M. Kampatibe Konlani, directeur de la communication et des services aux usagers de l’OTR aux assises de Cotonou
A la 10e conférence internationale annuelle fiscale ( CIAF ) de l’Union des Ordres Fiscaux de l’Afrique de l’Ouest ( UDOFAO ) qui se tient du 28 au 29 février 2024 à Cotonou, le Commissaire Général de l’Office Togolaise des Recettes ( OTR ) et président du Forum sur l’Administration Fiscale Africaine ( FAFA ), M. Philippe Tchodié a été valablement représenté par le directeur de la communication et des services aux usagers, M. Kampatibe Konlani. En marge des travaux, l’homme s’est confié à la presse et a entre autres salué le thème des assises intitulé « Repenser les Enjeux Contemporains de la Mobilisation des Recettes Fiscales Intérieures en Afrique de l’Ouest : Propositions de solutions »
Ghislain Gbènakpon
« Notre invitation à cette conférence nous réjouit sur un double aspects. Premièrement, le thème est très d’actualité et original parce qu’il traite de la mobilisation des ressources pour nos Etats et vise particulièrement un secteur qui reste aujourd’hui un défi, le secteur informel. Secondo, c’est aussi le lieu de renforcer le partenariat entre le privé et le public dans la mobilisation des ressources publiques pour nos gouvernements et les invités de marques qui sont là à savoir les ordres professionnels, les chambres de commerce et d’industrie, les ministères des finances et de l’économie des Etats de la CEDEAO ont été choisis à point nommé », a déclaré M. Kampatibe Konlani.
Une vue de famille des officiels
Le directeur de la communication et des services aux usagers de l’OTR a au nom du commissaire général, remercié l’UDOFAO pour cette invitation à la 10e conférence: « C’est aussi une marque de reconnaissance des mérites du Commissaire Général Philippe Tchodié pour ses contributions aux travaux de la 8e conférence et ses actions en faveur des instances internationales en matière de fiscalité »
Le Commissaire Général de l’OTR M. Philippe Tchodié valablement représenté aux assises de Cotonou
Par ailleurs, M. Kampatibe Konlani a été amené à se prononcer sur la problématique de l’informel dans la mobilisation des ressources au Togo. « Nous avons un secteur informel qui prend de plus en plus de poids. Et en termes d’agrégats macro économiques, le secteur informel participe à l’économie à près de 50% . C’est dire qu’aujourd’hui, c’est un secteur avec lequel nous devons travailler. Et le privé étant un secteur mobilisateur de ressources, on ne peut ignorer le secteur informel qui est source d’évasion de recettes fiscales pour nos budgets. », a-t-il expliqué.
Mme Awaou Baco, présidente de l’Amicale des femmes du ministère de l’économie et des finances
« Potentiels de mobilisation des recettes intérieures en Afrique de l’Ouest: évaluation de l’impact de la participation des femmes ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce mardi 27 février 2024 la première conférence internationale du Groupement des femmes fiscalistes de l’Afrique de l’Ouest ( SWIT West Africa) au palais des congrès de Cotonou. Les travaux ont connu la participation de la présidente de l’Amicale des femmes du ministère de l’économie et des finances ( AFMEF ), Mme Awaou Baco. A la faveur d’une interview à la presse, elle a porté un regard sur les assises.
Ghislain Gbènakpon
« Le thème de cette conférence internationale est important pour nous parce qu’il cadre avec les objectifs de notre amicale. L’AFMEF est une jeune association qui regroupe toutes les femmes des structures du ministère de l’économie et des finances y compris la direction générale des impots . Cette conférence permettra de mesurer l’impact de la participation des femmes dans la mobilisation des recettes intérieures Vous savez, les femmes détiennent la portion la plus importante du secteur informel. Nous devons faire quelque chose à ce niveau pour que nous mobilisions plus de recettes. Plus nous mobilisons les recettes, plus nous allons contribuer au développement de notre pays pour le bien-être de la population. Et vous savez que les femmes jouent un grand rôle dans le développement d’un pays. Les femmes détiennent beaucoup de potentialités. Quand les femmes sont aux commandes , elles donnent de bons résultats », a déclaré Mme Awaou Baco.
