Elections professionnelles dans le secteur de l’éducation: l’Alliance Aube Nouvelle en ordre de bataille

La table d’honneur

L’Alliance Aube Nouvelle composée des syndicats de bases affiliés à la CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB est désormais en ordre de bataille pour les élections professionnelles des 29 mars, 30 mars et 1er avril respectivement dans les enseignements maternel et primaire, secondaire et supérieur. Ce jeudi 14 mars 2024 à la bourse du travail à Cotonou en présence des travailleurs fortement mobilisés, elle a lancé officiellement sa campagne sous la houlette des secrétaires généraux confédéraux Anselme Amoussou de la CSA-Bénin, Moudassirou Bachabi de la CGTB et Apollinaire Afféwé de l’UNSTB. 

Ghislain Gbènakpon

« Camarades membres de l’alliance Aube Nouvelle, le moment est plus que jamais venu de sauver non seulement l’école béninoise, mais aussi ses acteurs et surtout ceux qui sont à l’opérationnel, nous voudrions nommer les enseignants, les administratifs et les membres des corps de contrôle. Chers camarades, avec l’Alliance Aube Nouvelle, c’est plus sûr, très sûr même. Et cela redonne espoir. Vaillants travailleurs, soyez rassurés, l’Alliance Aube Nouvelle veut et doit marquer la difference », a déclaré le coordonnateur national de l’Alliance Aube Nouvelle au niveau du ministère de enseignements maternel et primaire ( MEMP ), M. Christian Lokossou dans son allocution de circonstance.

Les secrétaires généraux confédéraux de l’UNSTB, CGTB et CSA-Bénin

Et pour marquer véritablement la différence, l’Alliance Aube Nouvelle prend une dizaine d’engagements au niveau du maternel et du primaire. Il s’agit , entre autres, d’oeuvrer à l’amélioration du cadre légal de l’exercice du droit syndical, d’exiger et d’obtenir l’amélioration du mode de fonctionnement de la Commission administrative paritaire ( CAP ) pour la mettre effectivement au service des personnels du MEMP, d’oeuvrer pour la prise et la mise en oeuvre des décrets d’application de la loi sur la fonction publique pour permettre aux agents du MEMP de bénéficier des avancements et promotion au-delà de l’échelon 11 et de jouir des indices réels, contribuer au dialogue pour le reversement effectif des AME de toutes les promotions en ACDPE, oeuvrer pour la protection de la santé des personnels du MEMP à travers la reprise d’un format amélioré des visites médicales annuelles et bilans périodiques avec des accompagnements spécifiques, exiger le recrutement de personnels qualifiés au profit de l’administration du MEMP et d’oeuvrer pour le règlement définitif du problème de plan de formation et des problèmes connexes des agents du MEMP.

Des engagements aussi au MESTFP

« Les organisations syndicales membres de l’Alliance Aube Nouvelle MESTFP vous rassurent de leur volonté et de leur disponibilité à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels enseignants et administratifs du MESTFP à l’issue du processus électoral en cours. Elles vous exhortent à porter votre choix sur l’Alliance Aube Nouvelle MESTFP pour assurer une meilleure défense de vos intérêts moraux, matériels, professionnels et financiers à travers sa représentation dans les différentes instances de vos établissements scolaires publics, de vos services respectifs, dans nos directions départementales et au niveau national », a déclaré, M. Comlan Richard Ahouansou , coordonnateur national Alliance Aube Nouvelle MESTFP.

Les travailleurs fortement mobilisés

On note au niveau du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ( MESTFP ), une vingtaine d’engagements de l’alliance Aube Nouvelle au profit des travailleurs. Comme pour le MEMP, la lutte pour l’amélioration du cadre légal de l’exercice du droit syndical occupe la première place. On peut aussi citer ,entre autres, le retour en formation des professeurs adjointe, toutes promotions confondues pour l’obtention du CAPES et du CAPET, le rétrocession des deux échelons liés aux quatre années passées sous COD des promotions 2014-2016, le reversement en fonctionnaires de l’Etat ( FE ) des ACDPE des promotions 2009, 2012, 2014 et 2016, la validation des statuts particuliers du personnel administratif, l’amélioration de la qualité de l’offre éducative et l’assurance d’un paiement régulier des pensions de retraite, la mise à disposition des cadres organiques et des plans de formation du MESTFP au plus tard le 30 décembre 2024 et le reversement sans conditions des ACDPE de l’enseignement et la formation technique et professionnel ( EFTP ) en fonctionnaires de l’Etat. Il est à préciser que les organisations syndicales représentatives seront celles qui réuniront au moins 20% des suffrages exprimés à ces élections professionnelles. Et l’Alliance Aube Nouvelle vient de sonner la mobilisation générale.

