d’une nouvelle dynamique de collaboration entre les acteurs du secteur privé béninois.
Ghislain Gbènakpon
Matérialiser le vivre ensemble du secteur privé et renforcer le dialogue public-privé. C’est tout l’objectif de cette rentrée économique du secteur privé qui a réuni plusieurs centaines de participants composés des chefs d’entreprises, des partenaires techniques et financiers et des organisations partenaires.
Dans son allocution de bienvenue, le président de la Cci Bénin, M. Arnauld Akakpo a fait observer que le secteur privé béninois a besoin de synergie voire de complicité pour voir l’avenir en confiance avant de partager une grande nouvelle: « La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin propose, par ma voix, au-delà de notre cadre de concertation Inter consulaire, d’organiser une assemblée ordinaire commune une fois par an pour évoquer les sujets d’intérêts généraux communs touchant au secteur privé, afin d’être une force de proposition pour le gouvernement dans les domaines du commerce, de l’industrie, des services, de l’agriculture et de l’artisanat. J’invite également nos collègues des organisations patronales à y songer afin que le secteur privé, même dans sa diversité, puisse parler d’une seule voix ».
Changer de paradigme
Le premier panel
Deux panels de discussion et d’échanges ont eu lieu à cette rentrée économique du secteur privé béninois. Le premier a porté sur le rôle des chambres consulaires dans la compétitivité des entreprises et le second a abordé le rôle des organisations patronales dans la compétitivité du secteur privé. Toute chose qui aura comblé les attentes du ministre Shadiya Assouman qui a soutenu dans son intervention que la rentrée économique, « loin d’être une messe de louange et de chapelet de condoléances devra être l’heureuse occasion d’espace de développement entre les acteurs privés et les acteurs publics pour l’éclosion du mieux-être porteur d’espoir et d’espérance pour tous ».
Il faut dire qu’avec cette rentrée économique, les chambres consulaires, les organisations patronales et les autres organisations du secteur privé ont décidé de changer de paradigme en travaillant à une synergie d’actions, en faisant évoluer positivement leur position individuelle pour faire jouer au secteur privé son rôle de pourvoyeur de richesse et d’emplois. « En dépit de la poursuite, quoique timide, de la pandémie de la Covid 19 et des effets de la guerre en Ukraine couplée à une conjoncture internationale peu favorable qui pourrait ralentir à l’avenir le rythme de la croissance, nous devons nous montrer résilients et dynamiques pour surmonter toutes ces difficultés. Nous devons changer de paradigme en intravertissant notre économie », a déclaré dans son allocution de circonstance, le président du conseil national du patronat du Bénin ( Cnp- Bénin), M. Eustache Kotingan qui présentait au nom de toutes les institutions du secteur privé, les voeux du nouvel an aux opérateurs économiques.
La 10ème réunion ministérielle du comité des dix chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies (C-10), s’est ouverte ce jeudi 12 janvier 2023, à Kintélé, dans la banlieue Nord de Brazzaville, sur un plaidoyer du président Denis Sassou-N’Guesso sur l’urgence d’instituer un conseil de sécurité réformé, rénové, plus transparent, plus démocratique et plus représentatif.
La rédaction
La bataille commune de l’Afrique pour la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies poursuit son chemin. Brazzaville, a été choisie pour la deuxième fois, après le sommet d’Oyo, en 2014, par les ministres du comité des 10 pour tenter de formaliser la position commune africaine sur cette question qualifiée par l’organisation continentale, de plus brûlante du moment des préoccupations africaines.
A l’ouverture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso a appelé le conseil de sécurité des Nations Unies à plus d’équité et de justice. « … Depuis 17 ans, l’Afrique s’efforce de faire entendre sa voix pour que soit réparée une injustice historique » a –t-il expliqué tout en poursuivant que « Dans ce cadre, des initiatives n’ont pas manqué parce que notre continent œuvre pour une gouvernance mondiale plus incisive, plus transparente, et mieux adaptée aux réalités du monde d’aujourd’hui. »
Pour lui, l’Afrique doit parler d’une seule et même voix et faire valoir ses droits et devoirs au sein des Nations Unies. « D’où l’urgence d’instituer un conseil reformé, rénové, plus transparent, plus démocratique et plus représentatif », a déclaré Denis Sassou-N’Guesso qui a émis le vœu de voir une ou deux langues authentiquement africaines faire leur entrée aux Nations Unies comme langue de travail.
Avant de saluer l’annonce du président américain Joe Biden relative à l’attribution d’un siège permanent au continent africain au conseil de sécurité et de féliciter le président en exercice du Comité de 10 sur la réforme des Nations Unies, le président sierra léonais, Julius Maada Bio, pour tous les efforts déployés, en vue de soutenir la position commune africaine. Denis Sassou-N’Guesso a martelé que, l’Afrique prenne une part active au conseil de sécurité. « L’Afrique est en proie à des foyers de tensions. Dès lors comment en assurer le règlement interne si le continent n’est pas représenté au niveau le plus élevé ? » S’est-il interrogé.
