La neuvième Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Bénin dont l’organisation pratique est à la charge de la direction de l’intégration économique régionale ( DIER ) du ministère de l’économie et des finances ( MEF ) a démarré ce mercredi 8 novembre 2023 sous de bons auspices à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Pendant trois jours, les experts de l’UEMOA et les représentants des structures en charge de la coordination du suivi de leur mise en œuvre vont évaluer les performances réalisées par le Bénin.
Il faut dire que c’est la première revue sous le nouveau directeur de l’intégration économique régionale qui a pris fonction il y a seulement quelques semaines. Et tous les participants sont prompts à saluer la bonne préparation de cette 9e revue compte tenu des bonnes conditions de son déroulement. C’est donc un baptême de feu réussi sans faute pour le DIER Faustin Guidi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit. « Il s’agit concrètement d’évaluer le Bénin par rapport à ses performances en termes de la transposition des différents actes communautaires que nous nous sommes donnés au niveau de notre Union. Nous sommes à la 9e édition et nous souhaitons que le Bénin fasse un bon score, fasse partie des tout premiers pays ayant transposé les normes communautaires que la commission s’est données. », a-t-il expliqué à la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux.
Il se tient depuis ce mercredi 8 novembre 2023 à Cotonou pour trois jours, la neuvième Revue annuelle technique des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Bénin. Les travaux qui mobilisent les experts de l’UEMOA et les représentants des structures en charge du suivi de la mise en œuvre de ces réformes, politiques programmes et projets communautaires au Bénin ont été lancés par M. Hermann Orou Takou, directeur de cabinet ( DC ) du ministre d’État chargé de l’économie et des finances ( MEF ). Il avait à ses côtés, entre autres, le Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA, M. Yawovi Batchassi et le directeur de l’intégration économique régionale ( DIER ) du MEF, M. Faustin Guidi.
Ghislain Gbènakpon
« Il sera question d’échanger sur la base de la grille de pondération retenue de commun accord au cours de l’atelier régional préparatoire de la revue, édition 2023 tenue ici même à Cotonou du 19 au 23 juin 2023 afin de ressortir les performances réalisées par le Bénin dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA », a déclaré dans son discours de circonstance, le Représentant Résident de la Commission, M. Yawovi Batchassi. C’est depuis 2013 que la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA a institué cet exercice de revue annuelle par Acte additionnel pour favoriser et faciliter l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Union. Et les huit dernières éditions de revue ont permis de dynamiser dans les États membres, le dispositif national de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires, tant sur le plan de leur transposition que de leur application effective.
La table des officiels
Il ressort de l’intervention du Représentant Résident de la Commission que le démarrage de cette phase technique de la revue s’inscrit dans la droite ligne des instructions de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA qui, au terme de sa session extraordinaire du 8 juillet 2023 à Bissau, a décidé d’instituer une périodicité bisannuelle pour la phase politique de la revue tout en maintenant la dynamique d’une périodicité annuelle pour sa phase technique. La prochaine phase politique aura donc lieu courant 2024.
Une vue partielle des participants en séance
« Cet exercice permettra à l’équipe technique de la commission de l’UEMOA, aux experts et aux points focaux que vous êtes de faire non seulement le point de la mise en œuvre des actes communautaires mais aussi d’apprécier l’état d’avancement des projets et programmes de l’UEMOA au Bénin. Je vous invite donc à fournir toutes les preuves de la mise en œuvre des actes communautaires afin que les résultats de la présente évaluation reflètent d’une part, le niveau réel des efforts que vous avez consentis et d’autre part, une amélioration du score de notre pays par rapport aux évaluations antérieures », a déclaré le DC Hermann Orou Takou.
Cotonou accueille depuis ce lundi 6 novembre 2023 avec le soutien de l’Union européenne, un atelier régional sur l’élaboration d’un référentiel régional ou guide pour l’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques sectoriels en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Les travaux qui s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration de la gouvernance de la résilience, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de l’agriculture durable en Afrique de l’Ouest ( PAGR-SANAD ) ont été lancés au nom du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ( MAEP ) par le directeur de l’alimentation et de la nutrition appliquée au Bénin M. Jacques Hougbénou Houngla. Il avait à ses côtés la coordonnatrice du PAGR-SANAD, Mme Soukeyna Chimère Diaw et le secrétaire exécutif adjoint par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa Ouaga.
