Mois du Consommer Local 2023 : Fernando Gomez fait le bilan et décline les perspectives

M. Fernando Gomez, DDIC-ATL-LIT

L’édition 2023 de Mois d’Octobre, Mois de Consommer Local a pris fin ce mardi 31 octobre. A la cérémonie de clôture à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ( CCI-BÉNIN ) à Cotonou, le directeur départemental de l’industrie et du commerce de l’Atlantique et du Littoral ( DDIC-ATL-LIT ) a fait le point et décliné les perspectives. C’est à la faveur d’une interview que M. Fernando Gomez a donnée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Cette année, le Bénin a eu la chance d’organiser la foire régionale qui a regroupé les huit pays de l’espace UEMOA. A l’issue de cette foire, les départements ont pris le relais et ont organisé à leur tour la foire en tenant compte des produits qui sont fabriqués dans les communes qui les composent. Il faut noter qu’il y a eu beaucoup de panels qui ont été organisés. Il y a aussi des initiatives privées. Nous avons eu le temps de rensenser les préoccupations; à cet effet, il y a eu même une formation qui a été organisée avec l’African Design School pour leur permettre de donner une certaine identité visuelle, une certaine visibilité à leurs produits pour qu’ils soient mieux vendables. Donc voilà globalement de quoi le mois d’octobre 2023 a été meublé », a déclaré M. Fernando Gomez.

Le directeur départemental de l’industrie et du commerce de l’Atlantique et du Littoral a d’abord pris le soin de faire l’historique de Octobre, Mois du Consommer Local: « C’est depuis 2019 à l’issue d’une réunion des conseils des ministres de l’UEMOA qu’ils ont observé que les populations de notre espace préfèrent consommer les produits venant d’ailleurs alors que nous avons de la potentialité à l’intérieur. C’est ainsi qu’ils ont décidé de faire du mois d’octobre, le mois du consommer local. Et l’année qui a suivi, c’est-à-dire depuis 2020, il y a une foire qui est organisée durant tout le long du mois d’octobre. Donc le mois d’octobre est dédié aux consommer Local dans tous les pays de l’UEMOA »

Pour finir, il a levé le voile sur les perspectives après l’édition 2023 de Mois de Consommer Local avant de lancer un appel aux populations béninoises et à tous les consommateurs de l’espace UEMOA. « En termes de perspectives, il faut dire que nous sommes en train de discuter sérieusement avec les responsables de nos communes à savoir les maires pour que les habitudes de consommation changent depuis la base. Chaque produit importé que nous achetons, nous l’achetons avec le chômage comme j’ai l’habitude de le dire. Alors que chaque produit local que nous consommons, c’est avec la matière première locale, avec la main-d’œuvre locale  et source de richesse pour la localité et donc source de richesse pour le pays. Donc, je voudrais exhorter tous les  béninois et tous les consommateurs de l’espace UEMOA à miser beaucoup plus sur les produits qui sont fabriqués chez eux pour espérer avoir un développement de leur localité et un développement de tout l’espace UEMOA », a déclaré M. Fernando Gomez.

Visite du Chancelier allemand à la Commission de la CEDEAO: Scholz et Touray scellent une nouvelle phase de coopération

Le Chancelier Olaf Scholz et le Pdt de la Commission Dr. Omar Alieu Touray

Les bases d’une nouvelle phase de coopération entre la CEDEAO et la République Fédérale d’Allemagne sont désormais jetées à la faveur de la visite que son Chancelier a faite ce dimanche 29 octobre 2023 à la Commission. Il y a eu de fructueux échanges entre S.E Olaf Scholz et le président de la Commission S.E Dr. Omar Alieu Touray. Le Chancelier allemand était en visite d’État au Nigeria.

Ghislain Gbènakpon

Le Chancelier allemand Olaf Scholz à son arrivée

Cette visite aura été effectivement l’occasion pour le chancelier allemand et les hommes d’affaires qui l’accompagnent d’une part et la CEDEAO de l’autre, d’engager des discussions sur les bases d’une nouvelle phase de coopération. Dernièrement, la CEDEAO a signé avec l’Allemagne pour la période 2023-2024, un nouvel accord de coopération technique et financière d’un montant de 80,75 millions d’euros pour soutenir la mise en œuvre de projets et programmes dans plusieurs domaines dont entre autres, la paix et l’inclusion sociale, promotion de changements constitutionnels de gouvernement, climat et énergies, développement économique durable, la santé, les politiques de protection sociale. Cela a porté à 494,41 millions d’euros le volume de la coopération technique et financière entre la CEDEAO et l’Allemagne depuis 1985.