Pour la présidente de l’Amicale des femmes du ministère de l’économie et des finances, le choix porté sur le Bénin pour abriter la 1ère conférence internationale n’est pas anodin. « Il faut dire que c’est la toute première conférence internationale du Groupement des femmes fiscalistes de l’Afrique de l’Ouest qui a été animée. Vu les réformes engagées et les innovations faites par la Direction Générale des impots et vu que le Bénin fait partie des meilleurs pays de l’Afrique de l’ouest en matière de mobilisation des recettes intérieures, le choix porté sur notre pays n’est pas anodin » a-t-elle soutenu
Pour finir, Mme Awaou Baco n’a pas manqué de lancer un appel citoyen à ses compatriotes sur le front de la mobilisation des recettes: « Plus je paie mes impots, plus je paie mes taxes, plus je contribue au développement de mon pays. Donc, j’interpelle tous les béninois à payer les taxes afin de contribuer au développement et au bien-être des populations de notre pays »
Les trois ordres de l’enseignement seront paralysés le jeudi 7 mars prochain sur toute l’étendue du territoire national. La Féderation des syndicats de l’éducation nationale de la CSTB ( FESEN/CSTB ) vient de lancer une grève d’avertissement de 24 h. La fédération entend ainsi protester contre entre autres, la non satisfaction aux exigences des enseignants après les différentes rencontres de négociation gouvernement-confédérations syndicales, l’aggravation des conditions de vie des enseignants et des apprenant sous le pouvoir de la rupture, le traitement esclavagiste des enseignants abusivement dénommés AME, l’état piteux de l’école béninoise avec des effectifs pléthoriques par classe et amphithéâtre, manque d’infrastructures, de manuels scolaires et d’enseignants et le silence des ministres de l’éducation nationale face à la plateforme revendicative de la FESEN/CSTB. Il ressort de la motion de grève des revendications d’ordre général et d’ordre spécifique.
Dr. Gilbert Yévi, expert ingénieur en mines et pétrole à ECOMOF 2024 au Bénin
Au nombres des experts participants à la quatrième édition du Forum des mines et du pétrole de la CEDEAO ( ECOMOF 2024 ) qui s’est tenue du 22 au 24 février 2024 à Cotonou, il y a l’ingénieur et docteur en mines et pétrole basé à Houston au Texas au Etats Unis, Dr. Gilbert Yévi qui a déja bouclé 33 ans de carrière. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, ce béninois président fondateur de deux compagnies G2Y Energy Services LTD basée à Londres et NextGen Africa Energy LTD, une compagnie d’énergies renouvelables, d’exploration et production basée au Canada à Toronto a lancé un appel à tous les acteurs.
Ghislain Gbènakpon
« On attend que les conclusions de ce Forum puissent être implémentées pour satisfaire les attentes des opérateurs et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des masses populaires; car nos ressources sont les seules choses dont nous disposons pour augmenter leurs revenus », a déclaré Dr. Gilbert Yévi. Pour rappel, les assises de Cotonou se sont déroulés sous thème « Ressources géo extractives et technologies: quelles stratégies de mutualisation pour la création de la valeur ajoutée en Afrique de l’Ouest ? »
Et sur la question de la mutualisation, Dr. Gilbert Yévi martèle qu’elle est absolument indispensable: « Dans notre métier, aucun pays, même le Nigéria qui produit le pétrole depuis les années 60 ne dispose pas de toutes les capacités. Il est donc important de mutualiser les ressources, non seulement les ressources matérielles mais aussi et surtout les ressources humaines. Le Bénin peut attendre beaucoup de ce forum. La coopération entre les pétroliers a toujours existé. Il y a un adage entre pétroliers à savoir qu’il n’y a pas d’ennemis permanents, il y a des intérêts permanents. C’est la coopération surtout entre les pays, les compagnies et les individus qui fera le succès de tout projet dans le secteur ».
