Maitrise des thématiques du projet SWEDD: les capacités des journalistes et enseignants renforcées

Une vue de famille des participants de la deuxième cohorte

150 producteurs de contenu médias communément appelés journalistes et enseignants du secondaire qui sont des cibles secondaires du Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique ( SWEDD) maitrisent davantage les thématiques qu’il aborde. Ils ont bénéficié d’un atelier de renforcement de capacités à travers une première session de formation les 18 et 19 mars 2024 pour une cohorte de 75 participants et une deuxième session du 21 au 22 mars pour 75 participants à l’hôtel Miracle de Bohicon. C’était sous la supervision du représentant du coordonnateur du projet et Spécialiste Communication, M. Brice Tomavo et sous la houlette de la directrice départementale des affaire sociales et de la microfinance, Mme Sakinatou Gambari. Avec pour formateurs, les experts Florent Dossou Hounhouénou et Zacharie Houndo.

Ghislain Gbènakpon

Enseignements et perspectives pour le Bénin en matière de transition démographique et Développement, contexte, définitions et enjeux économiques du dividende démographique, plan d’actions de la stratégie nationale de communication pour le changement social et comportemental 2022-2024,  indicateurs du suivi du dividende démographique et contribution attendue de la jeunesse du Bénin sur le chemin de la capture du dividende démographique au regard des métiers du futur avec un accent particulier sur les Travaux Domestiques Non Rémunéré (TDNR). Ce sont les thématiques du projet SWEDD au coeur des deux sessions de deux jours de formations chacune au profit des producteurs de contenu média et des enseignants.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, la représentante du ministre des affaires sociale et de la microfinance a rappelé que le projet régional SWEDD qui regroupe treize pays, vise à favoriser la création d’un environnement propice à l’autonomisation sociale et économique des filles et des femmes afin de transformer durablement le comportement et les normes sociales et culturelles. « Dès lors, une attention particulière est accordée au renforcement des capacités de vous, hommes des médias et enseignants qui, grâce au rôle stratégique que vous jouez, peuvent mieux sensibiliser les familles et les communautés sur les droits des filles et des femmes à la santé, à l’éducation et à leur autonomisation. Vous êtes bien placés et bien indiqués pour convaincre les communautés sur les conséquences des pratiques néfastes sur les jeunes filles », a soutenu Mme Sakinatou Gambari.

Le Spécialiste Communication Brice Tomavo lors de son intervention

 Pour le représentant du coordonnateur du projet SWEDD, ces sessions de formation vont permettre d’avoir des concertations et des productions de contenus suivant les normes qualités en vue du décryptage, de l’interprétation et de l’analyse des indicateurs de développement et du dividende démographique. « Loin de vous faire croire que les travaux s’achèvent ici, c’est plutôt un chantier large et à long terme pour aboutir à des analyses adéquates et exhaustives dans vos débats d’idées et dans vos productions. Vous avez donc l’insigne honneur et l’opportunité de savourer le bonheur d’appartenir à la famille des acteurs engagés pour accompagner le Projet SWEDD-Bénin dans l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) », a déclaré le Spécialiste Communication du projet, M. Brice Tomavo.

 

Suppression des bons de carburant dans l’administration publique: le SYNAPAT-MAE sollicite la bienveillance du Pdt Talon pour l’annulation de la décision

Aux lendemains de la décision de la suppression des bons de carburant au profit des agents de l’administration publique, le Syndicat national du personnel administratif et technique du ministère des affaires étrangères ( SYNAPAT-MAE ) plaide pour l’annulation de ladite décision et attire l’attention du chef de l’Etat sur l’impact négatif que cela aura sur le bilan pourtant élogieux de ses deux quinquennats.

Ghislain Gbènakpon

Beaucoup de grandes réalisations, réformes et initiatives sont incontestablement à l’actif du régime du président Patrice Talon et il ne faudrait pas que la décision de la suppression des bons de carburant dans l’administration vienne noircir le bilan de son passage à la tête du Bénin. C’est la sonnette d’alarme que tire le SYNAPAT-MAE qui sollicite la bienveillance du chef de l’Etat pour son annulation pure et simple. L’organisation syndicale rappelle que particulièrement au cours de son second mandat qu’il a placé sous le sceau du hautement social, beaucoup de choses ont été faites sous son impulsion pour le bien-être des populations.

