« Nous avons décidé d’autoriser le chargement du premier navire qui mouille dans nos eaux. C’est à dire que le Bénin n’a aucune intention de nuire ni aux intérêts de l’Etat du Niger, ni à ceux de notre partenaire commun », ainsi s’exprimait ce mercredi 15 mai 2024, le ministre de l’eau, des mines et de l’énergie M. Séidou Adambi lors d’un point de presse au ministère des affaires étrangères. C’était en présence de la partie chinoise. Le Bénin vient de montrer sa bonne foi dans la tenue de ses engagements consécutifs au contrat qui le lie au Niger et à la partie chinoise. Toutefois, fait observer le ministre Adambi, il s’agit d’une autorisation ponctuelle et provisoire qui ne serait être érigée en règle de conduite pour l’exploitation normale du pipeline qui doit se faire dans un cadre normal de relation entre Etats. Le Bénin a déjà donné son accord pour la tenue du comité inter Etats Bénin Niger sollicitée par la partie chinoise à cet effet. On peut donc parler donc d’un début de dégel de la crise entre le Bénin et le Niger sous l’impulsion du gouvernement béninois. La balle est désormais dans le camp de la partie nigérienne.
Le Représentant Permanent de la CEDEAO auprès de l’Union Africaine prend activement part aux travaux de la 1211eme session de réflexion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’organisation panafricaine qui s’est ouverte ce mercredi 15 mai 2024 à Addis Abeba. La session fait le point des 20 ans de mise en oeuvre du Protocole relatif à la création dudit Conseil. De façon concrète, les articles, les pratiques, les performances et les perspectives sont passés en revue.
Pour rappel, aux termes de l’article 2 du Protocole, le Conseil de Paix et de Sécurité est l’organe de décision permanent pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Il constitue un système de sécurité collective et d’alerte rapide visant à permettre une réaction rapide et efficace aux situations de conflit et de crise en Afrique.
Le Cercle des Jeunes Cadres pour le Développement des Collines ( CJCDC ) veut faire oeuvre utile. Sous le haut parrainage de M. Ignacio Ibukun Koussémou, il organise le 15 jun 2024 à Glazoué, la première édition des Oscars des Oeuvres Sociales et Humanitaires du Département des Collines ( 2OSHDC ). Cette initiative des jeunes du CJCDC vise à promouvoir le développement de leur département en distinguant ses fils et filles qui s’y investissent à travers des oeuvres sociales et humanitaires aux profit des populations. Les lauréats de cette première édition des 2OSHDC qui seront à l’honneur dans un mois à Glazoué sont Dr. Louis-Mare Sognon, Bertin Tamégnon, Timothée Afouda, l’honorable Romaric Ogouwalé, Patrice Houngla et Dr. Codjo Koussémou. Ils serviront d’exemple à d’autres car le CJCDC sous le leadership de son président Didier-Brice Ogouma entend créer une saine émulation au service du développement des Collines.
Le ministère de l’économie et des finances ( MEF ) organise depuis ce lundi 13 mai 2024 au palais des congrès de Cotonou au profit des acteurs de performance des ministères sectoriels, des sessions de formation sur la gestion budgétaire en mode programme. C’est la secrétaire générale adjointe du ministère ( SGAM ) Alice Massim-Ouali Affo qui a officiellement lancées ces sessions de formation qui durent trois jours. Elle avait à ses côtés la directrice générale adjointe du budget ( DGAB ) Christiane Kuadjo.
Ghislain Gbènakpon
Former des acteurs de la gestion budgétaire en élaboration du budget en mode programme et les former en exécution du budget en mode programme tout en mettant l’accent sur la conduite du dialogue de gestion. Voilà de façon spécifique selon la SGAM Alice Massim-Ouali Affo, les objectifs poursuivis par ces sessions de formation initiées par le MEF. Trois principaux thèmes vont être développés par les formateurs. Le premier consacré à la première journée a porté sur la préparation budgétaire en mode programme. La deuxième journée va connaitre de l’exécution budgétaire en mode programme alors qu’à la troisième journée, la formation va aborder le dialogue de gestion.