Les deux personnalités face à la presse

Dans son mot de bienvenue au chancelier, le président de la Commission , S.E Dr. Omar Alieu Touray a remercié le gouvernement allemand pour son engagement au côté de la CEDEAO et pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et a exprimé l’engagement de l’organisation à œuvrer pour le renforcement de la coopération existante entre les deux parties. Il n’a pas manqué d’ajouter que cette visite du Chancelier allemand marque une nouvelle phase de cette coopération qui va permettre à la région de bénéficier de l’expertise de l’Allemagne en matière de politique de développement. Dans son allocution de circonstances, le Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne, S.E Olaf Scholz a réaffirmé la disponibilité totale de l’Allemagne à soutenir aussi bien la paix et la démocratie dans la région ainsi que le développement des échanges commerciaux.

Gestion des élections en Afrique : le 8e forum continental des OGE s’ouvre demain à Cotonou

M. Boucary Abou Soulé Adam, directeur général des élections au Bénin

Le huitième forum annuel continental des Organes de Gestion des Élections ( OGE ) s’ouvre demain mercredi 1er novembre 2023 à Cotonou. Ce dimanche 29 octobre sur l’émission Grand Format de Canal 3 Bénin, le directeur général des élections, M. Boucary Abou Soulé Adam a, au nom de la CENA, donné des éclairages sur l’événement qui sera suivi le 3 novembre de l’assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines

Ghislain Gbènakpon

« Communication stratégique: construire une relation durable entre les OGE et les parties prenantes » Voilà ainsi décliné par M. Boucary Abou Soulé Adam, le thème central de ce huitième forum annuel continental des organes de gestion des élections. Pour le directeur général des élections, ce forum vise des échanges entre OGE pour améliorer la communication en période électorale en Afrique : « Le thème est inspiré par le développement de ce que nous constatons dans notre vie quotidienne. Il y a beaucoup d’informations qui circulent dans tous les domaines. Et aucun domaine n’échappe à la vraie et la fausse information. Au 7e forum à Maputo, il a été décidé d’élaborer des principes et lignes directrices pour l’utilisation des médias numériques et sociaux lors des élections en Afrique.  Donc ce document sera adopté le 3 novembre par l’assemblée générale pour cadrer tous les OGE africains sur la manière de communiquer, d’informer largement l’opinion de ce qui se fait dans les OGE »

Il ressort aussi des éclairages de M. Boucary Abou Soulé Adam que le Forum annuel continental des organes de gestion des élections est une initiative du département des affaires politiques, paix et sécurité de l’Union Africaine. Pour la huitième édition, des délégations d’une cinquantaine d’organes de gestion des élections du continent et des communautés économiques régionales dont la CEDEAO, SADCC, la CEEAC, l’UMA sont attendues à Cotonou pour trois jours d’échanges sur les bonnes stratégies de communication et de lutte contre les fakes news en période électorale.

Société Béninoise d’Hépato-Gastroenterologie: les troubles fonctionnels digestifs au coeur du 1er congrès

Une vue de famille à l’ouverture des travaux

« Les troubles fonctionnels digestifs » C’est sous ce thème que s’est déroulé ce 27 et 28 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou, le premier congrès de la Société Béninoise d’Hépato-Gastroenterologie ( SBHGE ). Les travaux qui ont connu la participation de spécialistes venus de la sous-région ont été lancé par le Pr. Francis Dossou, représentant du ministre de la santé. C’est un pari gagné pour le président de la SBHGE, Pr. Jean Sèhonou.

Ghislain Gbènakpon

Hépatopathies liées à l’alcool, cancers digestifs, médecine traditionnelle en hépato-gastroentérologie. Ce sont les sous thèmes de ce premier congrès de la Société Béninoise d’Hépato-Gastroenterologie qui ont permis, deux jours durant, aux spécialistes nationaux et de la sous-région de partager leurs connaissances et leurs expériences afin de gérer au mieux les différentes pathologies de l’appareil digestif dont, entre autres, les troubles intestinaux qui comprennent le syndrome du côlon irritable, la constipation, la diarrhée fonctionnelle et le ballonnement.