Ghislain Gbènakpon
Le draft d’un canevas consensuel pour l’élaboration du guide, un plan intégrant des actions concrètes et efficientes pour le bon déroulement du processus, un document contenant les défis et les conditions de réussite de la mise en œuvre du guide méthodologique régional. Voilà ainsi déclinés par le représentant du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ( MAEP ) du Bénin, M. Jacques Hougbénou Houngla, les principaux résultats attendus de cet atelier régional.
La table d’honneur à l’ouverture des travaux
Il faut dire que sous l’impulsion de la CEDEAO, de l’UEMOA, du CILSS, des Organisations Professionnelles Régionales sous le chapeau du ROPPA en collaboration avec le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ( CSAO ) et l’appui technique et financier de l’Union Européenne, le PAGR-SANAD a été à l’avant-garde pour initier et discuter des différentes approches pour aboutir à un guide consensuel d’intégration de la nutrition dans les politiques et programmes par les décideurs politiques dans les États membres. « Ainsi dans le cadre du PAGR-SANAD, des études diagnostiques ont été menées par le CILSS et la CEDEAO dans tous les pays membres pour apprécier le niveau de prise en compte de la nutrition dans les documents stratégiques des secteurs contributeurs avec un accent particulier sur le secteur agricole. Suite à cette évaluation, des conclusions et des recommandations formulées ont conduit à l’élaboration d’un agenda nutrition de la CEDEAO assorti d’une feuille de route commune de mise en œuvre », a expliqué dans son mot de bienvenue, le secrétaire exécutif par intérim du CILSS, Dr. Hubert N’Djafa Ouaga.
Une vue partielle des participants en pleine séance
Cet atelier régional donne l’occasion aux participants de partager les conclusions du rapport global de ces études diagnostiques et les approches existantes en matière d’élaboration de guide d’intégration de la nutrition, de définir le canevas à adopter et d’identifier les conditions pour le processus d’élaboration. Et l’élaboration de ce guide est une action phare du plan d’action régional de mise en œuvre de l’agenda nutrition de la CEDEAO avec le CILSS et l’UEMOA. Il ressort des éclairages de sa coordonnatrice Mme Soukeyna Chimère Diaw à la faveur d’une interview à la presse que le PAGR-SANAD est un projet d’appui institutionnel à la CEDEAO, au CILSS, à l’UEMOA et au ROPA pour l’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de l’agriculture durable en Afrique de l’Ouest. Il a aujourd’hui trois composantes à savoir, premièrement, le renforcement des capacités institutionnelles, deuxièmement, le renforcement des dispositifs et systèmes d’information et d’analyse, suivi évaluation puis troisièmement, l’appui à l’intégration effective de la nutrition dans les politiques agricoles et de sécurité alimentaire. Cet atelier régional de Cotonou entre en droite ligne de la mise en œuvre des activités de la composante 3 et va aboutir ce 10 novembre au lancement de l’élaboration du guide régional d’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques des secteurs contributeurs au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E Francis Oké
Au terme de l’assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines ( AAEA ) du 3 novembre 2023 qui faisait suite au huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections du 1er au 2 novembre à Cotonou sur initiative de l’Union Africaine avec au cœur de la réflexion, la communication stratégique pour une relation durable entre eux et les parties prenantes, l’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA a exprimé sa totale satisfaction. C’est à la faveur d’une interview que S.E Francis Oké a accordée à la presse. Lire ci-dessous son intervention.