Peu avant l’intervention du président Denis Sassou-N’Guesso, le commissaire de l’UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye, a souligné que l’année 2023 marque les 60 ans de la création de l’Union Africaine. L’Afrique a gagné en âge, a-t-il précisé. D’où la nécessité, selon lui, pour le comité des 10, réuni à Brazzaville, de parvenir à un consensus général pour pouvoir corriger cette injustice historique décriée par le président Denis Sassou-N’Guesso, au cours de son intervention.
Au nom du président du comité des 10 sur la réforme du conseil de sécurité des Nations unies, le ministre des affaires étrangères de la Sierra Léone, David Francis, a invité les autres communautés africaines à suivre l’exemple de la CEDEAO, notamment la déclaration d’Abuja sur la réforme du conseil de sécurité. Il a, par ailleurs, encouragé le P5 pour travailler d’arrache-pied vers la réforme du conseil de sécurité.
A noter qu’après l’ouverture des travaux, les ministres du C-10 sur la réforme de l’UA seront en huis-clos et la clôture interviendra en fin de journée.
Le président Expérience Tébé dans ses propos liminaires
La défaite du parti Mouvement populaire de libération ( Mpl ) aux législatives du 8 janvier 2023 n’entame aucunement son engagement pour les béninoises et les béninois. C’est l’une des nouvelles du point de presse fait par le président Expérience Tèbè dans l’après-midi de ce jeudi 12 janvieri au siège du parti à Cotonou. Il intervient au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Cena. Lire ci-dessous l’intégralité de la déclararion limianaire.
PROPOS LIMINAIRES DU PRESIDENT DU MOUVEMENT POPULAIRE DE LIBERATION LORS DU POINT DE PRESSE POST-LEGISLATIVES
COTONOU, LE JEUDI 12 JANVIER 2023
Un grand vent de liberté aurait pu se lever sur notre pays. Le sort des urnes que je respecte en a voulu autrement. En dépit des deux semaines de méthodes déloyales, brutales et violentes, similaires à celles subies au quotidien par les béninois, nous avons bravé les difficultés pour participer à cette élection. Avec 31 641 des voix, selon les grandes tendances proclamées par la CENA, le résultat de ces législatives représente en lui-même, une belle victoire pour notre jeune parti. Une pure victoire qui n’a souffert d’aucun achat de conscience et de pratiques malsaines observées au cours du scrutin.
Des milliers de nos compatriotes ont fait le choix du Mouvement Populaire de Libération. Un choix de conviction. Un choix d’engagement citoyen qui révèle la volonté de ces derniers et du peuple béninois de rompre avec la gestion hasardeuse et déshumanisante de notre pays. C’est pourquoi il me plait ici d’adresser ma plus profonde gratitude à tous ceux qui nous ont fait confiance.
Mes remerciements vont tout également aux candidats de notre liste, qui, malgré les intimidations, les menaces mais et surtout les maigres moyens de notre parti, ont bataillé dur sur le terrain, parcourant monts et vallées pour aller au contact de nos électeurs.
Je voudrais tout particulièrement adresser un grand remerciement aux militants et sympathisants du parti dont l’engagement au cours de ces élections nous a singulièrement marqués et nous détermine à croire en nos ambitions puis à nous battre pour un mieux-être pour tous.
Ce peuple trop oublié ; trop ignoré ; qui ne compte pas pour nos gouvernants, ne sera jamais passé aux oubliettes au Mouvement Populaire de Libération (MPL).
Notre performance à ce scrutin est un carburant dans nos ailes pour nous pousser à plus d’initiatives, à plus de dévouements au service de notre peuple.
Mesdames, Messieurs,
Chers compatriotes,
Déterminés, nous le sommes, plus que jamais !Et notre volonté de défendre les béninoises et les béninois est encore plus renforcée.
Enterrés, nous l’avons été et l’histoire a donné tort à ceux qui prévoyaient notre disparition.
Dans cette défaite, nous ne pouvons nous empêcher de sentir une forme d’espérance. Les résultats de cette élection constituent pour nos dirigeants, le témoignage d’une grande défiance du peuple à leur égard qu’ils ne peuvent ignorer et celui de l’aspiration largement partagée d’un grand changement. Le peuple, qui croit en nous, a exprimé le vœu d’une opposition qui va continuer à les défendre et à les protéger face au délitement de leur pouvoir d’achat, face aux attaques de la liberté, face à la remise en cause de nos services publics et de notre système social, face au recul des acquis démocratiques, face à l’insécurité, à la déliquescence des valeurs et au laxisme judiciaire.
En effet, je crains que la triennale qui s’ouvre ne puisse rompre avec les pratiques méprisables et brutales des quatre précédentes années, mais avec un peuple engagé et mobilisé, la veille sera permanente.
Chers amis,
Pour éviter l’accaparement du pouvoir par quelques-uns, plus que jamais, nous poursuivrons notre engagement pour les béninoises et les béninois, avec la persévérance, l’énergie et l’affection que vous nous connaissez.
À l’issue de ces législatives, une grande recomposition politique fait jour dans le pays avec l’effacement des partis autrefois dominants et l’affirmation face aux élites autoproclamées du pouvoir.