Sixième congrès de la SOMETEC à Cotonou: participation active du Pr. Alpha Oumar Diallo de la Guinée

Le Professeur Titulaire ORL-CCF Alpha Oumar Diallo

Au nombre des invités de marque du sixième congrès ordinaire de la Société Medicale Tête et Cou ( SOMETEC ) du Bénin tenu du 7 au 9 mars 2024 à Cotonou, il y a le Professeur Titulaire ORL-CCF, chef service d’ORL à l’hôpital national Ignace Deen, chef de chair d’ORL et directeur du DES d’ORL-CCF à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. A la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux, Pr. Alpha Oumar Diallo, puisque c’est bien de lu qu’il s’agit, a exprimé sa totale satisfaction et est revenu sur la conférence sur les avancées technologiques dans le diagnostic et la prise en charge de la surdité congénitale qu’il a animée. 

Ghislain Gbènakpon

« C’est un congrès très intéressant qui a porté sur les avancées technologiques dans les spécialités de la tête et du cou et les traumatismes de la tête et du cou. Nous sommes satisfaits du séjour. Il y a eu des travaux de réflexion assez intéressants, en tout une soixantaine voire soixante-dix communications présentées par les différents membres et les différents congressistes, et également 9 conférences effectuées durant ces trois jours. C’était très varié. Ça a porté entre autres sur l’Intelligence Artificielle qui est d’actualité et les traumatismes rencontrés ainsi que les avancées qu’on a eues dans la prise en charge des surdités congénitales que nous avons également présentées. Vous savez, nous ORL, la surdité nous inquiète beaucoup surtout quand ça survient chez les enfants. Car, il faut absolument l’audition pour l’acquisition du langage. Quelqu’un qui n’entend pas ne peut pas parler. Donc, quand ça arrive chez les enfants, ils sont doublement handicapés. Ils sont non seulement sourds mais muets aussi. On a alors partagé beaucoup d’expériences et de solutions par rapport à la prise en charge de ces enfants malentendants dès la naissance », a déclaré le Pr. Alpha Oumar Diallo.

Il faut dire effectivement que le chef de service d’ORL au CHU Ignace Deen a animé une conférence sur les avancées technologiques au plan du diagnostic et du traitement de la surdité congénitale: « En matière d’avancées, nous avons parlé des études génétiques et mis l’accent sur la nécessité pour l’Afrique de s’y mettre aussi. En occident, je veux dire l’Europe et les Etats-Unis, ils sont maintenant très avancés. Ils ont fait plein d’expériences sur les souris. Vous savez, l’humain est sacré. Avant de faire une expérience sur une personne, il faut en faire sur les souris et rats. Et aujourd’hui, ils sont sur l’expérience sur l’humain. Donc nous ne devons pas rester en retard. En Afrique aussi, nous devons en parler, voir quelles sont les stratégies pour rattraper notre retard et trouver des solutions conformes à notre continent. Lors de ma conférence, nous avons rappelé que les statistiques données en Europe sont différentes des nôtres ici. Donc, on ne doit pas prendre tout ce qui est écrit en Europe. Nous devons avoir nos propres données pour soigner nos malades conformément à ces données que nous avons dans la sous région ».

Une vue de famille des congressites

Son appel

Le conférencier a fait observer que l’état des lieux de la problématique sur les avancées dans la prise en charge de la surdité congénitale est le même en Guinée que dans la sous région. « On est au même type d’avancées. Je rappelle que nous, en Guinée, on avait également organisé un tel congrès au mois d’octobre dernier 2023 où le Bénin a été représenté. C’est des mêmes problématiques que nous avons discutées. Actuellement, nous avons même des enfants qui sont partis se faire opérer au Maroc, cinq enfants béninois, cinq enfants guinéens; donc la collaboration marche très bien. Et nous sommes en train de voir ensemble, comment relever tous ces défis en rapport avec notre spécialité », a soutenu Pr. Alpha Oumar Diallo.