« Je pense qu’à la fin de ces trois jours de travaux, nous rentrons satisfaits. Satisfaits d’abord de la qualité des échanges, ensuite satisfait du niveau de participation à ce Forum. Le fait que les présidents se soient déplacés eux-mêmes à ce forum est la preuve de l’intérêt qu’ils y portent. Et pendant les débats au cours de l’Assemblée générale, l’accent a été mis sur le guide élaboré pour canaliser la communication en matière électorale. Je pense que c’est à l’actif de l’association. Car comme vous le savez, maîtriser la communication, l’information devient de plus en plus difficile pour les communications électorales vu les réseaux sociaux qui se développe. C’est donc pour ça que la question se pose et ils y ont donné un intérêt particulier et un guide a été élaboré pour pouvoir donner l’information à temps, l’information réelle et l’information correcte aux populations. Donc c’est un succès pour l’association et aussi pour la CENA du Bénin qui a organisé cet événement en collaboration avec l’Union Africaine. Et nous devons en être fiers » »Je pense qu’à la fin de ces trois jours de travaux, nous rentrons satisfaits. Satisfaits d’abord de la qualité des échanges, ensuite satisfait du niveau de participation à ce Forum. Le fait que les présidents se soient déplacés eux-mêmes à ce forum est la preuve de l’intérêt qu’ils y portent. Et pendant les débats au cours de l’Assemblée générale, l’accent a été mis sur le guide élaboré pour canaliser la communication en matière électorale. Je pense que c’est à l’actif de l’association. Car comme vous le savez, maîtriser la communication, l’information devient de plus en plus difficile pour les commissions électorales vu les réseaux sociaux qui se développent. C’est donc pour ça que la question se pose et ils y ont donné un intérêt particulier et un guide a été élaboré pour pouvoir donner l’information à temps, l’information réelle et l’information correcte aux populations. Donc c’est un succès pour l’association et aussi pour la CENA du Bénin qui a organisé cet événement en collaboration avec l’Union Africaine. Et nous devons en être fiers ».
Le PDG de Alpha Omega Global SARL, M. Samuel Abraham, créateur de la crypto-monnaie Alpha Omega Coin ( AOC )
Au nombre des participants à la conférence sur la monnaie et crypto-monnaie en Afrique organisée par l’Académie des sciences, arts et lettres du Bénin ( Ansalb) le 19 octobre 2022 au palais des congrès de Cotonou, il y a le créateur de la crypto-monnaie Alpha Omega Coin ( AOC) lancée depuis le 28 octobre 2020 et PDG de Alpha Omega Global SARL basée en Estonie et aux États-Unis ainsi que président de l’Ong l’Afrique Insoumise, Libérons l’Afrique et le monde. A la faveur d’une interview à la presse, M. Samuel Makponsè Abraham, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a exposé les avantages à adopter de façon générale la crypto-monnaie et particulièrement AOC BEP20 avant de lancer un appel aux Béninois et aux Africains.
Ghislain Gbènakpon
« Je suis satisfait de la conférence. Je suis fier qu’ils pensent désormais à l’encadrement juridique du secteur de la crypto-monnaie. Cela va permettre qu’on dissocie nous les vrais acteurs des faux. Nous, nous utilisons la crypto-monnaie pour libérer le peuple béninois et le peuple africain. Nous ne sommes pas dans la mafia, nous ne sommes pas dans l’escroquerie, nous ne sommes pas dans l’anarque. On peut nous traiter de tout cela mais nous n’en sommes aucunement pas. Alors, pour finir, je voudrais lancer un appel à tous les béninois, à tous les africains notamment les francophones pour dire que c’est maintenant plus que jamais que nous devons libérer monétairement, économiquement et financièrement le Bénin, l’Afrique occidentale francophone et toute l’Afrique. l’Afrique aux africains et plus jamais aux occidentaux », a déclaré le PDG Samuel Abraham.
