Prochaines assises de la jeunesse de la CEDEAO: les éclairages du Pr. Fatou Sow Sarr

Pr. Fatou Sow Sarr, Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO

La Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO fait partie des personnalités de marque ayant participé au premier dialogue mondial de la jeunesse qui a eu lieu du 4 au 5 avril 2024 à Cotonou dans le cadre du bilan des 30 ans de la conférence internationale sur la population et la démographie. A la faveur d’une interview à la presse, Pr. Fatou Sow Sarr, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, a fait savoir que sa participation se justifie par l’organisation prochaine des assises de la jeunesse de la CEDEAO en septembre sur lesquelles elle a fait des éclairages.

Ghislain Gbènakpon

« Nous avons participé au premier dialogue mondial de la jeunesse organisé par l’UNFPA parce que nous-mêmes, nous allons organiser les assises de la jeunesse de la CEDEAO à partir du mois de mai. Le processus va durer un peu plus de trois mois et va se terminer en septembre. Nous avons utilisé une démarche de recherche selon la diversité des différents soucis des jeunes, les organiser pour qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations, leurs besoins et aussi définir leur futur. Car nous sommes dans une zone où il y a énormément de problèmes dont, entre autres, le  chômage qui se pose dans tous nos pays, l’insécurité et le terrorisme, tous ces problèmes sur lesquels nous devons plancher, mais aussi, faire en sorte que la jeunesse par rapport aux enjeux du futur soit au rendez-vous. Et donc, nous allons leur donner la parole. Cela sera relayé par les médias et les réseaux sociaux pour que la population sache dans chaque pays qu’il y a un débat qui est en train d’être instauré sur les préoccupations de la jeunesse », a expliqué Pr. Fatou Sow Sarr.

Il ressort des éclairages de la Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO que c’est au terme de ce processus de discussion et de dialogue avec les jeunes que les assises nationales vont être organisées au mois de septembre pour que ce qu’on aura recueilli soit discuté avec les détenteurs d’autorité que sont les pouvoirs publics, le secteur privé, les autorités religieuses et traditionnelles qu’ils écoutent: « La première journée, seuls les jeunes parleront. La deuxième journée, les détenteurs d’autorité réagiront par rapport à ce que les jeunes auront fait. Et ensuite, on essayera d’organiser des travaux de recherche de consensus et voir ce qui nous permettra, nous, l’année prochaine en 2025- ce sera le cinquantenaire de la CEDEAO- de pouvoir arriver avec de nouvelles offres de politiques de la jeunesse dans notre espace »

Elle fera observer que 75% de la population de l’Afrique de l’Ouest a moins de 35 ans et dès lors, ce sont les jeunes qui vont décider du futur de la CEDEAO. « C’est tout l’enjeu de ce que nous voulons faire. Cette fois-ci, nous allons adopter un document de politique dont le contenu sera déterminé par les jeunes et non par les autres. C’est pourquoi, nous ne mettons pas tout de suite les jeunes avec les adultes ou les détenteurs d’autorités. Nous travaillons uniquement avec les jeunes sans aucune politique, sans rien. Et ce sera ce qu’ils vont retenir eux-mêmes que nous allons mettre sur la table. Nous espérons que les acteurs politiques comprendront que c’est ça la voie de l’avenir. Et c’était très bien que nous soyons à ce premier dialogue mondial de la jeunesse de l’UNFPA », a soutenu Pr. Fatou Sow Sarr.