Le président François Fadonougbo entouré de ses collaborateurs
La première édition de Akpakpa Cotonou Xwé a tenu toute sa promesse. Toutes les filles et fils du 1er au 4e arrondissement de Cotonou se sont retrouvés ce dimanche 18 février 2024 au terrain de Midombo pour fêter l’union et la solidarité pour des actions sociales de développement. C’est à l’initiative du président François Fadonougbo venu des Etats Unis quiagagné son pari.
Ghislain Gbènakpon
« L’objectif de cette fête est d’honorer notre président son Excellence Patrice Talon pour son ambition de développer notre pays. Et dans cette perspective, j’envisage qu’après cette fête, on va impacter chaque arrondissement. Car après chaque fête, il se pourrait qu’on va gagner quelque chose. Avec ce qu’on va gagner et aussi mes relations aux Etats-Unis, je vais mobiliser des fonds pour qu’on puisse réaliser certaines choses dans chaque arrondissement. C’est vraiment l’objectif de la fête. Nous avons déjà recenser des écoles dont les salles de classe sont délabrées et des centres de santé dont les équipements sont défectueux que nous allons assister. Dans presque chaque quartier, on a toujours des fêtes. C’est pourquoi, j’ai initié Akpakpa Cotonou Xwé pour que nous tous, nous puissions nous retrouver pour réaliser beaucoup de choses ensemble sur le plan social », a expliqué le président François Fadonougbo à la faveur d’une interview à la presse.
La messe d’action de grâceLe président de la Fondation Malêhossou encourageant une troupe artistique
Il faut dire que les manifestations de la première édition de Akpakpa Cotonou Xwé ont démarré le 16 février 2024 avec la prière musulmane sur le terrain de Midombo suivie d’une caravane motorisée du 1er au 4e arrondissement et d’une soirée artistique animée par Gbèzé Zéguézougou et d’autres artistes. La journée du 17 février a été marquée par une campagne de salubrité dans les quartiers suivie de don de sang, du culte endogène sur le terrain de Midombo et d’une soirée culturelle et artistique animée par G.G Lapino et d’autres artistes. meublées de plusieurs activités socio-culturelles et sportives. La grande réjouissance du dimanche 18 février a démarré par une messe d’action de grâce sur le terrain de Midombo suivie d’une grande réception avec au bout du rouleau, une soirée artistique animée par Qualité Babassa et autres artistes. Les manifestations se sont déroulées sous le sceau de l’union au service du social. « Moi je suis dans le social depuis que j’ai quitté le Bénin. Et depuis les Etats Unis, j’ai déjà aidé plus de quatre pays africains qui ont organisé cette fête qui aide les populations. Et chaque fois que je décide de faire cela dans mon pays, j’ai mes amis béninois qui me découragent. Mais cette année, j’ai décidé de le faire », a fait observer le président François Fadonougbo. Et au vu du satisfecit à lui décerné par les populations de Akpakpa, l’homme a réussi son pari.
Ils ont dit
Brice Atchanhouin, secrétaire de Akpakpa Cotonou Xwé
« C’est une initiative du président Fadonougbo. Pour les jeunes leaders politiques que nous sommes, c’est le social notre objectif. Ça a commencé par les balayages dans les quartiers. Nous parcourons les quartiers sales pour les rendre propres. Nous portons aussi assistance aux enfants démunis ou en situation difficile. Il s’agit aujourd’hui de rassembler les jeunes. Vous savez, il y a toujours des fêtes par période dans chaque quartier à Akpakpa. C’est pour mettre fin à cela que Akpakpa Cotonou Xwé a été initié pour réunir tous les fils et filles de Akpakpa. J’invite toute la jeunesse du 1er au 6e arrondissement à se joindre à nous, autour de l’initiative du président Fadonougbo pour qu’on travaille ensemble pour le développement à la base.