« Nous reconnaissons les efforts du gouvernement, notamment ceux du chef de l’Etat et du ministre de l’économie et des finances sur le front du développement. Nous leur demandons respectueusement de revenir sur cette décision en nous rétrocédant ce droit acquis que sont les bons de carburant. Il ne faut pas que le chef de l’Etat suive les mauvais conseillers qui veulent offrir l’occasion à ses détracteurs de salir sa réputation et son image. Nous voulons garder un bon souvenir de lui. Mais cette décision risque de dégrader la situation du personnel administratif. Nous l’invitons donc à rectifier le tir », a déclaré le secrétaire général du SYNAPAT-MAE, Dr. Servais Zohoun.

Par ailleurs, le SYNAPAT-MAE alerte sur une situation d’injustice au niveau de la mise en application de la décision de suppression des bons de carburant. En effet, le syndicat croit savoir de sources concordantes que les agents de certains ministères l’auraient déjà perçu sur leur salaire pour les uns et d’autres en espèce pour le compte du premier trimestre 2024 « Il faut que tous les agents soient traités au même titre qu’eux. Nous sommes tous dans la même administration », plaide Dr. Servais Zohoun.

Secours Humanitaire 2024: Direct Aid Bénin et l’ANPC font dons de barques motorisées et accessoires à cinq communes exposées aux inondations

Le DAC Taïrou reçoit symboliquement les dons du Représentant Résident de Direct Aid

Le partenariat entre l’Agence Nationale pour la protection civile ( ANPC ) et Direct Aid Bénin vient une fois encore de porter ses fruits au seuil du démarrage de la saison des pluies. Cinq communes à hauts risques d’inondation ont bénéficié des dons de barques motorisées et accessoires pour faciliter la mobilité des populations. La remise officielle des dons dans le cadre du programme Secours Humanitaire a eu lieu ce mercredi 20 mars 2024 au siège de Direct Aid Bénin à Cotonou sous la houlette de M. Yafradou Adam Taïrou, directeur adjoint de cabinet ( DAC ) du ministre de l’intérieur et en présence des maires des communes bénéficiaires ou leurs représentants.

Ghislain Gbènakpon

La table d’honneur

Karimama, Savè, Bonou, Aguégué et Zagnanado. Ce sont les cinq communes identifiées cette année par l’ANPC pour bénéficier de ces dons de barques motorisées et accessoires dans le cadre du programme Secours Humanitaire. « La saison pluvieuse constitue un facteur favorable aux inondations qui rendent difficile la mobilité des citoyens pour vaquer à leurs activités. En accord avec l’ANPC, nous avons mis sur pied un programme de mise à disposition d’embarcadères pour rendre aux populations leur mobilité dans cette période. Il s’agit de doter chaque année des communes identifiées par l’ANPC en barques motorisées », a expliqué le Représentant Résident de Direct Aid Abdellah El-Qacimi dans son allocution de circonstance.

Le DG/ ANPC remettant symboliquement d’accessoire à un représentant de commune bénéficiaire
Le maire de Bonou recevant symboliquement d’accessoire

Les maires des communes bénéficiaires ont remercié Direct Aid Bénin pour le sens d’humanisme dont elle ne cesse de faire montre à l’égard des communautés vulnérables et le gouvernement pour son plaidoyer constant auprès des partenaires. « Il y a trois mois environs, nous étions ici pour la remise officielle des kits alimentaires et autres au profit de nos communes victimes des affres de l’inondation, cause des effets pervers des aléas climatiques. Ce geste que vous venez de faire prouve à suffisance que votre sens d’humanisme se manifeste d’années en années. Direct Aid, cette organisation internationale à caractère humanitaire et sociale renforce et accompagne les communes à travers la politique du gouvernement pour lutter contre le triangle de la terreur qui est pauvreté, ignorance et maladies », a déclaré le maire de Bonou, M. Thierry Tolégbé, représentant des communes bénéficiaires qui promettent aux donateurs de faire un bon usage de ces barques et accessoires.

Le directeur adjoint de cabinet M. Yafradou Adam Taïrou a, au nom du ministre de l’intérieur,  réaffirmé la détermination sans faille du gouvernement béninois à oeuvrer pour la résilience des populations exposées aux catastrophes naturelles et n’a pas manqué de saluer la disponibilité sans cesse renouvelée de Direct Aid Bénin à l’accompagner dans cette noble vision.