Il faut préciser que le PDG de Alpha Omega Global SARL avait déjà plaidé pour l’encadrement juridique du secteur de la crypto-monnaie dans une correspondance en date du 28 novembre 2019 adressée entre autres au ministère de l’économie et des finances et à la BECEAO et qui est restée jusque-là sans suite. En tout état de cause, il fait une invite à tous ceux qui veulent se libérer de la paupérisation à outrance imposée par le système bancaire traditionnel: « Je les invite à s’accrocher à la crypto-monnaie en générale, et s’ils le veulent bien à l’AOC; à l’AOC car on n’y vient pas par force. Tout se fait librement et volontairement. Moi je suis membre de la famille Bénin, la famille Afrique, la famille humanitaire. Pour cela, ce que j’ai de bien, je dois proposer. Car Dieu a dit si vous avez de bonnes choses, vous avez le devoir de partager. Je partage et qui veut prend, qui ne veut pas laisse. Mais moi je souhaite que tout le monde prenne parce que ça va nous libérer, ça va nous faire du bien. »
Volatilité maitrisée avec AOC
Le créateur de la crypto-monnaie AOC n’a pas manqué de lever le voile sur les avantages qu’il y a à l’adopter. On retient notamment la maîtrise de sa volatilité sur le marché à travers une stratégie anti manipulation à trois niveaux. « Par la grâce de Dieu, nous avons commencé par le jeton AOCLC V qui aujourd’hui est devenu AOCLC V1. Et Dieu nous a donné d’autres orientations technologiques. Ce qui fait que nous sommes passés de la version V1 à V2. Cette version V2 dispose de deux stratégies anti manipulation. C’est à dire si tout ce que vous avez sur votre portefeuille est 100, vous ne pouvez plus tout envoyer sur le marché et l’inonder. Car ce qui tue sur les crypto-monnaie, c’est la volatilité. Donc aujourd’hui, la volatilité est maîtrisée grâce à la technologie que Dieu nous a envoyée et nous avons un smart contrat qui empêche d’inonder le marché. Deuxième chose, dans le mois, vous devez savoir que vous ne pouvez pas tout envoyer sur le marché et il y a une réserve de 80 ou 82 % que vous devez faire obligatoirement avec nos smart plans. On appelle ça la stratégie anti manipulation par extra surabondance », a soutenu le PDG Samuel Abraham.
Il faut dire que fort de sa dynamique constante de sécurisation et de maîtrise de la volatilité de sa monnaie, le PDG de Alpha Omega Global SARL a fait cas de l’engouement que suscite le jeton AOC PEB20. « Le jeton AOC PEB20 permet aux uns et aux autres d’avoir des unités avant la cotation. Il ira en bourse le 31 décembre 2023 au plus tard avec l’échangeur Pancakeswap, Bitmart, P2P, Coinstor, etc à 100 USDT BEP20 comme valeur unitaire départ minimum »
Le Commissaire Gérard Youssouf, porte -parole de la CENI aux Comores
( Il salue la thématique du Forum )
Au détour d’une interview à la presse en marge des travaux du huitième Forum Continental annuel des Organismes électoraux du 1er au 2 novembre 2023 à Cotonou sur initiative de l’Union Africaine , le Commissaire Gérard Youssouf, porte parole de la Commission électorale nationale indépendante des Comores a décerné un satisfecit à la Commission électorale nationale autonome ( CENA ) du Bénin pour la bonne organisation des assises. Il a aussi fait part de sa satisfaction pour le thème du Forum qui s’est penché sur la communication stratégique pour une relation durable entre les Organismes de gestion des élections et les parties prenantes. Lire ci-dessous les échanges.
Cause Commune: Comment appréciez-vous la thématique du huitième Forum Continental des organismes électoraux à Cotonou?
Gérard Youssouf: Je voudrais d’abord féliciter le Bénin, en particulier la commission électorale du Bénin pour l’accueil chaleureux qui nous est réservé mais aussi de l’organisation efficace mise en place en vue de faciliter ce forum. Je voudrais aussi exprimer ma satisfaction quant à la thématique qui a été retenue. Cela permet aux uns et aux autres membres des commissions électorales indépendantes ou autonomes des différents pays d’échanger de connaissances, d’expériences, mais aussi de discuter sur les défis qui nous attendent. Car comme vous le savez, dans les prochains mois ou dans le prochaines années, certaines commissions présentes à Cotonou sont tenues d’organiser des élections. Nous savons tous que l’Afrique souffre aujourd’hui de beaucoup de problèmes démocratiques. Et la démocratie ne peut être appréciée qu’à travers les élections. Tout passe par les élections. Donc, je pense que la thématique est pertinente. Et je crois qu’à la sortie de ce forum, chacun aura de quoi à apporter à son pays afin de mieux satisfaire les obligations et missions à lui assignées.