Pour la directrice générale adjointe du budget, cette session vise à améliorer davantage les connaissances des acteurs de performances des ministères sectoriels sur les outils de la gestion en contact desquels ils sont quotidiennement. « C’est rassurant de savoir que vous, acteurs de la chaine des dépenses publiques, partagez désormais les mêmes exigences avec le ministère en charge des finances; laquelle de ces exigences est de pouvoir mieux assurer l’exercice de la qualité de la dépense pour l’amélioration de la gestion publique », a déclaré Christiane Kuadjo.
Il faut dire que comme l’a relevé la SGAM, ces sessions interviennent à la suite de la nomination des acteurs de performance ainsi que des spécialistes des UAP au niveau des Ministères sectoriels et au cours de la troisième année de mise en œuvre du plan quinquennal de formation élaboré sur financement de la Banque Mondiale.
C’est une activité majeure et une tribune d’opportunités pour les professionnels du droit et du chiffre de l’espace Ohada pour harmoniser les données fluctuantes relatives à la responsabilité sociétale des entreprises. En effet, la 3ème édition de ce Forum International axé sur la responsabilité sociétale des entreprises en Afrique réunira du 22 au 25 mai 2024 à l’hôtel la Falaise à Yaoundé, opérateurs économiques, dirigeants d’entreprises et d’organismes, acteurs du droit et du chiffre, politiques et experts de la thématique pour un état des lieux de la RSE en Afrique. Des ateliers et tables rondes sont aussi au menu de l’édition 2024 du Fiprod.
La rédaction
Organisé par l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (Ersuma) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), cet événement va réunir des experts, des entreprises et des institutions pour discuter des enjeux de la responsabilité sociétale des entreprises en Afrique. Ce forum est donc l’occasion pour les participants de partager leurs bonnes pratiques en matière de RSE, d’échanger sur les défis et les opportunités liés à la mise en place de politiques responsables et durables, et de réfléchir à des solutions concrètes pour promouvoir une économie plus éthique et respectueuse de l’environnement en Afrique. Les différentes interventions et tables rondes vont aborder des thématiques variées telles que l’impact de la RSE sur la performance des entreprises, les obligations légales en matière de responsabilité sociétale, la gestion des risques et des crises, ou encore le rôle des investisseurs et des institutions financières dans la promotion de pratiques responsables.
Les participants auront également à souligner l’importance de l’éducation et de la sensibilisation pour encourager les entreprises à adopter des comportements responsables, ainsi que la nécessité de renforcer la coopération entre les acteurs publics et privés pour favoriser le développement durable en Afrique. L’Ersuma et ses partenaires démontrent ainsi leur engagement pour promouvoir une culture de responsabilité sociétale au sein des entreprises en Afrique, en encourageant le dialogue et la collaboration entre les acteurs du secteur privé, du secteur public et de la société civile.
Par ailleurs, des engagements concrets seront pris pour promouvoir la responsabilité sociétale des entreprises en Afrique pour une meilleure régulation et une plus grande transparence pour garantir des pratiques éthiques et durables. Au programme, cinq ateliers thématiques d’échanges, deux tables rondes, des activités de coopération professionnelle sous forme d’expositions ventes en stands, une soirée de gala ainsi que des activités touristiques et sportives. Les entreprises désireuses de participer à l’édition 2024 du FIPROD peuvent contacter l’Ersuma à travers la plate-forme https://fiprod.ersuma.org ou encore https://www.ohada.org
Pour sa première session de formation, l’Ecole du parti Bloc Républicain renforce depuis ce jeudi 9 mai 2024 à Cotonou, les capacités des députés, suppléants et des membres du bureau exécutif national du cheval blanc cabré en matière de communication politique. C’est avec le soutien de l’Institut pour la gouvernance démocratique ( IGD ) parrainé par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite ( IMD ). Les travaux qui prennent fin ce vendredi ont été officiellement lancés par le président Abdoulaye Bio Tchané.
Ghislain Gbènakpon
Le président Abdoulaye Bio Tchané lançant la formation
Plusieurs communications sont au programme de cette première session de formation de l’Ecole du parti le Bloc Républicain. C’est Dr. Expédit Ologou qui a ouvert le bal avec l’histoire politique du Bénin centrée sur l’évolution du parlementarisme. Le VP Formation et Ecole du parti, l’He Nassirou Bako-Arifari enchainera avec les généralités sur la communication politique. Trois autres communications ont été présentées pendant la première journée. Il en est ainsi du « parlementaire BR face aux médas classiques : interviews à la presse écrite, entretien, le direct à chaud, l’interview télévisée le débat télévisé, etc « assurée par Hermès Gbaguidi et l’He Malick Gomina. Dr. Kossi Amessinou et Bertin Koovi ont entretenu l’auditoire respectivement sur la E-réputation ou la communication politique à travers les réseaux sociaux et les aspects psychologiques de la communication politique.
