
La Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO fait partie des personnalités de marque ayant participé au premier dialogue mondial de la jeunesse qui a eu lieu du 4 au 5 avril 2024 à Cotonou dans le cadre du bilan des 30 ans de la conférence internationale sur la population et la démographie. A la faveur d’une interview à la presse, Pr. Fatou Sow Sarr, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, a fait savoir que sa participation se justifie par l’organisation prochaine des assises de la jeunesse de la CEDEAO en septembre sur lesquelles elle a fait des éclairages.
Ghislain Gbènakpon
« Nous avons participé au premier dialogue mondial de la jeunesse organisé par l’UNFPA parce que nous-mêmes, nous allons organiser les assises de la jeunesse de la CEDEAO à partir du mois de mai. Le processus va durer un peu plus de trois mois et va se terminer en septembre. Nous avons utilisé une démarche de recherche selon la diversité des différents soucis des jeunes, les organiser pour qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations, leurs besoins et aussi définir leur futur. Car nous sommes dans une zone où il y a énormément de problèmes dont, entre autres, le chômage qui se pose dans tous nos pays, l’insécurité et le terrorisme, tous ces problèmes sur lesquels nous devons plancher, mais aussi, faire en sorte que la jeunesse par rapport aux enjeux du futur soit au rendez-vous. Et donc, nous allons leur donner la parole. Cela sera relayé par les médias et les réseaux sociaux pour que la population sache dans chaque pays qu’il y a un débat qui est en train d’être instauré sur les préoccupations de la jeunesse », a expliqué Pr. Fatou Sow Sarr.
Il ressort des éclairages de la Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO que c’est au terme de ce processus de discussion et de dialogue avec les jeunes que les assises nationales vont être organisées au mois de septembre pour que ce qu’on aura recueilli soit discuté avec les détenteurs d’autorité que sont les pouvoirs publics, le secteur privé, les autorités religieuses et traditionnelles qu’ils écoutent: « La première journée, seuls les jeunes parleront. La deuxième journée, les détenteurs d’autorité réagiront par rapport à ce que les jeunes auront fait. Et ensuite, on essayera d’organiser des travaux de recherche de consensus et voir ce qui nous permettra, nous, l’année prochaine en 2025- ce sera le cinquantenaire de la CEDEAO- de pouvoir arriver avec de nouvelles offres de politiques de la jeunesse dans notre espace »
Elle fera observer que 75% de la population de l’Afrique de l’Ouest a moins de 35 ans et dès lors, ce sont les jeunes qui vont décider du futur de la CEDEAO. « C’est tout l’enjeu de ce que nous voulons faire. Cette fois-ci, nous allons adopter un document de politique dont le contenu sera déterminé par les jeunes et non par les autres. C’est pourquoi, nous ne mettons pas tout de suite les jeunes avec les adultes ou les détenteurs d’autorités. Nous travaillons uniquement avec les jeunes sans aucune politique, sans rien. Et ce sera ce qu’ils vont retenir eux-mêmes que nous allons mettre sur la table. Nous espérons que les acteurs politiques comprendront que c’est ça la voie de l’avenir. Et c’était très bien que nous soyons à ce premier dialogue mondial de la jeunesse de l’UNFPA », a soutenu Pr. Fatou Sow Sarr.

