Dans son mot de fin, le professeur titulaire ORL-CCF a félicité la SOMETEC pour la bonne organisation du congrès avant de faire un appel: « C’est d’encourager et féliciter ces genres de rencontres sud sud, pluridisciplinaires; parce que je rappelle que la SOMETEC du Bénin renferme non seulement des ORL, mais aussi des ophtalmologistes,  des radiologues, des neurologues, des neurochirurgiens, des anesthésistes, etc. Donc, il faut multiplier ces genres de rencontres. Nous, nous sommes prêts à nous déplacer régulièrement. Et nous allons organiser également à Conakry des rencontres scientifiques du genre pour le rayonnement de la science dans nos pays »

6e congrès de la SOMETEC à Cotonou: le grand oral de Dr. Harrol Boris Otouana Dzon sur la pathologie Rhinosclerome

Le spécialiste ORL Dr. Harrol Boris Otouana Dzon du Congo au sixième congrès de la SOMETEC à Cotonou

« Rhinosclerome invasif et Pseudo-tumorale: une pathologie rare et tropicale ». C’est l’une des communications présentées par Dr. Harrol Boris Otouana Dzon, spécialiste ORL du Congo qui a activement pris part au sixième congrès de la Société Médicale Tête et Cou ( SOMETEC ) qui s’est tenu du jeudi 7 mars au samedi 9 mars 2024 à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, il a livré l’essentiel à retenir de son grand oral.

Ghislain Gbènakpon

« Moi j’ai communiqué sur une pathologie rare mais tropicale et dangereuse qu’on appelle le Rhinosclerome. C’est une pathologie infectieuse, donc une maladie infectieuse qui s’attaque à la partie centrale de la face; là où il y a la pyramide faciale communément appelée le nez. Cette pathologie se comporte comme une tumeur, un cancer parce qu’elle est assez invasive, foudroyante. Son évolution est imprévisible. Et au delà de ça, lorsqu’elle attaque un patient qui est diabétique, qui souffre d’insuffisance rénale ou atteint de VIH, l’évolution devient très dramatique. En quelques heures, ça  évolue très mal et en quelques jours, si le traitement n’est pas adapté, le patient meurt. », a expliqué Dr. Harrol Boris Otouana Dzon.

Pour le conférencier, le plus important, c’est que les patients en Afrique, à l’image de la pratique en Europe et dans les pays développés en générale, doivent avoir l’habitude de consulter à temps les médecins à l’hôpital, ils ne doivent pas traîner: « Dans les communications que j’ai faites, la plupart des patients ne viennent qu’à des stades tardifs alors qu’ils ne sont pas forcément loin des hôpitaux. Même le plus petit hôpital du quartier, il faut déjà y aller pour un petit mal parce que vous ne savez pas si cela annonce un gros problème de santé, un cancer ou une pathologie non cancéreuse mais grave et très mortelle comme le Rhinosclerome que j’ai présenté. Car les deux patients sont morts malgré les traitements tout simplement parce qu’ils se sont présentés très tard à l’hôpital »

Le spécialiste ORL fait observer que cette propension à opter pour les hôpitaux seulement en dernier recours est une réalité africaine qui a des aspects mystiquo-religieux. « Nous sommes toujours là en train de diaboliser les problèmes de santé dans le sens de vouloir toujours chercher un sorcier alors que nous vivons d’abord dans des environnements sales, la maladie est presque le quotidien chez nous. Cela ne devrait surprendre personne. Il faut que les gens viennent à temps à l’hôpital. Le sorcier peut exister, mais dès que la maladie survient, le médecin est là. Le médecin apparait dès que la maladie est visible. Si la maladie est invisible, vous allez chercher les pasteurs, les prêtres et autres. Mais quand la maladie est visible, il faut aller à l’hôpital. Les hôpitaux sont construits pour ça. Les médecins ont été formés pour. Recevoir un patient souffrant d’une pathologie à un stade tardif dans un pays sous équipé est de la mer à boire pour le médecin. Il n’a plus le moyen de vous sauver. Or, si vous venez à temps, on arrive à diagnostiquer plus tôt une pathologie et le traitement sera adopté », a soutenu pour finir, Dr. Harrol Boris Otouana Dzon.