Une vue partielle des participants

« C’est ce que nous mangeons qui nous rend malade. Je pense que les troubles fonctionnels que vous aborderez permettons de voir les solutions locales . Quels conseils donner à nos populations? Comment contrôler l’alimentation de nos populations pour avoir des patients moins exposés », a déclaré le doyen de la Faculté des sciences de la santé ( FSS ), le Pr. Josué Avakoudjo dans son allocution de circonstances. Pour le président de la SBHGE, Pr. Jean Sèhonou, la société béninoise est à la croisée des chemins: « Elle est engagée sur plusieurs fronts. Celui de la formation avec par exemple le démarrage dans les prochaines semaines du diplôme d’études spécialisée en hépato-gastroentérologie »

Traitement des troubles neurologiques par le toucher : un livre sur la thérapie Kunga du Rwanda à la disposition des parents

Le conférencier et auteur du livre Gad Kirenga au milieu et à droite, le président du Réseau Africain des Réflexologues M. Jacques Gbadessi

( Le Pdt du Réseau Africain des Réflexologues salue une aubaine pour l’Afrique )

« Genuine Kunga, An Introduction Into Kunga Therapy Basics », entendez Introduction aux basiques de la thérapie Kunga. Voilà le titre de l’ouvrage sur la Thérapie Kunga au Rwanda pour le traitement des troubles neurologiques chez les enfants par le toucher objet d’une conférence animée ce jeudi 26 octobre 2023 au siège de l’Association Béninoise des Réflexologues ( ABR ) à Cotonou par son auteur, le spécialiste Gad Kirenga, directeur général de Kigali Kunga Clinic. Il a annoncé cette bonne nouvelle aux parents avec à ses côtés, le président du Réseau Africain des Réflexologues, M. Jacques gbadessi.

Ghislain Gbènakpon

le conférencier et auteur du livre Gad Kirenga en interview

La maladie d’Alzheimer, de parkinson, l’autisme, les crises d’épilepsie. Voilà entre autres troubles neurologiques que traite définitivement la thérapie Kunga du toucher au Rwanda détaillée dans l’ouvrage du spécialiste et conférencier Gad Kirenga. « C’est un livre que nous voulons que les parents des enfants autistes se procurent pour s’approprier les techniques du toucher pouvant aider à diminuer la turbulence des enfants, les aider à dormir. Ça va les aider au bout de 40, 45 séances soient deux mois environ, à commencer par parler. Nous avons édité ce livre avec nos docteurs et neurologues parce qu’il y a les parents qui n’ont pas la possibilité de s’acheter un billet d’avion pour amener leurs enfants au Rwanda comme le font les américains, les européens et les canadiens. Alors que dans le livre, il y a les techniques de la thérapie Kunga et la notice de leur utilisation. », a-t-il expliqué.

Il faut dire effectivement que le détenteur du livre peut appliquer lui-même les soins à un enfant autiste par exemple car les techniques de la thérapie Kunga y sont bien détaillées. « Kounga, en signification littérale, c’est de mettre les choses ensemble. C’est une thérapie du toucher comme le massage qui permet de régler les troubles neurologiques. C’est une thérapie du toucher seulement, mais qui permet de régler définitivement ces problèmes. Les enfants autistes ont des difficultés à se prendre en charge; par exemple se laver, manger et faire ses besoins normalement. Et c’est un défi pour les neurologues aujourd’hui face à cette problématique », a fait observer M. Jacques Gbadessi.

Le conférencier exerçant la thérapie Kunga sur un volontaire

Pour le président du Réseau Africain des Réflexologues, l’avènement d’une thérapie qui vient de l’Afrique et qui peut aider les africains est une aubaine: « C’est une occasion que nous devons saisir. Et c’est pourquoi je suis content de recevoir ce spécialiste qui nous vient du Rwanda. Mais cette thérapie Kunga qui a pris racine au Rwanda est aujourd’hui au Bénin, va prendre racine dans d’autres pays. Et c’est le but de cette conférence.; rendre publique, accessible cette thérapie pour que les gens puissent en bénéficier. Si la thérapie se rapproche des bénéficiaires, je pense que c’est ce qui peut nous aider à avoir rapidement accès. Nous devons voir comment l’intégrer dans nos systèmes de soins en Afrique ». La conférence a pris fin avec un exercice pratique de la thérapie Kunga par le spécialiste Gad Kirenga sur un volontaire.