Pour nous, le jeu est désormais ouvert. Notre absence au parlement n’émousse en aucune manière, notre ardeur et notre détermination à poursuivre le combat.
A cet effet, nous lançons dès ce jour même, les jalons pour 2026,en vue de conquérir et gérer le pouvoir d’État, mais également être massivement représentée au parlement et contrôler des mairies.
Nous aurons à unir tous ceux qui viennent à nous, tous ceux qui veulent se rassembler et rassembler leurs forces pour porter au sommet de la gouvernance, le peuple ignoré et délaissé.
Cet engagement que nous avons pris depuis la création de notre parti ne souffrira d’aucun atermoiement et c’est avec vous, chers militantes et militants du Mouvement Populaire de Libération, que nous tiendrons ce pari pour ainsi changer de cap.
Tous les acteurs clés de la crise libyenne se sont accordés pour être autour de la même table depuis, le 08 janvier dernier à Tripoli, en Libye. Il s’agit de la réunion technique préparatoire de la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne.
La rédaction
Nombre d’observateurs perçoivent cette décision comme la dernière ligne droite vers ce rendez-vous majeur pour la Libye, à savoir l’organisation de la conférence de réconciliation inter-libyenne.
Se tenant sous l’égide de l’Union Africaine, cette réunion s’est ouverte par l’appel à la compréhension mutuelle, à la paix et à la réconciliation entre libyens, lancé depuis Brazzaville par le président du comité de haut niveau de l’Union Africaine, Denis Sassou-N’Guesso. Son émissaire à cette réunion, le ministre congolais des affaires étrangères, Jean Claude Gakosso a appelé les acteurs politiques et les parties prenantes au conflit à transcender la rancœur. Il a exhorté les Libyens à saisir cette offre de l’Union Africaine tendant à ramener définitivement la paix dans le pays meurtri.
Les participants à cette réunion qui sont appelés à préparer la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne dans les moindres détails, se sont répartis en cinq sous commissions dès la première journée des travaux. Ils vont statuer, entre autres, sur le retour de la sécurité, la forme du gouvernement, la décentralisation et sur les questions de justice.
Le mérite de cette réunion technique préparatoire aura été d’avoir rassemblé, pour la première fois, toutes les sensibilités libyennes aux revendications diamétralement opposées.
Le chef de la Mission électorale du Pidpa, M. Jean-Marie Ngondjibanganté présentant le rapport préliminaire
Les appréciations des missions d’observation internationale des législatives du 8 janvier 2023 continuent d’être enregistrées. C’est le cas ce mardi 10 janvier de celles de la mission électorale du Plan international pour la démocratie et la paix en Afrique ( Pidpa ). Dans son rapport préliminaire lu par son président, M. Jean-Marie Ngondjibanganté, elle décerne un satidfecit à toutes les parties prenantes du scrutin avant de faire des recommandations.
Ghislain Gbènakpon
« La Mission félicite le peuple, le gouvernement, les acteurs politiques, la société civile et l’ensemble des parties prenantes de la République du Bénin. Elle les exhorte de continuer à œuvrer pour préserver la paix et la stabilité afin de consolider les acquis des valeurs démocratiques et l’Etat de droit. De même, elle salue la qualité des échanges qu’elle a eus avec toutes les personnalités rencontrées. Elle félicite la bonne organisation de ces législatives par la CENA. », a déclaré le président du Pidpa, M. Jean-Marie Ngondjibanganté. L’organisation a déployé 22 observateurs internationaux venus du Cameroun, Togo, Nigeria, et de la Guinée Conakry. Ces observateurs ont été déployés à Parakou, Malanville, Abomey, Ouidah, Lokossa, Porto-Novo et Cotonou et ont visité 260 postes de vote.
Il ressort du rapport préliminaire de la Mission d’observation du Pidpa que la campagne s‘est déroulée conformément au code électoral dans un climat bon enfant. Le temps d’antenne sur les médias de service publique accordé aux partis politiques a été respecté.Tous les bureaux de vote visités par les Observateurs de la Mission du Pidpa ont ouvert à l’heure indiquée par le code électoral à l’exception de quelques-uns qui ont accusé un léger retard allant jusqu’à 15 minutes du fait de l’arrivée tardive de certains membres des Postes de vote. Par ailleurs, la Mission note d’une façon générale que le personnel électoral a été bien formé aux procédures de vote à l’exception de certains qui ne maitrisaient pas exactement les procédures et mécanismes de vote.
« Nonobstant les petits manquements sus-cités qui ne pourront pas remettre en cause globalement la crédibilité des élections législatives du 08 janvier 2023 en République du Bénin, la Mission du PIDPA s’accorde pour affirmer que ces élections remplissent les normes internationales en matière électorale. », a soutenu le président Jean-Marie Ngondjibanganté. La Mission exhorte les candidats et les partis politiques à recourir aux voies légales en cas de contestation et à privilégier le dialogue politique en toutes circonstances pour pérenniser la paix sociale, gage du développement durable.