Députés, suppléants et membres du BEN du BR
La session de formation se poursuit ce vendredi par une immersion dans les idéaux du parti Bloc Républicain avec l’aide du Pr. Auguste Vidégla. « Le parlementaire dans l’arène politique du niveau national au niveau local: exprimer, défendre une positon et argumenter » est la communication qui va suivre avec pour orateurs, les honorables Abdoulaye Gounou et Séibou Assan. Les honorables Chantal Ahi et Kassa ainsi que Béo Aguiar Euloge vont plancher sur le « suppléant comme représentant du député dans sa circonscription et la relation député titulaire / suppléant » Pour finir, les honorables Gbadamassi et Anani vont entretenir les participants sur la communication politique par rapport aux partis adverses à l’échelle locale.
La nouvelle présidente élue de la CCR-UEMOA Helena Nosolini Embalo
( La Guinée-Bissau honorée )
La Guinée-Bissau vient de prendre la présidence tournante de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA ( CCR-UEMOA ) à la 25 e Assemblée Générale Mixte de l’institution qui s’est ouverte à Cotonou ce lundi 6 mai 2024. Face à la presse, la présidente élue Helena Nosolini Embalo a, entre autres, évoqué les deux défis qu’entend relever la nouvelle mandature.
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« Je suis très fière et honorée après cette élection déjà parce que la CCR est un acteur majeur dans notre Union. Elle a pour mission de réaliser l’implication effective du secteur privé dans son développement. Et même s’il y a eu beaucoup de réformes structurelles menées par nos Etats, même s’il y a des progrès réalisés, nous savons qu’il reste d’importants défis à relever pour le secteur privé. C’est pour cela que dans le cadre de cette nouvelle mandature, nous avons deux défis majeurs. Le premier, c’est le renforcement de la compétitivité des entreprises et des économies de l’union et le deuxième, l’approfondissement des échanges intercommunautaires », a déclaré la présidente Helena Nosolini Embalo.
Elle a fait observer que son prédécesseur a déjà posé les jalons nécessaires pour le premier défi: « Nous avons hérité de projets structurants qui vont aider à rendre nos économies, notre secteur privé plus robustes ». Pour ce qui concerne les échanges intercommunautaires, a-t-elle poursuivi, il fallait aussi qu’on fasse quelque chose. « Nous sommes une Union de huit Etats et le niveau des échanges entre nos Etats est encore limité. Il y a eu des progrès mais je dirai qu’il y a encore des marges de progression à réaliser. Il y a beaucoup d’avantages à développer les échanges entre nos Etats », a déclaré celle qui a pris désormais les rênes de la CCR-UEMOA.
On retient donc que ce sont ces deux défis qui vont sous-tendre les actions du nouveau bureau élu de la CCR-UEMOA. » Pour cela, nous allons mettre en oeuvre des stratégies, des mesures pour atteindre tous les objectifs qu’on s’est fixé et qui vont renforcer notre compétitivité, la compétitivité de nos économies, approfondir notre intégration régionale et en même temps promouvoir une croissance plus inclusive parce que nous avons aussi des thèmes transversaux, de nouvelles préoccupations telles que l’autonomisation des femmes, l’employabilité des jeunes, la question de la transition numérique, tout ce qui est lié à l’environnement, la responsabilité sociale. Ce sont des thèmes d’actualité que nous devons prendre en charge. Cela va nous permettre d’apporter notre contribution en tant que CCR pour une économie, une croissance plus inclusive et prospère dans notre Union », a soutenu Helena Nosolini Embalo.