Journées biomédicales du RESHAOC à Cotonou: l’appel du Dr. Mohamed Said Belkadi

Dr. Mohamed Said Belkadi, point focal Maroc du RESHAOC

Aux journées biomédicales du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes ( RESHAOC ) à Cotonou du 24 au 26 octobre 2023, l’une de ses figures de proue et son point focal au Maroc a lancé un appel à tous les acteurs concernés en générale et aux autorités sanitaires en particulier. C’est à la faveur d’une interview que Dr. Mohamed Said Belkadi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit a accordée à la rédaction.

Ghislain Gbènakpon

« L’un des principaux appels qu’on lance aux autorités sanitaires d’abord, c’est qu’il faut prendre au sérieux cette question d’encadrement et surtout de pilotage institutionnel de la fonction biomédicale. Car c’est elle qui est justement garant de la qualité des soins. Deuxièmement, ce serait intéressant que tout le monde s’inscrive dans une démarche de réglementer et d’élaborer des normes professionnelles pour que les acteurs du biomédicale puissent réaliser leur fonction dans les règles de l’art et par là, le patient trouvera un dispositif médical de qualité et sécurisé », a déclaré Dr. Mohamed Said Belkadi dont l’engagement avec le RESHAOC a démarré depuis 2007.

Pour le point focal Maroc du RESHAOC, ces journées biomédicales sont fort intéressantes du fait du rôle que joue la fonction biomédicale à l’hôpital. Un directeur d’hôpital, fait-il observer, a besoin de s’appuyer sur le biomédical pour garantir justement un plateau technique performant, un plateau technique fonctionnel et accessible. « C’est l’enjeu de ces journées, mais ça va au-delà. Ces journées ont en effet passé en revue pratiquement toutes les fonctions biomédicales à l’hôpital. Il y a des gens de divers horizons, autorités sanitaires, directeurs d’hôpitaux, ingénieurs biomédicaux, associations professionnelles et j’en passe; tout l’écosystème et même des équipementiers qui ont participé à un débat pour répondre à la question de savoir faut-il normer l’activité biomédicale au niveau de nos structures? Et la réponse c’était oui, il faut normer. Il faut mettre un référentiel des bonnes pratiques pour garantir cet objectif de disponibilité et de qualité des dispositifs médicaux », a expliqué Dr. Mohamed Said Belkadi.


Foire d’équipements médicaux du RESHAOC: les offres exceptionnelles de Bénin Médicaux Group

Le DG de Bénin Médicaux Group, M. François Milido et ses collaborateurs

Au nombre des exposants à la foire des équipements médico-techniques qu’organise le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes ( RESHAOC) en marge de ses journées biomédicales qui se sont ouvertes ce mardi 24 octobre 2023 pour trois jours au palais des congrès de Cotonou, il y a la société Bénin Médicaux Group. A la faveur d’une interview à la presse, son directeur général M. François Milido a levé le voile sur les qualités exceptionnelles des offres en équipements médico-techniques de la société. Lire ci-dessous les échanges.

Le DG de Bénin Médicaux Group François Milido

Cause Commune: Quels sont les produits que vous exposez?

François Milido: Je pense qu’on ne peut pas citer tous nos produits en exposition. Mais on peut vous citer les différentes familles de produits que nous avons ici. Il y a les équipements médicaux de façon générale, il y a les réactifs de laboratoire, il y a les consommables, les dispositifs médicaux stériles et non stériles. Il y a les équipements qui relèvent d’ordre orthopédique.

Quelle est la nouveauté que vous apportez dans ce monde?