L’honorable Gafari Adéchokan
« Les initiatives de ce genre sont très nobles surtout quand c’est une seule personne qui prend la décision de l’organisation, c’est encore élogieux. C’est un évènement inédit à Cotonou. C’est la première fois qu’on organise Akpakpa Xwé Cotonou. Et c’est la 15e circonscription en générale qui est prise en compte. Il fallait donc prêter main forte à ce vaillant citoyen de la localité François Fadonougbo. C’est une première édition et je pense que c’est un coup de maitre. On doit savoir lui tirer chapeau. Il était important pour moi de faire le déplacement et de fêter avec les miens. Il faut reconnaitre à ce peuple, tout ce qu’il nous a donné et être à ses côtés quand il a besoin de nous à des moments donnés. Ceci pour ne pas donner l’impression d’être des personnalités de la fonction et non du peuple. Car, nous sommes des élus du peuple et non des élus de la fonction »
Mme Jeanne Assoclé, alias foukafouka, conseillère élue communale et député suppléante.
« Je suis une digne fille de Dédokpo à Akpakpa. Cotonou Akpakpa Xwé ne pouvait pas avoir lieu sans qu’on ne soit pas associé même si par mariage, je suis de la 6e circonscription électorale où je suis régulièrement élue. Nous les Xla Sèto, nous sommes les autochtones de Cotonou. Je suis très contente du déroulement de la fête. J’en suis émerveillée. C’est la première édition. La deuxième édition sera encore plus grandiose. Et le président Patrice Talon saura que le peuple reste mobilisé derrière lui pour la paix au Bénin. Le chef de l’Etat fait du bon travail. Nous le regretterons à son départ du pouvoir »
M. Innocent Bélemtougri, fondateur et Commissaire Général du cabinet SEMICA SARL
Le cabinet SEMICA SARL qui a son siège à Ouagadougou au Burkina Faso confirme son statut de principal cabinet africain d’appui conseil dans l’événementiel minier et pétrolier. Il a mis son expertise internationalement reconnue au service de la bonne organisation de la quatrième édition du Forum des mines et du pétrole de la CEDEAO ( ECOMOF ) qu’abrite le palais des congrès de Cotonou depuis ce jeudi 22 février 2024 pour trois jours. En marge des travaux, son fondateur et Commissaire Général, M. Innocent Bélemtougri s’est confié à la presse.
Ghislain Gbènakpon
« ECOMOF 2024 est un projet de la CEDEAO que le Bénin accueille et que le cabinet SEMICA accompagne. Donc, nous sommes l’appui évènementiel en charge de l’organisation de ECOMOF 2024. Nous sommes notamment sur ce projet depuis plus d’un an avec le ministère de l’énergie, de l’eau et des mines du Bénin. Les travaux que nous avons eu à mener pour préparer cet événement sont terminés depuis ce mercredi 21 février. L’ouverture des travaux marque pour nous le début de la grande manifestation de promotion minière et pétrolière de la CEDEAO qui regorge beaucoup de richesses minières et pétrolières. C’est la manifestation phare aujourd’hui à travers laquelle l’Afrique se vend le mieux aux investisseurs », a expliqué M. Innocent Bélemtougri.