6e congrès de la Société Médicale Tête et Cou: les avancées technologiques et les traumatismes au coeur des assises

Une vue de famille des participants

« Les avancées technologiques dans les spécialités de la tête et du cou » C’est le principal thème du sixième congrès de la Société Médicale Tête et Cou ( SOMETEC ) tenu du jeudi 7 au samedi 9 mars 2024 à Cotonou avec la participation d’une diversité de scientifiques et d’experts venus des quatre coins du monde pour un nouvel exercice du donner et du recevoir. Les travaux qui ont aussi abordé « Les traumatismes de la tête et du cou » ont été officiellement lancés par le Pr. Francis Dossou, représentant du ministre de la santé du Bénin parrain des assises. Il avait à ses côtés le doyen de la facultés des sciences de la santé ( FSS ) de l’Université d’Abomey-Calavi, Pr. Josué Avakoudjo et le président de la SOMETEC, Pr. Ignace Sounouvou.

Ghislain Gbènakpon

Le président de la SOMETEC, Pr. Ignace Sounouvou

« Le monde en pleine révolution avec l’intelligence artificielle n’a point épargné le domaine médical et moins encore les disciplines de la tête et du cou avec la précision diagnostique à travers les explorations fonctionnelles et les examens paracliniques d’une part, et la chirurgie moins invasive dans les différents traitements d’autre part. L’état des lieux dans le contexte africain et les perspectives méritent d’être débattus à travers les différentes conférences et communications scientifiques élaborées », a déclaré le Pr. Ignace Sounouvou dans son allocution de circonstance. Les congressistes viennent de plusieurs pays dont entre autres, la Guinée, le Niger, le Togo, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Congo.

La table d’honneur

Le président de la SOMETEC a fait aussi observer que dans l’intérêt de l’homme, la démographie et le parc des moyens de déplacement sont sans cesse croissants avec comme corollaire, une mobilité plus laborieuse dans les cités avec les risques d’accidents de la voie publique. Et c’est pour prévenir et guérir les affections traumatiques liées à cette problématique que la SOMETEC a identifié le second thème relatif aux traumatismes de la tête et de la cou. « Il s’agira à travers les exposés de décortiquer les données épidémiologiques, physiopathologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutives des lésions qui découleraient de ces situations », a expliqué le Pr. Ignace Sounouvou. Dans son intervention, le doyen de la FSS, Pr. Josué Avakoudjo a rappelé que depuis le 1er mars 2024, le gouvernement a démarré la répression du non port de casque par les passagers des motos avant de féliciter la SOMETEC pour avoir vu loin et juste en choisissant de réfléchir aussi sur les traumatismes liées à la tête et au cou.

Tout un panel de spécialistes se donnent la main

Une vue partielle des congressistes

Il faut dire que la SOMETEC qui tient régulièrement son congrès tous les deux ans est une société savante qui a pour spécificité de réunir tout un panel de spécialistes prenant en charge les affections de la tête et du cou. Il s’agit entre autres, relève le représentant du ministre de la santé, des ORL, CCF, des ophtalmologistes, chirurgiens-dentistes, chirurgiens maxillo-faciaux, neurologues, neurochirurgiens, spécialistes de l’imagerie, anatomo-pathologistes, pédiatres, oncologues, etc.

« Dans un pays en développement, le capital humain est la ressource la plus importante, et de ce fait, toutes les occasions de réflexion pour améliorer la santé des populations recevront toujours le soutien du ministère de la santé. La tenue de ce VIème congrès permettra aux différents spécialistes réunis en ces lieux de faire le point sur les différents thèmes et à chaque praticien d’en apprendre un peu plus sur les autres spécialités afin que l’être humain soit pris en charge dans sa globalité. En effet, les affections sur lesquelles les acteurs de la SOMETEC ont choisi de réfléchir cette année sont un vaste domaine qui appelle la collaboration de tous les spécialistes de la tête et du cou », a déclaré le Pr. Francis Dossou.