Il faut dire que Bénin Médicaux Group s’est révélé dans le secteur médical aujourd’hui de par la disponibilité à plein temps des dispositifs médicaux, même ceux que la bonne partie des utilisateurs et praticiens pensent en rupture, on les trouve chez nous. Je ne pourrai pas vous lister toutes ces nouveautés. On a par exemple des tensiomètres Omron qui peuvent être à la fois des appareils 2CG pour mesurer la fréquence cardiaque en même temps. On a beaucoup d’équipements durables. Nous faisons aussi le rapport qualité prix. A Bénin Médicaux Group, il y a des produits qui sont moins chers et qui sont de très très bonnes qualités.

Depuis quand vous existez ?

A Bénin Médicaux Groupe, on existe depuis près de 10 ans. C’est vrai que nous avons toujours travaillé avec le secteur privé et les organisations internationales. Mais depuis près de deux, trois ans, nous avons commencé par travailler avec le secteur public.

Quelles sont vos attentes à cette foire?

Que beaucoup connaissent davantage Bénin Médicaux Group. C’est vrai qu’aujourd’hui nous faisons un grand effort. Nous sommes cachés mais avec la politique du bouche à oreilles, beaucoup de gens connaissent déjà Bénin Médicaux Group. Et cette foire permet de révéler davantage notre société, toutes les potentialités qui sont cachées et que certains ne savent pas; mais que nous sommes venus exposer à la face du monde parce que cette foire ne concerne pas seulement le Bénin. Ça concerne la sous-région, ça concerne même le monde entier.

Propos recueillis par Ghislain Gbènakpon

Une vue des merveilles de Bénin Médicaux Group

JPO2023: la transformation en cours du port de Cotonou et l’amélioration de ses performances expliquées au public

Les officiels à l’ouverture de la première édition des Journées Port Ouvert

« Le port de Cotonou, d’hier à aujourd’hui ». Voilà le thème de la première édition des Journées Port Ouvert ( JPO 2023) organisées par le Port autonome de Cotonou les 20 et 21 octobre 2023 sur la place de l’Amazone. C’était sous le haut parrainage du ministère du cadre de vie, des transports, chargé du développement durable. Grâce à ces journées, les populations savent désormais mieux sur les transformations en cours au Port de Cotonou et l’amélioration de ses performances.

Ghislain Gbènakpon

« Nous traitons environ 12 millions de tonnes de marchandises. Nous souhaitons doubler cette capacité et aller jusqu’à 25 millions de tonnes », a déclaré Bart Van Eenoo, directeur général du Port dans son allocution de circonstances pour donner une idée de la transformation qui s’y opère ainsi que les perspectives d’amélioration de ses performances. Il faut dire que ces journées Port Ouvert ont pour objectif de faire découvrir ou redécouvrir la plateforme portuaire, présenter ses projets à court, moyen et long terme et donner un coup de projecteur sur la métamorphose du port de Cotonou. Elles ont enregistré plusieurs centaines de participants dont des acteurs majeurs de la communauté portuaire du Bénin et de la sous-région, des décideurs, des pouvoirs publics, ainsi que des représentants du secteur public et privé.

Des stands d’exposition

Plusieurs activités étaient au menu de ces journées Port Ouvert. Il en est ainsi des panels de discussions qui ont abordé des enjeux clés du secteur portuaire pour les économies sous-régionales dont les performances des ports en Afrique de l’Ouest, la numérisation des activités portuaires, l’égalité genre pour un port durable et les métiers portuaires d’hier à aujourd’hui. Une plateforme dénommée forum des métiers a d’ailleurs été dédiée à la promotion des métiers du secteur portuaires offrant un aperçu des carrières potentiels. De même, une plateforme B2B ouvert au grand public pendant deux jours a accueilli des exposants. Mais les plus grandes attractions du public auront été d’une part, les visites guidées qui ont permis de découvrir l’histoire, les activités et les infrastructures du port de Cotonou avec une mise en contexte historique et d’autre part, les balades en mer dont seulement les chanceux en ont fait l’expérience. C’est un concert festif avec le soutien de ENABEL et de l’Union Européenne qui a clôturé cette première édition des Journées Port Ouvert.

Hagbè en pleine prestation au concert de clôture des JPO 2023


Échanges: l’ANSALB outille le public sur les fondamentaux de la monnaie et crypto-monnaie en Afrique

« Monnaie et crypto-monnaie en Afrique ». C’est le thème de la grande conférence organisée ce jeudi 19 octobre 2023 au palais des congrès de Cotonou par l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin ( ANSALB). Les assises ont été officiellement lancées par le secrétaire perpétuel de l’ANSALB, Pr. Michel Boko. Il avait à ses côtés, entre autres, le Pr. Maxime da-Cruz, représentant du président du comité de préparation intellectuelle et matérielle de cette grande conférence .