Validation du Système d’alerte précoce dans le complexe WAP: les éclairages de Benoît Doamba sur les travaux de Cotonou

Le DG Benoît Doamba, Coordonnateur national de Adapt Wap au Burkina Faso

En marge des travaux de formation et de validation du projet de conception du Système d’alerte précoce multirisques ( SAP-MR ) du WAP dans le cadre du projet régional Adapt Wap auxquels il a pris activement part du lundi 18 au vendredi 22 mars 2024 à Cotonou, le directeur général des aires protégées au Burkina Faso et coordonnateur national du projet Adapt Wap a donné des éclairages sur les assises.  C’est à la faveur d’une interview que M. Benoit Doamba, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a donnée à la presse.

Ghislain Gbènakpon

« Nous sommes là dans le cadre du projet Adapt Wapp qui veut aider nos pays à prendre en compte les effets des changements climatiques dans la gestion des aires protégées. Vous voyez, le Bénin, le Burkina et le Niger, nous avons une entité écologique transfrontière sur les trois pays que nous avons décidé, à travers des accords, de gérer de façon collective, concertée. Et donc, nous mettons ensemble un projet qui prévoit la mise en place d’un système d’alerte précoce multirisques pour prévenir les catastrophes et certains risques liés aux effets des changements climatiques. », a expliqué le DG Benoît Doamba.

Une vue de famille des particpants

Il ressort des éclairages du coordonnateur national du projet Adapt Wap au Burkina Faso que la mise en place du système d’alerte précoce multirisques sera bénéfique pour les populations: « En fait, tout ça, c’est pour aider les populations qui vivent autour du parc d’être résilientes par rapport aux effets du changement climatique. Ainsi, avec les facilités qu’elles auront, elles pourront aussi mieux s’occuper d’elles-mêmes et aider à la conservation de l’entité transfrontière qu’est le parc W de la Pendjari. La prévention multirisques veut dire qu’il y a plusieurs phénomènes qui peuvent subvenir. Il y a les inondations, les sécheresses et autres. Le système prévoit en fait un certain nombre d’activités. C’est tout un système qui essaie de prévoir ce qui peut arriver et alerter les populations. C’est un système qui va travailler avec les agences chargées de la météorologie dans les trois pays, les hydrologues et autres »

40 ans de vulgarisation du Soja et des foyers économiques: l’ouvrage de Sébastienne Adjadogbédji pour la postérité lancé

L’auteure Sébastienne Avouzoukan Adjadogbédji, PDG du Groupe Pépite d’Or

« 40 ans de vulgarisation du Soja et des foyers économiques ( 1984-2024 ) ». C’est l’ouvrage pour la postérité de la PDG du groupe Pépite d’Or, Sébastienne Avouzoukan Adjadogbédji paru aux éditions « Prisaintes » qui vient d’être mis sur le marché à travers son lancement officiel. C’était ce samedi 16 mars 2024 à l’Institut Pontifical Jean Paul II de Cotonou devant parents et amis de l’auteure septuagénaire.

Ghislain Gbènakpon

Un chef d’oeuvre littéraire de 122 pages qui lègue, entre autres, à la postérité, tout sur la mise en oeuvre du projet soja, ses valeurs nutritionnelles, sa transformation et quelques recettes culinaires à base du soja. C’est ainsi qu’on peut qualifier l’ouvrage sur les 40 ans de vulgarisation du Soja et des foyers économiques. A la faveur d’une interview à la presse, l’auteure a levé le voile sur comment lui est venue l’inspiration et ses réelles motivations. « L’inspiration est venue de très loin; depuis le premier jour, j’ai eu l’idée de vulgariser le soja à cause de ses valeurs nutritives et thérapeutiques pour sauver des vies humaines. Si nous arrivons à consommer au moins 20 à 40 g de soja par jour, nous allons éviter beaucoup de maladies, même le cancer. L’idée est née depuis 40 ans et n’a jamais cessé de grandir en moi. Et pour parfaire une idée, il faut l’écrire et l’insérer dans des ouvrages pour que la postérité se l’approprie pour continuer. L’homme n’est pas éternel mais les oeuvres demeurent éternellement. D’où mon inspiration de faire vulgariser ces écrits pour que la jeune génération puisse s’en servir et grandir à travers mes humbles innovations, inspirations et recettes. Car aujourd’hui, on demande aux jeunes d’aller en entrepreneuriat. Mais ils vont y aller avec quelles armes ? Ils vont se baser sur quoi ? Et si je les amène à s’inspirer de ce que j’ai pu faire, de mes idées, de ce que Dieu m’a confié, je pourrai conclure que j’ai accompli ma mission sur terre », a expliqué Sébastienne Avouzoukan Adjadogbédji.