Un riche parcours professionnel
Il faut dire que juriste de formation, la nouvelle présidente de la CCR-UEMOA Helena Nosolini Embalo a fait toute sa carrière dans le secteur bancaire. Elle est actuellement Consultant associée de 3-E Consulting Sarl, une société de conseil et d’assurance dans les domaines économique, financier et juridique et Administrateur Indépendant d’Ecobank-Guinée-Bissau. Elle a été directrice nationale de la BCEAO pour la Guinée-Bissau de 2017 à 2022. Elle a également eu une riche expérience gouvernementale pour avoir été ministre de la pêche et ministre du plan, de l’économie et de l’intégration régionale.
Le chef de la délégation malienne M. Boubacar Diallo
Le chef de la délégation malienne à la 25e assemblée générale mixite de la Chambre Consulaire régionale de UEMOA ( CCR-UEMOA ) M. Boubacar Diallo a livré ses impressions sur les assises auxquelles il participe à Cotonou. C’est à la faveur d’une interview que celui qui est représente le secteur privé au Conseil National de Transition ( CNT ) et est également le président de l’Organisation patronale des entrepreneurs en infrastructures BTP du Mali a accordée à la presse.
Ghislain Gbènakpon
« Vous savez, avant tout, des réunions comme celle-ci sont porteuses d’espoir, et elles offrent l’avantage de poser les problèmes réels. Nous avons l’avantage, ces dernières années, de voir que le monde a changé. Et de plus en plus, nous devons nous tourner vers nous-mêmes. Comment orienter les investissements ? Comment faire face à l’emploi des jeunes ? Comment créer de la richesse interne ? Afin que nos pays, qui sont des pays producteurs de matières premières, ne soient pas toujours là pour les exporter, créer de la richesse ailleurs, et maintenir nos pays dans la pauvreté. Ainsi, il existe des commissions de travail, bien structurées, qui travaillent depuis un certain nombre d’années, qui réfléchissent sur les politiques sectorielles, sur les organisations institutionnelles, et sur les politiques sectorielles. C’est donc une occasion de saluer cette 25e Assemblée générale, à travers les pères fondateurs qui, depuis 1994, ont créé cette institution. Les pays membres du même espace se réunissent pour discuter des problèmes et redéfinir les orientations. », a déclaré M. Boubacar Diallo.
Le chef de la délégation malienne a aussi plaidé pour la solidarité entre tous les Etats pour gagner la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. « Vous savez, il y a quelques années, il y avait des différences. Mais aujourd’hui, avec le terrorisme, qui se manifeste dans la partie nord de notre continent, de notre espace communautaire , nous avons d’énormes défis communs à relever. Vous savez, les trois pays de l’AES constituent une digue pour les autres pays et c’est une occasion de sensibiliser, de conscientiser les autres pays, pour qu’ils se disent, s’ils arrivent à dormir paisiblement, c’est parce que d’autres souffrent dans le désert, pour assurer la sécurité de tous. Et dans ce travail, la solidarité est nécessaire. Ceux qui ne sont pas en insécurité aujourd’hui doivent savoir que des pays travaillent, mais dans leurs propres intérêts, pour que notre continent, pour que notre partie commune , cette partie , puisse rester une zone de sécurité et de développement. Nous avons une énorme potentialité. Nous avons toutes les ressources minières que l’on peut imaginer, ces pays ensemble. Il s’agit d’avoir des initiatives pour les transformer. Et ce que nous faisons aujourd’hui n’est pas pour la génération qui est là, c’est pour les générations futures. Qu’est-ce qui doit être laissé aux générations futures ? Et c’est un défi à relever, et je crois que’avec cette 25e Assemblée générale, à travers l’élection d’un nouveau président en la personne du représentant de la Guinée-Bissau, l’espoir est permis »
M. Diarrassouba Valassiné, Pdt élu de la Commission technique des politiques commune de la CCR-UEMOA
Le président de la fédération maritime de la Côte d’Ivoire et vice-président du patronat ivoirien qui vient d’être élu ce mardi 7 mai 2024 président de la Commission technique des politiques communes de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA ( CCR-UEMOA ) à la 25e Assemblée générale mixte de l’institution est satisfait du déroulement des travaux à Cotonou. C’est ce qu’on retient, entre autres, d’une interview que M. Diarrassouba Valassiné, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a accordée à la presse.