Coopération CEDEAO-Bénin: échanges entre les Ambassadeurs Francis Oké et Hervé Djokpé à Addis-Abeba

Les Ambassadeurs Francis Oké et Hervé Djokpé

Ce 5 avril 2024, SE Francis Oké, Représentant de la Cedeao auprès de l’UA a eu une réunion technique consultative avec SE Hervé Djokpé, Ambassadeur de la République du Bénin en Ethiopie et Représentant Permanent du Bénin auprès de l’UA. Les deux diplomates ont sans doute eu à aborder l’excellence des relations entre le Bénin et la CEDEAO marquées par une coopération fructueuse dans plusieurs domaines. On peut citer entre autres, l’énergie, le numérique, l’agriculture, le commerce, la santé. Cette réunion technique consultative aura permis à l’Ambassadeur Francis Oké de réaffirmer la disponibilité de la CEDEAO à accompagner le Bénin dans sa marche vers le développement. Les défis majeurs de l’heure auxquels est confrontée l’Afrique de l’Ouest tels le terrorisme, les changements anticonstitutionnels de gouvernement et les coups d’Etat constitutionnels n’auront pas probablement été occultés.

Ghislain Gbènakpon

JIF 2024: le MCVT et le MCA Bénin se donnent la main pour plus d’opportunités aux femmes

Une vue de famille

Le ministère du cadre de vie et des transports en charge du développement durable ( MCVT ) et le Millénium Challenge Account ( MCA) Bénin régional ont célébré ensemble ce vendredi 29 mars au ministère des affaires étrangères et de la coopération, l’édition 2024 de la journée internationale des droits de la femme ( JIF 2024). Les festivités qui coïncident avec les 20 ans d’intervention du MCA au Bénin ont été l’occasion pour faire le point des initiatives des deux institutions aux profit des femmes et de jeter les bases d’une collaboration pour plus opportunités pour la gent féminine.

Ghislain Gbènakpon

Une journée de partage d’expériences et de réflexion sur les programmes du Millénium Challenge Account Bénin en faveur des femmes et la situation des femmes dans les différents corps de métier du ministère du Cadre de vie et des transports en charge du développement durable. C’est ainsi qu’on peut résumer cette célébration de la JIF 2024 par le MCVT et le MCA Bénin régional qui a été marquée par des panels de discussion sur les opportunités pour les femmes dans le secteur du cadre de vie et des transports et celles qu’elles peuvent saisir grâce aux programmes du Millenium Challenge.

Il ressort de l’intervention de la directrice du genre et des affaires sociales du Millenium Challenge Account que plusieurs initiatives ont été menées pour impacter les femmes. On retient, entre autres, l’appui à des initiatives communales en faveur du renforcement de capacités et de l’autonomisation des femmes de 2006 à 2011, l’appui financier et matériel à plusieurs associations des femmes rurales notamment l’association Sourou Bayayé de Natitingou qui produit du riz de qualité pour les cantines scolaires et les populations, l’accès à l’emploi, la protection contre le harcèlement et l’accès des femmes à l’électricité en milieu péri urbain et rural. « La célébration de cette journée est l’expression de la volonté du MCC, du MCA Bénin Régional et du ministère du Cadre de Vie et des Transports en charge du Développement Durable d’aller plus loin dans la mise en œuvre des programmes, des projets et des actions en faveur des femmes », a déclaré le coordonnateur national du Millénium Challenge Account Bénin régional, M. Affis Biléoma dans son allocution de circonstance. Le Représentant Résident du Millénium Challenge Corporation (MCC ), M. Brant Silvers lui emboitera le pas pour assurer que l’institution s’est résolument positionnée pour la défense et la promotion des droits de la femme.

Il faut dire que les statistiques ne sont pas reluisantes pour les femmes dans les corps de métier du MCVT. C’est ainsi que 156 femmes ont été dénombrées sur 699 agents civils et elles représentent seulement 5% du personnel des eaux, forêts et chasses. Le défi des opportunités pour la gent féminine est encore donc à relever au niveau du ministère et la directrice de cabinet Mme Jeanne Adanbiokou Acakpo qui a officiellement lancé la JIF 2024 en est consciente: « Cette journée est solennelle en ce sens qu’elle permet de célébrer les vaillantes femmes qui travaillent pour le développement de notre pays et d’échanger sur ce que le secteur du cadre de vie et des transports peut offrir à nos populations, notamment les femmes, en termes d’opportunités de métier »