Quelle est la situation de la communication entre la CENI et les parties prenantes aux Comores?
Ça se passe très bien parce que la loi a déjà prévu un cadre de concertation qui regroupe les partis politiques, la société civile et la CENI. A tout moment, avec un rythme de rencontre en moyenne par semaine, nous nous retrouvons autour d’une même table et nous discutons de tout ce qui peut poser un problème pour tout le processus et nous allons essayer de dégager une solution consensuelle pour faciliter le déroulement des élections à venir.
Le Pdt de l’ANE de la RCA, Dr. Mathias Barthélémy Morouba
Le président de l’Autorité Nationale des Elections ( ANE ) de la République Centrafricaine ( RCA ) est l’une des personnalités de marque qui ont activement participé à Cotonou du 1er au 2 novembre 2023 au huitième Forum Continental annuel des Organismes électoraux ayant porté sur la communication stratégique pour une relation durable entre les Organismes de gestion des élections ( OGEs ) et les parties prenantes. En marge des travaux suivis de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines ce vendredi 3 novembre, Dr. Mathias Barthélémy Morouba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a à la faveur d’une interview à la presse mis en relief la pertinence de la thématique du forum avant de faire cas de l’état des lieux de la communication entre l’ANE et les parties prenantes en RCA. Lire ci-dessous les échanges.
Cause Commune: Que vous inspire la thématique centrale des assises de Cotonou ?
Dr. Mathias Barthélémy Morouba: Je voudrais vraiment remercier les organisateurs de ce forum parce que nous ne pouvons pas organiser aujourd’hui les élections sans la communication. En fait, il faut dire que la communication est transversale dans tout le chronogramme que nous pouvons avoir pour toutes nos activités aussi bien avant, pendant et après l’épreuve des élections. Et justement, lors des débats que nous avons eus, nous avons compris que la communication doit se faire à tous les niveaux et avec toutes les parties prenantes quelles que soient leurs positions; qu’il s’agisse des partis politiques de la mouvance ou de l’opposition, ou encore des organisations de la société civile ou tout simplement la population, de la jeunesse, les femmes, les personnes vivant avec un handicap, nous sommes appelés à communiquer de façon dynamique avec toutes ces couches sociales; toutes ces couches qui deviennent des partenaires. Donc nous tous membres des organes de gestion des élections, nous insistons, nous persistons et nous signons pour dire que la communication est au cœur de nos activités. Voilà l’essence même de ce que nous réunit à Cotonou.
Quelle est la situation de la communication en Centrafrique ? N’est-il pas encore un défi à relever ?
Bien-sûr que c’est un défi à relever. Mais nous avons ce que nous appelons le cadre de concertation qui est l’organe chargé de faciliter la communication entre l’Autorité Nationale des élections et les autres acteurs et groupes cibles intéressés par les activités de l’Autorité Nationale des élections. Maintenant, nous avons aussi les médias qui sont au cœur, tous les médias qui sont accrédités et qui viennent vers nous ou nous allons vers eux, nous faisons de la communication pour leur permettre d’être le relais de nos activités auprès de la population. Nous avons aussi dans le cadre de nos activités mis l’accent sur les organisations de la société civile qui sont plus nombreuses, diverses et sur l’ensemble du territoire. Il y a aussi la plateforme religieuse qui est composée des différentes confessions religieuses.
« Communication stratégique: Établir une relation durable entre les Organismes de gestion des élections ( OGE ) et les parties prenantes ». C’est le thème du 8e Forum Continental annuel des Organismes électoraux démarré ce mercredi 1er novembre 2023 à Cotonou pour deux jours et qui sera suivi ce vendredi 3 novembre de l’assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. Les assises initiées par le département des affaires politiques, paix et sécurité de l’Union Africaine ont été lancés par le ministre de la justice et de la législation, Me Yvon Détchénou qui représentait le président Patrice Talon.