Ghislain Gbènakpon

« Histoire des moyens d’échanges commerciaux en Afrique jusqu’aux lendemains de la colonisation », « Politiques africaines et monnaie » et « Crypto-monnaie et dématérialisation de la monnaie ». Ce sont les problématiques abordées par les trois panels de discussions avec deux communications chacun qui ont meublé cette grande conférence organisée par l’ANSALB. Les six conférenciers étaient les professeurs Sébastien Sotindjo, Latoundji Babatoundé, Mathieu Adjagbé, Orphée Zoundji, Eugène Ezin et Julien Hounkpè.

« Cette conférence doit être perçue comme la contribution de l’académie à la diffusion des connaissances utiles au bien-être et à l’épanouissement du peuple béninois. Car de la discussion nait la connaissance qui permettra à l’académie des sciences, arts et lettres du Bénin de réussir sa mission qui est et demeure le savoir au service du développement », a déclaré dans son mot de bienvenue, le Pr. Maxime da-Cruz qui intervenait au nom du président du comité de préparation intellectuelle et matérielle de cette grande conférence, le Pr. Théodore Holo.

Pour le secrétaire perpétuel de l’ANSALB, l’objectif de cette conférence est de porter à l’attention du public, des fondamentaux sur la monnaie et la cryptomonaie. « Elle permettra à nous tous de repenser les relations économiques internationales de nos pays africains, à comprendre les enjeux pour le développement de l’économie en Afrique. Vos débats, vos contributions et propositions vont certainement être de la plus grande utilité pour mieux cerner les enjeux liés aux mutations en cours dans le domaine de la monnaie et de la cryptomonaie en Afrique », a soutenu le Pr. Michel Boko.

Lancement du projet BPSysProD pour l’agroécologie de la banane et le plantin: les éclairages du doyen de la FSA, Pr. Bonaventure Ahohuendo

Le doyen de la FSA, Pr. Bonaventure Ahohuendo

Avec le soutien du royaume de la Belgique, il a été procédé ce mercredi 18 octobre 2023 au chant d’oiseau de Cotonou au lancement du projet Développement de l’agroécologie intensive au sein des systèmes de culture basés sur la banane et le plantin pour une meilleure gestion des contraintes biophysiques au Bénin ( BPSysProD ). A la faveur d’une interview à la presse, le doyen de la Faculté des sciences agronomiques ( FSA ) de l’UAC, le Pr. Bonaventure Ahohuendo a donné des éclairages sur le projet.

Ghislain Gbènakpon

« Il s’agit du lancement d’un projet qui va concourir au développement de la filière banane et plantin. Comme vous le savez, c’est une culture qui est en train d’entrer dans le programme du gouvernement actuel compte tenu de l’engouement qu’il y a aujourd’hui pour cette filière. Les populations du Bénin raffolent de la banane et du plantin. C’est très consommé sous plusieurs formes même comme plat de résistance », a d’abord expliqué le Pr. Bonaventure Ahohuendo.

Le doyen de la FSA mettra ensuite en relief, les avantages écologiques de ce projet pour la culture de la banane et le plantin: « Ce projet va concourir à produire davantage la banane et le plantin sans avoir recours de manière exagérée aux intrants chimiques de synthèse, les engrais chimiques ou les pesticides. Il y aura la manipulation de l’environnement. Comment produire aujourd’hui ou demain le plantin en manipulant l’environnement de telle manière qu’on puisse désormais tirer profit, avoir de grandes quantités de cette culture sans utiliser des engrais chimiques et les pesticides de synthèse ».

Il ressort aussi de ses éclairages que la culture de la banane et le plantin se fait à Tori Bossito et à Zè dans l’Atlantique, fortement à Athiémé dans le Mono, à Ouinhi dans le Zou et que le projet BPSysProD va contribuer grandement à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle: « Car, en dehors de l’alimentation, il faut que les aliments apportent les éléments nécessaires pour le bon fonctionnement de l’organisme ».