La table d’honneur
Une vue partielle des participants

Cette initiative de la PDG du groupe Pépite d’Or de publier un ouvrage sur son parcours entrepreneurial pour la postérité a été saluée par toutes les nombreuses personnalités invitées au lancement. C’est le cas du promoteur du centre Label et présentateur de l’ouvrage M. Buno Gnidéhoué qui s’est confié à la presse: « Je crois qu’avec cet ouvrage, même si un jour, Mme Sébastienne Adjadogbédji devrait avoir à quitter ce monde, elle a laissé une trace de son parcours pour pouvoir inspirer la génération montante. Et cela est réjouissant. Le fait que désormais, l’on puisse s’inspirer d’elle démontrera que le terrain n’est pas vierge, qu’on peut savoir comment éviter les écueils, qu’on peut aller puiser à cette source pour batir des entreprises qui peuvent durer jusqu’à 40 ans ». Les jeunes entrepreneurs et tous ceux qui ont le projet d’entreprendre ont donc intérêt à se procurer l’ouvrage désormais sur le marché.

Elections professionnelles dans le secteur de l’éducation: l’Alliance Aube Nouvelle en ordre de bataille

La table d’honneur

L’Alliance Aube Nouvelle composée des syndicats de bases affiliés à la CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB est désormais en ordre de bataille pour les élections professionnelles des 29 mars, 30 mars et 1er avril respectivement dans les enseignements maternel et primaire, secondaire et supérieur. Ce jeudi 14 mars 2024 à la bourse du travail à Cotonou en présence des travailleurs fortement mobilisés, elle a lancé officiellement sa campagne sous la houlette des secrétaires généraux confédéraux Anselme Amoussou de la CSA-Bénin, Moudassirou Bachabi de la CGTB et Apollinaire Afféwé de l’UNSTB. 

Ghislain Gbènakpon

« Camarades membres de l’alliance Aube Nouvelle, le moment est plus que jamais venu de sauver non seulement l’école béninoise, mais aussi ses acteurs et surtout ceux qui sont à l’opérationnel, nous voudrions nommer les enseignants, les administratifs et les membres des corps de contrôle. Chers camarades, avec l’Alliance Aube Nouvelle, c’est plus sûr, très sûr même. Et cela redonne espoir. Vaillants travailleurs, soyez rassurés, l’Alliance Aube Nouvelle veut et doit marquer la difference », a déclaré le coordonnateur national de l’Alliance Aube Nouvelle au niveau du ministère de enseignements maternel et primaire ( MEMP ), M. Christian Lokossou dans son allocution de circonstance.

Les secrétaires généraux confédéraux de l’UNSTB, CGTB et CSA-Bénin

Et pour marquer véritablement la différence, l’Alliance Aube Nouvelle prend une dizaine d’engagements au niveau du maternel et du primaire. Il s’agit , entre autres, d’oeuvrer à l’amélioration du cadre légal de l’exercice du droit syndical, d’exiger et d’obtenir l’amélioration du mode de fonctionnement de la Commission administrative paritaire ( CAP ) pour la mettre effectivement au service des personnels du MEMP, d’oeuvrer pour la prise et la mise en oeuvre des décrets d’application de la loi sur la fonction publique pour permettre aux agents du MEMP de bénéficier des avancements et promotion au-delà de l’échelon 11 et de jouir des indices réels, contribuer au dialogue pour le reversement effectif des AME de toutes les promotions en ACDPE, oeuvrer pour la protection de la santé des personnels du MEMP à travers la reprise d’un format amélioré des visites médicales annuelles et bilans périodiques avec des accompagnements spécifiques, exiger le recrutement de personnels qualifiés au profit de l’administration du MEMP et d’oeuvrer pour le règlement définitif du problème de plan de formation et des problèmes connexes des agents du MEMP.