Ghislain Gbènakpon
« On peut retenir des travaux énormément de satisfaction dans la mesure où en 2021, quand la mandature s’ouvrait , il y avait pas mal de difficultés, mais on a été heureux à travers les différents comptes rendus qui ont été faits de savoir que cette mandature a été un grand succès par rapport à tout ce qui a été réalisé par le bureau sortant. Et il y a la passation en douceur qui s’est faite de très bonne manière puisque le flambeau a été transmis à la Guinée- Bissau depuis la dernière réunion qu’on a eue à Lomé. Les choses se sont donc passées dans d’excellentes conditions. C’est réellement un motif de satisfaction », a déclaré M. Diarrassouba Valassiné.
Le président de la Commission technique des politiques communes de la CCR-UEMOA attend du nouveau bureau de l’institution communautaire dont la Guinée-Bissau vient de prendre la présidence de poursuive le travail réalisé par le bureau sortant et de l’améliorer: « Car, il y a beaucoup de choses qui ont été faites. D’ailleurs on n’a pas arrêté d’applaudir le président sortant depuis le démarrage des travaux jusqu’à son départ. J’imagine que cela met un peu la pression sur nos amis de la Guinée-Bissau qui prennent le relai parce que la barre a été placée très très haut et il y a donc du travail à faire avec le soutien de tout le monde. C’est ensemble qu’on peut l’aider à progresser »
Le vice président du patronat de la Côte d’Ivoire assure que la Commission technique qu’il préside va jouer sa partition pour la réussite de la nouvelle mandature à la CCR-UEMOA. « Pour l’aider à réussir, il faut qu’on puisse mettre en place nos actions qui vont aider le secteur privé parce que la finalité de tout ce qu’on pose comme action ou décide, c’est la promotion du secteur privé. C’est ça l’objectif. C’est arriver à amplifier les actions qui ont été déjà engagées et en faire un peu plus », a déclaré pour finir, M. Diarrassouba Valassiné.
« Les leaders syndicaux de la COSI-Bénin tous ensemble pour consolider la représentativité de leur confédération en 2026 » C’est le thème du cinquième congrès ordinaire de la Confédération des organisations syndicales independantes du Bénin ( COSI-Bénin ) qui a consacré ce vendredi 3 mai 2024 l’élection de Codjo Hinlin à la tête d’un nouveau bureau. A la faveur d’une interview à la rédaction, le nouveau secrétaire général a levé le voile sur ses principaux chantiers.
Ghislain Gbènakpon
« Le grand défi est l’amélioration de conditions de travail et de vie des militants, la défense des libertés publiques. Nous les invitons à se mobiliser pour soutenir les actions que la COSI va entreprendre les prochains jours sous mon leadership. Et nous nous inscrivons dans la dynamique déjà amorcée avant notre arrivée notamment la marche projetée pour le 11 mai. C’est une marche citoyenne pour protester contre la cherté de la vie dans notre pays, la brutalité policière dans la répression des infractions routières. Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que depuis des mois, la grande Commission de concertation et de négociations entre le gouvernement et les confédérations est quasiment en panne. Alors que c’est le seul espace qui permet au gouvernement et aux représentants des centrales et confédérations d’échanger sur la situation des travailleurs et des peuples dans notre pays. Ces éléments mis ensemble nous obligent à descendre dans la rue », a déclaré le Sg Codjo Hinlin.
Un autre chantier à retenir de son intervention est celui de la lutte pour la restauration de la dotation en carburant dans l’administration publique: « la dotation en carburant est en réalité une prime de transport donnée aux travailleurs pour les aider à être présents au service et à temps. C’est un chantier que nous n’abandonnerons pas ».
Le nouveau Sg Hinlin avec le sortant Chadaré
Mais conformément au thème du cinquième congrès, le chantier principal du nouveau secrétaire général est l’amélioration de la représentativité de la COSI aujourd’hui la troisième force dans le concert des confédérations au Bénin depuis les élections professionnelles nationales de 2021. « Nous allons travailler à ce que la COSI-Bénin puisse améliorer son score aux prochaines élections professionnelles nationales. Nous avons déja commencé avec le camarade Noel Chadaré à améliorer notre représentativité dans le secteur privé où nous n’avons pas une bonne assise. Nous allons poursuivre les actions sans toutefois oublier que nous devons continuer par veiller au public ». Le Sg Hinlin n’a pas manqué de remercier les militantes et militants de la COSI pour la confiance placée en sa personne et d’appeler tous les syndicats de base et les fédérations à l’unité pour une COSI plus forte.