Métier de Consultant: Expression du Génie et AsCA outillent experts et fonctionnaires africains à Cotonou

Une vue de famille des participants

« Le métier de consultant: tout ce qu’il faut savoir étape par étape pour créer et développer son activité de conseil, gagner aisément sa vie en toute autonomie en mettant son expertise ou sa compétence au service de la réussite des institutions des organisations et des administrations ». C’est le thème de la 9e édition du séminaire de formation de haut niveau sur le métier de consultant qu’organise depuis ce lundi 1er avril jusqu’au samedi 6 avril 2024 au chant d’oiseau de Cotonou, le cabinet Expression du Génie de M. Gérard Zannou sous l’égide de l’Association des consultants d’Afrique  ( AsCA ). Les bénéficiaires sont des experts et fonctionnaires venus de plusieurs pays africains dont entre autres le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, la RDC et le Congo.

Ghislain Gbènakpon

Le formateur principal et directeur général du cabinet Expression du Génie, M. Gérard Zannou

« Nous sommes à un rendez-vous de formation des aspirants au métier de consultant et de ceux qui exercent déjà mais qui sont des consultants de fait ainsi que ceux qui se sont improvisés consultant sans maitriser l’approche, la méthodologie, la démarche qualité. Nous sommes donc à une rencontre hautement professionnelle. Il s’agit de doter les experts venus de partout, des docteurs, des professeurs, des fonctionnaires de Plan International qui sont venus se ressourcer parce qu’ils ont compris qu’en fait, on ne s’improvise pas consultant; le tout ne suffit pas d’avoir de l’expertise, de la compétence pour devenir consultant. Mais au delà de l’expertise, il y a un savoir spécifique qui est nécessaire dont il faut s’approprier véritablement et qui fait donc de l’expert, le professionnel du consulting. Nous sommes venus donc à ce rendez-vous pour leur donner cette expertise, ce savoir specifique, cette méthodologie requise qui fera d’eux au sortir de la formation, des consultants professionnels dans leurs domaines de compétence », a expliqué à la faveur d’une interview à la presse le directeur général du cabinet Expression du Génie, M. Gérard Zannou.

Il ressort de ses éclairages que les differents modules au programme de cette session de formation vont permettre aux participants de maitriser entre autres, comment monter une proposition d’intervention en bonne et due forme, comment rédiger une offre technique et financière, comment monter des termes de référence pour répondre à une demande d’une entreprise qui souhaite l’élaborer à partir d’une problématique identifiée, comment se vendre en tant que consultant et comment monter un programme de formation et l’animer en bonne et due forme.

Dr. Chérifatou Bello Adjibabi, participante

Il faut dire qu’au terme des premières modules de formation, des participants ont exprimé leur totale satisfaction. C’est le cas de Dr. Chérifatou Bello, Adjibabi qui s’est confiée à la presse: « Je suis une jeune retraitée et je bénéficie déjà d’un contrat de consultant à Plan International Bénin. Et pour formaliser ce type de contrat, je veux matérialiser cela par cette formation pour me renforcer. J’ai trouvé la formation très intéressante et je la recommande  déjà à tout le monde »

Eradication du paludisme en Afrique de l’Ouest: participation active de l’ He Armand Gansè à la 2e réunion du REPEL Malaria

L’honorable Armand Gansè

Du lundi 25 au mardi 26 mars 2022 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou s’est tenue la deuxième réunion du Réseau parlementaire régional de la CEDEAO pour l’élimination du paludisme ( REPEL Malaria ). Les assises ont connu la participation active de l’honorable Armand Gansè qui s’est confié à la presse en marge des travaux.