Des engagements aussi au MESTFP

« Les organisations syndicales membres de l’Alliance Aube Nouvelle MESTFP vous rassurent de leur volonté et de leur disponibilité à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels enseignants et administratifs du MESTFP à l’issue du processus électoral en cours. Elles vous exhortent à porter votre choix sur l’Alliance Aube Nouvelle MESTFP pour assurer une meilleure défense de vos intérêts moraux, matériels, professionnels et financiers à travers sa représentation dans les différentes instances de vos établissements scolaires publics, de vos services respectifs, dans nos directions départementales et au niveau national », a déclaré, M. Comlan Richard Ahouansou , coordonnateur national Alliance Aube Nouvelle MESTFP.

Les travailleurs fortement mobilisés

On note au niveau du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ( MESTFP ), une vingtaine d’engagements de l’alliance Aube Nouvelle au profit des travailleurs. Comme pour le MEMP, la lutte pour l’amélioration du cadre légal de l’exercice du droit syndical occupe la première place. On peut aussi citer ,entre autres, le retour en formation des professeurs adjointe, toutes promotions confondues pour l’obtention du CAPES et du CAPET, le rétrocession des deux échelons liés aux quatre années passées sous COD des promotions 2014-2016, le reversement en fonctionnaires de l’Etat ( FE ) des ACDPE des promotions 2009, 2012, 2014 et 2016, la validation des statuts particuliers du personnel administratif, l’amélioration de la qualité de l’offre éducative et l’assurance d’un paiement régulier des pensions de retraite, la mise à disposition des cadres organiques et des plans de formation du MESTFP au plus tard le 30 décembre 2024 et le reversement sans conditions des ACDPE de l’enseignement et la formation technique et professionnel ( EFTP ) en fonctionnaires de l’Etat. Il est à préciser que les organisations syndicales représentatives seront celles qui réuniront au moins 20% des suffrages exprimés à ces élections professionnelles. Et l’Alliance Aube Nouvelle vient de sonner la mobilisation générale.

Sixième congrès de la SOMETEC à Cotonou: participation active du Pr. Alpha Oumar Diallo de la Guinée

Le Professeur Titulaire ORL-CCF Alpha Oumar Diallo

Au nombre des invités de marque du sixième congrès ordinaire de la Société Medicale Tête et Cou ( SOMETEC ) du Bénin tenu du 7 au 9 mars 2024 à Cotonou, il y a le Professeur Titulaire ORL-CCF, chef service d’ORL à l’hôpital national Ignace Deen, chef de chair d’ORL et directeur du DES d’ORL-CCF à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry en Guinée. A la faveur d’une interview à la presse au terme des travaux, Pr. Alpha Oumar Diallo, puisque c’est bien de lu qu’il s’agit, a exprimé sa totale satisfaction et est revenu sur la conférence sur les avancées technologiques dans le diagnostic et la prise en charge de la surdité congénitale qu’il a animée. 

Ghislain Gbènakpon

« C’est un congrès très intéressant qui a porté sur les avancées technologiques dans les spécialités de la tête et du cou et les traumatismes de la tête et du cou. Nous sommes satisfaits du séjour. Il y a eu des travaux de réflexion assez intéressants, en tout une soixantaine voire soixante-dix communications présentées par les différents membres et les différents congressistes, et également 9 conférences effectuées durant ces trois jours. C’était très varié. Ça a porté entre autres sur l’Intelligence Artificielle qui est d’actualité et les traumatismes rencontrés ainsi que les avancées qu’on a eues dans la prise en charge des surdités congénitales que nous avons également présentées. Vous savez, nous ORL, la surdité nous inquiète beaucoup surtout quand ça survient chez les enfants. Car, il faut absolument l’audition pour l’acquisition du langage. Quelqu’un qui n’entend pas ne peut pas parler. Donc, quand ça arrive chez les enfants, ils sont doublement handicapés. Ils sont non seulement sourds mais muets aussi. On a alors partagé beaucoup d’expériences et de solutions par rapport à la prise en charge de ces enfants malentendants dès la naissance », a déclaré le Pr. Alpha Oumar Diallo.