Le fondateur et Commissaire Général qui a dit toute sa gratitude au président Patrice Talon pour avoir sollicité l’expertise de SEMICA et au ministre de l’énergie, de l’eau et des mines M. Séidou Adambi pour n’avoir ménagé aucun effort pour que le cabinet fasse son travail dans les meilleures conditions a fait observer que ECOMOF 2024 a été bâti sur la triptyque Conférences-expositions-rencontres d’affaire: « Pendant ces trois jours, vous allez vivres des conférences intenses sur des thématiques pointues. Vous allez vivres des expositions de majors de compagnies qui évoluent dans les secteurs gazier, minier et pétrolier. L’évènement va servir de plateforme de rencontres des différents acteurs et de gouvernements de l’Afrique de l’Ouest. Nous allons clôturer cette édition avec une belle soirée de gala qui va voir les mérites de certains acteurs reconnus; car nous avons en Afrique de l’Ouest des champions qu’il importe de célébrer »
La touche culturelle africaine
Il faut dire que SEMICA SARL est un cabinet d’appui conseil africain spécialisé dans la promotion et le développement des investissements miniers, pétroliers gaziers, de l’ensemble des ressources naturelles en Afrique qui a une expertise de plusieurs années. C’est ainsi que depuis pratiquement une dizaine d’années, il organise sans discontinuer le Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrières ( SEMICA ) contribuant ainsi à consolider la promotion de la destination Burkina Faso auprès des investisseurs. En plus de son expertise, le cabinet SEMICA SARL apporte à ECOMOF 2024, cette touche culturelle africaine comme c’est le cas dans toutes les manifestations de promotion minière et pétrolière qu’elle organise. En témoignent les animations à l’ouverture des assises de Cotonou et celles programmées pour la clôture. Une manière pour le cabinet de faire en sorte que les africains qui le suivent soient fiers d’être africains forts de leurs richesses infinies. « Nous invitons l’ensemble des africains à croire en l’Afrique, à se donner la main. C’est dans l’union qu’on devient plus fort. Dieu nous a dotés de richesses infinies. Nous sommes extrêmement riches, nous les africains. Il faut qu’on le sache. Mals cette richesse reste potentielle jusque-là. C’est à nous africains de transformer ce potentiel en économie réelle qui va rentrer dans le panier de la ménagère et faire en sorte que l’Afrique se réveille, l’Afrique se lève, l’africain soit fier et respecté par tous », a déclaré pour finir, le fondateur et Commissaire Général du cabinet SEMICA SARL M. Innocent Bélemtougri.
« Ressources géo-extractives et technologies: quelles stratégies de mutualisation pour la création de valeur ajoutée en Afrique de l’Ouest ». Tel est le thème de la quatrième édition du Forum des mines et du pétrole de la CEDEAO qu’abrite le Bénin depuis ce jeudi 22 février 2024. C’est le ministre d’Etat, chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale, M. Abdoulaye Bio Tchané qui a officiellement lancé au nom du président Patrice Talon, les travaux pour trois jours.
Ghislain Gbènakpon
Le ministre d’Etat Bio Tchané lançant les travaux
La mutualisation des ressources, des connaissances, des risques et des pertes se présente comme une opportunité pour surmonter les défis qui se présentent et créer un environnement propice à l’investissement. C’est la conviction exprimée par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané lors de son allocution de circonstance. Selon lui, cela s’impose aujourd’hui comme une démarche rationnelle de promotion de l’efficacité en matière de coopération et d’intégration pour libérer tout le potentiel des richesses naturelles et transformer les économies pour le bonheur des populations.
Coupure du ruban des stands d’expositionVisite de stands par le ministre Séidou Adambi et la vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Mme Damtien Tchintchibodja
Il faut dire que comme l’a relevé la vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Mme Damtien Tchintchibidja à l’ouverture des travaux, malgré l’excellente possibilité qu’offre le secteur, les Etats de la CEDEAO font face à des défis majeurs comme la méconnaissance de leurs potentiels miniers et pétroliers caractérisées par une cartographie géologique insuffisante, la faible capacité de financement, les insuffisances de création de valeur ajoutée avec des possibilités limitées de transformation sur place en produits finis et le manque de ressources humaines ainsi que de capacités à négocier favorablement des contrats complexes au bénéfice des Etats. Plusieurs panels de discussion sont à l’ordre du jour pour faire face à cette problématique. Le programme des assises de Cotonou est structuré sur la base de la triptyque Conférences-exposition-rencontres d’affaires. Pour le ministre de l’énergie, de l’eau et des mines du Bénin, le thème de la quatrième édition de ECOMOF cadre bien avec la vision du gouvernement. « Il est impératif de travailler ensemble pour renforcer la chaîne de valeur des ressources tant régionales que continentales », a soutenu le ministre Séidou Adambi.