Ghislain Gbènakpon

« Vous savez, le paludisme tue véritablement en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest. L’objectif de cette rencontre est de faire le bilan à mi parcours des activités menées sur deux à trois ans pour pouvoir prendre un certain nombre de résolutions; car vous n’êtes pas sans savoir que le paludisme tue environ 200 personnes par mois. Cela doit préoccuper les parlementaires que nous sommes. Nous sommes parmi les voix autorisées pour sensibiliser les populations, solliciter le soutien de l’Etat central, des organismes internationaux et d’autres partenaires techniques et financiers », a expliqué l’honorable Armand Gansè.

Il ressort des éclairages de l’élu de la nation que les assises de Cotonou sonne la mobilisation pour atteindre 0 % de cas de paludisme en Afrique de l’Ouest: « Donc, cet atelier vise à continuer la sensibilisation, à mobiliser les ressources au profit de l’élimination totale du paludisme en Afrique de l’Ouest. Le Cap Vert est à zéro cas de paludisme aujourd’hui. C’est ce qu’on souhaite avoir dans tous les pays de la CEDEAO. L’exemple du Cap Vert est une école et les pays de la sous région doivent s’en inspirer pour bien faire le travail de sensibilisation au niveau de la population. C’est donc ce que nous avons arrêté ensemble. Il s’agit de sensibiliser, travailler à la mobilisation des ressources pour obtenir un taux de 0% de paludisme en Afrique de l’Ouest.

Maitrise des thématiques du projet SWEDD: les capacités des journalistes et enseignants renforcées

Une vue de famille des participants de la deuxième cohorte

150 producteurs de contenu médias communément appelés journalistes et enseignants du secondaire qui sont des cibles secondaires du Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique ( SWEDD) maitrisent davantage les thématiques qu’il aborde. Ils ont bénéficié d’un atelier de renforcement de capacités à travers une première session de formation les 18 et 19 mars 2024 pour une cohorte de 75 participants et une deuxième session du 21 au 22 mars pour 75 participants à l’hôtel Miracle de Bohicon. C’était sous la supervision du représentant du coordonnateur du projet et Spécialiste Communication, M. Brice Tomavo et sous la houlette de la directrice départementale des affaire sociales et de la microfinance, Mme Sakinatou Gambari. Avec pour formateurs, les experts Florent Dossou Hounhouénou et Zacharie Houndo.

Ghislain Gbènakpon

Enseignements et perspectives pour le Bénin en matière de transition démographique et Développement, contexte, définitions et enjeux économiques du dividende démographique, plan d’actions de la stratégie nationale de communication pour le changement social et comportemental 2022-2024,  indicateurs du suivi du dividende démographique et contribution attendue de la jeunesse du Bénin sur le chemin de la capture du dividende démographique au regard des métiers du futur avec un accent particulier sur les Travaux Domestiques Non Rémunéré (TDNR). Ce sont les thématiques du projet SWEDD au coeur des deux sessions de deux jours de formations chacune au profit des producteurs de contenu média et des enseignants.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, la représentante du ministre des affaires sociale et de la microfinance a rappelé que le projet régional SWEDD qui regroupe treize pays, vise à favoriser la création d’un environnement propice à l’autonomisation sociale et économique des filles et des femmes afin de transformer durablement le comportement et les normes sociales et culturelles. « Dès lors, une attention particulière est accordée au renforcement des capacités de vous, hommes des médias et enseignants qui, grâce au rôle stratégique que vous jouez, peuvent mieux sensibiliser les familles et les communautés sur les droits des filles et des femmes à la santé, à l’éducation et à leur autonomisation. Vous êtes bien placés et bien indiqués pour convaincre les communautés sur les conséquences des pratiques néfastes sur les jeunes filles », a soutenu Mme Sakinatou Gambari.