Il faut dire effectivement que le chef de service d’ORL au CHU Ignace Deen a animé une conférence sur les avancées technologiques au plan du diagnostic et du traitement de la surdité congénitale: « En matière d’avancées, nous avons parlé des études génétiques et mis l’accent sur la nécessité pour l’Afrique de s’y mettre aussi. En occident, je veux dire l’Europe et les Etats-Unis, ils sont maintenant très avancés. Ils ont fait plein d’expériences sur les souris. Vous savez, l’humain est sacré. Avant de faire une expérience sur une personne, il faut en faire sur les souris et rats. Et aujourd’hui, ils sont sur l’expérience sur l’humain. Donc nous ne devons pas rester en retard. En Afrique aussi, nous devons en parler, voir quelles sont les stratégies pour rattraper notre retard et trouver des solutions conformes à notre continent. Lors de ma conférence, nous avons rappelé que les statistiques données en Europe sont différentes des nôtres ici. Donc, on ne doit pas prendre tout ce qui est écrit en Europe. Nous devons avoir nos propres données pour soigner nos malades conformément à ces données que nous avons dans la sous région ».

Une vue de famille des congressites

Son appel

Le conférencier a fait observer que l’état des lieux de la problématique sur les avancées dans la prise en charge de la surdité congénitale est le même en Guinée que dans la sous région. « On est au même type d’avancées. Je rappelle que nous, en Guinée, on avait également organisé un tel congrès au mois d’octobre dernier 2023 où le Bénin a été représenté. C’est des mêmes problématiques que nous avons discutées. Actuellement, nous avons même des enfants qui sont partis se faire opérer au Maroc, cinq enfants béninois, cinq enfants guinéens; donc la collaboration marche très bien. Et nous sommes en train de voir ensemble, comment relever tous ces défis en rapport avec notre spécialité », a soutenu Pr. Alpha Oumar Diallo.

Dans son mot de fin, le professeur titulaire ORL-CCF a félicité la SOMETEC pour la bonne organisation du congrès avant de faire un appel: « C’est d’encourager et féliciter ces genres de rencontres sud sud, pluridisciplinaires; parce que je rappelle que la SOMETEC du Bénin renferme non seulement des ORL, mais aussi des ophtalmologistes,  des radiologues, des neurologues, des neurochirurgiens, des anesthésistes, etc. Donc, il faut multiplier ces genres de rencontres. Nous, nous sommes prêts à nous déplacer régulièrement. Et nous allons organiser également à Conakry des rencontres scientifiques du genre pour le rayonnement de la science dans nos pays »

6e congrès de la SOMETEC à Cotonou: le grand oral de Dr. Harrol Boris Otouana Dzon sur la pathologie Rhinosclerome

Le spécialiste ORL Dr. Harrol Boris Otouana Dzon du Congo au sixième congrès de la SOMETEC à Cotonou

« Rhinosclerome invasif et Pseudo-tumorale: une pathologie rare et tropicale ». C’est l’une des communications présentées par Dr. Harrol Boris Otouana Dzon, spécialiste ORL du Congo qui a activement pris part au sixième congrès de la Société Médicale Tête et Cou ( SOMETEC ) qui s’est tenu du jeudi 7 mars au samedi 9 mars 2024 à Cotonou. A la faveur d’une interview à la presse en marge des travaux, il a livré l’essentiel à retenir de son grand oral.

Ghislain Gbènakpon

« Moi j’ai communiqué sur une pathologie rare mais tropicale et dangereuse qu’on appelle le Rhinosclerome. C’est une pathologie infectieuse, donc une maladie infectieuse qui s’attaque à la partie centrale de la face; là où il y a la pyramide faciale communément appelée le nez. Cette pathologie se comporte comme une tumeur, un cancer parce qu’elle est assez invasive, foudroyante. Son évolution est imprévisible. Et au delà de ça, lorsqu’elle attaque un patient qui est diabétique, qui souffre d’insuffisance rénale ou atteint de VIH, l’évolution devient très dramatique. En quelques heures, ça  évolue très mal et en quelques jours, si le traitement n’est pas adapté, le patient meurt. », a expliqué Dr. Harrol Boris Otouana Dzon.