An 34 de la Conférence nationale au Bénin: un colloque international accouche de recommandations pour le Vivre Ensemble

Une vue de famille des membres d’un panel

L’Ong Bénin Solidaire en partenariat avec le Réseau francophone d’économie sociale et solidaire ( REFRRESS ) et plusieurs autres structures a commémoré le 34e anniversaire de la Conférence nationale des forces vives en organisant le Colloque International du Vivre Ensemble Economique, Politique et Social ( CIVEPS ). Les travaux qui ont eu lieu au chant d’oiseau de Cotonou ce mercredi 28 février , date de clôture des assises de la Conférence Nationale ont été sanctionnés par d’importantes recommandations pour le vivre ensemble.

Ghislain Gbènakpon

Promouvoir le dialogue pluriel, explorer les défis du vivre ensemble, renforcer la démocratie participative, identifier les bonnes pratiques et formuler des recommandations à cet effet. Tel est l’objectif de ce colloque international du vivre ensemble qui a connu la participation des représentants des partis politique, des organisations de la société civile, des confessions religieuses, de la diaspora et d’universitaires. Pour le président du comité d’organisation M. Igor Hounzandji, ce colloque est une opportunité unique pour rassembler, partager des expériences et travailler ensemble à l’élaboration de stratégies innovantes pour promouvoir le vivre ensemble au Bénin. Les travaux ont été essentiellement meublés de deux tables rondes. La première a porté sur les défis et opportunités du Vivre Ensemble Politique dans une société plurielle avec pour panélistes entre autres, Paul Hounkpè de FCBE, Antoine Guédou de GSR, M. Edgard Soukpon de UN-Bénin et Gildas Bélogoun de Moele-Bénin. La deux table ronde s’est penchée sur la feuille de route pour un vivre ensemble au Bénin avec pour panélistes entre autres, père Antoine Tidjani, Dr. Eric Adja de la francophonie et M. Marcel Ogoubiyi.

Des recommandations

Il ressort du rapport général du colloque présenté par M. Donatien Tchidé-Hounsa que les travaux ont abouti à des recommandations a priori concrètes et réalisables pour le renforcement de la cohésion nationale. « Elles incluent les initiatives pour encourager une participation citoyenne active, garantir la transparence et la responsabilité et promouvoir le respect des droits fondamentaux. Le dialogue politique permanent et l’éducation des valeurs fondamentales du vivre ensemble ont été soulignés pour renforcer la compréhension mutuelle, la tolérance, la coopération politique et l’approfondissement des réformes du système partisan », a fait observer M. Donatien Tchidé-Hounsa.

On retient que le colloque international recommande d’entretenir la flamme de la conférence nationale en  poursuivant le dialogue entre les forces vives de la nation afin de perpétuer l’esprit de la conférence des forces vives de la nation de février 1990, de sensibiliser les acteurs politiques et les populations sur le vivre ensemble, de favoriser des débats constructifs et positifs entre les partis politiques et de proposer une plateforme de veille pour le vivre ensemble. Les participants recommandent aussi de lancer une campagne de sensibilisation sur les valeurs du vivre ensemble et de proposer une plateforme collaborative pour la construction de projets de société inspirés du vivre ensemble. Pour assurer le suivi des recommandations du colloque, un cadre de concertation pour le vivre ensemble économique, politique et social sera mis sur pieds.

10e conférence internationale des ordres fiscaux de l’Afrique de l’Ouest: Kampatibe Konlani, porte-parole de l’OTR à Cotonou

M. Kampatibe Konlani, directeur de la communication et des services aux usagers de l’OTR aux assises de Cotonou

A la 10e conférence internationale annuelle fiscale ( CIAF ) de l’Union des Ordres Fiscaux de l’Afrique de l’Ouest ( UDOFAO ) qui se tient du 28 au 29 février 2024 à Cotonou, le Commissaire Général de l’Office Togolaise des Recettes ( OTR ) et président du Forum sur l’Administration Fiscale Africaine ( FAFA ), M. Philippe Tchodié a été valablement représenté par le directeur de la communication et des services aux usagers, M. Kampatibe Konlani. En marge des travaux, l’homme s’est confié à la presse et a entre autres salué le thème des assises intitulé « Repenser les Enjeux Contemporains de la Mobilisation des Recettes Fiscales Intérieures en Afrique de l’Ouest : Propositions de solutions »

Ghislain Gbènakpon

« Notre invitation à cette conférence nous réjouit sur un double aspects. Premièrement, le thème est très d’actualité et original parce qu’il traite de la mobilisation des ressources pour nos Etats et vise particulièrement un secteur qui reste aujourd’hui un défi, le secteur informel. Secondo, c’est aussi le lieu de renforcer le partenariat entre le privé et le public dans la mobilisation des ressources publiques pour nos gouvernements et les invités de marques qui sont là à savoir les ordres professionnels, les chambres de commerce et d’industrie, les ministères des finances et de l’économie des Etats de la CEDEAO ont été choisis à point nommé », a déclaré M. Kampatibe Konlani.