Le Spécialiste Communication Brice Tomavo lors de son intervention

 Pour le représentant du coordonnateur du projet SWEDD, ces sessions de formation vont permettre d’avoir des concertations et des productions de contenus suivant les normes qualités en vue du décryptage, de l’interprétation et de l’analyse des indicateurs de développement et du dividende démographique. « Loin de vous faire croire que les travaux s’achèvent ici, c’est plutôt un chantier large et à long terme pour aboutir à des analyses adéquates et exhaustives dans vos débats d’idées et dans vos productions. Vous avez donc l’insigne honneur et l’opportunité de savourer le bonheur d’appartenir à la famille des acteurs engagés pour accompagner le Projet SWEDD-Bénin dans l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) », a déclaré le Spécialiste Communication du projet, M. Brice Tomavo.

 

Suppression des bons de carburant dans l’administration publique: le SYNAPAT-MAE sollicite la bienveillance du Pdt Talon pour l’annulation de la décision

Aux lendemains de la décision de la suppression des bons de carburant au profit des agents de l’administration publique, le Syndicat national du personnel administratif et technique du ministère des affaires étrangères ( SYNAPAT-MAE ) plaide pour l’annulation de ladite décision et attire l’attention du chef de l’Etat sur l’impact négatif que cela aura sur le bilan pourtant élogieux de ses deux quinquennats.

Ghislain Gbènakpon

Beaucoup de grandes réalisations, réformes et initiatives sont incontestablement à l’actif du régime du président Patrice Talon et il ne faudrait pas que la décision de la suppression des bons de carburant dans l’administration vienne noircir le bilan de son passage à la tête du Bénin. C’est la sonnette d’alarme que tire le SYNAPAT-MAE qui sollicite la bienveillance du chef de l’Etat pour son annulation pure et simple. L’organisation syndicale rappelle que particulièrement au cours de son second mandat qu’il a placé sous le sceau du hautement social, beaucoup de choses ont été faites sous son impulsion pour le bien-être des populations.

« Nous reconnaissons les efforts du gouvernement, notamment ceux du chef de l’Etat et du ministre de l’économie et des finances sur le front du développement. Nous leur demandons respectueusement de revenir sur cette décision en nous rétrocédant ce droit acquis que sont les bons de carburant. Il ne faut pas que le chef de l’Etat suive les mauvais conseillers qui veulent offrir l’occasion à ses détracteurs de salir sa réputation et son image. Nous voulons garder un bon souvenir de lui. Mais cette décision risque de dégrader la situation du personnel administratif. Nous l’invitons donc à rectifier le tir », a déclaré le secrétaire général du SYNAPAT-MAE, Dr. Servais Zohoun.

Par ailleurs, le SYNAPAT-MAE alerte sur une situation d’injustice au niveau de la mise en application de la décision de suppression des bons de carburant. En effet, le syndicat croit savoir de sources concordantes que les agents de certains ministères l’auraient déjà perçu sur leur salaire pour les uns et d’autres en espèce pour le compte du premier trimestre 2024 « Il faut que tous les agents soient traités au même titre qu’eux. Nous sommes tous dans la même administration », plaide Dr. Servais Zohoun.

Secours Humanitaire 2024: Direct Aid Bénin et l’ANPC font dons de barques motorisées et accessoires à cinq communes exposées aux inondations

Le DAC Taïrou reçoit symboliquement les dons du Représentant Résident de Direct Aid

Le partenariat entre l’Agence Nationale pour la protection civile ( ANPC ) et Direct Aid Bénin vient une fois encore de porter ses fruits au seuil du démarrage de la saison des pluies. Cinq communes à hauts risques d’inondation ont bénéficié des dons de barques motorisées et accessoires pour faciliter la mobilité des populations. La remise officielle des dons dans le cadre du programme Secours Humanitaire a eu lieu ce mercredi 20 mars 2024 au siège de Direct Aid Bénin à Cotonou sous la houlette de M. Yafradou Adam Taïrou, directeur adjoint de cabinet ( DAC ) du ministre de l’intérieur et en présence des maires des communes bénéficiaires ou leurs représentants.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Karimama, Savè, Bonou, Aguégué et Zagnanado. Ce sont les cinq communes identifiées cette année par l’ANPC pour bénéficier de ces dons de barques motorisées et accessoires dans le cadre du programme Secours Humanitaire. « La saison pluvieuse constitue un facteur favorable aux inondations qui rendent difficile la mobilité des citoyens pour vaquer à leurs activités. En accord avec l’ANPC, nous avons mis sur pied un programme de mise à disposition d’embarcadères pour rendre aux populations leur mobilité dans cette période. Il s’agit de doter chaque année des communes identifiées par l’ANPC en barques motorisées », a expliqué le Représentant Résident de Direct Aid Abdellah El-Qacimi dans son allocution de circonstance.