Pour le conférencier, le plus important, c’est que les patients en Afrique, à l’image de la pratique en Europe et dans les pays développés en générale, doivent avoir l’habitude de consulter à temps les médecins à l’hôpital, ils ne doivent pas traîner: « Dans les communications que j’ai faites, la plupart des patients ne viennent qu’à des stades tardifs alors qu’ils ne sont pas forcément loin des hôpitaux. Même le plus petit hôpital du quartier, il faut déjà y aller pour un petit mal parce que vous ne savez pas si cela annonce un gros problème de santé, un cancer ou une pathologie non cancéreuse mais grave et très mortelle comme le Rhinosclerome que j’ai présenté. Car les deux patients sont morts malgré les traitements tout simplement parce qu’ils se sont présentés très tard à l’hôpital »

Le spécialiste ORL fait observer que cette propension à opter pour les hôpitaux seulement en dernier recours est une réalité africaine qui a des aspects mystiquo-religieux. « Nous sommes toujours là en train de diaboliser les problèmes de santé dans le sens de vouloir toujours chercher un sorcier alors que nous vivons d’abord dans des environnements sales, la maladie est presque le quotidien chez nous. Cela ne devrait surprendre personne. Il faut que les gens viennent à temps à l’hôpital. Le sorcier peut exister, mais dès que la maladie survient, le médecin est là. Le médecin apparait dès que la maladie est visible. Si la maladie est invisible, vous allez chercher les pasteurs, les prêtres et autres. Mais quand la maladie est visible, il faut aller à l’hôpital. Les hôpitaux sont construits pour ça. Les médecins ont été formés pour. Recevoir un patient souffrant d’une pathologie à un stade tardif dans un pays sous équipé est de la mer à boire pour le médecin. Il n’a plus le moyen de vous sauver. Or, si vous venez à temps, on arrive à diagnostiquer plus tôt une pathologie et le traitement sera adopté », a soutenu pour finir, Dr. Harrol Boris Otouana Dzon.

6e congrès de la Société Médicale Tête et Cou: les avancées technologiques et les traumatismes au coeur des assises

Une vue de famille des participants

« Les avancées technologiques dans les spécialités de la tête et du cou » C’est le principal thème du sixième congrès de la Société Médicale Tête et Cou ( SOMETEC ) tenu du jeudi 7 au samedi 9 mars 2024 à Cotonou avec la participation d’une diversité de scientifiques et d’experts venus des quatre coins du monde pour un nouvel exercice du donner et du recevoir. Les travaux qui ont aussi abordé « Les traumatismes de la tête et du cou » ont été officiellement lancés par le Pr. Francis Dossou, représentant du ministre de la santé du Bénin parrain des assises. Il avait à ses côtés le doyen de la facultés des sciences de la santé ( FSS ) de l’Université d’Abomey-Calavi, Pr. Josué Avakoudjo et le président de la SOMETEC, Pr. Ignace Sounouvou.

Ghislain Gbènakpon

Le président de la SOMETEC, Pr. Ignace Sounouvou

« Le monde en pleine révolution avec l’intelligence artificielle n’a point épargné le domaine médical et moins encore les disciplines de la tête et du cou avec la précision diagnostique à travers les explorations fonctionnelles et les examens paracliniques d’une part, et la chirurgie moins invasive dans les différents traitements d’autre part. L’état des lieux dans le contexte africain et les perspectives méritent d’être débattus à travers les différentes conférences et communications scientifiques élaborées », a déclaré le Pr. Ignace Sounouvou dans son allocution de circonstance. Les congressistes viennent de plusieurs pays dont entre autres, la Guinée, le Niger, le Togo, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Congo.

La table d’honneur

Le président de la SOMETEC a fait aussi observer que dans l’intérêt de l’homme, la démographie et le parc des moyens de déplacement sont sans cesse croissants avec comme corollaire, une mobilité plus laborieuse dans les cités avec les risques d’accidents de la voie publique. Et c’est pour prévenir et guérir les affections traumatiques liées à cette problématique que la SOMETEC a identifié le second thème relatif aux traumatismes de la tête et de la cou. « Il s’agira à travers les exposés de décortiquer les données épidémiologiques, physiopathologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutives des lésions qui découleraient de ces situations », a expliqué le Pr. Ignace Sounouvou. Dans son intervention, le doyen de la FSS, Pr. Josué Avakoudjo a rappelé que depuis le 1er mars 2024, le gouvernement a démarré la répression du non port de casque par les passagers des motos avant de féliciter la SOMETEC pour avoir vu loin et juste en choisissant de réfléchir aussi sur les traumatismes liées à la tête et au cou.