Une vue de famille des officiels

Le directeur de la communication et des services aux usagers de l’OTR a au nom du commissaire général,  remercié l’UDOFAO pour cette invitation à la 10e conférence: « C’est aussi une marque de reconnaissance des mérites du Commissaire Général Philippe Tchodié pour ses contributions aux travaux de la 8e conférence et ses actions en faveur des instances internationales en matière de fiscalité »

Le Commissaire Général de l’OTR M. Philippe Tchodié valablement représenté aux assises de Cotonou

Par ailleurs, M. Kampatibe Konlani a été amené à se prononcer sur la problématique de l’informel dans la mobilisation des ressources au Togo. « Nous avons un secteur informel qui prend de plus en plus de poids. Et en termes d’agrégats macro économiques, le secteur informel participe à l’économie à près de 50% . C’est dire qu’aujourd’hui, c’est un secteur avec lequel nous devons travailler. Et le privé étant un secteur mobilisateur de ressources, on ne peut ignorer le secteur informel qui est source d’évasion de recettes fiscales pour nos budgets. », a-t-il expliqué.

1ère conférence des femmes fiscalistes de l’Afrique de l’Ouest à Cotonou: le regard de Awaou Baco de l’Amicale des femmes du MEF

Mme Awaou Baco, présidente de l’Amicale des femmes du ministère de l’économie et des finances

« Potentiels de mobilisation des recettes intérieures en Afrique de l’Ouest: évaluation de l’impact de la participation des femmes ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce mardi 27 février 2024 la première conférence internationale du Groupement des femmes fiscalistes de l’Afrique de l’Ouest ( SWIT West Africa) au palais des congrès de Cotonou. Les travaux ont connu la participation de la présidente de l’Amicale des femmes du ministère de l’économie et des finances ( AFMEF ), Mme Awaou Baco. A la faveur d’une interview à la presse, elle a porté un regard sur les assises.

Ghislain Gbènakpon

« Le thème de cette conférence internationale est important pour nous parce qu’il cadre avec les objectifs de notre amicale. L’AFMEF est une jeune association qui regroupe toutes les femmes des structures du ministère de l’économie et des finances y compris la direction générale des impots . Cette conférence permettra de mesurer l’impact de la participation des femmes dans la mobilisation des recettes intérieures Vous savez, les femmes détiennent la portion la plus importante du secteur informel. Nous devons faire quelque chose à ce niveau pour que nous mobilisions plus de recettes. Plus nous mobilisons les recettes, plus nous allons contribuer au développement de notre pays pour le bien-être de la population. Et vous savez que les femmes jouent un grand rôle dans le développement d’un pays. Les femmes détiennent beaucoup de potentialités. Quand les femmes sont aux commandes , elles donnent de bons résultats », a déclaré Mme Awaou Baco.

Pour la présidente de l’Amicale des femmes du ministère de l’économie et des finances, le choix porté sur le Bénin pour abriter la 1ère conférence internationale n’est pas anodin. « Il faut dire que c’est la toute première conférence internationale du Groupement des femmes fiscalistes de l’Afrique de l’Ouest qui a été animée. Vu les réformes engagées et les innovations faites par la Direction Générale des impots et vu que le  Bénin fait partie des meilleurs pays de l’Afrique de l’ouest en matière de mobilisation des recettes intérieures, le choix porté sur notre pays n’est pas anodin » a-t-elle soutenu

Pour finir, Mme Awaou Baco n’a pas manqué de lancer un appel citoyen à ses compatriotes sur le front de la mobilisation des recettes: « Plus je paie mes impots, plus je paie mes taxes, plus je contribue au développement de mon pays. Donc, j’interpelle tous les béninois à payer les taxes afin de contribuer au développement et au bien-être des populations de notre pays »