Le DG/ ANPC remettant symboliquement d’accessoire à un représentant de commune bénéficiaire
Le maire de Bonou recevant symboliquement d’accessoire

Les maires des communes bénéficiaires ont remercié Direct Aid Bénin pour le sens d’humanisme dont elle ne cesse de faire montre à l’égard des communautés vulnérables et le gouvernement pour son plaidoyer constant auprès des partenaires. « Il y a trois mois environs, nous étions ici pour la remise officielle des kits alimentaires et autres au profit de nos communes victimes des affres de l’inondation, cause des effets pervers des aléas climatiques. Ce geste que vous venez de faire prouve à suffisance que votre sens d’humanisme se manifeste d’années en années. Direct Aid, cette organisation internationale à caractère humanitaire et sociale renforce et accompagne les communes à travers la politique du gouvernement pour lutter contre le triangle de la terreur qui est pauvreté, ignorance et maladies », a déclaré le maire de Bonou, M. Thierry Tolégbé, représentant des communes bénéficiaires qui promettent aux donateurs de faire un bon usage de ces barques et accessoires.

Le directeur adjoint de cabinet M. Yafradou Adam Taïrou a, au nom du ministre de l’intérieur,  réaffirmé la détermination sans faille du gouvernement béninois à oeuvrer pour la résilience des populations exposées aux catastrophes naturelles et n’a pas manqué de saluer la disponibilité sans cesse renouvelée de Direct Aid Bénin à l’accompagner dans cette noble vision.

Validation du Système d’alerte précoce dans le complexe WAP: les éclairages de Benoît Doamba sur les travaux de Cotonou

Le DG Benoît Doamba, Coordonnateur national de Adapt Wap au Burkina Faso

En marge des travaux de formation et de validation du projet de conception du Système d’alerte précoce multirisques ( SAP-MR ) du WAP dans le cadre du projet régional Adapt Wap auxquels il a pris activement part du lundi 18 au vendredi 22 mars 2024 à Cotonou, le directeur général des aires protégées au Burkina Faso et coordonnateur national du projet Adapt Wap a donné des éclairages sur les assises.  C’est à la faveur d’une interview que M. Benoit Doamba, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a donnée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes là dans le cadre du projet Adapt Wapp qui veut aider nos pays à prendre en compte les effets des changements climatiques dans la gestion des aires protégées. Vous voyez, le Bénin, le Burkina et le Niger, nous avons une entité écologique transfrontière sur les trois pays que nous avons décidé, à travers des accords, de gérer de façon collective, concertée. Et donc, nous mettons ensemble un projet qui prévoit la mise en place d’un système d’alerte précoce multirisques pour prévenir les catastrophes et certains risques liés aux effets des changements climatiques. », a expliqué le DG Benoît Doamba.