Tout un panel de spécialistes se donnent la main

Une vue partielle des congressistes

Il faut dire que la SOMETEC qui tient régulièrement son congrès tous les deux ans est une société savante qui a pour spécificité de réunir tout un panel de spécialistes prenant en charge les affections de la tête et du cou. Il s’agit entre autres, relève le représentant du ministre de la santé, des ORL, CCF, des ophtalmologistes, chirurgiens-dentistes, chirurgiens maxillo-faciaux, neurologues, neurochirurgiens, spécialistes de l’imagerie, anatomo-pathologistes, pédiatres, oncologues, etc.

« Dans un pays en développement, le capital humain est la ressource la plus importante, et de ce fait, toutes les occasions de réflexion pour améliorer la santé des populations recevront toujours le soutien du ministère de la santé. La tenue de ce VIème congrès permettra aux différents spécialistes réunis en ces lieux de faire le point sur les différents thèmes et à chaque praticien d’en apprendre un peu plus sur les autres spécialités afin que l’être humain soit pris en charge dans sa globalité. En effet, les affections sur lesquelles les acteurs de la SOMETEC ont choisi de réfléchir cette année sont un vaste domaine qui appelle la collaboration de tous les spécialistes de la tête et du cou », a déclaré le Pr. Francis Dossou.

An 34 de la Conférence nationale au Bénin: un colloque international accouche de recommandations pour le Vivre Ensemble

Une vue de famille des membres d’un panel

L’Ong Bénin Solidaire en partenariat avec le Réseau francophone d’économie sociale et solidaire ( REFRRESS ) et plusieurs autres structures a commémoré le 34e anniversaire de la Conférence nationale des forces vives en organisant le Colloque International du Vivre Ensemble Economique, Politique et Social ( CIVEPS ). Les travaux qui ont eu lieu au chant d’oiseau de Cotonou ce mercredi 28 février , date de clôture des assises de la Conférence Nationale ont été sanctionnés par d’importantes recommandations pour le vivre ensemble.

Ghislain Gbènakpon

Promouvoir le dialogue pluriel, explorer les défis du vivre ensemble, renforcer la démocratie participative, identifier les bonnes pratiques et formuler des recommandations à cet effet. Tel est l’objectif de ce colloque international du vivre ensemble qui a connu la participation des représentants des partis politique, des organisations de la société civile, des confessions religieuses, de la diaspora et d’universitaires. Pour le président du comité d’organisation M. Igor Hounzandji, ce colloque est une opportunité unique pour rassembler, partager des expériences et travailler ensemble à l’élaboration de stratégies innovantes pour promouvoir le vivre ensemble au Bénin. Les travaux ont été essentiellement meublés de deux tables rondes. La première a porté sur les défis et opportunités du Vivre Ensemble Politique dans une société plurielle avec pour panélistes entre autres, Paul Hounkpè de FCBE, Antoine Guédou de GSR, M. Edgard Soukpon de UN-Bénin et Gildas Bélogoun de Moele-Bénin. La deux table ronde s’est penchée sur la feuille de route pour un vivre ensemble au Bénin avec pour panélistes entre autres, père Antoine Tidjani, Dr. Eric Adja de la francophonie et M. Marcel Ogoubiyi.

Des recommandations

Il ressort du rapport général du colloque présenté par M. Donatien Tchidé-Hounsa que les travaux ont abouti à des recommandations a priori concrètes et réalisables pour le renforcement de la cohésion nationale. « Elles incluent les initiatives pour encourager une participation citoyenne active, garantir la transparence et la responsabilité et promouvoir le respect des droits fondamentaux. Le dialogue politique permanent et l’éducation des valeurs fondamentales du vivre ensemble ont été soulignés pour renforcer la compréhension mutuelle, la tolérance, la coopération politique et l’approfondissement des réformes du système partisan », a fait observer M. Donatien Tchidé-Hounsa.

On retient que le colloque international recommande d’entretenir la flamme de la conférence nationale en  poursuivant le dialogue entre les forces vives de la nation afin de perpétuer l’esprit de la conférence des forces vives de la nation de février 1990, de sensibiliser les acteurs politiques et les populations sur le vivre ensemble, de favoriser des débats constructifs et positifs entre les partis politiques et de proposer une plateforme de veille pour le vivre ensemble. Les participants recommandent aussi de lancer une campagne de sensibilisation sur les valeurs du vivre ensemble et de proposer une plateforme collaborative pour la construction de projets de société inspirés du vivre ensemble. Pour assurer le suivi des recommandations du colloque, un cadre de concertation pour le vivre ensemble économique, politique et social sera mis sur pieds.