« Le PGRGFP, un nouvel élan dans la gestion des finances publiques au Bénin sur la période 2023-2027 ». C’est sous ce thème que s’est tenu ce mardi 20 février 2024 au palais des congrès de Cotonou, la 14e Revue des finances publiques organisée par la Cellule d’appui au pilotage des réformes ( CAPR ) du secrétariat général du ministère de l’économie et des finances. Les travaux qui ont permis de faire le point de mise en oeuvre des réformes en 2023 et de lancer le nouveau Plan global des réformes du système de gestion des finances publiques ( PGRGFP ) 2023-2027 ont été lancés par M. Hermann Takou, le directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances, avec à ses côtés, le sécrétaire général du ministère ( SGM ) , M. Alban Bessan.
Ghislain Gbènakpon
Le DC/ MEF, Hermann Takou
Les acteurs à divers niveaux des finances publiques béninoises ont su évaluer à la faveur de la revue 2024, la mise en oeuvre des réformes en cours durant l’année passée et définir les perspectives pour 2025. Cette revue a été l’occasion pour le directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances de procéder au lancement officiel du nouveau Plan global des réformes du système de gestion des finances publiques ( PGRGFG ) pour la période quinquennale 2023-2027. « Le Plan global de réforme de gestion des finances publiques pour la période 2023-2027 vise à consolider les acquis des précédents plans avec pour but ultime de hisser notre pays au rang des meilleurs pays dotés de système de gestion des finances publiques performant, innovant, inclusif et aligné sur les standards internationaux. Le PGRGFP 2023-2027 reste le nouveau cadre de référence en matière de gestion des finances publiques pour les prochaines années. J’invite donc tous les acteurs que vous êtes à y puiser l’essentiel des actions de réformes qui seront les mesures préalables pour vos différents appuis », a déclaré le DC Hermann Takou.
Le SGM Alban Bessan
Dans son allocution de circonstance, le SGM Alban Bessan a fait observer que structuré autour de cinq axes stratégiques, le nouveau plan global se décline en 25 programmes pour un coût estimatif de 182.244.652.000 FCFA. « Ce plan vient renforcer davantage la crédibilité du Bénin au plan international. C’est l’occasion pour moi de remercier tous les acteurs pour la mise en oeuvre des réformes des finances publiques », a-t-il déclaré. Il est à noter qu’au cours de cette revue 2024 des finances publiques, deux réformes phares relatives à la comptabilité des matières en République du Bénin et Customs Webb ont été présentées.
Le PDG Bathiéry et une bénéficiaire recrutée après la signature du contrat de travail
( 500 autres bénéficiaires bientôt sélectionnés)
Au terme d’un stage apprentissage de huit mois dans les énergies renouvelables à AdMec CTIB dans le cadre du dispositif Azoli du Projet d’inclusion des jeunes ( ProDIJ ) initié et financé par le gouvernement béninois avec l’appui de la Banque Mondiale, 474 jeunes ont reçu leurs attestations et surtout signé leur premier contrat de travail avec l’entreprise. C’était le 14 février 2024 au palais des congrès de Cotonou sous la houlette du ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, M. Modeste Kérékou. Le PDG de AdMec CTIB qui vient ainsi de faire oeuvre utile en sortant ces jeunes du chômage s’est confié à la presse. Occasion pour M. Babacar Bathiéry de lever le voile sur les motivations qui l’ont amené à recruter tous les 474 bénéficiaires contre 200 prévus au départ et d’envisager une deuxieme formation emploi au profit de 500 autres jeunes bénéficiaires.
Ghislain Gbènakpon
Le PDG de AdMec CTIB M.Bathiéry signant un contrat au profit d’un bénéficiaire.