Education nationale: La FESEN/CSTB en grève le 7 mars

Les trois ordres de l’enseignement seront paralysés le jeudi 7 mars prochain sur toute l’étendue du territoire national. La Féderation des syndicats de l’éducation nationale de la CSTB ( FESEN/CSTB )  vient de lancer une grève d’avertissement de 24 h. La fédération entend ainsi protester contre entre autres, la non satisfaction aux exigences des enseignants après les différentes rencontres de négociation gouvernement-confédérations syndicales, l’aggravation des conditions de vie des enseignants et des apprenant sous le pouvoir de la rupture,  le traitement esclavagiste des enseignants abusivement dénommés AME, l’état piteux de l’école béninoise avec des effectifs pléthoriques par classe et amphithéâtre, manque d’infrastructures, de manuels scolaires et d’enseignants et le silence des ministres de l’éducation nationale face à la plateforme revendicative de la FESEN/CSTB. Il ressort de la motion de grève des revendications d’ordre général et d’ordre spécifique.

Mines et pétrole en Afrique de l’Ouest: l’appel de l’expert Dr. Gilbert Yévi à ECOMOF 2024

Dr. Gilbert Yévi, expert ingénieur en mines et pétrole à ECOMOF 2024 au Bénin

Au nombres des experts participants à la quatrième édition du Forum des mines et du pétrole de la CEDEAO ( ECOMOF 2024 ) qui s’est tenue du 22 au 24 février 2024 à Cotonou, il y a l’ingénieur et docteur en mines et pétrole basé à Houston au Texas au Etats Unis, Dr. Gilbert Yévi qui a déja bouclé 33 ans de carrière. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, ce béninois président fondateur de deux compagnies G2Y Energy Services LTD basée à Londres et NextGen Africa Energy LTD, une compagnie d’énergies renouvelables, d’exploration et production basée au Canada à Toronto a lancé un appel à tous les acteurs.

Ghislain Gbènakpon

« On attend que les conclusions de ce Forum puissent être implémentées pour satisfaire les attentes des opérateurs et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des masses populaires; car nos ressources sont les seules choses dont nous disposons pour augmenter leurs revenus », a déclaré Dr. Gilbert Yévi. Pour rappel, les assises de Cotonou se sont déroulés sous thème « Ressources géo extractives et technologies: quelles stratégies de mutualisation pour la création de la valeur ajoutée en Afrique de l’Ouest ? »

Et sur la question de la mutualisation, Dr. Gilbert Yévi martèle qu’elle est absolument indispensable: « Dans notre métier, aucun pays, même le Nigéria qui produit le pétrole depuis les années 60 ne dispose pas de toutes les capacités. Il est donc important de mutualiser les ressources, non seulement les ressources matérielles mais aussi et surtout les ressources humaines. Le Bénin peut attendre beaucoup de ce forum. La coopération entre les pétroliers a toujours existé. Il y a un adage entre pétroliers à savoir qu’il n’y a pas d’ennemis permanents, il y a des intérêts permanents. C’est la coopération surtout entre les pays, les compagnies et les individus qui fera le succès de tout projet dans le secteur ».

Première édition de Akpakpa Cotonou Xwé: pari gagné pour François Fadonougbo

Le président François Fadonougbo entouré de ses collaborateurs

La première édition de Akpakpa Cotonou Xwé a tenu toute sa promesse. Toutes les filles et fils du 1er au 4e arrondissement de Cotonou se sont retrouvés ce dimanche 18 février 2024 au terrain de Midombo pour fêter l’union et la solidarité pour des actions sociales de développement. C’est à l’initiative du président François Fadonougbo venu des Etats Unis  qui a gagné son pari.

Ghislain Gbènakpon

« L’objectif de cette fête est d’honorer notre président son Excellence Patrice Talon pour son ambition de développer notre pays. Et dans cette perspective, j’envisage qu’après cette fête, on va impacter chaque arrondissement. Car après chaque fête, il se pourrait qu’on va gagner quelque chose. Avec ce qu’on va gagner et aussi mes relations aux Etats-Unis, je vais mobiliser des fonds pour qu’on puisse réaliser certaines choses dans chaque arrondissement. C’est vraiment l’objectif de la fête. Nous avons déjà recenser des écoles dont les salles de classe sont délabrées et des centres de santé dont les équipements sont défectueux que nous allons assister. Dans presque chaque quartier, on a toujours des fêtes. C’est pourquoi, j’ai initié Akpakpa Cotonou Xwé pour que nous tous, nous puissions nous retrouver pour réaliser beaucoup de choses ensemble sur le plan social », a expliqué le président François Fadonougbo à la faveur d’une interview à la presse.