Ghislain Gbènakpon
La table d’honneur
L’importance de la communication dans la gestion des élections, la communication stratégique des OGE, perspectives des experts électoraux en matière de développement de la communication stratégique et les leçons apprises et bonnes pratiques, la communication à l’ère du numérique et le défi de l’exploitation des potentiels et de minimisation des défis et le calcul des coûts ainsi que le renforcement des capacités de communication durable dans la gestion des élections. Ce sont les sujets des différentes sessions de panels de discussions de ce huitième Forum Continental annuel des Organismes électoraux à Cotonou.
Le Pdt du Conseil électoral de la CENAdu Bénin, Dr. Sacca Lafia Une vue partielle des participants
Les travaux connaissent la participation des délégations d’une cinquantaine d’OGE, de partis politiques, de structures étatiques, d’organisations de la société civile et des communautés économiques regionales dont, entre autres, la CEDEAO, la CEEAC et l’UMA. « C’est pour un échange d’expériences. On sait que quelques fois, quand la communication n’est pas bien faite, cela est source de conflits. Ce forum est pour pouvoir harmoniser, échanger des expériences entre les différents organismes de gestion des élections. Le Bénin a son expérience, le Ghana a la sienne, l’Afrique du Sud a une expérience. On veut mettre en commun ces expériences pour une meilleure gestion des processus électoraux très sensibles pour les États démocratiques comme le nôtre », a expliqué Dr. Sacca Lafia, président du Conseil électoral de la CENA au Bénin.
Le ministre Yvon Détchénou
On retient du discours de lancement des assises de Cotonou par le ministre de la justice que le Bénin fait sienne la nécessité d’une mutualisation des expériences pour l’amélioration des processus électoraux Afrique. « Certains processus ont parfois généré des frustrations et des tensions soit liées aux insuffisances des lois électorales, soit à des défaillances dans l’organisation des élections. Je voudrais dire avec conviction que le président Patrice Talon est d’avis que la recherche constante de l’amélioration du régime électoral et des lois devient un impératif de survie de nos processus démocratiques. Et que l’immensité de la tâche commande une synergie d’actions et mutualisation des réflexions, des efforts, des expériences et des moyens », a déclaré le ministre Yvon Détchénou.
Le huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections ( OGEs ) en Afrique qu’abrite Cotonou depuis ce mercredi 1er novembre 2023 à Cotonou et qui porte sur la communication stratégique pour construire une relation durable entre les OGEs connait la participation de M. Mefoua Traoré, Commissaire central à la Commission électorale indépendante ( CEI ) de la Côte d’Ivoire et représentant de son président. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, il a exposé un état des lieux plutôt encourageant de la situation dans son pays. Lire ci-dessous les échanges.
Cause Commune: Comment appréhendez-vous le thème central des assises qui porte sur la communication stratégique pour une relation durable entre les OGEs et les parties prenantes ?
Mefoua Traoré: La thématique est très importante parce que la communication est l’arme des forts. Il faut savoir communiquer à temps, au bon moment avec les mots justes dans le sens d’informer à la fois les parties prenantes à savoir les électeurs, les partenaires, les journalistes, tous ceux qui sont acteurs des élections. C’est vrai que les OGEs sont effectivement les organisateurs, mais on fait l’élection pour les électeurs, les partis politiques et autres. Donc la communication est un élément essentiel dans la réussite de notre mission sutout en ce qui concerne le choix des dirigeants où il y a toujours des partis pris ou il y a toujours alors des positions tranchées. Nous sommes organisateurs en même temps plus ou moins arbitres. Donc nous devons communiquer sur ce que nous faisons aux différents partenaires que nous avons sur tous les bords.
Quel est l’état des lieux de la communication entre la CEI et les parties prenantes en Côte d’Ivoire ?