« Vous savez, le besoin est là. Nous, on est dans le domaine de l’éclairage public, du solaire; et je pense que le pays investit beaucoup d’argent pour trouver des solutions. Des fois, on se dit que la solution vient de l’étranger. Mais on vient de montrer que la solution est là en local. Cela nous a motivés. Initialement oui, on pensait en prendre 200. Mais après avoir dimensionné nos besoins, on s’est rendu compte que même 1000 ne suffiraient pas. Donc, on prend les 500 qui sont là, le temps de relancer une deuxième formation pour 500 autres. AdMec fait avec des gens peu ou pas instruits. Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas diplômés ou ne sont pas allés à l’université qu’ils ne sont pas intelligents. Nous avons été agréablement surpris. C’est des gens qui se sentent oubliés. Et quand on leur donne leur chance, qu’est-ce qu’ils font? Ils donnent tout. Moi, j’ai affaires avec des jeunes qui donnent tout. Et c’est plus facile de travailler avec eux qu’avec ceux qui sont convaincus qu’ils savent tout. C’est surtout ma motivation », a expliqué le PDG Babacar Bathiéry.
Le ministre Modeste Kérékou remettant à une bénéficiaire son attestationUne vue de famille des jeunes formés et recrutés par AdMec CTIB
Il faut dire qu’installée dans la ville de Ouidah au Centre COPAO, AdMec CTIB est spécialisée dans la fabrication, l’assemblage, la réparation et la maintenance des lampadaires et autres produits sources d’énergies renouvelables. Le PDG Babacar Bathiéry assure que le marché existe pour faire travailler les bénéficiaires de cette formation suivie d’emploi: « Le marché existe. Et au delà du fait que ça puisse exister, le marché se crée. Et aujourd’hui, on a les moyens de créer ce marché. Le premier volet dont on parle, c’est tout ce qui concerne l’éclairage public. Tout le monde est concerné par l’éclairage public. Il y en a beaucoup qui ne fonctionnent pas. Et aujourd’hui, il y en a qui disent au lieu d’acheter des neuves qui ne vont pas fonctionner quelques temps après, réparons celles qui sont là et peuvent encore fonctionner des années supplémentaires. Imaginez chez vous, si l’ampoule ne marche et que vous devez toujours en changer, l’investissement devient lourd. Et un Etat, c’est comme une entreprise. Il a besoin aussi d’économiser ».
Une bénéficiaire signant son contrat
Il ressort aussi de ses propos qu’il s’agit d’un contrat de travail à durée déterminée de 2 ans avec possibilité d’une évolution à terme. « Là, on est sur deux axes. On a la partie contrat à durée déterminée sur deux ans; parce qu’on y va aussi étape par étape. Il y a des projets pour lesquels on se bat dont la durée est de 10 ans. Et après 2 ans, ils auront atteint un niveau de compétence et peut-être auront envie d’aller voir autres choses. Si AdMec leur propose quelque chose de meilleur, pourquoi pas ? Aujourd’hui, c’est un premier jet de 2 ans minimum et après, on essayera de voir comment prolonger la durée », a-t-il expliqué pour finir.
Le Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, Dr. Abdel-Fatau Musah et Mme Melvina Iroko de FEMWISE Africa
En marge des travaux du sommet ordinaire de l’Union Africaine, le Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la Commission de la CEDEAO, S.E Dr. Abdel-Fatau Musah a tenu une rencontre d’échanges ce samedi 17 février 2024 avec Mme Melvina Iroko, membre du Reseau des femmes africaines pour la prévention des conflits et la médiation ( FEMWISE-Africa ) et présidente de la Fondation Cléopâtre d’Afrique pour la paix et le développement. Mme Iroko a félicité les dirigeants de la CEDEAO pour leurs efforts face aux situations sociopolitiques dans la région. Les discussions ont porté sur la manière dont la Fondation pourrait s’associer à la CEDEAO dans les domaines de la consolidation de la paix et des engagements de médiation sur le terrain ; comment exploiter les plateformes existantes telles que la CEDEAO FEMWISE et le Conseil des Sages pour mettre à profit les potentialités de la Fondation.