La messe d’action de grâce
Le président de la Fondation Malêhossou encourageant une troupe artistique

Il faut dire que les manifestations de la première édition de Akpakpa Cotonou Xwé ont démarré le 16 février 2024 avec la prière musulmane sur le terrain de Midombo suivie d’une caravane motorisée du 1er au 4e arrondissement et d’une soirée artistique animée par Gbèzé Zéguézougou et d’autres artistes. La journée du 17 février a été marquée par une campagne de salubrité dans les quartiers suivie de don de sang, du culte endogène sur le terrain de Midombo et d’une soirée culturelle et artistique animée par G.G Lapino et d’autres artistes. meublées de plusieurs activités socio-culturelles et sportives. La grande réjouissance du dimanche 18 février a démarré par une messe d’action de grâce sur le terrain de Midombo suivie d’une grande réception avec au bout du rouleau, une soirée artistique animée par Qualité Babassa et autres artistes. Les manifestations se sont déroulées sous le sceau de l’union au service du social. « Moi je suis dans le social depuis que j’ai quitté le Bénin. Et depuis les Etats Unis, j’ai déjà aidé plus de quatre pays africains qui ont organisé cette fête qui aide les populations. Et chaque fois que je décide de faire cela dans mon pays, j’ai mes amis béninois qui me découragent. Mais cette année, j’ai décidé de le faire », a fait observer le président François Fadonougbo. Et au vu du satisfecit à lui décerné par les populations de Akpakpa, l’homme a réussi son pari.

Ils ont dit

Brice Atchanhouin, secrétaire de Akpakpa Cotonou Xwé

« C’est une initiative du président Fadonougbo. Pour les jeunes leaders politiques que nous sommes, c’est le social notre objectif. Ça a commencé par les balayages dans les quartiers. Nous parcourons les quartiers sales pour les rendre propres. Nous portons aussi assistance aux enfants démunis ou en situation difficile. Il s’agit aujourd’hui de rassembler les jeunes. Vous savez, il y a toujours des fêtes par période dans chaque quartier à Akpakpa. C’est pour mettre fin à cela que Akpakpa Cotonou Xwé a été initié pour réunir tous les fils et filles de Akpakpa. J’invite toute la jeunesse du 1er au 6e arrondissement à se joindre à nous, autour de l’initiative du président Fadonougbo pour qu’on travaille ensemble pour le développement à la base.

L’honorable Gafari Adéchokan

« Les initiatives de ce genre sont très nobles surtout quand c’est une seule personne qui prend la décision de l’organisation, c’est encore élogieux. C’est un évènement inédit à Cotonou. C’est la première fois qu’on organise Akpakpa Xwé Cotonou. Et c’est la 15e circonscription en générale qui est prise en compte. Il fallait donc prêter main forte à ce vaillant citoyen de la localité François Fadonougbo. C’est une première édition et je pense que c’est un coup de maitre. On doit savoir lui tirer chapeau. Il était important pour moi de faire le déplacement et de fêter avec les miens. Il faut reconnaitre à ce peuple, tout ce qu’il nous a donné et être à ses côtés quand il a besoin de nous à des moments donnés. Ceci pour ne pas donner l’impression d’être des personnalités de la fonction et non du peuple. Car, nous sommes des élus du peuple et non des élus de la fonction »

Mme Jeanne Assoclé, alias foukafouka, conseillère élue communale et député suppléante.

« Je suis une digne fille de Dédokpo à Akpakpa. Cotonou Akpakpa Xwé ne pouvait pas avoir lieu sans qu’on ne soit pas associé même si par mariage, je suis de la 6e circonscription électorale où je suis régulièrement élue. Nous les Xla Sèto, nous sommes les autochtones de Cotonou. Je suis très contente du déroulement de la fête. J’en suis émerveillée. C’est la première édition. La deuxième édition sera encore plus grandiose. Et le président Patrice Talon saura que le peuple reste mobilisé derrière lui pour la paix au Bénin. Le chef de l’Etat fait du bon travail. Nous le regretterons à son départ du pouvoir »