C’est une communication parfaite et suivie entre la CEI et les parties prenantes de tous bords. Parfaite en ce sens qu’à chaque grande opération, nous invitons la cible à une réunion d’information et de sensibilisation. Comme je l’ai dit lors de mon exposé, lorsque nous sommes dans le cadre du recensement de la liste électorale, les cibles sont les électeurs. Mais nous invitons d’abord les partis politiques pour leur indiquer le mode opératoire et l’ensemble des pièces dont nous avons besoin. Et on leur donne le chronogramme même de l’activité de telle sorte qu’ils puissent à leur tour informer leurs militants et faire la modification. Cela ne nous empêche pas de rencontrer dans les régions encore les populations, le corps préfectoral, les chefs coutumiers, les chefs religieux, la sécurité pour encadrer et pour mobiliser les uns et les autres autour de l’opération. Voilà donc un exemple précis pour dire qu’à chaque fois qu’il y a une opération électorale importante, les parties prenantes sont invitées à suivre le mouvement avec la commission électorale et infine, nous atteignons toujours nos objectifs. Naturellement, l’activité humaine n’est jamais parfaite. Donc, nous essayons toujours d’élaborer des stratégies qui puissent permettre aux parties prenantes de trouver en ce que nous faisons, des raisons de nous faire confiance.
L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’UA, S.E Francis Oké
L’ambassadeur de la CEDEAO auprès de l’Union Africaine S.E Francis Oké prend activement part au huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections ( OGE ) qu’abrite Cotonou depuis ce mercredi 1er novembre 2023 et qui sera suivi ce 3 novembre de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. A la faveur d’une interview à la presse, il a porté un regard d’expert sur ces assises initiées par l’Union Africaine. Lire ci-dessous les échanges
Cause Commune: Le Bénin accueille le huitième Forum Continental annuel des Organismes de gestion des élections suivi de l’Assemblée générale de l’Association des Autorités Électorales Africaines. Quel est votre regard sur l’événement ?
Francis Oké: C’est une association qui a été mise en place depuis 1995 et a effectivement commencé ses activités en 1998. Elle est créée dans le souci d’avoir une plateforme d’échange entre les commissions électorales. Comme vous le savez, certaines commissions électorales sont plus avancées que d’autres. Certaines pratiques électorales dans certains pays sont plus avancées et donc, ce genre de forum constitue un lieu d’échanges de bonnes expériences entre commissions électorales. Et nous sommes tout heureux que cette fois-ci, ça se passe au Bénin parce que le Bénin a été un des membres fondateurs depuis 1995 à Accra. C’est donc un honneur pour nous d’organiser cette rencontre internationale. La CENA a pu mobiliser une cinquantaine de commission électorale. C’est la preuve que notre pays se révèle de jour en jour.
A quoi va consister l’Assemblée générale du 3 novembre ?
Ça va permettre d’abord d’évaluer là où nous en sommes pour ce qui est des activités de l’Association. L’événement majeur est l’élection de son prochain président. Nous allons faire le bilan aussi bien financier que celui des activités et projeter dans les les deux ans à venir ce que l’association aura comme activités. Et vous savez qu’il y a beaucoup de défis sur notre continent actuellement. S’il y a des avancées démocratiques de part et d’autres, il y a aussi d’autres pays qui traînent le pas. Et les OGE vont réfléchir surtout sur comment gagner plus la confiance des citoyens, des partis politiques, de la société civile afin de les conforter dans les résultats des élections. C’est ça le grand défi des commissions électorales. Comment assurer la confiance des électeurs ? C’est ce qui sera au cœur des discussions. L’avantage, c’est que c’est un forum d’autocritique entre les commissions électorales. Nous avons fait des assemblées générales de commissions électorales où les présidents se sont interpellés sur des questions. Le thème du forum vient à point nommé. C’est comment améliorer la communication? Et la qualité de la communication influe sur la confidentialité des résultats. Il faut informer, informer à temps sur les questions qui concernent le processus électoral. Il faut que les électeurs, les candidats, les partis politiques s’approprient le processus. C’est quand on se se l’approprie pas qu’on a toujours des doutes. La communication est très importante et la qualité de la communication surtout. C’est pourquoi le forum se penche sur la communication et va amener les experts à explorer tous les contours de la communication institutionnelle.