Une vue de famille des particpants

Il ressort des éclairages du coordonnateur national du projet Adapt Wap au Burkina Faso que la mise en place du système d’alerte précoce multirisques sera bénéfique pour les populations: « En fait, tout ça, c’est pour aider les populations qui vivent autour du parc d’être résilientes par rapport aux effets du changement climatique. Ainsi, avec les facilités qu’elles auront, elles pourront aussi mieux s’occuper d’elles-mêmes et aider à la conservation de l’entité transfrontière qu’est le parc W de la Pendjari. La prévention multirisques veut dire qu’il y a plusieurs phénomènes qui peuvent subvenir. Il y a les inondations, les sécheresses et autres. Le système prévoit en fait un certain nombre d’activités. C’est tout un système qui essaie de prévoir ce qui peut arriver et alerter les populations. C’est un système qui va travailler avec les agences chargées de la météorologie dans les trois pays, les hydrologues et autres »

40 ans de vulgarisation du Soja et des foyers économiques: l’ouvrage de Sébastienne Adjadogbédji pour la postérité lancé

L’auteure Sébastienne Avouzoukan Adjadogbédji, PDG du Groupe Pépite d’Or

« 40 ans de vulgarisation du Soja et des foyers économiques ( 1984-2024 ) ». C’est l’ouvrage pour la postérité de la PDG du groupe Pépite d’Or, Sébastienne Avouzoukan Adjadogbédji paru aux éditions « Prisaintes » qui vient d’être mis sur le marché à travers son lancement officiel. C’était ce samedi 16 mars 2024 à l’Institut Pontifical Jean Paul II de Cotonou devant parents et amis de l’auteure septuagénaire.

Ghislain Gbènakpon

Un chef d’oeuvre littéraire de 122 pages qui lègue, entre autres, à la postérité, tout sur la mise en oeuvre du projet soja, ses valeurs nutritionnelles, sa transformation et quelques recettes culinaires à base du soja. C’est ainsi qu’on peut qualifier l’ouvrage sur les 40 ans de vulgarisation du Soja et des foyers économiques. A la faveur d’une interview à la presse, l’auteure a levé le voile sur comment lui est venue l’inspiration et ses réelles motivations. « L’inspiration est venue de très loin; depuis le premier jour, j’ai eu l’idée de vulgariser le soja à cause de ses valeurs nutritives et thérapeutiques pour sauver des vies humaines. Si nous arrivons à consommer au moins 20 à 40 g de soja par jour, nous allons éviter beaucoup de maladies, même le cancer. L’idée est née depuis 40 ans et n’a jamais cessé de grandir en moi. Et pour parfaire une idée, il faut l’écrire et l’insérer dans des ouvrages pour que la postérité se l’approprie pour continuer. L’homme n’est pas éternel mais les oeuvres demeurent éternellement. D’où mon inspiration de faire vulgariser ces écrits pour que la jeune génération puisse s’en servir et grandir à travers mes humbles innovations, inspirations et recettes. Car aujourd’hui, on demande aux jeunes d’aller en entrepreneuriat. Mais ils vont y aller avec quelles armes ? Ils vont se baser sur quoi ? Et si je les amène à s’inspirer de ce que j’ai pu faire, de mes idées, de ce que Dieu m’a confié, je pourrai conclure que j’ai accompli ma mission sur terre », a expliqué Sébastienne Avouzoukan Adjadogbédji.

La table d’honneur
Une vue partielle des participants

Cette initiative de la PDG du groupe Pépite d’Or de publier un ouvrage sur son parcours entrepreneurial pour la postérité a été saluée par toutes les nombreuses personnalités invitées au lancement. C’est le cas du promoteur du centre Label et présentateur de l’ouvrage M. Buno Gnidéhoué qui s’est confié à la presse: « Je crois qu’avec cet ouvrage, même si un jour, Mme Sébastienne Adjadogbédji devrait avoir à quitter ce monde, elle a laissé une trace de son parcours pour pouvoir inspirer la génération montante. Et cela est réjouissant. Le fait que désormais, l’on puisse s’inspirer d’elle démontrera que le terrain n’est pas vierge, qu’on peut savoir comment éviter les écueils, qu’on peut aller puiser à cette source pour batir des entreprises qui peuvent durer jusqu’à 40 ans ». Les jeunes entrepreneurs et tous ceux qui ont le projet d’entreprendre ont donc intérêt à se procurer l’ouvrage désormais sur le marché.